Coucouuuuu ! :D
J'espère que vous allez bien ! :D
je sais ça fait quelques jours que je suis pas venue pour poster la suite et je m'en excuse.
Petite rectification pour cette fic, il n'y a pas 22 chapitres mais 21, car je me suis embrouillée dans mon fichier Word :/
J'espère que vous aimerez 3
CHAPITRE18
Il était presque dix heures du matin. Et comme tous les jours depuis une semaine, Bellamy soupirait en regardant l'heure affichée sur son téléphone. Cela faisait bien trop longtemps que Clarke n'était pas venue en sortant du boulot pour boire le café avec lui, et dans un sens c'était normal, puisqu'il n'avait plus besoin de pansement. Mais il la regrettait. Sa présence égayait ses matinées, et son absence se faisait trop ressentir. Et puis, depuis la soirée chez elle, ils ne s'étaient pas revus. Il ne savait pas trop quoi en penser, il espérait juste, qu'elle ne regrette pas ce qu'il s'était passé. Lui avait aimé ce baiser et la sensation que ça avait fait naitre en lui, et jusque là, il pensait que c'était réciproque. Mais maintenant, il n'était plus sûr de rien. Il était troublé par cette nana qui était rentrée dans sa vie au moment où il le souhaitait le moins, où il ne s'y attendait pas. Et elle était repartie aussi vite, en le laissant comme un idiot.
Il appuya machinalement sur la touche « Appel » de son téléphone après avoir cliqué sur le nom de sa soeur. Elle pourrait sûrement l'aiguiller un peu, et lui dire ce qu'il avait fait de travers avec la blonde. Elle ne tarda pas à décrocher avec un petit rire, et Bellamy se dit que son appel tombait mal.
_ Salut Fréro!
_ Salut O'! Dis moi que tu es pas avec Clarke.
_ Elle est pas là t'en fais pas. Je suis avec Lincoln. Qu'est ce qui va pas?
_ Est-ce qu'elle t'aurait parlé de quelque chose récemment?
_ Hum il y a des chances. Mais..
_ Je ne te demande pas de me raconter, mais est ce que tu peux me dire si j'ai fait quelque chose de travers?
_ Quoi? Qu'est ce que tu raconte?
_ Elle me fuit un peu j'ai l'impression depuis qu'on a mangé chez elle... J'ai essayé de l'appeler ou de lui laisser un message mais elle ne m'a pas répondu. Alors j'aimerai comprendre.
Ça lui faisait bizarre d'en être au point de demander des conseils à sa soeur sur ses histoires de coeur. Lui qui n'aimait pas forcément partager ça avec quelqu'un, là, il sentait qu'il avait besoin d'un avis extérieur, car ça lui tenait vraiment à coeur.
_ Ecoute Bell... Elle m'a un peu raconté oui, elle m'a dit que vous vous étiez embrassés... Sache juste que tu n'y es pour rien d'accord... Au contraire, elle arrête pas de parler de toi …
_ Alors c'est quoi le problème? Pourquoi elle me répond pas?
_ Parce qu'elle... a peur Bell. Ecoute, Clarke a beaucoup souffert de sa dernière relation j'ai essayé je sais pas combien de fois de la motiver à essayer de rencontrer quelqu'un. Mais les blessures restent, tu es bien placé pour le savoir.
_ Oui.
_ Elle est perdue, parce qu'elle t'adore, mais elle a très peur de s'accrocher de nouveau à quelqu'un, de perdre le contrôle, et de laisser sa vie entre les mains de quelqu'un. Je pense que c'est pour ça. Parce que je te rassure, elle ne vient pas non plus à la boutique en rentrant du boulot. J'ai du aller chez elle il y a deux jours pour la forcer à me parler.
Il la remercia et resta quelques longues minutes à discuter avec elle. Elle avait fermé la boutique pour aller à un rendez vous avec Lincoln pour le traiteur du mariage. Alors il ne voulait pas plus les déranger, se disant que c'était leur moment spécial à tous les deux. Quand il raccrocha, il vit qu'il n'était pas encore midi, et il commençait à avoir faim. Et il voulait voir la blonde. Alors sans attendre, il se leva et finit de se préparer pour sortir dans le froid et appela un taxi pour le conduire jusque chez Clarke. Il fallait vraiment qu'il se décide à racheter une voiture, ce serait plus simple. Une fois arrivé devant la porte de chez elle, il prit une grande respiration, avant de sonner et d'entendre Jenko de l'autre côté.
Elle ne s'y était pas attendue. Elle n'avait pas réussi à dormir en rentrant du boulot, et elle était fatiguée. Sur le coup, elle ne voulait pas ouvrir la porte, mais au vu des répétitions sur la sonnette, elle en avait déduit que la personne derrière la porte n'était pas décidée à partir. Alors elle avait arrêté de s'occuper de sa sauce tomate qui était sur le feu, arrêtant les flammes en dessous de la casserole et s'était dirigée vers la porte. Son coeur s'était arrêté alors qu'elle avait posé ses yeux sur lui. Elle se demandait bien ce qu'il faisait là, mais dans un sens, elle le savait car elle l'avait ignoré durant une semaine complète. Elle ne savait pas quoi lui dire, bien honteuse de ce qu'elle lui avait fait subir juste parce qu'elle avait peur.
_ Salut. Je peux entrer?
_ Bien sûr. Dit elle en s'écartant de la porte.
Elle vit Jenko qui s'était précipité sur Bellamy car il l'avait reconnu, et n'avait pas tardé à fare demi tour pour aller chercher un de ses jouets. Bellamy avait rit et Clarke avait adoré cette vue. Elle s'en voulait un peu de l'avoir laissé comme ça dans l'absence de nouvelles, il avait du très mal le prendre ou alors se poser beaucoup de questions. Elle même en avait pas mal après la soirée chez elle, et elle en avait parlé à Octavia car elle avait besoin de conseils. Elle n'avait plus l'habitude des mecs, et n'avait plus l'habitude de faire confiance. Mais Octavia lui avait fait comprendre que son frère n'était pas aussi con que son ex, ayant six ans de plus qu'eux. Il était plus mature, avait vécu des choses à la guerre qui l'avait fait grandir, et lui avait parlé du fait qu'il l'avait élevé à la mort de leur mère. Et il avait lui aussi souffert d'une relation. Elle lui avait dit que Bellamy n'était pas quelqu'un qui faisait souffrir sa moitié, mais souvent celui qui souffrait. Maintenant qu'elle le voyait là, elle comprenait ce qu'Octavia voulait dire. Après tout, même après cette semaine, il était venu chez elle.
_ Tu veux boire quelque chose?
_ Un café s'il te plait.
Elle lui fit un sourire et passa derrière le comptoir de la cuisine pour aller allumer sa machine et glissa une tasse sous le café qui coulait. Elle en fit un deuxième pour elle avant de ramener les tasses dans le salon.
_ ça sent bon ici!
_ Ce n'est que de la sauce tomate tu sais. Rit-elle un instant.
_ Peut-être mais ça sent bon!
Clarke s'assit sur son canapé, ce canapé où ils s'étaient rapprochés, où ils s'étaient embrassés, où il avait tenu sa main pour la calmer pendant le film. Elle sentit un peu son coeur s'accélérer à ces souvenirs qui refirent surface et essaya de ne pas trop y penser pour se concentrer sur la venue de Bellamy.
_ Comment tu vas? Demanda t-elle en attrapant le jouet que lui tendait Jenko avant de le lancer.
_ ça va. J'avoue que mes cotes sont un peu douloureuses mais ma plaie va très bien.
_ Oui ça risque de faire mal un petit moment.
_ Et toi? Ça fait un moment que je t'ai pas vue alors...
_ ça va aussi. Pas mal de boulot en ce moment, j'ai changé de service donc le rythme est pas vraiment le même.
_ Et tu es où maintenant? Tu as enfin ta place aux urgences?
_ Malheureusement non. Mais je ne me plains pas, je suis dans un super service. Je suis en pédiatrie. Les enfants, c'est un autre monde dans un hopital.
Elle lui expliqua un peu ce qu'elle avait à faire, et elle voyait qu'il ne détachait pas son regard d'elle. Elle se sentait un peu gênée de ces yeux qui ne la lachaient pas, se rappelant dans quelle tenue il l'avait vue la dernière fois qu'il était venu ici. Lui l'écoutait, sans rien dire, jusqu'à ce qu'elle ait fini. Il lui affirma que c'était un boulot remarquable, car sauver des enfants malades, c'était beau, et il admirait ça.
_ ça m'a manqué de boire le café avec toi tu sais? Lui dit-il en plongeant ses yeux dans les siens.
_ Moi aussi... Excuse moi Bellamy...
Bellamy la regardait, elle avait baissé les yeux et il comprit qu'elle s'en voulait de ce qu'elle avait fait. Alors il reposa sa tasse sur la petite table et quitta son fauteuil pour se rapprocher et s'assoir lui aussi sur le canapé. Elle avait relevé le visage vers lui, les yeux légèrement humides, et le coeur de Bellamy se serra. Il voyait clairement ce que sa soeur lui avait dit sur son amie, sur la peur qu'elle ressentait, et à cet instant, il ne voulait pas la brusquer.
_ Hey...
_ Pardon, j'aurai du répondre à tes messages et tes appels...
_ C'est pas grave Clarke.
_ Si ça l'est. Je n'ai pas d'excuse, je suis une idiote.
Elle avait eu du mal à garder les larmes à l'intérieur de ses yeux, et il l'avait vu. Il avait remarqué l'une d'elle rouler sur sa joue, et une pointe au coeur, il avait déposé son doigt doucement sur sa peau pour la lui enlever. Elle ne bougeait pas, elle le regardait, et Bellamy lui fit un sourire. Il voulait lui faire comprendre que si elle était prête à lui parler, alors lui serait prêt à l'écouter. Et visiblement, elle l'avait compris.
_ Ecoute, je suis une fille compliquée,... Je m'angoisse rapidement... Et j'ai un gros problème pour faire confiance aux gens... Personne ne voudrait d'une fille comme ça.
_ Tu te trompe.
_ Quoi?
_ Tu te trompe! Moi je voudrais bien d'une fille comme toi. Je sais que le passé rend les choses compliquées autant pour toi que pour moi. Et bien souvent c'est ce qui nous forge. Alors c'est pas parce que tu as énormément souffert avant que tu n'as pas le droit de t'accorder un peu de bonheur maintenant. C'est sûr, je ne dis pas que c'est simple, parce qu'il y a toujours du chemin à faire avec une nouvelle personne. Mais c'est pas interdit Clarke.
Elle avait laissé ses yeux sombrer dans les siens, buvant ses paroles, les absorbant jusqu'au plus profond de son coeur. Lui aussi avait du souffrir, et pas seulement dans ses relations, mais aussi avec la guerre à laquelle il avait participé. Et c'est là qu'elle voyait toute la maturité dont lui avait parlé Octavia. Oui Bellamy était définitivement plus mature qu'elle de ce côté, et désormais elle se sentait rassurée. Elle qui avait apprécié le fait que leur baiser était simple, et sans engagement, s'était peu de temps après, rendue compte qu'elle en attendait en fait un peu plus. Et c'était ça qui lui avait fait peur. Elle s'était attachée à lui sans qu'elle ne s'en rende compte, alors jusqu'où irait son coeur, s'il lui appartenait complètement.
_ Je voulais te voir, je voulais parler avec toi. Lui dit-elle maladroitement. Je voulais savoir... ce baiser...
_ Je vais être honnête avec toi... Ce baiser, j'en avais vraiment envie, mais je n'en attendais rien... Jusqu'à ce que tu disparaisse. Parce que je me suis rendu compte que ton absence me pesait énormément, et que ce baiser, j'espérais qu'il pourrait de nouveau exister.
Elle l'avait vu se tendre, surement par l'envie qu'il avait de se rapprocher et l'embrasser, mais il n'en avait rien fait pour ne pas la brusquer. Et savait qu'il la laissait décider de ce qu'il devait se passer.
