bonsoir à tous !
voilà le premier chapitre des vacances. Immersion chez les sang-purs. j'espère que ça vous plaira. Encore une fois, merci à JK Rowlings qui a été le point départ de tous ça et qui dispose de tous les droits sur Harry Potter.
bonne lecture.
Chapitre 21 : La très Noble et Ancestrale Famille Black
Ils pénétrèrent dans un hall d'entrée qui fit frissonner Liz. Toute la décoration criait la magie noire et l'arrogance. La famille Black était une très ancienne famille de sorciers et faisait partie de celles qui croyaient en la supériorité du sang, il n'était pas étonnant que Sirius soit vu comme un renégat parmi les membres de sa famille, puisque le jeune homme détestait par-dessus tout cet état d'esprit.
Sirius fit signe à son amie d'avancer. Une petite voix aigue s'éleva à droite.
- Le jeune et vilain maître rentre tard, Madame s'impatientait…
L'elfe de maison, car s'en était un, s'interrompit en voyant Lou. Jamais Liz n'avait vu de créature plus repoussante. L'elfe, à l'image de la demeure où il vivait, respirait la méchanceté il était habillé d'une toge aux armoiries de sa famille, il avait de petits yeux calculateurs et paraissait ramassé sur lui-même, Liz comprenait parfaitement la grimace de dégoût qu'avait laissé échappée son ami à la vue de l'elfe. Celui-ci la dévisagea un long moment de ses yeux perçants et désagréables. Mais, il sembla ne rien trouver à redire puisqu'il s'inclina.
- Une jeune fille, de bonne éducation sûrement, ce sera la première fois que le jeune maître ne ramène pas de la vermine…
Liz voulu dire quelque chose mais Sirius l'en empêcha d'un geste puis se tourna une nouvelle fois vers l'elfe.
- Monte nos bagages dans ma chambre Kreattur, ordonna le jeune homme d'un ton menaçant.
L'elfe laissa échapper un commentaire qu'aucun des deux griffondor ne comprit mais obtempéra, cependant au moment où il allait disparaître par la porte qui avait emprunté pour apparaître, il se retourna et annonça d'une voix mielleuse :
- La famille s'est réunie dans le salon de réception et vos cousines vont passer les vacances au manoir.
Sirius soupira.
- je suppose que je ne peux pas y échapper, je suis désolé Lou, j'espérais que tu n'aurais pas à croiser mes cousines…
- Cesse de dire des bêtises Patmol, je savais très bien à quoi m'attendre en acceptant de venir. Je n'allais pas te laisser tout seul, d'autant plus si tes cousines sont là.
Le jeune homme adressa à son amie une sourire reconnaissant puis lui montra la direction à prendre. Ils prirent un couloir à droite et se dirigèrent vers la porte du fond. Tout comme l'entrée, le couloir était sombre et clamait son appartenance, d'une à la maison Serpentard et de deux au coté sombre de la magie. Ils s'arrêtèrent une dernière fois devant la porte du salon d'où provenait des voix puis Sirius prit son courage à deux mains et tourna la poignée. Lorsqu'il pénétra dans le salon, toutes les voix se turent, et Liz qui était restée dans l'ombre vit les regards se tourner vers Sirius.
« Merlin, Sirius a vraiment grandit parmi eux ? » se demanda la jeune fille en voyant les regards froids et hautains qui habitaient les regards de chacun des occupants de la pièce.
- Père, Mère, salua Sirius d'un ton débordant de docilité et de respect.
Liz en fut écoeurée: ça ne ressemblait pas à son Sirius.
- Tiens tu es rentré toi ! se moqua Regulus, le petit frère de Sirius qui était en troisième année à Poudlard et qui n'avait pas encore digéré la blague du Poudlard Express
- Regulus !
La voix de Madame Black avait claqué comme un fouet.
- Pardonnez moi Mère.
Sirius se racla la gorge pour attirer l'attention qui s'était déportée sur le frère cadet.
- Père, Mère, j'ai amené quelqu'un…
Immédiatement, l'attention fut dirigée toute entière sur le jeune homme. Liz dans son coin frissonna mais attrapa tout de même la main de son ami lorsqu'il lui tendit pour la présenter.
- Père, mère, je vous présente Alizée.
Liz se sentit examinée sous toutes les coutures, mais garda contenance, après tout elle n'avait rien à se reprocher, elle était une sang pur – du moins tout l'indiquait-, elle avait de bonnes manières et surtout, elle n'avait jamais baissé le regard devant quiconque. Elle se permit d'observer les sorciers et les sorcières qui se tenaient devant elle. Si elle ne se trompait pas, il y avait les parents de Sirius Déméra et Orion Black, son frère Regulus, ses cousines Narcissa et Bellatrix et leurs parents Alphard et Elladora Black. Comme pour Kreattur, Mme Black sembla satisfaite de son examen puisqu'elle hocha la tête lentement après une longue observation.
- Il semblerait que pour une fois tu nous ramène une jeune fille de haut rang… lança-t-elle à son fils aîné d'un ton froid et méprisant.
- Je suis heureuse qu'elle vous plaise Mère.
- Désirez-vous boire quelque chose jeune fille ? proposa Alphard Black.
- Avec plaisir Mr Black, répondit la jeune fille, avec un sourire poli, elle savait que c'était la personne la moins hostile à son ami parmi les membres de sa famille.
- Je vous en prie appelez moi par mon prénom…
- Entendu Alphard.
L'homme paru surprit et Liz vit Sirius s'autoriser un sourire. De toute évidence Alphard Black n'avait pas été dupe, Liz avait les même idées que son ami sur la question du sang et de la magie noire mais il ne s'était pas douté que la jeune fille avait autant de ressources.
- Vous connaissez par cœur tous les prénoms de chaque membre de chaque grande famille d'Angleterre ?
- Je préfère ne pas faire d'erreur de courtoisie, répondit Liz en souriant et en s'asseyant à côté de Sirius sur un canapé, Louis XV vraisemblablement.
- Vous parlez sagement, répondit Elladora Black, d'un ton pincé. Kreattur !
L'elfe apparut dans la seconde avec un plateau, et entreprit de servir.
- Ce sera une bièraubeurre pour toi je suppose ? ironisa Bellatrix en prenant la parole pour la première fois.
- Navré de te décevoir Bella, grinça Sirius, deux martinis Kreattur !
Liz, surprise, échangea un regard avec le jeune homme et prit le martini qu'on lui tendait, alors que Bellatrix affichait un rictus.
- Je ne te connaissais pas en défenseur de jeune fille… et si fin observateur.
- Pourquoi ? pour savoir que tu adores le martini, répliqua Sirius en haussant légèrement les épaules.
- Oh ! tu as l'habitude de boire ? intervint Narcissa en sirotant son porto.
- Je ne bois pas, je sais boire, il y a une légère différence, Narcissa.
Petit à petit, l'attention de dégagea de Lou et Sirius et ils purent respirer et discuter à leur aise de leurs vacances au manoir. Sirius lui montra une tapisserie qui représentait l'arbre généalogique des Black et Liz fit une nouvelle fois preuve de ses connaissances étendues, et pu faire taire Regulus qui s'était approché d'eux. Il était su et connu que le plus jeune black, comme beaucoup d'autres étudiants de Serpentard, avait un faible pour la jeune fille, et ce malgré les blagues qu'elle leur faisait endurer avec les autres maraudeurs. Ils passèrent ensuite à table, où Liz fut une nouvelle fois mise à l'épreuve. Epreuve qu'elle remporta avec succès puisqu'il s'avéra qu'elle possédait plus d'élégance et de classe que la majorité des occupant de la pièce. Sirius qui connaissait bien son amie, prenait sa revanche, et s'appliquait pour une fois à mettre en pratique ce qu'on lui avait appris et qu'il avait toujours rejeté avec force. Liz de son coté, s'amusait aussi mais surveillait tout de même ses arrières, elle n'ignorait pas qu'elle mangeait parmi une mangemorte, un futur mangemort, une future épouse de mangemort et des sympathisants à la cause de Voldemort. Elle fut donc soulagée malgré tout lorsque le repas prit fin et que Sirius l'emmena dans ses quartiers.
- Alors ? demanda-t-il anxieux, alors qu'ils se laissaient tomber tous les deux sur le lit du jeune homme.
- Tes cousines sont vraiment charmantes, ironisa-t-elle.
Elle allait éclater de rire mais décida de s'abstenir en voyant la tête de son ami. La jeune fille reprit plus sérieusement.
- Ne t'inquiète pas Patmol, je t'assure je suis ici de mon plein gré.
- Merci.
Lou lui répondit par un clin d'œil avant d'examiner la chambre de Sirius. Impersonnelle. Il n'existait pas d'autre mot pour la décrire, mais la gryffondor se doutait bien qu'il valait mieux ne pas dévoiler ses préférences dans cette maison, et connaissant Sirius, elle ne doutait pas un instant qu'il n'ait un jardin secret ignoré par tous. Le jeune homme en question se racla la gorge.
- Je sais ce n'est pas très personnel.
Liz haussa les épaules, l'estomac étrangement noué.
- Moi non plus je n'ai pas de chambre à moi.
Elle avait murmuré cette dernière phrase et bien qu'elle fût persuadée qu'il avait entendu, Patmol ne fit aucun commentaire, à son plus grand soulagement.
- Bon alors tu as le choix, soit tu dors avec moi.
- Avec toi ? répéta-t-elle, un sourire coquin sur les lèvres.
- Tu me prend vraiment pour un pervers ! s'écria le beau gryffondor, en s'efforçant de paraître offusqué et indigné, avant de reprendre plus sérieusement. Bon je disais, soit tu dors dans ma chambre, soit dans une chambre d'amis.
- A ton avis ?
- C'était juste pour confirmer, mes cousines ne manqueront pas de se défouler sur nous.
- Bah comme ça je pourrais espérer qu'elles s'étouffent avec leur méchanceté.
Sirius laissa échapper un petit rire et fit apparaître un deuxième lit d'un coup de baguette magique. Il indiqua ensuite à Lou une commode où elle rangea ses affaires et lui montra la salle de bain. Une fois installés, ils discutèrent un moment encore, puis se couchèrent vers deux heures du matin.
Le lendemain, Ils s'éveillèrent vers six heures. Lou lança un regard étonné à son ami, à Poudlard, il était toujours difficile de le réveiller. Celui-ci haussa les épaules et expliqua.
- je ne dors jamais complètement lorsque je suis au manoir. Je n'ai nulle envie de mourir.
La jeune fille ne répondit rien, mais elle ne pu s'empêcher de penser qu'il avait raison. Elle se levait tous les jours très tôt car elle ne pouvait jamais, quelque soit l'endroit, dormir sur ses deux oreilles, habitude de guerre supposait-elle. Lou sortit de sa rêverie et pesta Sirius s'était précipité dans la salle de bains et il n'était pas réputé pour être un rapide, « pire qu'une fille » répétait James tous les matins.
- Eh ! le traî….tre
Liz se tourna vers la porte de la chambre pour faire face à… Regulus. Celui-ci, une fois la surprise passée, était en train de dévisager la jeune fille qui ne portait en tout et pour tout qu'un caleçon (volé à Remus) et un vieux tee-shirt (piqué à James cette fois).
- Sors de là ! hurla Sirius qui était sortit de la salle de bain en entendant la porte s'ouvrir.
Regulus regarda tour à tour Liz, dégoûtée du regard pervers qu'il lui avait lancé, et Sirius qui était encore dégoulinant d'eau et qui tenait une serviette autour de sa taille. Le serpentard voulu dire quelque chose mais n'eut pas le temps de prononcer quoique ce soit car Sirius venait d'atteindre son seuil de patience : le beau gryffondor jeta son frère dehors, furieux qu'il ait osé déshabiller son amie du regard. Lou éclata de rire devant un Sirius plus qu'en colère.
- Pas que je sois déçue de la vue, mais tu devrais peut-être t'habiller Patmol.
Patmol, sa colère retombée face au rire de Lou, fit un clin d'œil suggestif et partit se rhabiller pour pouvoir laisser la place à Lou. Celle-ci une fois habillée, ne put s'empêcher quelques commentaires.
- Monseigneur Black serait-il jaloux ?
- Comment peux-tu ne pas avoir envie de vomir après le regard qu'il t'a lancé ?
- Ce n'est pas comme s'il se privait à Poudlard, je préfère ne pas y penser et oublier.
- Sauf qu'à Poudlard, tu es légèrement plus vêtue.
- En parlant de ça… taquina-t-elle
- Ouais, je sais… le garçon s'interrompit en voyant l'air de son amie, tu ne compte pas… faire ce à que je pense ? Ma mère va avoir une attaque
- Tu t'imagines « Déméra Black succombe à une crise cardiaque après avoir eut un aperçu de la perversité de son fils aîné âgé seulement de seize ans… »
S'en fut trop pour les deux amis qui éclatèrent de rire. C'est sur ce bel espoir qu'ils descendirent pour prendre leur petit déjeuner, où heureusement seuls les cousines et le frère de Sirius étaient présents. Dès qu'ils posèrent un pied dans la salle à manger, l'atmosphère devint tendue. Sirius, encore furieux lança un regard noir à son frère qui le lui rendit mais ne put s'empêcher de jeter un regard en coin à Liz et de rougir.
- Regulus… commença le gryffondor qui avait saisit le regard.
- Sirius, l'interrompit Lou pour éviter une troisième guerre mondiale. Bonjour tout le monde ! salua la jeune fille puisque personne ne semblait vouloir engager la conversation.
Ce fut Narcissa qui, à sa grande surprise, répondit.
- Bonjour Spencer. Bien dormi ?
A cette question, Regulus grogna et plongea dans son assiette alors que Sirius fixait Liz mi-inquiet, mi-curieux.
- Oui, j'ai vraiment très bien dormi, merci.
C'en fut trop pour le jeune Regulus.
- Si Mère l'apprend, je ne donne pas cher de ta peau, menaça-t-il son frère
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Sirius, innocemment
- Tu crois que tu as tous les droits…
- On peut savoir ce qui se passe ? intervint Bellatrix, mécontente.
- Regulus nous fait une crise de sorcier pré-pubère, ricana Sirius
- Espèce de sale… s'emporta le fils cadet, en se levant brusquement, il détestait perdre la face, surtout avec son frère.
- Eh bien c'est gai, le petit déjeuner, remarqua Liz, avec ironie.
Regulus rougit et se rassis, alors que Lou se retenait de sourire. Narcissa, elle ne s'en priva pas bien qu'elle n'ait toujours pas comprit le pourquoi de la dispute.
- Alors ? on peut savoir ce qui vous prend ? répéta Bellatrix, peut habituée à être mise de côté. Vous vous comportez comme des moldus de basse catégorie, devant une invitée en plus, assena-t-elle
L'insulte ne toucha pas particulièrement Sirius, mais fit blêmir son frère. Celui-ci se reprit, et, furieux, lâcha en désignant Sirius et Liz :
- Ils ont dormis ensemble.
Cette dernière déclaration fit place à un silence impressionnant. L'attention des deux sœurs Black fut reportée sur leur cousin. Liz était persuadée que c'était la première fois qu'elles le regardaient comme ça. Le garçon cependant ne paraissait pas troublé, et attrapa un toast qu'il entreprit de beurrer.
- Vous avez dormi ensemble ? répéta Narcissa, intriguée.
- Je ne vois pas en quoi cela te regarde.
- Allez, Sirius… encouragea la jeune fille, curieuse et amusée.
Regulus parut furieux que sa révélation n'ait pas eut l'effet escompté. Son frère bénéficiait encore une fois d'une chance incroyable. Bellatrix, voyant que sa sœur n'obtenait rien avec Sirius, se tourna vers Liz, une drôle de lueur dans les yeux. En cet instant, personne n'aurait pu dire qu'ils se trouvaient tous les cinq dans une maison réputée pour ses idées de sang pur, son appartenance au coté noir la magie et que parmi les cinq personnes présentes deux d'entre elles étaient des aspirants mangemorts. On aurait dit qu'il ne s'agissait que de cinq adolescents normaux qui discutaient.
- Alors, c'est vrai ce qu'il dit ? demanda Bellatrix en désignant Regulus du doigt.
- J'ai dormi dans la chambre de Sirius.
- Et… insista Narcissa
- Vous avez dormi dans le même lit ?
A ce stade de la conversation, Sirius devait faire de gros efforts pour ne pas rire, Liz imperturbable, continua.
- Sirius a eut la courtoisie de faire apparaître un deuxième lit, ce que Regulus aurait dû remarquer lorsqu'il est entré dans la chambre sans frapper, s'il n'avait pas été si occupé à me déshabiller du regard, n'est-ce pas Regulus ?
Le serpentard se mit à rougir, attirant l'attention de ses cousines.
- Tu es entré dans la chambre ?
- Oui et alors ? je ne pouvais pas deviner ce qu'ils faisaient…
- Tu les as surpris en train de… ?
- Non ! s'écria le garçon un peu trop vite, les joues rouges.
- Pourquoi tu rougis alors ? demanda Narcissa
Sirius avait cessé de ricaner en silence, il n'avait toujours pas pardonné le regard déplacé de son frère.
- Tu frapperas la prochaine fois ! lança-t-il, dédaigneux.
- Allons Sirius, il n'a pas fait exprès, intervint Liz, qui s'amusait follement.
Sirius recracha le jus de citrouille qu'il venait d'avaler. Il ne prêta pas attention aux exclamations indignées de Narcissa et Bellatrix. Il se tourna vers son amie et la regarda comme si elle était devenue folle.
- tu…
- Jaloux ? insinua la jeune fille avec un sourire moqueur.
- Ça n'a rien avoir avec de la jalousie, tu ne veux pas prendre tes douches avec cet immondice, t'en que tu y es ! C'est déjà assez dégoûtant qu'il te mate en uniforme à Poudlard, pas besoin d'en rajouter ici ! s'indigna l'aîné des frère Black.
Liz sourit de nouveau et haussa les épaules.
- Regulus est tout de même plus mignon que Rogue, non ?
- Il est moins repoussant, cingla Sirius.
A l'autre bout de la table, Bellatrix et Narcissa étaient pliées de rire, au grand désarroi de Regulus qui voyait la situation tourner à son désavantage.
- On dirait que mon cousin à un faible pour toi, remarqua Narcissa sans préciser lequel
- Tout ça pour dire que vous n'avez rien fait de moralement répréhensible, conclut Bellatrix.
- Désolé de vous décevoir mais non, confirma Liz.
- Ce sera pour une autre fois, rassura Sirius, en affichant un sourire à faire damner un ange.
- Sirius… menaça Liz, si tu ne te tais pas, je vais prendre la chambre d'ami.
- Ne t'inquiète pas princesse, je sais me tenir, assura le gryffondor.
Regulus grommela quelque chose mais personne n'y fit attention et ils finirent le petit déjeuner dans le silence qui, exceptionnellement l'informa Sirius, n'était pas pesant. Le jeune homme lui expliqua que quand il rentrait l'ambiance était toujours mortelle. Et Liz fut contente d'être là, peut-être que pour une fois Sirius n'aurait pas des vacances trop horribles.
La première semaine passa ainsi, les parents de Sirius et son oncle et sa tante n'étaient là qu'au soir, pendant la journée elle et Sirius passaient leur temps à éviter Regulus et Narcissa. Bellatrix disparaissait toutes les après-midi et même certains soirs, entraînant parfois avec elle sa sœur cadette, et les deux amis ne voulaient surtout pas savoir ce qu'elles faisaient. Sirius lui raconta un peu sa vie avant Poudlard, il ne disait pas tout, mais elle ne lui en voulait pas, elle n'était pas James, la seule personne avec qui Sirius se confiait totalement sans retenue. L'ambiance était elle aussi étrange il y avait des moments, surtout au petit déjeuner où toute tension disparaissait et où Sirius semblait enfin respirer et des moments où Liz sentait qu'il allait craquer, dans ces cas là, elle l'emmenait faire un tour soit dehors, soit dans sa chambre. Liz avait vite compris que la personne que Sirius détestait le plus était sa mère qui semblait avoir développé envers lui une haine farouche. Le soir, lors des repas, c'était Liz, Narcissa et son père qui veillait à ce qu'il n'ait pas de confrontation entre Sirius et sa mère. Cela semblait une habitude pour Alphard Black et Narcissa. Curieusement, Liz et Narcissa s'entendaient plutôt bien. A Poudlard, la serpentard étaient toujours entourée d'une cour qui semblait aussi soporifique que Binns le professeur d'Histoire de la Magie, aussi la jeune fille affichait toujours une masque de froideur et de dédain. Liz pensait qu'il était dommage qu'une jeune fille aussi jolie et intelligente que Narcissa Black n'ait pas eut droit à une chance de pouvoir s'exprimer librement.
- Sirius ?
- Oui ?
- Qu'est-ce que tu penses de Narcissa ? sincèrement je veux dire. Demanda un matin Liz.
Ils étaient allongés sur le lit de Sirius en train de jouer aux échecs quand Liz s'était décidée à poser la question qui la taraudait depuis qu'elle était arrivée au manoir Black.
- Pourquoi tu poses cette question ?
- Je ne sais pas, je la trouve moins désagréable que je ne me l'imaginais.
- Elle est fiancée à Lucius Malefoy. Répondit Sirius avec flegme, comme si ce fait disait tout.
-Patmol !
- C'est une future épouse de mangemort. Se buta le jeune homme
Liz remarqua qu'il n'avait pas dit « future mangemorte » et continua.
- Oui mais en oubliant ce point ?
- Comment ça ?
- Je la connais moins bien que toi, mais je ne l'ai jamais entendu traiter quelqu'un de sang-de-bourbe, et elle parait toujours s'ennuyer à mourir.
- Lou, elle est tout à fait d'accord avec ma famille sur la supposée supériorité des sangs purs…
- Je sais, elle ne serais pas à serpentard ou sinon, mais… elle est quand même moins désagréable que Bellatrix ou Regulus. Et elle te défend face à ta mère, bon d'une manière assez particulière, mais elle s'arrange toujours pour détourner l'attention de tes parents quand la conversation devient tendue, je l'ai remarqué.
- Peut-être…
Agacée, Liz força Sirius à la regarder dans les yeux. Celui-ci soutint son regard un moment mais finit par abdiquer.
- d'accord, c'est vrai… -il soupira- quand on était petits, je m'entendais bien avec elle mais… quand on lui a annoncé qu'elle se marierai avec Lucius Malefoy, il y a deux ans, on s'est disputé tous les deux.
- Pourquoi ?
- Je lui ai dit de tous les envoyer balader, mais elle m'a dit qu'elle était une Black et une serpentard, et qu'il n'était pas question qu'elle devienne une renégate.
Liz observa le visage fermé de son ami. Il avait parlé d'un ton indifférent, mais elle se doutait qu'il avait été blessé. Cela avait du être un sacré coup lorsqu'ils avaient été envoyés dans les maisons ennemies, et cette dispute les avait sans doute séparés pour de bon. Mais Liz était têtue et voyait bien que Narcissa profitait de sa présence et de cette soit disante résolution de bien se tenir devant une invitée pour parler de nouveau librement avec son cousin.
- Et si elle voulait se réconcilier avec toi ? suggéra Liz.
- Elle traîne toujours avec Rogue et compagnie, et quand c'est pas Servilius, c'est Bella, Lucius et Lestrange… je ne traîne pas avec des mangemorts, ajouta le jeune homme, une lueur farouche dans les yeux.
Liz abandonna, pour l'instant. Elle verrai bien à la rentrée, et décida de profiter de la dernière semaine qui lui restait pour tenter de rapprocher les deux Black et essayer d'apprivoiser Narcissa qui, elle ne pouvait s'en empêcher, lui semblait sympathique lorsqu'elle laissait son masque de froideur et d'indifférence au placard.
La seconde semaine passa, semblable à la première. Regulus avait déserté, le manoir, au plus grand bonheur de Liz qui commençait à détester les regards qu'il posait sur elle et Bellatrix passait tout son temps dehors avec Rodolphus Lestrange, son fiancé. Narcissa restait alors seule, et passait désormais pas mal de temps avec Liz et Sirius. Et bien qu'ils ne l'auraient jamais avoué, les deux Black semblaient ravis de pouvoir enfin se reparler normalement. Le soir lorsque les adultes revenait, le manège recommençait et la tension remontait par la même occasion. Ceux-ci semblait attachés à cultiver chez leurs enfants, la méchanceté, le dédain, le mépris et la froideur.
Le dernier jour, Liz et Sirius, à leur plus grande horreur apprirent que la famille, irait le soir même au bal donné en l'honneur du centenaire de Ménélas Malefoy. Et bien entendu, ils comprirent tous de suite qu'ils ne pourraient pas y couper. Une fois montés dans la chambre de Narcissa, Sirius laissa éclater sa colère et son dépit.
- Super, une soirée à étaler des manières qui datent du XVIII° siècle au milieu de mangemorts qui vont passer leur temps à vanter leur sang pur et la décadence du monde sorcier qui sympathise avec les sang-de-bourbe.
Narcissa ne semblait pas plus ravie que son cousin.
- Plains-toi, ragea-t-elle, toi au moins tu es un garçon, moi je vais devoir passer la soirée, au bras de Lucius, à sourire à tout le monde, sans danser, sans rien faire, comme un objet.
Sirius arrêta de faire les cents pas et dévisagea sa cousine un moment. Il fit ensuite un geste auquel ni Liz ni Narcissa ne s'attendait : il la prit dans ses bras.
- Ne t'inquiète pas, je te ferais danser moi
- Et je crois qu'on va bien rigoler, annonça Liz, prise d'une idée subite.
- Ouille, je crois que la soirée va être mémorable, ajouta Sirius en voyant la lueur dans les yeux de la maraudeuse.
- Sirius, il serait temps de réveiller la grande noblesse qui sommeille en toi ! déclara Lou d'une voix exagérément pompeuse et snob.
Ils rirent tous un moment puis se calmèrent pour laisser Liz expliquer son idée. La jeune fille s'était d'ailleurs mise en mode « maraudeur en chasse ».
- Que diriez vous de passer la soirée en compagnie de mister Malefoy et sa troupe de joyeux lurons ? proposa avec malice la gryffondor.
- Euh… c'est quoi le plan ? se renseigna Narcissa qui ne voyait pas où elle voulait en venir.
- Concours fierté rabaissée ? demanda Sirius, sur la même longueur d'ondes que son amie.
- Celui qui gagne aura le droit d'enfermer Regulus dans les toilettes avec pour seule compagnie une limace gavée de potion affective.
- On peut m'expliquer ? s'impatienta Narcissa. C'est quoi cette histoire de concours ?
Liz et Sirius échangèrent un regard complice. Avec Narcissa cela pouvait être drôle, et puis ne disait-on pas « plus on est de fous, plus on rit » ?
- Voilà, le but du jeu c'est de ridiculiser ou d'amener une personne à se retrouver dans une situation gênante pour elle. Expliqua Sirius
- Nous allons donc nous comporter en parfaits sangs purs et fiers de l'être et en profiter pour nous défouler sur tous les petits mangemorts et futurs mangemorts qu'il y aura à cette charmante soirée.
- Et comment comptez-vous vous y prendre ? s'informa la jolie blonde, intéressée.
- Oh, je crois qu'on va pouvoir vérifier l'effet que Liz fait lorsqu'elle porte une robe de soirée, et d'ailleurs se serait amusant de faire enrager ton futur fiancé…
- Pardon ?
- Bonne idée Sirius, approuva Liz sans se soucier de l'interruption de sa cousine, ça me plairait de le voir s'étrangler de rage en voyant Narcissa attirer tous les regards. Et puis toi je me demande comment réagiraient-ils si ils t'entendaient vanter les sangs purs…
- Ils s'étoufferaient avec leur whisky. Assura Narcissa
Pour toute réponse, les deux maraudeurs lui adressèrent un grand sourire. Un éclair de compréhension passa alors dans les yeux bleus océan de la jeune fille qui se mit à rire. Liz ne put s'empêcher de penser qu'elle était beaucoup plus jolie quand elle riait, de manière naturelle, comme à cet instant. Son rire était clair et cristallin, elle ressemblait à un ange, un ange égaré en enfer, une fleur fragile et délicate parmi les mauvaises herbes, une princesse au milieu de sauvageons.
Ils décidèrent, pour leur dernière journée de sortir faire les boutiques, activité qu'affectionnait bien trop les deux Black. Ceux-ci entraînèrent Lou avec eux au Chemin de Traverse, et entrèrent au « Caprice de Sorcier », la boutique de mode pour sorciers, et accessoirement la boutique où s'habillait Lou depuis qu'elle avait trouvé le catalogue de vente par correcpondance chez les Potter. Ils passèrent quatre heures à choisir la tenue qu'ils porteraient le soir même, et les filles en profitèrent pour refaire leur garde-robe et celle de Sirius par la même occasion.
- Alors, on dirait que tu aimes faire du shopping finalement. Fit remarquer Narcissa, moqueuse
- Bon, d'accord, peut-être que je pourrais apprécier en fin de compte, concéda Liz en souriant de sa mauvaise foi évidente : elle adorait ça, même si elle trouvait tout de même que chez les cousins ce plaisir tournait à l'obsession psychopathe
- Que diriez-vous mesdemoiselles d'aller manger quelque chose ? proposa Sirius qui hurlait de faim.
- D'accord, mais après on passe au magasin de Quidditch, accepta Liz.
Narcissa leva les yeux au ciel mais n'ajouta rien, et ils s'installèrent à une table au Chaudron Baveur. Vers trois heures et demie, après être passés au magasin de Quidditch et à la librairie magique ( Sirius et Liz avaient grogné mais Narcissa avait insisté et puisqu'elle les avait laissé l'emmener au magasin de Quidditch, ils n'avaient pas eut d'autre choix que d'accepter ), ils prirent le Magicobus pour rentrer au manoir et se préparer pour la soirée. Au manoir, ils tombèrent sur Regulus qui venait de rentrer et sur Bellatrix qui avait quitté Lestrange pour rentrer se préparer. Narcissa, à la vue de sa sœur, reprit immédiatement son masque indifférent, et ils se séparèrent, Liz monta avec les deux sœurs.
Vers sept heures, elles étaient prêtes. Liz avait encore une fois endossé le rôle d'aide aux jeunes filles en détresse, pour aider Narcissa et Bellatrix à se préparer. Et encore une fois, durant ces quelques heures passées dans la chambre, quiconque serait rentré, ou aurait collé son oreille à la porte, se serait dit qu'à l'intérieur se trouvait trois jeunes femmes en train de rire et de plaisanter, tout en se faisant belles pour le bal. Liz avait même rit avec Narcissa de Bellatrix, qui tentait de maîtriser son anxiété : elle voulait être parfaite pour plaire à Rodolphus. En cet instant, Liz remarqua que Bellatrix était jolie. Non, belle plutôt. Elle avait pour une fois laissé tomber son masque de méchanceté et cela lui allait beaucoup mieux.
- il ne va pas pouvoir détacher son regard de toi, assura Liz
- Alizée a raison, Bella, tu es parfaite, confirma Narcissa.
Bella portait une robe rouge sang, avec un décolleté, la robe était moulante et fendue des deux coté, jusqu'à mi cuisse. Liz l'avait coiffée de façon à faire ressortir sa noblesse et à dégager son visage. Elle portait une parure de diamants, des bracelets en argent avec des boucles d'oreilles assorties aux motifs celtes à son doigt brillait sa bague de fiançailles, un diamant taillé en poire. Pour finir, Liz avait teint quelques mèches noires de couleur argent. Et l'avait laissé choisir les chaussures elle avait enfilé des escarpins rouge sang.
Pour Narcissa, la tenue avait été moins voyante, plus délicate, à l'image de la jeune fille. Sa robe, du même bleu que ses yeux, très longue et fendue sur un côté au trois quart de sa cuisse faisait ressortir sa peau diaphane. Dans le dos, la robe n'était retenue que par quelques bandes fines de tissus, laissant apparaître son dos immaculé, sur le devant, la robe moulait son ventre et s'ouvrait en deux au niveau des seins pour aller entourer son cou. Liz avait relevé ses cheveux blonds dans un chignon compliqué et avait ajouté une touche de maquillage pour faire ressortir ses yeux ainsi qu'un peu de rouge à lèvres. Narcissa portait des escarpins assortis à la couleur de sa robe. Pour les bijoux, elle avait opté pour l'or. Elle avait des fines créoles, un pendentif en forme de licorne, un bracelet chaîne en or, une montre en or et elle avait réussit, à l'insu de sa sœur, à « oublier » de mettre sa bague de fiançailles.
Les deux sœurs étaient magnifiques, même si Liz avait une préférence pour la cadette Narcissa était plus délicate.
Lou, quand à elle, portait une robe émeraude qui la faisait paraître encore plus fine qu'elle ne l'était. La robe était aussi longue que celle de Narcissa mais était fendue des deux côtés, jusqu'au trois quart de ses cuisses. La robe était dénudée dans le dos et se séparait au niveau du ventre en deux bandes qui se croisaient sur sa poitrine et se rejoignaient sur sa nuque. Elle avait choisi des escarpins de couleur cuivre et s'était fait des mèches cuivrées. A la place des bijoux, elle avait placé sur elle des « larmes d'étoiles », un liquide que l'on plaçait sur son corps et qui formait de fins traits argentés de manière à former des dessins mouvants qui se faisaient et défaisaient. Elle avait ajouté des créoles en argent qui pendaient à ses oreilles - il n'y avait aucun risque à ce qu'elle porte de l'argent puisque Remus ne serait pas là. La jeune fille n'avait même pas tenté de coiffer ses cheveux, elle savait que c'était peine perdue, aussi les avait-elle laissé voleter autour d'elle à leur guise, ce qui n'était pas du plus mauvais effet, au contraire. Encore une fois, elle ne s'était pas maquillé, laissant ressortir sa beauté naturelle de plus elle s'était souvenue – elle ne savait pourquoi – d'une phrase de Sirius lors du bal de la Saint Valentin. Il lui avait dit qu'elle n'avait pas besoin de maquillage, qu'elle était très jolie sans, naturelle. Elle ne s'était pas bien sûr demandé pourquoi Sirius, dont toutes les petites amies – et il y en avait beaucoup- étaient toutes plus maquillées et superficielles les unes que les autres, la préférait, elle, naturelle…
Dans le hall, tout le monde était prêt, lorsqu'elles descendirent toutes les trois.
Regulus portait, sans surprise, une robe noire qui lui accordait plus de noblesse qu'il n'en avait. Le col qui remontait haut et droit, les bottes, les fils d'or sur les bords Liz ne lui accorda pas un regard, à son plus grand désespoir. Orion et Alphard Black étaient vêtus également en noir, mais la robe d'Orion était brodée d'argent alors que la robe d'Alphard était brodée d'or. Tous deux, en aristocrates, portaient des bottes, une épée à la ceinture et une cape frappée des armes de leur famille. Elladora Black avait choisi une robe violette aux reflets métalliques et des escarpins noirs, ses bijoux étaient en argent et elle avait bouclé ses cheveux noirs qu'elle avait parsemés d'améthystes. Sa sœur portait une robe de dentelle noire, qui descendait jusqu'à ses pieds et qui remontait jusqu'au cou. Un rubis scintillait à son doigt. Le reste des bijoux était en or. Ils étaient comme Liz les avait imaginé, froids, hautain, sans couleurs. Bellatrix, Narcissa et elle ressemblaient parmi eux à des fleurs éclatantes de beauté dans un monde sans couleurs. Liz posa pour finir son regard sur Sirius, et elle ne fut pas déçue. Sirius restait Sirius. Le garçon portait une robe cuivre qui moulait son corps et laissait entrevoir que le jeune homme était musclé. Il avait allongé ses cheveux noirs et les avait noué en catogan avec un ruban de la même couleur que sa robe. On pouvait voir la boucle d'oreille qu'il portait à l'oreille droite – il s'était fait percé dans la journée – auquel il avait ajouté un crochet de serpent. En tant qu'aîné, il portait l'épée du côté gauche mais pas la cape aux armoiries de sa famille Liz se douta qu'il avait résisté à sa mère en acceptant de porter l'épée pour ne pas à avoir à supporter la cape. Il était magnifique, car quoi qu'il en dise, Sirius était un aristocrate et cela se voyait dans des occasions comme celle-ci, il possédait une grâce naturelle, et c'est une des raisons qui faisait qu'à Poudlard, la moitié des filles de l'école, aurait vendu père et mère pour un sourire du beau gryffondor. Liz remarqua que Regulus ne possédait pas autant cette grâce qui caractérisait son frère.
A la surprise de tout le monde, sauf de Liz qui connaissait son Sirius, le jeune homme s'avança, les yeux brillants, et en s'inclinant, tendit son bras à Lou, dans une attitude de parfait gentlemen.
- Vous êtes parfaite, jeune demoiselle, la complimenta-t-il.
- T'ai-je jamais déçu ?
Pour toute réponse, le maraudeur sourit, une lueur au fond des yeux, la même que lors du bal de la Saint Valentin. Il jeta un regard appréciateur à ses cousines et revint à Liz. Après un échange silencieux avec son amie, il tendit son autre bras à sa Narcissa, qui s'y accrocha. Regulus tendit son bras à Bellatrix qui l'accepta et ils sortirent en silence. Liz jeta un regard en direction de la mère de Sirius qui paraissait surprise que son fils aîné puisse se conduire convenablement et même mieux que ça. Alphard Black, lui ricanait dans son coin il fut rappelé à l'ordre par sa femme. Dehors, un carrosse aux armes de la famille Black de couleur noire et tiré par des abraxans de la même couleur les attendait, Sirius lui murmura à l'oreille qu'elle appartenait à son oncle. Le trajet de dura pas plus d'une demi heure. Le cocher dépassa les grilles de la propriété et s'engagea sur un chemin puis s'arrêta au pied d'un double escalier en pierre.
- Le manoir Malefoy, lui indiqua Sirius, un air blasé sur le visage.
Le manoir en question était tout aussi impressionnant que celui le Manoir du Lion, mais il ne dégageait cependant pas la même chaleur. Il était imposant, froid et si un moldu l'avait contemplé, il l'aurait très certainement qualifié de ce que les moldus appelaient manoir hanté ( sans raison car il n'y avait sans doute aucun fantôme ou esprit qui hantait la demeure des Malefoy ). Ils pénétrèrent dans le hall, où un elfe de maison les débarrassa de leur cape en leur souhaitant la bienvenue. Un autre les mena à la salle de réception. A l'entrée, étaient postés César Malefoy, le père de Lucius -le fiancé de Narcissa- et sa femme Rebecca. Ils étaient tous les deux somptueusement vêtus et accueillaient les invités avec un air si doucereux que Liz en fut dégoûtée, et elle vit à la tête de Sirius qu'il faisait de gros efforts pour se retenir de lancer un commentaire mordant made in Sirius.
- Je suis enchanté que vous soyez venues, déclara César Malefoy en faisant un baisemain à Déméra et Elladora Black.
- Nous n'aurions manqué pour rien au monde l'anniversaire de ce cher Ménélas, assura le père de Sirius en saluant son hôte et en s'inclinant devant Rebecca Malefoy.
- Je vois que vous êtes venue en famille, remarqua, inutilement, Mrs Malefoy en apercevant les cinq jeunes gens qui se tenaient en retrait.
- Un bal est toujours une aubaine pour la jeunesse, expliqua l'oncle de Sirius, et il aurait été impensable que Narcissa manque l'anniversaire du grand père de son futur mari.
- Père ! s'écria Narcissa, le rouge aux joues.
- Voyons jeune fille comportez vous comme il le faut… la réprimanda sa mère.
- Allons, Elladora, les jeunes sont susceptibles, nous aussi avons été jeunes… intervint Mr Malefoy en souriant à sa future belle-fille.
- Qui est cette charmante demoiselle qui vous accompagne ? demanda sa femme en remarquant Liz.
- Alizée, pour vous servir. Madame, Monsieur, se présenta Liz en tendant son bras. Elle sentit Sirius s'agiter derrière elle, mais le fit taire d'un coup discret dans les côtes.
- Une relation de notre fils, expliqua Mr Black.
- Votre fils a bon goût, assura Ménélas Malefoy qui venait d'arriver.
- Et moi beaucoup de chance, compléta Liz, le ton encore plus mielleux que le vieux sorcier. Joyeux anniversaire Mr Malefoy.
- Appelez-moi Ménélas, je vous en prie, ajouta-t-il, les yeux brillants.
- Seulement si vous m'appelez par mon prénom. Alizée.
- C'est le nom d'un vent non ?
- Et Ménélas est le nom d'un roi, si je ne m'abuse.
Le sorcier se mit à rire sous le compliment déguisé.
- Puis-je savoir la raison de ce prénom ? demanda-t-il.
- Je crois que vous aurez l'occasion de vous en apercevoir au cours de la soirée, déclara Sirius. Excusez-nous mais il faudrait mieux que j'amène ma cousine dans les bras de son fiancé, il pourrait s'inquiéter.
Il tendit son bras à Liz pour qu'elle les suive. La jeune fille céda – comment pouvait-elle résister ? Sirius était trop mignon lorsqu'il était comme ça- et prit congé des Malefoy, avec un sourire comme pour s'excuser des manières de son cavalier. Ils s'enfoncèrent tous les trois parmi la foule et se dirigèrent vers la terrasse où était réunis tous les héritiers qui avaient entre treize et vingt-cinq ans. Narcissa n'était guère ravie de retrouver Lucius, mais Sirius et Liz lui avaient promis qu'ils ne la quitteraient pas. Bellatrix et Regulus, les rattrapèrent au milieu de la salle et ils rejoignirent les autres ensemble. Bellatrix se dirigea immédiatement vers Rodolphus Lestrange son fiancé, suivie de près par Regulus. Sirius, Narcissa et Liz hésitèrent un instant. Il y avait plusieurs petits groupes selon les affinités de chacun, mais un groupe occupait un espace soigneusement délimité et attirait les regards de crainte, de respect ou d'envie ce groupe rassemblait les mangemorts ou très futurs mangemorts déclarés. C'était bien évidement ce groupe qu'avait rejoint Bellatrix et c'est également dans ce groupe que ce trouvait Lucius Malefoy. Les deux Black à côté d'elle soupirèrent et ce fut Liz qui les entraîna à sa suite.
- Narcissa. énonça calmement Lucius quand il la vit.
Narcissa se força à sourire, heureusement que son père avait interdit à Lucius de la toucher avant qu'elle n'ait dix-sept ans ans. Le jeune homme se tourna ensuite vers Sirius et eut un rictus.
- Sirius, quelle… surprise de te voir ici.
Son commentaire déclencha des ricanements, tous les regards étaient maintenant dirigés sur l'héritier Black. Liz, anticipant le conflit, se plaça aux côtés de son ami.
- Tu ne me présentes pas ?
- Hum… oui bien sûr, répondit le jeune homme en reprenant ces esprits – il avait été sur le point de se battre -Lucius Malefoy, Rodolphus Lestrange, son frère Rastaban, Quentin Jugson, Pascal Parkinson que tu connais déjà, il était en septième année… Evan Rosier et Philip Travers qui sont en sixième année, Thierry Nott, Hubert Crabbe et Sylvain Goyle… ah et Sébastien Avery, Antonin Dolohov…
- Et Alexandre McNair, dit un voix derrière Liz.
La jeune fille se retourna. Un très beau jeune homme d'environ dix-huit ans se tenait devant elle. Il avait les cheveux noirs qui formaient un catogan, un bouc au menton et les yeux gris foncé. Il la regardait, l'œil intéressé, un sourire charmeur aux lèvres qui lui donnait un air sadique trouva Liz mais qui devait probablement faire fondre les filles - pourquoi ? Ça Liz n'en savait rien.
- Elle n'est pas à prendre, gronda Sirius en guise d'avertissement
Mais le jeune homme ne lui accorda pas un regard.
- Je ne sais pas s'il est convenable de regarder ainsi une jeune fille, dit Liz
- Hum, je suis désolée, j'ai vu un ange et je me suis perdu dans sa contemplation.
- Un ange dont on ne connaît toujours pas le nom, confirma Antonin Dolohov.
- Alizée Spencer, révéla une voix.
Liz tourna la tête et fit face à …
- Rogue ! lança Sirius dédaigneux
- Black. cracha le nouveau venu.
- Je ne savais pas qu'on acceptait les…
- Je veux danser ! annonça Lou en mettant son doigt sur la bouche de son ami pour l'empêcher de lancer une insulte de son cru.
- Liz… commença le jeune homme furieux.
- Je peux demander à Severus
- Tu ne ferais pas ça, assura Sirius.
- Tu en es sûr ? Tu préfères peut-être que je demande à Regulus.
A l'annonce de son frère, il parut horrifié, ce qui déclencha le rire de ses cousines.
- Alizée tu es cruelle, déclara Narcissa. Sirius est tout de même mieux que Regulus.
- Je m'ennuie, se plaignit Liz. Qu'est ce qu'on fait lors de vos soirées si on ne danse pas, si on ne parle pas, si on ne mange pas ? on s'insulte ? il y a plus passionnant.
- On boit, suggéra Sirius en claquant des doigts.
Un elfe apparut, chargé d'un plateau.
- Vous désirez ? demanda-t-il de sa petite voix, tout en s'inclinant profondément.
- Nectar vampirique pour tout le monde, commanda Liz sans prendre le temps au autres de protester.
- C'est que… commença timidement l'elfe.
- Tu n'as pas envie de me faire plaisir ? souffla Liz d'une voix dangereuse et séductrice
L'elfe marmonna une excuse en rougissant et s'exécuta. Une coupe fumante apparut devant chaque personne. Tout le monde contempla son verre en silence sans boire une gorgée, ce fut Bellatrix qui formula à haute voix la question que tout le monde se posait tout bas.
- Et c'est quoi ça ?
Devant leur mine perplexe, Liz éclata de rire. Se payer la tête d'un bataillon de mangemorts était une chose inégalable. Elle jeta un coup d'œil à Sirius qui marmonna.
- C'est un truc dans le genre de l'eau de géant ?
- Tu m'en veux encore ? c'était très bon non ?
Le jeune homme s'étrangla au souvenir. Elle leur avait fait goûté un breuvage et il avait fallu trois jours au maraudeurs pour s'en remettre.
- tu nous as empoisonné !
- tout de suite les grands mots ! soupira Liz, et en se tournant vers les autres qui tenaient toujours leur verre à la main elle ajouta. C'est de l'alcool, et rien d'autre. Je ne suis pas très douée en potions, si je voulais me débarrasser de vous, j'utiliserais ma baguette.
- Tu es très douée en potions, démentit Severus Rogue, rougissant, en la regardant comme si elle était folle.
La jeune fille haussa les épaules et avala son verre d'un seul trait pour montrer l'exemple. Ils l'imitèrent tous. Liz sentit le liquide descendre dans son œsophage alors qu'autour d'elle, ils avaient tout recraché.
- c'est ignoble ! s'écria Narcissa.
- Je reconnais que ce n'est pas le meilleur, concéda Liz, il a un goût de framboise, je préfère le goût poire.
- On peut savoir ce qu'il y a dedans cette fois, se renseigna Sirius qui n'avait pas bu une goutte.
- Tu n'as rien bu !
- Je ne suis pas fou…
- Je peux ?
- Bien sûr.
Liz avala le verre de son ami d'un trait, sous les yeux ébahis de l'assemblée.
- alors, on peut savoir ce qu'il y a dedans ? insista Sirius.
- J'en sais rien, c'est une recette vampire.
- Tu plaisantes ? s'étouffa Bellatrix.
- Non. Oh ! d'accord… non il n'y a pas de sang dedans. Il n'y a aucun doute, le mélange sang et alcool est très mauvais parce que l'alcool fait tourner le sang. A mon avis, il y a de la tequila et peut-être de la poudre de corne de Grapcorne.
- Je ne sais pas comment tu fais pour avaler ça ! soupira Dolohov, c'est vraiment infect !
- On s'habitue à tout, répliqua Liz, indifférente au jeune homme qui tentait d'attirer son attention.
- Je crois que le bal a commencé, annonça Sirius. Tu veux toujours danser ?
Liz sourit et le suivi sur la piste de danse à l'intérieur. Tout le monde les imita, jeunes et vieux.
Liz dansa avec la plupart des garçons excepté Rogue et Regulus, elle savait que Sirius ne l'aurait pas supporté. Le jeune homme quand à lui vit toutes les jeunes filles défiler entre ses bras pour une danse, même s'il ne partageait pas leurs idées, elles restaient sensibles à la beauté du jeune homme. Celui-ci garda tout de même un œil sur Narcissa tout au long de la soirée, et l'invita à danser aussi souvent qu'il le put. Vers minuit, la musique s'interrompit et Ménélas Malefoy fit un discours, puis il donna le signal de reprise en invitant Liz à danser et les danses reprirent. Lorsque la soirée s'acheva vers trois heures du matin, tout le monde connaissait Liz. Elle avait une fois de plus étonné, subjugués même pour certains et par-dessus tout évité à Sirius de passer pour un renégat. Elle avait subtilement écarté toute dispute. Son ami la remercia discrètement, Liz lui fit signe que ce n'était rien : elle s'était bien amusée. Narcissa avait compté les points Dix-sept fois, elle avait réussit à faire taire Lucius et sa petite bande alors que Sirius n'avait récolté que seize points auprès des héritières au sang pur et fières de l'être. De plus Liz avait imposé le silence à Ménélas Malefoy, ce qui la sacrait grande gagnante du concours. En fin de compte, conclut la jeune fille dans la limousine qui les ramenait au manoir pour finir la nuit, qu'ils s'appellent Black, Malefoy ou encore McNair, l'importance c'était l'apparence qui comptait. Elle-même était sans doute une sang pure bien qu'elle n'en porte pas le nom, mais elle avait réussit à s'imposer au milieu de gens qui la prenait pour une sang mêlée.
à suivre...
