Hello! Nous continuons donc cette fic avec un nouveau chapitre où Castiel réapparait, et vous avez droit à un nouveau point de vue d'un personnage!
Merci pour vos reviews, ça fait plaisir de voir que vous aimez toujours ma fic ^^ Je vous adore!
Bonne lecture!
Légèrement nauséeuse, comme toujours depuis quelques semaines, Lisa se leva avec l'envie de retourner se réfugier sous ses couettes chaudes. Pourtant, elle se dirigea vers la cuisine avec un petit sourire perché sur ses lèvres. Un sourire qui s'effaça cependant lorsqu'elle jeta un regard au calendrier lui faisant face. Deux jours. Deux jours que Dean était parti. Deux jours qu'il ne lui avait donné aucune nouvelle, comme si elle n'existait pas. Presque méfiante, Lisa se mit à longuement penser tout en prenant un long repas. Elle s'interrogeait sur son mari. Auparavant si prévenant avec elle, bien qu'il avait toujours du mal à montrer ses sentiments, depuis sa rencontre avec Castiel, Dean avait totalement changé. Il ne se souciait plus de sa femme depuis que cet homme muet était entré sans crier gare dans sa vie.
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Il ne fallut pas une heure de plus à la future mère pour se décider sur la suite de la journée : direction le travail de son mari. Elle aurait des réponses, coûte que coûte.
Ce fut dans un état d'esprit mitigé entre questionnements, doutes et détermination que Lisa arriva sur le lieu de travail du blond. Au départ, elle songea rapidement qu'il avait pu passer à son bureau, et qu'il l'attendait, mais cette idée disparut quand elle n'aperçut pas sa voiture, celle que son amant ne quittait jamais. L'Impala, une voiture offerte par le père de Dean.
La peintre se hâta d'aller à l'accueil, n'admirant pas les infrastructures, pas cette fois. Ce fut Amy, la secrétaire de Dean, qui vint la chercher. Elles se saluèrent avec un sourire. Lisa aurait pu jalouser la jeune femme d'être aussi proche du psychiatre, mais elle avait une totale confiance en elle. Toutes deux s'entendaient même à merveille, franchissant le stade d'amies malgré leur peu de temps libre pour se voir.
-Qu'est-ce qui peut bien t'amener ici ? finit par lui demander la blonde.
-Dean n'est toujours pas rentré, et j'ai...disons...je suis inquiète qu'il ne soit pas là, avoua Lisa.
-Il n'y a pas de raison, voyons ! Il est parti pour son boulot, ça prend toujours du temps, tu sais ? sourit son amie, ne se doutant pas de son erreur.
-Pour...pour son travail ? sourcilla la brune en réponse.
-Oui ! Il ne t'a pas dit ? Il doit aller voir quelqu'un pour le dossier 'Novak', s'enjoua Amy.
Lisa crut exploser. Que...quoi ? Ses pensées défilèrent quelques instants dans son esprit plus que rempli de doutes. Dean ne pouvait pas être parti pour affaire, puisqu'il accompagnait Charlie à une convention et qu'il avait posé des congés pour son travail ! Et ce nom. Novak, ce nom que la femme enceinte venait à redouter. Pour s'assurer de ses pensées, elle demanda tout de même :
-Novak comme...Castiel Novak ?
-Ouais ! T'as l'air surprise...que t'a-t-il dit ton psy adoré ? sourcilla la secrétaire, toujours inconsciente qu'elle venait d'insinuer la peur dans l'esprit de son amie.
-La même chose que toi, c'est juste que...j'avais vraiment l'esprit ailleurs, j'ai dû oublier. Dis, tu peux me dire ce qui se passe avec ce dossier ? J'ai un peu oublié et ça m'intéresse.
Amy eut l'air d'hésiter. Elle n'avait en principe pas le droit de révéler des informations sur les dossiers, mais en voyant l'air de Lisa, un air plus qu'intéressé et à la fois légèrement paniqué, elle accepta. Il n'y aurait de toute façon aucune conséquence, car son amie était digne de confiance. Que pouvait-elle faire, en plus ?
-Dean a subitement abandonné son dossier après qu'il se soit disputé avec Castiel. Maintenant, il veut le reprendre, et surtout, il veut des réponses. C'est pour ça qu'il m'a sorti l'histoire de la convention avec une amie, mais j'ai tout de suite su qu'il mentait, alors il m'a donné la vraie raison de son départ. Aller trouver un type qui peut l'aider à découvrir la vérité, avoua finalement la blonde tout en menant son amie dans un bureau pour ne déranger personne.
-Quoi ? Dean s'est disputé ? Il t'a aussi dit qu'il partait en convention ?!
-Oui. Je voudrais juste savoir, il ne t'a pas dit ça à toi aussi ?
-Si. Je l'ai cru...je suis si idiote ! Je savais qu'il mentait...qui est ce type ? Et cette histoire de dispute...
-Je vais essayer de t'expliquer. Castiel est muet, tu dois le savoir, et il a divers traumatismes. Mais malgré tout ça, ils sont devenus amis. Dean et Castiel ont commencé à développer de jolis liens ! Mais Castiel n'a jamais vraiment accepté l'aide de Dean d'après ce que ton mari m'a dit. Ils se sont disputés et...tu connais le caractère de ton adorable psy. Il a pété un câble à force de ne pas avoir la vérité, et pendant presque un mois, il n'a pas reparlé de Castiel. L'une des proches de son patient l'a contacté très récemment, et maintenant, il reprend le dossier en main. J'espère juste que le coco brun n'a pas fait de bêtise. Il avait l'air très mal lorsque je l'ai vu pour la dernière fois.
-Quoi ? put simplement articuler Lisa.
Dean avait tenu sa parole de ne plus voir Castiel, et maintenant, il la brisait. Et ce Novak pouvait avoir fait une bêtise dangereuse à sa santé, aussi. La femme essaya de ne pas éprouver d'inquiétude pour l'homme qui occupait les pensées de son mari, mais ça en devenait dur. Une petite part d'elle avait peur d'avoir tué indirectement l'homme muet que Dean affectionnait tant. Non, s'il avait eu un souci, elle aurait été au courant, et Dean aussi. Elle demanda cependant d'autres informations, voulant absolument connaitre toute la vérité.
-Lisa, je peux pas t'en dire plus, soupira pourtant Amy, consciente que plus elle disait la vérité, plus Lisa comprenait ce qui se passait entre Dean et Castiel.
Car aux yeux de la secrétaire, tout était déjà clair depuis longtemps. Dean, à force de lui avoir crié dessus pendant ses heures supplémentaires, avait même fini par lâcher un bout de vérité, admettant que lui et son patient avaient légèrement -soit beaucoup- dépassé le stade d'amitié. Amy ne doutait pas que son patron aimait le brun, plus qu'il ne pourrait l'avouer. Mais il était partagé entre Lisa et Castiel, et refusait de s'avouer la vérité. Il lui avait dit à plusieurs reprises qu'il n'était pas amoureux de ce fichu jeune homme aux beaux yeux bleus et au caractère bien trempé quand il le voulait. Amy avait tout de suite comprit ce qui se tramait sous cette description.
-Amy, s'il te plaît. Je...je dois absolument savoir, la supplia finalement son amie.
-Ecoute, Lisa, ce n'est pas à moi de te dire ce que tu as besoin d'entendre. Tu dois juste en parler avec Dean, lui conseilla la secrétaire.
-Il ne me dira rien ou alors il dira qu'il était bien à cette convention avec son amie. Dis-moi, et tout s'arrangera plus rapidement.
-La seule chose que je peux te dire, c'est que tes disputes avec Dean l'ont poussé à se rapprocher de Castiel, mais un rapprochement plus qu'amical, dut admettre la blonde.
Lisa écarquilla les yeux, espérant ne pas comprendre cette révélation dans le bon sens. Non, ça devait juste être une pensée qui n'avait rien à faire dans son esprit. Ca ne pouvait pas être ça. C'était tout simplement IMPOSSIBLE !
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-Tu l'auras cherché..., grommela Dean de son côté, avant d'ouvrir de force la porte.
Par chance, elle était ouverte, pas besoin de la défoncer et de payer une assurance. Mais tout de même, le psychiatre se traita d'idiot pendant quelques bonnes secondes : il n'avait même pas pensé à vérifier si cette saloperie de porte était bien ouverte ou si elle était close.
Il entra tout de suite, découvrant l'appartement qu'il avait déjà visité quelques mois auparavant. Il n'y était allé qu'une fois, c'était une après-midi de pluie, et il avait passé presque tout son temps restant avec Castiel à regarder des films jusqu'au soir. Le soir où il avait commencé à hésiter entre rester avec son ami et rester avec sa femme. Secouant la tête, Dean s'avança vers le salon. Tout était propre, comme la dernière fois. La baie vitrée était toujours aussi envoûtante, et le ciel dégagé. Un coup d'œil à la cuisine et dans la chambre indiqua au jeune homme que Castiel n'était pas parti chez lui : il restait encore quelques mets sur la table, et le lit était défait. Un lit avec des draps 'Star Wars'. Dean eut un bref sourire : il reconnaissait bien là son ami et patient.
Il continua pourtant son chemin vers la salle de bain, le seul lieu qu'il n'avait pas vérifié. Il savait déjà que Castiel y était, c'était la seule pièce dont la porte était fermée à clé. Il tenta bien de l'ouvrir, mais sans clé, c'était parfaitement inutile.
-Castiel, ouvre-moi, demanda-t-il simplement, la main sur la clenche.
Aucune réponse ne lui vint, ni même un bruit pouvant indiquer que Castiel était conscient et qu'il n'avait pas fait chose mauvaise pour sa santé. Dean sentit déjà son cœur battre plus rapidement, mais il ne céda pas à la panique, continuant ses appels.
-Il faut qu'on se parle, c'est très important. Laisse-moi te voir...Cas', je ne veux vraiment pas abîmer cette porte ni te tomber dessus en essayant de l'ouvrir, alors ouvre-moi de plein gré comme te le conseillerait Yoga. Ou Yoda, je sais plus, essaya-t-il de plaisanter pour détendre le jeune homme qui semblait le fuir.
Un bout de papier apparut alors entre ses pieds. Un bout de papier glissé à travers la porte. Une écriture maladroite et rapide lui répondait. « DEGAGE » était la simple réponse auquel il avait droit. Sourcils arqués, Dean ne comprit pas cette vulgarité. Que se passait-il donc ?
-Cas', sois plus poli au moins ! Dis-moi pourquoi je devrais décamper d'ici..., souffla-t-il en renvoyant le papier.
La réponse ne tarda pas à se faire lire. Un autre mot peu sympathique lui indiquant de partir. Dean eut l'air de plus en plus estomaqué par ce manque de politesse. Castiel était toujours gentil d'ordinaire. Peut-être le boudait-il ? Oui, ça devait sûrement être ça.
-Allez, Castiel ! C'est important, il faut qu'on se parle. Enfin...il faut qu'on communique, et cette fois sans se cacher l'un à l'autre.
« Veux plus te voir. »
-Pourquoi, Cas' ? demanda-t-il, ne renvoyant pas le papier courrier cette fois.
Son portable sonna une petite minute plus tard. Un SMS de Castiel. Pas mal. Un SMS lui indiquant que la raison ne le regardait pas.
-C'est à cause de notre dispute, c'est ça ? Tu me boudes ?
« Pas mon genre. Va-t'en. »
-Pas tant que je t'aurais parlé, Castiel. Ecoute...je...je vais m'asseoir contre la porte, d'accord ? Et je vais te parler, je veux que tu m'écoutes. T'es...pas obligé de me parler après ça, mais il faut que tu acceptes de m'écouter. S'il te plaît, Cas'. Tape à la porte si tu es d'accord, demanda Dean avec un ton plus doux, son cœur battant la chamade.
Castiel, dans son coin, hésita un long moment, essuyant ses yeux rouges. Ils étaient si rouges, car trop de larmes avaient coulé. Après s'être affublé de tous les mauvais noms possibles, le jeune photographe accepta la proposition de son ancien ami, tapant presque timidement à la porte avant de venir se poser contre celle-ci, posant son postérieur sur le sol de la petite salle. Il garda son portable contre lui, entre ses mains, prêt à envoyer un message à Dean s'il ne voulait plus l'entendre.
De son côté, Dean s'assit également, dos contre la porte très inconfortable. Il ne savait plus par où commencer, car cette fois, il était devant le fait accompli, et l'anxiété venait le déranger. Il tenta de se calmer, et débuta.
-Je sais la vérité, Cas'. Je sais...toute la vérité. Tu dois te demander de quelle vérité je parle, non ?
Un petit coup à la porte lui répondit. Il prit cela pour un oui, et répondit à la question silencieuse de son patient.
-Ta tante est venue me voir, elle m'a dit où je pouvais trouver mes réponses. C'est Balthazar que j'ai quasiment harcelé pour qu'il m'aide. Il est sympa quand il veut, en fait. Même s'il a dit des choses peu sympathiques à mon encontre, et qu'il n'avait pas l'air heureux d'entendre parler de toi au début.
« Comme toujours » reçut-il en message.
-C'était au début, Cas'. Parce que quand je lui ai retiré les vers du nez, il a fini par craquer. Ton frère voudrait juste que tu reviennes. Que ton regard s'illumine à nouveau de joie, que ta voix chante à nouveau, même si apparemment tu chantes comme une casserole qui n'aurait pas été graissée.
« DEAN ! »
Le blond sourit devant le reproche de son ami. C'était un reproche presque agréable à lire. Un cri écrit. Pendant quelques instants, le psychiatre se demanda comment aurait eu l'air ce cri s'il avait été crié par la voix de Castiel. Il devait avoir une belle voix, une si belle et douce voix. Une voix poétique, sans doute.
-Je sais de quoi on t'accuse. Je sais de quoi tu souffres et pourquoi. Je m'en veux de ne pas avoir été plus loin, de ne pas t'avoir forcé à tout me dire toi-même. J'étais si près du but, et toi, tu te fermais à moi, de peur que j'ai honte de toi, n'est-ce pas ? C'est ça qui t'empêchait de me dire la vérité. C'est ta honte, celle que tu traines avec toi depuis cet accident, parce que c'était un accident, Cas'. Tu n'as pas tué ta mère, continua Dean, prenant une voix de plus en plus douce, de plus en plus réconfortante.
Malgré l'attention dont le blond faisait preuve envers lui, Castiel s'obligea à ne pas se révéler. Dean savait donc toute la vérité. Le meurtre indirecte de sa mère, la disparition de son père, le mal qu'il avait causé à ses deux frères et à sa tante...son ancien ami savait absolument tout.
« Pars. » envoya-t-il seulement comme message.
-Non, pas cette fois. Je suis désolé Castiel, mais cette fois, on finira cette discussion. Tu ne peux pas te cacher derrière ton masque plus longtemps.
« Je ne veux plus te voir ! »
-Je sais, mais tu me verras quand même ! Je n'ai pas honte de toi, Castiel. J'ai découvert la vérité, et crois-moi, tu n'es toujours pas un monstre à mes yeux. Ta mère a essayé de se suicider, ce n'est pas toi qui l'as tué ! Et tous ces malheurs qui ont suivi, ce n'est pas de ta faute ! Balthazar veut que tu revois Samandriel, il voudrait ne pas avoir à débrancher votre mère, mais il n'a pas le choix ! Et TOI tu as le choix de vivre et d'oublier ta honte, parce que tu n'as pas à avoir honte !
« PARS ! »
-NON ! J'aimerais être près de toi, Cas'...j'aimerais te regarder dans les yeux, et te faire comprendre une bonne fois pour toute que rien n'est de ta faute, que c'était un enchainement d'évènements tombés au mauvais moment...que tu peux retrouver ta voix et tes souvenirs si tu t'accroches, si tu acceptes mon aide, murmura-t-il, décidant d'ouvrir totalement son cœur à son ami.
Il espérait aussi lui inspirer confiance, et le faire ouvrir cette maudite porte. Il voulait voir les yeux du photographe, les voir briller de joie, voir son corps et s'assurer qu'il ne s'était pas fait mal.
« J'ai accepté, et tu m'as laissé tomber. » nota pourtant Castiel.
-Je sais, je sais. Et je m'en veux. Je sais que si tu l'avais décidé, à cet instant je ne serais même pas entrain de te parler. Je pleurerais ton cadavre en te suppliant de me pardonner de t'avoir aidé à te tuer. Parce que c'est ce que tu cherches, Cas'. Tu cherches à te tuer, à empêcher ton entourage de te sauver. Tu n'as plus foi en la vie, je le sais, je le voyais déjà avant. Il y a bien quelques fois où tu m'as laissé t'attraper la main pour t'empêcher de tomber dans les abysses de la mort, mais après, tu retirais toujours ta main et tu t'enfonçais à nouveau dans ce monde que tu aimes et craints tant à la fois.
« Poétique... »
-Ce n'est pas vraiment de la poésie, Castiel. C'est ce que tu penses, hein ? Tu voulais mourir, tu voulais que je te laisse mourir.
« Me fiche que tu m'ais abandonné. Tu connais la vérité, maintenant, ne reviens plus. Te plaît, ne reviens plus. »
-Mais si je pars maintenant, je serais ton meurtrier. Je t'aurais laissé te suicider devant moi. Tu ne crois pas qu'un suicide, c'est déjà assez pour toi ? lui demanda avec une certaine timidité le blond. Laisse-moi t'aider, tu n'es pas forcé de sombrer tout seul.
« Je sombrerais quoi que tu fasses. »
-Jamais. Pas tant que moi je serais là. J'ai pris conscience de mes erreurs, et je connais la vérité. Je sais comment t'aider, il faut maintenant que toi tu me laisses te guider. A deux, on arrivera à te redonner le sourire. Laisse-moi te sauver, Cas'..., appela-t-il doucement, collant sa tête contre la porte.
Castiel faisait la même chose de l'autre côté, ne renvoyant aucun message pour le moment. Il gratta distraitement l'un de ses bras, un bras souillé par des cicatrices de coupure, la seule chose qu'il avait réussi à faire ces dernières semaines.
-Cas' ? entendit-il de l'autre côté de la porte.
Il ne donna aucune réponse, écoutant juste la voix de son ancien ami, une voix presque désespérée s'il y regardait de plus près. Mais lui il ne pouvait rien pour Dean. Il ne lui avait quand même pas demandé de venir l'aider, en plus !
-Cas', tu sais ce dont je rêve en ce moment ? Je rêve d'entendre ta voix. D'entendre le son des mots que tu prononcerais, d'entendre les mélodies foireuses ou poétiques que tu chanterais...j'aimerais savoir quelle est ta voix. Elle doit être superbe, douce à entendre, n'est-ce pas ?
Castiel ouvrit la bouche. Non, sa voix n'était pas belle à entendre. Il n'avait plus la faculté de s'exprimer. Il ne voulait plus, tout simplement ! Pourquoi Dean s'entêtait à le faire souffrir en lisant en lui ? Pourquoi ? Qu'avait-il fait pour mériter ça ? Oui, il avait tué sa mère, il avait détruit sa famille, mais cet insupportable psy aux paroles si réconfortantes n'avait pas le DROIT de le faire souffrir ainsi en lui remémorant les souvenirs qu'il oubliait volontairement !
-..., essaya-t-il d'articuler, souhaitant de tout son cœur hurler à son ami de disparaitre à jamais, mais aucun son ne vint.
Rien, même pas une voyelle ou une consonne, même pas une plainte. Rien, juste...le silence, le néant, le vide. Une larme, deux larmes. Des sanglots silencieux et la peine qui coulait de ses yeux douloureux.
« Disparais... » prit-il le temps de noter puis d'envoyer son message à Dean.
Une réponse ne tarda pas, une réponse déterminée et sincère.
-Jamais, je tiens trop à toi pour ça.
S'il vous plaît, évitez d'insulter Lisa après ce chapitre, vous pouvez manifester vos sentiments par rapport à elle, mais évitez quand même de l'insulter (:
Les commentaires sont les bienvenus comme toujours, et passez une excellente semaine (si possible ensoleillée!)
