Oui, je sais, ça fait… 2 ans et demi… Vous m'aimez toujours?? * regard d'ange *

(Le texte n'a pas été relu, donc toutes mes excuses s'il y a des fautes)


« Endurer est plus fort que de jurer ; d'épuiser une fortune ; de n'être intimidé devant aucune difficulté ; de garder la foi quand tout est perdu – qui peut dire que ce n'est pas meilleur que tout ? »

William Makepeace Thackeray


Chaud, épais et doux – le Veritaserum coula dans sa gorge, le venin collant comme du miel. Il l'enivra comme un alcool fin, bluffant et détruisant ses capacités mentales, tout en donnant l'impression d'améliorer ses sens. James pu sentir le liquide envahir chaque cellule. Mais il découvrit à son horreur qu'il ne s'en souciait pas vraiment. Pourquoi cela aurait-il de l'importance ? Le poison semblait chanter silencieusement. Quel est le but de résister ?

Il s'arrêta sur cette idée mais à certains moments, d'autres pensées apparaissaient lentement alors qu'il essayait de se souvenir pourquoi il avait lutté si durement. Mais chaque fois qu'il essayait d'attraper ses pensées fugaces, une sensation de brûlure lui traversait le corps, une brûlure différente de s'il avait touché un fourneau. Pas assez fort pour blesser, seulement pour brûler légèrement. Ca l'avertissait de ne pas toucher. De ne pas se souvenir.

James s'en moqua mentalement. Il n'avait jamais été la plume la plus aiguisée pour ça. Avec l'esprit d'un vrai Maraudeur, il lutta pour atteindre ses souvenirs. Il lutta pour résister.


Lily regarda, médusée, la force de lutter de James faiblir de plus en plus. Elle ne pouvait tout simplement pas réaliser la situation.

Ca n'avait pas marché.

Son plan, si brillement simple, n'avait pas marché. Il était supposé marcher. Dans toutes les histoires qu'elle avait lues enfant, les gentils gagnaient toujours.

La réalisation que cette – cette situation, cette guerre, cette réalité - -n'était pas comme celle de ces livres la frappa brutalement pour la première fois. Quand elle avait rejoint cette guerre, il n'y avait aucun doute dans son esprit qu'elle triompherait.

Elle commença à voir que ce n'était pas aussi simple. Et à ce moment, un soupçon de doute assombrit son esprit.

Lily cligna ensuite des yeux, repoussant les émotions hors d'elle. Elle était Lily Evans. Elle était membre de l'Ordre du Phénix. Elle était une sorcière. Elle était une moldue.

Et par-dessus tout, elle triompherait.

Et à ce moment-là, l'espoir renaquît des cendres de ses doutes.

Ses pensées furent brisées cependant, par le cri agonisant d'un animal mourant. Il était rempli d'une douleur et d'une rage si forte, que c'était presque au-delà de la compréhension.

Les yeux émeraude se posèrent une fois de plus sur la forme prostrée sur le sol. James était flétri sur le sol dans une angoisse sans précédent. Son cœur se serra fortement dans sa poitrine ; elle respira durement. C'était comme si elle pouvait sentir les échos de sa douleur résonner en elle.

Et ensuite, un cri comme elle n'avait jamais entendu, la remotiva à chercher désespérément une issue pour libérer James de son agonie.

Elle gagnera. Pour lui.


Comme elle était arrivé, l'ennuyante petite palpitation dans ses veines….s'envola.

Elle s'envola en une brûlure rivalisant avec le sort Doloris. Du feu liquide provenant du plus loin du septième enfer traversait ses cellules, et il ne pu retenir le cri de torture qui passa au travers ses lèvres ensanglantées.

Et ensuite n'importe quel petit morceau de vie privée qu'il ait pu avoir, n'importe quel lambeau de dignité auquel il aurait pu s'accrocher, fut à disposition. Chaque pensée qui entrait dans son esprit passait directement ses lèvres sans aucune discrétion. Chaque émotion, chaque secret possible, chaque pensée – sa psyché entière était exposée au monde odieux qui l'observait.


« Génial » Pensa Remus alors que des gouttes d'eau coulaient sur son visage. Le ciel se couvrit encore une fois, sombre et dangereux. Le vent se renforça, et frappa sur sa peau exposée. Dans quelques minutes le ciel sera recouvert, et des torrents de pluie tomberont des cieux.

Ce serait encore plus dur de sortir de là leurs amis blessés. Et bien que Remus soit optimiste, il réalisa qu'après près de vingt-quatre heures au soin de Voldemort, que ses deux amis seront plus que probablement incapables de faire quelque chose.

Bien sûr, il devrait d'abord retrouver ses amis pour commencer. Il avait l'impression de marcher depuis des heures sans fin, et il pu voir que Sirius devenait de plus en plus agité. Rogue était insensible à leur anxiété, et continuait simplement à marcher, foutu Rogue. Remus n'avait pas entendu un bruit de lui depuis plusieurs heures maintenant.

"Merde, Rogue." Grommela Sirius derrière lui. « Vous concevez quoi par 'proche' dans le langage des Mangemorts ? Nous marchons à travers cette foutue forêt depuis des heures ! Quand allons-nous y être ? »

Des yeux aussi sombres que l'ébène regardèrent Sirius par-dessus son épaule couverte. « Tu ressembles à un enfant, mais je suppose qu'avec ta mentalité je devais m'y attendre. Si tu n'avais pas été si préoccupé par toi, tu aurais remarqué le changement de décor. »

Remus regarda autour de lui avec intérêt, étonné de remarquer qu'il n'avait pas vu le changement d'endroit. Les arbres s'espaçaient, et le sol devenait plus rocheux. Toute petite vie animale qui vivait dans les profondeurs de la forêt était maintenant disparue – même les oiseaux avaient cessé de chanter leur mélodie. Et il se rendit compte, pour la première fois, de la puanteur grandissante qui envahissait ses sens. Son côté loup respirait l'air suffoquant de la souffrance et de la méchanceté.

Sirius resta silencieux, et après quelques minutes encore à marcher sur les feuilles mortes, Rogue s'arrêta.

« Nous sommes arrivés. »


Un long cri fit écho dans le silence pesant des couloirs, et il fallu un moment à James pour réaliser que ce cri déchirant venait de se frayer un chemin à travers sa propre gorge.

Au milieu des cris, James se trouva en train de bégayer, de déverser les moindre secrets de son âme. Horrifié, il essaya de calmer ses pensées. Il s'imagina un solide mur blanc dans son esprit mais le Veritaserum n'était pas si idiot.

« Ne pense pas, ne pense pas, arrête, ne les laisse pas savoir, ne les laisse pas voir… La ferme, la ferme, la ferme, oh Merlin, la ferme. »

A l'horreur de James, il découvrit sa voix grignotant ses petites pensées. Il essaya de relever ses bras pour forcer sa bouche à se fermer, mais ses bras n'avaient plus de force, et pendaient à ses côtés. Plus fort il essayait de les bouger, plus fort le venin lui brûlait le corps. Il émit un petit sanglot, tandis qu'il se découvrait comme un pantin. « Ho Merlin, ça fait mal, ça fait mal, ça brûle... »

Lily saisit sa baguette cachée, la dirigeant vers James, dans le but de diminuer sa douleur. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait faire, sa seule résolution était qu'elle persévérerait par tous les moyens nécessaires.

Mais avant qu'elle n'ait pu l'atteindre, avant qu'elle n'ait pu prononcer un sort, Lily se trouva retenue par des Mangemorts. Sa baguette fut arrachée de ses doigts minces et forts. Bien qu'il leur manque beaucoup au niveau du cerveau, les partisans étaient d'une force brutale. Ils la poussèrent d'un coup de pied et appelèrent leur Seigneur amusé.

Deux Mangemorts trainèrent le corps convulsant de James jusqu'à Voldemort, le laissant aux pieds de leur Maître.

Un froid, cruel et amusé sourire aux lèvres, et ensuite : « Quel est ton nom ? »

James se tortilla d'agonie tandis qu'il essayait de retenir sa réponse. « Jamesss. » Ses dents étaient obstinément fermées, les veines de son cou palpitant de tension.

« Quel est ton nom ? »

Il répondit d'un furieux secouement de tête. Son corps se tournant de tout côté tandis qu'il essayait de se retenir lui-même de parler. Après ce qui sembla une éternité, il faiblit. « James Potter. »

« Où allais-tu à l'école ? »

Une autre lutte, plus furieuse que jamais. Un autre cri de frustration et d'angoisse alors que le venin puisait dans sa magie. « Ne dois pas répondre, peuxpas-peuxpas-peuxpas, si je réponds aux petites questions... » James eut le souffle coupé tandis que ses pensées traversèrent ses lèvres. « Si je réponds aux petites questions, je répondrais aux grosses, ça brûle, oh mon dieu, ça brûle, faites que ça s'arrête, faites que ça s'arrête ! Poudlard... » Les derniers mots furent presque pleurés, et Lily sentit son cœur se déchirer.

« Laissez-le ! » Le cri de Lily fit taire Voldemort. Il se tourna et marcha jusqu'à Lily.

Voldemort courba sa lèvre, saisissant sa mâchoire entre ses doigts griffants. Il amena son visage furieux plus près du sien, tellement proche qu'elle pu sentir son souffle fétide sur sa joue.

« Tout ce que je veux savoir c'est pourquoi. Pourquoi donnerais-tu ta vie pour cette saleté ? »

« Vous ne comprendrez jamais le pouvoir de l'amitié. » Ou de l'amour.

« Oh, mais je le comprends. Je sais comment cela tourne souvent en jugements et procès. J'ai été le témoin de sa cassure à cause du passage du temps, du fardeau de la jalousie, de la peste de l'indifférence. Elle fleurit durant un court temps, et seulement quand cela nous convient. Mais à la fin, quand la vie n'est plus aussi insouciante, elle, sans exception….se fane. »

« Alors vous n'avez jamais connu la véritable amitié. »


Trois personnes se cachèrent derrière la dernière rangée d'arbre devant la large demeure. La maison -si l'on pouvait appeler ça comme ça- était énorme, ancienne, et terriblement imposante face au ciel sombre.

Remus serra sa robe contre lui, essayant de lutter contre le froid, avant de continuer son explication. « ...Et c'est ce que nous ferons. »

Rogue le regarda avant de renifler. « C'est incensé. Est-ce que le froid a alterné ton cerveau ? Ou c'est le mieux que l'Ordre peut s'offrir?"

Sirius affichait un air de contemplation sur ses beaux traits. Ses sourcils se froncèrent, et il dit lentement, « Ca pourrait fonctionner... »

Rogue se recula de surprise. « Je n'ai pas trahit Lord Voldemort pour gaspiller ma vie avec un plan idiot ! »

"La ferme! Pense-y. Les Mangemorts ne sont pas connus pour être les plus brillants. Si nous pouvons réellement les convaincre que nous somme des centaines d'hommes à les attendre derrière ses portes, alors ils paniqueront, et ils voudront s'enfuir. Durant le chaos, nous attraperons James et Lily et nous nous enfuirons. Tout ce dont nous avons besoin, ce sont des robes de Mangemorts. »

Rogue passa furieusement sa main sur son visage, les yeux furieux. « Stupide ! Et si ça ne fonctionnait pas ? »

« Ca fonctionnera. »


Voldemort émit un rire aigu, une lumière malicieuse grandissant dans ses yeux rouges. « L'amitié tu dis ? Qu'est-ce que tu en dis Potter ? Est-ce que tu considère cette Sang-de-Bourbe comme une amie ? »

Il se tourna vers James, tournant à moitié le dos à Lily. « Sérieusement Potter, dis moi. Que ressens-tu pour cette sorcière ? »

Lily toucha des doigts la baguette qui était dans sa robe. C'était une occasion parfaite ! Son attention était détournée. Cependant, elle se découvrit hésitante, se demandant à moitié quelle serait la réponse. Elle savait que c'était mal de vouloir savoir ses sentiments alors qu'il était dans un état vulnérable, mais pourtant sa foutue nature humaine continua à vouloir savoir.

James se tortilla, tandis que la réponse essayait de se forcer un chemin à travers ses lèvres. Il se mordit encore, le sang coulant sur sa joue et dans le creux de son cou.

« Potter, je t'ai posé une question. Que ressens-tu pour cette infecte créature ? »

L'émotion était si forte, si féroce, qu'il était difficile de l'empêcher de surgir. Le Veritaserum palpitait plus intensément dans ses veines, ramenant sa détermination au silence.

La douleur doubla, tripla, quadrupla, et James cru qu'il devenait fou. Finalement, il vient, un chuchotement brisé.

« ...Je l'aime. »

« Qu'y a-t-il Potter ? »

« Je l'aime ! »

« Pardon ?? Redis-le-moi encore, qu'est-ce que tu ressens pour cette Sang-de-Bourbe ? »

« JE L'AIME ! »


Allez, racontez-moi tout, quelles nouvelles depuis tout ce temps??^^