QUESHUA
(part
21)
NdA : comme me l'a fait très justement remarqué Andromède, il y a une grave incohérence temporelle. Je suis partie du principe que la guerre du Sanctuaire, Asgard, Posi et Hadès avaient été quasi instantanés. Si c'est vrai pour chaque guerre elle-même (12h au sanctuaire, 24 pour asgard, 12 pour Posi, à la louche 2 j pour Hadès), j'ai oublié qu'entre tout ca, il a bien fallut : que tout le monde se soigne, que le sanctuaire soit un poil réparé, que les dieux eux même décident a pile ou face QUI allait ennuyer Athéna ensuite etc… Sans compter que la réparation finale du Sanctuaire n'a pas été immédiate non plus, loin de là, qu'il a fallut un certain temps à nos zozos pour se remettre de leur mort et de leur résurrection etc…
Donc, oui, il n'est pas cohérent que les bronzes aient le même âge maintenant dans l'histoire qu'au début du manga.
Donc, a la louche, Shun à 15, presque 16 ans, Seiya et les deux autres, quasi 17, ikki, presque 18, la majorité des ors environ 23, Saga et Kannon, 31 etc….
Je prendrais le temps de relire les précédents chapitres et de modifier les dates correctement (un jour, quand je pourrais, une fois que les fanzines pour japan expo et mon cosplay seront finit T_T bouhouhou, je veux des journées de 72h, hors temps de sommeil)
NdA bis : oui, la partie uniquement centrée sur les ors se termine. Mais flute, c'est quand même eux les héros quand même ! Et on les voyait presque plus XD
***
Le voyage était long.
Très long.
Plus long que le chevalier de la
Balance aurait pu l'imaginer.
Certes, le train jusqu'au Tibet puis
la marche à pied l'avait rallongé d'autant.
Après tout, il
aurait pu se téléporter à destination, Hyoga jeté sur son épaule.
Mais la téléportation n'avait
jamais aidé personne à réfléchir et à mettre les choses en
perspectives.
Le temps, la dépense physique, la réflexion et la
discussion beaucoup plus.
Tout au moins quand on avait en face de soit un être humain et pas une porte de prison vue de l'intérieur.
Dohko soupira encore.
Il avait longuement parlé avec le Cygne.
Il avait tenté de lui faire prendre conscience de l'irrationalité de son point de vue.
Le jeune bronze avait commencé par ne pas répondre, puis avait continué en ce montrant de plus en plus agressif avec lui.
Finalement, après une heure à
parler dans le vide, Dohko avait enfin eut une réaction pour la
soirée.
Seulement, elle n'était non seulement pas ce qu'il
espérait, mais en plus, elle lui avait fait mal.
Très mal.
"- Moi au moins, je n'essaye pas de violer mes amis quand ils ne sont pas d'accord avec moi !"
Ca avait tapé là où ça saignait encore.
Et la balance avait du accepter l'agression.
Oui, s'occuper du Cygne était une façon facile pour lui de repousser ses propres angoisses et de ne pas faire sa propre introspection.
A présent silencieux devant le feu de bois qu'ils partageaient, les deux hommes mangeaient machinalement les poissons péchés par le chevalier d'or avant que le soleil ne se couche.
Hyoga finit son repas puis s'éloigna un peu pour enterrer les restes.
Sans un mot, il revint se rouler dans sa couverture et tourner le dos au foyer.
Il aurait du s'excuser, il le savait.
Il n'aurait jamais du parler comme il l'avait fait au vieux maitre.
Le chevalier d'or essayait de
l'aider, il le savait. Mais…Il se sentait tellement mal à l'aise.
Tellement effrayé aussi.
Son maitre avait finit par succomber aux
charmes pervers du scorpion, Shun s'était jeté à sa tête avant de
l'oublier aussitôt pour se consoler avec un Juge.
Le cœur du Cygne se serra.
Malgré sa colère contre Shun, l'amitié qu'il y avait avant entre eux lui manquait énormément.
Il adorait le petit chevalier de bronze si doux et si timide, même si, depuis quelques temps, il le reconnaissait de moins en moins.
Shun lui semblait avoir veillait de
plusieurs années en quelques semaines.
Ca avait commencé après
leur retour des Enfers et le changement n'avait cessé de s'accélérer
depuis.
Des fois, il avait l'impression que Shun n'avait pas quinze, mais vingt cinq ans.
Peut-être même plus.
Il retrouvait dans le calme et la sagesse de Shun celui de Shion.
Comme si…C'était inné chez les popes.
Encore une chose qui lui oppressait le cœur.
Shun, pope.
C'était….Impossible.
Andromède était trop gentil, trop
doux pour être pope.
il ne pourrait jamais prendre de décision
drastique s'il le fallait n'est ce pas ?
Les seules décisions implacables qu'il était capable de prendre se finissaient en général par son mauvais été de santé. Il n'y avait qu'à voir dans quel état il avait finit lorsqu'il l'avait réchauffé de son cosmos dans la maison de la Balance, comme il avait pu sans réfléchir forcer son corps a s'auto étrangler pour laisser à Ikki la possibilité de le tuer pour les épargner tous lorsqu'Hadès avait prit son corps...Et combien d'autre encore…
Déesse, Shun arrivait à peine à s'occuper de lui ! Comment pourrait-il s'occuper du Sanctuaire ! Et puis, il fallait être un ancien chevalier d'or pour être pope. Comment un Or pourrait-il respecter un ancien bronze monté en graine. Quand bien même ce chevalier de bronze était parvenu à dépasser la puissance d'un Or ! Mais c'était pour le principe quoi…
Les ors leur avaient bien fait comprendre qu'ils n'apprécieraient plus qu'on les rabaisse.
Seiya en avait fait suffisamment les frais dans l'arène.
Le Jeune Cygne soupira.
Tout ça
était si compliqué.
Il se sentait tellement perdu.
Il aurait voulu en parler à son maitre, mais son maitre l'avait chassé. Tout ca à cause de Milo et…
Une boula monta soudain dans la gorge
du jeune bronze.
Son maitre l'avait renié.
Il l'avait chassé !!!
Il prenait soudain conscience de ce qu'avait fait Camus.
Il ne le considérait plus comme son élève….Comme….son fils…
Camus était mort de sa main pour lui permettre de grandir.
Il lui avait donné sa vie et lui,
imbécile sans cervelle, avait balayé l'offrande de son maitre, de
son père adoptif, juste parce que…. Parce que quoi en fait ?
Parce
que son maitre était plus qu'ami avec un autre homme ?
Un lourd frisson parcouru l'échine
de l'adolescent.
La détresse mêlée à la peur et à la colère,
il se recroquevilla plus étroitement sous sa couverture.
Ce n'était pas bien ce que son maitre faisait avec le Scorpion. Son maitre le lui avait dit lui-même !
Il avait vu la peur de son maitre quand il faisait des cauchemars quand il était encore petit.
Il l'avait vu se réveiller en sursaut, un cri au fond de la gorge.
Il avait dormit nombre de fois avec lui après des cauchemars.
Il savait que son maitre ne se
rendormait pas, incapable de repousser la cause de ses cauchemars,
incapable d'en parler et surtout, incapable de se souvenir
vraiment.
C'était probablement ce qui lui faisait le plus peur.
Sans qu'il ai jamais su pourquoi, petit à petit, les cauchemars s'étaient estompés, et finalement, le Verseau avait arrêté de prendre le petit garçon comme peluche.
Ca avait marqué Hyoga.
Il avait bien aimé dormir avec celui qu'il appelait son papa quand le chevalier d'or ne pouvait pas l'entendre.
Il devait avoir…onze ans… Quand
son maitre s'était calmé.
C'était….presque deux ans après la
disparition d'Isaak.
Quand il y pensait d'ailleurs…
Les
cauchemars avaient coïncidé avec la disparition de son grand frère
d'adoption.
Hyoga repoussa les larmes qui menaçaient de rouler sur ses joues.
C'était sa faute.
Il en était sur…
Comme il se souvenait très bien des balbutiements somnambules de son maitre qui repoussait "le maitre scorpion" dans son sommeil et qui suppliait de ne pas faire de mal à "Yohann".
Le Cygne se redressa soudain.
Il ne se souvenait plus de ces détails jusque là.
Il ne savait pas….d'où ca venait…
Il se tourna vers la forme prostrée de la Balance qui jouait machinalement avec une branche qu'il poussait dans le feu mourant.
"- Vieux maitre… Qui est…"Yohann" ?
Le Chevalier de la Balance sursauta.
Un long moment, il resta sans voix.
Comment ce gamin connaissait-il ce nom ? Où diable l'avait-il entendu ?
Il se secoua.
Lentement, il posa la branche dans les braises.
Il ne lui fallut guère de temps pour s'enflammer et jeter quelques lueurs rouges autours d'elle avant qu'elles ne meurent comme les autres, laissant à la lune imparfaite le soin d'éclairer les deux hommes.
"- Où…As-tu entendu ce nom ?"
Hyoga resserra sa couverture autour de lui, mal à l'aise.
"- Je…je crois que c'est mon maitre…Qui a du m'en parler."
Dohko fronça les sourcils.
Oui…C'était logique…même si….Camus avait été si jeune à l'époque, comment pouvait-il se souvenir de son prédécesseur ?
"- Vieux maitre ?"
"- Pardon…Yohann…Etait…le prédécesseur de ton maitre."
"- L'ancien Verseau ? Je croyais…"
"- Pas l'ancien verseau non…l'ancien apprenti du précédent verseau….Ton maitre….Ton maitre avait été pressentit pour une armure d'argent à la base. Celle de l'Autel pour être exact. L'armure que portait le maitre de Shion." Un pâle sourire monta aux lèvres de Dohko. Harukei avait été un vieux bonhomme obstiné mais Shion l'avait adoré. "Quand…il est mort…Camus était avec son maitre depuis…moins d'un an. Lorsqu'il a…trouvé le corps de Yohann…Il a atteint le septième sens." La balance grimaça." Ce qui l'a qualifié pour l'armure d'Or."
Il n'aimait pas penser à ça. Personne n'avait vraiment su ce qui c'était passé même si nombreux avaient été ceux qui avaient des suspicions. Après…la mort de Yohann, un certain chevalier retraité avait été trouvé mort dans son sommeil. Nombreux avaient été les ors qui avaient voulu qu'une recherche soit ouverte mais Shion avait refusé catégoriquement, arguant qu'il n'y avait pas matière à enquêter. Lui savait ce qui c'était passé et c'était suffisant.
Les autres n'avaient pas à savoir.
Cette simple réponse avait suffit aux chevaliers d'or et à tout le Sanctuaire pour comprendre le message.
L'ancien chevalier du Scorpion était
mort, probablement de la main de son successeur. Dohko n'avait pas
eut de peine à faire une adition simple.
Il n'était pas le seul
à avoir connaissance des gouts douteux du vieux Scorpion.
Le vieillard avait poussé trop loin ses jeux avec l'apprenti du Verseau, l'avait tué, et en avait été punit.
Le Maitre de Camus n'avait plus jamais été le même après ca.
Il n'avait jamais accepté de croire que son vieux camarade et compagnon pouvait vouloir du mal à son élève, quand bien même Yohann le suppliait de le croire.
Dohko se secoua.
Il n'aimait vraiment pas y repenser.
"- Quand ton maitre t'en a-t-il parlé ?"
Le Cygne hésita encore.
"- Dans…ses cauchemars…"
Le sang de Dohko se glaça dans ses veines.
Camus avait eut à peine quatre ans quand Yohann était mort. L'ancien scorpion n'avait quand même pas…
"- Il suppliait "Maitre scorpion" de ne pas faire plus de mal à Yohann. Ca a commencé après…La disparition d'Isaak…Il a arrêté de faire ces cauchemars petit à petit…environ un an plus tard.
Tout le sang fut drainé du visage de la Balance.
"- Ho déesse."
Camus était trop jeune pour s'en souvenir de façon consciente, mais il avait du assister aux agressions subies par son prédécesseur, peut-être même à son meurtre. Et dans ses cauchemars où il n'était plus qu'un tout petit, il avait transmit sa terreur et son angoisse à un Hyoga enfant, incapable de comprendre ce que son propre maitre ne pouvait dominer.
Par réaction, il rejetait sur Milo la propre terreur de son maitre pour l'ancien Scorpion.
Déesse…
Pauvre Hyoga.
Sans
réfléchir, Dohko quitta sa place pour venir passer un bras autour
des épaules du jeune chevalier.
Rigide, le Cygne se laissa faire.
"- Je crois qu'il faut qu'on discute..Que je t'explique exactement ce qui c'est passé…
Et en rentrant, il faudrait qu'il en
discute ensuite avec Camus. Ou pas…Ca risquerait de causer des
dommages irrémédiables à sa relation avec Milo…A moins que les
souvenirs refoulés ne finissent par remonter et….
Ce n'était
pas la question pour l'instant.
Il fallait qu'il s'occupe avant toute chose de l'adolescent qui tremblait contre lui, troublé et inquiet, prenant enfin conscience du rejet de son maitre.
***
Mei trottinait tranquillement des Arènes à la quatrième maison du Zodiaque.
Le soleil n'était pas encore levé
mais l'adolescent, lui, l'était bien.
Et qui plus est, bien
réveillé.
En clair, il ne s'était pas couché de la nuit.
Son maitre allait encore le gronder mais ce n'était pas grave.
Il avait à la main de quoi apaiser les grondements colériques de son maitre aussi efficacement qu'Aphrodite pouvait le faire gémir de plaisir. (Il avait vu de première main et bon sang ce que ca lui avait donné chaud)
Son paquet de chaussons aux pommes à la main, il salua au passage un Mu déjà debout suivit par un Saga ronchon puis un Shaka digne d'un lapin myxomatosé avec son visage pale et ses yeux rouges, avant d'entrer dans le temple du Cancer.
Il se faufila sur la pointe des pieds dans l'appartement du maitre des lieux, entrouvrit la porte de la chambre pour s'assurer de la présence de DeathMask et de son poisson rouge (encore appelé goldfish en anglais) puis mit de l'eau à chauffer pour le thé et le café.
Lorsque les bonnes odeurs de nourriture commencèrent à faire bouger les deux occupants du lit dans la chambre, Mei posa le petit déjeuner sur un plateau, envoya ses chaussures claquer contre le mur, puis monta sur le lit pour s'installer de l'autre coté de son maitre, sous la couette.
Sans se soucier une seule seconde de la nudité manifeste des deux chevaliers d'or, de l'odeur de musc de la chambre ou des vêtements jetés en tout sens, l'adolescent poussa un peu du cul son maitre pour faire son trou.
"- Salut vous deux."
"- Bonjour Mei." Salua Aphrodite avant de s'étirer langoureusement sans s'occuper plus que ca de son manque de vêtements révélé par le drap qui glissait sur sa peau nue.
L'adolescent se rinça l'œil sans le moindre complexe jusqu'à ce que son maitre prenne son bol de café de ses mains et lui colle une petite claque sur la nuque.
"- A moi." Gronda-t-il en tirant le drap sur les reins d'Aphrodite qui gloussa.
Un immense sourire au visage, Mei tendit son thé au Poisson.
"- Il est marrant le matin hein ?"
"- Il était comme ca aussi en Sicile ?"
"- Aussi ronchon ? Non, moins. C'est parce que tu es là qu'il ronchonne."
"- Je peux m'en aller si je vous gène." Bouda le Cancer.
Il était certes bien content d'avoir son petit déjeuner au lit avec son poisson, il appréciait certes la présence de son élève au Sanctuaire, mais il n'appréciait que fort peu de ne pas avoir eut droit à son câlin du matin pour se réveiller.
Et un crabe mal réveillé le matin, c'était un crabe ronchon toute la journée.
Mei avala les dernières gouttes de son café, engloutit sa tartine, se pencha sur son maitre pour déposer une bise sur la joue d'Aphrodite puis une bourrade affectueuse à son maitre et quitta le lit.
"- Si tu partais, ce serait Aphrodite qui se désolerait comme une salade sans eau." Rit l'adolescent. "Et vous devriez aérer, ca pue ici."
DM lui lança un oreiller qui rata d'un cheval l'adolescent qui s'enfuyait en riant.
Aphrodite finit son thé pour revenir poser sa joue sur le torse de son amant. D'une main leste, il lui caressait le ventre en de douces arabesques, prenant plaisir à voir les muscles de son amant se contracter sous ses doigts agiles.
"- Que fait-on aujourd'hui ?" Hasarda le Poisson.
Le Cancer eut un sourire de fauve.
Les préoccupations du Sanctuaire lui
passaient de plus en plus loin au dessus de la tête.
Ho, il
appréciait comme jamais de passer du temps avec ses frères,
mais…son caractère ne le portait pas aux épanchements et à la
mesure.
Son caractère le portait à l'obsession et à la
possessivité.
Et Aphrodite était plus qu'heureux d'être l'objet
de toute l'obsession et de toute la possessivité du Cancer.
"- Qu'est ce qui te ferait plaisir ?"
Parce qu'entre autre obsession, l'une de celle de crabe était de toujours faire plaisir à son poisson.
Aphrodite laissa ses doigts dériver de plus en plus largement sur le ventre du crabe jusqu'à effleurer par instant la virilité fort peu ensommeillée de son amant.
Sans vraiment faire attention, tant il était à sa réflexion, il libera le bas ventre de DeathMask du drap pour la révéler au jour et se pencha sur lui pour l'effleurer du bout des lèvres.
L'italien ronronna doucement tout en passant un bras autours des épaules d'Aphrodite pour lui caresser le dos.
Le poisson frémit sous la caresse.
Un petit sourire lui monta aux
lèvres.
Sans paraître se concentrer davantage sur l'érection
enthousiaste de son amant, il donna un petit coup de langue dessus
comme il aurait pu le faire avant un sucre d'orge.
"- Je ne sais pas…Ca fait longtemps que nous ne sommes pas sortit tous les deux…."
Il donna un autre petit coup de langue avant de prendre le membre turgescent entre ses lèvres et le sucer distraitement une fois ou deux avant de le lâcher.
"- J'ai bien envie d'aller en boite de nuit…Dans le quartier rouge…Qu'en penses-tu ?"
L'érection de l'italien se raidit.
Il y avait bien des mois qu'Aphrodite n'avait pas joués à ce jeu là avec lui.
Et s'il le faisait…Sans doute son poisson sentait-il ses pulsions destructrices remonter lentement à la surface, affleurer à son esprit pervers et sadique au point que leurs frères pourraient sans doute les voir…
"- Tu es sur de toi ?"
"- J'ai fait le nécessaire…"
Ho, il n'en doutait pas le petit
crabe.
Son poisson avait du aller parler au pope.
Si DM ne tuait plus sans raison, le besoin était encore là. Et en période de paix….
"- Et ??? Où irons-nous ?" Souffla le Cancer, haletant.
"- Amérique du Sud….Colombie…" Ronronna Aphrodite avant de le reprendre encore dans sa bouche pour le titiller une fois de plus.
"- La nuit est encore jeune là bas.
"- N'est ce pas…"
"- Et….Y a-t-il quelqu'un en particulier ?"
Le sourire tendre du poisson se fit soudain carnassier.
"- Bien sur…"
Le Cancer feula doucement.
Aphrodite
le lâcha pour quitter le lit.
Lentement, il s'éloigna du lit pour aller chercher l'épais paquet qu'il avait apporté avec lui la nuit précédente.
Il en sortit une tenue des plus émoustillantes pour lui et un costume strict pour son compagnon.
Avec un sourire, il prit ses
vêtements pour aller se préparer dans la salle de bain.
Quand il
en ressortit, vêtu d'un pantalon de cuir blanc moulant fermé sur
les cotés par des liens en soie allant de ses hanches à ses
chevilles et d'une chemise de soie blanche ouvert presque jusqu'au
nombril, DeathMask prit de longues minutes pour se repaitre de la vue
divine de son amant.
Enfin, il quitta lui aussi le lit pour se laver et s'habiller
Lui serait en gris.
Ca se fondrait mieux dans la nuit…
Un sourire sadique au visage, le Cancer vint prendre son amant dans ses bras.
Il l'embrassa rudement avant de se concentrer pour se téléporter à destination.
Dans les quartiers chauds de Bogota, aveugle aux têtes qu'il faisait tourner à se déplacer seul, habillé de blanc et vivant appel à l'agression, Aphrodite s'éloignait de son amant.
Ho, DM n'était pas loin, juste une dizaine de mètres derrière lui.
Juste une fraction de seconde pour un chevalier d'or.
Juste ce qu'il fallait pour voir son amant appâter les victimes de chevalier du Cancer puis les lui livrer sur un plateau pour assouvir sa faim de meurtre et de sang.
Le premier parut, un proxénète ou un dealer, peu importait.
Gonflé de sa propre importance, de ses drogues et de son argent gagné à la sueur du front des filles qu'il forçait à se vendre, le type attrapa rudement Aphrodite par le bras et le poussa dans une ruelle.
Formes pathétique dans les ombres, quelques crèves la faim se terrèrent plus profondément sous leurs carton et leur misère pour ne pas voir ce qu'ils voyaient chaque jour.
Un viol de plus, un meurtre de plus…Rien que de très ordinaire ici où la police et le droit n'avaient depuis longtemps plus droit de citer.
La peur du gendarme était morte depuis longtemps, les forces de l'ordre corrompus et les cartels tout puissants…
Le type n'avait pas peur…
Lorsqu'il glissa ses mains sans
douceur dans la chemise d'Aphrodite, il ne comprit pas son sourire
méprisant.
Lorsque ses entrailles coulèrent de son ventre ouvert
sur ses pieds, il resta à les fixer bêtement avant de
s'agenouiller.
Toute douleur anesthésiée sous l'incompréhension,
il se pencha pour chercher à remettre ses intérieurs à leur place.
Près de lui, son pantalon et sa
chemise tachés de rouge, Aphrodite se pendit au bras de son
amant.
Le chevalier du Cancer alla pour nettoyer de la langue sa
main couverte de sang mais son poisson l'en empêcha.
Qui savait
où ce type avait été trainé et quelle maladie il pouvait avoir.
Les deux hommes restèrent immobiles dans la ruelle sans prêter une seule seconde attention aux miséreux qui grinçaient de joie à voir l'un de leurs tourmenteurs mourir lentement à mesure que son sang coulait de son ventre ouvert.
Lorsqu'enfin, le proxénète ne fut plus que forme fumante immobile sur le sang, Le poisson poussa son amant vers lui.
"- Amuse toi va…"
Heureux comme un chiot devant une balle neuve, le Cancer se fit un plaisir absolu de transformer la dépouille en remugle déchiquetés.
Ils étaient trop près du centre
ville pour qu'Aphrodite le laisse jouer avec une victime vivante…Ses
cris de douleur auraient finit par attirer l'attention.
Même ici.
Même avec cette police là.
Finalement satisfait, le cancer alla arracher une canalisation d'eau d'un mur pour se rincer et permettre à son amant de se nettoyer aussi.
Ce n'était guère que leur première
chasse de la nuit.
Unis dans leur sadisme assassin autant que par
leur amour, les deux amants retournèrent sur le boulevard.
Il ne fallut guère de temps avant qu'une nouvelle proie ne se montre.
Avant le matin, l'un comme l'autre seraient couverts de sang et se délecteraient de faire l'amour sur le cadavre de leur dernière victime.
***
C'est un Saga ronchon et fatigué qui suivait son compagnon du troisième au premier Temple.
Ils croisèrent Mei en descendant puis s'enfermèrent dans le petit appartement du Bélier.
Le poil gris et l'œil rouge, Saga boudait.
Il s'était réveillé le premier, avant son amant et avant son alter-ego.
Heureux comme un gosse qui vient de tomber sur la réserve de confiture, il avant longuement cajolé Mu jusqu'au réveil.
Avec un soupir mi résigné, si amusé, le bélier l'avait attrapé par les cheveux pour le repousser gentiment.
Gris-chan était toujours
particulièrement amoureux au matin.
Bien plus que Mu ne pouvait
en supporter après les ébats enthousiastes de la nuit.
"- Mais je t'aime." Protesta Saga, une petite larme au coin des yeux.
Mu secoua la tête, amusé et attendrit.
Comment avaient-ils pu avoir peur de ce grand corniaud ? Franchement ?
Avec tendresse, il le poussa dans le canapé et s'assit sur ses genoux.
Plus le temps passait et plus il
s'habituait à la présence de la contrepartie de son
amant.
D'ailleurs, il soupçonnait forcement bleu-chan de laisser
le champ libre à son alter-ego pour leurs permettre à tous deux de
faire correctement connaissance.
Après tout, puisqu'ils étaient
deux dans un seul corps et que Mu devait supporter la présence de
Gris-chan aussi bien que ses étreintes, il fallait au minimum qu'ils
s'entendent bien et puis…
Saga voulait tellement que Mu l'aime
tout entier pour ce qu'il était…
"- Je t'aime aussi, Gris. Mais ça n'a rien à voir. J'ai encore les reins douloureux de cette nuit et Saga ne me laisse que bien rarement dessus."
C'était un challenge.
Saga fixa longuement son amant, un peu choqué.
Il lui proposait de…
Aussi psychotique soit Gris-chan, il se sentit rosir.
De tous les amants et maitresses qu'il avait pu avoir avec le temps pendant qu'il était pope, jamais il n'avait permit a qui que ce soit de le prendre.
L'idée même que quelqu'un s'en prenne à sa virilité le faisait se hérisser comme un porc-épic devant un chien sauvage.
Mu lui caressa le torse du bout des doigts, cajoleur comme un doudou.
"- Tu sais que je t'aime beaucoup après tout….Mais aussi chevalier d'or que je sois, j'ai mes limites physiques aussi."
Le petit mouton rougit doucement.
Il attrapa le bout libre de ses cheveux et en caressa la gorge de son amant.
"- Tu ne voudrais pas me faire de mal après tout…."
Intérieurement, le petit agneau
était mortifié.
Non mais qu'est ce qui lui prenait ?
Ce ne se faisait pas de jouer les
charmeurs comme ca ? Et encore moins pour extorquer quelque chose
comme ça à son compagnon ! Même si dans l'absolu, Gris-chan
n'était pas son compagnon. C'était bleu-chan son amant. Pas
l'autre.
Mais leur relation et leur lien étant ce qu'il était….
Mu se sentit haleter doucement.
Il
avait tellement envie…Tellement besoin que gris-chan se soumette à
lui.
Il avait besoin qu'il s'abandonne à lui pour accepter de s'offrir aussi complètement à saga gris qu'il se donnait au bleu.
Sans ça, il ne pourrait jamais…se sentir bien avec lui…
Il y aurait toujours une barrière entre eux, une distance que gris-chan ne pourrait jamais franchir.
Mu ne supporterait pas d'être un
simple numéro sur un tableau de chasse.
Et malgré les paroles de
gris-chan, il lui fallait une preuve qu'il avait autant besoin de
lui, que le bleu.
Gris chan serra très fort contre lui
le petit agneau.
Dès fois, le gémeau se sentait perdu.
Une partie de lui avait envie de jeter Mu sur le divan, de déchirer ses vêtements et de le faire sien avec violence, de le forcer a se soumettre à lui comme il l'avait fait avec un de ses frères quand il était pope, pendant que le reste de sa personne était horrifié des envies de violences que le besoin presque physique qu'il ressentait pour Mu faisait bouillir dans ses veines.
Une partie de lui reconnaissait ce besoin pour ce qu'il était, de l'amour. Un amour total et absolu, passionné et destructeur comme peut-être seuls Aphrodite et DeathMask pouvaient le concevoir. L'autre partie de lui avait peur de ce besoin et le repoussait, voulait le remplacer par une simple attirance physique que l'assouvissement physique endormirait.
Mais ce n'était jamais assez.
Ca
ne fonctionnait jamais.
Bleu chan aimait passionnément
Mu.
Gris chan aurait tué pour lui.
Et l'un comme l'autre de seraient perdu dans ce désir sans espoir d'en émerger un jour.
"- Saga…" souffla doucement Mu en lui caressant la joue.
Il n'aimait pas l'air de petit garçon perdu qu'il voyait sur le visage de son amant.
"-….Mu….Si…j'accepte….Tu…ne me verras pas comme….inférieur…N'est ce pas ?" Osa murmurer Gris-chan, timide comme un enfant.
Le sourire de Mu se fit tendre comme une fraise de fin d'été.
Qu'il aimait voir cette partie de son
amant dépendre de lui.
Qu'il aimait voir l'autre fort et viril…
Qu'il les aimait tous les deux…
"- Comment pourrais-je te voir inférieur parce que tu oses te donner à moi ?"
Gris chan se détendit un peu, toujours inquiet.
"- Ca fait mal ?"
Cette fois, Mu éclata de rire.
Comment pouvait-il lui poser cette question entre toutes ?
Charmé, il l'embrassa fougueusement avant de l'entrainer vers la chambre.
Jamais il ne pourrait lui faire de mal.
A moins qu'il ne lui demande, réalisa le petit agneau les joues roses, à mesures que des idées de plus en plus baroques éclataient sous son petit crane laineux.
***
Bien des étages plus haut, l'ambiance était très loin d'être aussi réjouie.
Sur son canapé, roulé en boule entre Ikki et Shun, Shaka tentait difficilement de reprendre un minimum son calme.
Ho, certes, il avait passé une partie de la nuit roulé en boule dans les bras de Mu et Saga mais ce n'était pas la même chose.
Son gémeau lui manquait tellement qu'il se sentait petit à petit s'écrouler de l'intérieur.
Disparu son calme légendaire.
Disparu
son équilibre parfait.
Envolé le mépris cinglant qu'il savait si bien afficher.
Ne restait qu'un petit garçon timide et malheureux qui se languissait désespérément de son compagnon.
Lorsqu'il y réfléchissait, Shaka en
était horrifié.
Comment lui, le digne chevalier de la vierge,
putain de son propre chef et sadique raffiné à ses heures avait il
pu devenir….ca…
Sa faiblesse le dégoutait.
Il aurait du l'éliminer, s'en débarrasser.
Se détourner définitivement de cette déficience qui le laissait plus fragile qu'un chaton nouveau né.
Pourtant, il en était incapable.
Dès que l'idée de chasser Kanon de sa vie se faisait jour dans son esprit, il ne voyait plus que son visage à la fois viril et doux, ses mains calleuses mais pourtant si douces lorsqu'elles glissaient sur sa peau, sa voix grave et basse qui résonnait dans sa poitrine lorsqu'il lui faisait l'amour et lui murmurait des mots tendres.
Un petit sanglot lui échappa.
Il était pitoyable.
Désolés, Shun et Ikki s'entre regardèrent un instant sans savoir quoi faire.
Devant son incapacité à soulager la vierge de son désespoir grandissant, le phénix avait finit par appeler son frère au secours.
Il n'était pas à l'aise avec la langueur du chevalier d'or. Il comprenait, certes. Mais il ne savait pas quoi faire pour le soulagé.
Guère plus capable, Shun se
contentait de cajoler la Vierge en lui répétant que Kannon ne
tarderait plus.
Ca devait être vrai en plus.
Il était partit depuis des jours à présent.
Il reviendrait bientôt.
Ils savaient déjà qu'il était en
pleine forme. C'était déjà ca.
Maintenant, il fallait juste
qu'il revienne.
Avec Isaak si possible, mais même s'il revenait
seul, il fallait qu'il revienne. Et vite.
Shaka se rencogna un peu plus contre ses deux petits frères.
Ils étaient gentils tous les deux à s'occuper de lui comme ils le faisaient.
Il savait bien qu'il devait être
insupportable à passer la moitié de son temps à pleurer, l'autre à
soupirer et la troisième à répéter encore et encore à quel point
son Kanon était merveilleux.
Et qu'importait que cela fasse trois
demis ! Il était malheureux et l'arithmétique ne serait pas ce qui
le soulagerait.
Déprimé au possible, il soupira
encore.
Quand donc allait-il enfin revenir et…
La vierge se redressa soudain.
Sa tension passa soudain à 32/17. Sans attendre, il se sortit de l'étreinte tendre de ses deux petits frères pour bondir sur ses pieds.
Sans se soucier d'être pieds nus, il sortit de son temple en trombe pour dévaler les escaliers jusqu'aux portes du Sanctuaire.
Sans réfléchir, il se jeta au cou de Kanon et y resta pendu, le nez enfouit dans les cheveux de son amant.
Un rien timide et une expression de tendre stupéfaction heureuse aux lèvres, Kanon le serra très fort contre lui.
"- Tu m'as manqué." Murmura doucement la Vierge avant d'effleurer sa gorge de ses lèvres.
"- Toi aussi." Souffla Kanon, les yeux clos.
Isaak passa d'un pied sur l'autre, mal à l'aise.
Il n'était jamais venu au Sanctuaire lui et…
"- Ho ! Bonjour !"
L'adolescent borgne sursauta.
"- Heu…bonjour…Shun…C'est ca ?"
"- Oui. Bienvenue au Sanctuaire."
"- Salut." Grogna Ikki, toujours aussi polit face à un nouveau venu.
Lui qui n'aimait pas les gens se désespérait chaque jour un peu plus de voir le Sanctuaire transformé en hall de gare. Entre les or, les spectres, un banquier, des architectes, maintenant un marinas…Il ne manquait plus qu'une télé réalité pendant laquelle des humains seraient envoyé au sanctuaire pour des semaines et où, à coup d'épreuves grotesques, on les éliminerait un par un pour garder le plus séduisant, stupide, masochiste, idiot, fort, et ils pourraient dire que le Sanctuaire serait devenu un cirque ! Enfin, tant que personne ne se mettait à chanter…
Shun lui balança un petit coup de coude dans l'estomac, lui arrachant un grognement.
Son frère pouvait être une brute quand il voulait. Et fourbe en plus avec son grand sourire tendre et doux là…
Isaak détailla les deux chevaliers de bronze avec un rien de suspicion.
Il les avait tué, ses frères et lui après tout et…bref. Reflexe quoi.
Shun offrit gentiment sa main au jeune marinas qui la prit sans réfléchir.
"- Viens, je vais te faire visiter et dans la foulée, on va monter à la maison de ton maitre. Tu es déjà venu ?"
Surprit de trouver sa main dans celle de l'adolescent, Isaak battit stupidement des paupières.
"- Heu….non…Jamais…Mais maitre Camus m'en avait parlé quand j'étais tout petit…Avant que Hyoga n'arrive. D'ailleurs…."
Le sourire de Shun se flétrit un peu.
"- Hyoga est…en mission…En Inde…il devrait revenir d'ici peu."
Vaguement déçut, Isaak haussa les épaules.
"- Ho…et maitre Camus l'a laissé partir ?"
Le malaise de Shun crut encore.
"- et bien…."
Ikki vint au secours de son petit frère.
"- Disons qu'il y a eut une grosse dispute encore Camus et Hyoga…Camus…à finit par chasser Hyoga." Lâcha le Phénix en haussant les épaules.
Il préférait que les choses soient claires dès le début
Isaak eut une crispation nerveuse de la mâchoire.
Hyoga serait-il un jour capable de ne pas faire de bêtise plus grosse que lui ?
S'il lui mettait la main dessus, il allait te me le….
Shun détourna l'attention du jeune marinas.
"- Ne t'en fait pas. Dohko, le chevalier d'or de la balance est avec lui et s'occupe déjà de lui faire rentrer un peu de plomb dans la tête. Il devrait avoir grandit un peu d'ici à son retour. Mais pour l'instant, ce n'est pas l'important…"
Sans attendre, Shun prit la main dans son frère dans la sienne puis entraina les deux hommes derrière lui.
Content comme tout, le jeune bronze se fit un plaisir de livrer une visite presque complète du Sanctuaire à Isaak et lui présenter les chevaliers et gardes qu'ils croisaient.
Ikki se permit même de rougir
furieusement lorsqu'Eaque s'amusa à faire un baisemain au jeune
serviteur de Poséidon.
Mais ce n'était pas la gêne qui l'avait
fait rougir.
Plutôt la colère, la possessivité et la jalousie.
Le Phénix jeta un regard noir au
Garuda qui en eut l'air particulièrement satisfait.
Shun leva les
yeux au ciel.
Les couples !!!
Finalement, ils s'arrêtèrent sur le parvis de la onzième Maison.
Shun abandonna Isaak à Ikki le temps d'aller taper à la porte.
A l'intérieur, Camus dorlotait son scorpion avec plaisir.
Une brosse à la main, il démêlait encore et encore la chevelure déjà brillante de son amant, incapable de s'arrêter. Les petits ronrons et soupirs de bonheur qu'il tirait de la gorge de Milo étaient une joie en eux même et…il ne pensait pas à Hyoga quand il s'occupait de son compagnon.
"- entrez ?"
Shun entra sur la pointe des pieds.
"- Camus ? Milo ? Bonjour…"
"- Bonjour mini futur grand pope !" Ronronna Milo avec un demi sourire moqueur vite remplacé par un gémissement de bien être.
"- Bonjour Shun. Je peux t'aider à quelque chose ?"
Le jeune bronze revit son
approche.
Puisque Camus n'avait visiblement pas sentit la présence
d'Isaak, autant lui faire la surprise.
"- Oui, désolé de t'ennuyer, mais je crois que tu devrais venir. Il y a un problème avec ton toit je crois. Je ne sais pas si tu as vu, mais il y a un trou béant sur la face et une partie des colonnes est en train de s'écrouler.
Immédiatement piqué et inquiet, Camus reposa sa brosse.
"- Quoi?"
Il repoussa doucement son amant et se précipita dehors.
Milo grommela.
"- Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Il a rien son temple !"
Shun se permit un sourire satisfait.
"- Viens voir, tu vas comprendre…"
Ronchon, le Scorpion suivit l'adolescent.
Une soudaine bouffée de pure jalousie s'empara de lui lorsqu'il vit son amant au cou d'un gamin aux cheveux verts.
Shun l'arrêta d'une main sur le bras avant qu'il ne saute à la gorge du nouveau venu.
"- Milo ? Voici Isaak… Tu ne l'avais jamais vu je crois."
Le scorpion se sentit rougir, très gêné que quelqu'un ait surprit sa jalousie maladive.
"- Non…Jamais…"
A la fois content et triste, Milo rejoignit son amant.
Les larmes aux yeux, Isaak se serait comme un enfant contre le torse de son maitre qui pleurait comme une madeleine.
"- Ho mon petit….Je te croyais mort… Je te croyais mort…" répétait Camus, renversé de voir que Isaak était là et bien là, dans ses bras, vivant à défaut d'être intact.
Camus le garda contre lui un long moment avant de le repousser un peu.
"- Isaak… Il faut que je te présente…"
Mal à l'aise, Milo salua le gamin d'un geste.
"- Salut."
"- Isaak, voici Milo, chevalier d'or du scorpion. Milo, Isaak mon premier élève…"
Le jeune marinas salua le chevalier d'or.
"- Isaak…Milo est également mon meilleur ami et…mon compagnon…" Murmura doucement Camus, déjà sur que son jeune élève allait éclater en imprécations de rage, comme Hyoga.
Isaak fronça un instant les sourcils sans comprendre pourquoi son maitre semblait tellement effrayé à l'idée de lui avouer ça. Il était bien content au contraire que son maitre soit heureux avec quelqu'un. Mais ca lui posait un problème.
En bon élève, il s'en ouvrit à son professeur.
"- Maitre Camus…Vous avez été comme une mère pour moi. Kannon, comme un père après que je me sois retrouvé au Sanctuaire sous marin…Si vous êtes en couple avec celui-ci, ca fait de lui quoi ? Mon beau père ? C'est valide ca ?"
Camus resta figé, la bouche
ouverte.
Comment répondre à un truc pareil ?
Milo lui éclata de rire.
Un bras autours des épaules de son amant, il déposa un baiser sur sa gorge.
"- Je l'aime bien lui !
