Rédemption

Chapitre Bonus 4 : Mon frère

POV Alice

Il était tard quand je rejoignais la maison de mes parents. Ces derniers devaient être couchés depuis longtemps et Carlie n'aurait probablement pas du veiller si tard mais pour rien au monde je ne l'aurais envoyée ce coucher.

J'avais du mal à me rappeler la dernière fois que j'avais passé une telle soirée avec mon frère. Une chose était sure, c'était bien avant la naissance de Carlie.

Je souriais aux anges, j'avais retrouvé mon frère et Dieu sait qu'il m'avait manqué durant ces années.

Au fil du temps, il était devenu un étranger. Un étranger pour nous, sa famille, mais aussi pour lui-même et cela avait commencé à la naissance de Carlie … Non, à bien y réfléchir, cela avait commencé dès le départ de Bella.

Elle était partie sans un mot sans une explication bien que nous nous doutions tous des raisons de son départ. En agissant ainsi, elle nous avait à tous brisé le cœur. Car, nous avions perdu une amie, une sœur, et malgré ce que peut affirmer Rosalie, Edward en a souffert bien plus que nous . Puisque ce jour-là, il avait perdu son amie, son amante mais surtout, celle qui lui était destinée de tout temps de cela j'en étais persuadée et je le suis encore aujourd'hui.

En fait, pour je ne sais quelle raison, la naissance de Carlie n'avait donc fait que d'accentuer ce processus entamé 9 mois plus tôt. [N/A : Alice ne sait pas qu'Edward est allé chercher Bella en Floride et qu'il en est revenu avec la nouvelle de ses fiançailles] [N/H : Pauvre Bella, obligée de se rabattre sur Jacob… ok, ok ! Je suis équipe Edward, yep ! *r*]

Mais aujourd'hui, tout était différent. Et pourtant, hier encore, je n'imaginais pas une telle situation.

Depuis plus d'une semaine, depuis que maman nous avait interdit de rendre visite à Edward, je m'étais réfugiée chez Emmett et Rosalie. Je savais que Carlie avait besoin de moi, mais j'étais capable de rester si près d'Edward sans pouvoir aller le voir, surtout après ce qui c'était passé. Jamais je ne m'étais sentie aussi mal ou du moins pas depuis des années.

Mais lorsque j'avais lu l'article du New York Times, avec un jour de retard, j'avais filé chez mes parents aussi vite que mes talons et la circulation new-yorkaise me le permettaient.

Que maman me confirma les dires du journal qui avait été pour moi une surprise. Mais ce qu'elle m'apprit par la suite me laissa sans voix.

Edward avait fait son mea culpa et souhaiter renouer – nouer – des liens avec Carlie.

Des larmes de bonheur avaient inondé mes joues et j'avais immédiatement appelé Jasper sans me soucier des trop longues heures de décalage horaire.

Tout comme moi, il était plus que surpris par la nouvelle attitude d'Edward mais s'en réjouissait tout autant. L'attitude d'Edward était ce qui nous avait fait « fuir » New-York pour Londres même si nous avions passé, l'un comme l'autre, près de 14 ans à prétendre le contraire.

Jasper était bien trop sensible aux tentions ambiantes pour pouvoir vivre en paix. Cette sorte d'empathie était un don pour un psychiatre mais c'était devenu un véritable handicap lors de nos réunions de famille. Car en plus de devoir faire face à ses propres sentiments vis-à-vis du départ de Bella, il devait aussi faire face à ceux des autres et surtout à la colère qui émanait d'Edward.

Fuir avait été pour nous la seule solution même si elle nous en coûtait beaucoup. J'avais dû vivre loin de ma famille et surtout de Carlie et Jasper avait perdu cette relation privilégiée qu'il entretenait avec sa sœur.

Le changement d'attitude d'Edward était pour nous une excellente nouvelle qui nous permettait d'entrevoir un possible retour parmi les nôtres. [N/H : Yippi ! Tout le clan réuni ! *trop enthousiaste *zut]

En fin d'après-midi, j'avais ressentie le besoin irrépressible de voir Carlie. Raison pour laquelle je quittais la maison de mes parents pour rejoindre l'appartement de mon frère situé à deux rues de là.

C'est Carlie qui m'ouvrit la porte plusieurs minutes après que j'ai signalé ma présence.

- Et bien, il ne faut pas être pressé ici ! Lui dis-je tout en entrant dans l'appartement.

- Désolée, j'attendais de voir si papa allait ouvrir ou pas, me répondit-elle.

Je me figeais et la fixais.

- Ton père est là ? Demandais-je avec surprise.

- Euh … oui, me répondit-elle vaguement avant que je ne file vers la chambre de mon frère, seul endroit où il pouvait se cacher.

J'entrais en trombe pour me retrouvais quasiment face à lui. Il m'avait très probablement entendue arriver puisqu'il avait fait pivoter son fauteuil de telle façon qu'il faisait face à la porte. Mon regard accrocha le siens et ce que j'y lu me donna la confirmation que j'attendais, mon frère était de retour.

Sans attendre je me précipitais vers lui et me jetais à son cou. Je sentis ses bras se refermer autour de moi et me serrer fort, très fort contre lui.

Je sentis près de 16 années de pression et de manque refaire surface, et je ne pus retenir mes larmes qui coulèrent à flot.

Je le sentais qui essayait de me réconforter en me frottant le dos et franchement, ça fonctionnait plutôt bien.

- Je suis désolé, murmura-t-il, tellement désolé …

Je tentais de réfréner mes larmes et me redressais de façon à pouvoir le regarder les yeux dans les yeux.

- Ça tu peux l'être espèce d'idiot. As-tu seulement idée du mal que tu nous as fait ?

- Je …

- Tu n'es qu'un abruti Edward Cullen !

- Ça, c'est vrai.

Malgré moi, je ne pu m'empêcher de rire, légèrement.

- Heureuse de savoir que tu le reconnais, pauvre andouille !

Il baissait les yeux et je me collais à nouveau contre lui.

- Tu m'as manqué Alice, me dit-il d'une petite voix.

Je restais collée à lui un petit moment avant d'aborder les sujets plus épineux mais ce fut finalement lui qui s'en chargea.

- Je vais avoir besoin de toi Alice …

- Pourquoi quoi donc ? Lui demandais-je innocemment, même si je savais très bien ce qu'il allait me demander.

- Pour Carlie … dit-il piteusement. J-je ne sais pas comment m'y prendre avec elle. Je me suis toujours comporté comme le pire des enfoirés avec elle et …

Il se tut, visiblement incapable de formuler ce qu'il avait sur le cœur.

- J'suis complètement pommé avec elle Alice. Elle devrait me détester me faire vivre un enfer. Mais non, même pas …

- Tu essais de me dire que tu aurais préféré que ta fille te déteste ?

- Ça aurait été plus facile à comprendre ! Rétorqua-t-il.

- Hum, ce n'est pas faux. Mais Carlie ne fonctionne pas comme ça. Elle ne l'a jamais fait et ne le fera probablement jamais. Elle n'a pas été élevée comme ça. En fait, je crois que maman a su te trouver de suffisamment bonnes excuses tout au long de ces années.

Je vis son visage s'assombrir à la seconde où j'évoquais les excuses que ma mère avait inventées pour justifier son comportement.

- Je suis désolé Alice, dit-il fermement.

- Je sais mais ce n'est pas à moi que tu dois le dire. L'as-tu seulement dit à ta fille ?

Je le vis ouvrir la bouche pour répondre puis la refermer avant de baisser de nouveau la tête. Bien sûr qu'il ne lui avait pas dit.

- Tu ne crois pas que tu devrais commencer par ça ?

- Je sais mais … qu'est-ce que je lui dis ? « Carlie je suis désolé de t'avoir pourri la vie depuis toujours, maintenant que je me suis aperçu que je n'étais qu'un pauvre con. Tu veux bien passer l'éponge sur tout ça ? »

Je rester à le fixer sans trouver à rien dire. Il avait débité tout ça avec une telle fureur que j'en restais coi.

- Le pire c'est que même moi je n'arrive pas à me convaincre.

Face à l'air dépité qu'il affichait, je ne pu m'empêcher de soupirer.

- Je ne pense pas que ce soit malin de lui sortir tout d'un coup comme ça … franchement Edward je n'ai pas la moindre idée de ce que tu dois faire avec elle mis à part passer du temps avec elle, t'intéresser à elle. Tu dois essayer de partager le plus de chose possible avec elle sans pour autant l'envahir.

- Tu ne veux pas que je me mette à la draguer non plus ? Non parce que là j'ai plus l'impression que tu essais de me caser qu'autre chose.

En guise de réponse il reçu une claque sur le crane.

- Aïe

- J'espère bien que tu as eu mal ! Mais merde Edward, c'est ta fille ! Je n'ai pas non plus de réponse toute prête moi ! Vois ça avec papa, il a une fille lui aussi.

- Alice … papa, c'est toujours comporté comme un gâteux avec toi.

- Oui, et alors ? Je ne crois pas que ça lui ferait du mal que tu la gâtes pour une fois.

Ce fut à son tour de soupirer.

- Je te remercie de ta proposition Alice. Mais, je ne crois pas que ce soit la meilleure solution. Mais tu as raison sur un point, je dois passer du temps avec elle.

- C'est déjà un début … On finira bien par arriver quelque part.

- Tu as une idée de ce que je pourrais faire avec elle ? C'est trop tard pour Disney World ?

Je ris à sa proposition.

- Je te dirais bien qu'elle a passé l'âge, mais je ne suis pas certaine que ça lui déplairait. Tu devrais essayer quelque chose de plus simple, quelque chose qui lui est plus familier.

Je pris quelques secondes pour réfléchir, secondes pendant lesquelles il me fixait avec tellement d'espoir dans les yeux que je sentais mon cœur chavirer.

- Je sais ! Le musée !

- Lequel ?

- Le MET bien sûr ! De quel musée penses-tu que je puisse parler ? Carlie l'adore. Vas-y avec elle.

- Tu crois ?

- Mais oui, bien sûr. Elle l'aime autant que toi tu l'aimais à son âge.

Et c'était vrai, je me rappelais qu'Edward y passait des journées entières, à l'instar de sa fille. Je me rappelais aussi qu'il adorait s'y perdre avec Bella aussi mais la voix de Carlie me fit abandonner le cours de mes pensées.

- PAPA !

Edward se figea.

Il le va les yeux vers moi et j'y lu quelque chose d'étrange.

- Tu vas me prendre pour un dingue. Mais j'aime quand elle m'appelle comme ça.

Je lui souris largement.

- Mais non, tu deviens simplement un père.

Et pour la première fois depuis longtemps je vis mon frère sourire vraiment.

Il se leva et passa son bras autour de mes épaules pour m'entraîner vers le couloir.

- Oui ? Demanda Edward en arrivant dans le couloir.

- C'est pour toi, lui répondit simplement Carlie en indiquant la porte d'entrée ouverte.

Dans l'encadrement de la porte se tenait une espèce de blondasse trop maquillée et trop court vêtue pour être une fille bien et sans arrières pensées.

- Mademoiselle Stanley ? Que faites-vous là ? S'étonna mon frère, dont l'intonation montrait bien qu'il n'était pas forcément heureux de la voir.

C'était une bonne chose, nous n'avions vraiment pas besoin qu'une autre traînée s'incruste dans le coin.

- Je suis venue vous apporter le dossier que vous m'avez demandé d'apporter, Maître, minauda la blonde peroxydée.

Edward soupira.

- Je vous avais demandé de me le préparer Miss Stanley. Pas de me l'apporter à mon domicile. Mais entrez, nous allons vérifier ça.

Il l'invita à entrer et l'entraîna vers le salon. Je les suivais sans quitter la blonde des yeux, Carlie elle aussi suivit le mouvement.

Edward vérifia consciencieusement le dossier qu'elle lui avait tendu sans se préoccuper de cette Mlle Stanley outre mesure.

La dite mademoiselle semblait quelque peu chagrinée par notre présence à Carlie et moi. Il était évident qu'elle n'était pas venue jusqu'ici avec le seul espoir d'avoir l'approbation de mon frère quand au travail qu'elle avait fournit.

- J'ai comme l'impression que l'on dérange mademoiselle, chuchotais-je à l'oreille de Carlie qui s'était assise à côté de moi sur le canapé.

- Tu m'étonnes, tu as vu comment elle est habillée ! Là, je suis à deux doigts d'appeler Jane et Heidi pour qu'elles suggèrent à leur père de mieux payer leurs assistantes.

Je pouffais de rire. J'adorais la voir en colère, on aurait dit un petit chat qui sortait ses griffes.

- J'ai bien peur que ça n'y change rien ma chérie. D'autant plus que ton père est l'un des célibataires les plus prisé de New York. Lui dis-je.

Il en avait toujours été ainsi avec Edward et ça ne changerait pas de sitôt.

- Plus pour longtemps … Chantonna-t-elle tout à côté de moi.

Je sursautais légèrement et tous mes sens se mirent en éveil, mon cerveau commença, lui, à tourner à 300 à l'heure.

- Tu as du nouveau ? Son regard plein d'étoiles me donna ma réponse. Oh oui, tu as du nouveau, je le sais ! Toi et moi il va falloir que l'on parle ma chérie.

- Je ne te le fais pas dire ma chère tatie.

Je grimaçais en l'entendant m'appeler ainsi. Tatie, dieurk ! N'as-t-on jamais entendu plus laid ? Et la petite démone riait fière d'elle ! [N/H : L'une des rare fois où je suis en accord avec Alice. Je préfère « matante » quant à y être *r*]

Je vis Edward se tourner vers nous et secouer la tête avec affliction. Mais je savais qu'il devait se retenir pour ne pas sourire. En tout cas, sa réaction eue pour effet de nous faire rire encore plus toutes les deux.

- Je vous remercie Mlle Stanley. Mais la prochaine fois, évitez de venir me déranger lorsque je suis en famille.

La Mlle en question ouvrit grand les yeux et nous regarda tous alternativement.

- Euh … o-oui … bien sûr maître … au revoir … Bégaya-t-elle avant de se dirigeait vers la sortie. Au revoir Me Cullen, au revoir Madame Cullen. Désolée de vous avoir déranger … Dit-elle avec empressement avant de prendre la porte.

J'ouvris les yeux de surprise.

Elle venait de m'appeler « Mme Cullen » ?

Edward vint jusqu'à nous et se laissa tomber dans le canapé à côté de moi. Je posais immédiatement ma tête contre son épaule.

- Attends, dis-je, j'ai rêvé ou elle m'a prit pour ta femme ?

- On dirait bien, me répondit mon traître de frère avec un sourire dans la voix.

Face à l'incongruité de la situation, je pouffais de rire avant de me mettre à rire franchement.

Moi ? La femme d'Edward ? On aurait tout vu !

- Quoi ? Demanda-t-il faussement offusqué. C'est un compliment pourtant.

Et là, ce fut Carlie qui éclata de rire rapidement suivit par Edward.

Il n'y avait rien de mieux que l'autodérision pour détendre mon frère.

Pour notre plus grande joie, à Carlie et à moi, Edward abandonna ses dossiers et passa la soirée avec nous.

Nous nous fîmes livrer des plats préparés et passâmes notre soirée à rire, à évoquer des souvenirs d'enfance de façon à ce que Carlie puisse elle aussi connaitre ces histoires longtemps tues. Mais jamais nous n'abordâmes la période du lycée et encore moins celle de l'université. Il était encore trop tôt. Edward était encore fragile et pour rien au monde je n'aurais voulu qu'il sombre à nouveau.

J'avais hâte d'entendre ce que ma filleule préférée avait à me dire sur notre « affaire ». Mais nous devrions être prudentes car Edward ne devait, en aucun cas entendre parler de nos manigances. Sinon …

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Et voilà ! C'est fini pour cette fois ^^

Je vous laisse deviner de quoi parlera le prochain chapitre (pas bien compliqué si vous avez suivit)

Pour celles qui se feront la remarque, non Alice n'a pas sentit le malaise de Carlie, tout à son bonheur d'avoir retrouvé le frère dont elle était si proche bien des années auparavant, elle n'a pas pu concevoir que la petite se sentirais exclue mais c'est logique, les gens heureux on toujours du mal à concevoir que ceux qui les entourent ne puissent l'être eux aussi. [N/H : c'est bien vrai ! Tout comme l'inverse…*s*]

Mais Carlie ne lui en tiendra pas rigueur.

Donc… je vais essayer de poster ce futur nouveau chapitre avant les vacances, j'ai bien dit essayer parce qu'étant donné que je veux finir l'OS commencé pour le concours de Popolove (cf son profile) je ne suis pas certaine d'avoir le temps et au final le chapitre bonus 5 sera peut-être un vrai cadeau de Noël ^^

Pour ce qui est des vacances … je quitte la civilisation (Paris) et part m'enterrer en Bretagne, la plus belle région de France ! Mais où j'ai malheureusement peut d'accès à Internet donc je ne suis pas certaine de pouvoir poster mais mon ordinateur d'amour étant « portable » je continuerais à écrire et il est donc fortement probable que j'ai quelques chapitres à vous soumettre à la rentrée ^^