Oha-yoooo !
Merci pour les reviews sur les chapitres précédents ! J'ai eu une réponse et le 17 mai prochain je vais avoir une belle surprise à montrer sur twitter~ Je suis trop pressée et je compte les secondes qui passe sans pouvoir m'en empêcher, c'est affreux xD
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture et un bon grignotage ! o/
- J'en ai marre de la forêt ! J'en peux plus de marcher ! On n'aurait pas pu prendre une diligence ?
- On se serait fait remarquer, Bob...
- Ah, Shin ! On a plus à se cacher !
- Ce sera officiel quand Théo nous aura envoyé un message.
- Je le connais, il le fera pas ! Et quand il va se pointer il va nous sortir avec une tête d'ahuri : ah, j'ai oublié !
L'archer le laissa imiter avec sarcasme et amertume leur compagnon, mais ne répliqua plus. Cela faisait depuis le matin qu'il bougonnait de cette façon, et même en fin de journée il ne semblait pas se fatiguer. le demi-élémentaire savait que le paladin était un sujet sensible sur lequel son ami s'énervait instantanément, du moins, s'il ne restait pas muet dans une pudeur surprenante. Voilà bien une semaine et demi qu'ils étaient sur les routes, et la tension était suffisamment palpable pour qu'aucun d'eux n'aient à rajouter de l'huile sur le feu.
Shinddha ne comprenait plus rien, il avait troqué le mage souriant et jovial pour un grincheux antipathique. Tout s'était pourtant bien passé lors des premiers jours de voyage avec le guerrier, il était clair que la raison de ce changement était la séparation. Il avait donc décidé de percer l'abcès, mais en douceur. Par conséquent, il accepta de faire un effort pour le mettre à l'aise afin d'assurer au maximum sa réussite.
- Bien, bien, on est à deux heures d'une ville, on peut s'y arrêter pour la nuit.
- Merci ! soupira son ami avec un soulagement agacé exagéré.
L'archer pointa la direction et le laissa mener la marche, supportant de l'entendre copieusement râler contre la nature qui accrochait ses vêtements. Ce fut long et fastidieux, mais une fois arrivé en ville au crépuscule, l'érudit sembla se détendre. Ils trouvèrent une auberge avec miraculeusement deux places de libres, et s'installèrent à une table pour avoir un bon repas. Le mage réussi à négocier le prix en échange d'un service de médecine. La femme du gérant était malade depuis plusieurs jours, et ne semblait point aller mieux, alors l'offre du jeune homme parue comme une bénédiction.
Il laissa Shin dévorer son assiette et jouer aux cartes pour gagner un peu d'argent, et se rendit dans la chambre de la malade pour l'ausculter. C'était bien décoré, et il pouvait voir que plusieurs objets étaient assez onéreux. L'époux semblait être au petit soin avec sa compagne, et cela lui fit chaud au cœur. Par ailleurs, il était penché au dessus de son épaule, les bras croisés et son attitude nerveuse trahissant son inquiétude.
- Bonjour, ma dame, salua Balthazar doucement avec un sourire amical, effectuant un baise main qui surpris la jeune femme flattée. Je suis un érudit en voyage, et j'ai quelques connaissances médicales, je pourrais vous aider à trouver la raison de votre mal si vous me le permettez.
- Enchantée, je suis Isabelle. Je vous en pris, faite...
- Bien, où avez vous mal ? Et que ressentez-vous ?
- Eh bien, cela fait quelques jours que je me sens nauséeuse, et je suis fatiguée.
- Des douleurs ? Des taches ou des boutons ?
- Non... Par contre je trouve mes seins plus sensible, avoua-t-elle avec embarra.
- ... Permettez ? demanda le mage en plaçant ses mains au dessus du ventre.
- Oui.
Il tâta doucement au travers de la chemise de nuit, ressentant la moindre énergie ou fermeté. En réalité il ne faisait que confirmer le diagnostique. Il se recula finalement en souriant, attrapant son sac pour en sortir quelques que feuilles de plantes.
- Faites infuser ces feuilles en tisane, et prenez en une chaque matin, ça coupera les nausées. Oh et... Faite une petite chambre supplémentaire.
La femme le dévisagea, ses yeux devenant de plus en plus rond, avant qu'un sourire éclatant n'étire ses lèvres. Son mari la rejoignit en riant avec elle, tous deux emplit de joie. Ils remercièrent chaleureusement le mage et lui permirent de rester aussi longtemps qu'il le voulait, que les frais serait pour la maison. L'aventurier les remercia également, et leur donna les feuilles contre les maux d'estomac avant de partir. C'était ses dernières, et elles étaient difficile à dénicher, mais si cela pouvait éviter à la future maman de prendre un médicament cher et en plus dangereux pour le bébé, il s'en fichait.
Il rejoint Shin et rit en le voyant dans une fin de partie endiablée, une grande quantité de bourses à ses côtés. La partie se fini sur une camflush royale de la part du demi-élémentaire, et son dernier adversaire quitta la salle d'un pas rageur, fauché. Le groupe se dissipa, personne ne voulant tenter sa chance contre les qualités de jeu extraordinaire de l'inconnu à capuche. Balthazar se posa donc à ses côtés, et leva le bras pour commander un plat du jour à la serveuse.
- Alors, qu'est-ce qu'elle avait ? demanda Shin en comptant son argent avec satisfaction.
- Un mini-elle gambadera bientôt entre ses murs.
- Oh, c'est super ! J'ai eu peur que ce soit la grippe, on s'en remet difficilement à l'entrée de l'hiver.
- Ce sera un bébé d'été, elle a de la chance. Toi t'as pas perdu ton temps à ce que je vois ! pouffa l'érudit en jetant un œil à son pactole.
- Tu veux qu'on fasse une partie ? Je te prête un peu d'argent si tu veux, proposa son ami avec malice, ses yeux plissés trahissant qu'il avait déjà un plan pour ses futurs coups.
- Oula non ! refusa l'autre en levant les mains, riant. Je dois encore du fric à Théo, alors je préfère pas le perdre !
L'archer le regarda du coin de l'œil, les bières arrivant avec le plat de son ami. Il prit une gorgée de boisson en soulevant un peu son masque, prenant son courage à deux mains, et se décida à se lancer. Son voisin était d'une humeur excellente, autant en profiter.
- Vous êtes plutôt proche tous les deux.
- Qui ? demanda son ami en prenant une grosse bouchée de steak.
- Théo et toi.
- Pas tant que ça, disons qu'on est dans la même galère. Ce sera bientôt terminé, et je pourrais visiter un peu du pays, j'ai plutôt hâte, répondit-il en esquivant le sujet avec brio, un grand sourire aux lèvres.
- Vous voyagez ensemble depuis un moment, comment ça a commencé exactement ? J'ai du mal à imaginer un lobotomisé de la lumière sauver un... gars comme toi.
Le mage poussa un soupire peu discret, et pris une gorgée de bière avant de continuer à manger sans lui décrocher le moindre regard. Shin savait que ça n'allait pas être facile, et commençait à s'agacer de ce tabou qui était l'étrange lien entre les deux hommes. Seulement, il était aussi patient que tenace, et revint à la charge après quelques secondes de silence.
- J'essaye juste de comprendre.
- Il n'y a rien à comprendre. Tu nous as aider, on va t'aider, et chacun reprend sa route.
- C'est bon, j'ai vu que vous étiez ami, c'est pas dramatique.
Balthazar le regarda de biais, l'analysant un petit instant. Lui même était plutôt surpris qu'il n'ait rien remarqué, car il ne s'était pas trouvé des plus discret, que ce soit pendant le voyage avec Théo, ou au moment de leur séparation.
- Et ? lança-t-il laconiquement, Shin ayant commencé à le regarder étrangement.
- Bah, je peux comprendre qu'en vu de vos origines, c'est complexe. C'est juste... Bon tu m'as déjà dit que vous aviez sympathisé un soir, mais une discussion avec Théo c'est comme chercher à résonner un buffle en pleine charge : tu te fais rentrer dedans sévère et tu comprends ton erreur.
- Ça c'est fait c'est tout, râla l'érudit en piquant sa viande pour la couper. On a parlé, refait le monde, et quand il m'a vu derrière le chariot pour aller à la potence, il a tilté. Il m'a pas libéré dès le premier jour, mais une semaine après. C'est bon ? T'es content ?
L'agressivité inhabituelle fit presque sursauter le demi-élémentaire. Il peinait à reconnaître l'être aimable qui lui avait tenu compagnie au feu de camps il y a deux semaines. N'arrivant à rien, il préféra changer de sujet.
- On devrait bientôt avoir de ses nouvelles, il a dit deux semaines, ce sera dans deux ou trois jours.
- Il ne le fera pas je t'ai dit ! Ce type est incapable de s'exprimer correctement ! Il nous fera signe de vie qu'une fois face à nous !
Avec rage, Balthazar planta sa fourchette dans le reste de viande et laissa son dos atteindre le mur derrière lui, leur table étant dans un angle de la pièce. Shin fini par sourire, baissant son masque pour la première fois face à lui. Il porta la choppe à ses lèvres en gloussant un peu.
- C'est pas drôle ! râla le mage sans le regarder, vexé, bien qu'intrigué de l'ouverture qu'il lui tendait.
- Si, si, très.
- Je vois même pas pourquoi !
- T'es inquiet comme une fiancé qui attend son futur époux, deux minutes avant le mariage.
- Mais qu'est-ce que tu..., bafouilla-t-il en se redressant d'un bon, raide.
- C'est bon, j'avais bien vu que tu ressentais quelque chose pour lui, c'est assez facile de le voir.
Percé à jour et incapable de nier les faits car il bégayait, il rougit furieusement d'embarras en détournant le regard. Encore une réaction de pucelle qui le mettait hors de lui. Il aurait pu tenter de dire que seule les femmes l'intéressaient, mais avec ses agissements actuels, difficile de rendre son mensonge tangible. Il se tourna un peu vers son voisin, voyant plus clairement le bleu teintant sa peau. Sur l'instant, il trouva la couleur plus marqué qu'il y a quelques jours, mais ne su pas bien s'il avait bien vu.
- C'était si évident ?..., osa-t-il demander d'une petite voix, inquiet que quelqu'un d'autre l'ai remarqué.
- Disons que tes yeux ne mentent pas, t'as une façon de le regarder et de lui sourire que j'ai rarement vu. Je pense pas qu'il l'ai remarqué vu comment il est odieux.
- Ah... T'as rien contre ça ?
- Tu peux aimer les hommes, ça veut pas forcément dire que tu vas te jeter sur moi.
- Bah en fait, je suis plutôt un homme à femme... Théo... C'est l'exception au-quelle je ne m'attendais pas du tout.
- Ah, je crois voir de quoi tu parles. Tu penses que lui...
- Là n'est pas la question, c'est un paladin de la lumière, donc c'est juste interdit, réagit de suite l'érudit en sentant la conversation prendre une tournure dangereuse. Et toi ? T'as des conquêtes en vu ? Le gérant nous offre gîte et couvert autant qu'on veut, donc profite !
- Euh... Nan... C'est assez compliqué. C'est gentils à lui, mais on repartira demain de toute façon.
- On peut rester jusqu'à la fin de la semaine, pour le message de Théo. La colombe mettra moins de temps à arriver si on est le plus près possible de CastelBlanc.
Voyant qu'il esquivait complètement la conversation, Shin le laissa, et préféra en rester là pour le moment. Il était parvenu à ses fins, mais son partenaire semblait désormais démoralisé. La satisfaction était donc aussi présente que sa culpabilité. Il entre-choqua sa choppe contre celle de son ami et lui sourit, essayant de l'égayer un peu. Un petit sourire lui vint en retour, le soulageant légèrement, et il continuèrent leur soirée en silence.
Le lendemain, l'archer accepta de rester sur place jusqu'à la fin de la semaine pour le message du soldat. Balthazar avait accepté que, si durant la journée ils ne recevaient rien, ils continueraient leur route le jour suivant. Celui-ci fut donc angoissé toute la journée, faisant les cents pas devant l'auberge en fixant le ciel. Aucun mot n'aurait pu exprimer son ressentit lorsqu'il vit l'oiseau blanc arriver au loin, ses yeux s'illuminant subitement.
Il tendit sa main vers le ciel, et la colombe atterrit élégamment sur ses doigts. Avec empressement, il s'empara du petit message à la patte de l'animal et le déroula, prenant soin de ne pas faire disparaître l'enchantement qui lui permettrait de répondre. Ses épaules s'affaissèrent, autant par soulagement que déception. Shin se pencha à son épaule, et comprit sa réaction. Théo parlait formellement, quelques petits mots froids écrit rapidement et sans aucune signature.
- "On est libre. J'arrive dans une semaine.", pour être concis, c'est concis, soupira l'archer.
- Au moins, il est vivant... Je dois lui répondre...
Il sortit de son sac du papier et un crayon pour rédiger un mot en prenant soin de ne rien laisser transparaître à l'intérieur. "On y sera." n'était pas des plus fameux, mais ses initiales étaient appliquées, et ce fait inhabituel serait compris que par le paladin. Un soir, sur l'oreiller, il lui avait avoué que les relations entres les mages se reconnaissaient par le soin de la signature dans leurs missives. Seul les membres des tours enchantés le savaient.
Le mot pouvait être froid, solennel, mais si la signature était soignée, cela en disait long sur la relation des deux personnes. Contrairement à eux, la noblesse agissait ainsi pour marquer leur supériorité, c'était une insulte dissimulée, alors son message passerait parfaitement inaperçu.
L'érudit enroula le morceau de papier déchiré et le glissa dans l'étui à la patte de l'oiseau. Il souffla le nom complet du paladin, et lui donna l'élan vers les cieux pour qu'il prenne son envole. Il espérait de tout cœur que le mot reçu n'était pas un faux, et que la froideur à l'intérieur n'était dû qu'à l'humeur de son amant.
- Tu crois qu'il me déteste ? demanda-t-il dans un souffle à Shin en regardant le ciel, son ami dans son dos le fixant avec surprise.
- Pour le message ? Tu sais, il est pas très causant de base, alors c'est pas trop surprenant.
- Il était distant quand il est parti... C'est vraiment à cause de ce que je suis ?
- Tu m'as dit avoir perdu le contrôle, alors même s'il t'a aider pour ton humanité, ça à dû lui faire un choc. Je ne pense pas qu'il te déteste, mais tu as montré un côté qu'il est censé tué au quotidien. Comprend que c'est pas évidant.
Le mage hocha tristement la tête en soupirant. Il savait bien que son apparence à dû le choquer, il l'avait lu dans ses yeux. Naïvement, peut-être, il avait espéré que le fait qu'il l'aide en combat, et non qu'il le tue, montre à quel point il faisait des efforts sur-humain pour lui. Ne pas totalement céder à la force du diable avait été d'une difficulté absolue, et il avait craint pour son compagnon, il aurait aimé qu'il le voit. Visiblement, des explications s'imposeront lorsqu'ils se retrouveront.
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Du côté de Théo, il avait son sac sur l'épaule, et marchait en direction de la sortie de son église. Plusieurs regards froids et désapprobateurs se posèrent sur lui, mais il les ignora. Il était sorti des rangs, il avait fait honte à son bataillon, c'était un fait qu'il assumait. Il craignait cependant de revoir son amant, ne sachant pas du tout comment il allait devoir réagir.
Ce qu'il avait vu restait profondément ancré dans son esprit, et il peinait à l'oublier. Il avait perdu le sommeil, et lorsqu'il s'assoupissait enfin, il plongeait dans des cauchemars affreux où son homme se transformait et l'étripait alors qu'il le regardait faire, impuissant. Il ne pouvait pas nier qu'il l'aimait, stupidement, et qu'il était incapable de lui faire du mal. Cependant, ces faits étaient justement ce qui l'inquiétait, voir, qui l'effrayait.
L'assemblé qui s'était tenue à son arrivé avait été impressionnante, beaucoup débattant sur son cas. Heureusement pour lui, Barbe-brune avait pris sa défense, et dit qu'avoir un demi-diable comme informateur pourrait leur être fort utile. Il lui fallut bien évidement du temps avant de parvenir à convaincre tout le monde, mais l'idée d'avoir un avantage certain sur les enfers était trop alléchante pour la refuser. Finalement, le couple aurait quelques rapports à transmettre et un travail ou deux à accomplir pour chasser des "hérésies" dans le Cratère. Ils s'en sortaient plutôt bien.
Alors qu'il sortait, un groupe d'inquisiteur arriva vers lui avec un prisonnier, il s'écarta donc du chemin pour les laisser le dépasser. Il suivit tout de même discrètement la conversation avec le supérieur des armés qui s'approcha du groupe. Il était curieux de connaître l'identité de cet homme menotté avec des fers anti-magie.
- C'est lui le fameux tueur à la rose ? J'imaginais quelque chose de plus impressionnant, une femme peut-être.
- J'ai toujours eu la taille fine, répondit le concerné avec douceur mais insolence, se prenant un coup de poing au passage.
- La seule fois où tu seras autorisé à parler, ce sera pour des aveux ! Et crois moi, elfe, on va te faire parler...
L'homme se dégagea, le dévisageant froidement. Quelques mèches étaient en bataille sur son front, et d'autre acceptaient d'être tiré en arrière, ses longues tresses avaient été déchirées au niveau des omoplates pour une raison inconnue. Ses cheveux, d'un noir teinté d'un violet intense, étaient magnifiques.
- Ne le prenez pas par la tête, il a des araignées dans ses cheveux, et elles mordent. Vous les retirerez une fois en cellule.
- Si vous leur faite quoi que ce soit..., commença à gronder le tueur avant de se prendre un coup dans l'estomac qui le souffla de choc.
- Je t'ai pas autorisé à l'ouvrir. Emmenez ça au cachot, et qu'il n'ait plus rien sur lui. Plus rien, c'est clair ?
- Entendu, chef.
Théo sentit une sensation désagréable lui serrer le cœur. Certes les actes de ce type étaient ignobles, mais jamais il ne s'était rendu compte à quel point l'interrogatoire des prisonniers était violent et humiliant. Il le regarda être emporté dans les sous-sol, ne voyant personne réagir à la brutalité des inquisiteurs.
Ce fut la première fois de sa vie qu'il se sentit comme un étranger chez lui. Il n'était pas à l'aise, l'endroit semblait trop vaste, froid, la lumière acidifiant le fond de ses rétines en l'aveuglant. Il n'avait qu'une envie : retrouver les bras de son amant. Certes Balthazar était un demi-diable, mais lui au moins, avait une part d'humanité.
Il rehaussa son ballot sur son épaule et quitta l'église d'un pas rapide, fixant l'horizon avec détermination. C'était décidé, il suivrait son concubin sur les routes du cratères, et reviendrait le moins souvent possible en ces lieux.
Une colombe arriva vers lui, alors il leva le poing et la reçue sur la main. Ces animaux magiques avaient une rapidité phénoménale en une journée ensoleillée comme celle-ci, ça ne l'étonnait donc pas d'avoir une réponse le lendemain même de son message. Il le déplia, intrigué, et inquiet de ce qu'aurait pu noter son amant, mais se détendit. Une phrase simple, anodine, montrant qu'il était vivant, et surtout des initiales soigneusement dessinées. Un sourire idiot étira ses lèvres, et il pouffa un peu.
- Mais quel con...
Il prit le temps de s'asseoir sur les marches et sorti un morceau de papier et un crayon. Rapidement, il nota une insulte, et avec application il mit ses initiales. Le tout fut enroulé, placé dans la patte de l'oiseau, et ce dernier, envoyé vers le ciel.
