J'ai remarqué qu'il y a eut pas mal d'incompréhension dans le chapitre précédent, les choses n'ont pas été très claire apparemment, donc je vais éclaircir tout ça : C'était Wellan qui avait prit du polynectar pour se transformer en Harry, et se fait chopper. Ce n'est donc ni Draco, ni Voldemort, ni Ginny, ni personne avec de mauvaises intentions (parce que oui, si ça avait été Ginny, elle aurait eut de mauvaises intentions, c'est sûr ! Berk Ginny, berk !). Mon but n'était absolument pas de laisser le doute, dans ma tête c'était clair, mais bon, entre ce qu'il y a dans la tête des auteurs et ce qu'ils arrivent à expliquer dans leur textes, il y a souvent une certaine différence...

J'ai aussi remarqué que beaucoup d'entre vous se font des gros délires sur Draco, et je me rend compte que ça va peut-être être un choc quand vous comprendrez pourquoi il en fait autant à son age... Enfin, tant pis, j'ai pas de problème avec l'idée de choquer les gens de toute manière u_u

Merci aux review anonymes, ça fait toujours plaisir quand des personnes me laissent des petits mots, je suis désolé de ne pas pouvoir leur répondre directement quand ils le font y_y

Bonne lecture !

Yume la pitite chaussette violette rayée u_u


CHAPITRE 21 :

La forêt interdite. Bien sûr que les araignées allaient dans la forêt interdite, pourquoi était-il étonné ? Elles pouvaient pas aller... il ne savait pas lui, aux trois balais, au chaudron baveur, dans une jolie prairie ou dans n'importe quel endroit quelconque mais agréable pour les humains ?

Wellan soupira et bomba le torse.

Il était le Survivant, il pouvait le faire !

Il avança d'un pas conquérant vers les arbres, mais dès qu'il eût passé la lisière des arbres, il sentit sa tête s'enfoncer dans ses épaules.

Pourquoi c'était si sombre au juste... ? Et pourquoi il y avait des bruits bizarres, et des craquements partout, et des volutes de brumes qui s'enroulaient autours de ses pieds ? Il n'était pas dans un livre d'horreur, il n'était pas dans un...

Il était calme, parfaitement calme et sûr de lui, il était un héros, il n'y avait rien à craindre.

Voilà.

Merlin...

.

-Miss Granger, s'il-vous-plaît.

-Je dois voir Harry.

-Enfin, dites nous au moins si vous avez vu le...

-Harry, se buta-t-elle.

Elle ne pouvait rien leur dire à eux, ou plutôt elle devait d'abord s'assurer que Harry soit au courant, au cas où ils l'empêcheraient d'en parler après. Pourquoi n'était-il pas resté ne serait-ce qu'une minute après qu'il l'ai ramené, au lieu de s'enfuir comme un voleur ?

Dumbledore soupira.

-Puisque vous insistez, Pomona, s'il-vous-plaît, pouvez-vous joindre votre élève pour qu'il vienne faire témoigner cette jeune demoiselle.

-Très bien Albus, j'y vais.

-Miss Granger, pensez-vous que votre réaction est mature, à cacher ainsi la vérité alors que d'autres personnes sont en danger ?

Elle ne répondit pas. Elle détestait vraiment aller à l'encontre de ce que demandaient les professeurs, et encore plus d'avoir l'air immature, mais son sens de la justice était encore plus fort que son habitude à être bonne élève.

Dumbledore tenta encore un peu à lui tirer les vers du nez mais elle se buta à ne pas répondre, et le directeur fini par abandonner, et quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit sur le professeur Chourave, Harry et... le professeur Potter ?

-Lily, mais que faites-vous là ?

-Monsieur Figg sortait de mon bureau quand madame Pomfresh est venue le chercher, ma présence ne dérange pas, n'est-ce pas Albus ?

-Bien sûr que non, alors, maintenant miss Granger vous...

-Un basilique, Harry.

Le silence s'installa un long moment avant que Harry se frappe le front :

-Mais oui mais c'était logique, merci Mione, tu es.. merci !

Il sortit alors de l'infirmerie sans un regard pour les professeurs qui l'appelèrent en vain pour le retenir, et Hermione poussa un soupire soulagé : Harry allait faire cesser les drames.

-Miss Granger que...

-Je vais tout vous dire, je l'ai vu, et je sais aussi ce que c'est : un basilique. C'est pour ça que seul l'héritier de Serpentard peut ouvrir la chambre et contrôler le monstre : il faut être fourchelangue ! Et le fourchelangue est une capacité héréditaire, donc la famille de Serpentard a elle aussi dû en hériter. Quant aux manières de tuer un basilique, elles sont assez réduites, car ses écailles sont dures et il résiste à la plupart des sorts de magie. Mais le chant du coq le tue, c'est pour ça que les coqs d'Hagrid ont été décapités !

-Comment êtes-vous au courant pour les coqs, miss ? Interrogea le professeur Potter d'un air suspicieux.

Hermione se mordit la lèvre. Non, elle n'espionnait pas, elle se renseignait simplement pour savoir comment faire justice ! C'est normal pour une justicière, ce n'était pas immoral !

-Lily, nous verrons cela après, la coupa MacGonagall. Continuez, Granger.

-Le métal forgé par les gobelins peut transpercer la peau du basilique, et les cornes de licornes aussi...

-Tout cela ne nous dit pas comment nous allons trouver le basilique, fit remarquer le professeur Chourave.

Hermione eut un petit sourire fatigué et déclara :

-Il n'y aura pas de problème, Harry va trouver lui, j'en suis sûre.

Elle ne donna pas plus d'explications, malgré les demandes de ses professeurs. Les justiciers ne trahissaient pas les secrets de leurs alliés ! À la place, elle débita tous les moyens qu'elle connaissait pour combattre les basiliques, bien qu'elle espérait secrètement qu'ils n'auraient pas besoin de l'utiliser.

.

Wellan ne commençait pas à flipper, nooooooon... Ou alors juste un peu.

En même temps c'était légitime : jamais au grand jamais il n'avait vu d'araignées aussi grosses et monstrueuses, JAMAIS ! Mais il continuait bravement d'avancer, on est Griffondor ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ? Déglutissant, il ralentit un peu, juste un peu.

Histoire d'arriver à faire demi tour plus vite, vous voyez ?

Et puis il l'a vit.

Énorme, non, gigantesque, non, immensément grande ! Ses pattes faisaient au moins quatre mètres de long, et son corps... non, il préférait ne pas avoir à parler de son corps, mais ça faisait peur, vraiment vraiment vraiment peur, et lui, il savait qu'il ne ferait jamais suffisamment vite demi tour...

-Cela faisait bien longtemps qu'aucun humain n'avait pénétré mon territoire... murmura l'araignée immensément grande d'une voix carrément flippante mais apparemment féminine.

-Heu... C'est une visite de courtoisie, madame, je ne veux pas vous faire de mal.

De toute manière il n'aurait pas réussi, vu sa taille...

-Es-tu un ami d'Hagrid ?

Le garde chasse ?

-Heu, oui, justement, c'est lui qui m'envoie. Il voudrait savoir si vous savez quelque chose sur la Chambre des Secrets et...

-Menteur.

Hein ?

-Hein ?

-Hagrid sait que je ne suis au courant de rien, et moi je déteste les menteurs... Comme ce menteur qui a privé Hagrid de sa magie et qui m'a forcé à fuir dans cette forêt. Mais tu ne seras pas inutile, mes filles et mes fils seront ravis d'avoir un peu de chaire fraîche...

Et meeeeeeeeerde...

Wellan fit demi tour et se mit à courir, comme il avait prévu de le faire depuis un moment, mais il eut à faire que quelques mètres avant de se stopper : partout autours de lui, des araignées devant, derrière, sur les côtés et même au dessus. Effectivement, il ne pouvait pas fuir suffisamment vite...

-Je suis pas bon à mangeeeeeeeer !

.

-Guide moi, ssserpent, siffla Harry en suivant la vipère d'Hermione à travers les couloirs.

Elle l'amena au deuxième étage et désigna les toilettes des filles.

-L'odeur de SSSang de Mort vient de là, Fougère d'Automne, prend garde...

Inutile de le lui dire.

Il regarda autours de lui, cherchant ce qui pourrait servir d'entrée pour l'antre d'un monstre, mais à part les cuvettes des WC, il ne voyait pas d'entrée possible... Et puis que faisait ce fichu serpent ici de toute manière...? Il n'était vraiment pas à l'aise dans ce genre d'endroit, alors espérons qu'aucune fille ne le surprenne ici, il aurait du mal à s'expli...

-Que fais-tu là toi ?

Harry sursauta violemment et se tourna, une bonne dizaine d'excuses sur le bout de la langue mais il ne vit... et bien rien.

-Il... Il y a quelqu'un ?

-Bien sûr qu'il y a quelqu'un ! Ça ne m'étonne pas que tu ne me vois pas, PERSONNE ne fait attention à Mimi !

-Heu...

-La pauvre Mimi Geignarde qui broie du noir...

Il leva les yeux et la vit alors, sanglotant avec des petits bruits ressemblant à des miaulements de chat : un fantôme d'une jeune fille avec deux couettes et des lunettes.

-Bonjour Mimi... heu...

-Alors quoi, tout le monde va passer par mes toilettes maintenant ? Ce n'est pas un moulin, c'est chez MOI ! Mais toi aussi tu vas passer par là, hein ?

Harry fronça les sourcils.

Indice...

-Par où par là ?

Elle fit une moue triste et le regarda avec attention.

-Pourquoi je te le dirais ? Je ne te connais pas.

-C'est la chambre des secrets, Mimi, c'est important pour les... c'est important, se reprit-il.

Il avait faillit dire « c'est important pour les vivants », et il était à peu près sûr que ça l'aurait vexé, et ça aurait été légitime.

Elle fit mine de réfléchir, un petit sourire espiègle sur les lèvres, le regardant en coin.

Échange équivalant...

-Tu veux quoi en échange ? Demanda Harry.

Il vit sans surprise un sourire satisfait apparaître sur le visage du fantôme.

-Je veux que tu viennes me tenir compagnie.

-Tu veux dire... mourir ? Fit Harry d'une toute petite voix pas convaincue du tout.

Elle éclata de rire.

-Si tu veux, mais sinon je me contenterais de partager mes toilettes avec toi de temps en temps. Je me sens siiiii seule, si tu savais...

Elle recommença à faire ses espèces de miaulements, mettant les nerfs à vif d'Harry qui cria presque :

-J'accepte ! Alors, où ?

.

-Noooooooooooooooooooooooooon ! hurlait Wellan en essayant d'éviter le plus d'araignées possibles en sautant dans tous les sens avec des mouvements absolument pas coordonnés.

Mais il y en avait partout, des milliers de bestioles à huit pattes d'un mètre de haut !

Comment était-il censé s'en sortir ? Que devait-il faire ? Comment...

-Potter lève les bras !

Les mains en l'air ? OK ! Sans réfléchir, il s'exécuta, pour ce que ça pouvait changer de toute manière... Sa situation ne pouvait pas s'empirer, donc en toute logique elle ne pouvait que... Il se sentit arracher du sol, deux mains agrippant ses avant bras. Basculant la tête, il vit d'abord les poils d'un balai, puis la cape de sorcier des étudiants de Poudlard et enfin...

Malfoy.

Malfoy était en train de lui sauver la vie, c'est un cauchemar...

-putain, Potter, t'es lourd, accroche toi au balai !

Mais Wellan n'eut le temps de rien faire, une araignée était tombée d'une branche et avait déstabilisé leur véhicule, et ils s'écrasèrent tous les deux douloureusement au sol. Wellan se sentit aussitôt submergé par les araignées. Elles lui grimpaient dessus, le couvraient entièrement, l'étouffaient, et commençaient à l'engloutir sous leur toiles.

C'est comme ça qu'il allait mourir ? C'est vraiment comme ça qu'allait finir la légende du Survivant ?

Non, les gens amélioreraient les choses, construiraient un combat épique, ils reverraient la légende pour qu'il ne meure pas comme un idiot incapable dans l'esprit de tous... À moins que l'on ne trouve jamais son corps, dévoré vivant par les monstres de la forêt interdite, sans laisser de trace...

Quelle mort sordide.

-Viens à moi brûleur d'ennemis, viens protéger mes intérêts et répandre sur le monde la force de ma vengeance.

C'est bon, il entendait des voix maintenant. À moins que Malfoy n'ai vraiment dit ça. Est-ce qu'il délirait ? Avait-il peur de mourir lui aussi ?

Wellan écarquilla les yeux en voyant des flammes apparaître tout autours d'eux, dévorant les araignées autour et sur lui, et les toiles qui emprisonnaient son corps. Il ferma les yeux, il n'avait pas peur, il ne voulait pas savoir ce qui allait lui arriver... Parce que voilà : au lieu de mourir dévoré, il allait brûler vif.

Pourquoi pas, c'est peut-être mieux, qui sait...

-Potter, debout ! Allez, il en reste encore, il faut se barrer d'ici au plus vite !

Wellan ne comprenait pas trop ce qu'il se passait, mais il se laissa traîner derrière Malfoy, n'essayant pas de savoir s'il était sauvé ou si ce n'était qu'un sursit. Il savait juste que, pour l'instant, Malfoy le protégerait, c'était ça l'important.

Même si Malfoy n'était pas censé le protéger.

Enfin, ça c'était un détail, il verra ça quand il sera sortit de ce merdier...

Ils se mirent donc à courir de toute leur force tandis que des centaines d'araignées les poursuivaient de toute part, Malfoy dégageant un passage avec une sorte de magie du feu qui enflammait chaque créature se mettant entre eux et leur chemin.

Pratique.

Vraiment effrayant, c'est vrai, mais pratique quand même.

.

Harry avançait lentement, les os craquants sous ses pieds. Il ne voulait pas savoir comment autant de cadavres d'animaux pouvaient être entassés là, ni d'où venait la lumière verdâtre qui ne créait pas vraiment d'ombre dans le long couloir qu'il traversait. De grandes statues de serpents étaient alignées de chaque côté, et malgré lui il craignait à tout instant qu'elles deviennent vivantes et ne l'attaquent. Un seul basilique était suffisant, inutile de devoir combattre des centaines des siens...

Parce que oui, il se considérait comme faisant partit de la communauté des serpents, même s'il avait des poils et que sa langue n'était pas fourchue. N'était-il pas considéré comme leur prince, ou quelque chose comme ça ? Ils ont toujours été si respectueux envers lui qu'il avait fini par en conclure qu'il y avait une sorte de hiérarchie où il était au sommet.

Du moins il espérait qu'il n'y avait personne d'autre plus haut placé que lui... L'héritier de Serpentard par exemple.

Il avait vraiment envie de pleurer...

Il arriva alors dans une sorte de grande salle qu'il identifia comme la « Chambre » bien que vu l'humidité et le froid, le repos qui devait y avoir ici était plutôt du genre... éternel...

Il soupira.

Observant la Chambre, il nota trois choses : la statue qui représentait sûrement Salazar (un vieil homme avec une barbe lui arrivant jusqu'aux pieds) était tellement imposante qu'il fallait renverser la tête pour voir le visage, qu'il y avait beaucoup d'eau pour une chambre, et qu'il y avait de l'ombre ici.

Mal caché...

Aussitôt, ses yeux se braquèrent sur l'ombre, sachant que l'héritier se cachait derrière.

-Sors, ordonna-t-il.

Un ricanement lui parvint avant qu'il ne voit un jeune homme sortir en pleine lumière. Harry étudia rapidement son visage et, malgré l'écusson de Serpentard épinglé à sa robe, il était sûr de ne l'avoir jamais vu.

-Alors c'est toi l'héritier ?

-Et oui, Harry Figg, c'est moi. Ravi de te rencontrer en chair et en os...

Sa voix était étrange : à la fois charmeuse, hypnotique, menaçante, sensuelle et dangereuse. Harry put aussi remarquer une lueur brumeuse qui brillait autours de lui, comme si il n'était pas vraiment là.

Étrange...

-Qui es-tu ?

-Tu l'as dit à l'instant, Harry, je suis l'héritier.

Harry secoua la tête, il essayait de garder son calme et d'analyser la situation. Pas facile, oh non, pas facile du tout. Ça n'avait rien à voir avec la première année où il avait agit par pur instinct (et s'était aussi laissé contrôler par la ''Voix''). Là il lui fallait une stratégie, et les stratégies, c'était définitivement pas son truc.

-Donne moi ton nom.

Gagner du temps, oui c'est pas mal comme plan, il lui fallait gagner du temps pendant que l'autre avançait vers lui d'une démarche fluide, comme s'il glissait sur le sol.

-Tom Jedusor. Ou plutôt, son souvenir.

-Un souvenir ? Répéta Harry en levant un sourcil sans le lâcher des yeux.

-En effet, un souvenir conservé pendant cinquante ans dans un journal intime, qui compte bien redevenir réel...