Chapitre 21 : 20 %.

- Allez, plus vite, terminez de charger les lingots !

La voix caractéristique de Rum résonnait à la banque centrale de Tokyo. Les employés avaient été neutralisés assez rapidement, grâce au programme et au Night Baron.

L'homme en noir sourit, il savait que ce programme continuerait de s'améliorer. Néanmoins le braquage était dû seulement à un test. Test qui allait décider ou non de l'intervention de la police.


- Braquage à la banque centrale de Tokyo, annonça rapidement Megure à Sato et Takagi. Filez sur place, et appelez s'il faut des renforts.

- Roger, s'exclamèrent les deux agents simultanément. On file.

Ils foncèrent dans l'une des nouvelles voitures, commandée suite à l'explosion du commissariat. La reconstruction, bien que lente, était en cours, et il était difficile de pouvoir mobiliser beaucoup de personnel, les trois quarts ayant périt au cours de l'attentat.

Sato fonçait en direction de la banque, quand la radio s'enclencha.

« Allô, ici Megure. J'ai une affaire plus urgente que ce braquage. Il y a une prise d'otages vers le sixième district de Beika. Veuillez vous y rendre, c'est un groupe scolaire qui est menacé. »

Puis la radio coupa.

- Quoi ? Demanda Sato. Mais c'est à l'opposé ça !

- Possible, seulement on a pas vraiment le choix. On file et avec de la chance, quelqu'un d'autre se chargera du braquage à notre place, décréta Takagi.

La voiture fit demi-tour et fila, sirènes hurlantes, vers le lieu de la prise d'otages.


- Alors ? Demanda Rum à un homme en noir sur un ordinateur.

- Ça a marché, les voitures de polices font demi-tour, sourit le gars en répondant.

- Parfait, vivement que le programme donne toutes ses capacités. Nous n'aurons même plus à devoir braquer des banques comme ça, ça se fera tout automatiquement ! Ricana Rum.

Les hommes en noir avaient fini de charger les lingots et autres monnaies dans les trois camions. Rum était content. Pas d'obstacle pour un braquage. Rien de plus simple. Trop facile même.

Mais le criminel ne s'attendait pas vraiment à la suite. Il grogna lorsqu'il reconnu les voitures du FBI se garer de part et d'autres de la banque, empêchant un quelconque retrait de la part de l'Organisation.


- Ils sont passés dans les conduits d'aérations, ces petits morveux !

Ai jura, avant de pousser doucement Conan devant elle.

- Plus vite, s'il te plait, ils nous ont repérés.

Le rajeuni amnésique hocha la tête, avant d'accélérer dans les conduits. Ça n'était pas facile et rien ne pouvait indiquer aux enfants où ils étaient précisément. Ai eu soudainement une idée.

- Stop, ordonna-t-elle à Conan. On va sortir d'ici.

- Pourquoi ? Demanda celui-ci.

- Parce que le meilleur moyen, quand on chercher quelqu'un qui souhaite s'échapper, c'est de s'arrêter alors qu'on nous pense en train de courir, déclara la scientifique.

Elle dévissa donc la première plaque qu'elle croisa, et se laissa tomber au sol, Conan à sa suite.

Le garage, avec les voitures. Super. Haibara s'avança vers la voiture de son pire cauchemar, et en ouvrit le coffre. Conan se glissa dedans, et la jeune fille s'arrangea pour qu'ils puissent l'ouvrir de l'intérieur.

Ils n'eurent que le temps de se dissimuler, que l'alarme du QG résonnait de toute part.


- Vu le bruit que font les alarmes, je dirais qu'Ano Kata est bien là, commenta Akai à Camel. Jodie et James sont toujours vers la banque de Tokyo ?

- Oui, confirma son collègue. Une chance que les enfants aient pu nous joindre sinon, on serait toujours à chercher le QG des hommes en noir.

Akai haussa les épaules et prépara son fusil sniper, le seul objet sur qui il comptait vraiment en cas de problème. Puis il chercha un coin où pourraient pénétrer les agents du FBI sans trop d'embrouilles. Mais l'effet de surprise en lui-même était déjà gâché par les alarmes tonitruantes qui faisaient entendre leurs plaintes à plusieurs centaines de mètres.

Pareil que pour les policiers, l'effectif des agents du FBI était réduit. Chose étrange puisque James Black avait pourtant communiqué le rapport à toutes les personnes susceptibles d'être en service ce soir. Mais pourquoi seul le quart de l'équipe était présent ? D'accord, Jodie était sur le lieu du braquage, mais même avec ça, l'équipe aurait dû être trois fois plus nombreuse.

- Contacte les autres, ordonna Akai à Camel. On va avoir besoin de renfort ici !

- J'essaye, répliqua l'agent, mais je n'ai aucun signal.

- Quoi ?

- Les ondes sont brouillées, impossible d'émettre quoi que ce soit.

Akai serra les dents, avant de se préparer à viser.


- A quoi on joue, là ? Chuchota Conan, tandis que la voiture dans laquelle ils étaient s'ébranlait.

- A s'échapper d'ici, répliqua Ai. Et boucle là, parce que si le conducteur nous trouve, on sera dans la panade.

C'est vrai que Conan avait eu le loisir d'entendre deux voix. Celle du gars qui avait voulu le tuer, et une autre, un peu moins froide qui ne lui disait rien. Sauf une phrase 'Avez-vous l'argent ?'. à moins que ça ne soit l'effet de son imagination.

- Merde, le FBI est là.

Justement, c'était cette voix qui parlait.

- Pff, ils sont en sous-effectif. Aucune chance. Ano Kata veut qu'on fasse semblant de filer pour les prendre à revers. Pas bête.

Et l'autre voix glaciale, presque bestiale, qui semblait effrayer la gamine à ses côtés. Voix qui ne lui disait rien en revanche.

- J'espère qu'ils vont coincer les mioches pour nous.

- T'en fais pas Vodka. On s'en occupera. Puis avec la panique au QG, ils ne pourront se cacher plus longtemps.

Ai était nerveuse, quand son regard se posa sur la ceinture de Conan et ses chaussures fortifiantes. Avec un peu de chance...

- Pourquoi tu t'arrêtes ? Demanda une des deux voix. Un problème Gin ?

- Whisky m'a dit qu'Akai était pas loin. Et le sniper est dans le coffre. Je vais le chercher.

Ai tressaillit, tandis que l'homme en noir, après être descendu de sa voiture, soulevait doucement le coffre.


Et voilà, désolé pour le retard, mais avec les partiels, je ne pouvais pas trop publier. En espérant que vous ayez apprécié ce chapitre.