Dimanche 20 septembre.

19h45 maison de Lisa.

Lisa était heureuse de se retrouver chez elle. Greg n'avait absolument pas rechigné, à venir s'installer chez elle. Par contre quand elle lui avait ordonné d'aller se coucher, au lieu de le laisser sur le canapé devant la télé. Là il avait râlé.

House _ Mais maman, j'ai pas sommeil, geignit-il.

Lisa _ Tu es encore faible, tu tiens à peine debout et le vol t'as fatigué. Tu vas te reposer.

House _ Tu viens me border alors ?

Lisa _ Couches-toi, je prends ma douche et j'arrive. Si tu es sage, tu auras même droit à une histoire, se moqua-t-elle.

Lisa prit sa douche et en sortant de la cabine vit son reflet dans le miroir. Elle réprima un frisson. Son visage et son corps portaient encore par endroits les traces des coups qu'elle avait reçus. Elle enfila son peignoir, elle ne voulait pas qu'il la voit comme ça.

Elle entra dans la chambre, il était au lit, assis, le dos calé par les oreillers. Il avait le buste et l'épaule, entourés de bandages. Il avait remonté la couverture sur ses jambes. Le pansement sur son nez cassé lui donné un air étrange. Il lui souriait, il était détendu.

Toujours dans son peignoir, elle alla le rejoindre dans le lit. Elle se blottit tout contre lui, il lui passa le bras autour des épaules, elle posa délicatement sa main sur sa poitrine.

Un moment immobile, il bougea légèrement, abaissant son visage. Elle sentait le souffle tiède de sa respiration l'effleurer et descendre doucement vers ses lèvres. Elle pencha sa tête en arrière, amenant directement ses lèvres au contact des siennes. Le baiser fut violent, leurs langues se trouvèrent immédiatement s'imposant l'une à l'autre dans de rapides mouvements.

Ils entendaient leur respiration s'accélérer, devenir saccadée. Un désir pressant les consumait tous les deux. Ils rompirent le contact, leurs regards se croisèrent, leurs yeux brillaient d'envie.

Lisa se retrouva à califourchon au dessus de ses cuisses, les genoux bien calés de chaque côté, légèrement levée pour ne pas lui faire mal à sa jambe. Elle avait fait glisser la couverture et constaté qu'il était nu et déjà fort excité.

Il défit la ceinture de son peignoir, l'ouvrit et avec délicatesse le fit glisser sur ses épaules, le laissa tomber le long de son corps, libérant ses bras. Il posa une de ses mains dans son dos et la rapprocha de lui doucement, alors que son autre main emprisonnait l'un de ses seins. Elle frémit de plaisir quand les mains de House se posèrent sur sa peau. Elle mit sa tête en arrière, découvrant sa gorge qu'il couvrit aussitôt de baisers.

Elle se laissait aller à ses caresses, s'abandonnant entièrement, une chaleur intense envahissait son corps. Elle sentait son membre gonflé, frôler l'entrée de son intimité. Elle s'empala soudainement, arrachant un râle de plaisir à son amant, elle criant de plaisir.

Elle se mit à bouger son bassin à son rythme, tout en laissant Greg accompagner ses mouvements, ses mains chaudes, enserrant fermement ses hanches.

Elle se cambra, la tête rejetée en arrière. Lui la couvrait de baiser, mordillant l'un après l'autre ses tétons qui pointaient fièrement.

Ils sentent tous les deux la vague de plaisir qui déferle en eux, se faisant de plus en plus puissante. Puis, dans un cri commun, la jouissance se fait puissante, laissant leur corps sans vie.

Elle retourne alors dans sa position initiale, sa main posée sur la poitrine de Greg, elle peut sentir les battements rapides de son cœur. Il ramène le drap sur eux, il ne dit rien, elle non plus. Elle s'endort la première, en sûreté dans les bras de l'homme qu'elle aime.

Lundi 21 septembre

Lisa se réveilla à la sonnerie du réveil, qu'elle coupa le plus vite possible. Elle ne voulait pas réveiller Greg. Elle le regarda, couché de côté, la tête bien calée dans l'oreiller, la bouche entre ouverte, Gregory House ronflait. Lisa résista avec beaucoup de mal au fou rire qui montait en elle. Elle se leva et prit la direction de la salle de bain. Une demi heure plus tard, lavée, habillée, elle terminait de se maquiller. Elle se regarda une dernière fois et sourit, elle avait habilement caché les marques encore visibles.

Elle repassa dans la chambre avant d'aller prendre son petit déjeuner. Il dormait toujours, elle s'approcha de lui. Se baissa pour lui déposer un baiser lorsque, brusquement une main l'attrapa par la nuque. Greg l'amena jusqu'à lui et lui emprisonna les lèvres. Le baiser fut tendre et passionné. Il rompit enfin le contact et dans un murmure.

House _ Bonjour beauté

Cuddy _ Bonjour ronfleur

House _ Je ne ronfle pas, je respire fort, sourit-il

Cuddy _ Hé ! Tu fais quoi là ?! Voyant sa main sur un des boutons de son chemisier.

House _ Câlin du matin. Dit-il plein d'espoir.

Cuddy _ Arrêtes ! Elle lui donna une tape sur la main. Pas le temps, je vais être en retard.

House _ Pff…Qu'est-ce que je vais faire tout seul, il prit son air le plus triste.

Cuddy _ J'y vais…Tu trouveras bien ! lui lança-t-elle en sortant de la chambre.

Il soupira et se rallongea, les mains croisées derrière la tête, un sourire aux lèvres. Il n'allait absolument RIEN faire de la journée, le rêve.

Lisa avala un café, mangea une pomme et partie en criant un «à ce soir » en sortant.

Une demi-heure plus tard, elle se garait sur sa place de parking. Lorsqu'elle poussa les portes vitrées et pénétra dans le hall, beaucoup de regards se tournèrent vers elles. Elle essaya de ne pas y prêter attention et se dirigea vers son bureau, saluant les infirmières de l'accueil.

Brenda lui fit un grand sourire, elle était heureuse de revoir la directrice, en pleine forme.

Brenda _ Bonjour Dr Cuddy, contente de vous revoir.

Cuddy (lui rendant son sourire) _ Bonjour Brenda, je crois que je vais retrouver ma paperasse avec joie.

Brenda _ Il n'y en a pas trop, le Dr Chase…Euh Cameron a parfaitement gérait tout ça. Elle vous a laissé les demandes d'entretien des donateurs et tous les dossiers financiers

Cuddy _ Parfait, Appelez là et dites lui de venir dans mon bureau dans la matinée….

Brenda (hésitante) _ Comment va le Dr House ?...devant l'air surpris de la doyenne, la rumeur court dans tout l'hôpital qu'il a risqué sa vie pour vous sauver.

Cuddy (agacée et gênée) _ Qui vous a dit ça ?

Brenda _ Votre agression à fait la une des journaux ici aussi, et certains ont lus des informations sur le net et…

Cuddy _ En effet, le Dr House a été blessé en voulant me protéger. Et il est rentré chez lui, et se porte bien, mentit-elle. N'oubliez pas de prévenir le Dr Cameron que je veux la voir.

Elle coupa court à la conversation et alla à son bureau. Elle entra, referma la porte, restant un moment à le détailler comme si elle le voyait pour la première fois. Elle accrocha sa veste de tailleur au porte manteau et s'installa à son bureau.

Elle repensa à la conversation qu'elle venait d'avoir avec son assistante. Il allait vraiment devenir difficile pour eux de cacher leur relation. «Lisa, je t'aime et je veux vivre avec toi…et la 'petite limace'» ces paroles s'imposèrent subitement à son esprit. Elle avait vu son regard juste après qu'il lui ait dit, il était très sérieux et le désirait vraiment. Ils n'en avaient pas reparlé, pas encore.

Elle tenta de chasser cette pensée mais sans succès. Pourquoi l'idée qu'il puisse habiter chez elle, l'effrayait-elle à ce point ? Elle l'aimait et depuis plus de quatre mois, elle était enfin heureuse et épanouie. Elle ne pouvait réprimer cette peur qui l'envahissait peu à peu. Plus elle y réfléchissait, plus elle se trouvait stupide et vraiment égoïste. Il avait enduré tant d'épreuves, pour changer sa vie. Pour se donner une chance d'être heureux avec ELLE. Durant ces derniers mois, il lui avait montré une autre facette de sa personnalité, un Gregory House, doux et attentionné, envers elle et aussi Rachel.

Elle se traita d'idiote, bien sûr elle avait peur, mais certainement pas plus que lui. Lui faire confiance à ce point, lui montrer ses sentiments, s'engager dans un avenir de couple, tout ceci il avait fait par amour. Voilà, c'était aussi simple que ça. Elle sourit, bien décidée à accepter ce bonheur qui s'offrait à elle. Elle ne pouvait retarder indéfiniment la conclusion logique à leur relation. Ils allaient devoir en parler.

Elle fut tirée de ses pensées par deux coups frappés à sa porte. Elle releva la tête et aperçut Cameron. Elle lui fit signe d'entrer, son ventre s'était considérable arrondi. Elle était radieuse, elle s'avança jusqu'au bureau et s'assit dans un des fauteuils. Elle ne laissa pas le temps à son aînée de parler la première, la devançant, elle demanda.

Cameron _ Comment allez vous ?

Cuddy _ Je viens bien, merci. Ce cauchemar fait partie du passé.

Cameron _ Et House ?

Cuddy _ Il va bien, il se remet doucement. Il ne sera pas de retour avant trois semaines…

Cameron _ Je suis vraiment heureuse pour vous deux que tout se termine bien.

Cuddy (changeant de sujet) _ Et vous, cette grossesse ? Tout va bien ?

Cameron _ Oui, les jumelles vont biens et d'après le médecin je suis en pleine forme. Mis à part les nausées matinales qui ne veulent pas cesser.

Cuddy _ Je voulais vous voir au sujet de votre travail. J'aimerais un rapide rapport de votre part.

Elle avait avec cette question mis fin à d'éventuelles questions gênantes de la part de Cameron. Elle l'écouta avec attention, lui demandant de temps en temps des éclaircissements.

Une heure plus tard, Cameron sortait de son bureau. Elle alla se chercher un café et se mit au travail. Sa journée fut d'une banalité déconcertante, voir ennuyeuse, le seul moment de détente fut lorsqu'elle accepta l'invitation à manger de Wilson.

De son côté House s'ennuyait, il était allongé sur le canapé, le dos bien calé avec des coussins contre l'accoudoir. Cela faisait une heure qu'il n'arrêtait pas de changer de chaînes

Après le départ de Lisa, il s'était rendormi, se réveillant trois heures plus tard.

Il avait pris tous les médicaments qu'on lui avait prescrits, aucuns ne contenaient de dérivés opioïdes. Mais les douleurs étaient supportables. Il avait du mal à bouger les bras, surtout le gauche, normalement. A causes des muscles du dos lésés par la balle. Il se regarda dans la glace de la salle de bain et sourit, avec le haut du corps entouré de bandages, il ressemblait à une momie. Il fit sa toilette comme il put, s'habilla, voulut se faire à manger mais le frigo était vide, il trouva un magasin où commander en ligne. Il fut livré dans l'heure qui suivit. Il trouva ça plutôt pratique.

Donc après le repas, il s'était installé devant la télé. Il se sentait seul, dans cette grande maison, quelque chose lui manquait, il fut surpris de constater que ce n'était pas Lisa mais Rachel. La petite était toujours chez les parents de Lisa. Ils ne devaient la récupérer que le weekend prochain, car il était prévu qu'ils passent ces deux jours chez les parents de Lisa.

Il se leva, attrapa le téléphone, retourna sur le canapé. Il regarda dans le répertoire, les deux numéros qu'il cherchait, étaient enregistrés. Dix minutes plus tard tout était réglé.

Lisa avait débauché tard pour son jour de reprise. Elle avait appelé Greg pour le prévenir. Elle n'avait pas envie de faire de courses, ils commanderaient des pizzas et se ferait livrer pour ce soir.

Elle rentra donc directement. Elle s'inquiéta lorsqu'en arrivant devant chez elle, elle vit la voiture de ses parents. Il se gara en vitesse et entra chez elle au plus vite.

Mais une fois dans l'entrée les rires de Rachel et apparemment de son père et de Greg la rassurèrent. Elle eut à peine le temps de poser son sac que sa mère arrivait et la serrait contre elle. Elle était heureuse de revoir sa fille en bonne santé. Ils n'avaient pas pu venir à Washington à cause de Rachel.

Bonnie _ Oh ma chérie, je suis si heureuse de te revoir. Ça va ? Tu vas bien ?

Lisa _ Moi aussi je suis heureuse de te voir, et oui je vais bien, ne t'inquiètes plus d'accord ? Mais pourquoi vous êtes là ?

Bonnie _ Greg nous a appelé et nous a demandé si on voulait bien ramener Rachel.

Alvin _ Ah voilà enfin ma fille chérie, viens dans les bras de ton vieux père !

Elle était contente de voir ses parents, Greg avait encore trouvé un moyen de lui faire plaisir. Une fois libérée de l'étreinte de son père, elle se dirigea vers le salon d'où provenaient les rires de sa fille et de Greg. Il était allongé son le canapé, les jambes repliées, ses cuisses servant de dossier à Rachel assise sur son ventre. Elle s'amusait à poser ses petites mains sur le pansement qu'il avait sur le nez et rigolait à chaque fois qu'il les enlevait en faisant la grimace. Ils s'entendaient bien tous les deux, elle en était ravie. Lorsqu'il vit la petite s'immobilisait et regardait vers la porte, il tourna la tête et sourit à Lisa.

Quand elle vit sa mère approcher, Rachel tendit ses petits bras vers elle, poussa un cri de joie et appela.

Rachel _ Maaa…Maaa, mama

Cuddy prit sa fille dans ses bras. Le plaisir de revoir sa famille, de pouvoir de nouveau prendre sa fille dans ses bras, la petite qui venait de l'appeler «maman». Toutes ces émotions la firent pleurer. Elle couvrit sa fille de baisers. Elle sentit tout d'un coup des bras se refermer autour d'elle et de la petite et une voix douce et moqueuse lui dire.

House _ Bizarre, tu ne pleures pas quand je t'appelle «maman».

Lisa _ Idiot, tu verras quand elle t'appellera « papa ».

Alvin _ Alors là Greg, crois-moi, ton cœur va fondre. D'ailleurs, si je me rappelle bien, Lisa a dit 'papa' avant 'maman'

Bonnie _ Bon, on arrête là les souvenirs ! Ou l'on va tous se retrouver pleurant dans les bras des uns et des autres.

House (grimaçant) _ Mon Dieu ! Quelle vision de cauchemar.

Et c'est dans une ambiance détendue qu'ils passèrent à table. La conversation allait bon train, ils parlèrent de Rachel, qui maintenant se tenait debout et essayait de marcher lorsqu'on lui tenait les mains. Mais à quatre pattes, elle filait comme l'éclair, attrapant tout ce qui se trouvait à sa portée. Ce qui avait obligé Lisa à mettre en hauteur de nombreux objets.

Les relations avec ses beaux-parents s'étaient vraiment améliorées. Son geste désespéré pour sauver Lisa y était pour beaucoup. En arrivant Bonnie l'avait serré dans ses bras en pleurant tout en le remerciant d'avoir évité le pire à sa fille. Le père en fit autant, sans les larmes, « maintenant je sais que ma fille et ma petite fille sont en sécurité avec vous » furent les premiers qu'il lui dit.

Lisa était heureuse, de son côté, elle s'entendait à merveille avec Blythe. Après le repas, elle alla coucher sa fille…leur fille, pensa-t-elle en regardant Greg qui écoutait avec attention, les histoires de pêche de son père. Une passion en commun, cela allait les rapprocher un peu plus.

Elle déposa sa fille dans son lit après l'avoir changé. Elle se pencha pour l'embrasser et sursauta brutalement, retenant à peine un cri de surprise. Elle n'avait pas fait attention à sa mère venue dire bonne nuit à sa petite fille et qui venait de la surprendre en parlant.

Bonnie _ Désolée, je ne voulais pas te faire peur.

Lisa _ Ne t'inquiètes pas, j'étais tellement concentrée sur Rachel, que je ne t'ai pas entendu arriver….changeant de sujet, ils discutent toujours ?

Bonnie _ Oui et je pense que cela va durer un moment.

Lisa _ Ah les hommes !....je vais te donner des draps et une couverture pour le canapé.

Bonnie _ Bonne idée, je tombe de sommeil, ….je m'excuse Lisa….je l'avais vraiment très mal jugé, c'est un gentil garçon, je suis sûr qu'il te rendra heureuse…..Vous venez toujours ce weekend ?

Lisa _ Oui, allez sortons de la chambre sinon Rachel ne s'endormira pas.

Vingt minutes plus tard, sa mère se couchait dans le canapé. Lisa lui souhaita bonne nuit et rejoignit son père et Greg dans la cuisine. Apparemment ils n'avaient pas sommeil

Lisa _ Je vais me coucher, subitement, et pour Rachel !

Greg _ Quoi pour Rachel ?

Lisa _ Tu ne peux pas t'en occuper dans ton état…

Greg _ J'ai appelé la nounou. Elle sera là à 10h00 demain matin, pas de panique « maman »

Lisa _ Parfait, bonne nuit vous deux. Mais Greg ne…

Greg _ veilles pas trop tard, tu as besoin de te reposer. Termina-t-il dans un sourire….J'arrive bientôt.

Il la regarda partir et sourit en remarquant que son déhanché était nettement moins prononcé en présence de son père.

Lisa se mit au lit, non s'en avoir d'abord vérifié que les fenêtres de la chambre étaient bien verrouillées. Elle éteignit sa lampe de chevet, mais n'arriva pas à s'endormir pour autant.

Lorsque Greg arriva dans la chambre, elle l'entendit murmurer son prénom. Elle ne répondit pas. Elle perçut le moindre de ses gestes. Le pantalon tombant au sol, le léger mouvement du matelas lorsqu'il s'assit sur le lit. Les baskets enlevées et balancées dans un coin. La canne appuyée contre le mur et aussi le petit cri de douleur étouffé lorsqu'il fit un mouvement trop brusque en se couchant.

Elle savait qu'il la regardait et fit son maximum pour ne pas bouger. Enfin elle sentit le matelas bougeait lorsqu'il chercha une position pour dormir. Au bout de cinq minutes, elle entendit sa respiration forte et régulière, il dormait.

Elle osa enfin portait sa main au visage pour essuyer les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle ne comprenait pas pourquoi elle pleurait, il n'y avait aucunes raisons. Elle ne trouvait toujours pas le sommeil. Mais impossible de se lever pour lire un peu ou se faire un chocolat, elle réveillerait ses parents. Elle finit par se tourner vers Greg, chercha sa main à tâtons et la prit dans la sienne. Elle se concentra sur le rythme de sa respiration et s'endormit dix minutes plus tard.

Mardi 22 septembre

Elle se réveilla de bonne heure comme à son habitude. Cependant quand elle arriva dans la cuisine, son père y était déjà. Il avait fait couler le café et fait des pancakes.

Lisa _ Bonjour papa….maman dort toujours ?

Alvin (embrassant sa fille) Oui, pour l'instant, et les deux amours de ta vie ?

Lisa _ Rachel c'est couchée tard, elle ne devrait pas se réveiller avant une bonne heure. Quant à Greg même chose, en plus il n'est pas vraiment du matin et il doit aussi se reposer…

Elle ne continua pas, se servant un café pour faire diversion. Elle sourit à son père qui venait de lui déposer un baiser sur le front pour la réconforter, comme lorsqu'elle était enfant. Il avait sentit son malaise, mais ne fit aucune réflexion, aucun commentaire.

Elle terminait son café et ses céréales quand sa mère entra dans la cuisine.

Bonnie _ Bonjour ma chérie, tu pars déjà ?

Lisa _ Oui, il faut bien que je montre l'exemple, une directrice ce doit d'être à l'heure. De toute façon on se voit ce weekend.

Alvin _ Ah oui, au fait ! J'ai dit à Greg que vous veniez à partir de vendredi soir.

Lisa _ Je m'arrangerais pour débaucher plus tôt, pour ne pas arriver trop tard. Au revoir tous les deux, à vendredi.

Elle prit ses affaires et sortit en vitesse, elle allait être en retard, c'est sûr. Il commençait à faire froid les matins, elle ne regretta pas d'avoir mis ce pull, son colle en V n'était pas trop décolleté, c'était parfait.

Elle arriva à l'hôpital, il s'était mis à pleuvoir. Elle décida de se garer au sous-sol. Un des privilèges d'être directrice est qu'elle avait une place juste à côté de l'ascenseur.

Elle descendit de sa voiture, prit son sac et se dirigea vers les portes rouges. Elle allait appuyer sur le bouton d'appel, lorsqu'elle poussa un cri tout en sursautant. La personne qui venait de lui dire bonjour, se sentait gênée d'avoir effrayé sa directrice.

Brenda _ Je m'excuse Dr Cuddy, je ne voulais pas vous faire peur.

Lisa (essayant de se contrôler) _ Ce n'est rien Brenda, je ne vous ai pas entendu arriver.

Cuddy s'enferma dans son bureau toute la journée. A 18H00 elle soupira en voyant la pile de dossier qui lui restait à traiter. Mais il lui avait été impossible de se concentrer sur son travail. Elle n'avait cessé de relever la tête pour regarder l'entrée de son bureau. Persuadée à chaque fois que quelqu'un venait d'entrer.

Inutile de rester plus longtemps, elle prit ses affaires, ferma son bureau à clef et se dirigea vers les ascenseurs. Au moment d'arriver au niveau – 2, son rythme cardiaque accéléra un peu, juste avant l'ouverture des portes. Elle se trouva complètement idiote, que pouvait-il lui arriver ? Néanmoins elle pressa le pas, arriva à sa voiture et verrouilla les portes aussitôt à l'intérieur. Elle essaya de se détendre en vain.

Elle se gara enfin dans l'allée de son garage. Le fait de retrouver bientôt les deux êtres qui comptaient le plus pour elle, lui fit retrouver le sourire.

Elle les trouva dans la cuisine, Rachel, sagement assise dans sa chaise haute, écoutait attentivement Greg lui expliquer la façon de peler une pomme de terre, tout en jouant avec une épluchure.

Elle rit de bon cœur à cette scène. Elle embrasa sa fille, puis déposa un rapide baiser sur la bouche de Greg.

House _ Ta journée c'est bien passée ?

Lisa _ Une horreur, je n'ai pas avancé comme je l'aurais voulu. En plus la fin de l'année approche et le comptable me demande de lui rendre les dossiers financiers le plus vite possibles, pour le bilan….

House _ Chacun à sa croix à porter….enfin pour les chrétiens… pour les juifs c'est quoi ?

Lisa (soupirant) Tu sais que tu es vraiment con parfois !

Rachel _ Co..on, Con !

Lisa et Greg se regardèrent en souriant.

House _ Je crois qu'il va falloir faire attention à ce que l'on dira devant la petite à l'avenir.

Lisa _ En effet. Prenant sa fille dans ses bras, viens ma chérie, tu vas prendre ton bain pendant que Greg termine de préparer le repas.

Après avoir couché Rachel, Lisa revint dans le salon, avec pansements et bandages.

Lisa _ Maintenant que la 'petite ' est au lit, maman va s'occuper de son 'grand garçon'

House _ Tu sais, je peux demander à une infirmière de venir me changer mes pansements…Aïe ! Attention !

Lisa _ Mais c'est qu'il est douillé….Humm…bon à savoir.

House _ Je savais que tu étais une sadique !

Lisa _ Seulement dans tes rêves…Tiens toi tranquille !

Quelques instants plus tard.

Lisa _ Et voilà….étouffant un bâillement…c'est fait. Pas besoin d'infirmière tout compte fait….

House _ Merci docteur.

Il remarqua sa petite moue, elle avait quelque chose à lui dire. Mais, elle n'osait pas ou ne savait pas comment lui dire. Il décida donc de l'interroger.

House _ De quoi veux-tu me parler

Lisa (soufflant) _ Tu..Tu te rappelles de ce que tu m'as dit à l'hôpital ?

House _ J'ai dit beaucoup de chose, quoi exactement ? demanda-t-il , tout en sachant de quoi elle parlait.

Lisa _ Avant que l'inspecteur Sheridan ne vienne nous annoncer qu'il n'y aurait pas de procès….

House _ Ah Oui ! Au moment du bouche à bouche !

Lisa _ Oui, répondit-elle dans un murmure…Tu le veux toujours ?

House _ Plus que jamais ! J'étais sérieux et je le suis toujours. De toute façon, je passe plus de temps ici que chez moi maintenant.

Lisa _ Dans ce cas, il faut peut-être envisager d'acheter une nouvelle maison. Mais…Je…

House _ Mais tu as peur que ça ne marche pas…Calmes-toi dit-il voyant qu'elle allait protester. Ecoutes, je sais ce que je veux et toi aussi, tout ira bien. Et si cela peut te rassurer, je suis aussi paniqué que toi. C'est un pas énorme en avant, que nous allons faire.

Lisa _ En effet…Mais c'est la suite logique à notre histoire non ?

House _ C'est rassurant de voir que nous avons tout les deux des doutes, mais que nous sommes aussi prêts à y faire face côte à côte….et puis pour mes affaire ne t'inquiètes pas. Ce que je ne pourrais pas prendre, je louerais un box pour l'y entreposer.

Lisa _ Ton piano sera très bien dans ce coin, près de la cheminée.

House _ Ok, si dans trois semaines, on ne s'est entre tuer, j'aménage.

Lisa (main tendue, sourire aux lèvres) _ OK, marché conclu.

House (une lueur amusé dans le regard) _ Et si je payer ma caution en nature ?