Coucou les gens ! Ça va ? Moi super :)
J'ai passé mon oral du brevet aujourd'hui, et j'ai l'honneur de vous annoncer que j'ai tout défoncé ! (Je suis assez à l'aise à l'oral, j'espère que l'écrit se passera bien aussi xD)
Bref !
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 21 ! J'espère qu'il vous plaira ! :)
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Bonne lecture !
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Chapitre 21 : Mauvaise influence
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Une semaine était passée depuis la dernière fois, nous étions aujourd'hui un samedi de mai. Il était environ 14h00, et Mathieu et Antoine étaient dans la cuisine, tandis que leur fille se préparait dans sa chambre.
Cette dernière attendait patiemment Alexandre, qui n'allait pas tarder à arriver pour l'emmener au cinéma.
Le jeune homme n'avait pas vu les parents de sa petite amie depuis la dernière fois, ce qui allait permettre à Mathieu de s'excuser auprès de lui pour le comportement hostile qu'il avait eu à son égard.
En train de boire une bière, le petit châtain était en train de réfléchir à ce qu'il allait dire au jeune homme, quand la sonnette de la porte d'entrée retentit.
Le grand chevelu partit ouvrir, et revint accompagné d'Alexandre.
« Louise ! Alexandre est là ! » appela Antoine.
« Bonjour ! » s'exclama le jeune homme, souriant, à l'intention de Mathieu.
« Salut ! » répondit ce dernier en retour, avant de se gratter l'arrière de la tête, gêné.
Il soupira en passant une main dans ses cheveux, et s'excusa calmement auprès du garçon.
« Écoute, je suis désolé pour la dernière fois. J'étais de mauvaise humeur, je me suis mal comporté. Ça ne se reproduira plus. »
Il était sincère et s'en voulait beaucoup, c'était évident. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il avait était si désagréable, enfin si, mais il ne voulait pas en reconnaître les raisons. C'était tellement débile, s'énerver avec un gamin sous prétexte que sa fille grandissait…
« Ce n'est rien, on a tous de mauvais jours. » affirma Alexandre, sans perdre son sourire.
Mathieu était gentil avec lui, gentil avec Louise, gentil avec beaucoup de gens. Il ne lui en voulait pas. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Ou du moins pas pour si peu.
Le petit châtain lui sourit, reconnaissant. Ça faisait plaisir à Louise, que ses parents et son petit copain s'entende. Il le faisait pour elle. Enfin, pas vraiment. Il le faisait aussi car Alexandre était un garçon charmant et sympathique, qui prenait soin de sa fille. C'était l'essentiel.
Louise arriva dans la cuisine quelques secondes plus tard, et embrassa son petit copain. Ce dernier lui prit la main et entrelaça leurs doigts. Il demanda :
« Qu'est-ce qu'on va voir, comme film ?
-Je ne sais pas, je pensais que c'était toi qui choisissait.
-Ah bon ? Moi je pensais que c'était toi.
-Pas grave, on improvisera. »
Le blondinet lâcha un petit rire, et salua Mathieu et Antoine. Ces derniers lui sourirent, avant de lancer :
« Amusez-vous bien ! »
Louise et Alexandre se dirigèrent vers la porte d'entrée, avant que les deux adultes ne demandent à leur fille :
« À quelle heure tu penses rentrer ?
-Je ne sais pas, je vous tiendrais au courant par message.
-D'accord, faites attention !
-Ne vous inquiétez pas, à ce soir ! »
Les deux adolescents s'en allèrent, laissant les deux papas entre eux.
Ces derniers se sourirent mutuellement avant de reprendre leurs activités. Mathieu jeta un coup d'œil à l'horloge murale.
« Cécilia et Noémie ne vont pas tarder. » déclara-t-il.
Ils avaient invités les deux jeunes femmes pour prendre de leurs nouvelles. Ils voulaient leur parler de la grossesse de Noémie, cette dernière souhaitait d'ailleurs leur demander conseil. Elle s'inquiétait du déroulement de sa grossesse, il fallait la comprendre : elle était si heureuse !
La sonnette de la porte d'entrée retentit pour la deuxième fois de la journée. Antoine alla ouvrir et fit entrer Cécilia et Noémie. Ces dernières, tout sourire, s'installèrent dans le canapé du salon.
La femme aux cheveux coloré avait déjà un ventre légèrement arrondie qui laissait prévoir qu'un petit être les rejoindrait bientôt. Elle tenait la main de sa conjointe fermement dans la sienne, leurs doigts étaient entrelacées avec amour.
Le petit châtain les rejoint rapidement avec trois bière et un jus de fruit. Il s'installa dans un fauteuil près d'Antoine.
« Alors, comment tu te sens ? » questionna l'homme aux cheveux fous.
« Très bien ! Un peu ballonnée et fatiguée, mais ça va. » affirme-t-elle.
Mathieu la conseilla :
« reposes toi, surtout, et mange à ta faim, c'est important !
-Manger à sa fin ? Ne lui dit pas de bêtise, évidement elle va manger à sa faim.
-Quoi des bêtises ? C'est pas ta cousine qui a fait une fausse couche parce qu'elle a arrêté de manger par peur de prendre du poids ?
-Oui, c'est vrai, mais c'est une autre histoire. » avoua Antoine.
« Ne t'inquiète pas, elle mange largement à sa faim. » affirma Cécilia, avec un petit rire.
« Eh ! » s'indigna Noémie, avec une moue boudeuse.
« C'est bon, je rigole. » s'excusa sa compagne avec un sourire amusé.
Elle embrassa tendrement sa compagne, qui répondit au baiser, tout aussi tendrement. Elles s'aimaient, ça se voyait. Pour elles, ça allaient être le début d'une nouvelle vie. Une nouvelle vie à trois.
Pendant ce temps, Alexandre et Louise étaient au cinéma. Enlacés l'un contre l'autre dans l'obscurité de la pièce, ils regardaient un film d'horreur. La salle n'était pas vide, évidement, mais il n'y avait pas beaucoup de monde.
Louise engouffra une poignée de popcorn, les yeux rivés sur l'écran géant. Elle était très concentré sur ce qu'il se passait dans l'histoire, contrairement à Alexandre, qui la regardait avec un sourire amusé.
Lentement et discrètement, il se rapprocha de la jeune fille, et posa ses mains dans le dos de cette dernière, subitement et sans avertissement, la faisait sursauter alors qu'elle retenait une exclamation de peur.
« Alexandre ! Ne fais plus jamais ça ! » gronda-t-elle à voix basse, tout en donnant un petit coup de poing dans son épaule.
Le garçon à côté de lui, ne faisait pas attention à ce qu'elle disait et s'étouffait presque tellement il se retenait de rire.
Louise croisa les bras en ronchonnant, amusée malgré tout, et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Quand il eut finit de rire, son petit ami la serra contre lui et embrassa son front, gardant malgré tout son sourire moqueur.
Au bout de plusieurs minutes, la jeune fille lâcha un petit soupire et dit :
« Je suis désolé du comportement que mon père a eu à ton égard la dernière fois. Je ne sais pas ce qui lui a pris.
-Eh, c'est pas grave. En plus, il s'est déjà excusé.
-Ah bon ?
-Oui, avant quand tu te préparais. »
Soulagée et heureuse que son petit copain et le plus vieux de ses pères ne soient pas en mauvaise entente, elle posa sa tête sur l'épaule d'Alexandre et reporta son attention sur le film. La main crispée qui vint attraper sa cuisse lui fit comprendre que le jeune homme avait fait de même, et qu'il n'était pas rassuré.
« Tu me fais mal. Tu serres trop fort. » chuchota-t-elle.
« Pardon. » s'excusa Alexandre en lâchant sa cuisse.
Pendant plusieurs minutes, aucun des deux adolescents ne parla. Seuls les bruits, les cris et autres dialogues du film résonnaient dans la salle.
« Tu viens voir Betty avec moi, après ? Elle a quelque chose à me dire. » demanda Louise à voix basses, au bout de quelques instant.
Alexandre hocha la tête et murmura :
« Oui, si tu veux. »
Il embrassa la joue de sa petite amie et reporta son attention sur le film. C'était effrayant, il espérait pouvoir réussir à dormir ce soir.
Il était à présent 15h30. Théo se baladait dans la rue, main dans la main avec Marlène. Il faisait beau et chaud, et le jeune garçon avait à présent un rendez-vous avec des garçons de sa classe. Il voulait s'intégrer, se faire des amies, mais ne pouvait pas se résoudre à y aller sans sa petite amie.
La jeune fille était un peu pâle, aujourd'hui. Mais rien d'alarmant. Elle se sentait juste un peu ballonné et avait chaud. Mais rien de grave. Elle grimaça malgré tout.
« Ça va ? » s'inquiéta Théo.
Elle hocha rapidement la tête.
« Oui, ne t'inquiète pas. »
Alors qu'ils marchaient, ils arrivaient déjà à apercevoir au loin le parc où un groupe de cinq garçons les attendaient. Marlène soupira en les voyant.
« Je n'ai pas envie de les voir. Je ne les aimes pas.
-Moi non plus, mais il faut que je m'intègre. Ne t'inquiète pas, je te promet qu'on ne restera pas longtemps. » assura le jeune garçon.
Sa petite amie avait surtout peur, peur que Théo ne devienne comme eux, ou qu'ils lui fasse du mal. Elle était heureuse qu'il se fasse des amis, des connaissances, s'intègre dans un groupe, mais elle avait la sensation que ces gars-là étaient nocifs pour lui.
Il faut le dire, ces garçons n'étaient pas des gens recommandables. Jean, Nathan, Greg, Arnaud et Dylan étaient des enfants détestables : ils martyrisaient les plus faibles, harcelaient les filles dans la rues, le métro, les magasins -en bref, partout-, insultaient les professeurs, ne travaillaient pas à l'école, et j'en passe. Ils n'avaient rien en commun avec Théo, au contraire, les personnes qu'ils molestaient étaient souvent des gens comme lui.
Non, Marlène ne les aimaient vraiment pas.
Théo ne les aimait évidemment pas non plus. Ces garçons étaient tout ce qu'il détestait. Mais il ne pouvait rien faire d'autre que d'essayer de s'intégrer dans leur groupe. Pourquoi ? Il voulait tout simplement faire de son mieux pour garder Marlène, et pouvoir la protéger.
Ironique, n'est-ce pas ? Surtout quand on sait que la jeune fille n'aimait pas les garçons comme ça.
Mais il avait peur. Peur de la perdre, peur qu'elle s'en aille, qu'elle le quitte pour quelqu'un d'autre. Théo avait un gros problème : il était persuadé, malgré le fait qu'elle lui ait déjà affirmé le contraire, que Marlène aimait ce genre de garçon, violent, impulsif et imprévisible. Ils étaient tellement mieux que lui... Il souhaitait aussi apprendre à se défendre pour pouvoir protéger sa petite amie en cas de besoin.
C'était ces raisons, toutes aussi stupides les unes que les autres, qui avaient poussé Théo à se rapprocher de ce groupe garçons. Il espérait devenir comme eux, et conquérir le cœur de Marlène. L'amour rend aveugle. Et accessoirement très con.
Une fois arrivé à la hauteur du groupe de cinq garçons, les deux adolescents les saluèrent.
« Je vois que t'as ramené ta meuf ! » lança Nathan en voyant Marlène.
« Ça se comprend, elle est bonne. » ajouta Greg.
Les garçons ricanèrent. Théo serra les poings et les dents, mais ne fit pas de remarque. Ce n'était pas le moment de se faire remarquer, surtout qu'il ne pourrait pas se défendre contre eux.
Marlène baissa tout simplement la tête. Elle se sentait humilié, honteuse, et aussi vexé que Théo ne la défende pas. Elle voulait leur répondre, leur faire comprendre qu'elle n'était pas un bout de viande, mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas faire ça à son petit copain. Elle voulait que tout se passe bien pour lui, qu'il se fasse des amis et qu'il soit heureux. Elle l'aimait, alors elle allait encaissé. Elle l'aimait, alors elle allait se taire.
Il était à présent 17h00. Louise et Alexandre étaient sortis de leur séance de cinéma à 16h00, et était ensuite aller se promener et acheter une glace. Maintenant, ils allaient rendre visite à Betty.
Louise sonna à la porte, et fut tout de suite accueilli par sa baby-sitter qui les fit entrer, et Inès, qui courut à leur rencontre. La petite avait bientôt trois ans. Elle était adorable !
« Louise ! » s'écria-t-elle en lui sautant dans les bras.
La concernée l'attrapa au vol et lui embrassa la tête.
« Coucou toi !
-Maman va avoir un bébé ! » s'exclama la petite, avec des étoiles dans les yeux.
Pendant quelques secondes, le cerveau de Louise se déconnecta de la réalité.
« Quoi ? » finit-elle par demander.
Betty lâcha un petit rire et prit Inès des bras de Louise.
« Dis donc, petite puce, c'était à maman de lui annoncer la nouvelle ! » s'exclama-t-elle en la couvrant de bisous.
Inès se tortilla dans tous les sens alors qu'elle rigolait. Sa mère finit par la poser par terre pour qu'elle puisse aller au salon, avant de déclarer, le sourire aux lèvre :
« Je suis enceinte de deux mois !
-Mais c'est super ! » s'extasia Louise en se jetant dans ses bras.
La baby-sitter la serra longuement contre elle en rigolant.
« Par contre, ne dis rien à Théo ! Ou du moins, pas tant que je ne suis pas là ! Je veux voir sa tête quand il l'apprendra ! »
La jeune fille pouffa et hocha la tête. Elle était vraiment heureuse pour Betty, et impatiente d'accueillir ce nouveau bébé.
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Voilà, c'était le chapitre 21 ! J'espère qu'il vous a plu :)
On se retrouve la semaine prochaine pour le chapitre 22 ! En attendant portez-vous bien !
Amour et licorne *-*
