Merci pour vos charmants commentaires ^^
Pas de baratin aujourd'hui, pas le temps ! Demain le chapitre ne viendra que le soir, désolée !
Bonne lecture !
CHAPITRE 21
- C'est vrai, pourquoi elle est si chiante ?
- Peut-être parce que tu es si House.
L'intéressé dévisagea son ami en émettant un rire détaché et monocorde « Ah. Ah. » Wilson lui répondit d'un sourire bienveillant. Dans sa chemise blanche aux manches retroussées, il paraissait on ne peut plus détendu, heureux d'être à l'extérieur plutôt qu'enfermé dans son bureau. Même si les conditions pour passer un après-midi agréable n'étaient pas forcément réunies... comme un House aigri et moqueur.
- Tu as parlé de mes hallucinations à Anna, accusa tout à coup House.
- Je... C'est bien possible, oui. Elle a l'air de bien te connaître. J'ai pensé que tu lui en avais déjà touché un mot.
- Moi ? Me confier ?!
- Tu changes, House. Même avant ton sevrage, tu avais changé ! Le simple fait que tu veuilles te stabiliser avec Cuddy, c'était...
- Stabiliser ? Nan, je voulais juste frotter mini-Greg à mini-Lisa une nouvelle fois.
Wilson ne répondit même pas. Il se contenta d'émettre un soupir railleur. Le déni... toujours le déni. House ne changerait peut-être jamais tout compte fait.
- C'est dégoûtant ce que tu dis, Greg, lança Anna visiblement répugnée.
Elle était assise en tailleur, sur l'herbe, un livre écrit en Espagnol à la main et une bouteille d'eau dans l'autre. Débraillée comme à son habitude, elle écoutait d'une oreille pas aussi distraite que ça, la conversation des deux hommes.
- Anna, va jouer ailleurs, tu veux !
- A mi me parece que este hombre está un poco nervioso... dit-elle à Wilson sur un ton de confidence.
- ¡ Callate, tonta ! répliqua House, irrité.
- Tu parles Espagnol, toi ?
Il détourna la tête en guise de réponse. Wilson les observait, amusé par la façon dont Anna menait House. Elle n'avait pas d'être blessée par ce handicapé des émotions, elle semblait s'en ficher éperdument.
- Que lis-tu, Anna ? lui demanda t-il.
- Arf, un bouquin qui traînait. Il est moyen, si vous voulez mon avis. La psychologie des personnages laisse à désirer et l'histoire elle-même est inintéressante à souhait.
- Pourquoi tu le lis alors, railla House, de mauvaise humeur.
- Parce que t'es pas fichu d'aligner deux mots passablement captivants !
- Peut-être parce que tu serais pas assez intelligente pour comprendre...
- Et toi pas assez intelligent pour m'expliquer !
- Woo woo woo ! temporisa Wilson en levant et abaissant les bras. On se calme les enfants.
House leur fit dos alors qu'Anna pouffait de rire. Elle se remit à sa lecture et House continua de faire son House, les sourcils froncés. Wilson l'interrompit dans sa non-réflexion, d'un léger coup de poing dans l'épaule.
- Tu vas bientôt sortir ?
- Le psy n'en parle pas.
- Mais toi, comment tu te sens ?
- Endolori.
- Et mentalement ?
- Euh... égocentrique ? nombriliste ? supérieur ?
- Toi, quoi, répliqua Anna. Non mais mentalement, il va bien, James, hein ! C'est juste qu'il fait des rêves étranges qui le mettent mal à l'aise parce qu'il se rend compte de ce que sa vie pourrait être s'il était moins... lui.
Elle se reçut une pantoufle sur la tête ce qui la fit rire. House, lui, beaucoup moins.
- Ah oui, tu as rêvé ?
- Qu'une certaine personne se jetait du haut d'un toit parce que son frère lui manquait trop.
Anna blêmit. C'était petit de sa part. Mais, elle ne pouvait rien répliquer, elle s'est montrée toute aussi garce avec son histoire de rêve. Elle se replongea dans sa lecture, mine de rien, Orlando allait dire à Sole qu'il était fou d'elle... quoi de plus excitant, n'est-ce pas ?
- Cuddy m'a dit qu'elle viendrait te voir, demain. Elle est passée dans la semaine mais n'a pas pu te voir.
- Ah.
- Comporte toi bien, House. Fais un effort, pour une fois. Ne la déçois pas... Sois House sans trop l'être ! Je sais pas, moi, montre lui qu'elle t'intéresse autrement qu'en te comportant comme un mioche de dix ans.
- Il sait pas faire, murmura Anna.
- Pardon ?
- Orlando, il sait pas faire les nœuds de cravate, c'est assez affligeant.
House se leva brusquement, sans aucun mot et prit congés de ses deux « amis » sans préambules, juste lui, sa jambe et sa canne en direction de la porte. Un piano et du bourdon...
