Merci à la personne qui a posté un commentaire en guest, ça me touche beaucoup, merci, tellement heureuse que l'histoire te plaise.
Sterenn Mor (désolée je ne mets pas le point sinon ça veut pas afficher) merci mille fois, je suis tellement heureuse que l'histoire te captive, je suis si loin de la fanfiction par moment que j'ai peur que les personnes décrochent. Donc ça me motive et me rassure ce genre de commentaire :) Pour le style, je suis ravie que tu vois la différence, je fais vraiment tout pour m'améliorer et donner une histoire agréable à lire.
Encres, merci :) Oui ce fut un sacré conseil de guerre, c'est clair.
Ca m'a fait du bien toutes ces reviews, merci encore et encore et encore !
En espérant ce que chapitre vous plaise, je l'ai écrit en une foulée, il est un peu "prosique" (mot que j'ai inventé haha) et c'est ce qu'il y a de plus simple pour moi à écrire, j'adore exprimer les émotions et sentiments des personnages. Un peu plus d'explication, un peu plus d'approfondissement pour une certaine relation.
Avertissement : pas de lemon tel qu'elle mais passage perclus d'érotisme et de sensualité oui
CHAPITRE 20 : Émeraude crépusculaire et anathème vampirique
Ils descendirent l'étroit escalier en colimaçon avec lenteur. Chaque pas était grave et soutenu.
Azèle était dépossédée, ne faisait plus parti d'aucun Monde. Ses visions, agressant ses pupilles se mélangeaient aux mots durs d'Harry, aux invectives de Draughar alias l'Ordonnateur, à la méfiance de ses amis pour l'Equilibrium.
Les scènes de la réunion volaient dans sa tête à tout hasard, sans ordre préétabli se fondant aux images de vie du château que ses visions lui faisaient entrevoir : un homme se rasant, une femme soignant la blessure magique de son amant, les elfes de maison qui préparaient le repas sans faste, sans viande afin d'économiser la ressource qu'était la nourriture.
Tout était incohérent, chaotique et elle subissait, hagarde, cette succession accélérée de mots et d'images, créant un monstrueux maelström qui lui faisait littéralement exploser la tête et l'empêchait de voir convenablement les pas qu'elle effectuait et la réalité qui l'entourait.
Sans parler de sa pointe au cœur, de son extrême tristesse qu'avait provoqué le dégoût d'Harry sur sa personne et la peur qu'elle instillait à Ron. Et que dire de la déception d'Hermione lorsqu'elle eut appris qu'elle lui avait sciemment menti. Un mensonge pour ne pas refaire toute son histoire, pour que, s'il devait la haïr, qu'ils détestent la nouvelle Azèle afin qu'ils continuent de porter dans leur cœur la jeune fille qu'elle avait été et qu'ils avaient côtoyé. Elle ne voulait pas souiller leur souvenir. De plus, elle venait à peine d'apprendre son passé à l'époque, elle ne savait absolument pas comment se percevoir elle-même, alors les réactions des autres... Comment seulement y faire face ?
Les larmes dans les yeux d'Hermione, sa voix étranglée... Ses cruelles larmes qu'elle aurait voulu sécher en disparaissant loin, très loin.
L'émotion avait été trop forte et lorsque Draughar était arrivé avec ses fidèles sergents, elle n'avait plus eu la force de rien. Il était là, près d'elle et tous deux avaient ignoré avec superbe et panache leurs auras qui s'appelaient, s'acharnant à n'être plus qu'un accord parfait. Leur énergie similaire, l'Ultem qui se délectait de la présence de son autre moitié.
Mais elle avait été moins douée que lui pour ignorer cet appel qui brûlait son âme. Elle avait commencé à se dissoudre, à ne plus être rien, au point que le barrage fragile empêchant sa combustion avait cédé. Les visions avaient alors pris toutes leurs places.
Parfois, elle avait essayé d'intervenir mais elle avait été pitoyable, il ne restait plus que le murmure affreux de son aveu ne supportant plus l'image qu'ils avaient d'elle. Elle ne voulait plus être tragédie, elle avait souhaité sa restauration à l'autel de leur défunt amour fraternel, or elle n'en serait plus jamais digne. Voilà, la réalité qui l'avait écrasé et anéanti.
Et Demether sentant sa détresse lui avait quémander d'intervenir. Elle avait refusé faiblement, ne désirant pas envenimer une réunion déjà si apocalyptique, marqué de par la présence du vampire la destruction finale de ce fébrile concile.
Mais il lisait dans son cœur, il avait su que ce non n'était qu'une supplique, un appel au secours.
« Sors-moi de là ! » avait-elle hurlé subitement de toutes ses tripes mais elle n'eut à peine le temps d'admettre sa défaite, qu'il avait déjà pris sa décision, et était déjà là à jouer sur leurs peurs, à s'amuser avec eux au chat et à la souris, à instiller dans leurs cœurs glace et effroi.
Et là, dans cet escalier, s'il ne la soutenait pas, elle tomberait, tel un poids mort, elle laisserait ses pouvoirs la calciner totalement, l'engloutir et peut-être elle mourrait enfin.
A imaginer cet enchevêtrement de couloirs et de dédales, elle ne sentit pas capable de marcher jusqu'à son refuge. « Je n'ai pas le courage... » commença-t-elle à chuchoter, incapable même de produire une pensée claire pour la télépathie. Mais ça, également il le savait, il transplanait déjà dans la chambre.
Elle se prit la tête entre ses mains et tomba à genou. L'activité des esprits dans le couloir lui donna la nausée. Et l'imagination d'Harry la concernant s'interposa brutalement devant ses rétines.
- J'arrive pas à fermer... dit-elle dans un râle d'épuisement.
Il s'agenouilla près d'elle, prit son menton entre ses doigts, il était soucieux. Lorsqu'elle leva les yeux vers lui, elle se sentit happer dans son regard, irrémédiablement attirée par cet éclat au fond de ses pupilles, un éclat brillant, cristallin, promesse d'un monde merveilleux. Elle sentit tout son être lui échapper totalement, son corps n'était plus son corps.
Il n'y avait plus de visions, plus de mots abrupts et cruels à son égard, plus d'Ultem qui appelait le sien. Un vide harmonieux et parfait s'instillait en elle.
- Respire profondément, l'entendit-elle dire et cette phrase la ramena à la réalité, à son corps impie qu'elle ne voulait plus.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle était dans son lit, tremblante comme une feuille mais ses visions ne l'accaparaient plus. Il l'avait hypnotisé afin de fermer lui-même le canal, mais elle demeurait hébétée, faible.
Il reparut, sortant de la salle de bain. Elle le regardait sans pensées, observant tout simplement. Il la prit dans ses bras, elle était plus frêle que jamais.
- Viens te réchauffer, lui dit-il tranquillement en l'amenant dans la salle d'eau où un bain brûlant et vaporeux l'attendait.
Il la posa sur ses pieds tout en ne discontinuant pas de la maintenir, la déshabilla avec des gestes habiles. Elle aimait le contact de ses mains contre sa peau, certes trop froides, malgré les frissons que cela lui occasionnaient. Cela l'aidait à s'ancrer un peu plus profondément dans la réalité. Quand elle fut nue, elle se blottit dans ses bras.
- Viens avec moi dans le bain, lui intima-t-elle faiblement.
Il émit un léger sourire triste en caressant la naissance de ses cheveux sur son front. Et la seconde d'après, il les avait à nouveau éclipsé pour reparaître dans cette baignoire, tous deux nus, allongés dans l'eau.
Azèle contre son torse, réprimait ses derniers frissons dans le flot brûlant et clair. La peau de glabre de Demether se réchauffa également et ainsi lové contre lui, entre ses jambes, elle se sentit réconfortée et en sécurité. Il avait passé un bras autour de sa taille et son autre main continuait à caresser avec patience son front.
Elle se mit à somnoler et se perdit dans un demi-sommeil bienheureux où seule la respiration de Demether et la sienne demeuraient. Quand elle se remémora contre son insu, la réunion, les accusations d'Harry, Draughar si près d'elle... Un fil de métal en fusion étreignit alors son cœur, elle grimaça :
- J'ai mal, susurra-t-elle. J'ai tellement mal. La peine que je ressens est si aiguë que j'ai l'impression que je n'arriverais jamais à remarcher un jour...
- Ça va aller ma douce, dit d'une voix chaude son compagnon à son oreille. Tu sais bien que depuis ton passage dans le non-Monde, tes émotions sont démultipliés. Sur le moment ça te terrasse et après ça s'estompe. Sois courageuse, bientôt, tu seras plus forte qu'elles.
A cause des déconvenues des pouvoirs d'Azèle, Demether avait pu pénétrer son esprit plus d'une fois afin de l'aider à recouvrer toute sa raison et sa force, il avait alors appris pour le non-Monde, pour tout ce qui était, bien qu'elle ne pouvait malgré tout pas en parler, ni rien affirmer.
Il lui posa un baiser dans le creux de son cou, ce qui ont le don de la détendre quelque peu. Mais Demether sentait sa souffrance, son cœur battre trop fort, comme s'il voulait sortir de sa poitrine, son sang empoisonné par le chagrin.
S'il seulement il pouvait détruire les objets de son malheur sans qu'elle n'en souffre. Si seulement il pouvait faire revenir les filtres, propres aux humains, qui permettaient une diffusion plus douce des émotions chez leurs hôtes. Ces filtres qui avaient disparu lorsqu'elle avait retrouvé son corps après cette sombre aventure dans le Néant.
Il y avait un moyen, c'est vrai, mais si dangereux que lui-même en était effrayé. Il regarda sa propre main posée sur son ventre de bronze. Une simple piqûre à la surface de sa peau, une simple goutte de son sang suffirait presque... Il se perdit dans ses méandres, ses yeux s'embrumèrent et il fut aspiré dans sa rêverie dans laquelle une goutte brillante de son sang perlait la surface de sa main... Et elle qui la saisissait pour la remonter doucement vers sa bouche, refermant ses lèvres charnues sur son derme, accueillant l'infime gouttelette de sa langue...
- Je deviens folle.
Il revint brutalement à la réalité. Sa main était toujours posée sur elle, immaculée et elle avait posé une de ses mains fines sur la sienne. Il prit conscience de l'excitation qui le tenaillait, de son sexe dur collé contre elle, de son sang qui ne faisait que rouler sauvagement en lui, faisant appel à ses profonds instincts vampiriques.
Il la voulait, il aurait voulu cet échange de fluide entre eux deux. Cette union parfaite du corps et du sang qui les maintenait tous deux en vie. Il se rabroua mentalement mais dans son délire, il l'avait serré davantage contre lui.
- Non, tu ne deviens pas folle, il y a des solutions. Tu sais bien que Isayïs est toujours en train de chercher le moyen de contrôler tes visions.
Isayïs était une vampire de quelques siècles, qui fut dans son temps humain une prêtresse. Une des rares qui puissent témoigner de la grandeur de cet espèce de sorcier. L'unique espoir qui pouvait trouver le moyen de calmer la tempétueuse magie de la jeune femme qui se perdait jour après jour. Mais cela faisait désormais trois ans qu'elle cherchait d'arrache-pied et sans le moindre résultat.
Azèle ne répondit pas. Elle avait senti le désir gronder chez son compagnon, elle se cambra légèrement, sa gorge se déploya sous ses yeux. Ses seins aux tétons pointés sortirent de la surface de l'eau. Il posa une main sur sa gorge, descendit avec doigté le long de sa poitrine, de ses veines noircies, passe entre ses deux seins avant d'en soupeser un avec appétence.
Il retira sa main coupable. Elle était épuisée et elle devait conserver toute sa force au cas où l'attaque surviendrait sans crier gare d'une seconde à l'autre.
Qu'il se laisse aller lorsqu'elle était à l'abri comme dans la lumière était une chose mais cela n'était pas possible lorsqu'elle était dans une sécurité plus que précaire comme maintenant.
Mais elle avait passé sa main derrière sa nuque, mettant un peu plus en exergue sa poitrine aux seins insolents. Il ne voyait plus que ses veines sous sa peau, tout ce tracé parfait qui se dessinait sous ses yeux, le sang refluer et refluer encore et encore sous la pression de son cœur qui battait encore bien trop fort, comme une invitation à laisser le sang jaillir dans sa bouche.
Il repensa à son fugace fantasme, une seule goutte de son sang pendant que lui planterait doucement ses crocs dans sa chair. Et peut-être serait-elle suffisamment forte pour supporter cet élixir dans son corps afin que ses barrières psychiques se reconstruisent...
Non. Il se reprit, transvasant sa tête en arrière, regardant avec une fixité douloureuse le plafond. Le risque de mort était bien trop important, sans parler de la douleur que ce minuscule acte pouvait engendrer sur l'humain destinataire. Mais il ne sentait que son odeur, son odeur de fleur sauvage qui lui sembla insupportable pour l'heure.
Elle émit une légère pression sur sa nuque, son corps se frottant imperceptiblement contre le sien. Et son cœur, son cœur qui battait toujours avec force !
- Prends-mon sang, Demether, chuchota-t-elle, sa tête contre son épaule, les yeux clos.
Il émit un long soupir de frustration.
- Non, déclara-t-il en regardant ailleurs à nouveau.
- Ne me repousse pas, dit-elle comme une supplique qui lui brisa le cœur.
- Jamais, répondit-il avec émotion en la serrant un peu plus fort dans ses bras, oubliant sa volonté de ne pas la toucher, de ne pas céder à ses pulsions.
Il enfouit son visage dans le creux de son cou, l'embrassant avec avidité. Une fois à son oreille, il murmura :
- Tu as besoin de garder tes forces, mon amour.
- Alors, enfonce tes canines superficiellement, bois de mon sang, je veux couler en toi.
Damnation, quelle tentatrice cruelle... Sans s'en apercevoir, il posa sa main sous son menton et releva sa tête face au plafond avec délicatesse. Elle se cambra davantage et ses seins sortirent à nouveau de l'eau.
Il sentit le cœur de la jeune femme sourdre dans ses oreilles. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas enfoncé ses canines en elle, qu'il ne sut s'il serait seulement capable de ne pas dépasser la limite. Hypnotisé par les veines palpitantes de sa gorge, il se pencha, se détestant d'être si faible. Il enfonça sur quelques millimètres ses crocs dans sa chair tendre, le sang y jaillit en montée tranquille et son odeur explosa dans ses narines.
Il lécha dans de voluptueux baisers les sillons de sang qui arpentait le long de sa peau. Le goût. Ce goût. Son goût. Il se sentit chuter, électrisé. Il émit un long gémissement rauque, renfonçant légèrement ses dents en elle. Il caressa ses lèvres de son pouce, elle respira profondément et son souffle chaud provoqua chez lui un violent frisson de plaisir. Elle serra sa cuisse avec vigueur.
Elle voulait qu'il la touchât, la caressât entre les cuisses, dans ses replis intimes. Il le lisait dans son esprit. Elle voulait jouir de ses doigts, sentir son sexe dans son abîme pendant qu'il boirait son sang. Cette volonté de lui appartenir, de n'être plus que son objet de possession s'insinuait dans les pensées d'Azèle.
Mais non, il n'en ferait rien. Il ferait fi de sa chaude cavité humide qui le réclamait, de sa peau brûlante et douce. L'excitation gagnait la jeune femme, l'envahissait, rendant son sang plus tempétueux, il le sentait couler en avalanche en elle et battre le système nerveux de son sexe.
S'il se laissait aller, il ne répondrait de rien. S'ils se laissaient aller à leur désir, il l'affaiblirait, même s'il se faisait doux, c'était inévitable.
Il continua à lécher son sang. Qu'il était frustré ! Fiévreux ! Il devrait après aller calmer ses ardeurs sur d'autres humains qui lui étaient insignifiants. Essayer de se contenter d'un plaisir décevant que rien ne pouvait rivaliser avec le sang de celle qu'il aimait.
Il les hypnotiserait, les séduirait pour passer son envie de la ravager, ne faire qu'un avec son sang, sentir son cœur battre à l'unisson avec le sien jusqu'au point de non retour.
Elle ne saignait plus. Mais elle le réclamait encore, sa main se frayant un chemin vers son sexe en érection. Il posa sa main sur son front, elle était encore hagarde et avait baissé ses gardes, il entra dans son esprit et l'affubla d'un sommeil léger.
Sa main cruelle tomba au fond de la baignoire comme un poids mort. Il sortit du bain avec elle dans ses bras, la sécha avant de la recoucher dans son lit.
Quant à lui, il partit sans un regard en arrière, commettre ses sombres méfaits sur d'autres humains, prélevant peu de sang à chacun pour qu'ils n'y voient goutte, sans en tuer aucun, sans laisser un souvenir à quiconque afin qu'elle n'ait pas à répondre de ses actes.
Lorsqu'il revint, elle était redevenue égale à elle-même et lui son désir s'était quelque peu atténué. Elle était assise sur un fauteuil, en train de siroter de la Bièraubeurre, elle venait à peine de finir de se restaurer. Il regarda avec contentement qu'elle avait mangé comme un ogre, englouti plus que nécessaire du riz et des biscuits secs.
Ses joues avaient plus de couleurs et l'énergie coulait en elle de façon plus sereine, dans une vigueur retrouvée. Elle ne mangeait pas suffisamment, elle se perdait si souvent dans ses pouvoirs qu'elle oubliait parfois de se nourrir ou alors son estomac était bien trop noué.
Elle tourna sa tête vers lui, elle lui sourit légèrement. Elle ne lui tenait aucun grief quant à son précédent endormissement. Elle savait qu'il agissait dans son intérêt et elle aimait se perdre dans Morphée, elle y voyait comme une première entrevue avec la mort qu'elle désirait. Il s'assombrit face à cette pensée.
Il s'installa face à elle et prit le pichet de Bièraubeurre pour en sentir le contenu avec une mine de dégoût. Elle eut un rire amusée, avant se remettre à boire la boisson grasse et étrange.
Son esprit s'était refermé, elle avait repris entièrement le contrôle d'elle-même. Pourtant, un air soucieux habillait ses traits. Il ne pouvait en être autrement au vue des récents événements et la situation dans laquelle elle se trouvait.
Lui était moins serein, plus agité, plus ténébreux.
- Tu te souviens de ta promesse ? Lui demanda-t-il brusquement, presqu'en colère.
Ils ne se parlaient entre eux qu'en français. Elle posa deux yeux sur lui, confuse et perplexe. Il ne lui laissa cependant pas le temps de répondre.
- Promets-moi, à nouveau. Réitère ta promesse. Car je ne te le permettrais pas.
Elle baissa ses yeux sur son verre, le visage désolé.
- Je te l'ai déjà promis, dit-elle simplement en reposant son regard inquiet sur lui. Je ne sais pas ce que tu as pu lire en moi tout à l'heure, mais j'étais juste à bout...
- Un moment de folie, un moment d'égarement, et tout peut-être terminé, la coupa-t-il sombrement, la brûlant de son regard intense.
Elle déglutit. Elle ne pouvait pas le nier, il la connaissait que trop bien. Tout à l'heure, s'il n'avait pas été là, elle se serait laissé glisser avec plaisir dans les bras réconfortants de la mort.
- Je sais, souffla-t-elle de dépit. Je fais de mon mieux, tu le sais bien.
Oui, elle faisait son possible pour ne pas sombrer. Elle lui avait promis de ne jamais abandonner, en tout cas pas sans s'être battue comme une lionne avant. Pourtant, il doutait d'elle et à raison.
Il hocha énergétiquement de la tête pour chasser sa peur. Elle ne lui avait rien promis et il ne voulait pas parler plus que nécessaire de son probable futur anéantissement afin de ne pas la tenter outre mesure.
- Tu devrais aller lui parler, dit-il alors en changeant de sujet, la voix plus calme, moins hargneux. A Malefoy, précisa-t-il. Tu as besoin de lui également.
