Plot: Bella est la patiente d'Edward et ils fantasment l'un sur l'autre depuis des années mais tout change le jour où Bella se décide à mettre le grappin sur Edward et elle obtiendra plus que ce qu'elle voulait. **Langage cru et lemon poussés. Vous êtes prévenus!**

Avant-dernier chapitre de DCMB sans compter l'épilogue. Y a un bonus prévu et fini. *Soupir* J'ai du mal à dire au-revoir à Bella et Edward…. Mais malgré ça, je vous promets de ne pas abandonner ma fic!

Merci à toutes mes revieweuses et revieweur car depuis quelques chapitres, j'ai constaté la présence d'un homme dans mes suiveurs. Hihihi comme quoi, les hommes lisent aussi namého! Inscrits ou anonymes, vous êtes un plaisir à lire!

Ch19:Es-tu prêt?

BPOV

« STRIKE! Les mecs, vous avez du souci à vous faire!», hurle Alice en sautant dans nos bras.

« Ce n'est pas juste. Je croyais que tu n'avais joué au bowling! », râle Jake.

« Ne t'inquiètes pas mon chéri. Je te consolerai comme je peux», lui lance un clin d'œil Mike.

Arrive le tour d'Edward de lancer la boule. De concert avec les copines, je décide de le distraire. Après tout, je déteste perdre. Je me lève et me place en retrait. Juste assez pour qu'il parvienne néanmoins à me voir du coin de l'œil.

Je prends mon air le plus innocent et tout en sirotant mon jus de fruits, je joue délicatement avec ma paille. Discrètement mais d'une manière suggestive, ma langue passe autour de la barre tandis que ma main caresse le verre. Je me penche légèrement pour qu'il devine la naissance de mon décolleté qui a gagné en volume grâce à ma grossesse. Avec une fierté évidente, je constate qu'il déglutit péniblement en se dandinant, mal à l'aise.

Je suis diabolique, me gausse-je. Pas de culpabilité, il en va de notre honneur, se justifie Vilaine Bella.

Il lance sa boule. Etrangement, elle va droit dans la gouttière et ne touche aucune quille.

« OUH! », crient les garçons pendant que mes amies éclatent de rire.

Bonne joueuse – ou tricheuse – je me dirige vers notre table et y pose mon verre. Edward m'entoure de ses bras et me murmure à l'oreille:

« Moi aussi, je peux participer à ce jeu… »

Mon cœur rate un battement. Je rougis.

Un serveur s'approche de nous avec une bouteille et nous sert.

« Merci Eric », flirte Victoria sous les yeux furibonds de mon frère.

Et il le mérite. Il n'avait pas besoin d'être aussi charmant avec la réceptionniste de l'hôtel, a-t-elle grondé avec l'approbation de nous toutes.

Ce ne lui fait pas de mal d'être jaloux, m'amuse-je en observant James fusiller du regard le pauvre Eric qui détale sans demander son reste.

« A moi! Et après, on part faire la tournée des bars! », tonitrue Emmett.

« Grand frère! », se plaint Alice qui baille à s'en décrocher la mâchoire.

« Quoi? On est à Vegas, merde! On se doit de nous amuser avant de nous rendre au Bellaggio demain! », couine-t-il en réclamant l'accord de Rose par le regard.

Celle-ci soupire en retenant un sourire.

« Il a raison. C'est ta dernière nuit de célibataire, Bella. Tu dois en profiter!», rit-elle en levant le pouce à Emmett.

Edward se presse contre moi. J'ai de mal à garder ma concentration ainsi mais j'en fais abstraction.

« Techniquement, je suis déjà mariée. En plus, je suis enceinte. Je ne vais pas courir les rues toute la nuit! », oppose-je.

Rose fait alors une chose qu'elle n'a jamais réalisée. Sa moue made in Alice. Fuck.

« S'il te plaît Bella. C'est la première fois que nous n'avons pas Henry avec nous alors aide-moi à ne pas m'inquiéter comme une folle pour lui! », me supplie-t-elle.

« Rose, tu devrais faire plus confiance à tes parents», plaisante Mike.

« Ce que je fais. Mais ça reste un déchirement d'être séparée de lui, hein Emmett? »

Celui-ci qui voit où sa dulcinée veut en venir se mêle à elle et me fait un regard de chien battu. Double fuck.

« D'accord. Mais on ne se bourre pas la gueule! »

Effectivement, je n'ai pas besoin de faire cette objection. Nous avons fait notre virée à Vegas pour le weekend afin de nous amuser. Certains affirmeraient que cela se fait entre filles ou entre hommes mais nous, comme nous sommes tous casés et proches, nous nous sommes dit que ce serait plus fun de sortir tous ensemble.

Un mois s'est passé depuis l'annonce de ma grossesse et nous avons voulu renouveler nos vœux avant qu'elle ne se voie. Nos parents ont été heureux mais Charlie était tellement époustouflé par ce miracle qu'un faux mouvement et hop, il se retrouvait à l'hôpital. Motif : Une balle dans la fesse…. Soupir… Alice a été tyrannique dans le choix de ma robe ou de mes fleurs mais au final, je sais que je serai royale dans ma robe comme je l'ai toujours rêvé. Rien ne pouvait plus compter pour moi que de pouvoir me tenir à côté d'Edward, debout, égal à égal pour m'unir à lui.

Evidemment, lorsqu'Emmett s'apprête à jouer son tour, Rose imite mon manège et nous partons du bowling sur une victoire écrasante des filles. Alors que nous quittons l'immeuble, j'ai le temps d'apercevoir brièvement mon frère en train d'embrasser passionnément sa femme. Je sens que ces deux-là vont se réconcilier avec allégresse quand on rentrera…

« Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait? », interroge Mike.

Jasper lui fait un sourire carnassier et se frotte les mains.

« Nous allons parfaire ton éducation! »

« Comment? »

« On va en boîte de strip-tease. Tout homme doit le faire au moins une fois dans sa vie! »

Evidemment, Mike et Jake ne sont pas intéressés le moins du monde, préférant se rendre dans un bar mais Alice me prend le bras:

« Bella, tu ne protestes pas? »

« Non, Alice. J'ai confiance en Edward. Et puis, ça peut être marrant, en couple», renchéris-je avec enthousiasme.

Rosalie émet un grognement avant de saisir ma pensée.

« Oui! Allons-y! »

Edward se jette sur mes lèvres avant de me fixer dans les yeux. Comment fait-il pour m'éblouir comme ça?

« Tu es la femme la plus parfaite que je pouvais rêver d'avoir! D'abord Irina et ça… »

Je lève les yeux au ciel. Irina, c'était bien pire que ça! Elle et ses vilaines paluches…

« Regarde, celle-là, Bella! Tu dois avouer qu'elle est jolie, non? », s'exclame Alice en me désignant une petite blonde à notre droite.

Je la détaille furtivement avant de revenir à mon verre.

« Pas mal. C'est juste dommage que ses seins soient refaits. Je suis sûre qu'elle serait beaucoup mieux au naturel», rétorque-je nonchalamment.

« Et celle-là? », relance Rosalie.

« Rose, regarde bien le cou. Il y a une pomme d'Adam », ris-je.

Elle s'aperçoit de sa méprise et honteuse, se recommande une téquila.

« Et elle? », intervient Vic.

Mes lèvres se retroussent dans une moue.

« Trop grande. Elle fait au moins deux têtes de plus que moi », réplique-je en faisant signe à une serveuse. Celle-ci ne porte qu'une courte jupette avec un costume de lapine.

« Par contre, celle qui vient vers nous, est parfaite selon mes critères», souffle-je en lui souriant généreusement.

« Pour ça que tu m'as choisi », se rengorge Edward en passant un bras autour de mes épaules, possessif.

Je soupire. Il pourrait tout aussi bien faire pipi autour de moi, ça aurait le même résultat. Elle s'éloigne et je reste rêveuse un moment jusqu'à ce qu'Emmett lance:

« Je n'en crois pas mes oreilles. Vous regardez les autres femmes?! », s'étonne-t-il.

« Evidemment. Nous avons des yeux, nous aussi », se moque Victoria en roulant des yeux.

« Vous n'êtes pas sensées nous faire une crise de jalousie quand on est ici? », interroge Jazz.

Alice dépose un bisou sur ses lèvres avant de lui répondre:

« Jazz, mon amour, nous savons toutes très bien que vous appréciez la beauté d'une femme lorsque vous en voyez. On n'y peut rien. C'est dans vos gènes. Ce qui compte surtout, c'est que votre cœur reste à nous… »

« Et votre corps, car sinon, couic! », interrompt Rosalie en imitant le geste menaçant.

« Alors, tant que vous continuez de nous aimer et que votre monde tourne autour de nous, on peut bien partager ce loisir et juger les autres femmes. Tu ne m'entendras jamais dire qu'Ashley Greene est hideuse parce que pour moi, c'est une vraie déesse!»

« Je t'aime, toi! », lui déclame-t-il en l'embrassant à pleine bouche.

« Moi aussi, Jazz », réplique-t-elle en passant ses bras autour de lui.

« Allons mettre des billets dans les strings de Nikki! », s'enflamme Mike.

Jake éructe et affiche une moue boudeuse:

« Je croyais que ça ne t'intéressait pas! », gémit-il.

Mike baisse la tête et prend la main de Jake dans la sienne.

« Pardon, mon chéri. C'est l'ambiance qui doit m'être monté à la tête. »

« Enfin de retour dans notre chambre! », souffle Edward en jetant son manteau négligemment par-terre.

Je sais. Nous sommes supposés passer notre dernière nuit avant le mariage séparément pour que cela ne porte pas malheur mais la perspective de me passer de la chaleur de son corps ne m'enchante pas. Je ne supporte pas l'idée de passer ma nuit dans un grand lit sans lui. Et puis, nous sommes déjà mariés alors ça ne compte pas, si?

Je me dirige vers la salle de bain en courant. Les fameuses nausées! Personne ne m'a dit qu'elles pouvaient être nocturnes!

Je ferme la porte à clé tandis qu'Edward commence à se déshabiller. Vilaine Bella me hurle d'assister au spectacle mais la nature a vite fait de gagner. Néanmoins, je souris. Demain, nous aurons notre vrai mariage. Je serai debout dans une robe somptueuse. Je pourrai goûter à notre pièce montée et je pourrai danser même si je le fais comme un pingouin. Nous ferons de magnifiques photos et je sourirai dessus. Ce sera un jour merveilleux!

En attendant, je me prépare pour la surprise d'Edward. Je veux que cette nuit soit mémorable pour nous deux.

Je sors de mon sac un porte-jarretelle en dentelle et mousseline noir et rose pâle.

Je m'admire dans la glace après l'avoir enfilé et même moi qui manque de confiance en moi, suis forcée d'admettre que je suis sexy! Je tourne sur moi-même, heureuse comme une enfant.

Je déloque la porte et l'entrouvre légèrement.

« Chérie, tout va bien? », s'enquiert la voix anxieuse de mon mari.

Je ne réponds pas. Au lieu de ça, je passe une jambe à l'extèrieur.

« Oh! », hoquète-t-il d'étonnement.

« Mets-nous de la musique, mon amour », fais-je de ma voix la plus sensuelle.

Clic.

** Barry White: You're the first, the last, my everything **

Les premières notes se font entendre.

En même temps que je sors de ma cachette, ma main vient trouver l'interrupteur et je le désactive, nous plongeant dans une pénombre tamisée.

Edward émet un sifflement. Je souris, fière de mon effet. La bosse qui se forme dans son pantalon ne trompe pas et ça, c'est pour moi qu'elle est là.

Je m'avance lentement. Je semble sûre de moi – d'un côté, je le suis – mais je suis terrorisée. Je prie intérieurement pour ne pas faire un pas de travers ni me ridiculiser en me retrouvant les fesses sur le sol. Ce soir, je veux être sexy! Je veux rendre mon homme fou de désir pour moi et faire de lui un animal. Ma bête sauvage.

J'inhale longuement une gorgée d'air. Courage, m'exhorte Vilaine Bella. Rappelle-toi des cours que tu as pris! Evidemment, c'est plus facile à dire qu'à mettre en œuvre. Je me martèle en tête de ne pas me tracasser et de me laisser guider par le rythme et je commence.

Ne pas tomber.

Cette étape sera sûrement la plus dure mais je dois y arriver.

Je monte sur le lit et m'adosse contre son montant.

Vilaine Bella ne cesse de babiller. Si Jamie Lee Curtis a réussi à le faire alors qu'elle est plus vieille que nous, alors nous aussi on peut le faire!

[AN: Référence au film True Lies.]

Je passe une jambe autour de la barre en me cambrant contre elle. Ce faisant, mon bassin se colle au bois et mon regard se colle à celui d'Edward, noirci par le désir. Oui, c'est bon, ça.

Je remonte doucement tandis que ma paume frôle sensuellement ma poitrine avant de se poser sur mes fesses dans une claque.

« Fuck », j'entends Edward jurer dans sa barbe.

Je m'assure que le lit tiendra le choc de mon poids discrètement. J'espère aussi également que j'exécuterai mon mouvement mieux qu'à l'entraînement.

Je prends appui sur le pilon avant de faire un tour autour de lui en écartant mes jambes en grand écart sur lui.

« Putain de merde! », s'exclame-t-il sans s'en rendre compte.

Je retiens un sourire, fière de moi.

Lorsque j'en ai fini avec la barre du lit, je m'étends sur celui-ci avant de m'arquer comme un chat. Je prends soin de veiller à ce qu'il ait une bonne vue sur mon corps souple et sur la courbure de mes reins.

Il avance son bras, bavant presque littéralement sur lui mais je m'éloigne. Je n'en ai pas encore fini avec lui.

Je prends quelques poses suggestives en me mordant la lèvre inférieure lorsque je croise son regard brûlant.

Sur mes genoux écartés, je passe ma main sur mes seins durcis tels des rocs et gémis doucement.

Je continue ce jeu jusqu'à ce que la musique s'arrête pour laisser place au silence le plus complet, entrecoupé par nos respirations saccadées.

A quatre pattes, tel un félin, je m'approche vers ma proie qui ne peut se décrocher les yeux de mes fesses.

Je colle mon museau contre sa main qui pend dans le vide et lèche sa paume.

Edward comprend où je veux en venir car il me caresse le crâne en humant calmement.

« Tu es une bonne fille », murmure-t-il, la voix rauque.

Je me passe la langue sur les lèvres, anticipant ma récompense. Je penche la tête en constatant qu'il semble pétrifié. Il semble enfin de sa léthargie en se jetant avec avidité sur mes lèvres offertes.

« Monte », m'intime Master Eddie.

Yes! Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pointé le bout de son nez!

« Suce-moi.»

Il n'a pas besoin de le répéter deux fois. Je défais expertement ses boutons avant d'empoigner son engin érigé et de l'engloutir.

A la sensation de mes lèvres contre sa verge, il rejette sa tête en arrière en fermant ses yeux.

Ses mains se posent sur mon crâne. Elles me dirigent. D'abord lentement. J'en profite pour ajuster ma prise sur sa queue. Ses bourses tressautent et je les libère délicatement de leur prison de coton. Il soulève son arrière-train pour m'aider à ôter complètement son pantalon. Lorsque c'est fait, il se focalise sur mes cheveux et m'enlève mon élastique.

« Je veux pouvoir te tirer par là », explique-t-il en envoyant valser mon chouchou sur le balcon.

Les éclats de la lune se réverbèrent sur le sol tandis que je traite Docteur Cul' comme une sucette. Mes coups de langue se font de haut en bas. De temps à temps, je m'amuse à le décalotter afin de jouer avec et de lui procurer plus d'intensité dans mon traitement. Son bassin se balance en symphonie avec mon visage et mon nez se frotte à sa toison.

Fuck. Son odeur m'enivre. Je pourrais le sniffer comme une dose d'héroïne. Je ne me lasse pas de la humer.

« Continue… Oui, comme ça… Bonne fille… », déraille-t-il.

Je tâte ses boules. Gonflées à bloc, comme je les aime. Je les masse. De véritables anti-stress, m'émerveille-je. Et toujours son parfum qui me rend tout chose.

Il me prend pas les épaules. Le contact de sa peau brûlante me fait presque jouir instantanément. Plus! J'en veux plus!

Pour accentuer mes pensées, je serre sa verge dans ma paume. Elle est si dure qu'on dirait un bâton. Sans cesser mon massage, je le branle avec énergie.

Son gland, complètement nu désormais, explore l'intérieur de ma gorge.

Il délivre du pré-sperme. Sucré et acidulé à la fois. Un vrai skittle.

J'aspire chaque goutte, trop rare à mon goût mais bientôt, il n'en reste plus. Je n'ai plus qu'à…

« Non, Bella. Je veux… je veux… »

Il n'achève pas sa phrase. J'ai accéléré le mouvement et je presse mes dents contre lui en même temps.

Il sait que je n'arrêterai pas à moins que…

Il ramène ma chevelure en une queue et tire mon visage en arrière. Il appuie son front contre le mien en tentant de retrouver son souffle.

Lorsque son rythme est revenu:

« Vilaine fille, tu vas devoir être punie. »

« Ah bon? », minaude-je.

« Oui. C'est moi le maître. A quatre pattes!»

Fuck. Rien que ces mots me donnent envie de plonger un doigt en moi. Peut-être deux.

Un gémissement m'échappe.

Il colle son bas-ventre contre mes fesses. Je me cambre pour l'attraper mais rien n'y fait. Il reste désespérément hors de ma portée.

Il se penche. Nous sommes imbriqués mais pas assez. Son visage frôle mon oreille. Je peux sentir sa barbe naissante. Ca ne me pique pas. Non. Ca m'émoustille encore plus! Je veux…

« Bella… », susurre-t-il.

Son bras entoure ma taille et il caresse mon intimité. Fuck. Ses doigts chauds…

Il mordille mon lobe. Je ne contrôle plus mes hanches. Elles se trémoussent devant sa virilité droite comme un pic. Qu'attend-il, bon sang?

« Tu me trempes la main, regarde », souffle-t-il.

Sans réfléchir, mes lèvres se referment sur elle et je goûte ma saveur.

« Bella… », gémit-il.

Il reprend rapidement contenance et pince un de mes tétons juste assez fortement pour que ce soit mon tour de défaillir.

« C'est ce que tu veux? Tu veux que je te prenne maintenant? Que je te fasse haleter jusqu'à ce que tu ne puisses plus crier mon prénom?

Le ton de sa voix est devenu caverneux et grave. Il lutte manifestement pour rester vaillant.

« Parle, Isabella. Que veux-tu? »

Pendant qu'il pose sa question, il plonge ses doigts en moi et je me retiens pour ne pas crier. Il se meut en moi. En avant. En arrière. En avant… Encore, j'en veux encore.

« Edward… », crie-je presque de frustration.

« Dis-le! Que veux-tu? »

« Je veux que tu m'empales toute entière! », lâche-je, à la limite du supportable. « Je veux que tu me baises et que tu me fasses crier à m'époumoner. »

« Ainsi soit-il », entends-je avant de me faire pilonner brusquement.

Mes genoux manquent de me lâcher mais je tiens le choc. Ses mains tiennent fermement mes hanches et les guident à chaque coup.

« Plus profond », l'encourage-je.

Je ne sais pas s'il m'a entendue mais il s'enfonce en moi. Je le sens littéralement dans mon ventre. Il m'assomme à coups de butoir et tout à mon plaisir, mes yeux se posent sur le mur qui se rapproche de nous. Ou alors, c'est le lit qui tremble ainsi.

Je suis proche. Si proche.

Il cesse alors, me faisant crier de frustration mais un bourdonnement me fait dresser l'oreille.

« Tu te souviens de notre visite au sex-shop? »

Si je m'en souviens? Nous n'avons jamais pu étrenner nos jouets! Se pourrait-il que?

Oui. Doucement, il insère l'œuf en moi et l'active.

« PUTAIN! », crie-je au bord du gouffre.

Il baisse l'intensité et me questionne:

« Tu as confiance en moi, n'est-ce pas Isabella? »

Je ne peux qu'acquiescer. Il accepte néanmoins mon hochement de tête comme une réponse car il augmente les vibrations de l'engin et en me faisant me cambrer, pénètre sa verge dans mes fesses.

« OUI! PUTAIN DE MERDE, OUI! »

Il n'attend pas que je sois habituée. Pas la peine. Il commence ses va-et-vient en poussant à son tour des jurons de plaisir.

Les vibrations de l'œuf ajoutées aux mouvements d'Edward… Aucun mot ne peut décrire la sensation de plaisir et de vertige qui me prend en cet instant.

C'est comme si je me trouvais au bord d'un précipice et que je me rapprochais toujours plus du vide.

Encore. Il m'en faut plus.

Comme s'il avait lu dans mes pensées, un bip se fait entendre et le bruit de bourdonnement augmente. Je… Je…

Il accélère ses coups et me serre contre lui. Fort. Très fort. Ses mains me pressent les seins et il s'enfonce encore plus en moi. Oh. Mon. Dieu.

« PUTAIN, OUI! », explose-je enfin.

Edward ne tarde pas à jouir à son tour. Sa bouche vient trouver la mienne. Nos langues se mélangent avant de se séparer.

Il se retire de moi et m'aide à me dépêtrer du jouet.

Finalement, nous retombons dans les bras l'un de l'autre et après de nombreux baisers et caresses, nous parvenons enfin à trouver le sommeil.

EPOV

« Chérie, réveille-toi », lui souffle-je en caressant ses mèches rebelles avec délicatesse.

Elle remue légèrement et sa tête glisse le long de mon épaule. Elle se relève juste à temps. Ses yeux endormis et bouffis s'entrouvrent:

« Hein? Quoi? »

Je ricane sous cape et dépose un baiser sur son front.

« Le médecin ne va pas tarder à nous recevoir enfin. Il ne faudrait pas que tu restes dans la salle d'attente », plaisante-je.

Elle jette un regard vide sur les sièges vides autour de nous en triturant nerveusement ses mains.

« Oh! », s'exclame-t-elle en rougissant furieusement.

Je me penche sur elle, curieux.

« Tu semblais bien dormir… », la titille-je.

Elle baisse la tête avant de relever ses beaux yeux chocolat sur moi, me coupant le souffle par la même occasion:

« Oh oui, j'étais en train de revivre notre séjour à Vegas. »

Immédiatement, la mention de Vegas envoie une décharge électrique à travers moi pour atteindre Docteur Cul'. Il s'étire douloureusement. Je grince des dents. Non! Je ne dois pas bander! Allez, pense à autre chose. Après tout, ça date de la semaine dernière, c'est loin, ça. Pense à… Emmett dans un tutu.

Je n'aurais pas dû porter un jean aussi serré. On dirait que Vilaine Bella a envie de jouer…

« Et quelle partie exactement? Celle où je t'ai culbutée dans le confessionnal ou bien celle où nous avons inauguré la baignoire spa de notre salle de bain? »

Je constate que ses prunelles se sont assombries en entendant mes paroles délibérément provocantes et qu'elle s'est immobilisée.

« Respire, Bella », lui intime-je, narquois.

Elle relâche enfin son souffle avant de poser sa main sur ma cuisse. Fuck. Je peux sentir son odeur pécheresse.

« Non. La première nuit que nous avons passée dans notre suite. Rappelle-toi, quand tu m'as prise sauvagement après ma petite démonstration de lap-dance. »

M'en rappeler? Evidemment que je m'en rappelle! Je crois même qu'elle ne quittera jamais ma mémoire. Un numéro aussi chaud et aussi sexy… fuck! Comment je vais faire pour me lever maintenant?

« D'ailleurs, où as-tu appris à faire cela? »

« Dans une école de pole dance. Une copine à la fac m'en a parlé, elle m'a donné l'adresse et puis voilà. Je n'ai pris des cours que pendant deux semaines mais c'est assez pour connaître les bases», me renseigne-t-elle l'air de rien.

Là, plus besoin d'imaginer Emmett en tutu. Non. Savoir que Bella s'est trémoussée comme ça devant d'autres personnes est largement suffisant à me rendre fou.

« Quoi? Mais pourquoi? »

Elle semble prête à pleurer mais continue vaillamment:

« Je voulais te faire plaisir, moi! »

Ses larmes coulent alors. Je soupire. Je déteste lui faire de la peine.

« Excuse-moi, Bella. C'est juste que je ne veux pas que d'autres hommes te désirent. Tu es à moi, Bella. »

Bon… Je repasserai pour l'excuse parce que me comporter en homme de Cromagnon n'est pas franchement la chose à faire. Cependant, cela semble suffire à Bella car elle se calme enfin et lâche un petit rire.

« Idiot, Edward! Tu es le seul homme qui m'ait vue danser comme ça! », me rassure-t-elle.

« Tant mieux! », boude-je.

La porte devant nous s'ouvre brusquement pour laisser le passage à une femme.

« Le Docteur Eleazar va vous recevoir, vous pouvez entrer», débite-t-elle en nous faisant signe de la suivre.

Bella me prend la main. La sienne est moite et elle tremble. Je me retourne vers elle.

« Ne t'inquiètes pas ma puce, tout va bien se passer», tente-je de la rassurer.

Elle déglutit péniblement. Je m'efforce de paraître sûr de moi mais au fond, je n'en mène pas large. Cette échographie est primordiale. Après trois mois de tests et prises de sang en tout genre, nous saurons si notre enfant se développe normalement. S'il sera viable et avec une constitution normale. Nous avons envisagé notre vie s'il naissait handicapé mais même si nous l'aimons déjà et que nous l'attendons comme le Messie, nous savons que la vie sera dure pour lui. Et qu'adviendrait-il de lui lorsque nous disparaîtrions? Qui s'occuperait de lui? Comment vivrait-il?

Une pression énorme se fait sentir sur nos épaules mais à deux, elle s'amoindrit.

« Bonjour, Bella. Comment allez-vous aujourd'hui? », nous accueille chaleureusement la gynécologue.

« Pareil qu'il y a deux semaines, Docteur. Nausées, sautes d'humeur, irritabilité, libido débordante, appétit… », riposte Bella, à bout de nerfs.

« Je vois… Et bien, si nous passions aux étriers? », hésite Carmen.

« Nous? Vous, vous êtes tranquille. Ce n'est pas vous qui écartez les jambes pour atteindre des bouts de métaux inconfortables », râle Bella.

Je compatis sincèrement au sort de Carmen. Sérieusement. Mais… Sachant que ça pourrait être moi, je suis également très soulagé de ne pas subir les foudres de ma femme.

Pendant que Bella passe dans une salle voisine pour se préparer, le docteur Eleazar me fait part des résultats des derniers tests de Bella.

« Monsieur Cullen, je vais devoir prescrire des suppléments de fer en cachets à votre femme pour contrecarrer une anémie. Sinon, la bonne nouvelle, c'est qu'elle ne fait pas de toxoplasmose et nous n'avons pas dépisté de risque de trisomie 21. A priori, tout devrait bien se passer. »

Je devrais me réjouir mais quelque chose dans sa voix m'alerte.

« Mais? »

Elle inspire longuement avant de se tourner vers moi.

« Le bassin de votre femme n'est pas fait pour porter un enfant. Vu ses antécédents et ceux de sa famille, il reste que c'est une grossesse à haut risque. »

« Ca, nous le savions dès le départ », hausse-je le ton.

« Pas uniquement pour votre enfant, Monsieur Cullen mais également pour votre femme. Elle fait déjà de l'anémie. Croyez-vous que physiquement, Isabella soit apte à procréer sans problème? Je sais que vous désirez cet enfant, Monsieur Cullen, mais vous devez envisager un avortement. »

Je bouillonne de rage. Pour qui se prend-elle pour me parler ainsi?

« Pourquoi m'en parlez-vous à moi au lieu d'attendre que Bella soit là? », gronde-je.

« Parce qu'en tant que médecin, vous savez à quel point la grossesse de votre femme présente des risques et pour elle, et pour votre bébé. Vous seul, pouvez la raisonner!»

Ces mots sont vrais, je l'avoue. Mais…

« Pensez-vous réellement que nous n'avons pensé à rien? Que nous nous engageons à l'aveuglette? Croyez-vous que je ne suis pas conscient de tout ça? Nous avons discuté pendant des heures sur notre avenir, sur ce qui ce déroulerait. Nous avons imaginé toutes les probabilités, docteur. Mais nous voulons quand même tenter le coup. Nous nous en voudrions sinon.»

Ca aussi, c'est vrai et c'est ce qui compte le plus. Nous nous battrons jusqu'au bout.

« Soit… », capitule-t-elle.

Bella revient enfin avec nous mais une tension inévitable s'est installée.

« Ca y est, je suis prête? », bégaie-t-elle.

Elle ne se rend pas compte l'importance des mots qu'elle vient d'utiliser. Oui. Moi aussi, je suis prêt.

AN: Je crains votre réaction à cause du lemon. Je pars me cacher!*rougit*

2: 17 pages. Ca suffit pour me faire pardonner pour le délai? Joyeux Noel à tous!

Review = teaser.