Hello ! ça y est, nous nous sommes mises d'accord, il reste donc après cela un seul dernier chapitre, puis un épilogue, que nous rédigerons certainement à deux (en espérant que les lecteurs soient revenus d'ici là ?)

Aujourd'hui vous avez droit au grand jeu made by PBG ! Du TBC, du héros, du méchant, ... gnihihihi. Bonne lecture ! Sash

Hellö !

Alors, l'AIPM n'a pas été trop fort ? Vous avez survécu ? Hahaha.

Bonne lecture !


C'était un enfer.

Elle avait pourtant vécu beaucoup de choses horribles. Des choses dont beaucoup ne seraient pas sortis indemne… Tali, Ari, Rivkin, la Somalie, son père... Bon nombres d'éléments de son passé qui lui donnaient encore des cauchemars, qui l'obligeaient à se réveiller en pleine nuit, haletante, les paupières brûlantes sous les larmes difficilement retenues, la poitrine si oppressée qu'elle avait l'impression qu'elle ne pourrait plus jamais respirer. Pourtant, elle avait survécu, surmonté… Dépassé l'obscurité de ces souvenirs pour retrouver l'éclat du bonheur.

Jusqu'à aujourd'hui. Si elle ne parvenait pas à maîtriser ses mains, si son corps s'obligeait à refuser de lui obéir, elle ne pourrait jamais se remettre, jamais dépasser cet évènement. Elle ne se relèverait pas.

Un sanglot monta en elle, mais resta coincé au bord de ses lèvres, derrière sa bouche close, pincée en une ligne droite. Elle n'en avait pas la maîtrise, comme le reste de son corps.

Elle vivait la pire des choses qu'un être humain pouvait endurer.

Elle était en train de tuer l'homme qu'elle aimait. Elle en était totalement consciente. Seulement, elle ne pouvait rien y faire. A l'exception de pleurer.

Pleurer, tandis que ses mains continuaient de prendre la vie de Tony.

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Le noir avait remplacé le blanc. Il ne voyait plus rien autour de lui, la blancheur de la neige, du bâtiment, des barrières, tout était opacifié derrière ce voile noir. Peut-être celui de ses paupières. Ou peut-être juste sa vision obscurcie par le manque d'oxygène.

Il sentait les larmes de Ziva atterrir sur lui et dégouliner sur son visage, tandis qu'elle continuait à serrer. Serrer, encore et encore. L'oxygène présent dans son corps se faisait rare. Il avait envie de la secouer, de lui dire de revenir à lui. Mais aucun de ses membres n'acceptait encore de lui obéir.

Devant celui qui avait voulu devenir leur nouveau « Dieu », Ziva était en train de le tuer. Et elle en avait visiblement conscience, même si elle ne pouvait agir.

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Ziva aurait voulu crier, hurler.

Elle le voyait la quitter. Il avait les lèvres bleues, les couleurs avaient désertées son visage. Et elle serrait, serrait, serrait.

Elle aurait donné sa vie pour que ses membres lui obéissent à nouveau. Mais, même avec toute sa volonté, elle ne pouvait rien faire.

Elle sentait la présence du dingue à son côté. Robinson l'observait, fasciné. Il voyait son art à l'œuvre.

Un râle rauque s'échappa des lèvres de Tony, la faisant revenir à lui. Il semblait sur le point de rendre les armes, son dernier soupir. Elle serrait depuis trop de secondes. Beaucoup trop.

Et, alors, qu'elle se disait que l'impossible allait arriver et que sa vie se terminerait en même temps que celle qu'elle prenait, elle sentit soudainement ce picotement dans ses doigts. Cette sensation d'agréable chaleur au creux de ses paumes. Ce déclic dans son cerveau.

Elle relâcha aussitôt la gorge de Tony. Ses mains glissèrent de son cou pour aller se positionner sur son menton, elle se pencha vers lui pour lui insuffler un peu d'air, un hoquet de joie, d'espoir et de peur lui échappant cette fois-ci… De toute sa liberté.

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Le blanc revint. D'abord, telle une pluie de clarté illuminant ses ténèbres. Puis, plus intensément, comme une veilleuse qui prendrait peu à peu de l'intensité. Et, enfin, frappant, le jour revenant après une nuit profonde.

Il cligna des paupières, plongeant son regard dans deux prunelles chocolat noyées de larmes. Puis, glissa sur le sourire tremblant de leur propriétaire, visible derrière le faible nuage que soulevait sa respiration, ondulant à chaque expiration. Il souleva difficilement sa main pour la poser sur celle de la jeune femme, captant sa chaleur à peine leurs paumes se rencontraient-elles.

Puis, il entendit les voix. Il comprit qu'ils n'étaient plus seuls. Des timbres masculins, un féminin, un rien aigu. Des dialogues, des discussions. Et ce sourire qui ne quittait pas son champ de vision.

Il lui répondit de la même façon. Un sourire réel. Franc. Lui appartenant. Leur appartenant.

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La neige était marquée par les empreintes de pas que Gibbs faisait en tournant autour de Robinson. Il observait furieusement le scientifique, cette terrible chaleur de vengeance venant couler dans ses veines, réchauffer sa peau, faire palpiter son cœur un peu trop vite. Il savourait de voir son ennemi aussi pitoyable, il savourait de pouvoir l'observer s'échouer après avoir frôlé la réussite.

Après avoir repris ses esprits, il avait quitté le bâtiment à l'instant où son équipe était entrée en scène. A sa tête, un McGee encore pâle mais bien décidé à aider les siens. Puis, à son grand étonnement, avaient suivis une foule d'agents du NCIS. Et Jimmy Palmer, ainsi qu'Abby. Cette dernière avait entre les mains un boîtier noir, qu'elle avait tendu vers Ziva et Robinson, comme une arme. Aussitôt après, Ziva avait libéré Tony.

Maintenant, son agent se relevait, aidé par Ziva. Une Ziva qui ne s'écartait par de lui, comme si elle avait peur qu'il ne tombe à nouveau, qu'il rende les armes après avoir si vaillamment lutté.

Le chef d'équipe quitta les deux jeunes gens du regard pour retourner se poser sur celui qui était assis dans la neige, pantelant. Petit. Ridicule. Robinson.

Abby avança vers lui, tout danger écarté. Robinson avait rendu les armes à peine l'équipe était-elle entrée dans les lieux. Leur ennemi était fort face à une personne faible. Mais n'était rien face à la force d'une équipe.

Il la salua d'un signe de tête. Elle sauta dans ses bras.

-Ça va, Abs.

Elle hocha la tête, toujours nichée contre son cou. Il sentit son petit nez frotter contre sa peau, les couettes de la gothique voleter sur son visage. Il releva les lèvres, en passant une main dans le dos d'Abby.

-Ça va, répéta-t-il, plus doucement.

Il enroula plus fermement ses bras autour d'elle, tandis qu'elle s'agrippait à son cou. Il ne savait pas encore comment McGee avait réussi à les retrouver. Comment Ziva était sortie du mécanisme dans lequel elle était plongée. Pourquoi Palmer et Abby étaient là. Comment son équipe avait réussi à les trouver, à les sauver. Mais pour le moment, il n'avait pas envie de poser de questions.

Il savourait juste le prix d'avoir son équipe autour de lui, vivante. Il savourait la fin d'un jeu où leur libre-arbitre était mis en cause.

Il savourait sa liberté.

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McGee se pencha sur Tony et Ziva, les interrompant dans leur réconfort, cet échange de regard aussi profond que silencieux. Il déposa une couverture sur les épaules de sa collègue, et incita Tony à se redresser pour faire de même sur lui.

-Vous devez être gelés.

Tony le remercia d'un hochement de tête, la gorge trop douloureuse pour pouvoir parler. Il vit du coin de l'œil un infirmier avancer à pas rapide vers lui, suivi par Ducky. Il tapota le bras de McGee, même si ce simple geste lui attira une large vague de douleur dans les trois-quarts du corps. Et murmura, la voix rauque :

-Merci, McSauveur.

Puis, Ziva sursauta et se redressa d'un mouvement si soudain que les deux autres émirent un mouvement de recul, leur cœurs s'emballant à l'unisson en imaginant l'israélienne redevenir cette machine de guerre impassible. Mais, la jeune femme se contenta de tendre un doigt vers Tim, le regard écarquillé :

-La bombe, ma bombe ! Ce type a …

-Je sais, Ziva, l'interrompit Tim en tendant les mains vers elle. Elle était dans sa voiture, il n'a pas eu le temps d'aller la placer.

Elle poussa un profond soupir, soulagée. Et se laissa à nouveau tomber dans la neige. Tim les observa tour à tour, un demi-sourire aux lèvres, tandis que les secours les prenaient en charge.

-Je suis vraiment content de vous retrouver en vie, les amis, murmura-t-il avant de tourner les talons en direction de Gibbs.

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Pansés, réchauffés, nourris, l'équipe était réunie dans l'ancienne prison qui avait servi de laboratoire à Robinson. Assis en rond dans le hall, pour les trois blessés avec une couverture sur les épaules, ils attendaient que leurs sauveurs prennent la parole.

Enfin, Jimmy émit un rire gauche, tout en passant sa main dans ses cheveux d'un geste nerveux. Puis, il tendit son menton vers la laborantine.

-C'est à toi de commencer, je suppose.

Elle haussa les épaules.

-Non, toi.

-Non, Abby, tu es celle qui a eu l'idée, alors…

-Vous deux, les interrompit Tony, la voix toujours erraillée, en serrant la main de Ziva.

Une main qu'il n'avait pratiquement pas lâchée depuis qu'elle était revenue à elle, comme s'il avait peur qu'elle ne reparte, qu'elle redevienne cette apparence. Il refusait de la laisser partir, même devant son équipe. Aujourd'hui, peu importait les apparences, il savourait son libre-arbitre.

Abby acquiesça. Jimmy déglutit.

-Très bien, entama le légiste. Alors, pour commencer, vous pouvez remercier Abby. C'est elle qui vous a trouvé. C'est elle qui vous a sauvé. C'est elle votre WonderAbby !

Il émit un nouveau rire, un peu maladroit. Puis enchaîna en voyant les regards sérieux posés sur lui, les personnes qui n'avaient pas envie de rire et attendaient des réponses :

-Il y a quatre heures, Abby est venu nous rendre visite à Bethesda…


1- Que pensez-vous du début ? Vous y avez cru, hein ?

2- A la place de Ziva, qu'auriez vous fait ?

3- L'arrivée des sauveurs ? C'est puissant, n'est-ce-pas ?

4- Le Tabby ? Le Tim ? Le Tiva ?

5- Et d'après vous, qu'a fait Abby ?

6- Qu'est-ce qui vous a marqués dans ce chap ?