Bonsoir à tous ! Petit update qui nous amène à traquer un mafioso ! J'espère que le chapitre vous plaira vraiment ! Merci encore d'être toujours là et pour vos commentaires !

Profitez bien du chapitre et à bientôt !


Une nouvelle journée qui commençait au NCIS par une séance de remise en forme pour l'équipe. Kate était déjà sur place à s'échauffer et s'étirer quand McGee et DiNozzo arrivèrent dans la salle de sport. Bien sûr, voir la jeune femme faire le grand écart en jogging avait de quoi impressionner ce brave McGee.

- Whouawe, qu'est-ce qu'elle est souple ! nota le Bleu.

- Si j'étais toi, j'éviterais qu'elle te voie la regarder, conseilla Tony en se massant les mains.

McGee continua de regarder un instant Kate qui s'étirait toujours, debout, jambes légèrement écartées, les mains à plat au sol. Ce qui fit détourner hâtivement le regard, c'est de constater que la femme le fixer depuis entre ses jambes.

- Je crois qu'elle s'en est aperçue, glissa McGee en bougeant tout juste les lèvres. Elle m'a jeté ce regard…

Tony se retourna pour la regarder rapidement, avant de retourner à McGee.

- Quel regard ? demanda Tony.

- Eh bien, celui qu'elle te jette habituellement.

Tony regarda de nouveau dans la direction de Kate pour la voir en train de se bander les mains, un sourire un peu trop grand aux lèvres, fixant les deux hommes comme un chat qui a repéré une souris. Tony se détourna brutalement.

- Ouais… elle t'a vu…

La grimace qu'il fit disait clairement que McGee pouvait faire ses prières… et faire une croix sur de possibles enfants.

- J'espère que t'as une coquille… glissa Tony.

Gibbs arriva à cet instant avec son fils, tous deux en sweat et bermuda. Si Gibbs avait un Starbucks en main, Tôshirô s'étirait vaguement les bras, fixant l'équipe de son père comme un fauve en quête d'une proie.

- Très bien, bienvenue à ma séance d'entraînement au combat rapproché ! salua Gibbs. McGee.

- Oui, fit l'agent d'une petite voix.

- Vous commencez avec Kate, annonça le patron en désignant Kate d'un mouvement de la tête.

Elle était déjà en train de mettre la pression avec brio sur le brave McGee en frappant comme une sauvage dans un sac.

McGee jeta un regard suppliant à Gibbs qui se contenta de dire « allez-y », faisant que l'agent décolla.

- Très bien… toi et Tôshirô sur le ring aujourd'hui, annonça Gibbs à Tony quand celui-ci brandit des gants de boxe.

- T'es sûr ? Parce que j'ai pris des cours et qu'on joue pas avec des sabres, sourit Tony en voyant le blandinet remettre le katana à son père.

- Des cours de quoi ? demanda Tôshirô en prenant les gants et protections que tendait Tony.

- De boxe.

Tôshirô eut un reniflement narquois et reposa le matériel qu'on lui donnait sur le banc.

- En te mettant à terre rapidement, je pourrai m'attaquer à 'tosan. Et quand je l'aurai vaincu, il pourra enfin se décider à me laisser prendre un appartement en ville.

Et avec agilité, Tôshirô se hissa sur le ring.

Tony regarda Gibbs qui se contenta de lui rendre un fin sourire.

Avec un soupir, l'agent très spécial jeta le casque sur la table et alla rejoindre Tôshirô en réajustant ses gants.

Pendant ce temps, McGee rejoignait Kate avec la même motivation qu'un condamné à mort. La jeune femme frappait avec entrain dans son sac de sable, en disant qu'ils allaient lutter ensemble.

- T'es sûre ?

- Pourquoi ? T'as un problème avec ça ? haleta Kate en continuant de frapper dans son sac.

- Non non, c'est juste que j'ai fait beaucoup de lutte au lycée.

- Ah ouais, vraiment ?

Kate regarda McGee avec un grand sourire, jetant ses gants au pied du sac de frappe. L'assurance de la jeune femme était préoccupante.

Avec raison.

Quelques instants plus tard, McGee mordait la poussière, se faisant envoyer bouler aux quatre coins du tapis.

Du côté du ring, Tony sautillait autour de Tôshirô en cherchant comment le mettre à terre sans lui faire trop mal. S'il y allait trop fort, son patron lui arracherait les dents en passant par l'oreille.

- Vas-y à fond, DiNozzo, recommanda Gibbs avec un sourire moqueur.

- Et arrête ton cirque, va, recommanda Tôshirô.

Tony faisait des pitreries sur le ring, en effet, mais les remarques du père et du fils le ramenèrent sur terre et il passa à l'assaut, donnant des coups dans les poings de l'albinos qui répondait avec autant de force.

- Pas mal, gamin ! C'est Gibbs qui t'a appris à boxer ? sourit Tony en esquivant une attaque. Attention à tes mains, quand même, t'as pas de gants !

- 'tosan ne m'a pas appris la boxe, ni à me défendre, à part l'usage des armes à feu… pointa Tôshirô d'une voix atone.

Le coup prit Tony par surprise alors que son adversaire était de profil. Le pied partit sur le côté, prenant l'agent dans le ventre pour le projeter contre les cordes qui le renvoyèrent sur le terrain, de là, Tôshirô le saisit au vol, usant de la vitesse de son adversaire pour le projeter au sol, l'y bloquant d'un pied, un poing s'arrêtant à un cheveu du nez de Tony.

- J'ai appris à me battre à l'école… je crois.

Le téléphone de Gibbs sonna alors que Tôshirô se redressait.

A côté, McGee n'en menait pas très large. C'était la première fois qu'il luttait contre une fille. Bon, certes, ils étaient deux agents du NCIS, mais quand même. Après, le coup de Kate dans la coquille de McGee était très bas.

Le gong sauva les deux hommes d'un massacre plus important.

- La séance est finie, on doit aller à Quantico, pointa Gibbs. C'est pas aujourd'hui que tu me persuaderas de te laisser prendre un appart, fils.

Tôshirô étala une nouvelle fois Tony avec un « tch » boudeur et sauta du ring.

- De quoi est-il question ? demanda Kate en essayant de reprendre son souffle pendant que McGee agonisait.

- Un gars a essayé de battre une bombe à la course !

- Et ?

- Il a perdu.

Kate partit au trot à la poursuite de Gibbs pendant que Tony allait voir McGee.

- Elle avait trois grands-frères à la maison, à mon avis, le problème vient surement de là, consola Tony.

- Tu crois ? gémit McGee.

- On te dépose, Tôshirô ?

- Iie. J'attends Kurosaki. Il m'a proposé qu'on se retrouve ici pour se dérouiller. Il sera certainement plus efficace que toi sur un ring, informa Tôshirô en ramassant son katana.


Gibbs était énervé en garant le fourgon du NCIS sur la zone de la base de Quantico où avait eu lieu l'explosion.

- Sortez le matériel, je vais voir qui dirige ce cirque, gronda l'agent spécial en claquant la portière.

Et il partit à grands pas chercher le responsable de l'exercice.

Il tomba sur un homme en costard alors qu'il se rapprochait des carcasses calcinées de voitures à deux pas d'une fourgonnette des pompiers.

- Vous auriez dû appeler, ça vous aurait évité le dérangement, dit l'inconnu à Gibbs.

- Si vous me disiez déjà à qui j'ai à faire.

- Sergent-Chef Deloucas. CIDC.

Et il montra la plaque à sa ceinture.

- C'est de cette façon que vous travaillez sur une scène de crime, sergent-chef ? se fit confirmer Gibbs en montrant la zone du bombardement.

L'endroit n'était même pas bouclé, les militaires allaient et venaient au milieu des cratères et des carcasses métalliques.

- Non, c'est comme ça que je dirige une enquête sur un décès accidentel… agent spécial ?

- Gibbs. Pourquoi accidentel ?

- Eh bien… un civil a décidé de se pointer au mauvais endroit au mauvais moment. Les marines l'ont repéré un peu trop tard.

Vu la silhouette du hollow dans les environs, ce devait être chose courante. Gibbs prit bien soin de ne pas se faire remarquer et de ne pas le fixer afin de ne pas attirer son attention.

- Qu'est-ce qu'un civil venait faire par ici ? s'enquit Gibbs en sortant de sa poche son téléphone portable.

Il devait avertir Ichigo.

- A mon avis…

Deloucas regarda la zone en question.

- C'était un ferrailleur. Y'a plein de ferraille qui s'est accumulée là au fil des ans.

- Assez pour prendre le risque de se faire sauter ? s'enquit Gibbs alors que son équipe le rejoignait.

- J'ai pas dit qu'il était malin, agent Gibbs. Mais si vous voulez que le NCIS gère la paperasse cette fois-ci, parfait.

Gibbs regarda un instant l'homme avant de dire à son équipe :

- Allez vite sécuriser la scène.

- Veillez à ce que vos hommes progressent bien dans la zone nettoyée par les démineurs. J'tiens pas à avoir un autre civil mort sur les bras, leur dit l'homme du CIDC.

Il cracha un mollard par terre et s'éloigna.

- Quelle classe, constata Kate.

- Vous virez tout le monde du champ de tir à par bien sûr les démineurs, ordonna Gibbs.

- Et pour le cracheur de service ? s'enquit Tony.

- Il reste là. Avec de la chance, il crachera sur mes bottes.

- Tu cherches une raison de mettre une tape sur la tête ? demanda Kate.

- Non. De l'abattre.

Et Gibbs alla rejoindre Ducky qui venait d'arriver.

Le trio restant regarda la zone de tir, si dégagée avec son arbre jaune et ras. Pas d'arbre sur un large périmètre. Tant de carcasses de voitures et autres véhicules.

- Tu m'avais pas dit avoir fait une enquête sur un champ de tir non déminé ? demanda Kate à Tony.

- Oui, une vraie tragédie, sourit narquoisement Tony.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda McGee.

- Les démineurs avaient mal délimité les passages. Boum. Un agent est passé par là, un Bleu, bien sûr. Il a eu le pied arraché.

- Tu-tu-tu-tu plaisantes là ? bégaya McGee avec un sourire nerveux.

Et avec un rire forcé, Tony lui assura que oui, il se moquait de lui. Mais le mal était déjà fait. Aussi, quand McGee se mit en route, marchand lentement entre les cordelettes blanches au sol qui délimitaient le passage, il suait à grosses gouttes, veillant à bien rester sur le milieu du chemin.

Il s'arrêta en voyant sur le bord du chemin la tige métallique d'un engin explosif encore intact. Il se retourna à moitié pour regarder Kate et Tony qui marchaient derrière lui à belle distance et qui eux aussi s'étaient arrêtés.

- On est avec toi, McGee ! encourage Tony.

- Tu te débrouilles bien ! assura Kate avec un grand sourire.

Et les deux agents adressèrent un pouce levé à leur Bleu favori qui finit par reprendre sa route.

- Certaines sont enterrées, on peut pas les voir, lança Tony.

Enfin sur place, tout le monde se mit au travail.

Tony posa son sac pour sortir son matériel photo et poussa un juron.

- Quelque chose ne va pas ? s'enquit Kate.

- Non, rien rien.

- Maouw…

Kate se rapprocha au son du miaulement et se pencha par-dessus l'épaule de l'agent accroupi et retient un rire.

- Si tu veux pas qu'on retrouver des entrailles de chat partout, assure-toi qu'elle reste à sa place. Gibbs aura ta peau de toute façon.

Et elle retourna à son propre sac avec un petit rire, laissant son collègue face au chat noir qui s'était glissé dans ses affaires.

- Yoruichi… vraiment… t'en loupe pas une. Reste sage, va. Je te confierai à Ducky plus tard.

L'enquête commençait après tout.

Ducky arriva sur les lieux, examinant le corps, pendant que l'on prenait des photos. Personne ne fit plus attention au félin qui se glissa hors du sac pour trottiner avec détermination vers le hollow. Surtout que l'agent du CIDC leur tournait autour comme un vautour.

D'après les premières observations, il était fort probable que la victime courait quand elle avait été touchée.

- A quoi le voyez-vous, Docteur ? demanda Palmer en s'efforçant de ne pas regarder par-dessus son épaule en direction du hollow.

- Hélas, j'ai vu bien trop de blessures de ce genre pendant mon service au Vietnam.

- Et ces blessures sur son visage et ses poignets ? s'enquit Gibbs en observant la victime.

- Il est possible qu'elles soient dues au souffle de l'explosion. On en saura plus en faisant l'autopsie.

Pendant qu'il prenait des photos, Tony nota quelque chose sous la semelle de la chaussure de leur mort. Une marque qu'il connaissait bien.

- Il s'agit pas d'un ferrailleur, Gibbs. Il avait des chaussures hors de prix.

- Quoi ? demanda Gibbs sans comprendre.

- Des pompes de luxe. Elles sont pas données. J'ai la même paire et elle m'a coûté cinq cents dollars.

Gibbs jeta un regard perçant à Tony qui se contenta de dire en souriant :

- Tout le monde ne s'habille pas au rabais.

Gibbs se leva et Tony tenta maladroitement de rattraper le coup, alors que son patron ne voulait que regarder les chaussures.

Une explosion plus loin, venant de la zone du hollow que Ducky et Gibbs s'efforçaient d'ignorer les alerta tous. Tout le monde se leva alors que les démineurs s'agitaient pour essayer de comprendre.

Une chose était certaine, le hollow n'était plus là.

Ducky perçut même le soupir de soulagement de Palmer devant la disparition du monstre.

Un ronronnement à ses pieds alerta Gibbs qui baissa les yeux pour noter Yoruichi se léchant une patte avec satisfaction. Avec un soupir, l'agent spécial la prit dans ses mains avec délicatesse et alla la fourrer dans les bras de Tony qui balbutia une excuse.

- Que ça ne se reproduise plus, se contenta de dire Gibbs. Où en es-tu Kate ?

- J'ai presque fini. J'ai dit à McGee de prendre les mesures, annonça Kate en levant le nez de son croquis.

Gibbs hocha la tête et revint au mort. Il observa attentivement les semelles, avant de regarder autour et de finalement trouver une empreinte correspondante.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Kate.

- J'essaie de suivre ses traces de pas.

Il remonta la piste et se rapprocha du bord de la zone sécurisée pour pointer des voitures calcinées.

- Il venait de là-bas.

Et il enjamba la cordelette pour remonter la piste, s'efforçant de rester dans les pas de leur victime pour ne pas se faire sauter sur une mine.

- Mais comment est-il arrivé ici ? On est à dix kilomètres de la route la plus proche ! fit remarquer Kate.

- Quelqu'un a dû le déposer.

Il s'arrêta au bord d'un cratère proche des traces de pas et remarqua un câble par terre, incongru en ces lieux. Une photo et ça alla rejoindre les pièces à conviction. C'est à cet instant que l'agent de la CIDC le remarqua et lui passa un savon à distance, parce que ce secteur n'était pas encore traité.

- Vous essayez de vous faire tuer ou quoi ? rabroua l'homme.

Gibbs l'ignora royalement et reprit sa piste, forçant le sergent-chef à en faire autant.

- Vous êtes sourd ou cinglé ?

- Un peu des deux, lui dit l'agent du NCIS.

Et il s'arrêta juste à côté d'une carcasse de voiture où commençaient les traces de pas. Il tira sa petite lampe de torche de sa poche et éclaira l'intérieur, dévoilant une dépouille calcinée.

- Vous pensez toujours que c'est un accident, Sergent-Chef ?


Ducky avait hérité de la garde de Yoruichi. Pendant que le chat faisait sa toilette sur son bureau, il finissait de prendre les empreintes de leur mort.

Il envoya Jimmy apporter les prélèvements et autres à Abby qui se perdait dans les intonations et consignes du légiste.

- Il veut bien faire, pourtant je ressens un besoin pressant de le frapper, soupira Ducky à l'attention du mort. Est-ce que c'est mal ?

- Je fais ça tout le temps, pointa Gibbs en débarquant à son tour.

- Ah, je l'avais remarqué, mais seulement derrière la tête.

- Frapper au visage, c'est un peu humiliant. Derrière la tête, c'est pour les réveiller.

Yoruichi eut un miaulement hilare et sauta de son perchoir. Les deux hommes regardèrent le félin trottiner tranquillement jusqu'à un placard et d'un saut, se retrouver dessus. Là, il s'allongea de tout son long au bord, une patte dans le vide et les regarda d'un air paresseux.

- Donc, c'est toi qui en hérite, nota Gibbs.

- C'est un chat, ils font rarement ce qu'on leur demande. Quoique cette demoiselle a bien compris de ne pas s'approcher des corps et des prélèvements, sourit Ducky en regardant le félin.

- Et pour notre homme ?

- Tu avais raison. Ses blessures au visage ne viennent pas de la bombe. Notre victime a reçu une très, très sévère correction avant de mourir.

Prenant délicatement le visage du mort entre ses mains, Ducky désigna les zones près de la bouche et de la pommette à Gibbs. L'enquêteur observa les marques un instant, avant de s'en détourner et de se diriger vers l'autre corps.

- Et notre squelette carbonisé ?

- Il n'a pas été brûlé dans les explosions d'aujourd'hui. Tout ce que je peux te dire c'est que ce pauvre garçon est mort depuis au moins six mois.

- Y'a surement d'autres corps.

- Oui, c'est en effet ce que je crains.

- On est tombé sur un cimetière sauvage, Ducky. C'est pour ça que le hollow était tranquille. Celui qui utilisait la zone le nourrissait sans le savoir. Un tueur en série s'y débarrasse des corps.

- Ah oui… probable.


McGee était avec Abby pendant que la laborantine cherchait une correspondance au niveau des empreintes de leur mort.

- Alors, McGee, il parait que Kate t'a botté les fesses ce matin ? taquina la gothique.

- T'as dû mal entendre, c'était pas mes fesses, grinça McGee qui faisait lentement le tour du bureau de la jeune femme en marchand.

- Tu veux dire que c'était dans les…

- Ouais. Je croyais que j'allais rejoindre une agence fédérale, pas que j'allais revivre ma première année de lycée.

- Surtout n'oublie pas qu'ils te torturent parce qu'ils t'adorent.

- Alors, si jamais ils m'aimaient pas ?

- Ce serait pire !

- C'est ce que je pensais.

- Sois content de pas t'être entraîné avec Tôshirô. L'année dernière, il a déboité l'épaule de Tony.

La conversation s'arrêta là quand l'ordinateur d'Abby se manifesta avec un résultat.

- Je viens d'identifier votre macchabé. Il est pas mal.

- Il est mort, rappela McGee.

- Ouais je sais, soupira tristement Abby.

McGee vint au grand écran pour mieux voir l'homme dans sa blouse orange de prisonnier.

- C'est aussi un criminel.

- Que veux-tu que je te dise, les mauvais garçons m'ont toujours beaucoup attirée.

Elle tenta d'entrer dans le dossier, mais rapidement, elle eut des problèmes de piratage qui la mirent en rogne alors qu'elle luttait contre l'intrusion. McGee vint à la rescousse pour l'aider à se débarrasser de l'intrusion, parce que ça allait bien trop vite pour elle. Ils y allèrent à quatre mains sur un seul clavier.

C'était impossible !

C'était un cryptage de niveau neuf qui protégeait la connexion d'Abby. Il faudrait des mois pour parvenir à passer le pare-feu de la Défense.

- Alors ? Vous jouez à quoi ? Aux jeux vidéos ? demanda Tony en venant voir ce qu'il se passait en mangeant son déjeuner pendant que Gibbs déposait un Caf-Pow à Abby.

- Non, Tony, on se fait pirater ! gronda Abby en montrant les dents à son ordinateur.

- S'ils réussirent à passer dans son ordinateur, tout le NCIS y passera ensuite.

- J'arrive pas à le stopper, fais quelque chose McGee !

- J'ai jamais vu de code de ce genre !

Et tout s'éteignit.

- Oh ! Eh bien félicitation Abby !

- J'ai rien fait, je croyais que c'était toi !

- Non.

- C'est moi, répondit Gibbs en se redressant de derrière l'ordinateur d'Abby, une prise à la main.

Il l'agita un instant avant de la laisser tomber sur le bureau. Il retourna auprès de son équipe pour savoir comment c'était arrivé.

- On a voulu prendre une empreinte dans le fichier du FBI et on a été la proie d'une cyber-attaque.

- Ils devaient certainement nous attendre, renchérit Abby.

- Qui ? demanda Tony la bouche pleine de son sandwich.

- Mais j'en sais rien Tony ! Et maintenant moi j'ai la trouille de redémarrer mon ordinateur !

- Et tu as vu la vitesse à laquelle ils craquaient nos cryptages !? Il n'y a pas plus de quelques ordinateurs dans le monde ayant cette puissance !

- Lesquels ?

- Y'en a un à Genève, plusieurs centres de recherches ici et paraît-il, d'autres en Chine.

- Bien ! Alors vous pouvez les retrouver. Qui est mon cadavre ?

Abby se détourna et s'éloigna pour chercher la réponse de Gibbs.

- En Chine ! se moqua Tony en mastiquant bien son sandwich. T'en veux un bout.

McGee lui adressa un regard noir, se saisit du sandwich et en prit une bonne bouchée avant de le lui rendre.

- Merci.

Tony foudroya le bleu du regard et alla jeter le reste de son déjeuner.

Pendant ce temps, près de l'imprimante, Abby était contente de voir qu'elle avait réussi à imprimer au minimum le casier de leur homme.

- J'ignore qui est ce type, Gibbs, mais il a des amis très haut placé.


- Victor Gera, alias Guido Valentino, métier : criminel, présenta Kate en projetant un scan de la photo transmise par Abby sur l'écran des bureaux.

- Guido Valentino ? répéta McGee à l'adresse de Kate.

- C'était l'un de ses faux noms à Los Angeles.

- Il a commencé par des petits vols à Chicago étant enfant, passant ensuite au vol de voitures étant ado, diplômé en trafic de drogue sur la Côte Ouest, lut Tony par-dessus l'épaule de Kate.

- Il y a six mois, il a débarqué ici.

- La mafia ? supposa Gibbs.

- Avec des noms comme Victor Gera et Guido Valentino, ça peut être quoi d'autre ?

- Eh le Bleu ! Tu l'as peut-être oublié mais je m'appelle Tony DiNozzo. C'est Italien. Ça ne fait pas de moi un mafioso, n'est-ce pas ? agressa Tony en venant se planter devant McGee.

- Non, bien sûr que non. Pardon. Pas plus qu'un nom japonais ne fait de Tôshirô un Yakuza.

- Prego.

Et Tony donna une claque derrière le crâne à McGee.

- McGee… le lien entre un petit truand sans envergure et un superordinateur ? demanda Gibbs.

- Je n'en ai aucune idée, Patron.

- Wow… mauvaise réponse.

- Je vais essayer d'en trouver une bonne.

Et il fila au travail.

- Pourquoi les milieux où n'importe qui irait planquer des macchabés sur un champ de tir ?

- Parce que c'est le dernier endroit où on les chercherait, pointa Gibbs en se mettant à son bureau.

- Qui serait assez fou pour aller les chercher là-bas ? demanda Tony.

- A part nous, bien entendu, sourit moqueusement Kate.

Le téléphone de Gibbs sonna.

Et vu la façon dont il aboya, c'était une mauvaise nouvelle.

- C'était le Sergent-Chef Deloucas ! Il n'a pas fini de faire foirer mon enquête celui-là ! gronda Gibbs en se levant.

L'écume aux lèvres, il s'en alla vers l'ascenseur.

- Et moi qui pensais qu'il n'y avait que toi pour l'énerver comme ça, nota Kate d'un air impressionné.

- Tu n'as jamais vu sa deuxième femme ! déconna Tony.


Dans le garage, Gibbs était hors de lui.

Il n'avait que des phalanges dans un sac en plastique et une scène de crime ravagée. Les démineurs avaient barricadé le champ de tir jusqu'à ce qu'ils déclarent la zone nettoyée. Apparemment, il faudrait minimum trois semaines pour qu'elle soit jugée saine.


Abby était prête pour le second round. Elle avait fait un disque virtuel pour protéger son pc et sa connexion avec l'agence pour piéger leur hackeur. Elle se prit une gorgée de caf-pow et passa à l'assaut. L'homme était brillant, il avait failli passer au travers le piège d'Abby, mais la jeune femme était meilleure. Avec expertise, elle avait posé une trace silencieuse sur la connexion de leur assaillant et en une minute, ils eurent enfin une réponse.

Et elle leur coupa le souffle.

- Oh mon dieu… murmura McGee.

- Gibbs va t'assassiner, pointa Abby.

- Moi ? Pourquoi ?

- Ah non, c'est pas moi qui lui annonce.


Pendant ce temps, Kate leur présentait la situation de leur scène de crime.

Les démineurs avaient nettoyé dix pour cent de la zone et c'était sur cette zone qu'ils avaient trouvé les trois dépouilles (si on comptait les phalanges ramenées par le CIDC comme un corps). En faisant le calcul, on pouvait trouver une trentaine de corps dans la zone totale.

Gibbs voulait un cordon de sécurité jour et nuit autour du périmètre.

Le Sergent-Chef s'en alla et en profita pour demander à l'équipe quel était le secret pour s'attirer les bonnes grâces de Gibbs.

- Aucun, répondit succinctement Tony.

- Il n'en a aucune, sourit narquoisement Kate.

L'homme s'en alla, décochant au passage un regard perplexe à Tôshirô qu'il croisa sur le chemin.

- Vous pouvez dire merci à Karin, elle a eu pitié de vous en faisant le repas, marmonna Tôshirô en posant son sac à dos sur un coin du bureau de son père. Curry pour tout le monde.

Il sortit quatre boîtes de bentô qu'il distribua à tout le monde et chercha McGee du regard.

C'est à cet instant que l'agent débarqua.

- Euh… excusez-moi patron, fit l'homme d'un air nerveux. On a terminé. On… on a pu trouver la trace silencieuse de l'intrus.

- Ouiii, insista Gibbs.

Tôshirô garda le bentô dans ses mains en regardant avec amusement le dialogue.

- Oui… euh… l'ennui, c'est que…

Ding

L'ascenseur s'ouvrit à cet instant.

- Le pirate… poursuivit McGee.

- C'est moi, termina Fornell en débarquant avec trois collègues.

Il se planta devant le bureau de Gibbs, saluant brièvement de la tête Tôshirô qui le lui rendit.

- Remercie Karin et va apporter le repas à Abby et Ducky, dit Gibbs à son fils.

- Et McGee ?

- Donne-moi sa part, il la méritera suivant les réponses que j'aurai.

Tôshirô donna la part de McGee à son père, se saisit de son sac et s'éloigna, jetant un regard méfiant aux intrus.

- Un gamin toujours aussi froid, nota Fornell quand l'ascenseur se referma sur l'albinos.

- A quoi je dois cette visite ? s'enquit Gibbs.

- Pourquoi le NCIS s'intéresse-t-il à Vic Gera, Gibbs ?

- Qui a dit qu'on s'intéressait à lui ?

- Vous en avez après ses empreintes dans le fichier. Où les avez-vous eues ?

- Eh bien, on les lui a prises.

- Vous l'avez placé en garde à vue ? se fit confirmer le collègue de Fornell.

- On peut dire ça comme ça.

Il leur montra exactement ce qu'il entendait par là en les conduisant devant la dépouille de leur homme, expliquant les circonstances de sa découverte.

- C'était un mafieux ? s'enquit Tony.

- C'était un agent infiltré du FBI, agent DiNozzo.

- En vous voyant consulter son fichier, on a espéré que Vic était vivant, soupira le collègue de Fornell.

- Je veux son assassin, Gibbs.

- Est-ce que c'est une offre d'enquête conjointe ?

- Je regrette, refusa Fornell.

- Kate, Tony. Raccompagnez nos invités, s'il vous plaît. Et s'ils font des manières, appelez Tôshirô et dîtes-lui qu'on a besoin de Hyôrinmaru.

Fornell contourna la table pour parler à Gibbs presque à son oreille.

- Il faut que je vous vois seul.

Gibbs le regarda, jeta un œil à Ducky et Palmer qui travaillaient sur le corps calciné sur l'autre table, avant de regarder de nouveau Fornell.

- Dans notre salle de conférence habituelle.

Et les deux hommes se dirigèrent vers l'ascenseur.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Fornell semble inhabituellement à cran, pointa Kate aux autres agents restés sur place.

- Pour un type de chez vous, nuança Tony.

- Quelle réaction auriez-vous si quelqu'un de chez vous était sur cette table ? agresse l'autre homme.

- Tout dépendrait de qui ça serait.

- Vous êtes toujours aussi puant.

- Juste avec les petits péteux du FBI.


Gibbs arrêta l'ascenseur entre deux étages et se tourna vers Fornell.

- Je vous écoute.

- Jimmy Napolitano. Vous le connaissez ? demanda Fornell en s'adossant à la paroi de l'ascenseur.

- Un parrain de la mafia qui dirige des affaires dans le Maryland, la Virginie et ici.

- J'ai passé la moitié de ma vie a essayé de le mettre derrière les barreaux. Trois procès. Et à chaque fois, il s'en sort sur des questions de droits.

- J'ai du mal à vous plaindre étant donné que vous avez laissé filer Ari.

- Ari était un très bon investissement dans la lutte anti-terroriste. Napolitano n'est qu'une petite crapule.

- Ari a blessé un de mes hommes, kidnappé un de mes agents, et surtout, n'a pas hésité à tirer sur mon fils en tout sauf par le sang. Je ne vois aucune différence, Fornell.

- Je savais que ça serait du temps perdu, soupira l'agent du FBI.

- On est enfin d'accord sur un point.

Et il remit l'ascenseur en marche.

Fornell s'avança et l'arrêta de nouveau.

- On ne vous a jamais dit que vous n'êtes qu'un insupportable idiot ?

- Si.

- S'il vous plaît, Jethro. Je suis venu parce que j'ai besoin d'aide.

- J'ai fait la proposition d'une enquête conjointe et vous avez refusé.

- Je ne pouvais rien dire devant les autres agents.

- Vous vous méfiez d'eux, comprit Gibbs.

Fornell eut un soupir et se mit en face de Gibbs pour le regarder dans les yeux.

- Napolitano a toujours eu une longueur d'avance sur moi. Chaque informateur, chaque agent que je plaçais près de lui terminait comme ce garçon en bas. Personne n'a autant de chance.

- Une taupe au Bureau.

- Quelqu'un qui connait toutes mes opérations.

- Pourquoi ne pas confier ça aux affaires internes ?

- Ils ne peuvent rien pour moi.

Et Fornell baissa le regard, observant la lumière de secours sur le sol de l'ascenseur.

- Mais moi, oui, conclut Gibbs d'un air dubitatif.

- Aussi triste que ça en ait l'air. Vous êtes le seul qui ressemble de loin à un ami, Gibbs.

Cela fit rire narquoisement Gibbs qui lui demanda s'il comptait mourir bientôt.

- Vous allez m'aider, oui ou non ? demanda Fornell en regardant sa montre.

- J'essaierai d'y penser.

- Alors c'est réglé.

Et Fornell remit l'ascenseur en route et resta là à regarder les portes.

- Ce n'est pas du tout votre style, Tobias, pointa Gibbs.

- Je le sais. Le Bureau est persuadé que l'homme qui a mis mon homme sur l'une de vos tables…

Les portes s'ouvrirent sur les hommes de Fornell.

- …c'est moi, conclut Tobias.

Gibbs regarda Fornell d'un air indéchiffrable.

- Désolé Tobias, s'excusa l'un des agents du FBI.

Gibbs comprit et sortit de l'ascenseur, regardant Fornell se faire passer les menottes. Il lui adressa un bref signe de tête, le visage de marbre, en regardant les portes se fermer.


Au MTAC, Tony, Gibbs et un invité du FBI regardaient une vidéo en direct du fils de Napolitano s'adressant à une de ses filles. On l'appelait Ricky. Et le gros bras, c'était Salvaducci, l'exécuteur de Napolitano.

Sur la vidéo, une voiture arriva, et un homme chauve et bien en chair sortit d'une belle bagnole. Jimmy Napolitano. Avec des appuis politiques et les meilleurs avocats possibles.

Un homme pratiquement intouchable.

La vidéo leur montra l'homme dire à son fils qu'ils avaient un problème et lui dire d'en parler à l'intérieur, avant de Jimmy n'adresse un coucou à la caméra espion et n'entre.

- Vous avez des oreilles à l'intérieur ? demanda Tony.

- Non. Jimmy Naps est très branché technique. Caméra deux, montrez-moi les gars qui surveillent l'entrée de derrière.

La nouvelle caméra se diffusa sur l'écran, montra deux gars en costard montant la garde.

- Ils trouvent toujours nos micros à peine installés.

- C'est peut-être votre taupe qui les renseigne, pointa Gibbs en ouvrant la bouche pour la première fois depuis l'arrestation de Fornell.

- Il n'y a pas de taupe. Jimmy Naps tient sûrement Fornell. Il nous étudie comme on les étudie. Il paraît qu'ils ont des dossiers sur chacun de nous. Ils savent même qu'on les surveille maintenant. Caméra un, montrez-moi Ebbe.

La caméra changea pour montrer un vieillard en béret et tee-shirt qui les fixait avec une paire de jumelles, comme s'il les regardait au travers de la caméra.

- Ebbe ? répéta Tony.

- L'acteur Ebbe Vigoda. C'est le surnom qu'on donne tous à ce type.

L'homme baissa ses jumelles pour montrer un peu mieux le gros cigare qu'il avait en bouche, l'air légèrement moqueur et les sourcils bien fournis.

- Ah oui, constata Tony. Y'a une certaine ressemblance.

Et « Ebbe » remis ses jumelles sur le nez.

Tony s'approche de l'homme du FBI et reprit une réplique de film avec un accent italien.

- Tom ? Dis sors-moi d'là. Pour la centième fois !

- Désolé, Soli… je regrette beaucoup… lui répondit l'agent du FBI en lui donnant la réplique.

Et Tony émit un bruit du fond de la gorge en conservant sa voix forcée, produisant un son quelque part entre le gémissement et le sanglot.

- Vous avez fini ou je dois aller demander à mon fils son nodachi ? demanda Gibbs.

Les deux guignols reprirent leur sérieux.

En bref, le problème était qu'on ne pouvait pas les approcher.

- L'agent Gera l'a fait, pointa Gibbs.

- Et il en est mort.


Fornell était debout dans sa cellule regardant la minuscule fenêtre en haut du mur.

- Vous parlez d'une vue, nota Gibbs en arrivant.

Il passa ses mains entre les barreaux de la porte, gardant toujours ses Starbucks en main.

- Oh, ça me rappelle un petit peu vos sous-sols, remarqua Fornell en venant prendre un verre.

Gibbs eut un sourire en lui disant que ce n'était pas assez sombre.

- Ils vous ont montré leur dossier contre moi ?

- Vous savez bien que vos hommes ne partagent pas leurs données avec nous.

Fornell but le café offert par Gibbs et le regarda.

- C'est censé être quoi, ça ?

- Du café.

- Si c'est vous qui le dites.

Il alla poser le verre et revint vers Gibbs, les mains dans les poches.

- Ils ont trouvé deux kilos de cocaïne et cinquante mille dollars de faux billets dans mon freezer. Je trouve que la coc dans les bacs à glaçons, c'est une idée géniale.

- Mais c'est un peu cher. Jimmy Naps s'est donné beaucoup de mal pour vous piéger Tobias. Pourquoi ?

- Il savait que j'étais vulnérable, supposa Fornell en haussant des épaules.

- Vulnérable ? En quoi ?

- Ari.

Cela tira un rire narquois à Gibbs.

- J'ai organisé votre entretien avec notre seul agent à l'intérieur d'Al Qaïda. Et vous, qu'est-ce que vous faîtes ? Vous lui tranchez presque l'épaule.

- J'aurais pu le tuer, mais contrairement à Tôshirô, je ne suis pas assez doué pour manier correctement une arme du poids et de l'envergure de Hyôrinmaru. Faut pas croire, mais ce nodachi est lourd. Lui infliger une blessure a aidé à renforcer sa couverture auprès d'Al Qaïda.

- Vous devriez expliquer ça à notre directeur, pointa Fornell. Il ne m'a pas cru quand je l'ai fait. Je pense que ce qui a cloché, c'est que je dise qu'il s'agissait de l'arme de votre fils.

- D'accord, si vous pensez que ça servira à quelque chose.

Et les compères échangèrent un sourire narquois.

Avec un soupir, Fornell alla s'asseoir sur sa couchette.

- Je ne vais pas sortir d'ici, n'est-ce pas ?

- Ah, vous sortirez. Mais ça ne sera… peut-être pas comme vous le voudriez.

Et Gibbs but une gorgée de son café.

- Dîtes-moi, Fornell… vous vous souvenez de Kurosaki, non ?

- Le rouquin qui se balade avec un hachoir presque aussi grand que lui ?

- Hmhm. Laissez-moi vous présenter son professeur d'escrime. Kisuke Urahara.

Et Gibbs se tourna vers quelqu'un dans l'ombre.


Ducky était devant un microscope quand Gibbs débarqua.

Ce qui tombait bien parce qu'on avait réussi à identifier la victime calcinée grâce à son relevé dentaire.

Un dénommé Franky Pilato.

- Franky P, reconnut leur invité du FBI. Il devait témoigner contre Napolitano il y a cinq ans. Il a disparu en promenant son chien un dimanche après-midi.

- Oh, ces balades du dimanche après-midi sont parfois très dangereuses, commenta Ducky en posant son dossier à côté des pieds du corps.

- Ducky, je croyais que tu disais que tout indiquait qu'il était mort il y a six mois environ, pointa Kate.

- C'est vrai. Il y a quelqu'un qui veut nous dire comment il est mort ?

- Je vais me lancer, je vais dire que ça a un rapport avec des flammes, supposa Tony en chassant du pied Yoruichi qui venait se frotter à sa cheville.

- Et tu te tromperais Tony.

Il prit un scalpel et monta au niveau du cou.

- Sa trachée a été tranchée nette.

Il désigna un morceau de peau.

- On l'a saigné ? devina Kate.

- A vrai dire, non.

Et Ducky alla allumer des projecteurs pour leur montrer des radios.

- Un empoisonnement au plomb, supposa Gibbs.

- Une balle de neuf virgule trois millimètres administrée à bout portant.

- Il a été kidnappé en 99 et tué il y a quelques mois seulement ? s'étonna Gibbs.

- Il a certainement été exécuté il y a des années. C'est sa dépouille qui n'a que très récemment était exposé aux éléments.

Il revint au corps en disant qu'il avait été drainé après sa mort, avant d'être congelé, leur montrant, preuve à l'appui, sur un écran de télé ce qui devait être un échantillon de sang sous un microscope.

- Jimmy Naps fait souvent ça à ses victimes. Il stocke les corps dans une chambre froide et s'en débarrasse des années après quand on a stoppé les recherches.

- Ouch ! Abattu, égorgé, congelé, brûlé vif… la mafia devait vraiment détester ce type, nota Tony.

- Ils ont toujours eu un goût pour les fins dramatiques, pointa Ducky.

- Quelque chose sur les ossements que Deloucas a récupérés sur le champ de tir ?

- Je suis bon, Jethro, mais pas assez. J'ai envoyé tout ça à Abby.

Et il fit un geste du pouce pour montrer le plafond et donc, l'étage où Abby était.

- Kate. Tony.

- On y va patron. Je récupère ce foutu chat à la fin de l'enquête, Ducky.

- Yoruichi est très sage, elle peut rester, ne t'en fais pas, assura Ducky en récupérant le félin dans ses bras.

L'agent du FBI les regarda passer.

- Agent Charles, appela Gibbs toujours devant la projection.

Le gars du FBI regarda Gibbs.

- Pouvez-vous me communiquer votre dossier sur Fornell ?

- Je ne l'ai même pas vu, pointa Charles du tac-au-tac.

Gibbs se tourna vers l'homme avec un rictus disant clairement de ne pas le prendre pour un idiot.

- S'ils le savent, je peux dire adieu à ma carrière, pointa Charles en devinant ce qu'il avait en tête.

- Soyez discret, lui conseilla Gibbs en le dépassant.

Il tapota au passage la tête de Yoruichi dans les bras de Ducky et quitta la morgue.


McGee regardait Abby faire ses manipulations pour identifier les doigts en souriant.

- Tu sais ce que je crois, McGee. Je crois que tu t'intéresses plus à moi qu'à ce que je fais.

Et le pauvre homme s'enfonça dans ses explications pour ne pas paraître d'un côté en train de sécher le travail pour mater la jolie gothique et de l'autre, ne pas vexer la jeune femme en lui disant qu'il n'avait aucun intérêt pour elle.

Il conclut finalement par :

- Comment peux-tu dire ça ?

- Parce que ce que je regarde dans le microscope est affiché sur l'écran.

Le sauvetage de McGee débarqua sous la forme de Tony et Kate.

- Vous êtes là pour le sang ou pour le doigt ? demanda Abby.

- Pour le sang ? interrogea Kate.

- Il y en a de deux sortes sur le visage de Vic. Un a lui, l'autre pas.

- Donc, s'il s'est battu, comme Tony s'est fait battre hier par Tôshirô… il est probable que ce soit celui de son agresseur, devina Kate.

- Kate Kate Kate… j'ai laissé Tôshirô m'avoir. C'est pour nous que j'ai fait ça. Si je m'avisais de faire du mal à un gamin de même pas vingt ans, sur qui Gibbs se vengerait-il ? Sur nous !

Abby eut un sourire en voyant les concernés débarquer dans le dos de Tony.

- Alors tu t'es sacrifié pour l'équipe ? continua McGee s'en rien laissé paraître.

- Bien sûr McGee.

- C'est bon à savoir, nota Kate.

- Oui, tout à fait, renchérit Gibbs.

Tony perdit son sourire et ses couleurs.

- Retourne-toi, demanda Gibbs.

- Tu vas faire quoi, me mettre une paire de baffes ?

- J'vais pas te frapper, surtout qu'il est question de Tôshirô et pas de moi.

Tony se retourna avec un grand sourire.

- C'est vrai ?!

- Tu crois que je n'ai aucun sens de l'humour ? sourit Gibbs. Abby, je veux l'ADN de ce sang mystérieux.

- J'ai déjà commencé, assura Abby en revenant à son clavier.

- Parle-moi du doigt. Tu sais depuis quand il était enterré là ?

Elle partit sur une explication pour dire pourquoi on pouvait ou pas dater des os en règle générale.

- Vingt ans.

Tout le monde regarda Tôshirô qui avait jeté un bref coup d'œil à l'os.

- Je dirais qu'il a été enterré il y a vingt ans.

Gibbs regarda Abby qui avait la bouche grande ouverte.

- T'es toujours plein de surprise, Shiro-chan. J'ai trouvé des traces d'un explosif qui ont été abandonnées il y a dix-huit ans.

- Bon travail tous les deux. McGee, essaye de nous procurer l'ADN du petit Ricky.

- D'accord patron.

Et Gibbs s'en alla, suivi de Tôshirô qui administra une claque sauvage sur le crâne de Tony qui avait prit les ossements en main pour les regarder.

- C'est plus drôle quand on ne s'y attend pas, DiNozzo, sourit narquoisement le blandinet en lui retirant les os des mains pour les remettre sur la table.

Et le garçon s'en alla.

Tony se vengea sur McGee avec un rire victorieux et le justifia pour son sandwich.


En faisant des recherches, McGee eut une idée de comment obtenir l'ADN de Ricky. L'homme avait demandé deux fois un test de paternité pour déjouer des tentatives de femme voulant absolument le désigner comme père de leur bébé.

Si les échantillons étaient sous scellés, les archives non. Elles étaient en centre-ville et ils pouvaient se passer d'un mandat en les photographiant pour Abby. A la base, comme c'était l'idée de McGee, Kate voulait aller avec lui en faisant croire qu'elle portait son enfant, mais en apprenant ça, Tony insista pour prendre sa place.

Quand Gibbs débarqua, Tony sauta en avant pour récupérer les lauriers de l'idée de McGee en disant que lui et Kate y seraient en une heure.

- Félicitation, décerna Gibbs.

- Merci, sourit Tony.

- …McGee. Bravo pour cette idée. Mais l'un comme l'autre vous ne ferez pas l'affaire. Kate, trouve-moi Tôshirô, il doit toujours traîner dans le bâtiment. Équipe-le d'un micro et d'une caméra espionne et annonce-lui l'idée, qu'il voit avec Karin. (Ah ouais, mais carrément !)

- C'est prudent ? s'enquit Kate.

- On gagnera du temps en faisant appel à eux.

L'agent Charles débarqua à l'instant où Kate s'en allait à la recherche de Tôshirô.

Il transmit à Gibbs le dossier de Fornell en disant que ce n'était pas bon.

Les photos montraient des tirages depuis une source anonyme montrant Tobias discutant avec Napolitano. De plus, les photos montraient la date sur le journal. Dix-sept octobre 2004. C'était ce même jour que Tobias avait demandé à Charles de le mettre sous surveillance, sans préciser pourquoi. La veille de la disparition de Gera justement.

Gibbs prit son téléphone en recevant un sms.

Tout se passait selon le plan pour l'instant.


On retrouva Tobias pendu dans la cellule de sa prison. (oh ça, ça sent pas du tout le coup d'un certain blond !)

Charles n'y croyait pas.

C'était les lâches qui faisaient ça, et Tobias n'en n'était pas un.

Il n'y avait que le gardien de la prison qui était entré dans sa cellule aujourd'hui, et c'était pour le détaché.

Gibbs demanda à ce que le docteur de la prison envoie une copie du rapport d'autopsie à Ducky. L'homme avait une trop bonne réputation auprès de ses confrères pour que ça ne soit pas fait.

Prétextant ajuster sa position pour sa prise de notes, Gibbs ramassa une bille verte par terre, pas loin de lui et cachée par son genou. Il termina ce qu'il faisait et se releva. Il partit avec un dernier regard à son camarade.


Tôshirô était en train de remplir les documents au centre, Karin faisant les cent pas derrière lui.

- Ton père exagère, je lui ai dit clairement que j'avais confiance en toi, pourquoi il tient à ce qu'on fasse ce test ? C'est embarrassant, grommela Tôshirô.

- C'est oyaji, j'ai arrêté d'essayer de comprendre quand il a affiché le poster de 'kaasan dans le salon, grommela Karin. S'il tient à être certain que t'es le père du bébé, on va pas chercher à le vexer, il serait capable de revenir en Amérique pour qu'on ne se fréquente plus.

« Bien l'histoire, vous êtes prêts pour la suite » approuva Kate par leur écouteur.

- Oui, ne vexons pas le vieux timbré. Comment peut-il être encore médecin ? maugréa Tôshirô en continuant à remplir le document.

Le téléphone de Karin sonna à cet instant et elle décrocha. Très vite, le ton monta, dérangeant les autres couples qui attendaient. Heureusement que la jeune femme parlait en japonais, personne pour réaliser le pot aux roses.

- Excusez-nous, c'est son père en ligne, on risque d'en avoir pour un moment… vous n'auriez pas un endroit où on peut gérer ça tranquillement ? grimaça Tôshirô.

La femme de l'accueil leur indiqua une salle d'examen un peu plus loin et vide. Le couple alla s'y enfermer. Pendant que Karin continuait de faire semblant de se disputer avec son père, Tôshirô s'aventura dans les couloirs et trouva la salle des archives grâce aux indications de Tony par l'écouteur. En un tour de main, il trouva le dossier sur les tests de Ricky et les prit en photo.


Abby fit un test de comparaison à partir des prélèvements d'ADN et parvint à la conclusion qu'on avait retrouvé le sang de Ricky sur le visage de Gera.

- Bon travail tout le monde, salua Gibbs. Alors, c'est le tien, fils ?

Tôshirô et Karin qui venaient de remettre l'appareil photo furent prit d'un rougissement monumental alors que Gibbs s'en allait avec un petit rire.

- Il nous a eus ! cracha Tôshirô. Il disait qu'il me laisserait avoir l'appart si je faisais ça pour lui et résultat…

- Sérieux ? T'es enceinte ? s'exclama Tony.

Karin se détourna et fila en courant vers l'ascenseur avec Tôshirô qui lança un regard glacial à Tony.

- Quel tact, Tony, soupira Kate. On aurait peut-être dû faire ça à leur place.


Bientôt, Gibbs, Tony et Kate procédaient à l'arrestation de Ricky Napolitano en présence du père et du gros bras grâce à une voiture de flic.

- Buena sera, on a un mandat pour vous arrêter, p'tit Ricky, salua Tony en ouvrant la portière de Ricky.

- Et pourquoi ?

- Pour meurtre !

Tony le tira par le col de sa veste et le sortit de force de la voiture.

- Venez, descendez, demanda Gibbs au père.

- Très bien.

Kate attrapa Ricky et le conduisit vers l'avant du véhicule.

Le trio se retrouva avec les mains sur le capot à subir une fouille corporelle.

- Pour quoi vous travaillez au fait ? FBI ? demanda Ricky.

- NCIS, lui répondit Kate en le faisant se tourner vers elle.

- Boucle-la, veux-tu, Ricky, ce sont des flics de la marine, lui intima Jimmy.

- Arrêter par des flics de la marine ! Vous parlez d'un embarras les gars ! Au moins t'es canon, chérie !

La main qu'il voulait utiliser pour caresser la joue de Kate fut tordue derrière son dos et il fut cogner violemment au capot, poussant quelques « aïe » très satisfaisants.

- Hey ! Doucement ! ça fait mal ! protesta le gars.

- Je crois que ça, c'est embarrassant, pointa Tony pendant sa fouille de monsieur muscle.

- En avant.

Et elle l'entraîna avec elle jusqu'à la voiture de flic. Calme, le père se contenta de lui dire que leurs avocats allaient arranger tout ça, avant de s'approcher de Gibbs pour lui demander son nom.

- Agent spécial Gibbs… alors… qui mon fils est-il censé avoir butté ? s'enquit tranquillement le mafieux.

- Un agent du FBI. Victor Gera.

- Je me rappelle d'un truc en parlant de ça… ça se serait pas passer dans une base des marines ?

- Oui, il a été tué par une bombe, se moqua le gros bras.

- Une bombe ! Oui, oui ! Supposons, que Dieu me pardonne…

Il se signa au passage.

- Que mon fils ait pu avoir un lien avec cet accident. Vous le poursuivriez pour quoi, agent spécial Gibbs ?

- Homicide involontaire.

- Homicide involontaire ? Quelle est la peine maxi pour ça, Sami ?

- Quatre, réfléchit le gros bras. Il en f'ra un.

- Je pense que ça ne pourrait lui faire que du bien, ça le calmerait un petit peu.

- La prison, ça peut être dangereux, parfois, pointa Gibbs.

Gibbs se rapprocha un peu plus de l'homme.

- C'est c'qu'on m'a dit oui… vous savez… vous me rappelez quelqu'un, agent spécial Gibbs. Je sais plus qui c'est… ce gars qui avait toujours l'air coincé…un Fédéral…

- Fornell, intervint Sami.

- Ah oui, Fornell, c'est ça, oui. Qu'est-ce qu'il lui ait arrivé, au fait ?

- J'crois qu'il s'est pendu.

Sami semblait avoir du mal à ne pas rire.

- Quelle tristesse…c'est horrible, toute cette ambition… et tout le reste…il finit au bout d'une corde…

Et il mima la tête de quelqu'un qui se pend, attisant déjà la colère de Gibbs.

L'Agent Spécial le saisit par le col et le jeta contre la voiture. Avant que le garde du corps n'intervienne, Gibbs le menaça de son arme de service.

- Je veux l'agent spécial du FBI qui vous payez avant demain, sale pourri. Ou vous ne reverrez jamais votre fils.

- Mettons que je fasse ça, d'accord, fit Jimmy en essayant de respirer malgré le bras sur sa gorge. Qu'est-ce que j'aurais ?

- Je vous rendrai votre fils adoré. On égarera toutes les preuves contre lui et vous ne me reverrez plus jamais.

- Vous faites tout ça juste pour innocenter Fornell ?

- C'était mon ami. Prenez garde à ce que vous faites, à présent. Je connais des morts qui n'aiment pas rester dans leur tombe.

Et sur ces derniers mots, Gibbs donna sa carte à Napolitano et s'en alla.


Charles n'en croyait pas ses oreilles.

Gibbs était prêt à tout pour innocenter Tobias. Ce qu'il faisait, ce n'était pas menacer. Il posait un véritable ultimatum.

Mais le FBI ne voulait pas que ça permette à Ricky de se sortir de ce meurtre au passage. Mais Gibbs riait narquoisement. D'après lui, l'homme allait tomber de nouveau. Et Napolitano n'allait pas balancer sa taupe et partir. Il allait prévoir autre chose.

Il reçu un appel de Napolitano. Il voulait faire ça dans une heure, derrière sa boite, et qu'il vire les fédéraux qui le surveillaient.

Mais Gibbs n'avait pas ce pouvoir, l'homme devrait donc trouver un autre endroit. Il essayait juste de montrer qu'il n'y avait pas de coup fourré de sa part.

Sur le bureau de Tony, Yoruichi eut toutes les difficultés du monde à ne pas rire, alors que Tony adressait un regard dubitatif à son chef.

Nouveau lieu de rendez-vous et demande de venir seul.

Gibbs ne put s'empêcher de rire. Mais parvint à monter le chiffre à deux hommes pour l'accompagnement.

Dernière menace de Napolitano avant de partir.

« Gibbs, si vous touchez à mon petit, je tuerai vos oncles, vos tantes, vos frères et sœurs, et je vous butterai après leur enterrement. »

- Je n'ai ni oncle, ni frère. Mon père est mort il y a des années. Par contre, j'ai trois ex-femmes dont je me ferai une joie de vous faxer les noms et adresses. Pour mon fils, j'aimerais bien vous voir essayer.

Tuut. Tuut. Tuuut.

Gibbs regarda son téléphone.

- Tiens, il a raccroché.

Tôshirô, sur le bord du bureau de Kate, regarda son père les bras croisés.

- Oui, on cherchera un appart dès demain, céda le père.

Déjà l'équipe était en train de s'armer.

- Ola, où vous croyez aller tous les trois ? demanda Gibbs.

- Avec toi, lui dit son équipe en cœur.

- Je ne peux prendre que deux personnes.

Le trio se mit à se disputer pour savoir qui devrait y aller ou pas, jusqu'à ce que Gibbs siffle pour ramener le calme.

- L'agent Charles viendra avec Tôshirô. Le gamin m'a couvert bien plus efficacement que n'importe qui.

Sans un mot, Tôshirô se leva et passa à son épaule son katana.

L'agent Charles était pour le moins surpris de cette demande.

Mais Gibbs avait besoin de quelqu'un pouvant reconnaître un homme du FBI ou de la Justice.

C'était logique, même si le choix de Tôshirô faisait râler.


Tôshirô était assis sur le capot de la voiture, son arme au clair, se concentrant sur le bruit des grillons plutôt que les plaintes de Ricky au sujet des menottes qui lui faisaient mal. Charles tournait en rond pendant que Gibbs revenait de la pause pipi contre un arbre.

C'est là que la voiture de Napolitano arriva avec deux gardes du corps à qui il indiqua de rester sur place.

Gibbs regarda son fils qui était descendu de la voiture et échangea un regard avec le blandinet alors que Napolitano demandait à voir son fils en se rapprochant de la voiture de Gibbs.

Un regard et Charles alla chercher l'apprenti mafioso.

- Est-ce que ça va fiston ?!

- Non ! Dis-leur de retirer ces foutus bracelets ! rouspéta Ricky.

- Où est celui que vous m'avez promis ? demanda Gibbs.

On demanda de laisser l'homme prêt de la voiture et d'aller chercher leur paquet à échanger.

Napolitano ramena un homme au centre des deux voitures.

Ebbe.

Le vieillard qui faisait le guet en général prêt de la boîte.

- Estupido ! Vous croyez que j'allais vous laisser pénétrer dans mon jardin et vous laissez filer avec vos collione ? En plus de ça, vous êtes venu avec un apprenti samurai, rien que ça !

- Vous savez ce qu'est un cordon détonnant, Jimmy ? demanda Gibbs.

- J'vois pas l'rapport.

- Hitsugaya.

Tôshirô leva une télécommande et appuya sur le bouton.

La cime d'un arbre sauta.

En réaction, les deux gardes du corps de Jimmy se rapprochèrent avec leurs armes, imités par Charles.

- Ce n'était qu'un premier cordon détonnant. Ça, c'est un deuxième cordon.

Et Gibbs enroula un cordon qu'il sortit de sa poche autour du cou de Ricky qui se mit en panique, avant de sortir une télécommande de sa poche et d'appuyer sur le bouton.

- Il suffit que je retire le doigt de ce bouton pour que celui-ci saute. On peut encore traiter Jimmy. Tout ce que vous avez à faire, c'est de me donner le nom de votre taupe.

Jimmy sembla hésiter, son regard sur son fils, alors que Charles commençait à reculer.

- Vous allez quelque part, ossan ? demanda Tôshirô. Lâchez votre arme.

Charles se raidit en sentant le froid du katana de Tôshirô contre sa nuque.

Il renversa l'homme à terre et para un tir de sniper de son nodachi.

- Vous m'avez menti, Jimmy. Et moi, je gagne la partie. Ciao, sourit narquoisement Gibbs.


McGee compulsait le dossier d'enquête quand Kate et Tony arrivèrent au matin.

- J'essaie de comprendre comment Gibbs a su que c'était Charles, expliqua McGee.

- Comment, tu ne le savais pas ?

- Vous le saviez ?

- On est des enquêteurs chevronnés, McGee.

- Tu dois toujours penser en dehors des schémas, conseilla Kate.

- Et prévoir l'imprévisible.

- Excellent conseil, Tony, conseilla Gibbs en arrivant.

Et il n'était pas seul.

Fornell en costume cravate était avec lui, un petit sourire de coin, et les salua tous les trois par leur nom. L'agent du FBI et Gibbs échangèrent un regard et Fornell reprit sa route jusqu'à l'ascenseur. Gibbs regarda ses agents qui le fixait d'un air abasourdi.

- Nanda ? demanda Gibbs en imitant Tôshirô.