Salut à tous!
Me voici avec... *roulement de tambour* la FIN les amis. Et oui! Bon, je sais que j'avais dit que je posterais les 2 fins en même temps mais finalement je vais les poster l'une après l'autre pour une raison très simple. La fin que j'avais prévue initialement depuis le chap 6 me pose énormément de problème car à chaque fois que j'écris un paragraphe, je l'efface aussitôt parce que je le trouve trop plat et éloigné de la scène précise que j'ai dans la tête. Du coup, pour tous ceux qui attendait avec hâte le Happy Ending, votre vœux va être exhaussé plus tôt que prévu.
En ce qui concerne ce chapitre, la description de la ville dans laquelle Emily et Alison iront est inspiré directement de souvenir d'enfance, donc ne m'en voulez pas trop si c'est très idéalisé et enfantin :) Aussi, vous noterais que le titre 'she looks so perfect' est tiré de la chanson de 5seconds of summer que j'ai écouté en boucle pendant les 2heures où j'ai écrit ce chapitre (oui okay chacun ses défauts!)
Sinon une chose assez importe avant de lire ce chapitre: POUR TOUT CEUX QUI ONT DÉCOUVERT LE CHAP 1 DE MA FANFICTION IL Y A LONGTEMPS (voire très longtemps puisque ça va faire bientôt 8 mois que je l'ai posté) je vous conseille fortement de le relire car il y a un gros clin d'oeil à ce chapitre-ci pour célébrer la fin.
Réponse à vos commentaires:
WeLoveEmison: Pour commencer, comme d'habitude merci de tes commentaires qui me font toujours énormément plaisir et me vont droit au coeur. Ensuite, pour répondre à ta question, oui, la scène "j'ai entendu dire qu'il neigeait dehors" était un clin d'oeil à la série. D'ailleurs j'ai même respecté les coupures dans la phrase avec Emily qui bredouille lorsqu'elle lui répond "Ou..oui, il pleut.' :) La touche joyeuse avec Alison qui dit je t'aime à Emily était aussi prévu depuis longtemps. C'est pour cette raison que j'avais fait exprès qu'Alison ne le lui dise pas après la danse su bal, en prévision de ce chapitre-ci:) Maintenant, en ce qui concerne la fin, j'ai essayé de tenir compte d'à peu près toutes tes demandes. Tu auras droit à ton Hanna/Alison, Emison pour romance, Spencer/Alison, et Caleb pourrait bien rentrer qui sait... Bon, désolé par contre pour Jason mais je suis vraiment trop différente de ce personnage pour écrire avec lui :/ Tu étais la première à me demander une fin heureuse, j'espère vraiment que ça te plaira!
Angenoire2107: Je suis contente que tu aimes toujours la suite et j'espère que terminer avec une bonne note avec celui-ci. Quand tu l'auras finit, il restera plus aucune raison pour te retenir de m'assassiner, donc si tu veux bien, je vais prendre de l'avance et commencer à courrir maintenant :)
PLLarmy: oui, je sais, je suis horrible. Mais je saurais me faire pardonner avec ce chapitre :)
Alicia: merci beaucoup pour ta review. Je suis heureuse si la fiction te plait. Tu as de la chance, tu n'auras pas eut longtemps à attendre avant de connaitre la fin.
Jyit: Merci à toi pour ta review. C'est un jolie compliment si j'ai reussit à bien retranscrire les caractères de chacuns. merci encore. Concernant tes interrogations sur la chronologie des 1er chapitre et bien... euh... tout s'explique par la machine à remonter dans le temps que les filles trouvent au chapitre 63. Non, sérieusement, merci à toi de m'avoir fait remarqué ce problème. En fait, il faut savoir que cette fanfiction ne devait faire à la base que 6-7 chap maximum. D'ailleurs ça se sent si on est très attentif. Dans chap 6, Emily boit les verres d'alcools et normalement c'est la que devait avoir lieu l'empoisonnement (d'ailleurs elle a un étourdissement en montant dans sa voiture, autre signe) et la fin mais j'ai eut des lecteurs formidables qui m'ont encouragé à aller plus loin et je me suis embrouiller tout simplement dans les heures. Je vais corriger ça :)
Sur ce, bonne lecture à tous!
Chapitre 21
She looks so perfect
« Accroupit-toi »
Spencer s'exécuta sans résistance, s'obligeant à faire le vide dans sa tête et taire sa peur. Plus loin, Alison hurlait son prénom avec désespoir mais lorsque l'embout de l'arme à feux frôla son crâne, la sensation d'étourdissement devint si forte, que les appels déchirants de son amie tout comme le son des vagues frappant contre la falaise, ne semblaient déjà plus qu'un souffle.
« Maintenant croise tes bras derrière la tête » exigea 'A', d'une voix dure et froide.
L'enfant des Hastings ferma les yeux. Les meilleurs moments qu'elle avait vécu avec Emily défilèrent à toute vitesse dans son esprit, et d'une certaine manière, Spencer savait que c'était la bonne décision.
Quitter cette vie était un choix difficile mais… moins que la poursuivre avec la culpabilité d'avoir laissé mourir son amie d'enfance.
Le maitre-chanteur prit tout son temps, savourant ces quelques instants de gloire. Le cœur de Spencer battait à tout rompre dans sa poitrine et sa respiration devint saccadée. A tout moment, elle se préparait à la vague de souffrance qui l'attendait.
Finalement, après quelques secondes qui lui parurent une véritable éternité, 'A' retira le cran de sécurité.
L'enfant des Hastings retint sa respiration pour la dernière fois tandis qu'un filet de sueur dégoulinait le long de sa nuque.
Il appuya sur la détente.
Aucune détonation ne résonna.
L'espace d'un instant, Spencer cru qu'elle avait dû se méprendre et que la balle allait la percuter d'une seconde à l'autre, mais rien ne se produisit. Elle entendit le maitre-chanteur presser une nouvelle fois la gâchette d'un geste précis et déterminé, sans résultat.
Alors soudain, la jeune fille saisit.
Il n'y avait qu'une seule balle.
Sans réfléchir davantage, la brune se releva et plaqua son agresseur au sol. Celui-ci répliqua en lui assignant un violent coup de poing dans les côtes, la mettant sur la touche pendant un temps. L'adolescente aperçu la silhouette sombre prendre la fuite. Décidée à le retenir, Spencer attrapa sa cheville au dernier moment mais ne réussit pas à s'y accrocher. Le maitre-chanteur disparut à travers la forêt, lui échappant une fois de plus.
Saine et sauve, l'enfant des Hastings se redressa sur les genoux et courut secourir Alison, toujours ligotée. A force d'effort, la corde se rompit avant de glisser au sol.
Alors, lentement, Spencer leva les yeux et les laissa s'attarder sur les nuances bleu-glaces de la blonde, familières et apaisantes.
Les deux jeunes filles s'observèrent un moment en silence, sans oser bouger. Un mètre les séparait, mais à cet instant, chacune pouvait lire si distinctement les pensées respectives de l'autre, que ce ridicule espace entre elles deux n'existait plus.
On prétend que le calme précède la tempête mais il arrive que parfois, le schéma s'inverse.
Spencer avança vers son amie, doucement d'abord, comme si elle avait peur de rêver trop fort et d'inventer cet instant. De son côté, Alison resta immobile et la regarda poser une main contre son épaule, le cœur en vrac et les émotions en pagaille. Lorsque sa main effleura la peau de la blonde, son touché la convaincu définitivement de sa réalité. Elle prit Alison dans ses bras.
Pour la première fois depuis le début de la journée, l'enfant des Dilaurentis sentit son cœur se détendre. L'adolescente laissa la sensation de bien-être l'envahir, en sécurité dans les bras de son amie. Sa respiration reprit progressivement un rythme régulier.
Elle ne s'était même pas rendu compte d'être restée en apnée tout ce temps.
— Il n'y avait qu'une balle, souffla soudain Spencer en relâchant doucement de son étreinte afin de rencontrer ses yeux à nouveau.
— Evidemment, répondit la blonde avec émotion. Je m'en veux tellement de t'avoir de t'avoir fait traverser tout ça mais... il fallait que tu y croies pour le convaincre.
Sa voix tremblait un peu, encore bouleversée.
— Tu ne pensais pas sincèrement que je lui aurais permit de te blesser ? reprit-elle sur le même ton, tendre.
Une fumée blanchâtre s'extirpa de ses lèvres puis virevoltât un instant dans les airs.
— Notre vraie amitié commence à peine et je suis au regret de te t'annoncer que tu ne vas pas pouvoir te débarrasser de moi si facilement, ajouta Alison en souriant.
— J'en aie pas l'intention. Y'a cet armistice qu'on a toujours pas prit le temps de signer, tu te souviens ? rappela Spencer, des larmes au bord des yeux.
Mais celles-ci étaient des larmes de joie.
Le visage de son amie s'illumina doucement à ses mots.
— Oui, et ce T-shirt que je dois acheter à Emily pour remplacer le précédent, renchérit l'enfant des DiLaurentis en référence à la métaphore de Spencer.
Un rictus malicieux se dessina sur les lèvres de la brune lorsqu'elle déclara :
— J'ai pu constater que ce n'était plus un problème depuis qu'elle prenait les tiens.
Elles rirent silencieusement à la plaisanterie redécouvrant la satisfaction inégalée et précieuse d'une véritable amitié. Plus bas, les reflux de eau étaient devenus calme, comme si, d'une certaine manière, eux aussi pouvait ressentir l'apaisement qui succédait à la tempête.
Prenant son courage à deux mains, Alison trouva en soi la force de faire passer ses émotions, du stade de la simple pensée à celle des mots :
— Je sais que je n'ai pas toujours su prendre les bons choix dans vie, Spence. Je m'en veux d'avoir préférée fuir plutôt que d'affronter la réalité, et ce, au détriment des personnes qui comptait sur moi toi y comprit mais…
Elle plongea ses yeux bleu-glaces à travers ceux de la brune, s'assurant d'y transmettre tout la sincérité dont la jeune fille était capable.
— Maintenant je suis là. J'suis vraiment là, conclut-elle et rien n'aurait pu mentir dans ses paroles.
Après tout, on n'invente pas un sentiment.
Alison scruta sur le visage de spencer une réaction, une expression particulière, ne serait-ce qu'un geste de sa part. Au lieu de ça, l'enfant des Hastings avait détourné la tête vers sol, là où se trouvait encore le pistolet.
Leurs regard se croisèrent et chacune su qu'elles pensaient la même chose en cet instant.
Finalement, toutes les deux avaient baissé les armes pour de bon. Au sens propre comme figuré du terme.
Hôpital de Rosewood.
Assise sur l'une des chaises du centre hospitalier, l'enfant des DiLaurentis attendait patiemment que sa petite-amie se réveille. En quelques heures seulement, son état s'était considérablement amélioré depuis que l'antidote luttait contre la maladie.
La nageuse se retourna inconsciemment dans son sommeil. Elle entrouvrit lentement les paupières puis sourit en apercevant le visage d'Alison, l'observer avec une infinie tendresse.
— Contente de revoir tes yeux, murmura la blonde tandis qu'un que l'ombre d'un rictus se dessinait sur ses lèvres.
— J'ai vraiment cru je ne te reverrais jamais, avoua Emily en laissant glisser sa main contre sa joue.
L'adolescente jugea inquiète les cernes qui s'étaient formés, faisant un contraste impressionnants avec la peau pâle d'Alison.
— Tu as l'air épuisée, souffla Emily.
Elle entrecroisa ses doigts avec ceux de sa petite-amie.
— C'est que je reviens de loin, confessa l'intéressée, le regard lointain et l'expression évasive.
Elle avait été si proche de voir la fin.
Emily se redressa brutalement mais la blonde l'en dissuada d'un geste protecteur.
— Ali, dis-moi que tu n'as rien fait qui t'aurais mis en danger quand je…
— Il n'y a que je ne ferais pas pour toi Em, la coupa-t-elle.
A nouveau, l'habituelle gravité aussi délicieuse qu'irrationnelle qui s'exerçait entre elles, les attira. Sans prévenir, Alison se pencha et embrassa la nageuse si passionnément, si amoureusement, qu'il y avait comme une part de son être ce baiser.
La théorie de la relativité restreinte affirme que, dans certaine condition et à grande échelle, le temps peut défiler plus lentement. Dans ce cas, elles avaient certainement quitté la planète terre.
Le cœur d'Emily commença à battre frénétiquement dans sa poitrine. L'électrocardiogramme bipa à leur surprise, puis quelques minutes plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit.
Une infirmière apparut dans l'encadrement de la porte, les jugea avec curiosité avant de retourner à ses occupations en constatant que tout semblait normal.
L'enfant des Fields tenta de cacher son embarra. Elle aperçut Alison afficher ce sourire si rare dont elle seule avait le secret, irrésistible et incroyablement sexy.
La gêne temporaire d'Emily s'effaça immédiatement et elle se pencha pour reprendre les choses-là elles s'étaient arrêtées.
La blonde l'interrompit, déposant un doigt contre ses lèvres.
— Si tu veux bien, on va attendre que tu sortes d'ici pour ça. J'ai des remords à faire venir cette pauvre infirmière toute les cinq minutes, dit-elle en plaisantant.
Emily secoua la tête, amusée, et déposa à la place un rapide baiser sur son doigt, toujours posé contre ses lèvres.
Plus tard, un membre du centre hospitalier apporta un plateau repas avant de quitter la pièce et les laisser seule à nouveau.
Tandis que sa petite amie se baissait pour attraper son propre déjeuner dans le sac, la nageuse en profita pour glisser quelque chose sous la cloche qui recouvrait son repas.
Voyant qu'Emily n'avait pas commencé à manger, Alison s'étonna :
— Tu n'as pas faim ? Qu'est-ce que c'est ? interrogea-elle.
— Je ne sais pas, prétendit la brune en tentant de ses forces de conserver son sérieux. Regarde, suggéra celle-ci.
L'enfant des DiLaurentis retira le couvercle plastifié. Une petite pochette déposée sur le côté attira immédiatement son attention.
La jeune fille l'examina avec plus d'attention et prit conscience qu'il s'agissait de billets d'avions à destination de Paris. Elle releva les yeux vers Emily.
— Ne me regarde pas comme ça, rigola la première en lisant sa surprise. Tu n'es pas la seule à avoir l'exclusivité sur les plans parfaits tu sais.
— Je suis tellement heureuse pour toi. Avec qui tu pars ?
Emily roula les yeux, amusée par sa question.
— Je pars avec toi évidemment idiote, répondit-elle plus heureuse que jamais.
Sous le coup de l'émotion Alison se pencha pour l'embrasser, mais cette fois, ce fut la brune qui l'arrêta.
— Pense à l'infirmière.
— C'est vrai, se rappela l'enfant des DiLaurentis sans se résoudre pour autant à reculer.
Alison se perdit dans ses pensées, puis au bout d'un moment, elle demanda:
— Tu serais tellement magnifique au sommet de la tour Eiffel. Combien de temps on partirait ?
La nageuse laissa flotter une courte pause. Ses yeux rencontrèrent ceux de sa petite-amie tandis qu'un petit sourire en coin se dessinait sur ses lèvres. Alison l'imita.
Toute les deux connaissaient d'avance la réponse à cette question. C'était un peu comme un retour aux sources après tant d'années.
— Pourquoi pas pour toujours ?
Couloir du centre hospitalier de Rosewood,
Une heure plus tard, l'enfant des DiLaurentis décida de quitter la chambre pour laisser sa petite amie se reposer. Elle traversa le couloir et s'apprêtait à rejoindre la sortie lorsqu'elle aperçut par la vitre, une jeune blonde accoudée à la rambarde.
Alison se fraya un chemin à l'extérieur et se dirigea dans sa direction. Hésitant dans un premier temps à imposer sa présence, l'adolescente finit par prendre place juste à ses côtés.
Hanna dévia la tête dans sa direction avant de fixer à nouveau l'horizon.
— J'avais presque oublié comment Rosewood pouvait être magnifique sans 'A', commenta t'elle en admirant la chute silencieuse des flocons, recouvrant la ville d'un duvet blanc.
— On a rarement vu un noël aussi beau.
— Et dire qu'un y a vingt-heure de ça à peine, il était à deux doigts de se transformer en cauchemar.
— Ouais, confirma Alison d'un air songeur.
C'est étrange comme la vision d'un paysage n'est souvent que le reflet de ce qu'on ressent. Toute les deux contemplèrent droit devant elles un long moment, puis tout d'un coup, l'enfant des DiLaurentis sentit le poids du regard d'Hanna glisser sur elle.
— Je te t'ai pas encore remercié pour ce que tu as fait, murmura-t-elle enfin.
L'autre jeune fille analysa ses mots, sans vraiment savoir comment réagir.
— Ce n'était pas nécessaire.
— Je crois que si, contredit la blonde avec conviction. Je voulais tu saches que… je t'ai observé toute la journée, Alison. Je t'ai vu souffrir, je t'ai vu tomber, te relever. Je t'ai vu te battre de toutes tes forces et prendre des risques inconsidérés pour la fille que tu aimes.
A ce stade du discours, Hanna la dévisagea sans détour, de ses prunelles azurées à la profondeur désarmante.
— Aujourd'hui, je t'ai vu devenir quelqu'un d'autre : le réel toi. Pour la première fois, je t'ai vu telle que tu étais, Ali. Et… je crois que je pourrais m'habituer à cette fille-là.
L'adolescente renforça l'insistance de son regard sur le sien comme pour appuyer ses paroles. Une lueur nouvelle dansait à travers les yeux de l'enfant des DiLaurentis. Hanna glissa la main dans sa poche et en retira un minuscule coffret qui tenait entre l'espace de ses doigts. Ce n'est qu'avec un temps de retard considérable qu'Alison comprit qu'il lui était destiné.
— C'est… pour moi ?
— Tu vois quelqu'un d'autre ici ? ironisa la seconde en souriant doucement.
Alison observa avec attention les traits joyeux de son visage et les mémorisa mentalement. C'était tellement rare de la voir baisser sa garde. Peut-être que finalement les choses rentraient dans l'ordre ?
Elle était sur le point de trouver quoi répondre et la remercier mais Hanna la devança.
— On fait une soirée chez moi pour fêter le rétablissement d'Emily. Y'a de la place pour cinq, annonça la blonde.
— Est-ce que ça veut dire que je suis invité ? demanda l'enfant des DiLaurentis, de l'espoir dans la voix.
— Peut-être bien, répondit Hanna en arborant une expression exagérément mystérieuse, son attitude sonnant comme un oui.
Sur ce, la jeune fille disparut à l'intérieur du centre hospitalier, laissant Alison seule. Pendant un moment, l'adolescente continua de contempler le paysage puis, se rappelant soudain qu'elle n'avait toujours pas ouvert le cadeau d'Hanna, celle-ci s'exécuta.
Le coffret contenait un petit bracelet sur lequel figurait son prénom. La blonde se rappela alors avec émotion ceux qu'elle avait achetés aux filles avant sa disparition, en symbole de leur amitié. Un message accompagnait l'ensemble.
« Ne foire pas tout entre nous cette fois. »
Elle secoua la tête, touchée en plein cœur par l'attention.
— Je ferais les choses bien, Hanna. Je te le promets.
~ Une semaine plus tard ~
Domicile des Fields,
Etendu sur un lit King Size, Hanna Marin contemplait le plafond d'un regard absent, depuis plus d'une heure. Ce corps, habituellement débordant d'énergie, persistait immobile. Elle en avait gros sur le cœur : « Je n'ai toujours pas trouvé la veste idéale ce Noël » songea celle-ci en souriant doucement, satisfaite de cette passivité dans laquelle elle s'enlisait. Cela ne lui ressemblait pas de se laisser aller ainsi. En temps normal, l'adolescente aurait déjà pris la voiture en direction de la prochaine ville, avec une seule règle en tête : faire marcher la carte de crédit.
Hanna dévia les yeux sur le côté et jeta un coup d'œil à son portable. Une photo de Caleb recouvrait son fond d'écran et en pensant à lui, ses yeux, d'un bleu profond, s'illuminèrent.
Ravenswood. Ce nom ne cessait de résonner dans sa tête. Un parfum de bonheur flottait dans l'air maintenant que son petit-ami revenait en ville pour de bon. Plus que quelques jours à attendre et la jeune fille aurait le plaisir de le serrer dans ses bras comme si souvent par le passé.
Un timide rayon de soleil perça l'opacité du rideau et se fraya un chemin jusque sur sa peau. Cédant à cette délicieuse sensation de plénitude, Hanna décida de mettre fin au calme régnant en couvrant le silence par le son assourdissant de la radio. Elle monta le volume au maximum.
Waiting for your call, I'm sick, call I'm angry
Call I'm desperate for your voice
Listening to the song we used to sing
In the car.
Do you remember butterfly?
— Han' ?
Emily Fields s'activait au rez-de-chaussée à préparer un chocolat chaud pour l'une de ses meilleures amies. Les dernières semaines avaient été éprouvantes et la nageuse appréciait le simple fait de pouvoir prendre soin d'eux. Leur rencontre était l'une des meilleures choses qui soit arrivé dans sa vie.
— Hanna ! Répéta la brune.
Sa voix fut étouffée par le son de la musique à l'étage. Emily sourit doucement. Ça c'était du Hanna tout craché. Elle attrapa la tasse de chocolat brulante et monta les escaliers qui menaient à sa chambre.
It's playing on repete
Juste like when we would meet
Cause I was born,
To tell you I love you
La jeune fille poussa la porte et s'accouda avec indolence dans l'encadrement. La blonde ne semblait pas avoir perçu sa présence, déjà prête à augmenter le volume plus fort – si cela eut été possible. Néanmoins, l'enfant des Fields la devança en interposant sa main.
— Hanna, je sais que tu es très impatiente de retrouver Caleb mais… tu aurais peut-être du prévenir mes voisins avant de transformer ma maison en discothèque.
La blonde roula les yeux. La nageuse déposa la boisson sur la table de chevet, puis s'assit sur le rebord du lit. Pour la première fois, l'adolescente détourna son regard azuré dans sa direction avec cette intensité qui lui était si unique. Il semblait si vivant. Un mètre exactement les séparaient, et pourtant, son amie aurait pu se trouver n'importe où sur cette planète, son esprit lui, était bel présent avec elle. Emily déposa sa main contre épaule.
— J'ai jeté un coup d'œil aux plaquettes d'inscriptions pour les écoles l'année prochaine, déclara soudain la blonde en se redressant sur les coudes. Et je…
Hanna s'interrompit, cherchant ses mots. Emily l'observait avec attention.
— … me suis interrogé sur le passé. Je dois dire que ça a fait remonter certaines choses.
— Comme ?
— Comme les souvenirs de nos premières rencontres toute les cinq. J'ai l'impression que c'était hier à peine. C'est étrange, mais d'une certaine manière, je n'ai jamais vraiment imaginé une vie sans vous depuis.
— Il faut dire que 'A' nous a pas laissé beaucoup l'occasion de faire chemin à part dans cette histoire.
— C'est justement de ça dont je veux parler. Peut-être est-ce idiot, mais je ne cesse de me demander si au final, il ne nous a pas amené à ce que nous devions être.
— Et que devions nous être ? demanda la première avec curiosité.
Hanna pencha la tête dans sa direction et soutenu son regard noisette.
— Cinq meilleures amies, Emily.
La nageuse acquiesça, s'étalant sur le lit à son tour.
— Je vois ce que tu veux dire, partagea-t-elle ses pensées. Finalement, si nous n'avions pas été obligé de nous unir pour faire face à 'A', on aurait manqué tout ça. Nous serions passés à côté d'une belle amitié.
— Ouais, avoua Hanna d'un air songeur. C'est bien la seule chose dont je lui suis reconnaissante. Il a beau avoir pris mainte et mainte sa revanche contre nous, pourtant … en définitive, on a gagné bien plus dans cette histoire.
— Quand tu n'as jamais vu la lumière, c'est difficile de savoir lequel de nous deux est enfermés, commenta Emily.
Son amie fronça les sourcils d'une manière comique.
— Où est-ce que tu es allé chercher ça ?
— Dans un texte à portée hautement philosophique, repris par une auteur célèbre.
— Qui est ?
La brune laissa flotter une pause maîtrisée puis annonça :
— Rihanna, dans la chanson « Stay ».
— Rihanna, c'est ça ton auteure philosophique ? Sérieux Em' ?
Toutes les deux éclatèrent de rire et leurs échos joyeux résonnèrent dans l'étage entier.
— Ces vacances de noël sont les meilleurs que j'ai passés.
— Il ne manquerait pas grand-chose pour qu'elles soient parfaites. Juste Caleb en fait.
— Ouais, confirma la blonde. Je donnerais cher pour le voir passer cette porte.
Au même moment, quelqu'un toqua. Une expression mêlant l'amusement et la satisfaction apparut sur le visage d'Emily.
— Non, ne me dis pas que… interrogea l'enfant des Marins sans oser y croire.
— Ouvre et tu verras, conseilla la brune d'un ton mystérieux, en haussant les épaules.
Hanna bondit littéralement du lit et tourna la poignée. De l'autre côté du seuil se tenait un jeune homme, que la coupe faussement négligée de ses cheveux en bataille, rendait particulièrement séduisant.
— Caleb ? murmura la blonde plus heureuse que jamais.
— J'ai réussi à rentrer plus tôt que prévu donc je suis venu directement jusqu'à t…
Il fut interrompu par le baiser follement amoureux de sa petite-amie.
— Bon, je vais vous laisser, conclut Emily en se retirant.
Elle était presque aussi joyeuse que son amie en quittant ma pièce.
La jeune fille descendit les escaliers et se fraya un chemin jusqu'au salon. Alison et Spencer discutait autour d'un verre. Sa petite-amie dévia immédiatement le regard dans sa direction lorsqu'elle arriva.
Emily lui sourit doucement.
— Alors, prête pour ce voyage à Paris toute les deux ? questionna Spencer entre deux gorgée.
— J'arrive pas à croire qu'on part demain.
— Pareil. D'ailleurs à ce propos, ta valise est prête ?
— Depuis des jours, confirma Alison très enthousiaste. J'ai hâte de partir avec toi.
— Si vous faites du shopping, pensez à votre pauvre amie Spencer et achetez-moi un truc.
Les deux jeunes filles acquiescèrent.
— D'ailleurs, tant qu'on est dans le sujet des fringues, j'adore ton T-shirt, souligna l'enfant des Hastings en désignant le haut que portait Emily.
Par reflexe, l'adolescente baissa la tête et s'examina. Après avoir laissé attarder ses yeux en direction de sa petite-amie, elle demanda :
— Vraiment, tu aimes ? Je l'ai choisi ce matin. C'est Alison qui me l'a acheté.
Spencer et le blonde s'échangèrent un regard infiniment complice. Tellement d'ailleurs, que cela n'échappa pas à l'œil attentif d'Emily.
— Je dois m'inquiéter d'un truc entre vous entre deux ? plaisanta la brune en croisant ses bras contre sa poitrine.
Alison sourit et embrassa tendrement l'enfant des Fields.
— Tu n'as pas de concurrence. Tu sais bien qu'il n'y a que toi que j'aime, promit-elle sincèrement en reculant ses lèvres.
Emily répondit en entourant une main contre sa taille.
De son côté, Spencer avait attrapé sa veste et récupérer son sac.
— Il commence à se faire tard et j'ai vous avez une longue journée qui vous attend. Je vais rentrer.
— Merci, rentre bien, la saluèrent d'une même voix les deux jeune filles.
Avant de quitter la pièce, l'enfant des Hastings se dépêcha de glisser à l'oreille d'Emily :
— Ne stresse pas trop pour "tu sais quoi". Tout va bien se passer, la rassura-t-elle. Amusez-vous bien à Paris, reprit-elle, à voix haute cette fois.
Elle franchit le seuil et disparut. Il s'écoula à peine quelques secondes avant que la porte d'entrée s'entrouvre à nouveau.
— Enfin... quand je disais amusez-vous, pas trop quand même. Soyez sage : ne faites rien que je ne ferais pas ! plaisanta l'enfant des Hastings.
Alison roula les yeux tandis que la porte se refermait.
Demain serait l'aube d'un nouveau jour et il serait parfait.
Paris,
C'était leur troisième et dernier soir à Paris. Après avoir invité sa petite-amie à manger dans l'un des restaurants les plus réputés de la capitale, Alison avait proposé à Emily de se promener à l'extérieur.
En cette période de fête, les rues étaient bercées par l'agitation constante des habitants et visiteurs, se regroupant devant les façades des magasins.
Il s'il existe bien une chose magnifique à Paris, ce sont les décorations des vitrines à Noël. Les couleurs fusaient de tous côtés, bleu, rouge, jaune, attirant l'œil et s'accordant à la perfection. Chaque boutique avait son propre thème. Tandis que certaine avait pour maitre mot la sobriété, tout de noir et blanc vêtue, d'autre jouaient sur l'extravagance.
Alison dévia la tête en direction de la grande enseigne reconnue « les galeries LaFayette » devant lesquels s'étaient attroupés un groupe d'enfant de petit d'âge, admiratif devant les décors féeriques que proposait la vitrine.
La blonde reporta son attention vers Emily.
A cet instant, elle ne savait dire qui des mômes ou de sa petite-amie était le plus attachant, ainsi émerveillé et des étincelle dans les yeux.
— Ali, regarde ! s'exclama la nageuse avec un enthousiasme débordant.
L'enfant des DiLaurentis sourit, amusée par son attitude. C'est fou comme elle pouvait perdre dix ans rien qu'en observant une vitrine de magasin. Mais c'était aussi la réaction la plus irrésistible qu'il lui avait été donné de voir.
— Et là, regarde Ali. C'est splendide !
— Oui, j'ai vu, répondit la seconde tandis que son sourire s'élargissait.
Elle passa un bras sur son épaule.
La promenade se prolongea encore une demi-heure, Emily s'arrêtant régulièrement pour prendre des photos et immortaliser cette soirée.
La nuit était tombée depuis longtemps lorsque les deux jeunes filles se retrouvèrent au pied de la tour Eiffel.
La nageuse prit le temps d'admirer la structure en détail, impressionnée par sa hauteur. Alors qu'elle s'y attendait le moins, soudain des lumières s'allumèrent à minuit pile, faisant scintiller le monument.
Jamais Emily n'avait vu de spectacle plus magnifique.
— Je savais que c'était beau, mais je ne n'aurais jamais imaginé que ce soit à ce point. Tu crois qu'elle s'éclaire tous les jours ?
Alison se retourna pour lui faire face et plonger ses prunelles bleu-glace à travers les sienne.
— Non, juste pour toi Emily, murmura tendrement la blonde.
La nageuse entoura ses bras autours de la taille de sa petite amie puis cala sa tête dans le creux de son épaule. L'enfant des DiLaurentis contemplait avec admiration les minuscules points de lumière briller avec harmonie, sans se rendre compte, qu'elle était elle-même le sujet de contemplation exclusif de la brune.
Et tandis qu'Emily observait sans rien dire la lueur de joie danser à travers le regard de sa petite-amie, d'une certaine manière, elle sut que ce moment-là était parfait.
Elle glissa sa main dans la poche de son Jean.
En la sentant remuer un peu, Alison reporta son attention vers l'adolescente. Ce qu'elle vit lui coupa le souffle.
Emily tenait à la main une bague.
La blonde cligna des yeux plusieurs fois pour se convaincre qu'elle ne rêvait pas. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine lorsque l'enfant des Fields prit la parole :
— J'ai su dès la première fois que je t'ai rencontré que tu étais la fille que j'attendais. Entre nous, il y'a eu des hauts et bas c'est vrai, mais je n'ai jamais cessé de t'aimer. Et… ça va surement paraître incroyablement cliché mais lorsque j'ai été à deux doigts de mourir dans cette hôpital, je me suis dit que je voulais pas passer à côté de ça. Tu me rends vivante comme personne, Alison. J'au beau savoir qu'on est encore jeune, qu'il existe des milliers de raison contre donc si tu n'étais pas prête je le comprendrais mais, là, tout de suite, à cet instant, ma seule certitude est que je veux passer ma vie à tes côtés. Quand mon heure sonnera... j'espère que tu seras le dernier visage qu'il me sera donné de voir en fermant les yeux.
La jeune fille laissa s'installer une courte pause, puis la voix tremblante, elle posa avec émotion la question qui trottait dans sa tête depuis des semaines.
— Alison Lauren Dilaurentis, veux-tu m'épous…
Alison interrompit Emily par un baiser lent et passionné, avant qu'elle n'ait le temps d'achever sa phrase. Ce n'est que lorsque l'air commença à manquer et la délicieuse sensation d'étourdissement l'envahit qu'enfin, l'enfant des DiLaurentis brisa le charme.
— Oui une fois, dix fois, mille fois. Il n'y rien que je ne désire plus que de t'épouser Emily Fields, déclara-t-elle, des larmes de joie coulant sur son visage.
Alison enlaça sa petite-amie sous la pluie de lumière scintillante émettait la tour Eiffel.
L'étreinte se prolongea et le temps se suspendit, tandis que le monde semblait s'être immobilisé lui-aussi autour d'elles.
Et ainsi, commençait aujourd'hui le premier jour du reste de leur vie.
Et voilà, c'est la fin. (enfin, la 1ere fin, mais bon on se comprend). Pour beaucoup, c'est la fin qu'ils vont préférer retenir. J'ai vraiment hâte de connaitre vos avis et ce que vous en avez pensé. Franchement, c'est jamais simple d'écrire une fin. On a toujours l'impression qu'on pourrait faire mieux ou qu'on a oublier un truc, mais j'ai fait au mieux :)
Voili voilà, c'est à peu près tout. Une dernière chose avant de vous souhaiter un bon week-end, qui que vous soyez, guest, membre du site, si vous êtes arrivés jusque là, ça serait dommage de partir sans laisser un commentaire à votre auteur de fanfiction préféré (ou pas), qui vous a fait rire pendant près de 21 chap (toujours pas), que vous avez eut envie de tuer (ça oui) plus d'une fois avec ses fin de chapitres au suspens horribles. Alors qu'en avez-vous pensé? Quel restera votre chap préféré jusqu'à maintenant? Une scène marquante ? La fin de chapitre la plus horrible depuis le début ? Et aussi ce que vous auriez amélioré, parce que oui, je suis conscience que ce n'est pas parfait donc n'hésitez pas à me le dire aussi pour que je m'améliore :) A vous de jouer maintenant, tuez moi à coup de review!
Bon week-end à tous :)
