Disclaimers : Kuroko's Basket ne m'appartient pas.
Hellou, voici la suite. Bonne lecture. :)
Chapitre 19 : Le tissage de la toile, troisième partie :
"Je te remercie de m'avoir invitée au cinéma, déclara Riko en souriant, j'ai vraiment aimé ce film.
- Euh pas de quoi, répondit Junpei en se grattant la tête d'un air gêné, content que le film t'ait plue."
Le sourire de Riko s'élargit bien qu'elle se sentit un peu coupable. La vérité fut que Teppei et elle avaient senti des odeurs néfastes provenant de démétriens qu'ils ne connaissaient que trop bien et la confirmation que quelque chose se tramait n'en fut que plus véridique lorsque Kagami avait quitté en vitesse le restaurant suite à une urgence incendie. Les actualités qu'ils avaient entendu à la radio chez les grands-parents de Teppei avaient parlé d'incendies fréquents dont la police soupçonnait un pyromane d'en être le responsable.
Ça, c'est signé Yamazaki, avait-elle alors pensé amèrement. Le soldat de Kirisaki adepte de la pyrokinésie leur avait donné du fil à retordre lors de la bataille de Seirin. Heureusement que Teppei avait été là pour maitriser son élément contraire. "Tout va bien, Aida-san?
- Euh oui, le rassura la brune après avoir légèrement sursauté, j'étais un peu dans ma lune, désolée, s'excusa-t-elle avant de lui confier, j'ai passé une excellente après-midi avec toi et puis j'ai pu découvrir des choses superbes. Je ne savais pas que les sabres d'ici étaient aussi bien travaillés et ces arts martiaux, on aurait dit qu'ils dansaient."
Hyûga avait amené Aida-san à une exposition de sabres japonais pour ensuite voir un film d'arts martiaux au cinéma. A la base, le noiraud avait voulu faire une sortie shopping avec elle en pensant qu'elle voulait s'acheter des vêtements ou ce genre de choses mais la jeune omega lui avait proposé de faire ce que lui voulait afin d'apprendre à mieux le connaitre.
Ce genre d'attention l'avait touché et aussi effrayé mais en voyant combien elle avait été contente de leur sortie, Junpei en avait été soulagé tout comme il succombait de plus en plus à son charme. Aida-san n'était vraiment pas une fille comme les autres et au fond, c'était ce coté garçon manqué qui faisait son charme.
Riko eut un petit rire lorsqu'il se raidit un peu, ses joues prenant une teinte rose, quand elle lui prit la main. Hyûga-san était vraiment adorable dans sa timidité. "Donc, vous travaillez au salon de coiffure juste en face de restaurant de Teppei?
- Oui, j'ai repris l'affaire familiale, répondit Junpei en regardant devant lui, mon père a décidé de prendre sa retraite et mon petit frère est encore au lycée mais ça ne me dérange pas. J'aime bien faire des coupes et je me coupe moi-même les cheveux, expliqua-t-il en passant la main dans les siens, ils ont tendance à pousser rapidement."
Riko enroula une mèche autour de ses doigts en pensant au serment qu'elle s'était fait. Quel dommage qu'elle doive cacher ses origines à Hyúga-san. Au fil de leurs conversations, elle avait découvert que l'alpha à coté d'elle était quelqu'un de très volontaire avec la tête sur les épaules et cette senteur agréable qui émanait de lui... Il me plait de plus en plus, ce n'est pas bon. Cependant, l'état de santé des passants autour d'eux la tira de sa rêverie. Beaucoup portait des masques mais elle reconnut entre milles ces étranges cloques purulentes au niveau des doigts et ces quintes de toux grasses.
"On a parlé d'une épidémie aux infos, lui expliqua Junpei en la voyant si alarmée, la maladie était inconnue jusque là d'ailleurs et beaucoup parlent d'un retour de la peste bubonique même si ce n'est étrangement pas contagieux."
Et il en parle comme si ce n'était pas grave?, s'étonna Riko avant de voir une lueur bizarre dans les beaux yeux verts de Hyûga-san, un peu comme si... Bon sang, Seto,. C'est lui qui a fait ça. "Bien le bonjour, Medusa, salua une voix enfantine derrière eux.
Riko et Junpei se retournèrent pour voir un enfant aux cheveux bruns et au regard vitreux. "Je vois que mon virus fonctionne vraiment bien sur les terriens, poursuivit le petit garçon en regardant les personnes malades marcher dans la rue, bientôt, ils deviendront de parfaits sujets pour mes expériences.
- Terriens?, s'écria Junpei, mais de quoi ils parl...
-... Je vous expliquerai tout plus tard, le coupa Riko d'un ton désolé, et je vois que Hanamiya et sa garde n'a pas perdu de temps, déclara-t-elle d'un ton plus menaçant en se détachant les cheveux, pourquoi s'en prendre aux terriens? C'est Akashi-sama que vous voulez, non?
- C'est un secret, répondit Koujirou en s'appretant en levant la main pour user de son pouvoir quand une mèche brune s'enroula autour de sa main, suivie d'autres qui se mirent à le ligoter comme des lianes. Le petit garçon fut ensuite paralysé par le regard de la brune dont le regard avait viré au vert clair, les iris devant des fines fentes noires tel les yeux d'un serpent. "Tu n'aurais pas du m'appeler Medusa, rétorqua la princesse de Seirin en sortant un poignard affuté de sa poche sous l'oeil abasourdi de Junpei qui ne comprit plus rien, même s'il y a du vrai dans ce surnom, je le déteste, continua-t-il en se tranchant les cheveux, tu vas rester ligoté ici bien sagement. Vu que le pouvoir de Seto est encore actif sur les gens, personne ne fera attention à toi."
Furuhashi, qui fut libéré de la paralysie, tenta de se débattre mais les cheveux qui l'entravaient se resserèrent encore plus autour de lui. Riko en profita pour prendre un cheveu et le poser à terre pour ensuite l'étirer par la pensée. "Comme ça, je guiderai quelqu'un que tu connais très bien vers toi, fit-elle en se levant tandis que sa chevelure reprit une longueur normale, ses lèvres formant un sourire victorieux, nul doute qu'il fouinera ton esprit et que ça va être très douloureux pour toi, mon petit Furuhashi."
Le petit garçon la regarda d'un air ennuyé avant d'avoir un petit sourire narquois. Riko se demandait pourquoi il avait changé d'attitude quand... Non, cette odeur... Un insidueux parfum de chocolat amer lui parvint à ses narines... Je ne dois en aucun cas la sentir sinon...
Junpei regardait encore Aida-san et le gamin d'un air ahuri. Qui étaient-ils en réalité et ils avaient bien désigné les gens comme des "terriens"? Attends, Aida-san est une extra-terrestre? Non, c'est pour un film, c'est ça! Sauf qu'il n'eut pas le temps de se convaincre vu que l'omega de ses rêves se cramponnait à lui, la tête calée contre son torse en train d'humer son odeur à pleins poumons. "Ramenez-moi chez vous, Hyûga-san, ordonna Riko d'une voix tremblante, je vous promets de tout vous dire mais là, il faut que je m'éloigne le plus possible de cet endroit."
La brune sentit ses jambes flageoler mais elle fut vite rattrapée par le noiraud qui la porta comme une mariée avant de marcher le plus rapidement possible. "Merci, murmura-t-elle en enfouissant la tête au creux du cou de Hyûga-san afin de se concentrer sur le parfum qu'elle sentait.
Elle espèrait que tout irait bien pour Teppei.
Au même moment, Kiyoshi et Nebuya rentraient dans l'appartement de ce dernier, comme ils avaient tous deux convenus. Eikichi fut soulagé d'avoir réussi à tout ranger. Le salon, composé d'un simple canapé et d'une télévision posée sur un meuble, était plus propret et il en avait profité pour mettre ses altères dans le placard. "Je vais te faire du thé, déclara l'alpha en partant dans la cuisine, installe-toi en attendant et fais comme chez toi.
- Merci, Nebuya-san, fit Teppei en s'asseyant sur le canapé. Le brun en profita pour contempler un peu le lieu où vivait Nebuya-san. L'intérieur était simple avec peu de meubles, des petits rideaux blancs façon napperon recouvraient les fenêtres où il pouvait voir le ciel devenir sombre avec l'arrivée de la nuit.
Teppei aimait bien cette ambiance tout comme être aux cotés de Nebuya-san. Il se souvint de la rivalité à sens unique de celui-ci lors des tournois et sa volonté à se surpasser physiquement, il se mit à rire en se remémorant des moments qu'ils avaient passè ensemble au réfectoire où Nebuya-san se plaignait du manque de goût des gelées qu'ils mangeaient en maudissant le mélangeur gustatif. L'alpha l'avait toujours respecté contrairement aux autres qui s'étaient constamment demandés comment un omega comme lui pouvait participer dans ce genre de festivités.
Nebuya-san l'avait toujours soutenu et protégé, même durant la bataille qui avait eu lui pour protéger Seirin. C'est vraiment un alpha bon et attentionné sous ces dehors de rustre.
Une odeur familière plana dans l'air. Une senteur amère et oppressante qui eut pour l'effet de l'affaiblir.
Le temps s'arrêta pour lui quand l'ombre d'un homme le surplomba. "Je vais enfin te briser en mille morceaux, Kiyoshi, murmura Makoto en levant le menton du brun afin qu'il puisse le regarder dans les yeux, Nebuya est trop assailli par mon odeur de domination pour faire quoique ce soit."
Et maintenant que son corps avait parfaitement assimilé l'atmosphère terrienne, il allait s'en donner à coeur joie. Après tout, son odeur était connue pour mettre les omegas rapidement en chaleurs.
Teppei lutta contre la fièvre qui monta en lui et se concentra pour faire apparaitre de l'eau dans sa main en dépit des deux mains de Hanamiya qui se posèrent alors sur son cou pour mieux l'étrangler quand Eikichi apparut dans le salon en haletant tellement l'odeur de domination du roi de Kirisaki fut forte. "Lache... Kiyoshi.
- Tiens, Nebuya, tu vas profiter du spectacle, ricana Makoto en plaquant Kiyoshi sur le canapé tout en lui léchant la joue.
C'en fut trop pour Eikichi qui parvint à user de sa propre odeur de domination pour intimider Hanamiya et le repousser d'une seule poigne, le projetant contre le mur. "Ça va, Kiyoshi?, demanda-t-il avec inquiétude en se précipitant vers l'omega. Ce qu'il vit l'estomaqua : le brun était plongé dans un état second, les joues rouges, le corps en sueur, un léger filet de salive coulant de sa bouche. Une détresse muette se lisait dans ses yeux ocres.
Les poings de Nebuya se serrèrent à en blanchir les phalanges. "Quoi? On dirait que tu n'as jamais vu d'omega en chaleurs, fit Makoto en se relevant, un sourire sadique aux lèvres, je te le laisse pour cette fois. J'espère juste que tu ne vas pas l'engrosser vu que tu as l'air d'être trop lâche pour le marquer." De toute manière, il n'avait vraiment pas peur de cette grosse brute épaisse. Nebuya ne serait pas tout le temps là pour protéger Kiyoshi. "Ce n'est que partie remise, Kiyoshi, ajouta-t-il ensuite à l'adresse du brun avant de se téléporter.
Eikichi porta alors Teppei jusque dans sa chambre en tentant tant bien que mal de ne pas réagir aux baisers moites que celui-ci posa sur son cou durant le trajet. Il le posa doucement sur le lit puis sortit un préservatif du tiroir de sa table de chevet.
Teppei se sentait mal, les chaleurs qu'il étaient en train de subir n'étaient pas naturelles en soi vu que c'était un effet de l'odeur de Hanamiya. Son corps était plus brûlant que d'habitude, il se lubrifiait encore plus au point qu'il en pleura tellement le désir fut grand. L'odeur boisée de Nebuya-san l'apaisa un peu, la fraicheur contre sa peau une fois ses vêtements retirés aussi. Le brun écarta les jambes une fois que l'alpha se mit devant lui.
Nebuya-san était magnifique avec sa peau mate et ses muscles saillants tout comme sa carrure massive ne fut en aucun cas effrayante. Teppei le trouvait même très attirant et la tendresse qu'il lut dans ses yeux bleus lui fit chaud au coeur. "J'aurais voulu qu'on le fasse dans d'autres circonstances, se confia Eikichi en lui écartant doucement les jambes une fois avoir enfilé le préservatif sur sa virilité, mais ne t'inquiète pas, continua-t-il en entrant en lui, j'irai doucement."
Eikichi aurait voulu explorer cette belle peau blanche de ses lèvres et la caresser de ses mains afin d'en éprouver la texture mais l'odeur de Teppei fut telle qu'il avait vite été en rut. De toute manière, tout ce qu'il souhaitait en ce moment, c'était que cet omega aille mieux une fois ses chaleurs soulagées. "Je ne te marquerai pas, chuchota-t-il en lui embrassant tendrement la joue une fois entièrement en lui, tout ira bien, Teppei. Tu vas bientôt te sentir mieux.
- Merci, Eikichi, murmura Teppei, une larme coulant sur sa joue que l'alpha recueillit du pouce avant de commencer à bouger ses hanches.
L'omega brun le serra tout contre lui en calquant ses mouvements de bassin à ceux de son amant. Il se concentra sur la chaleur qu'il ressentit, sur l'odeur rassurante qui l'enveloppait tout en sentant son coeur fleurir d'une émotion qui avait été jusqu'alors ténue.
Cette union devint alors pour lui bien plus qu'un moyen de soulager ses chaleurs.
Je te protégerai aussi, Eikichi.
Voili voilou pour ce chapitre. La suite après la requête Haikyuu! UshiSaku. A bientôt.:)
