Bonjour ! Alors, j'arrive finalement à poster aujourd'hui ! J'espère que ça vous plaira, parce que j'y ai passé toute mon après-midi. Personnellement, j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre, que je ne trouve pas si mal que ça... on verra si vous en pensez la même chose !

Comme toujours, merci aux followers, reviewers, favoriteurs (je sais pas trop comment on dit ^^), vous pouvez pas savoir comme ça me motive à écrire !


« Opale, ça suffit, j'en ai marre, on rentre ! »

Je me campai en plein milieu de la rue et m'assis par terre, comme à mon habitude, refusant de faire un pas de plus. Mon amie me regardait d'un air sadique, signe qu'elle allait bientôt réussir à me convaincre de continuer à marcher.

« Ben Mary, c'est comme tu veux, on peut rentrer si tu as envie d'aller au bal dans un vieux jean moldu et miteux… »

« M'en fous, de toute façon, je vais au bal avec Nott alors à quoi bon bien s'habiller ?! »

« Oui. Sauf que Théo, lui, il sera classe. Et puis, qui sait, il y aura surement Potter au bal… et je suppose que devant lui, tu n'as pas envie de passer pour une pouilleuse, je me trompe ? »

Ahhh ! Vous ai-je déjà dit que je la déteste ? Oui ? Mais pourquoi avait-elle toujours l'argument pour me faire changer d'avis ?

Nous continuâmes donc à marcher dans tout Pré-au-Lard, comme depuis le début de la journée. Nous avions déjà arpenté la plupart des boutiques de vêtements, et comme d'habitude, je ne trouvais aucune robe, et commençais sérieusement à désespérer. Si cela continuait, j'allais être obligée d'emprunter des habits à un elfe de maison (Granger, je m'excuse d'avance pour ces lignes, sans aucun respect pour ces pauvres elfes) ! De plus, j'avais eu la très mauvaise idée de porter mes nouvelles chaussures, aujourd'hui, pour la première fois. Ne connaissant pas le sort qui permettrait de soigner des ampoules, j'étais donc obligée de marcher comme un canard boiteux, démarche très élégante, si je ne voulais pas souffrir le martyre.

Opale s'était en revanche trouvé une très jolie robe, qui mettait ses formes en valeur. Je ne l'avais jamais vu aussi jolie et imaginai que Zabini serait très content de la voir habillée ainsi, avant de me rappeler, avec tristesse, qu'ils n'étaient plus ensemble. Elle refusai de me dire le nom de son cavalier et cela m'intriguait au plus haut point. J'attendais donc le bal avec impatience, mais aussi avec une certaine appréhension. Connaissant Opale, son choix de cavalier serait sûrement assez … original, du moins imprévisible. Je redoutais le pire, et mes doutes se confirmèrent en observant sa robe. Parce que oui, je ne vous l'avais pas dit, mais mon amie avait sélectionné une robe très jolie, mais d'un bleu éclatant, décorée d'une multitude de petites fleurs oranges fluo. Surement pas aussi originale que la robe de Luna, mais presque. Enfin, bon, Opale, refusait de respecter les protocoles et les conventions. Elle refusait d'être « sorcière tout le monde ». Un choix qui posait bien entendu de nombreuses difficultés dans sa famille de Sang-Pur.

Bref, je m'égare. Vous ai-je déjà dit que j'étais souvent dans la lune ? Non, mais vous le saviez ? Bizarre…

Re-Bref. Nous venions de rentrer dans une nouvelle boutique et Opale m'indiquait du doigt une très jolie robe rose pâle, que je m'empressai d'essayer, tout en sachant pertinemment qu'elle ne m'irait pas. Ma première idée s'était révélée être vraie. Je contemplai avec dégout mon reflet dans le miroir, observant à quel point l'habit me rendait ridicule. J'avais l'impression d'être une petite fille niaise et cul-cul la praline, ce qui n'était pas du tout mon style. Je proposai à Opale d'acheter cette robe à Lavande Brown et elle pouffa de rire, sous le regard ébahi de la vendeuse.

J'essayai ensuite une robe vert pâle, qui me donnait un air ravissant de personne malade. Opale fit semblant de vomir et je reposai la robe. Mon amie me tendit alors une longue robe mauve, qui m'arrivait à la cheville et qui me plut au premier regard. Je la rendis à la vendeuse sitôt essayée. Je décidai de choisir une nouvelle robe, une noire, toute simple, qu'Opale détestait. L'essai ne fut guère plus concluant. La commerçante s'arrachait les cheveux devant le nombres de robes froissées, éparpillées dans tout le magasin. La pauvre, si elle savait le nombre de robes que j'avais déjà essayées depuis le début de la journée…

Pâlichon comptait le nombre de vêtements et m'offrit une Bière-Au-Beurre arrivées au cinquantième, pour me réconforter. Bien au chaud au Trois Balais, nous ne vîmes pas l'heure passée, et déjà il fallait retourner essayer des robes, pour être sûre d'avoir quelque chose à me mettre pour le bal. Je n'en pouvais plus. Je ne pouvais décemment pas me montrer en habits moldus devant un Nott impeccable. Même si je ne me souciais que peu de l'avis d'un Serpentard.

Nous parcourûmes tout Pré-Au-Lard en long, en large et en travers. Je commençai à voir le bout de cette longue quête inutile. En effet, il n'y aurait bientôt plus de boutiques encore non explorée. Il fallait donc que je me dépêche de trouver quelque chose.

Nous entrâmes dans une nouvelle boutique, un peu en retrait par rapport à l'allée centrale du village. La vendeuse, aimable et peut-être en manque de clientes, sortit des tonnes de robes poussiéreuses d'un placard, et la poussière fit éternuer mon amie. Hum…quelque chose me disait que nous allions partir très vite. J'essayai d'abord une robe gris pâle qui « seyait parfaitement à mon teint » et la reposai aussitôt. Opale me tendit avec une grimace une robe qui semblait sortir tout droit de l'époque des Fondateurs, un peu comme la celle de Weasley en quatrième année. Une horreur. Je choisis ensuite une robe très serrée à la taille, me tortillai, sautai pour l'enfiler. Je ne réussis à la retirer qu'avec l'aide d'Opale et de la vendeuse. Vendeuse qui commençait à froncer les sourcils, après une dizaine de tentatives infructueuses. La robe jaune canari valdingua dans la pièce, et rejoignit une robe vert bouteille, puis une robe orange et une vert caca d'oie. Je choisis une splendide robe turquoise que je lançai presque à la tête de la vendeuse, en découvrant une énorme tache de moisie sur le décolleté.

En farfouillant sans conviction dans tous les tiroirs déglingués, je dénichai par miracle une jolie robe rouge, très simple, à larges bretelles, décolleté en coeur et ajustée à la taille. Je m'empressai de l'essayer, croisant les doigts pour qu'elle me convienne. Je pestai une fois de plus contre mon petit bonnet A en m'observant dans le miroir mais retrouvait le sourire une fois la robe enfilée. Elle m'allait parfaitement. Un vrai miracle. Opale entreprit de la dépoussiérer avec sa baguette, sans succès elle dut utiliser la bonne vieille méthode moldue.

Je me contemplai gaiment, tournant de tous les côtés pour observer à loisir mon profil. J'ai honte de vous le dire, vous penseriez que mes chevilles enflaient, mais je me trouvais plutôt jolie pour une fois. La couleur rouge de l'habit mettait parfaitement en valeur mes cheveux blonds, tandis que la longueur du bas de la robe, qui m'arrivait au-dessus du genou, mettait en valeur mes jambes, seule partie de mon corps qui me plaisait.

J'esquissai un pas de danse, et fit virevolter la jupe, qui s'étalait autour de mes jambes en une large corolle, avant de m'écrouler sur le sol. J'avais oublié que je ne savais toujours pas danser.

J'achetai directement l'habit. Mon amie et la vendeuse, redevenue aimable, s'échangèrent un regard victorieux et visiblement soulagé, tandis que je contemplai le prix avec un petit pincement au cœur. En effet, je payai avec l'argent normalement destiné aux confiseries d'Honeydukes. Et j'adorai ces friandises. Veuillez donc noter l'importance que j'accordai à cette robe.

« Bon ben voilà, je serais présentable pour le bal ! »

« …et pour Théo ! » rajouta mon amie.

Hum…je préférai ne rien répliquer. De toute façon, vous savez tous que je me fous de Nott comme de ma première couche culotte. A moins qu'Opale ne vous ai raconté des salades, ce qui est fort peu probable.

« Bon, on fait quoi maintenant ? On rentre ? » suggérai-je, transie par le froid, les pieds extrêmement douloureux.

« Ah non ! Pas tout de suite, nous sommes seulement là depuis six heures ! On va chez Zonko maintenant ! »

Je voulus protester mais me rappelait brusquement que les jumeaux Weasley envisageaient de racheter la boutique… J'aurais peut-être une chance de croiser mes idoles ? Je suivis donc mon amie avec entrain.

La boutique était pleine de monde, principalement d'élèves de Poudlard. Nous ne pouvions à peine marcher sans écraser un petit troisième année et je devais jouer des coudes pour arriver à suivre Opale, qui déambulait aisément à travers la foule. Des restes de son ancienne vie à Londres ? Elle jetait des regards inquisiteurs dans tout le magasin et semblait peu intéressée par les articles de farces et attrapes.

« Dis Pâlichon, par hasard, on ne serait pas venue là uniquement pour voir les jumeaux ? »

« Comment t'as deviné ? » répondit-elle d'un ton espiègle.

« Oh, je sais pas, un pressentiment… »

Nous explosâmes de rire. Je lui conseillai de faire au moins semblant de contempler les articles, histoire d'être un peu plus discrètes. Nous dûmes alors nous extasier devant des produits qui ne nous passionnaient guère, dans l'espoir d'apercevoir deux tignasses rousses. La foule devenait de plus en plus dense et je priai pour ne renverser aucun produit.

Et soudain, ce qui devait arriver arriva. Comme nous l'avions prévu, nous vîmes subitement Fred et Georges se détacher de l'attroupement de nains. Au même moment, Opale se précipita vers eux en hurlant telle une fan déchainée et j'eus envie de me cacher sous terre. Non, cette fille n'était pas mon amie, je nie toutes accusations. En courant parmi la cohue, elle renversa un produit que je n'eus pas le temps de reconnaitre. Et en moins de temps qu'il ne vous en faut pour lire ces lignes, j'étais entièrement recouverte d'une épaisse mousse verdâtre, d'une odeur vomitive et presque inqualifiable, subtile mélange entre un arôme d'œuf pourri et de cadavre en décomposition. Je manquai de m'évanouir, plaquai une main sur ma bouche, l'autre sur mon nez et cherchai à m'extraire de cette écume atroce. Merlin, mais ça n'en finirait jamais ! Je supposai que le truc gluant couvrait une grande surface du magasin. Je n'y voyais rien et commençai à fatiguer.

Je butai soudain contre une masse que j'identifiai dès qu'elle se mit à parler, ou plutôt, à hurler.

« Roh mais c'est pas possible, tu peux pas faire attention ?! »

Théodore. Evidemment. Maintenant, en plus de sentir l'œuf pourri et le cadavre, j'avais une bosse sur la tête après m'être fracassée contre le gars avec qui je vais au bal. J'adore ma vie.

« Comme tu l'as sûrement remarqué, à moins d'être complétement débile, éventualité que je ne rejette pas totalement, on ne voit rien à travers ce truc dégueu. Alors, si tu ne veux pas que je te bouscule, tu m'aides à sortir de là. » répliquai-je d'un ton narquois.

« Mary ? O, veuillez m'excuser, votre Excellence, je ne savais point qu'il se fut agi de vous, auquel cas j'aurais directement proposé mes services de domestique. » répondit-il, d'un ton tout aussi narquois.

Il tâtonna un instant dans le vide et prit mon bras, me guidant tant bien que mal à travers l'écume verdâtre. Je cachai mon sac, il ne fallait surtout pas qu'il voit ma robe ! Encore une autre convenance à respecter.

« Hum, votre Excellence, que votre parfum est délicat ! » s'exclama-t-il, faisant mine d'humer un délicieux fumet.

« Nott, dois-je te rappeler que tu sens exactement la même chose ? Oui ? Ou alors, tu préfères peut-être que je te mette la tête dans ce truc pour te rafraichir la mémoire ? »

« Ma mie, dois-je vous rappeler que j'ai déjà la tête dans la mousse ? » rétorqua-il, imitant mes intonations.

J'eus soudain une envie brusque de meurtre. Je me ressaisis tout aussi rapidement. Il fallait d'abord qu'il m'aide à sortir d'ici et ensuite, tous les vices seraient permis.

« Théo, je ne suis PAS ta mie, c'est bien clair ? »

« Pas encore…pour l'instant, tu es seulement ma cavalière ! »

Pitié, Merlin, ayez pitié de moi au moins une fois durant ma misérable existence… faîtes qu'on s'extirpe de là et vite !

Je m'accrochai au bras du Serpentard avec force pour ne pas trébucher et constatai une fois de plus que le Mangemort était plutôt musclé…plutôt très bien musclé même. Enhardie par les effluves de la mousse, j'osais lui adresser la parole.

« Dis Théo, pourquoi tu fais pas de Quidditch ? »

« Je crois que je te l'ai déjà dit, je déteste les joueurs de Quidditch et les groupies de joueurs. Tout le ramassis des personnes les plus superficielles de Poudlard se retrouvent aux matchs. Ce n'est pas pour moi. »

Je soupirai en pensant à un tel gâchis. Attendez une seconde… j'adorais les matchs de Quidditch et les beaux gosses...

« Je rêve ou tu viens une fois de plus de me traiter de fille superficielle ? » vociférai-je.

« Bravo Mary ! Je note cependant que ton temps de réaction est de plus en plus lent ! »

Je me jetai sur lui, incapable de contenir ma rage. Il glissa sur la mousse, perdit l'équilibre et nous roulâmes tout deux contre le sol aérien. Je me retrouvai au-dessus de lui, dans une position que je ne préférai pas imaginer, et tentai de lui asséner des coups de poings. Coups de poings qu'il arrêta d'une seule main, avant d'échanger nos places, me plaquant contre le sol. C'est vrai qu'il était très musclé. Je commençai à être gênée par cette position, sans aucun respect pour les convenances. Je me tortillai pour me dégager, mais le Serpentard me tendit la main et me releva, me serrant contre lui.

« Il suffisait de demander. »

J'imaginai sans difficultés le sourire charmeur qu'il abordait. Troublée à nouveau, je continuai à marcher derrière lui sans prononcer un mot de plus. Après maintes tentatives infructueuses, nous réussîmes enfin à nous arracher à l'infâme écume. Nous constatâmes que le magasin avait été évacué, la mousse en couvrant effectivement une bonne moitié. J'aperçu tout de suite Opale, qui courut en sens inverse dès qu'elle m'aperçut. Alors Pâlichon, peur de ma vengeance ?

« George, deux nouveaux viennent de réussir à sortir ! » cria un rouquin bien connu.

« Parfait ! » continua le dit George « D'après mes calculs, il reste encore une petite dizaine de personnes à l'intérieur. »

« Alors Smith, Nott, vous avez fait quoi là-bas ? nous demanda Fred, un sourire suspicieux et mutin aux lèvres.

Je devins cramoisie en songeant à nos aventures.

« N'empêche, j'aimerais bien savoir qui a renversé ce truc partout ! » demanda Théo, détournant la conversation à mon grand soulagement.

Ce fut au tour d'Opale de devenir cramoisie.

Notre conversation passionnante fut interrompue par l'arrivée de Zabini, jamais bien loin de Nott, et de la fille de petite vertu, la Greengrass. Opale se renfrogna.

« Bon, on rentre nous ? » lui demandai-je, pour lui changer les idées.

« Non, pas tout de suite ! Les jumeaux nous invitent tous à rester manger là ce soir, en dédommagement ! Je vais enfin pouvoir tenter ma chance avec l'un des deux, c'est géniiiiiial ! Dis, tu penses que je devrais choisir Fred ou George ? »

Je souris à cette remarque, et me rembrunis en me rendant compte de mon état. Je sentais vraiment très mauvais. Mes cheveux et mes vêtements portaient encore la trace de mes péripéties. Je failli étrangler Opale en me rendant compte du désastre et jetai un regard à ma robe, qui n'était heureusement pas abimée.

« T'en fais pas, Mary, tout le monde est aussi dégueulasse que toi ! » me dit mon amie, lisant dans mes pensées.

Nous passâmes une très très bonne soirée en compagnie des jumeaux et des rescapés. Je passai mon temps à parler à Fred, que j'appréciai beaucoup, tandis qu'Opale avait jeté son dévolu sur George. Tout était parfait. Mon amie avait réussi à envoyer de la purée sur la Greengrass, l'avait dévisagée d'un air vengeur et s'était excusé d'une voix de sainte-nitouche. La Serpentard, furieuse de voir ses beaux cheveux collés par de la purée, se dépêcha de rentrer à Poudlard, à la grande joie de tous. Blaise la laissa s'en aller seule et tentai désespérément d'établir le contact avec mon amie, sans succès. Pauvre petit, tu viens d'apprendre à tes dépens qu'Opale est très rancunière. Nott rentra bien vite, laissant son ami seul, sans même attendre le dessert, qui valait pourtant la peine. Jaloux le Mangemort ? Noooon…

Nous retournèrent à Poudlard radieuses, avec en prime le numéro de George, dans la poche d'Opale. J'aperçu Potter et Ginny main dans la main et mon cœur se serra. Je failli bondir pour les séparer mais me ravisa. La rousse était mon amie et ils étaient plutôt mignons ensemble. Serait-ce la fin de mon attirance pour le Survivant ? Il fallait l'espérer.


Alors ? Bon, je ne vous refais pas ma demande de reviews, mais vous savez ce que j'en pense :p