Salut tout le monde ! Je suis super contente de vous retrouver pour ce 21 ème chapitre ( pour info la fiction contiendra une quarantaine de chapitres voir plus ). La période des vacances de noël sera plutôt longue et contiendra encore quatre chapitres. J'espère que celui là va vous plaire, je ne m'attarde pas trop et je vous laisse découvrir !
Bonne Lecture !
Chapitre 21 : Une nouvelle retrouvaille "par hasard"
Je me réveille au moment où Scorpius entre dans ma chambre. Je lui souris et il me caresse la joue.
- Quelle heure est-il ? je demande doucement.
- Huit heures.
- Du soir ?
- Non, du matin, tu as dormi toute une journée ! m'explique-t-il.
- Merde, j'étais censée rendre visite à mes grands-parents ! je m'écrie en m'extirpant du lit et en me réfugiant dans ma salle de bain.
- Ne t'inquiètes pas, ta mère a expliqué la situation à ta grand-mère. Tu as loupé une occasion de voir ta cousine Victoire, ce n'est pas plus mal ! plaisante Scorpius de l'autre côté de la porte.
Je ris avant de me déshabiller et d'entrer dans la douche. Quelques minutes plus tard, je sors habillée d'un jean foncé et d'un pull en laine gris. Scorpius sourit en m'apercevant, il prend mon bras et me tire vers lui. Il m'embrasse et je sens une douce chaleur se répandre dans mon corps. Des petits coups à la porte nous séparent.
- Entrez !
Ma mère passe la tête par l'embrasure de la porte.
- Tiens Scorpius, je ne pensais pas te voir arriver avant dix heures. Tu es là depuis longtemps ?
- Non, je viens juste d'arriver.
- Très bien ! Petit-déjeuner. Faîtes attention de ne pas réveiller Hugo sinon il risque d'être de mauvaise humeur.
Nous hochons la tête et ma mère disparaît en refermant la porte. Je mets des chaussettes et enfile des bottines. Alors que ma main touche la poignée de la porte, celle de Scorpius stoppe mon geste. Je lève les yeux pour remarquer son regard enjôleur.
- Ne crois pas que je vais me contenter de ça, me murmure-t-il à l'oreille.
Je frissonne et je m'approche de lui. Mes lèvres ne sont plus qu'à quelques centimètres des siennes quand je dévie ma trajectoire et qu'elles viennent se poser sur sa joue.
- Ne crois pas que je vais te donner ce que tu veux aussi facilement, je chuchote à mon tour.
Je lui souris puis ouvre la porte et nous descendons les escaliers en silence. Nous retrouvons ma mère dans la cuisine qui prépare des œufs brouillés. Elle nous sert puis repose la poêle sur la caséinière.
- Où est Papa ? je demande en servant le jus de fruit.
- Déjà partit au boulot !
- Je croyais qu'il avait pris plusieurs jours de congés.
- Moi aussi, je le pensais, soupire ma mère en s'asseyant en face de moi.
Elle m'adresse un regard désolé. Je comprends toute suite, mon père préfère être au boulot que devoir passer la journée avec moi, Hugo et Scorpius. Enfin, surtout Scorpuis. Je ne peux pas tout demander à mon père, le fait qu'il accepte que je sorte avec le fils de Drago Malefoy est déjà un exploit. Mais le voir passer une journée en sa compagnie relève du miracle et j'ai appris à ne pas y croire.
- En tout cas, moi j'ai l'après-midi libre. Je pensais aller faire du shopping toutes les deux, ça te va ?
Je me retourne vers Scorpius qui hoche la tête positivement.
- Oui, ça fait longtemps.
- De toute façon, j'ai des choses à faire également, ajoute Scorpius.
Ma mère lui sourit puis se lève de table.
- Bon, je dois y aller sinon je vais être en retard, bonne matinée !
Ma mère prend sa veste et sa mallette contenant ses dossiers avant de transplaner. A cet instant je me tourne vers Scorpius.
- Allez, nous aussi on a du boulot !
Il fronce les sourcils sans comprendre.
- J'ai une théorie concernant la jeune fille assassinée, suis-moi !
Nous montons à l'étage, dans le bureau de mon père. je récupère le dossier qu'il a toujours en double dans ses tiroirs et nous repartons vers ma chambre en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mon frère.
- Je t'écoute ! déclare Scorpius une fois la porte de ma chambre fermée.
- Voilà ! Ce n'est peut-être qu'une coïncidence mais en lisant le dossier de la victime et son autopsie j'ai pu lire qu'elle avait quelques côtes fêlées post-mortem et des hématomes sur le torse. Les aurors pensent que le tueur à déplacé le corps, mais en réalité, je crois qu'il ou elle a essayé de la réanimer. Au début j'ai cru qu'il pouvait s'agir du propriétaire de la boutique mais il a assuré aux aurors n'avoir touché à rien. C'est écrit dans sa déposition. Ce n'est pas tout, regarde !
Je lui tends la photo de la victime sur la planche d'autopsie.
- Qu'est-ce que je suis censé voir ? demande-t-il.
- Au creux de sa poitrine il y a cette petite étoile, dis-je en lui désignant du doigt. On dirait qu'elle a été marquée au fer rouge mais en faite c'est ...
- de la magie noire, répond Scorpius à ma place. Ce sort envoie une décharge électrique dans le corps.
- Oui, et s'il avait utilisé post-mortem ?
- Quelqu'un a essayé de la réanimer par ce sort et voyant que ça ne fonctionnait pas, il a utilisé la méthode moldue.
- Une chose de plus, tu te rappelles de ces bouquins dans la cabane hurlante, ceux qui traitaient de nécromancie, qu'on a retrouvés près de la couverture ?
- Tu penses que l'un et l'autre est lié
- Elle est morte à quelques mètres de là, je trouve ça plutôt étrange, non ?
Scorpius, s'assoit sur mon lit, le regard dans le vide réfléchissant à toute vitesse. Puis il se concentre sur la photo de la victime et ses traits se tendent soudainement.
- Rose, murmure-t-il d'une voix étrange. Tu ne trouves pas que la victime ressemble beaucoup à la femme du portrait trouvé dans le bureau de la cabane hurlante ?
Je prends la photo qu'il me tend et me concentre sur le visage de la jeune fille. Je ne peux qu'être d'accord. En lisant son dossier, je n'avais pas vraiment fait attention à son portrait mais maintenant je reconnaissais ses traits.
- C'est bien plus qu'une coïncidence là, souffle le blond.
- La photo, elle devait être diffusée dans la Gazette du Sorcier ! je m'écrie en m'emparant de l'exemplaire de la veille. Pourquoi ça n'a pas été fait !
- Le ministre a refusé, regarde c'est une lettre de refus de Shacklebolt à l'adresse de ton père !
En effet, dans le dossier, une lettre datant d'hier expliquait les raisons pour lesquelles le ministre refusait de laisser cette photo être diffusée. La première étant que l'image était trop choquante pour être publié dans un quotidien lu par la plupart de la population magique de plus de 11 ans.
- Il faut qu'on trouve un moyen pour que cette photo soit publiée, remarque Scorpius en passant une main sur son visage. Tu crois que ça a quelque à voir avec l'Assassin mystère ?
- Je ne pense pas, je ne vois pas le lien entre les deux mais faute de pouvoir trouver le contraire...
Je m'assois à côté de Scorpius et je lui souris.
- Je pense qu'on va devoir se faire passer pour Bonnie and Clyde.
- Qui ça ? demande-t-il perdu.
- Laisse tomber, dis-je en riant, que penses-tu d'une sortie nocturne au chemin de traverse pour coller des affiches ? je demande en montrant la photo.
- Je dis que c'est un plan génial ! En parlant de plan, c'est à moi de t'annoncer la nouvelle : à partir de ce soir tu dors chez moi et ce jusqu'au lendemain de Noël ! J'ai parlé à tes parents et j'ai réussi à les convaincre.
Je reste stupéfaite un moment. C'est donc pour ça que mon père était partit ce matin au boulot, il avait du faire un énorme sacrifice pour accepter et refusait surement de voir Scorpius pour une question d'égo. En quelque sorte, les Malefoy avaient gagné la partie, cette fois.
- Tu dis rien ?
Je lui souris, l'embrasse et nous finissons par nous allonger sur le lit. Scorpius, placé au-dessus de moi, passe ses mains sur mes hanches. Ses lèvres dévient sur mon cou tandis que je passe une main dans ses cheveux.
- Oups, j'ai vu un truc que j'aurais pas dû ! s'écrie la voix de mon frère qui vient de rentrer dans ma chambre.
Par réflexe, je pousse Scorpius sur le côté qui semble plutôt gêné, il passe maladroitement une main dans sa chevelure.
- Vous inquiétez pas, je suis pas encore bien réveillé, dans quelques minutes je serais persuadé d'avoir rêvé, marmonne-t-il avant de sortir.
Je pince les lèvres pour m'empêcher de rire et me retourne vers Scorpius qui soupire. Je croise son regard embarrassé.
- Une chose est sûre, au Manoir personne ne nous interrompra, fait-il remarquer tout bas.
C'est le commentaire de trop, j'éclate de rire. Il s'empare d'un oreiller et me le lance à la figure, je lui revois de toute ma force, toujours pliée en deux de rire. Je n'ai pas le temps de comprendre que Scorpius se lève, m'attrape et me jette sur son épaule avant de descendre à toute vitesse les escaliers. Il ouvre la porte et me jette dans la neige poudreuse. Alors qu'il fait demi-tour pour rentrer, j'ai le temps de lui lancer une boule de neige qui atterrit dans son dos, mouillant son pull. Il se retourne et là je comprends que j'aurais mieux fait de m'abstenir. Je me recroqueville, protège mon visage de mes mains et ferme les yeux mais rien ne vient. Je me détends et me relève en ouvrant les yeux. Scorpius n'est plus devant moi, je retourne pour l'apercevoir, une dizaine de boules de neiges lévitant autour de lui. Il fait un petit geste de sa baguette et elles foncent sur moi. Dans un geste désespéré je place une main devant moi et les boules s'arrêtent immédiatement dans leur course pour retomber à terre. Je lance un regard triomphant à Scorpius qui m'observe étonné.
Le soleil est en train de se coucher, ma mère et moi déambulons sur le chemin de Traverse, des sacs plein les bras. Ce n'est pas très agréable de faire les courses en cette période, les rues et les magasins sont bondés. Tout le monde achète ses cadeaux de noël à la dernière minute. La neige tombe drue, empêchant toute visibilité, je me cogne plusieurs fois contre d'autres passants.
Extenuées, nous décidons de nous arrêter au Chaudron Baveur pour boire un chocolat chaud avant de retourner à la maison. Bien au chaud, assises à une table au fond de la caverne, nous discutons de nos achats.
- Tu pourrais mettre le chemisier couleur prune pour le diner de ce soir chez les Malefoy, il fait à la fois chic et décontracté.
- C'est une excellente idée ! Pour le réveillon de noël, je pourrais t'emprunter ta robe noire ?
- Bien sûr !
- Tiens quelle coïncidence ! s'écrie la voix de Scorpius.
Je lève la tête pour le découvrir accompagné de son père. Je jette un coup d'œil à ma mère, qui semble soudainement mal-à l'aise, elle tire frénétiquement sur la manche de son pull. Je me lève pour serrer la main de Mr Malefoy.
- Euh... et bien assied-vous, je propose ne sachant quoi dire.
- C'est dingue que l'on se soit croisé... par hasard, fait remarquer Scorpius en me lançant un clin d'œil.
Personne ne répond, ma mère boit une gorgée de son chocolat puis lève enfin la tête pour croiser le regard glacial de Mr Malefoy. Elle esquisse un sourire plus proche de la grimace et dit doucement :
- S'il continue à neiger autant, nous ne pourrons bientôt plus sortir d'ici.
Personne ne prend la peine de répondre. Le père de Scorpius ne cesse de fixer ma mère, comme si d'un moment à l'autre elle allait se mettre à hurler. Je me racle la gorge, essayant tant bien que mal d'éviter le silence total qui pèse autour de la table.
- Scorpius, je peux te parler en privé ? je demande.
- Oui, bien sûr ...
On se lève tout les deux, j'enfile mon bonnet et mes gants et nous sortons du Chaudron Baveur sous la neige pour discuter.
- Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? je demande un peu énervée.
- Rien, j'ai juste fait en sorte que nos parents se rencontrent, ils sont tout les deux plutôt favorable à notre relation alors j'ai pensé que ...
- Tu aurais dû m'en parler, Scorpius ! Tu ne peux pas te permettre de prendre une décision comme ça. Tout ça va beaucoup trop vite !
- Quoi ? Non ! dit-il en m'agrippant le bras. Ne t'inquiètes pas, je gère, ils vont rapidement sympathiser !
- Sympathiser ? Tu rigoles, ils sont hyper mal-à-l'aise ! Je te rappelle qu'ils se détestaient à Poudlard, ce n'est pas une simple discussion dans une taverne qui va changer quoi que se soit ! Tu ne gère rien du tout, là ! Regarde-les !
Scorpius tourne la tête vers la fenêtre pour entrevoir, nos deux parents à l'intérieur s'observant muet comme des carpes.
- On peut pas prendre ça à la légère, il faut y aller doucement ! C'est déjà un exploit que je puisse passer quatre jours chez toi pour les vacances, mais là c'est trop !
- Excuse-moi d'avoir voulu arranger les choses entre eux ! persifle Scorpius en croisant les bras sur son torse. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ça craint entre nos deux familles et plus tôt elles s'entendent, plus tôt on pourra être tranquilles, alors tout les moyens sont bons pour faire avancer les choses ! Au moins j'essaye !
- Est-ce que tu sous-entends que MOI je ne fais aucun effort ? J'ai dû affronter mon père aussi, et même si ce n'était pas si compliqué, j'ai dû prendre sur moi au risque d'être détestée par mon propre paternel. Et là tu ne fais pas du tout avancer les choses ! Tu les fais reculer ! je m'époumone.
- Vas-y, dis que mon idée c'était de la merde, pendant que t'y es ! rétorque-il d'un ton rageur.
- Laisse tomber, je soupire.
J'avance vers la porte pour retourner à l'intérieur rejoindre nos parents quand Scorpius me retient pas le bras.
- Rose !
- Ton idée c'était de la MERDE ! je lui hurle à la figure.
La neige étouffe mon cri et le silence s'abat rapidement sur nous. Scorpius m'observe impassible. Je m'en veux soudainement de m'être emportée. Je me rends compte que c'est la première fois qu'on se dispute depuis qu'on est en couple et c'est soudain plus délicat. J'esquisse un geste pour m'éloigner mais une fois de plus il m'en empêche.
- Tu ne bouges pas Rose, tant qu'on n'a pas réglé ça, déclare-t-il d'une voix plus calme.
Je croise son regard gris et je me jette dans ses bras.
- On trouvera une solution pour les réconcilier, mais pas ce soir, s'il te plaît ... je lui murmure.
- C'est d'accord ...
Je desserre mon étreinte et pose mon front contre le sien. Nos deux respirations s'entremêlent et forment un nuage de fumée dans l'air. Je ressens soudainement l'envie de lui dire à quel point il est important pour moi et à quel point je tiens à lui mais toutes ces paroles se bloquent dans ma gorge. Finalement nous nous séparons pour entrer à nouveau dans la taverne.
Ma mère et moi rentrons épuisées à la maison. Je lâche tous mes sacs sur le canapé tandis qu'elle s'écroule sur le fauteuil favori de mon père.
- Je crois que tu as assez de vêtements pour les douze prochains mois, soupire-t-elle.
- Je le pense aussi.
Finalement, je décide de monter les sacs dans ma chambre et de commencer à faire ma valise. Je dois être chez Scorpius pour le dîner, dans seulement deux heures. Deux heures pour faire ma valise, prendre ma douche et m'habiller. Alors pour aller plus vite, je plie mes habits à l'aide de la magie et les range consciencieusement dans ma valise. J'ai toujours du mal à me dire que je vais passer quatre jours chez Scorpius. C'est la première fois que je vais entrer au manoir Malefoy, ça me stresse un peu. C'est également la première fois que je vais rencontrer sa mère et j'espère réussir à bien m'entendre avec elle.
Une fois ma valise prête, je descends pour en informer ma mère et lui donner des instructions concernant l'alimentation d'Orage. Il reste là pendant ces quatre jours. Ma mère est dans la cuisine et j'entends des petits rires en sortir. Je rentre dans la pièce pour découvrir mon père enlaçant ma mère par derrière et lui chuchotant des paroles à l'oreille. Je me sens soudain un peu gênée d'assister à ce moment de tendresse entre mes parents et en même temps, je ne peux pas m'empêcher de sourire. Finalement, je remonte prendre ma douche rapidement. J'enfile mon jean noir et la chemise couleur prune que ma mère m'a conseillée. Je mets des bottines noir à talon et je me maquille légèrement. Ma mère entre dans ma chambre et me complimente sur ma tenue. Elle propose de me lisser les cheveux et j'accepte. Assise sur une chaise devant ma coiffeuse, je la laisse faire.
- Sois bien polie et respectueuse avec la famille Malefoy, me dit-elle doucement. Fais également attention à ce que tu portes. Les grandes familles comme ça sont très exigeantes sur les tenues.
- Ne t'inquiètes pas Maman, tout va bien se passer, j'ai déjà parlé à Mr Malefoy et il a toujours été très gentil avec moi !
Ma mère me sourit et rétorque :
- Ce n'est pas forcément le cas d'Astoria Greengass. D'après ce que j'ai pu entendre ...
Elle s'arrête en me voyant grimacer.
- Ce ne sont que des rumeurs après tout... même si elle n'est pas accueillante, reste tout de même polie.
Elle lisse mes dernières mèches et je suis prête. Mon père descend ma valise et je me rends dans la chambre de mon frère pour lui dire au revoir.
- Alors comme ça tu ne passe pas le réveillon de noël chez Mamie ?
- Je serais là pour le déjeuner du 25, ne t'inquiètes pas.
Assis sur son lit, sa guitare entre les mains il m'observe du coin de l'œil. Il n'est pas très bavard pour une fois, c'est plutôt étrange, j'ai l'impression qu'il aimerait parler mais qu'il attend que je lui donne l'autorisation. Finalement il pousse un profond soupir et pose sa guitare à côté de lui.
- Alors tu sors avec Scorpius ...
- Oui, je réponds simplement.
- J'aimerais te dire que je suis heureux pour toi mais en faite, je ne lui suis pas vraiment. Tout ce que je veux moi, c'est que tu sois heureuse tu sais ... c'est juste que je ne lui fais pas trop confiance. Tu sais bien comment il est avec les filles.
- Les gens peuvent changer Hugo, répondis-je doucement.
Je comprends ses arguments et en même temps je suis un peu blessée qu'il me pense niaise au point de sortir avec Scorpius sans être un minimum sûre de ses sentiments. Même s'il ne m'a encore jamais dit qu'il m'aimait, au fond j'ai la certitude qu'il a des sentiments pour moi. D'ailleurs je ne lui encore jamais dit non plus.
- J'espère que tu as raison, murmure-t-il en reprenant sa guitare.
Je sais que c'est le signe que je dois le laisser tranquille mais je m'approche et m'assois sur la chaise de son bureau en face de son lit.
- Je suis aussi sûre que Scorpius est sincère avec moi que Sarah l'est avec toi. Tu ne l'as peut-être pas encore remarqué mais elle est complètement dingue de toi, et par là je ne veux pas dire qu'elle te veut uniquement comme un enfant veut un jouet. Aimer quelqu'un ça nous change toujours un peu, et Sarah, elle s'est métamorphosée.
Il lève les yeux vers moi et me sourit.
- Je crois que tu as fait renaître l'inspiration en moi, plaisante-t-il.
- Tant mieux ! dis-je en riant.
Je me lève, l'embrasse sur la joue pour lui dire au revoir puis je descends dans la cuisine. Scorpius est déjà là, il attend tranquillement devant l'entrée tout en discutant avec ma mère, ma valise à la main. Je prends mes parents dans mes bras puis je prends le bras de Scorpius pour transplaner.
J'arrive dans une grande allée bordée par des immenses sapins parfaitement taillés. La pleine lune se dessine entre les nuages, donnant au manoir une allure de maison hanté. La battisse est tellement imposante, qu'à côté je me trouve vraiment ridicule. Le bruit des roues de ma valise contre les dalles brise le silence terrifiant qui règne. Après avoir traversé l'allée, nous arrivons enfin devant la porte. Celle-ci s'ouvre toute seule à notre approche, un elfe de maison apparaît dans l'embrassure. Vêtue d'une petite robe noire et de minuscule ballerines, la petite créature me sourit.
- Bienvenue Miss Weasley, la famille Malefoy est heureuse de vous recevoir, dit-elle d'une petite voix.
Nous entrons et je suis immédiatement frappée par la sobriété du lieu. Le salon est très lumineux, les murs sont blancs et les meubles sont peints en toutes sortes de nuances de gris, contrastant étrangement avec l'extérieur du manoir très sombre. Scorpius me fait rapidement visiter le rez-de-chaussée, composé du hall (ce que je pensais être le salon), la salle de bal, il me désigne deux portes correspondant au bureau de son père et à l'atelier de sa mère.
- Ta mère peint ? je demande intriguée.
- Non, elle dessine, elle travaille avec les plus grands couturiers sorciers et moldus et dessine des tenues pour eux.
Je souris en repensant aux paroles de ma mère. Il semblerait qu'elle ait tord. Comment une femme artiste pouvait être rigide ? La mère de Scorpius avait plutôt l'air d'être une femme admirable.
- Viens, je vais te montrer ta chambre, déclare le Serpentard en me prenant par la main. De retour dans le hall, nous retrouvons l'elfe de maison.
- J'ai pris l'initiative de monter votre valise dans votre chambre Miss Weasley, déclare-t-elle d'une petite voix.
- Merci beaucoup.
Je monte les grands escaliers avec Scorpius. Au premier étage est situé le "vrai" salon, la salle à manger et la chambre de ses parents. Le couloir est rempli d'autres portes mais je ne pose pas de questions. D'abord parce que ce serait déplacé et ensuite parce qu'en réalité je m'en fiche. C'est déjà compliqué de se repérer dans ce château, si en plus maintenant je dois connaitre toutes les pièces, il faudrait que je reste bien plus que quatre jours. Au deuxième étage est situé la chambre de Scorpius et juste en face la mienne. Quand je dis "chambre" c'est plutôt une suite. La sienne est aux couleurs de Serpentard, composée d'abord d'un petit salon puis de sa chambre et d'une salle de bain privée. La mienne - ou plutôt celle où je vais dormir durant ces trois nuits est quasiment identique, à la différence près qu'elle est de couleur rouge et or.
- C'est Elie, l'elfe de maison qui a tenu à la décorer, mes parents ont accepté sans rechigner, il y a tellement de chambre dans ce manoir. Celle-ci est définitivement la tienne. Tu peux y laisser des affaires, si tu le désires.
Je me retourne vers Scorpius et lui souris.
- Merci, c'est génial !
- J'ai aussi pris l'initiative d'installer ça, dit-il en me montrant un tableau identique à celui présent dans notre appartement de préfet. Tous les indices que nous avons récupéré jusque là sont soigneusement accrochés. Sur un coin de la table basse sont posés les centaines de photos de la victime que nous avons prévu d'accrocher sur le chemin de Traverse.
- On ira ce soir ? je demande en désignant la pile.
- Oui, après le dîner.
Je hoche la tête et nous sortons de ma chambre. Nous descendons au premier étage pour aller dîner. Dans le couloir une voix féminine se fait entendre.
- ... c'est ce qu'elle m'a dit ! Je n'arrive pas à croire qu'elle ait refusé l'invitation !
- Astoria, calme-toi, on a pas besoin de ...
Mr Malefoy s'interrompt en nous apercevant, sa femme me lance un regard courroucé.
- Allez les jeunes, passons à table, déclare le père de Scorpius avant de faire demi-tour pour se rendre dans la salle à manger. Mme Malefoy continue de me fixer un instant puis se retourne pour marcher dans les pas de son mari. Scorpius me prend la main et la serre doucement comme pour me donner du courage. Ensemble nous rentrons dans la pièce où le dîner est déjà servit.
Voilà, j'espère que ça vous a plu ! Je vous donne les trois prochains indices :
- Une tempête de neige
- Une conversation awkward
- Un air de Chopin
