Near ne prolongea pas l'étreinte.
Il me relâcha brusquement,
Me regarda quelques centièmes de seconde et parti en courant.
Si je n'avais pas été aussi troublée j'aurais probablement explosé de rire.
Monsieur voulait rester un être sans émotions ?
Très bien, seulement moi, je savais qu'il n'était pas réellement comme ça.
Je suis certainement la seule personne à le savoir.
La seule personne à qui il a montré ses faiblesses .
Je suis le feu et lui la glace.
C'est toujours comme ça que j'ai vu les choses.
Et seul le feu peut faire fondre la glace.
C'est peut-être un peu bête comme image.
Mais si on y réfléchit elle est juste.
Ça fait un peu moins de trois mois que je suis ici.
Et Near n'a jamais rien tenté d'autre.
Je ne dis pas que je le regrette.
Encore heureux !
Mais je serais prête à presque tout pour briser ce quotidien :
Je passais la plupart de mon temps avec Near.
A jouer à des jeux pour enfants sans intérêt.
Je n'aimais pas vraiment passer du temps avec lui.
Mais c'était la seule chose à faire si je ne voulais pas mourir d'ennui.
Il travaillait sur l'affaire Kira.
Malgré ses nombreuses demandes,
Je refusais de l'aider.
Attraper ce monstre ne m'intéressais pas.
Il a mit à mort des êtres qui me sont chers,
Mais cela ne me suffit pas, j'aime autant laisser faire les autres.
J'entretenais de bonnes relations avec les membres du SPK.
Le blond au profil germanique qui servait de garde fou à Near me prit à part un jour :
- « ... Je m'interroge sur les capacités de survie de cet enfant.
- Vous vous faites du souci pour quelqu'un qui a une capacité intellectuelle bien supérieure à la votre ? »
Ça me faisais penser à la discussion que j'avais eu avec Beyond il y a plusieurs années.
Pas vraiment réjouissant comme souvenir.
A force de parler comme lui je risquais par finir par penser comme lui.
Mon regard dévia sur le Shinigami qui m'accompagnais.
J'étais dans mon immense chambre,
En train d'essayer de récupérer mes bottes qui avaient prit l'eau.
Le Shinigami en question monologuait depuis une bonne heure à propos de tout et n'importe quoi.
Je lui répondais sans vraiment y faire attention.
La conversation dévia sur son sujet favoris :
- « Tu vas pas te remettre avec Near quand même? Après tout ce qu'il t'a fait !
- Je n'en est jamais eu l'attention. » avais-je répondu distraitement.
Si j'étais sûr d'au moins une chose c'était ça.
Jamais je ne retournerais avec Near.
Si je l'avais aimé un jour, ce n'était plus le cas maintenant.
Il me semblait en tout cas.
- « Alors qu'est-ce que tu fais encore là?
- Tu te souviens : j'ai plus rien à part le contenu de mon sac. »
C'était d'ailleurs l'un de mes problèmes actuels.
- « Je croyais que tu avais plein de choses à faire?
- Je vais aller au Japon, avais-je dis brusquement sans vraiment écouter ce qu'il avait dis.
- Pourquoi faire? m'avait-il demandé surpris.
- Je suis sûr que Mello va vouloir y aller.
- Je croyais que tu ne voulais plus jamais entendre parler de lui. »
C'est vrai, je ne voulais plus entendre parler de lui.
A chaque fois que quelqu'un prononçais son nom je me m'étais en colère.
La simple vue du chocolat me mettait en transe.
Malgré tout ça, j'avais une raison de chercher l'horrible blond.
- « Mon frère est avec lui, et je veux le protéger, lui avais-je répondu.
- Et comment tu va aller au Japon?
- Je ne sais pas. »
C'était ça mon problème.
Pour aller au Japon, j'avais besoin d'argent.
Beaucoup d'argent, la vie au Japon était chère.
De l'argent, j'en avais, mais pas à disposition.
La solution à mes problèmes ouvris la porte.
- « Near, tu m'avais promis de frappé à la porte ! m'étais-je exclamé feignant la colère.
- J'ai oublié. »
Un vrai pervers celui-là.
Entre lui et l'encapuchonné j'étais servie.
Mais pourquoi est-ce que tout les hommes qui m'entouraient étaient des pervers ?
Qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour mériter ça ?
- « J'étais venu te proposer une partie de dominos, avait-il dis en montrant la boîte.
- Je ne peux pas jouer avec toi, je suis occupée, lui avais-je répondu continuant mon travail.
- Qu'est-ce que tu fais? avait-il demandé en s'approchant.
- Je répare mes bottes.
- Tu devrais laisser tomber, à mon avis elles sont foutues. »
Ce n'était pas dans ma nature d'abandonner.
Autrement, j'aurais été de son avis et je les aurais jetées.
J'observais les deux morceaux de cuir.
Parmi tout ce que je possédais, c'était ce qui m'était le plus chère.
Elles étaient très simples mais aussi très compliquées.
L'extérieur était en cuire noir et l'intérieur en soie rouge.
Elles montaient jusqu'aux genoux.
De boucle métallique sur le côté permettait de les fermer.
La semelle compensée qui me faisait prendre dix centimètres était en métal.
Je les reposais par terre en me promettant de les remettre en état.
- « Je t'en offrirais d'autres si tu veux, avait repris Near.
- Elles sont importante pour moi, c'est un cadeau de L, il me les a envoyées pour mes 15 ans.
- Il était pas déjà mort a cette époque?
- Si, mais avec L tout est possible. »
Je posais mes yeux sur les cadeaux du détective.
- « Elles ne sont pas si abîmées que ça finalement. »
Personne ne me répondis.
- « Elles ont déjà connu pire.»
Je continuais mon monologue entrecoupé de silence.
- « Je vais juste changer les semelles. »
Near me regardais, le Shinigami aussi.
- « Near, tu pourrais me prêter de l'argent?
- Pour t'acheter des semelles? avait-il demandé.
- Mais non idiot ! avais-je répondu avec un sourire.
- Pourquoi faire ?
- Je voudrais aller au Japon.
- Pourquoi faire? avait-il répété.
- Je voudrais retrouver le corps de L, et de Watari. Les ramener à leur place, à la Wammy's House. »
C'était la vérité, mais ce n'était qu'une très petite raison.
- « Tu devrais laisser les morts en paix, avait inutilement murmuré le shinigami.
- Ah... » avait fait Near.
Il me regarda quelque instant en tripotant ses cheveux.
- « D'accord, c'est entendu.
- Merci Near ! »
Je me levais de mon lit pour me jeté dans ses bras.
- « Merci Near ! Merci ! »
Il posa un main sur ma tête.
Ça paraît difficile à croire, mais Near est plus grand que moi.
Lorsque j'étais pieds nus il me dépassait d'une bonne tête.
- « Promet moi de faire attention...
- Near... Ne t'inquiète pas ! avais-je dis avec un sourire qui se voulait rassurant.
- Je ne voudrais pas encore avoir à te sauvé la vie...
- Menteur, tu adores ça ! avais-je dis avec bonne humeur.
- Promets le moi, avait insisté l'albinos.
- Promis ! »
J'avais croisé mes doigts derrière mon dos.
Je n'aimais pas mentir, mais on ne me laissais jamais le choix.
L²: (fait une drôle de tête)
Mello : (arrive de nul part) T'es constipé?
L² : (avec un grand sourire) Non, je suis contente !
Mello : On peut savoir pourquoi?
L² : J'ai enfin publié le 21ème chapitre de cette fic ! [grande fan du chiffre 21]
Mello : Je vois pas le rapport.
L² : C'est comme si j'avais passé un cap si tu veux ! Comme si ma Fiction était devenu adulte ! Comme si...
Mello : Ca va, j'ai comprit!
L² : Ce qui signifie aussi qu'on a dépassé la moitié de la fiction !
Mello : Tu sais que c'était déjà le cas au chapitre précédent?
L² : Ouais ! Mais j'avais oublier !
Mello : Idiote...
Salut mes lapinoux !
Alors ça y est, nous avons déjà dépassé le cap de la moitié de cette fiction...
Oui, cette fiction comportera (normalement, il n'est pas totalement impossible que je rajoute des chapitres) 40 chapitres !
Et oui, encore 19 chapitre à supporté, je suis désolée !
Mais les choses devrait commencé à s'accéléré quelque peu...
Bonne continuation à tous et à toute !
