Bonsoir

pour commencer je m'excuse pour ne pas avoir répondu au review.

j'ai des horaires de fou au boulot et je suis tombé malade. Les deux ensembles j'ai totalement zappé.

me pardonnez-vous ?

Merci en tout cas pour les review.

Merci aussi à Lydie pour la correction

Je rappelle ou j'annonce qu'une nouvelle fiction est posté depuis Dimanche.

Elle s'appelle '' ne jamais dire jamais ''

voilà

Bonne lecture


De nos jours

Je sursautai en entendant la sonnerie de mon téléphone.

- Allô ?

- C'est moi ma chérie. Je m'apprête à partir du magasin tu n'as besoin de rien ?

- Euh... Du Nutella je ne sais pas s'il en reste ou pas.

- Je ne sais pas non plus.

- Attends je vais voir... Oh la vache !

- Quoi ?

- Rien, rien... j'étais mal mise, j'ai mal partout en bougeant.

- Hum... Il n'y a que ça ?

- Tout va bien.

- Tu as mal où ?

- T'es médecin ou quoi ?

- Bah oui !

- Ok... j'ai mal aux jambes, au dos... Il n'y a plus de Nutella, enfin pas assez je trouve.

- D'accord. C'est tout ?

- Oui, sinon il y a de tout. Merci mon chéri.

- De rien. Tu en es où dans tes papiers ?

- J'avance.

- Bella...

- Quoi ?

- Rien. Je t'aime, on voit ça ensemble quand je rentre.

- Après les gaufres.

- Non, pas de gaufres si tu n'as pas terminé.

- Tu n'es pas cool ! Bon, rentre vite, tu me manques.

- Je suis à 5 minutes Bella.

- M'en fiche. Rentre et vite.

- Ok. À tout de suite.

Je raccrochai et m'appuyai sur le plan de travail de la cuisine. Je me sentais toute bizarre d'un coup, j'avais besoin d'être soutenue pour ne pas tomber par terre. Bon, il fallait que j'aille jusqu'au canapé... j'arrivai péniblement sur le canapé et soufflai à plusieurs reprises, mon cœur battait vite, ma tête tournait et mon ventre me faisait mal. Pourvu que je ne sois pas malade.

Je fermai les yeux dans le but de me détendre et essayai de penser à autre chose que mon état actuel. Je soufflai un bon coup avant de replonger dans mes souvenirs, les papiers attendront ! Pourquoi je me sentais si mal ? Si mon médecin personnel pouvait vite venir ça serait bien, au pire j'étais à New York, dans cinq minutes une ambulance arriverai si je les appelais...

New-York, mon rêve, j'étais dans cette ville depuis 7 ans déjà, je m'y sentais bien, j'étais chez moi ici, Seattle ne me manquais pas du tout. J'avais passé 4 années assez difficiles, j'avais travaillé d'arrache-pied pour me montrer digne de mon professeur, maintenant je dirigeais une galerie d'art, j'avais réussi à me faire un nom même si celui de Charles Cowles était toujours cité avant ou après mon propre nom.

Et il y a trois ans, la vie m'avait joué, ici même à New York, un nouveau tour que je n'aurais pas cru possible. Comme quoi, rien n'était jamais sûr dans la vie. J'aimais penser à cette période, ce fut le début d'un renouveau pour moi.

4 ans après l'université

J'aimais New York, j'aimais ma vie ici, j'étais heureuse, j'avais tout ce dont j'avais besoin. Pour commencer, mon travail. J'adorais ce que je faisais, j'avais le professeur le plus génial au monde, Charles Cowles était vraiment un homme charmant, nous nous entendions très bien, il m'avait même dit qu'il me voyait comme la fille qu'il n'avait pas eue, j'étais très flattée. Dès notre première rencontre, le courant était passé et j'apprenais énormément de lui. Ça faisait 4 ans que je travaillais pour lui et l'année prochaine, il prendrait sa retraite et je pensais être prête pour diriger la galerie toute seule, même si je savais qu'il ne me lâcherait pas et que je pourrais lui demander de l'aide ou des conseils sans problème.

La première année de mon arrivée à New-York, je logeais dans un appartement attenant à la galerie, après avoir vécu avec deux filles et trois garçons, la vie toute seule m'avait un peu déprimée. Je m'étais donc réfugiée dans le travail pour oublier ma solitude. Et puis un soir, j'avais accompagné Charles à un gala dans un endroit très chic de New-York. La soirée avait été d'un ennui mortel mais j'y avais fait une rencontre qui, je dois dire, avait un peu changé ma vie.

Alors que je commandais un coca, je fus distraite par une scène se passant juste à côté de moi. Une fille, magnifique, grande avec des jambes interminables, des cheveux blonds très longs qui avaient l'air aussi soyeux et doux que de la soie, elle portait une robe échancrée le long de sa cuisse gauche et qui mettait en valeur sa poitrine bien faite. Je ne l'avouerai jamais mais je l'avais trouvée plus belle que Rosalie, mais elle ne le saurait pas.

La fille en question repoussait les avances d'un type qui commençait à se montrer vraiment lourd, j'avais pitié de cette fille, je voyais bien qu'elle cherchait un moyen de se débarrasser de ce gars sans lui mettre son poing dans la figure. Je m'étais emparée de mon coca et m'étais rapprochée de la victime de ce lourdaud qui me rappelait Jacob. Sans être consciente de ce que je faisais, j'avais passé un bras autour des épaules de la fille. Elle m'avait regardée bizarrement mais n'avait rien dit et j'avais pris la parole.

- Chérie ? Ce type t'embête on dirait.

- Euh... oui.

- Écoute mon gars, tu as l'air gentil mais je vais te demander de bien vouloir t'éloigner de ma copine et ce tout de suite. Sinon je ne donne pas cher de ce qui fait soit-disant de toi un homme. Je suis jalouse. Allez dégage et quand une fille te dit non, ça veut dire non !

- Ok... ça va, je ne savais pas ! Je m'en vais pardon.

Le type nous quitta après nous avoir lancé un regard... de dégoût. Pfff imbécile. J'avais alors lâché la fille et soudainement toute mon assurance s'envola et je me mis à rougir.

- Désolée, j'ai vu qu'il vous embêtait et je n'ai... trouvé que ça comme idée. Mon ancienne voisine draguait le copain de ma colocataire et le mien aussi, on avait dit qu'ils étaient gay, cette idiote l'a cru et ne leur à plus jamais parlé... Bref, sans doute une vieille habitude.

- Hey tout va bien, je t'en remercie, moi j'avais pensé à me faire vomir sur lui pour l'éloigner, je préfère ton idée ! Merci...

- Bella, enfin Isabella mais je préfère Bella, Bella Swan.

- Tanya Denali, enchantée Bella et mille fois merci.

- Oh de rien.

- Tu es la fille qui bosse avec Charles ?

- Tu le connais ?

- Mon père oui, enfin un peu. Mon père est surtout riche pour acheter à Charles Cowles, le reste ce n'est pas important. Je ne voulais pas venir, je trouve ce genre de soirée trop... m'as tu vu. Si tu vois ce que je veux dire. J'aimerais plus être en pyjama devant Dirty Dancing !

Nous avions ri et j'avais passé le reste de ma soirée avec elle. Nous nous étions revues et rapidement Tanya était devenue ma meilleure amie, en fait la seule à New-York. J'avais même emménagé chez elle, son père lui avait acheté un immense appartement et elle m'avait demandé de venir vivre avec elle, j'avais accepté. Premièrement, je me sentais moins seule et deuxièmement, je n'avais plus l'impression de vivre au travail.

Le seul problème avec Tanya, c'était qu'elle ramenait pas mal de garçons, elle n'était pas du genre à se fixer. J'étais devenue une pro du ''plaisir de Tanya''. Je savais quand elle simulait ou quand c'était le pied total, bon ou moyen, j'avais appris à reconnaître ses cris. J'avais aussi investi dans des bouchons d'oreilles. Mis à part ça, c'était un plaisir de vivre avec elle. Son père était très riche mais elle ne jouait pas trop dessus, l'appartement était la seule chose qu'elle s'était permise de demander sinon elle se débrouillait toute seule.

Tanya était aussi une grande pipelette, elle me parlait de tout et sans aucun tabou, moi en revanche j'étais bien plus réservée qu'elle sur certaines choses, elle parlait beaucoup mais ne posait pas de question, c'était un côté de son caractère que j'appréciais. Elle connaissait un peu de ma vie, ma famille, mes amis mais je ne lui avais que très peu parlé d'Edward, juste le minimum. Pourquoi ? Je l'ignorais, je voulais garder cette histoire pour moi.

J'avais parlé de Seth, elle l'avait déjà même rencontré puisque mon père et Sue étaient venus pour des vacances et pour me voir il y a quelques semaines. Seth avait 6 ans maintenant, il était grand et très mince mais aussi très beau, un vrai petit mec mais il restait adorable. Il me manquait terriblement. Lorsque j'étais partie, il m'avait fait la tête pendant des jours, il n'arrêtait pas de dire que je l'avais abandonné, que je n'étais plus sa sœur, ça m'avait brisé le cœur mais il avait fini par comprendre. Depuis, on se parlait tous les jours sur Skype ou au téléphone.

J'avais également parlé d'Alice à Tanya et inversement, bien sûr Alice avait eu peur que je la remplace mais c'était une chose impossible, elle restait la meilleure, c'était ma sœur. Et à force de temps, Alice avait accepté Tanya et Tanya n'était pas entrée dans une sorte de compétition avec mon amie en essayant de la rendre jalouse, au contraire, elle avait invité Alice à assister à la Fashion Week. Celle-ci avait accepté même si elle n'avait rien vu du défilé. Ça les avaient amusées que voulez-vous. Côté travail, elle était devenue prof comme elle le voulait et elle s'épanouissait dans son métier.

Jasper, Rosalie et Emmett avaient eux aussi été cités de nombreuses fois dans les conversations. Tous avaient une carrière ou presque. Jasper était devenu psy, il travaillait à son compte et avait déjà une bonne clientèle. Rosalie était en internat, sa dernière année avant sa titularisation, elle s'était spécialisée en pédiatrie. Emmett lui était chirurgien titulaire en orthopédie depuis un an, il travaillait à Seattle. Jasper était toujours en couple avec Alice, ils vivaient ensembles, ils étaient heureux. Rose et Emmett c'était un peu, je t'aime moi non plus, toujours à se déchirer pour mieux se retrouver. Jamais une dispute ne durait plus d'une demi-journée. Parfois Rose m'appelait en disant toucher le fond et deux heures plus tard, elle atteignait le 7e ciel avec Emmett. Allez comprendre.

Le seul hic, la seule chose que Tanya ne connaissait pas en détails c'était Edward. Au début, j'avais peur qu'en lui parlant de lui et en lui montrant une photo ou lui présenter en personne, elle décide de mettre le grappin dessus, Edward était tellement beau faut bien l'avouer. J'avais eu peur aussi qu'Edward ne la préfère à moi, elle était tellement plus belle que moi. Je savais que j'aurais dû avoir confiance en l'amour qu'il me portait mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas.

À chaque fois qu'elle évoquait le sujet, je restais vague. Tout ce qu'elle savait c'était : qu'il appelait Edward, qu'on se connaissait depuis le lycée, que nous étions sortis ensemble, puis séparés et remis ensemble. Elle savait aussi que nous étions fiancés. J'avais eu peur qu'elle insiste mais non, elle s'était contentée de ce que je lui donnais comme info, elle n'avait même pas essayé de faire parler Alice ou quelqu'un d'autre sur ce sujet.

Edward et moi c'était devenu disons... compliqué. J'étais donc partie pour New-York, il m'avait accompagnée, il avait passé du temps avec moi, il m'avait aidée à trouver mes marques dans cette grande ville. Nous étions fiancés, on parlait mariage, la liste des invités, dans quelle ville, un mariage simple ou grandiose. Nous avions même commencé à parler de notre vie après le mariage, maison, bébé... nous étions dans notre bulle et nous étions heureux.

Il avait fini par retourner à Seattle, l'internat lui plaisait, il était enfin dans l'action et il adorait ça. Les heures étaient dures et intenses mais il s'en sortait très bien et ne se plaignait jamais. Je savais que Carlisle était très fier de son fils, il le surveillait de loin mais jamais il ne le favorisait à un autre interne. Ça agaçait Edward parfois de se voir préférer un autre que lui par son père, même s'il comprenait. Je savais, grâce à Emmett qui était dans le même programme que lui, qu'Edward était très sollicité mais je savais aussi, toujours grâce à Emmett, qu'Edward ne les regardait pas et que même si la conversation ne s'y prêtait pas, il se débrouillait pour dire qu'il était fiancé et qu'il avait, je cite Emmett, '' un sourire crétin quand il le dit ''.

Je parlais avec Edward tous les soirs, on se débrouillait toujours pour se voir malgré le décalage horaire même si c'était juste pour 5 minutes, le temps d'un je t'aime. La première année s'était très bien passée, nous avions bien géré la distance. Il avait fait sa demande pour venir en interne sur New-York mais hélas, ça lui avait été refusé, il n'y avait de place nulle part, tout était plein. Nous avions accusé le coup et vu comment l'année s'était déroulée, j'avais confiance en nous, il allait retenter sa chance l'année suivante.

Quand j'avais emménagé avec Tanya, il avait été ravi pour moi. Il m'avait dit que ça me ferait du bien, que c'était une bonne chose, j'étais assez d'accord avec lui. Je lui avais parlé d'elle, sans jamais la décrire, lui aussi ne connaissait que le minimum sur elle, tant qu'il savait que je m'entendais bien avec elle ça lui allait, il ne cherchait pas à trop en savoir. Je lui avais demandé pourquoi il ne posait pas plus de questions sur elle.

- Edward ? D'habitude tu es très curieux...

- Et ?

- Tu ne m'as pas encore demandé le C.V et une photo de ma nouvelle colocataire.

- Tu l'aimes bien ?

- Oui.

- Tu es heureuse de vivre avec elle ?

- Oui.

- Alors c'est tout ce que je dois savoir. Si tu lui fais confiance, moi aussi. Je sais que tu n'irais pas vivre avec quelqu'un que tu n'aimes pas et en qui tu n'as pas confiance.

- Tu es adorable.

- Et tu sais quoi ?

- Non quoi ?

- Je préfère qu'on parle de toi ou de nous plutôt que d'une fille que je ne connais pas et qui ne m'intéresse pas. Tu es la seule qui compte.

- Edward ?

- Oui ?

- Je t'aime tu sais.

- Pas autant que moi je t'aime. Je dois te laisser mon amour, on nous apporte des blessés d'un carambolage.

- Fonce, sauve des vies ! Mon héros !

- Tu me flattes. Je te rappelle quand je peux. Je t'aime.

- Je t'aime.

Lors de sa deuxième année, Edward avait encore plus de travail, plus d'heures mais il avait tout fait pour ne pas interrompre nos appels ou les espacer. Nous ne voulions pas refaire les mêmes erreurs que la première fois en nous concentrant exclusivement à nos carrières et en laissant aller notre couple. Moi aussi j'avais eu du travail, moins qu'Edward, j'avais des horaires fixes mais il fallait que je sois la meilleure possible.

Comme nous nous en doutions, après une deuxième demande de transfert à New-York, il fut une nouvelle fois refusé pour le même motif, pas de place. Nous y étions préparés. Nous avions une nouvelle fois digéré la nouvelle mais vu que l'année précédente s'était bien passée, je n'avais pas peur. De plus, nous nous étions revus, j'avais été à Seattle pour les fêtes de fin d'année et je m'étais déplacée pour fêter son anniversaire. Nous avions passé de très, très bons moments ensemble et avec nos amis et famille.

Notre troisième année de séparation avait été plus houleuse, la distance se faisait sentir maintenant, Edward avait de plus en plus de responsabilités et de moments, je dirais, d'absence avec moi, on se parlait un peu moins mais je comprenais qu'après 5 ou 6 heures d'opération, il veuille se reposer. Moi aussi, j'avais eu de nouvelles responsabilités, j'avais dû organiser ma première exposition seule du début à la fin, Charles m'assistait mais toutes les décisions venaient de moi, j'avais eu un poids énorme sur les épaules mais tout c'était très bien passé, j'avais eu beaucoup de compliments et mon mentor avait été fier de moi.

Pendant cette période, Alice et Jasper avaient eu un bébé, une petite fille, c'était un accident mais ils avaient décidé de garder ce bébé, Alice avait paniqué, elle avait peur non pas de la grossesse et de l'accouchement mais de tout ce qui se passerait après. Elle pensait que sa cécité ferait d'elle une mauvaise mère. Finalement Zélya était née, une véritable princesse, toujours de bonne humeur et le sourire aux lèvres. Elle faisait le bonheur de ses parents et j'avais la chance d'être sa marraine. Alice se débrouillait comme une chef et c'était même elle qui donnait des leçons à Jasper.

Concernant mon couple avec Edward, nous avions connu des hauts et des bas, on se chamaillait beaucoup plus, rien de grave au début mais au fil du temps, les chamailleries avaient pris de l'ampleur. Il me reprochait de ne pas être assez disponible pour lui alors que lui ne l'était pas pour moi, ce n'était qu'un exemple. Et puis le drame était arrivé.

Il y avait 8 mois de ça, j'avais appris en lisant les journaux qu'un congrès de médecin avait eu lieu, deux jours avant ma lecture, ici à New-York et pour illustrer l'article, il y avait une magnifique photo d'Edward et de certains autres de ses collègues, dont Carlisle. Il y avait deux choses qui m'avaient mise en colère. Je m'étais sentie trahie.

Pour commencer, je n'avais pas été mise au courant de sa venue, il ne m'avait rien dit alors que nous aurions pu nous voir, il m'avait profondément vexée. La deuxième chose, c'était que sur la photo, il tenait une fille par la taille. Je l'avais appelé dans l'espoir qu'il soit encore là et qu'il puisse s'expliquer face à moi. Hélas, il était déjà retourné à Seattle. J'avais quand même demandé des explications.

- Allô ?

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- De quoi tu parles ?

- New-York ! Comment se fait-il que je sois prévenue de ta venue ici dans la presse par hasard et grâce à une photo ?

- Bella...

- Non pas de Bella ! Et la fille c'est qui ? Vous avez l'air bien tous les deux !

- Je ne suis resté à New-York qu'une journée, juste le temps de ce colloque.

- Et alors ! Je suis là, on aurait pu se voir.

- Non on n'aurait pas pu.

- Pourquoi ?

- Je n'avais pas le temps. Je suis descendu de l'avion et nous sommes directement allés sur les lieux de la réunion. Arrête.

- Non ! J'aurais pu venir, j'aurais pu t'accompagner !

- Non !

- Pourquoi ?

- Ce n'est pas un truc pour toi Bella. Si je ne t'ai rien dit c'est parce que je savais qu'on n'aurait pas pu se voir et que tu n'aurais pas pu me rejoindre.

- Comment ça pas un truc pour moi ?

- Ce n'était que des médecins Bella tu... enfin tu te serais ennuyée.

- Autrement dit, '' Tu es trop conne pour assister à ça ! ''

- Bella non. Tu fais une montagne pour pas grand-chose.

- J'aurais voulu te voir. Ok je n'aurais peut-être rien compris mais on aurait été ensemble Edward ! Si ça a de l'importance pour toi. Ou plutôt, si j'ai de l'importance pour toi !

- Tu sais bien que oui tu es importante pour moi !

- Non, je le sais pas. Tu ne me dis plus rien et même si effectivement on ne se serait pas vu alors j'aurais aimé le savoir quand même !

- Qu'est-ce que ça change hein ? Allez calme-toi.

- Et la fille ?

- Une collègue. Tu ne vas pas recommencer ton cirque de la fille jalouse.

- Excuse-moi de m'imaginer des choses quand je vois mon fiancé dans le journal tenant une autre fille que moi dans ses bras et le tout sans savoir que tu étais ici, dans la même ville que moi !

- Bella, je suis fatigué, j'ai eu une très mauvaise journée alors ne viens pas me faire chier pour des conneries d'ados !

- Pardon ? Te faire chier pour des conneries ? Tu sais quoi ? Reste dans ton monde de médecins, voyage où tu veux, prends dans tes bras qui tu veux, fais ce que tu veux !

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Ce n'est pas le bon moment-là.

- Ce n'est jamais le bon moment ! Tu me sors ça à chaque fois !

- Je dois y aller Bella, on reparle de ça plus tard !

- Non, ça ne sera pas le bon moment pour moi à ce moment-là.

- Isabella... Le monde ne tourne pas autour de toi tu sais. Tu n'es pas aussi parfaite que tu le crois, la vie c'est comme ça. J'ai fait le choix de ne pas t'en parler parce qu'il y avait une raison, ça n'aurait servi à rien que tu viennes et on n'aurait eu aucun moment à nous. Que je sois à New-York ou ailleurs c'est la même chose ! Grandis un peu, essaye de me comprendre un peu.

- Tu ne dois pas y aller là ?

- Si.

J'avais raccroché et j'avais pleuré. Pendant des heures j'étais restée scotchée à mon téléphone, vérifiant mes messages ou si j'avais du réseau pour être sûre de ne pas manquer son appel mais en vain. La seule chose que j'avais reçue avait été '' toujours en colère ? Allez arrête, on oublie.''

Depuis ce jour, les choses avaient changé, nous ne nous parlions plus vraiment, juste un petit message de temps en temps ou lorsqu'il m'appelait on ne se disait rien ou le strict minimum. Nous n'avions pas rompu, pas officiellement en tout cas. Je ne voulais pas le faire, je ne voulais pas être celle qui mettait fin à une histoire, pas une deuxième fois. Lui non plus ne l'avait pas fait, nous ne parlions pas de ça.

Et puis il y a un mois, j'avais reçu un message de lui, disant qu'il venait à New-York et qu'il aimerait me voir. J'avais juste répondu, '' OK ''. J'avais peur, trop peur qu'il vienne pour me dire que c'était fini et qu'il voulait récupérer la bague de fiançailles qu'il m'avait offerte. Après tout, il pouvait la reprendre, elle était dans sa famille depuis des années. Et si ça se trouve, il la voulait pour la donner à une autre que moi.

Depuis ce message, pas de nouvelles concernant son arrivée, je n'avais rien dit, rien demandé. Et me voilà donc aujourd'hui, sur le seuil de mon appartement, les bras chargés de carton à dessins, crayons, peinture bref tout ce dont j'avais besoin pour travailler. Pourvu que la porte soit ouverte et que je n'ai pas à chercher mes clefs... Zut fermée. Je sonnai parfois Tanya s'enfermait quand elle était avec un homme.

De l'autre côté, j'entendis un cri de surprise, Tanya, puis quelque chose tomber et elle s'excuser. Qu'est-ce qu'elle fabriquait. Elle me cria un '' J'arrive '' avant de venir m'ouvrir. Elle portait un simple soutien-gorge et son jean déboutonné. Oups...

- Tanya désolée, je ne savais pas que tu étais avec quelqu'un. Je vais juste poser mes affaires et je vais aller je ne sais pas... au cinéma ?

- Non, ce n'est rien, en fait ce n'est... pas ce que tu crois... Bella !

- Tu es bizarre mais ces trucs sont vraiment lourds, mes talons me font mal aux pieds alors j'aimerais entrer et poser tout ça.

- Bella, non attend...

Oh mon Dieu... j'avais forcé le passage et je venais d'arriver dans le salon. J'avais lâché toutes mes affaires, qui s'étaient étalées sur le sol dans un bruit monstre en voyant un homme torse nu. Bon, un homme torse nu rien de choquant mais ce qui me choqua c'était qu'il s'agissait d'Edward. Mon Edward.

Il s'était levé en me voyant. Moi je regardais Tanya puis lui de nouveau. Ils étaient visiblement très occupés avant que j'arrive vu leur tenue, ou plutôt l'absence de tenues. Tanya se mordait la lèvre, Edward s'approcha de moi lentement, les mains en avant.

- Bella, je sais que ça peut paraître bizarre mais ce n'est pas...

- Je m'en moque. Je... passez une bonne soirée.

- Bella, ma chérie...

Il était suffisamment près de moi pour que je puisse lui donner une claque. Je le giflai donc, plus fort que je le voulais mais je me sentis bien mieux après ça. Tanya couina, je ne lui en voulais pas, elle ne connaissait pas Edward, elle ne pouvait pas savoir que c'était lui. Et lui non plus d'ailleurs n'avait jamais vu Tanya. En tout cas, il devait être à New-York depuis suffisamment longtemps pour avoir été repéré par mon amie.

- Je l'ai méritée mais...

- Je m'en moque, je l'ai déjà dit. Pas besoin de dessin. Tanya, je t'en veux pas, je ne suis pas fâchée après toi.

- Bella, tu te tro...

- Je vais y aller, je vous laisse. Passez une bonne soirée, ne pensez pas à moi. Je n'existe pas. Amusez-vous.

- Isabella ! Écoute moi je...

- Je sais Edward je sais. Tiens, reprends-là, elle était à ta mère, je n'ai pas le droit de la garder.

Je lui avait donné ma, mon ancienne, bague de fiançailles, j'avais tourné les talons pour sortir de l'appartement en essayant de rester digne. Edward n'avait pas bougé, il fixait la bague dans sa main. Une fois la porte refermée, je courus et trouvai refuge dans mon premier appartement New-yorkais, c'est-à-dire à la galerie.

Je m'étais rendue compte sur le chemin que je n'avais pas pris mon sac ni d'affaires de rechange, heureusement pour moi, je savais où se trouvait la clé de secours de l'appartement. J'entrai donc et trouvai le lit pour m'y allonger. Je ne pleurais pas, je ne pouvais pas. C'était une question de temps non ? Enfin je n'en savais rien.

J'avais mal oui, sur toutes les filles de New-York il fallait qu'il choisisse Tanya ? Au fond, ça me paraissait bizarre. Mais ils étaient à moitié déshabillés, c'était une preuve non ? Et depuis combien de temps il était là ? Pourquoi il ne m'avait pas appelée ?

J'avais envie d'appeler Alice mais je n'avais même pas mon téléphone sur moi, il était dans mon sac qui lui-même était chez moi. Et de toute façon, Alice devait forcément être occupée avec sa fille, Rosalie était certainement comme toujours à l'hôpital, Emmett et Jasper bah... je n'avais pas envie de parler de ça avec eux et j'étais certaine qu'ils étaient occupés eux aussi.

Bon finalement je pleurai.


Et voilà

Dite moi tout.

a la semaine prochaine.

biz