Calliope glissa un bras autour de la taille d'Arizona en embrassant son front. Elles s'installèrent sur le canapé où elles restèrent enlacées durant de nombreuses minutes, savourant simplement la présence de l'autre. Arizona réfléchissait à la situation en regardant le visage attristé de sa compagne. Elle devait prendre rapidement une décision : rester auprès de celle qu'elle aimait en espérant que George ne tente rien contre Sofia ou jouer la sécurité en rompant ? Elle ferma les yeux quelques instants avant de capturer les lèvres de la Latina.
Arizona: Tu sais que je serai toujours là pour toi Calliope. Quoiqu'il arrive.
Callie: Je sais Arizona...Répondit-elle en serrant davantage sa compagne contre elle. J'ai confiance en toi.
Arizona: Tu es certaine de vouloir prendre le risque de rester avec moi ?
Callie: Bien sûr. George n'a aucune chance d'avoir la garde de Sofia, il ne l'a même pas reconnue...On devait le faire la semaine où il est revenu mais vu ce qu'il s'est passé...
Arizona: Tu penses qu'il va la reconnaître ?
Callie: Je ne l'espère pas...
Arizona: Qu'est ce que tu comptes faire maintenant ?
Callie: Appeler ma mère. Elle est avocate, elle saura quoi faire.
Callie embrassa la belle blonde puis se leva en prenant soin de laisser Sofia dans les bras d'Arizona. Elle partit chercher son téléphone et composa le numéro de sa mère. Lucia fut heureuse d'apprendre que Callie avait enfin avoué ses sentiments à Arizona mais fut néanmois attristée, une nouvelle fois, du comportement de George. Celle-ci lui promit que Sofia ne le lui serait pas retirée et qu'elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que son ex-mari ne leur porte plus préjudice. La jeune mexicaine remercia sa mère avant de retourner dans le salon où la pédiatre l'attendait nerveusement.
Arizona: Alors ?
Callie: Pour elle, George n'a aucune chance d'avoir la garde de Sofia notamment si on prouve qu'il a des problèmes post-traumatiques dû à la guerre.
Arizona: C'est une bonne chose. Sofia ne supporterait pas un éloignement, vous êtes bien trop fusionnelles.
Callie: Ni elle, ni moi d'ailleurs. Elle est toute ma vie...
Arizona: Je sais...Répondit-elle avec attendrissement.
Callie: De toute façon, ma mère prépare déjà le dossier au cas où il irait jusqu'en justice.
Arizona : Ta mère est efficace ! S'exclama-t-elle en souriant légèrement.
Callie: Oui...Et tu ne peux pas savoir à quel point elle était heureuse d'apprendre qu'on était enfin ensemble. Lui confia-t-elle en s'asseyant sur le canapé, un tendre sourire aux lèvres.
Arizona: Elle a l'air de bien m'aimer...Et je me demande bien pourquoi...
Callie enlaça la taille d'Arizona en venant capturer tendrement ses lèvres.
Callie: Tout simplement parce que ma mère sait que tu es parfaite pour moi...Affirma-t-elle en l'embrassant à nouveau. Et comme on dit : Telle mère, telle fille...
Arizona éclata de rire et caressa les cheveux de sa compagne.
Arizona: N'empêche, j'ai réussi à séduire la mère avant la fille...C'est peu commun quand même !
Callie: Tu sais, dès que je t'ai vu je t'ai trouvé magnifique avec tes yeux bleus...J'en avais jamais vu des aussi beaux ! On va dire que j'étais simplement aveuglée par l'amour que je pensais porter pour George.
Arizona: Et bien heureusement que tu as ouvert les yeux, je ne supportais plus de ne pas pouvoir embrasser tes lèvres pulpeuses et te dire combien je t'aimais ! Mais j'étais tellement effrayée à l'idée que je puisse te perdre...
Callie: Moi aussi...
Sofia posa sa main sur le visage de sa mère en riant. Callie se détacha d'Arizona pour prendre sa fille dans ses bras et parsemer sa figure de baisers. Elles passèrent le reste de la journée assises sur le canapé à discuter et jouer avec Sofia, oubliant presque l'altercation qui s'était produite un peu plus tôt dans l'après-midi.
Pendant que Callie préparait le dîner, Arizona s'occupait avec joie de laver la petite fille. En plus de trois mois, la pédiatre s'était énormément attachée à Sofia qu'elle aimait comme si elle était sa propre fille. Elle qui ne voulait pas d'enfant, se surprit à adorer de plus en plus ces moments passés en famille. Arizona rejoignit Callie dans la cuisine avec Sofia qui ne cessait de rire dans ses bras. Elles dînnèrent toutes les trois dans la bonne humeur avant d'aller se coucher dans la chambre d'ami, Callie ne voulant pas dormir dans la chambre où elle avait surpris quelques semaines plus tôt son mari avec une autre femme. L'orthopédiste prit sa compagne dans ses bras en l'embrassant avec amour.
Callie: Je suis tellement heureuse de t'avoir rencontrée...
Arizona: Moi aussi...Je t'aime Calliope. Murmura-t-elle en se noyant dans le regard de la belle mexicaine.
Callie: Je t'aime aussi. Répondit-elle en l'embrassant langoureusement.
Arizona posa sa tête sur la poitrine de sa conjointe en glissant ses bras autour de sa taille. Callie caressa ses cheveux et finit par s'endormir, épuisée. Le lendemain, Callie et Arizona se rendirent à l'hôpital en prenant chacune leur voiture. En effet, Arizona ne souhaitait pas que les gens commencent à se poser des questions en les voyant arriver ensemble dès leur première journée de reprise. Callie fut déçue mais prit cependant sur elle pour le lui cacher car elle savait que cette situation n'était pas simple pour elle.
Arrivée au Seattle Grace Mercy West Hospital, Calliope déposa Sofia à la crèche avant de se rendre aux vestiaires se mettre en tenue de chirurgienne et de prendre son service. Dans la matinée, alors que Callie était en pleine intervention, George pénétra dans l'enceinte de l'hôpital pour aller discrètement à la crèche.
Auxiliaire de puériculture: Bonjour, Monsieur. Que puis-je faire pour vous ?
George: Je suis venu récupérer ma fille, Sofia Torres O'Malley.
Auxiliaire de puériculture: Je suis désolée mais sa mère a bien dit que c'était elle qui viendrait la chercher.
George: Elle s'est trompée...Mentit-il en lui souriant. J'ai fini mon travail plus tôt aujourd'hui, elle a dû oublier !
Auxiliaire de puériculture: Je peux voir votre carte d'identité s'il vous plait ?
George sortit sa carte de son portefeuille puis la lui montra. En voyant qu'il disait vrai, l'auxiliaire l'autorisa à aller chercher Sofia qui dormait paisiblement. Il prit le couffin où était installée la petite, signa la décharge et quitta l'établissement, un sourire satisfait aux lèvres.
