Bonjour à vous tous !

Avant tout, une BONNE ANNEE 2017 à vous tous et toutes! Plein de bonnes choses pour vous et si vous avez pris des résolutions croisons les doigts pour que vous les teniez.

Maintenant, je vous ai un peu abandonné durant ces deux semaines et j'en suis désolé. J'avais prévu de poster une ou deux fois durant ces vacances de fin d'année et au final, j'ai été tellement prise que je n'ai pas eu le temps de terminer ce chapitre, que je vais poster à l'instant d'ailleurs.
Quoi qu'il en soit, ne m'en tenait pas rigueur s'il vous plait, c'est promis je vous gâterais par la suite! J'ai mis tout mon petit cœur dans ce chapitre donc j'espère qu'il vous plaira!

Bonne Lecture.


Chapitre 19.


On est mardi et si je rentre chez moi sans encombre, c'est dérangeant.
Depuis vendredi dernier, Kidd ne m'embête plus, ne me parle plus, ne vient même plus me voir. Je devrais me réjouir de cette chose mais comme je lui ai dit, je l'aime.
J'ai avoué cette chose et peut-être que je n'aurais jamais dû le faire. Autant à moi-même qu'à lui parce que je l'ai fait fuir et que j'vais devoir vivre avec ça. Je devrais très certainement l'oublier rapidement, oublier ce que je ressens pour lui mais quand j'me dis ça, ça fait vraiment mal.
Comment je pourrais oublier ce que je ressens alors que je viens de me l'avouer !? Comment je pourrais tirer un trait sur ce que je viens de découvrir !?
Ce stupide rouge, tout est de sa faute. J'le savais pourtant, j'le savais que ces mots n'étaient pas pour lui mais, j'ai pas eu le temps de retenir ma bouche qu'elle avait déjà tout dit.
Est-ce que je suis un idiot ?!
Est-ce que je devrais aller le voir pour comprendre ?!
Est-ce que je pourrais aller à sa rencontre ?! J'ai jamais fait ça –presque jamais- et là, ça fait peur.

Sortant du métro, je tire légèrement sur mon sac et grimpant pour retrouver la surface, je me dirige vers mon appartement.
J'aurais peut-être le temps de le rencontrer demain. Ou alors, je pourrais lui envoyer un mail –mail qu'il m'a donné sans que je ne m'en rende compte, en volant mon cellulaire-.
Je pourrais tout aussi bien l'appeler mais, je ne saurais pas quoi lui dire donc, je m'abstiens et…, non en vrai j'aimerais juste qu'on me dise quoi faire.
Je ne peux pas aller à sa rencontre. Qu'est-ce que cela signifierais autrement !? Quel message cela renverrait !?
De mes doigts, je resserre les lanières de mon sac et continuant de froncer les sourcils à la recherche d'une solution, je ne fais pas attention à mes pas. De toute façon, je connais la route par cœur. Je sais où marcher, quoi éviter et où tourner.
Si seulement je pouvais connaitre la meilleure marche à suivre avec autant de facilité concernant ce rouge… .

La nuit tombe tranquillement, elle, elle n'a rien à penser et je l'envie.
Normalement, je ne devrais penser qu'à mes études, qu'à mes examens qui arrivent mais au lieu de ça, je ne pense qu'à ce crétin de géant.
Traversant la petite cour que je partage avec tous les autres locataires de l'immeuble, j'atteins rapidement l'escalier et le grimpant, j'ai hâte de retrouver mon petit chez moi. Hâte de pouvoir prendre une douche, de pouvoir manger et de me reposer l'esprit.
Dès que j'aurais franchi la porte de mon appartement, je me promets de ne plus penser une seule seconde à Eustass Kidd. Après tout, c'est pas comme si…, rien, j'allais dire une chose erronée.
Déverrouillant la porte, je lâche mon sac, retire mes chaussures et ma veste puis, entrant sans bruit, j'allume les lumières et épie la grande pièce.
Je ne sais pas si je mange en premier ou si je rejoins la salle d'eau. J'hésite, les deux me tentent bien mais, oh mon estomac choisit pour moi apparemment ! Ça sera les fourneaux !

Mon repas se fait vite –comme souvent- puisque c'est une chose toute préparé que j'enfourne dans le micro-onde et attendant quelques minutes, la sonnerie se fait et les baguettes en main, je déguste.
C'est ni bon ni mauvais, c'est juste de la nourriture.
Généralement et quand j'ai le temps, je fais mes repas moi-même mais là, je veux juste aller dormir donc, ce plat est suffisant.
Un quart d'heure plus tard, j'entre dans la salle de bain après avoir récupéré des vêtements propres et me déshabillant, j'écoute la douche couler. Ça a pour effet de me détendre et j'aime beaucoup.
Bref, trempé jusqu'aux os en un rien de temps, je reste sous ce pommeau pendant près de 20 minutes et si de la fumée s'échappe de la cabine c'est normal.
Par la suite, je me sèche, enfile mon boxer ainsi que mon pantalon et laissant l'essuie sur mes épaules, j'attrape mon t-shirt et sort de là sécher mes cheveux tout en marchant.
Au même instant mon cellulaire vibre et l'attrapant, je remarque un mail de Law. M'essayant dans le canapé, je délaisse mes mèches sombres et si des gouttes en tombent, ma porte me fait saisir.
Passant mon chandail, je lâche ce que j'ai dans les mains et accrochant la planche de bois, je saisis.

_ Sors avec moi.

_ Euh… …tu-

Ma réplique n'est pas très développé mais, je suis surpris –et encore le mot faible-.
Là, sur mon palier, ce géant rouge. Il a l'air sérieux, beaucoup trop et ses mots m'ont pris de court. Continuant d'accrocher ma planche de bois, je le regarde comme un idiot et lui ne bouge pas.
Je ne comprends pas ce qu'il fait ici.
Regardant autour de lui, il fait nuit noire et il n'y a pas un bruit. Pas un seul et son regard framboise me transperce. Je ne comprends pas ce qu'il dit.

_ C'est non ? Me demande-t-il.

Il n'a plus de sourire –n'en n'a pas depuis qu'il est devant moi-. Un visage sérieux et presque concentré je dirais. Il n'est pas comme d'habitude et je sais pas quoi faire.
Normalement, il est censé dire ce genre de chose avec humour et fourberie. Il n'est pas censé être là, devant ma porte à demander un truc comme ça. Il ne peut pas. Ça ne lui ressemble pas.
Pis, pourquoi sa voix m'fait mal au cœur ? Pourquoi j'ose pas dire que c'est non…, parce que ça ne peut pas être non, pas vrai ?!
Est-il nerveux ?! Est-ce qu'il doute au moins ?! Il est assuré pour cette question ou juste faussement sérieux pour se moquer de moi par la suite ?!
J'en sais rien. J'sais pas s'il veut une nouvelle fois jouer. J'sais pas s'il est là pour me blesser. Pis, quelle idée de venir à cette heure-ci, c'est quoi son problème !?

_ Sors avec moi.

Il y a une goutte de transpiration sur sa tempe. Il est nerveux. J'crois pas l'avoir déjà vu ainsi puisque quand il est avec moi, il respire l'assurance et la confiance.
Il doute que je dise oui !? Il pense que je peux sérieusement le rejeter ?! Il croit encore que ses filets ne sont pas assez serrés autour de moi !?
Il est bête. …Vraiment stupide. Un géant crétin.

_ Sors av-

_ C'est bon j'ai compris. …Entre.

Mes doigts agrippent sa veste pour lui montrer le chemin même s'il n'en n'a pas besoin et je crois qu'il est surpris de ma réponse –certainement à moitié dévoilé-.
Je crois qu'il ne se rend pas bien compte mais le truc c'est que…, ce que j'ai dit sur un coup de tête n'était pas fait pour le faire réfléchir. J'voulais juste l'éloigner de moi. J'pensais qu'il aurait pris peur et qu'il aurait disparu.
Je sais, je me contredis mais quand il est là, je ne pense plus droit. J'me demande d'ailleurs si j'ai déjà pensé droit quand il s'agissait de lui. Après tout, qui a déjà pu lui dire qu'il l'aimait comme il était !? Avec tous ses défauts ?! Celui ou celle qui a déjà osé doit certainement être aussi stupide que moi.
Je le ramène jusqu'au salon, continue de le fixer et s'il reste au milieu de la pièce, j'ai le cœur en morceau.
Je sais pas comment expliquer ça autrement…, je n'ai pas mal seulement, c'est étrange. Il est là et pourtant, il ne fait rien d'autre que de me fixer comme si j'avais la faculté de le comprendre.

_ Eustass-san je-

_ Si tu m'as fait entrer ici, ça veut dire que c'est oui !? Me questionne-t-il inlassablement.

Mes yeux regardent ailleurs durant des secondes, je n'aime pas ses questions ce soir –ou pas-. Allez, il faut que je réponde. Il faut que je fasse quelque chose, j'peux pas juste attendre qu'il continue.
A un moment, il va s'énerver et… non, il faut que je continue ce que j'ai commencé.
C'est d'ma faute s'il est là pis, il a l'intention de répondre à mes attentes cachées. C'est à mon tour de parler. D'agir.
Mh, je préfère agir parce que de simples mots ne seront pas suffisants alors je m'approche de lui, attrape son sweat –tire dessus- pour qu'il se penche et l'embrasse.
Sans pression, sans rien d'autre qu'un bouche à bouche et si je le fixe dans ce baiser, c'est pour qu'il sache que moi aussi, je suis sérieux.

_ C'est d'accord Eustass-san. Je veux bien sor-

Ma tête se fait happer par une main et ma bouche emportée dans une danse mouvementée.
Il ne m'écoute pas jusqu'au bout –j'en ai l'habitude mais c'est énervant- pis et accrochant son vêtement, je le laisse faire. …Il embrasse bien même s'il en veut toujours trop.
Ma nuque entre ses doigts, il cramponne mes mèches sombres encore humides pis, il nous fait tomber dans ce canapé derrière lui.
Je le surplombe –étant sur ses cuisses- et son autre main vient marquer ma taille –passe sous mon t-shirt-. Je frissonne et préférant que cela ne cesse pas, j'entoure sa nuque de mes bras et me redresse un peu.
En appui sur mes genoux, je suis son baiser et ce rouge –lui- m'appuie contre son torse. Il fait chaud, atrocement chaud mais ça me va pis je frisonne. Je frisonne vraiment de ses mains qui me caressent le dos et de sa bouche qui mange la mienne. Puis, je sens ses doigts entourer mon visage, l'attraper et il me fixe. …C'est gênant. Son regard framboise intimide et je sais pas quoi faire alors mon cœur tambourine.

_ J'ai faim Usagi.

Je gonfle les joues de ce que j'entends, fronce les sourcils étrangement puis soupir de cette phrase pour finir par sourire. Ce n'est qu'un crétin !
Je le repousse sur le dossier, frappe son torse et fini par descendre de ses cuisses. Je ne sais pas s'il est sérieux ou non mais, je le vois s'étirer et me suivre. Pourquoi !? Aucune idée mais bon, j'lui dis de rester là où il est, que je n'ai pas besoin de lui et je suis étonné parce qu'il m'écoute.
Rejoignant ma cuisine, j'essaie de trouver une chose à faire pis une fois trouvé, je me mets à la tâche. Je scrute l'endroit où ce rouge est, puis remarque qu'il fait la même chose de son côté –c'est-à-dire me fixer- aussitôt vu, je fais un demi-tour et je l'entends rire. Il m'énerve !
Ne me préoccupant plus de lui, je débute la cuisine, fait bouillir de l'eau et m'emploi à lui faire une assiette dont il se rappellera. Bon je sais, il va critiquer –trouver à redire- mais j'aurais surement quelque chose à lui répondre et au pire, je le virerais de chez moi.

Une demi-heure passe facilement, le plat est chaud, prêt à être mangé et assez fier de moi, je quitte la pièce pour réveiller ce carmin qui n'a étrangement pas parlé ou répliqué une seule fois.
Contournant ce petit bar qui sépare le salon de la cuisine, j'attrape le canapé et si je m'apprête à l'emmerder, je m'abstiens. …Il dort réellement !
Sans rire, il est vraiment occupé de squatter mon canapé et de dormir. Je m'approche sans faire de bruit, continue de l'épier et… est-ce que je dois le réveiller ou non !? Pour une fois qu'il ne crie pas pour rien j'hésite… .
A genoux au sol, j'examine son visage, écoute sa respiration calme et remarque surement de légères cernes sous ses yeux et une tête qui a besoin de sommeil. Ouais mais, est-ce que je serais capable de le laisser là toute la nuit !? Il pourrait très bien m'étriper pour ça, non !? Ou me dire un truc du genre « tu crois que j'avais envie d'rester là toute la soirée ? J'ai des choses à faire moi. »
Pesant le pour et le contre, par inattention je range l'une de ses longues mèches vermeil derrière son oreille et si je le vois tomber dans un sommeil plus profond, je le couvre d'une plaide.
Si demain il me hurle dessus, je le tabasse ce géant rouge mais avant je lui dirais qu'il est mignon quand il dort comme ça, il aura une occasion –et une raison- de crier. Pis…, il n'avait qu'à pas débarquer ici s'il était autant fatigué !

.


A suivre...,

Alors alors? Est-ce que j'ai réussi à me faire pardonner ou non? Je l'espère en tout cas -à minimum ^-^-
En tout cas, j'aime beaucoup ce chapitre et le faire du point de vue de Penguin m'a bien plu. Nous sommes maintenant reparti pour des posts réguliers, plus de pause imprévus jusqu'à la fin qui ne devrait pas tarder d'après-moi.

Je vous embrasse! Et sinon, vous avez passé de bonnes fêtes de fin d'année? Le papa noel vous a gâté? Moi oui :)