Bonjour à vous,

Voici le chapitre de cette semaine ; en vous souhaitant des bonnes fêtes. Bonne lecture

Rar : Leannafunnygirl : Hey, merci pour la review. les choses vont finir par évoluer ne t'inquiète pas. Je te souhaite de bonnes fêtes et une bonne lecture

Kilylou : salut, merci pour la review. Ha l'orgueil, le pire pêché capital ! Hermione va-t-elle pouvoir passer au dessus ? Bonne lecture et bonnes fêtes


Chapitre 21

Seulement un week-end

Luke regardait les vagues qui s'approchaient de plus en plus de lui. Assis sur le sable, il était silencieux au grand désespoir d'Eirik qui n'arrivait pas à lui tirer un seul mot. Le seul avec qui l'enfant semblait vouloir discuter était Joker qui s'amusait à s'enfouir dans le sable et à en ressortir.

Ginny était partie faire des achats et lui avait laissé l'enfant. Cependant, alors qu'Eirik s'était imaginé s'amuser comme un fou avec, il avait été déçu que le garçon ne vienne pas le voir, ne serait-ce que pour faire un tour de balai. En réalité, depuis que Ginny était partie, l'enfant n'avait pas quitté la plage et n'avait envie de rien. Désemparé, le joueur avait été s'installer sur la terrasse de la maison, buvant un verre tout en le surveillant.

« Ce gamin est déroutant »

Le chalet avait été construit à une trentaine de kilomètres de Narvik, juste en bord de l'océan arctique et une partie de la plage avait été vendue avec. Le lieu était isolé et protégé par divers sorts de « repousse moldus » ou bien le sort de « Fidelitas » dont Ginny était gardienne du secret. Cette dernière y avait fait faire une très belle maison, imaginée avec les garçons ils n'auraient jamais pensé que ce serait si beau. Une fois les grilles passées, un chemin de pierre dirigeait vers la porte d'entrée et tout autour, un jardin aux mille et une plantes se répandait à perte de vue. Une colonnade de huit piliers en bois sculpté surplombé d'un chapiteau représentant des feuilles de laurier ainsi que deux écureuils se dessinait sur le perron. Le chalet était construit en chêne, merisier, noyer et châtaigné et ce mélange de différents bois donnait différentes nuances aux couleurs de la maison.

A l'intérieur, le chalet se découpait en deux parties la première sur droite regroupait les parties communes ainsi qu'une mezzanine et la seconde à gauche, qui, elle appartenait uniquement au domaine privé. La décoration était légère, marquée par les couleurs rouge et or. Une cheminée en marbre se distinguait du mur au-dessus de laquelle une télévision moldue était accrochée. Des meubles tout en bois se répandaient dans les pièces ainsi qu'un bar, un canapé en cuir et de grandes bibliothèques vitrées. Une cuisine aménagée était dans le fond de la pièce et la mezzanine servait de couchage et de salle d'exposition des nombreuses récompenses de la joueuse.

De l'autre côté du chalet, Ginny avait voulu trois chambres, la sienne était grande avec un grand lit deux places et tout le confort moderne. La pièce disposait aussi d'une salle de bain privée et d'un bureau. Les deux autres étaient plus petites avec néanmoins beaucoup d'équipements servant principalement à Eirik et Kjell lorsqu'ils dormaient chez elle. Une salle de bain faisait la jonction entre les deux chambres et une salle de jeux avait été installée dans l'espace restant.

Enfin, derrière la maison, une terrasse ouverte ainsi qu'une véranda permettaient de profiter de la vue qui était devant eux peu importe la météo.

- Y'a quelqu'un ? demanda Ginny en pénétrant dans sa maison qui paraissait bien silencieuse.

- Je suis là, sur la terrasse.

La rousse se dirigea dans la direction et s'approcha de son ami.

- Merci de l'avoir gardé. Il n'a pas été trop embêtant ?

- Tu rigoles ! Il n'a rien dit de la matinée, t'es sûre qu'il parle ?

- Il est assez renfermé depuis quelques jours et je ne sais pas pourquoi, avoua-t-elle. Il était heureux au début mais je pense qu'Hermione lui manque. Quoi que je fasse, je n'étais pas là avant, je n'étais pas là quand il était petit.

Ginny avait dit ça avec une amertume dans sa voix. Elle aurait tellement voulu que cela se passe plus simplement, qu'Hermione lui dise qu'elle avait besoin d'elle, mais non, son ancienne amante avait été claire, elles ne se voyaient que pour Luke.

- Tu veux quelque chose à boire ? Finit-elle par demander voyant le verre vide ; chassant au même moment ses pensées tristes.

- Je veux bien si t'as quelque chose de frais, j'ai chaud moi, le soleil cogne depuis tout à l'heure.

- Je t'apporte ça ! répondit-elle avant de se tourner vers son garçon. Luke, est-ce que tu veux quelque chose à boire ?

L'enfant s'était retourné en entendant la voix de sa mère. Abandonnant son jeu avec Joker, il vint la voir et s'accrocha à elle. Déstabilisée, la jeune maman le prit à bras et remarqua qu'il pleurait. Ne sachant pas quoi faire, elle lança un regard désespéré à Eirik.

- Ça ne va pas mon bonhomme ? Demanda le joueur avec délicatesse.

L'enfant renifla et s'enfonça dans l'épaule de sa mère. Les deux adultes se regardaient impuissants. Finalement, la rousse emmena le petit garçon dans son lit. Une fois allongée, elle lui caressa le front.

- Mon chéri, raconte-moi ! qu'est-ce qu'il se passe ?

- Je… Je… je veux voir maman !

- Je sais mon lapin mais tu es en vacances avec moi pendant encore une semaine.

- Mais pourquoi maman elle peut pas venir ?

Ginny ne savait pas quoi répondre, elle ne voulait pas lui dire la vérité mais lui mentir n'était pas la solution non plus. Pourtant, une idée surgit, elle pourrait demander à Hermione de passer, après tout, c'était pour Luke. Elle savait que la prérentrée demandait beaucoup de travail mais la jeune femme pourrait venir au moins ce week-end. Elle se promit de lui écrire dans la journée.

Hermione était avec Minerva en train d'éplucher les comptes. Après le départ à la retraite du professeur Flitwick, la directrice avait demandé à la jeune femme de le remplacer à la tâche de directrice adjointe. Cependant, la brune avait refusé dans un premier temps, relatant la surcharge de travail qui prendrait évidement du temps sur son temps avec Luke mais Minerva avait su se montrer très convaincante en avançant que puisque Ginny assumait maintenant parfaitement son rôle et assurerait la garde alternée, elle aurait plus de temps à consacrer à son nouveau poste. Après quelques négociations, Hermione avait fini par céder.

Penchées sur leurs livrets, les deux femmes sursautèrent lorsqu'un hibou frappa à la vitre du bureau directorial. D'un coup de baguette, la fenêtre s'ouvrit et le volatile vint déposer la lettre devant la directrice adjointe. Stoppant net ce qu'elle était en train de faire, la brune détailla l'enveloppe : une lettre de Ginny. Son cerveau se mit à tourner à mille à l'heure, et s'il était arrivé quelque chose à Luke ? Elle ne se le pardonnerait jamais de ne pas avoir été avec lui.

Sentant une main se poser sur son poignet, elle inspira profondément dans la panique, elle en avait oublié de respirer.

- Doucement Hermione, respire ! Ce n'est surement rien de grave, ouvre là.

La jeune femme acquiesça et décacheta l'enveloppe.

Hermione,

Ne panique pas, il n'y a rien de grave. Je veux juste t'inviter à passer le week-end chez moi pour que Luke profite un peu de nous avoir toutes les deux. J'ai compris ce que tu m'as dit la dernière fois et sache que je respecte ton choix. Mon offre est valable quand tu veux, tu n'auras qu'à m'envoyer un hibou pour me donner ta réponse et je t'enverrais un portoloin.

Ps : Tu lui manques beaucoup.

Gin

Hermione ne savait pas s'il fallait accepter ou refuser. D'un côté, elle avait envie de revoir son fils. La maison était vide sans lui. Cependant, d'un autre côté, elle se demandait si c'était une bonne idée. Son attirance pour la rousse était plus forte que jamais et il lui avait fallu une volonté de titan pour combattre cette envie de l'embrasser quand la jeune femme lui avait dit au revoir.

Minerva regardait les expressions passer sur le visage de sa fille et elle devinait aisément ses questionnements.

- Prends le temps Hermione et ne lui tiens pas rigueur de ses erreurs, tu en as commis aussi. La directrice avait dit ça calmement pour ne pas la brusquer.

Cependant, alors que l'animagus s'attendait à un rejet de la part de la brune, elle fut étonnée de la réponse.

- Tu as raison… Mais y a trop longtemps que je l'attends.

- Que vas-tu faire ?

- Je vais les rejoindre, au moins un week-end, si tu veux bien que je m'absente, bien sûr !?

Les deux femmes sourirent mais pas pour la même raison alors que Minerva se disait que ce n'était pas trop tôt, Hermione, elle, pensait essentiellement à son fils qui serait surement heureux d'avoir ses deux mamans pour lui tout seul.

- Entre Drago ! S'exclama-t-elle en voyant le blond derrière la porte.

Le jeune homme détaillait son interlocutrice de la tête au pied avec un sourire qui en disait long.

- Tu veux que je t'aide peut-être ?

- Non, non, c'est bon, j'ai pas envie de me faire arracher les yeux par ta femme, dit-il dans un éclat de rire. Par contre, vous aurais-je interrompu ?

Le sourire d'Alexia lui servit de réponse. Passant à ses côté, il entra dans le salon et s'installa sur le fauteuil en cuir qui bordait la cheminée.

- Si tu permets, je vais prendre le temps de … m'habiller !

Le blond ne prêta pas attention à ce qu'elle lui disait il réfléchissait à la demande qu'il avait reçue. Un grand laboratoire américain l'avait contacté pour lui parler de la potion de grossesse ou potion « Fertilitas » qu'il avait fini de mettre au point avec Severus. L'investisseur proposait une somme exorbitante pour obtenir le brevet de cette invention sachant que les créateurs auraient toujours leur nom associé et cinq pourcent chacun sur le bénéfice des ventes. La proposition était vraiment alléchante mais il ne pouvait pas prendre la décision tout seul, il en parlerait avec Severus dès qu'il le verrait.

- Excuse nous Drago, nous étions… occupées.

- Y'a pas de mal Pansy, comment vas-tu depuis hier?

- Mise à part la merveilleuse gueule de bois qui me vrille les tympans, ça va ! Et toi ? Chaud comme t'étais hier soir je me demande bien qui a fait les frais de tes envies ? Il me semble avoir aperçu la tignasse brune et la silhouette du Héros National hier, mais je me trompe sûrement.

Drago était devenu tout rouge en effet, il avait passé la nuit avec Potter mais, quand ils s'étaient réveillés ce matin, les deux hommes avaient conclu à une erreur de parcours avant que chacun ne retourne à ses activités.

- Oui… bon bref… alors tu m'as fait venir pour quoi ?

Alexia revint dans la salle avant que sa fiancée ne puisse ajouter quelque chose. S'observant les deux jeunes femmes donnaient l'impression de se parler sans qu'aucun mot ne sorte de leur bouche.

- Bon, alors, vous allez me dire ce qu'il y a ou pas ?

Alexia finit par se tourner vers lui et lui annonça la couleur d'une voix claire.

- On veut un enfant.

Drago qui avait porté son verre à ses lèvres, s'étouffa avec sa gorgée.

- Kheu..Kheu..Humhum… vous pouvez répéter ?

- Avec Alexia, on s'est dit que ce serait bien de poursuivre notre vie de couple avec un enfant. On se marie dans un mois et l'arrivée d'un enfant serait... je sais pas, on en a envie et puis… on pense que c'est le bon moment.

Les futures mariées fixaient le blond en attente de sa réaction. Ce dernier tournait les choses dans un sens et dans l'autre mais c'était comme si les mots n'avaient aucun sens. Néanmoins, une lueur jaillit dans son esprit.

- Vous voulez de moi comme donneur ?

Un silence accueillit sa question et Pansy et Alexia le regardaient comme s'il avait dit la plus grosse connerie de toute sa vie.

Un éclair de compréhension passa dans son regard et les trois jeunes ne purent retenir un fou rire. En effet, c'était la plus grosse connerie qu'il avait dit de toute sa vie lui, l'inventeur de la potion de grossesse, n'avait pas réalisé l'ampleur de sa bêtise.

Une fois calmé, il se tourna vers les jeunes femmes.

- Vous voulez que je vous fasse une potion « Fertilitas », c'est bien ça ?

- Oui, on aimerait le faire rapidement mais en fait, si on t'a fait venir, c'est surtout pour en savoir un peu plus sur les effets, les réussites, les échecs… enfin, tu vois quoi ?

- Très bien, qui portera l'enfant ?

Hermione balançait les affaires de manière aléatoire dans le grand sac de voyage ne sachant pas trop quoi emmener. Ici, en Angleterre, c'était l'été, mais à quoi pouvait bien ressembler l'été là-bas ? Et puis, elle n'y restait que deux jours. Ginny lui avait envoyé un portoloin qui s'activerait le soir même à dix-neuf heures, or il était déjà bientôt cinq heure et elle n'arrivait pas à conclure sa valise. De plus, elle avait dû courir à travers les magasins pour apporter quelque chose à son hôtesse car elle ne pouvait pas arriver les mains vides. Résultat, elle allait être en retard.

S'asseyant sur son lit, elle essaya de faire descendre sa nervosité avec peine. Lorsqu'elle serait là-bas, elle sera face à Ginny, dans un environnement qui ne sera pas le sien et tout cela l'angoissait. Alors qu'elle était penchée sur ses états d'âme, elle n'entendit pas la porte de ses appartements s'ouvrir.

Comme la porte n'avait pas été fermée, Harry avait pénétré chez sa meilleure amie et la cherchait à présent dans le salon.

- Hermione ? T'es là ?

- Dans la chambre.

Le jeune homme se dirigea vers l'endroit et s'arrêta quand il vit la valise sur le lit.

- Tu pars ? Mais, la rentrée… ?

- Ne t'inquiète pas, je pars pour le week-end.

La jeune femme était contente de voir son ami. Harry avait changé depuis quelques temps, elle ne savait pas pourquoi mais elle avait remarqué ce changement il y a deux-trois jours lorsqu'ils avaient abordé le sujet de Ginny. Ils en avaient discuté et l'auror n'avait plus aucune rancœur envers son ex.

Ils discutèrent un bon moment et Hermione lui parla de ses doutes mais son ami avait été très convaincant. L'heure du départ approchait et la directrice-adjointe tenait sa valise dans sa main droite alors que la gauche serrait le vif d'or qui servait de portoloin.

- Dis-lui bonjour de ma part.

- Je n'y manquerais pas.

- Dis-lui aussi qu'elle a bien joué pendant la coupe du monde et que j'aimerais dîner… « Plof ». Hermione avait disparu. …avec elle.

Le voyage en portoloin ne dura que quelques minutes et la brune atterrit dans une salle où Ginny l'attendait. Les murs étaient blancs et de grandes baies vitrées donnaient sur de nombreuses plateformes occupées par des avions.

Elles se sourirent et Ginny vint la prendre dans ses bras ce contact électrisa les deux femmes.

- Je suis contente que tu sois là. Bienvenue en Norvège !


J'espère que ce chapitre vous a plu. On se retrouve la semaine prochaine.

Sol