Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre vingt : Mes amis
« Je ne sais pas pourquoi ce sont croisés nos chemins
C'est parce que c'était vous, c'est parce que c'était moi
Il faut pas chercher plus loin
J'étais tout seul et paumé dans ma vie (…)
Et puis(…) j'ai été trois et j'ai plus jamais eu froid »
Michel Fugain (chansons pour mes amis)
- « Est-ce que tu veux bien poser ça s'il te plait Sirius ! Ce n'est pas un jouet »
Océane soupira. Elle n'était pas sure qu'avoir emmener Sirius était une si bonne idée que ça finalement. Assise sur une chaise, elle regardait le jeune homme qui lui visitait la pièce comme s'il venait de découvrir un nouveau monde.
- « Et ça à quoi tu crois que ça peut bien servir ? » demanda-t-il en brandissant avec amusement un objet en ferraille qui brillait sous la lumière blafarde du cabinet de gynécomagie.
- « C'est un instrument qui sert à vérifier que tout va bien dans l'utérus lorsque l'on pose des stérilets magiques » répondit calmement le docteur Maat en entrant dans la pièce.
Sirius s'immobilisa immédiatement, fixa la gynécomage en virant automatiquement au rouge et posa l'instrument en bredouillant quelques vagues excuses, ce qui fit sourire les deux femmes.
- « Excusez moi de mon retard » lança alors la gynécomage d'un air amusé « Mais un médecin de Ste Mangouste me demandait par cheminée »
- « Je vous en prie » répondit Océane tandis que Sirius qui s'était rassis à ses côtés semblait contempler avec admiration le rebord du bureau.
- « Je vois que vous avez emmené le futur papa avec vous ? » lança la gynécomage
- « Oui, mais je crois qu'il aurait mieux fait de rester chez nous ! » gronda gentiment la jeune femme en prenant la main de son amoureux dans la sienne.
La gynécomage se mit alors à sourire.
- « C'est plutôt bon signe qu'il soit curieux. Il s'intéresse à votre grossesse. Je vois tellement souvent des jeunes femmes qui viennent seule parce que leur compagnon se désintéresse totalement de leur futur enfant »
- « Comment ne pourrais-je pas me passionner par ce petit bout de vie ? » lança alors Sirius en posant sa main sur le ventre légèrement rebondi de Océane.
La gynécomage le regarda un moment en souriant puis installa rapidement le lit sur lequel elle effectuait ses consultations.
- « Je vous en prie mademoiselle, installez vous ici »
Océane se leva et alla s'allonger, couvé du regard par un Sirius plus attentif que jamais.
- « Vous avez déjà eu une imagerie magique de l'enfant ? » demanda la gynécomage en plaçant au dessus du ventre dénudé de la jeune femme une grande plaque en ferraille.
- « Oui, mais c'était au milieu du deuxième mois et on ne voyait pas grand-chose. Mais j'avais eu de fortes émotions et fait un malaise. Un gynécomage de Ste Mangouste m'avait recommandé d'en faire une pour s'assurer que tout allait bien » répondit la jeune femme
- « Je vois » se contenta d'acquiescer le docteur « Je vais maintenant vous demander de fermer les yeux, vous aussi monsieur »
Océane s'exécuta aussitôt. Elle vit alors à travers ses paupières close qu'il y avait une un bref éclair très éblouissant.
- « C'est terminé, vous pouvez ouvrir les yeux » annonça la gynécomage.
Elle ôta la plaque de ferraille et jeta sur elle plusieurs sorts avant de l'enfermer dans une sorte de caisson opaque.
- « Il faut attendre un petit moment. En attendant je vais m'assurer que tout va bien »
Elle posa alors ses mains froides sur le ventre d'Océane. La jeune femme ne put s'empêcher de frémir. La gynécomage palpait son ventre avec des gestes précis. Elle semblait satisfaite car un léger sourire naquit sur ses lèvres.
- « On dirait que tout va bien. »
La gynécomage sortit alors sa baguette et fit apparaître au dessus de la jeune femme une sorte de boule argentée parcourut de taches sombres qu'elle observa attentivement. Elle jeta ensuite à la boule une série de sort et continua à observer scrupuleusement le mouvement lent des sombres tâches. Puis d'un petit geste, elle fit disparaître l'apparition et prit une chaise.
- « Votre bébé est en parfaite santé. Ce sera un enfant solide » lança la gynécomage
- « Tant mieux » répondit Océane en posant sa main sur son ventre tandis que Sirius souriait largement
- « Il faudra tout de même faire attention, il a déjà une bonne taille et je voudrais être sur qu'une fois qu'il sera à terme, vous n'aurez aucune difficulté à le mettre au monde par voie basse. Vos hanches et votre bassin me semble un peu étroit »
- « C'est grave ? » demanda Océane
- « Absolument pas. Si la taille du bébé est raisonnable, vous utiliserons une potion d'élargissement pour votre bassin, sinon, il nous reste toujours la possibilité d'une césarienne. Mais il est encore trop tôt pour s'inquiéter de tout ça. Il sera largement temps de nous en inquiéter d'ici quelques mois »
Océane hocha la tête d'un air à la fois entendu et rassuré. Sirius quand à lui semblait totalement hypnotisé par le ventre toujours dénudé de la jeune femme qui s'élevait doucement au rythme de ses respirations. Soudain un petit tintement se fit entendre. La gynécomage se leva et se rendit jusqu'au caisson opaque. Elle en sortit la plaque de métal et la posa sur un drôle d'appareil.
- « Vous devriez venir près de votre femme, monsieur, vous verrez mieux » lança le docteur Maat en jetant un sort à l'appareil qui se mit à projeter des images sur le mur blanc qui lui faisait face.
Océane vit alors apparaître, en image géante, l'écographie de son bébé. Sirius s'était dépêché de s'installer près d'elle et regardait le mur avec des yeux ronds. Océane se redressa et plaqua ses deux mains sur sa bouche. Il était là, c'était leur enfant qu'elle voyait sur ce mur. Sirius glissa une main autour de ses épaules et la serra contre lui. Il déposa un baiser sur son front. Il fixait l'image qui bougeait faiblement avec un grand sourire.
- « Votre bébé est là » expliqua la gynécomage en pointant du doigt l'enfant. « Là vous avez sa tête et ici se sont ses jambes »
- « On peut déjà savoir si c'est un garçon ou une fille ? » demanda Sirius
- « Pas encore » répondit la gynécomage en souriant tandis que Océane glissait un « je te l'avais déjà dit » à l'oreille. « Par contre… »
Elle s'approcha de l'engin et donna une petite tape sur le côté. Un « boum boum » sourd de fit alors entendre dans la pièce.
- « Se sont les battements de son cœur. Ils sont tout à fait normaux »
Océane en avait les larmes aux yeux. Elle entendait les battements du cœur de leur enfant. Elle ne se souvenait pas avoir entendu quelque chose d'aussi émouvant de toute sa vie. Elle sentait que Sirius la pressait un peu plus contre lui et elle cala sa tête contre son épaule sans rien dire. Il restèrent encore un moment à observer l'image puis la gynécomage la fit disparaître. Elle effectua une série de sort sur l'engin et bientôt une sorte de petite photo apparut.
- « Voilà, c'est pour vous » lança-t-elle en souriant tout en tendant l'image à Sirius tandis que Océane se rhabillait.
Elle revint s'asseoir avec Sirius en face du bureau de la gynécomage.
- « Vous entrez maintenant dans votre second trimestre de grossesse. Votre état va se faire de plus en plus voir. Vos nausées se sont arrêtées ? »
- « Enfin oui, il était temps » soupira Océane
- « Parfait. Vous risquez maintenant de ressentir de temps en temps quelques douleurs musculaires ou ligamentaires. C'est tout a fait normal, mais si cela vous fait trop souffrir, n'hésitez pas à revenir me voir »
- « Bien docteur »
Le docteur Maat les regarda alors tour à tour en souriant.
- « C'est généralement le moment de la grossesse que les futurs papas préfèrent » lança-t-elle
Océane la regarda alors en souriant. Sirius releva la tête de la petite photo qu'il tenait entre les mains.
- « Pardon ? »
- « Non rien mon chéri. Merci beaucoup docteur » répondit Océane
- « De rien, c'est un plaisir. Je vous revois d'ici quelques semaines, d'ici là… Prenez bien soin de vous »
- « Oui docteur, au revoir » lança Océane
Les deux amoureux quittèrent alors le cabinet du docteur Maat. Ils décidèrent de rentrer à pied. Tout le long du chemin, Sirius avait observé la petite photographie avec attention. Océane qui lui tenait la main était obligé de le tirer pour éviter qu'il ne se cogne contre les lampadaires ou ne rate un bord de trottoir. Elle l'observait en souriant. Il était tellement adorable. En ce moment même, il la faisait littéralement fondre. Si elle ne se retenait pas, elle se serait jetée sur lui, là en pleine rue. Elle força alors un peu le pas et ils se retrouvèrent rapidement devant la porte de leur appartement qu'Océane ouvrit rapidement. Une fois qu'elle fut refermée, elle se jeta à son cou et l'embrassa avec fouge. D'abord surpris, Sirius se laissa faire, puis rapidement, il répondit tout aussi ardemment aux baisers de la jeune femme.
- « Je meurs d'envie que tu me fasses l'amour, là, maintenant » déclara-t-elle dans un souffle en commençant à déboutonner la chemise de Sirius.
Elle sentait que le jeune homme était un peu surpris. Il est vrai qu'elle exprimait rarement ses envies aussi crûment. Mais pour la jeune femme, c'était plus qu'une envie, c'était presque un besoin.
- « Tu m'étonnes de jour en jour » souffla Sirius en souriant tout en se débarrassant de sa chemise.
- « Les femmes enceinte ont envie de toutes sortes de choses » répondit malicieusement la jeune femme en ôtant son pull
- « Tu veux dire que ce genre d'envie va te prendre souvent ? » demanda Sirius d'un air amusé en plongeant dans son cou pour l'embrasser
- «Oui, et c'est pour ça que c'est la partie de la grossesse que les papas préfèrent » répondit Océane en se libérant de son étreinte pour se rendre dans leur chambre où le jeune homme ne tarda pas à la rejoindre.
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- « Enfin ! » s'exclama James en voyant Sirius passer la porte des futurs locaux de la '' Jasire entreprise''. « On pensais que tu ne viendrais plus ! »
Il jeta un bref coup d'œil à Remus qui déposait une lourde caisse sur le sol. Le jeune homme souriait.
- « Désolé les gars, mais il se trouve que j'ai eu un léger contretemps… » lança Sirius en refermant la porte
- « Tu ne devais pas aller chez la gynécomage avec Océane ce matin ? » demanda James
- « Il y a un problème avec le bébé ? » s'inquiéta alors Remus
- « Non, non. On a été chez le docteur Maat, le bébé va bien, il sera solide. Non, je n'ai pas eu ce genre de contretemps… Disons que Océane… m'a exposé sa joie d'entamer son second trimestre de grossesse… » répondit Sirius en souriant largement.
James et Remus échangèrent un regard amusé.
- « Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'être le seul qui ignorait ce cadeau du ciel ? » demanda Sirius en fixant ses amis.
- « Peut-être parce que tu n'écoutais pas quand James nous rabâchait à longueur de journée à quel point avoir une femme enceinte chez soi était… »
Tandis que Remus cherchait un mot adéquat pour terminer sa phrase, James le coupa.
- « C'était le pied ! »
Il observa alors Sirius qui hochait la tête en signe d'acquiescement tandis que Remus se contentait de sourire.
- « Méfie toi mon vieux, elle va te crever ! » s'amusa James en se dirigeant vers le fond de la pièce où une autre caisse attendait de rejoindre sa jumelle.
- « Il en faut beaucoup pour fatiguer un Black ! » décréta alors Sirius dans un sourire, en se dépêchant d'aller l'aider.
- « Moi aussi j'avais dit qu'il en fallait beaucoup pour venir à bout de moi… Et elle a réussit » répliqua James en souriant
- « Je sens que je vais vraiment apprécier cette grossesse ! » décréta alors Sirius en déposant la caisse près de la première.
- « Bon, les gars. Ce n'est pas que vos vies intimes, ne m'intéresse pas » commença Remus en souriant « Mais il se trouve que nous avons tout cet endroit à repeindre et ce serait plutôt pas mal qu'on s'y mette dès maintenant »
- « Oui Chef ! »
- « Entendu Chef ! »
En souriant, James ouvrit rapidement une des caisses et en sortit un lourd pot de peinture blanche ainsi que deux rouleaux et trois pinceaux. Il sortit également un petit livret qu'il tendit à Remus avant de faire apparaître une sorte de bassine en ferraille. Remus feuilleta un moment le livret, prit alors sa baguette fermement et fixa un des deux rouleaux. Il effectua un mouvement bien particulier et le rouleau se mit à s'élever dans les airs. Il le dirigea vers un mur et le rouleau commença à le badigeonner.
- « C'est un sort facile » expliqua-t-il à ses amis en leur tendant le livret.
- « Euh… Lunard, ça ne te brancherait pas plus de nous expliquer directement comment on fait ? Je n'ai jamais été très fort pour comprendre les sortilèges manuels » lança Sirius en regardant les explications du livre d'un drôle d'air.
En soupirant, Remus leur expliqua les mouvements à effectuer et les formules à prononcer. Bientôt chacun des trois amis surent manier dans les airs, les rouleaux et les pinceaux.
- « Bon, maintenant, passons aux choses sérieuses » décréta James en ouvrant la grosse boite de peinture.
Il en versa dans la bassine en ferraille dans laquelle ils trempèrent leurs instruments et bientôt, chacun s'attaqua à un pan de mur, la baguette brandie pour manier les rouleaux ensorcelés. Ils avaient pris soin auparavant de se vêtir de vieux vêtements usés afin de ne pas se salir. Sirius qui avait hérité des pinceaux peignait le rebord des fenêtres, mais il semblait avoir l'esprit totalement ailleurs et barra la vitre d'un grand trait de peinture blanche.
- « SIRIUS ! » s'écria James, faisant sursauter son ami « Fais un peu attention à ce que tu fais ! »
- « Excuse… » répondit le jeune homme en tentant d'effacer la longue trace à l'aide d'un vieux morceau de tissus.
- « Ca irait mieux avec un sortilège de nettoyage » souffla Remus qui portait une légère trace blanche à l'endroit de son front qu'il venait de frotter de sa main.
- « Mais si c'est trop compliqué comme sort pour toi mon vieux, tu devrais peut être essayer à la manière moldue ! » plaisanta James
- « Tu insinue que je ne sais pas utiliser les sorts de nettoyage ? » demanda Sirius
- « Quand on voit l'état de ton appartement quand tu y vivais seul, j'ai des doutes oui ! » lança James en riant.
- « Tu vas voir… »
Sirius trempa alors son pinceau dans la peinture et d'un geste vif de bas en haut aspergea son ami qui se retrouva constellé de petites tâches blanches.
- « Oh non, c'est parti ! » soupira Remus en essayant vainement de se mettre à l'abri de la pluie de peinture dont James arrosait Sirius.
Comprenant qu'il serait tâché de toute façon, Remus décida de se joindre lui aussi à la bataille. Ils s'en donnèrent à cœur joie, se jetant directement sur les autres pour les peindre littéralement au rouleau. Ils s'amusaient depuis un petit moment quand ils entendirent la porte s'ouvrir. Suspendant son mouvement alors qu'il s'attaquait au bras gauche de Remus, James se tourna vers la porte et vit Lily et Harry entrer. Les deux autres garçons s'immobilisèrent aussitôt. Lily croisa ses bras sur son ventre tandis que Harry les regardait avec des yeux ronds émerveillés.
- « Je vois que vous travaillez dur ! » lança simplement Lily en prenant alors son fils par la main pour l'empêcher de s'approcher trop près des trois adultes dégoulinant.
- « Euh… C'est-à-dire… » commença James
- « Laisse tomber mon vieux, on a aucune excuse ! » le coupa Sirius en lâchant sa jambe en riant à moitié.
Les trois amis se redressèrent alors et déposèrent leurs instruments sur le sol en souriant.
- « Qu'est ce que tu fais là ? » demanda James en s'approchant de sa femme.
- « Eloigne toi de moi tout de suite ! » lança Lily en grimaçant « On dirait l'abominable James des Neiges ! »
Mais elle ne put s'empêcher de sourire en voyant l'air faussement triste qu'affichait son mari. Elle tenait néanmoins fermement Harry qui semblait fasciné par son parrain qui lui faisait des signes de la main, projetant ainsi de fines gouttes à travers la pièce.
- « On peut ouvrir la fenêtre ? » demanda-t-elle alors « Cette peinture sent drôlement fort et je ne suis pas sure que ce soit très bon pour le bébé »
James bondit alors sur la fenêtre pour l'ouvrir en grand laissant entrer l'air frais de l'hiver.
- « Merci, chéri »
Lily récupéra alors une des chaises et lui jeta un sort de nettoyage avant de s'asseoir. A côté d'elle, Harry qu'elle avait finalement lâché contempla un bon moment le pot de peinture avant de s'en approcher doucement.
- « Harry, non ! » lança alors Lily.
Le petit garçon se figea sur place avant de revenir dans la direction de sa maman tout en jetant des regards envieux à son papa.
- « On a reçu un hibou pour la maison » expliqua alors la jeune femme « La propriétaire a signé et la banque a versé l'argent, elle est à nous »
- « C'est génial ! » s'exclama James « On pourra déménager quand ? Elle te l'a dit ? »
- « D'ici une dizaine de jours le temps qu'elle finisse de s'occuper de ces affaires » répondit la jeune femme
- « Et la notre ? Tu as des nouvelles ? » demanda Sirius
- « Non, mais vous avez dû recevoir le même, il n'y a pas de raison » répondit Lily.
Profitant que sa mère ne se préoccupait plus de lui, Harry, le sourire aux lèvres s'approchait discrètement du grand pot de peinture. Malheureusement pour lui, Lily tourna la tête et l'aperçut.
- « Harry Potter, j'ai dit non ! » lança-t-elle en élevant le ton et en se levant pour prendre son fils et le ramener à la fenêtre où elle le força à s'asseoir sur ses genoux.
- « Mais Papa… » commença à chouiner le petit garçon
- « Ce n'est pas parce que ton père fait des bêtises que tu dois faire pareil mon chéri » répondit Lily en lui embrassant le front.
James soupira en regardant son fils qui le regardait d'un air suppliant.
- « Ta mère à raison bonhomme » lança-t-il en lançant un sort rapide pour se nettoyer sommairement.
Sirius et Remus firent de même et Harry sembla un peu déçu.
- « Maintenant que je suis là, je vais pouvoir vous surveiller ! » décréta Lily en souriant tandis que Harry sur ses genoux posait sa tête contre ses seins.
- « Je crois qu'il va falloir se mettre à bosser maintenant ! » soupira Sirius en récupérant son pinceau et en reprenant le fil de sa peinture.
James et Remus l'imitèrent alors et tous se remirent à peindre en silence. Sur les genoux de sa maman, Harry commençait à s'ennuyer. Tout cela était trop calme pour le petit garçon.
- « Reste sage mon ange » glissa Lily à voix basse en le maintenant assis sur ses genoux « Tu veux que Maman te chante une chanson ? »
Harry fit signe que oui, un grand sourire aux lèvres. Lily le plaça de sorte à ce qu'il se retrouve bien en face d'elle et chantonna.
- « Mon petit dragon a bien du mouron
Il ne vole plus autour de son donjon
Vole, vole, vole mon petit dragon
Et embrasse quelqu'un que tu aimes pour de bon »
Harry qui s'était mis à taper dans ses mains, se releva alors pour planter un gros bisou sur la joue de sa maman. C'est à cet instant que Lily s'aperçut que les trois garçons avaient arrêté de peindre et la regardait en souriant largement.
- « Ma parole Lily ! Tu as raté ta vocation ! » lança Sirius en riant sans retenue.
- « Tu aurais eu une très belle carrière musicale ! » la taquina à son tour Remus
James la regardait en riant sans dire un seul mot à ses amis qui taquinait encore sa femme. Lily ne se laissa pas démonter.
- « C'est vrai que je l'ai massacrée cette pauvre chanson. C'est James qui la connaît le mieux. Demande à ton papa de te la chanter mon ange » souffla Lily à son fils qui tourna la tête vers son père.
- « Papa ? »
James sursauta alors que Sirius et Remus, écroulé de rire le regardait en souriant.
- « Maman vient de te la chanter, moi je le ferais une autre fois » lança-t-il
- « Papa ! »
- « Oh James ! Tu peux bien chanter pour ton fils tout de même ! » lança Lily en souriant tranquillement.
Harry aussi affichait un grand sourire. L'hilarité de Remus et Sirius l'amusait. James ne pouvait pas résister devant la joie de son fils, il soupira et prenant un pinceau en guise de micro reprit la chanson avec la conviction d'une rock star.
- « Mon petit dragon… »
Harry était aux anges. Il éclata de rire en frappant dans ses mains. Lily était heureuse de voir son fils aussi joyeux. La joie du petit garçon atteignit son paroxysme lorsque Sirius et Remus se joignirent à leur ami pour reprendre en cœur la chanson avant de s'attaquer ensuite à tout le répertoire de contines qu'ils connaissaient. La joie de Harry faisait le plaisir des trois amis. La peinture du local attendrait encore un peu.
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- « Bonsoir monsieur Croupton » lança un homme très grand dont la physionomie inspirait le respect.
- « Bonsoir monsieur le Ministre » répondit Bartémius Croutpon.
Il n'était pas étonné de voir le Ministre de la Magie enter ainsi dans son bureau. Après le scandale qui avait éclaboussé sa famille, ruinant ainsi ses espoirs de prendre un jour la place de l'homme qui se tenait devant lui, il savait que ses jours au sein du Département de la Justice Magique étaient comptés.
D'un signe de la main, il invita le Ministre à prendre place dans un fauteuil avant de s'installer en face de lui.
- « Comment va votre épouse ? » demanda le Ministre en acceptant le verre d'hydromel que lui tendait Croutpon.
- « Mieux, je vous remercie. Elle est rentrée de Ste Mangouste la semaine dernière. Notre elfe de maison veille sur elle »
- « Tant mieux, tant mieux » répondit le Ministre.
Le silence s'abattit alors entre les deux hommes qui burent un moment en silence. Puis Bartémius Croutpon prit la parole.
- « Je suppose que vous ne vous êtes déplacé dans mon bureau dans l'unique but de me demander des nouvelles de mon épouse »
Le Ministre avala difficilement sa gorgée, lui faisant monter quelques larmes aux yeux.
- « Non, en effet, je… »
- « Venons en au fait monsieur le Ministre » murmura Croupton d'un air las.
Il savait de toute façon ce qui allait lui arriver. Le Ministre sembla soudainement mal à l'aise. Il tortilla un moment ses mains avant de se lancer.
- « Voilà Bartemius… Vous n'êtes pas sans savoir que le procès de votre fils… »
- « Je n'ai plus de fils » souffla sèchement Croupton
- « Oui… euh… Quoiqu'il en soit… Le procès de l'affaire Longdubat a fait beaucoup de bruit. La presse a eu un véritable engouement pour cette sordide affaire et le fait que votre… enfin, le fait que parmi les personnes incriminées se trouve… Enfin, bref, vous êtes tombé en disgrâce auprès de la population »
Bartémius Croupton se leva alors et se rendit à la fenêtre magique. Le ciel était recouvert de sombres nuages et il pleuvait. De lourdes gouttes d'une pluie violente battaient le carreau ensorcelé. Il resta un moment en silence à contempler le spectacle. Derrière lui, le Ministre ne savait pas quelle attitude adopter.
- « Je le sais » souffla enfin Croupton
- « Pardon ? »
- « Je sais ce que vous êtes venu me demander, la rumeur court dans les bureaux depuis plusieurs jours »
- « Je… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… » répondit le Ministre visiblement mal à l'aise.
Croupton se retourna alors d'un air sévère et fixa son supérieur dans les yeux.
- « Vous êtes venu sinon me renvoyer, au moins me demander de vous remettre ma démission » lança-t-il d'une voix amère.
- « Ce n'est pas ma décision personnelle Barty. Mais vous devez comprendre que je ne peux pas ignorer indéfiniment la masse populaire qui nous somme de vous démettre de vos fonctions »
- « Oh mais bien sur ! » s'indigna Croupton « On oublie vite que j'ai suer sang et eau pour le département de Justice Magique ! On oublie toutes ses années de bons et loyaux services ! On oublie que j'ai trimé toute ma vie pour en arriver là ! Non ! Tout ce qui compte c'est que cet infâme traître qui a été mon fils à une époque m'ait trahi ! »
- « Je sais bien que cela peut vous semblez injuste… »
- « Injuste ! » s'étrangla Barty Croupton « Injuste ! C'est plus que ça monsieur le Ministre ! Je me sens humilier, bafoué, sali ! Cela ne suffisait-il pas que mon nom soit traîné dans la boue la plus infâme ? Non, il faut encore m'enlevé le peu de dignité que j'ai réussit à conserver en me destituant de mes fonctions ! Il ne suffit pas que ma femme se meure de chagrin la perte de notre enfant, car pour nous il est comme mort ! Il faut l'accabler d'avantage en m'évinçant du Ministère ! »
- « Il ne s'agit nullement de vous évincer du Ministère Barty, mais vous ne pouvez plus garder la tête du département de Justice Magique. Je me rends bien compte de ce que cela implique et j'ai pris la liberté de vous changez de département. Vous êtes dorénavant le chef du Département de Coopération Magique Internationale »
- « Je vois, on m'éloigne le plus possible de la Justice » souffla amèrement Croupton
- « C'est le mieux que j'ai pu obtenir » lança le Ministre un peu agacé.
Croupton soupira.
- « Je suppose que je dois vous remercier »
- « Ce ne sera pas nécessaire Barty. En revanche, je vais vous demander de bien vouloir accueillir votre successeur, Janus Leyman ! »
Croupton retint de justesse la grimace qui naquit sur son visage lorsqu'il vit Leyman pénétrer dans la pièce, un léger sourire aux lèvres. Il avait souvent travaillé avec lui. C'était un arriviste, il était prêt à tout pour réussir. Il devait se réjouir de se retrouver propulser à un poste à si haute responsabilité alors qu'il n'était pas au Département depuis très longtemps.
- « Je suis vraiment désolé de ce qui vous arrive mon cher Barty » lança Leyman d'un air tellement peu sincère que même le Ministre tiqua.
- « Je vais vous laissez messieurs. Barty vous avez sûrement beaucoup de choses à expliquer à Janus concernant les affaires que vous avez en cour… Je vous retrouverai demain matin pour vous présenter à vos nouveaux collègues de la Coopération Internationale. Bien le bonsoir messieurs »
- « Bonsoir » répondirent en cœur les deux hommes.
Une fois le Ministre partit une silence très lourd s'abattit dans la pièce. Sans dire un mot, Barty se dirigea derrière son bureau et lança négligemment un dossier à Janus Leyman. Puis il fit apparaître une caisse dans lequel, il entreprit de ranger les quelques affaires personnelles qu'il possédait dans son bureau. Leyman s'installa confortablement dans un des fauteuils et commença la lecture du dossier. Il se mit alors à froncer les sourcils au fur et à mesure qu'il tournait les pages. Soudain, il se redressa.
- « QUOI ? » s'étonna-t-il
- « Y aurait-il quelque chose qui vous aurait échappé ? » demanda ironiquement Croupton en rangeant désormais ses livres de droits dans une autre caisse.
- « Qu'est ce que je vois ? Je vois trois cas d'animagi non déclarés et vous les avez passé à l'as ! Mais c'est extrêmement grave ! » s'indigna-t-il.
Croupton soupira.
- « L'un des trois est détenu à vie à Azkaban pour haute trahison, il ne pourra pas être plus condamné, inutile d'engager un procès pour lui »
- « Et les deux autres ? Black et Potter ! »
- « Ils ont tous deux servis de grands services et en rendront encore durant cette guerre. Ils sortent en plus de difficiles procès, je n'ai pas jugé… »
- « Voilà exactement pourquoi vous avez perdu votre poste Barty ! Vous faites de terrible erreur de jugement ! D'abord votre fils et maintenant ces deux hommes qui bafouent impunément depuis des années les lois de la Communauté ! »
Croupton lui jeta un regard haineux et du faire un énorme effort pour ne pas se mettre à hurler.
- « Vous ne connaissez pas l'intégralité de ce dossier Leyman ! Si j'étais vous… »
- « Mais vous n'êtes pas moi Croupton ! Je reprends cette affaire en main et ils ne s'en tireront pas aussi facilement. Maintenant, veuillez m'excuser mais j'ai visiblement beaucoup de travail, alors je vous prierais de bien vouloir quitter mon bureau ».
Croupton arracha violemment ses cartons de son bureau et quitta son ancien bureau la tête haute, mais le cœur et l'honneur au plus bas. Le Département de Justice Magique allait connaître des temps durs.
