Little Sister
Disclamer: Les personnages de SOA appartiennent à Kurt Sutter... malheureusement!
Résumé: "- Happy a une sœur!" "- Non sérieux?" "- Si j't'le dis!"
Note: Introduction d'un personnage de mon imagination.
Note 2: L'histoire débute lors de l'épisode 02x05 – Représailles. Il y aura donc des spoilers et des scènes refaite à ma sauce.
Note 3: Les chapitres sont très courts et, normalement, chacun marque un POV différents. N'hésitez pas à me laissez des commentaires, même si eux aussi son courts: c'est toujours agréable!
Un petit message perso?.. : , tu m'as manquééééééééé! j'ai failli mourir! (et j'ai aussi reçu tes messages de désespoirs!) Quelle horreur de perdre autant de page! Enfin, voilà un petit chapitre pour te remonter le moral (et la nouvelle image associée)... y'a surement des fautes, je l'ai pas relu pour te l'envoyer le plus tot possible!
... Et un message général! : Cette semaine, pour fêter mon anniversaire, il y aura un second chapitre ... jeudi soir! Et puis, j'ai réalisé un dessin pour mettre en couverture de cette histoire ; vous en pensez quoi?
Bonne lecture !
J'ai ramené Léna avec moi : cette petite merdeuse a vu que ma moto est tout à fait fiable et qu'elle tombe pas en rade n'importe quand. Bon d'accord! Elle voulait pas monter mais comme le ton avait monté entre elle et Jax une heure auparavant, elle m'a quand même suivit. Elle voulait pas rester en arrière de notre petite escapade chez les Calaveras.
On est remonté jusqu'au garage et on a pris le van pour aller à Lodi. Pas de signes distinctifs, plus de discrétion pour aller cueillir notre petit mexicain!
« - Les Bastards ont trouvé le président des Calaveras. C'est Hector Salazar. Au bout de la rue... il est là avec sa meuf. »
…
Arty Brand avait a peine joué à Space-Mountain sur le toit d'une voiture, qu'Hap me téléphonait : les Sons avaient le nom est l'adresse d'un mec important des Calaveras. Fallait que les mecs rappliquent. Bien sur, j'ai pas hésité à m'embarquer : bon d'accord, pas hésité c'est une bien grande expression! J'avais carrément pas envie de monter avec Bobby, sa moto étant loin d'être sure, mais y'avait plus que celle-là! Et j'allais pas demander à Jax, y'aurait fallut faire une croix sur ce qui c'est passé plus tôt … plutôt crever! Bobby m'a donc gracieusement ramené au club, puis je suis montée dans le van, avec tout le monde et on a été à Lodi pour cueillir Hector Salazar, président des Calaveras.
Le mec habite la dernière maison, au bout de la rue ; sa bécane est devant l'entrée, ainsi qu'une autre en pièces détachées. De l'extérieur, sa barque c'est un vrai taudis, une décharge. Pas étonnant qu'un con vive là-dedans! Sur la demande de Clay, c'est moi qui frappe à la porte et doit faire ouvrir la porte.
« - Ouais?
- Désolé, mais je crois que quelqu'un a reculé dans votre Harleys. Vous devriez venir voir. »
J'avais pas d'autres idées!
…
En remontant la rue en direction de chez Salazar, Clay a demandé à Léna de trouver un moyen pour qu'on chope ce connard de mexicain. Ma frangine a proposé de simplement frapper à la porte et d'appuyer sur la corde sensible pour le faire ouvrir, sans qu'il se méfie ; dire qu'on a défoncé sa bécane, ça c'est une situation que tout biker redoute et devant laquelle on oublie les règles de survie élémentaires. Elle le sait et elle va décider d'en jouer. C'est une excellente idée. Même Clay a eu l'air appréciateur devant son idée.
On trouve la baraque ; Opie et Clay encadre la porte et je me place juste derrière ma soeur. Les autres sont un peu en retrait. Léna frappe et quand Salazar se fait entendre, elle sort son histoire. Le mec fait pas attention : il ne nous a pas entendu arriver, c'est une nana qui lui parle, il se méfie pas. Il ouvre. Et il nous trouve.
« - Quoi? Oh merde! »
Ma frangine a eu le temps d'attraper la poignée de la porte pour l'ouvrir en grand et de se pousser pour nous laisser entrer, moi le premier. Je le course dans la baraque et fini par le foutre au sol, dans la salle principale. Opie, qui m'a suivi, m'aide à le relever.
« - Bande d'enculé! Qu'est ce que vous foutez là? »
Clay nous a rejoint avec tout le reste du groupe.
« - Trouvez la fille. »
Ma sœur aussi a suivi et se met a chercher avec Jax, Chibs et Bobby. J'aurais préféré qu'elle reste dehors. Une régulière qui voit son mec se faire braquer est rarement gentille.
« - Des tapettes a toi nous ont offert une petite visite hier soir.
- Pourquoi vous faites le sale boulot des Mayans, ese? »
Ope et moi on lui a collé nos flingues sur les tempes mais ce connard à l'air de vouloir jouer. On va te descendre si tu parles pas mec, joue pas au con!
« - Sale merde! Dégagez! »
C'est quoi ce bordel?
…
« - Sale merde! Dégagez!
- Doucement, Darling, doucement!
- Sale journée avec les femmes. »
Je vois Bobby et Chibs reculer, les mains en l'air. Je suis près de la porte ; je me plaque contre la bibliothèque et laisse la mexicaine sortir. Elle ne m'a pas vu.
« - Luisa! »
Avec ma main gauche, je lui attrape le bras et le pousse pour que l'arme pointe le mur. C'est trop facile, elle s'y attendait pas. Et je m'attendais pas non plus a recevoir une gifle.
Pétasse! Tu vas voir si on peut me gifler facilement!
Je lui choppe son autre bras et lui envoie un coup de genoux dans le ventre. Elle se plie.
« - Ne lui faites pas de mal! »
Trop tard! Je lâche ses poignées, l'agrippe par les cheveux et abat son visage contre mon genoux. Deux fois. Son nez éclate. Je l'ai senti craqué. Et le sang se répand au sol, sur mon jean, mes chaussures. Je finie par la balancer à terre.
Je récupère son arme, qui git près d'elle, et la vise. Pas bouger Salope! Pas bouger!
« - Sale pute! »
J'ai pas vu Jax bouger ; il était à coté de moi pendant tout ce temps et, quand je me retourne, il est entrain d'éclater la gueule de Salazar contre un bureau en bois. C'est devenu une habitude chez lui, non?
…
Lorsque la nana de Salazar est sortie en braquant Chibs et Bobby, j'ai vu Léna se fondre contre la bibliothèque, à coté de la porte puis, la désarmer. Et quand j'ai vu la gifle partir, j'ai su qu'elle allait répondre. La fille en face était gracile, c'était pas son problème. Elle l'a frappé, Léna se devait de répondre, pour prouver sa place et sa valeur. Je pensais pas qu'elle irait si fort. Après tout, la désarmer et lui coller une gifle en retour aurait suffit. Mais non, elle lui a collé le nez en bouillit, et l'a anéanti. Ridiculisé même, la faisant passer pour une merde.
J'ai vu la lueur dans les yeux de son frère : Happy était fière qu'elle se laisse pas faire, qu'elle nous montre ce dont elle est capable.
« - Sale pute! »
Et moi, je sais pas. Quand j'ai entendu ce connard de président des Calaveras l'insulter, j'ai pas résisté à l'envie de l'écraser, lui aussi. J'avais besoin de me défouler, de laisser libre court à ma colère, d'expulser la tension. La petite embrouille avec Léna, ce midi, ça m'avait mis sur les nerfs ; j'avais besoin de m'en prendre à quelqu'un d'extérieur au club. Salazar m'en a donné l'occasion. Je lui ai écrasé la gueule contre un bureau, le plus fort possible.
« - On sait que les Calaveras vont devenir Mayans. On veut savoir pourquoi.
- Je suis pas au courant de cette histoire de patch. »
C'est pas ce que j'attendais. Je vais le lui faire comprendre. Je vais pas prendre de gants.
« - Mauvaise réponse, connard. »
…
Jax balance le mexicain la gueule la première contre le meuble une seconde fois, lorsqu'il lui dit ne pas savoir de quoi nous parlons, puis une troisième fois lorsqu'il lui crache à la gueule. Mon cher fils va finir par nous le tuer : on a pas besoin de ça en ce moment!
« - Assez! On l'emmène au trou pour finir ça? »
Je pense que c'est la meilleure solution pour faire parler un connard dans son genre ; la peur va le faire changer d'avis. J'en suis convaincu.
« - Vous pouvez pas me tuer. Je suis un président de MC. »
Putain, tu devrais apprendre à fermer ta sale gueule de mexicain mec!
…
Je braque toujours la dénommée Luisa, qui pisse du nez sur le sol, en poussant des gémissements de douleur. J'ai pas vraiment besoin de la regarder, elle est pas prête a bouger, alors j'observe la scène qui se déroule devant mes yeux. J'ai vu Jax écraser le Calaveras contre le meuble, trois fois. J'ai vu Bobby soupirer devant la violence employée par son VP. J'ai vu mon frère et Opie ne pas ciller. J'ai vu Clay, aussi, se demander ce qui tournait pas rond.
Il a stopper Jax avant qu'il ne tue le mec, une bonne chose. Faire disparaître un corps, en ce moment, on a autre chose a penser. Il a ensuite pris la décision de l'emmener au « trou » ; Hap m'en a déjà parlé. Ou plutôt, il a survolé le sujet. C'est un endroit, au milieu de rien, où ils ont creusé un trou et où ils « s'amusent » a faire parler les gens peu loquaces. Ils vont tous y aller, mais pas moi. Je sais d'avance qu'Happy va refuser que je vienne ; je vais pas m'y opposer d'ailleurs. J'ai pas super envie de connaître la méthode du « trou ».
Les Sons ont l'air d'accepter la décision : Jax et Opie se dirigent déjà vers la sortie, Chibs se baisse pour relever la salope mexicaine qui m'a frappé. Vous remarquerez que je l'aide pas? Je préfèrerai lui coller une seconde raclée plutôt que l'aider : moi rancunière? Jamais!
Salazar tente lui aussi de se redresser. Il a la rage. Il se prend pour un mec important, il voudrait l'être et il comprend pas qu'on puisse lui infliger ça. Je le vois dans ses yeux.
« - Vous pouvez pas me tuer. Je suis un président de MC. »
Clay lui colle un coup de pied en pleine face ; je croyais que ça suffisait? Qu'il avait eu sa dose?
« - Je ne reconnais pas ton MC de merde. »
Le mec est dans les choux : au moins ça évitera qu'on l'entende raconter des conneries.
…
Chibs a mis la mexicaine dans une des chambres, il a fermé la porte a clef histoire qu'elle nous emmerde pas le temps qu'on s'organise.
« Jax – On va pas tous tenir dans le van, surtout si on emmène cette merde.
Cl - Y'en a qui veule pas assister au spectacle? »
La question est conne : personne veut manquer ça! C'est la meilleure partie du taff.
« Lé – Démerdez vous, mais va falloir que quelqu'un me ramène au club. »
Ma frangine est intelligente, elle a bien compris, sans même que je le lui dise, qu'elle allait pas pouvoir me suivre.
« Ja – Okay, je vais prendre le van et remonter au club prendre ma bécane. Faut au moins deux autres personnes, dont une pour revenir ici vous récupérer. Ope? Chibs? Ça vous dit? »
Les mecs acquiescent. Elle sera bien escortée, j'ai pas à m'en faire.
« Cl – Profitez en pour aller voir où en est Juice.
Ja – Ok. »
…
J'ai suivi les trois mecs vers le van. Ça m'a un peu … dérangé que Jax se propose. Je sais pas : l'engueulade, sa réaction quand le président du MC m'a insulté, sa rage, son envie de tout détruire. J'ai du mal a le cerner depuis qu'il est sorti de sa petit garde à vue improvisé.
Hier, tout me semblait clair : il était perdu, il savait pas quoi faire, où aller. Il cherchait sa voie. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir un disciple de mon frère devant les yeux. Un mec qui ne vit que pour l'adrénaline, le sang et les balles. C'est un trop gros changement pour qu'il soit naturel. J'espère seulement qu'il ne fait pas ça à cause de ce que j'ai pu lui dire hier. Ce n'est pas ce que je souhaitais.
Hap m'a rattrapé avant que je n'atteigne le van ; Chibs me tenait la porte latérale ouverte pour que je monte avec lui, à l'arrière. Je leur fait signe que je me dépêche, et fait quelques pas avec mon frère, de façon a nous éloigner un peu du groupe.
« - Tu veux que je vienne avec toi?
- Nan, pas besoin. Je suis entre de bonnes mains.
- Je parle pas de ça. Je vais partir dans la nuit, si tu veux qu'on passe un peu de temps ensemble avant ... »
C'est adorable de sa part. Et pas habituel. J'ai presque envie de rire. Mais je vais pas le faire, trop peur qu'il se vexe et me descende.
« - On a passé plus de temps ensemble ces derniers mois que les dix années précédentes. Je pense qu'on devrait se calmer si on veut pas déclencher la troisième guerre mondiale, non? »
Il me sourit et je m'approche pour l'embrasser sur la joue.
« - On se voit plus tard. »
…
J'ai pris le van, accompagné de Jax, Léna et Opie : on est remonté au garage pour récupérer leurs bécanes et je suis retourné récupérer le reste de la troupe, ainsi que Salazar pour l'emmener au trou. Putain quelle organisation compliqué!
A suivre...
