Coucou tout le monde!

Voici le nouveau chapitre! Je n'en reviens pas d'être aussi régulière. C'est bien, hein, hein? (Yeux de petit chiot tout excité)

Ce chapitre met en scène un de mes personnages favoris. Non, pas Byakuya. Enfin, si mais pas que!

Yachiru! Ce petit bout de lieutenant est génial et je m'amuse beaucoup à lire des fanfics sur elle et sa domination sur la 11ème division du haut de ses quelques centimètres et demi. ^^

En tout cas, un très grand merci à Eclipse 1995, Avriiil et Miel pour leurs commentaires encourageants qui m'ont fait très plaisir!

D'ailleurs j'en profite pour répondre à Miel: Hello! Un grand merci pour ton commentaire! Si on me complimente comme ça, je vais finir par rougir! ^^ J'espère que tu apprécieras autant la suite!

Sur ce, bonne lecture à tous!

Disclaimer: Bleach ne m'appartient pas. (Soupir) c'est tout à Tite Kubo. Et CeredwenFlame est l'auteur de cette histoire! Je ne suis qu'une humble traductrice. Mais bon, au bout d'une 50aine de chapitre, je crois que vous commencez à le savoir! ^^

Et oui, c'est officiellement le 51unième chapitre que je poste! Hé bé! Ze suis toute zémue! ^^

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Chapitre 21 - Shopping et sérénité

Les invitations avaient été transmises et les préparatifs pour le dîner d'adieu furent lancés. Tous ceux qui avaient passé du temps avec Erisia et avaient appris à la connaître étaient heureux d'organiser quelque chose de plus que les sessions d'entraînement. Quant à Yachiru, elle était doublement excitée à la perspective d'être invitée dans le manoir de Byakuya.

La vie au Seireitei continuait son cours tranquille mais certains shinigamis étaient occupés par autre chose que leur métier. Yachiru aperçut son cinquième siège en train d'emballer quelque chose et en fut étonnée. Ce n'était pas l'anniversaire d'un de leur amis.

"Tu fais quoi Tête à Plume ?" Demanda-t-elle en descendant de son perchoir pour observer de plus près ce qu'il faisait.

"J'emballe un cadeau pour Eri-chan." Répondit simplement Yumi, comme si c'était évident.

"On est censé donner un cadeau?" Continua-t-elle tout en essayant de deviner ce qu'il emballait. Elle ne pouvait voir qu'une longue boîte.

"C'est une tradition pour ce genre de fête. On donne un cadeau à la personne qui s'en va pour lui souhaiter bonne chance."

Yachiru réfléchit un instant. Eri était gentille. Même si elle n'était pas violente, Yachiru l'aimait bien. Elle lui avait offert des bonbons après tout. Eri avait choisi exprès pour Yachiru les bonbons qu'elle aimait bien. Les gens ne pensaient pas autant à quels bonbons ils lui donnaient. "Oh, bon. Alors, qu'est c'que j'devrais lui donner?" Finit-elle par demander.

Yumi en fut tout étonné. Que son petit lieutenant souhaite offrir quelque chose à Erisia … Yachiru n'offrait des cadeaux qu'à un cercle très restreint de personnes. "Et bien, ce que tu veux en fait. Juste un petit cadeau pour lui souhaiter bonne chance et pour qu'elle se rappelle de ton amitié. Je ne savais pas que tu l'appréciais autant." Dit-il en souriant.

Yachiru haussa les épaules. "Bah, ouais, elle est sympa. Pas vraiment une guerrière mais elle m'a donné des bonbons. Des bonbons qu'elle aimait et qu'elle voulait partager avec moi. Et elle a même joué à cache-cache moi sans que je la force. Et puis, Byakushi a l'air de vraiment bien l'aimer. Et s'il aime vraiment bien quelqu'un, ça veut dire que ça vaut la peine d'être son ami, non?" Demanda-t-elle en regardant Yumi avec attention.

Yumi rit un peu en entendant sa logique mais il devait reconnaître qu'elle avait raison dans le fond. Il était très rare que le capitaine de la 6ème division s'intéresse à qui que ce soit, même de façon très vague. "Je suppose que tu as raison, Lieutenant. Tiens, nous allons chercher quelque chose que tu pourrais offrir à Eri-chan." Dit-il en terminant d'emballer son cadeau avant de le déposer soigneusement dans un tiroir.

La première idée de Yachiru fut d'offrir des bonbons. Des bonbons qu'elle aimait et qu'elle voudrait partager avec Eri. C'était une bonne intention mais Yumi suggéra que, juste au cas où la tentation des bonbons serait trop forte, elle ferait peut-être mieux d'offrir quelque chose de non se sentit offensée au premier abord puis réfléchit à ses paroles et décida qu'en effet ce serait peut-être mieux au cas où. Juste au cas où.

"Alors, qu'est ce que tu voudrais offrir d'autre à Erisia?" demanda-t-il alors qu'ils longeaient les boutiques. Yachiru se mit à réfléchir intensément.

"Bah, elle a pas l'âme d'une guerrière, du coup p'têtre quelqu'chose pour se protéger? Je sais qu'elle aura un zanpakuto bientôt mais elle devrait avoir quelqu'chose de plus petit, qu'elle pourrait cacher sous son oreiller. Et comme ça, si quelqu'un l'attaque, elle pourra le prendre." Pensa tout haut Yachiru en trottant à côté de Yumi et en léchant une sucette qu'il lui avait permis d'acheter pour elle-même.

Il ne put s'empêcher de rire. C'était bien du genre de son lieutenant de penser qu'une arme ferait un bon cadeau. Ça ferait certainement un souvenir adéquat de la part de Yachiru. Il la conduisit à une boutique qui vendait des armes de toutes sortes et Yachiru se mit à étudier avec un oeil entraîné chaque épée, tanto et autre arme présente dans l'échoppe.

Elle revint vers le coin des tantos et les observa plus attentivement. "Je pense que cette taille serait pas mal, non? Assez petit pour être caché facilement." Commenta-t-elle. Yumi hocha la tête. C'était très bizarre d'être témoin de ce côté de Yachiru et il ne pouvait s'empêcher d'être captivé. Le propriétaire de la boutique les regarda avec suspicion jusqu'à ce qu'il remarque le badge de lieutenant accroché au bras de Yachiru.

Elle tournait la tête de ci de là, en saisissant un pour mieux l'inspecter avant de le reposer et de recommencer son manège. Puis elle en trouva un avec un fourreau en bois qui avait été teint pour ressembler à du bois de rose. C'était très simple mais la couleur était magnifique. Mais ça restait très banal et Erisia était tout sauf banal.

"Quelque chose ne va pas, Mademoiselle?" Demanda le marchand.

"Hein, heu, non pas vraiment. La couleur est joli mais c'est trop banal." Remarqua-t-elle.

"Pour quand en avez-vous besoin?"

"Eh ben, la personne part dans quelques jours. On a faire une fête d'adieu. Dans trois jours. Du coup c'est pour ce moment là. " Répondit Yachiru.

"Je peux ajouter une gravure dans le bois du fourreau si vous le souhaitez. Il faudrait que ça reste assez simple si vous voulez que l'arme soit prête pour dans trois jours."

Yachiru leva les yeux, excitée. "Hé, Tête à Plume, qu'est-c'qui f'rait une belle gravure à ton avis?" Demanda-t-elle.

Il y réfléchit un instant. "Je me souviens qu'elle a peint un symbole à côté de son nom sur le tableau qu'elle m'a offert. Elle m'a dit que c'était un symbole familial. Et elle porte cette marque sur elle également. Des fleurs de sakura avec un kanji à côté je crois. C'est une sorte de sceaux. Peut-être pouvons-nous nous contenter de quelques fleurs de sakura avec le kanji pour son nom. Et si tu le veux, en petit et presque caché, le kanji pour ton nom. Qu'en penses-tu, Lieutenant?"

Yachiru tapota son menton en méditant sur cette idée. "Hmmm, elle vit chez Byakushi aussi et y a plein de sakura autour. Du coup un peu de sakura ce serait pas mal. Pas trop pour que ça fasse pas stupide. Mais quelqu'chose de joli. Et j'aime bien d'avoir mon nom caché pour pas qu'elle oublie qui le lui a offert. Et au milieu des fleurs, son nom. Ta calligraphie est beaaauuuucoup plus belle que la mienne, Tête à Plume. Tu veux pas le dessiner pour le bonhomme?" Dit-elle avec un grand sourire.

Yumi ne put s'empêcher d'être flatté. Yachiru était douée pour manipuler sa cour. Il écrivit les kanji dans une calligraphie très élégante et donna le papier au commerçant.

"De quelle couleur voudriez-vous que la gravure soit teinte?" Demanda ce dernier.

"Hééé, est-c'que rouge irait mal avec le bois de rose?"

"Je peux mixer une couleur très rouge et qui devrait être bien assortie." Expliqua le marchand.

"Okay, utilisez ça alors. Et vous pouvez le faire briller?"

"Je peux ajouter un peu de laque qui donnera un effet de brillance."

"Parfait." Elle se mit à rire de contentement en sautant sur le comptoir et ils se mirent à marchander. Yachiru était sans pitié à ce petit jeu. Elle était bien plus intelligente que ce que son entourage pouvait croire. Elle avait un bon oeil pour choisir ce qu'elle aimait et un excellent instinct pour ce qui semblait le plus juste. Le commerçant n'avait aucune chance.

Alors qu'ils s'éloignaient de la boutique, Yumi ne put s'empêcher de commenter. "Tu n'arrêtes pas de m'inquiéter avec la maestria dont tu fais preuve à ce jeu, lieutenant." Il reçut un gigantesque sourire narquois en réponse et se mit à rire.

Tous ceux qui avaient été invité étaient en train de passer par la même épreuve pour trouver un petit cadeau à offrir à ce bout de fille qui les avait tous touché d'une manière ou d'une autre. Elle ne faisait peut-être pas attention à la façon dont elle interagissait avec eux mais ils avaient tous remarqué et apprécié ses manières et sa délicatesse en toutes circonstances. C'était d'autant plus appréciable que ce n'était pas un stratagème savamment calculé pour s'attirer des bonnes grâces.

Erisia n'avait aucune idée de tout ce qui était préparé pour elle en ce moment. Elle s'occupait en dessinant et avait rempli un de ses carnets avec toutes les vues qu'elle souhaitait pouvoir se rappeler lorsqu'elle serait à l'Académie. Si jamais des étudiants regardaient son carnet, ils se poseraient de sérieuses questions et elle espérait que sa future camarade de chambre ne toucherait pas à ses affaires.

Elle décida de faire une pause et d'aller se promener pour détendre ses jambes et se vider un peu la tête. La propriété était gigantesque. Elle se dirigea vers les arbres en fleur et pensa à sa mère, se demandant si son âme se trouvait quelque part dans Soul Society. Sa mère n'avait aucun souvenir d'elle mais elle espérait qu'elle avait enfin trouvé ici la paix qu'elle n'avait jamais pu avoir dans l'autre monde.

Elle trouva un rocher juste devant l'un des arbres et s'assit dessus, reposant son dos sur le tronc. Fermant les yeux, elle tourna le visage vers la chaleur du soleil. Plusieurs pensées flottaient dans son esprit. Sa mère lui manquait terriblement. Que penserait-elle si elle pouvait voir sa fille maintenant. Dans ce monde, choisissant de devenir une sorte de gardien. Elle allait apprendre à se battre et utiliser de la magie pour protéger les autres. Sa mère serait sans doute fière d'elle.

Elle ne dormait pas vraiment mais se reposait contre l'arbre. Elle portait un simple yukata d'un violet sombre. Ses cheveux étaient détachés, reposant sur ses épaules. Ils devenaient suffisamment long pour nécessiter une pince ou un élastique maintenant. Elle semblait en paix, son esprit ressassant les mémoires de sa mère et traçant des rêves de conversations qu'elles n'avaient jamais pu avoir.

Dans son rêve, elles étaient dans le parc où sa mère l'emmenait souvent, chacune sur une balançoire.

"Tu me manques, maman." Soupira Erisia.

"Je sais, ma chérie. Tu as si bien grandi. Je suis toujours avec toi, tu sais."

"Oui, je sais. C'est juste que ces derniers mois ont été particulièrement difficiles. Tellement de choses ont changé pour moi."

"Mais tu es toujours là, plus forte que jamais. Je suis fière de toi, Eri-chan."

"Je suis inquiète pour l'avenir proche. Je me suis habituée à la Soul Society. Tous ces gens que j'ai rencontré vont me manquer. Et je ne sais pas ce qu'il va se passer à l'Académie. Tant de secrets à cacher."

"Tu vas t'en sortir très bien, Erisia. Je le sais. J'ai confiance en toi. Fais de ton mieux et je sais que tu y arriveras." L'encouragea sa mère.

Erisia sourit. "Ça va quand même être un nouveau changement. Je ne pourrai pas les voir tous les jours;"

"Tu veux dire que tu ne vas pas pouvoir LE voir tous les jours." Répondit sa mère en riant.

Erisia ne put s'empêcher de rougir. "Je sais que c'est stupide. Mais il y a quelque chose qui m'attire chez lui. Sais-tu que j'ai rêvé de son blason familial avant même de le rencontrer? Les autres l'appellent le prince iceberg. Mais il n'est pas comme ça. Il est réservé et de nature stoïque mais il y a bien plus que ça chez lui. Peut-être est-ce une bonne chose que je parte bientôt à l'Académie."

"Je ne pense pas que ça soit aussi désespéré que tu le penses. Laisse le temps agir, Erisia. Ce sera bien mieux ainsi."

La conversation se prolongea dans son rêve, reprenant toutes les inquiétudes qu'Erisia avait pu cacher. Mais cette expérience était suffisamment douce-amère pour qu'une larme coule sur sa joue. Elle avait perdu conscience de ce qui l'entourait, plongée dans son rêve, appuyée contre l'arbre, un main sur ses genoux, l'autre tombée sur le côté.

Byakuya la trouva ainsi. Elle avait l'air si frêle de cette manière. Comme une poupée de porcelaine. Il demeura en arrière, l'observant un instant. Ses pensées surgirent spontanément dans son esprit. Elle avait l'air charmante avec ce yukata. Bien sûr, s'il était forcé de l'admettre à soi-même, elle était tout aussi charmante dans le monde réel avec un jean et un T-shirt. Mais elle avait été magnifique dans le kimono noir qui ressemblait à un morceau du ciel nocturne.

Il mit un frein à ses pensées. C'était tout à fait déplacé. Il appréciait toutefois sa présence dans le manoir. Elle le rendait plus chaleureux d'une certaine manière. C'est alors qu'il remarqua le reflet sur sa joue et s'approcha. C'était une larme et il se demanda ce qui l'avait causé. Son visage ne paraissait pas triste mais il y avait comme une note amère dans son reiatsu. Il fut presque honteux de l'observer comme ça. Mais il ne pouvait résister à la tentation non plus.

Elle serait bientôt à l'Académie. Et lui, de nouveau virtuellement seul au Manoir. Pourquoi cette idée le dérangeait-il autant? L'heure du dîner approchait et il se décida à mettre fin à ce moment de faiblesse en la réveillant.

"Erisia-san." Appela-t-il doucement.

Ses cils remuèrent légèrement et ses joues rosirent en comprenant qu'elle s'était endormie. Elle n'en avait pas eu l'intention mais le sommeil en retard causé par tous ses travaux de peinture commençait à la rattraper. "Je suis désolée, je n'avais pas réalisé que j'étais si fatiguée. J'étais sortie pour une promenade et ai décidé de m'asseoir ici un instant pour profiter du paysage." Expliqua-t-elle.

Ses yeux lui sourirent même si ses lèvres ne bougèrent pas. "Vous n'êtes pas la première personne à être envoûtée et bercée par la sérénité qui règne ici." Répondit-il avec une légère pointe d'amusement dans la voix. "Le dîner va être bientôt servi."

"Cet endroit va me manquer lorsque je serai à l'Académie." Commenta-t-elle avec un peu de tristesse.

C'était amusant de constater à quel point elle était confortable ici maintenant, par rapport à la l'embarras qu'elle ressentait à son arrivée.

"Les étudiants ont droit à des vacances après les épreuves les plus importantes. Vous pourrez retourner ici à moins que vous ne préfériez rester à l'Académie."

"Nos petit-déjeuner ensemble me manqueront, et les paniers-repas que j'apportais pour Renji et vous." Dit Erisia avec un léger rire.

"Et cela nous manquera aussi. Mais lorsque vous serez diplômée de l'Académie, Erisia, vous deviendrez un shinigami. Vous ferez officiellement partie d'une division et vous serez apte à protéger les autres. Et vous pourrez à nouveau nous rejoindre pour le déjeuner." Assura-t-il d'un ton un peu étrange. Il n'avait pas eu l'intention d'admettre qu'elle lui manquerait. Mais tous ceux qu'elle avait rencontré et côtoyé mentionnaient à quel point son absence allait leur paraître étrange. Cela valait pour lui aussi.

Une pensée étrange surgit soudain dans l'esprit d'Erisia. Elle détourna le regard. Puis le leva vers lui avec appréhension, s'armant de courage pour poser sa question. "Pourrais-je retourner vivre ici après avoir terminé l'Académie?"

Byakuya fut pris au dépourvu. "Si c'est ce que vous désirez, Erisia, vous serez toujours la bienvenue ici." Affirma-t-il. Elle préférerait peut-être rester au sein de sa nouvelle division mais si elle souhaitait retourner au manoir, il ne ferait rien pour l'en empêcher. Et si jamais une petite part de lui espérait très fort qu'elle retournerait ici, c'était une idée qu'il refusait d'admettre. Il la renvoya d'ailleurs bien vite se perdre dans un recoin de son esprit bien profond et bien sombre.

"Merci, Byakuya." répondit-elle avec un petit sourire, se souvenant qu'elle pouvait l'appeler par son prénom tant qu'ils étaient seuls.

Une autre pensée à cacher bien profondément; le très léger serrement de coeur lorsqu'elle disait son nom. Ce n'était pas sa façon d'être, il n'était pas ce genre de personne. Peut-être auparavant, il y a bien longtemps, mais plus maintenant. Il vaudrait mieux oublier ça. Même si cette petite part de lui, enterrée depuis des décennies et réduite à l'état de cendres, essayait faiblement de se raviver.