Bonsoir

Voici un nouveau chapitre.

Merci à toute pour les reviews

Merci à Lily pour la correction.

Bonne lecture


POV Bella

1 mois que cette terrible histoire était passée. Recroquevillée dans mon fauteuil, une tasse de thé vide à la main, je regardais Amy, occupée à faire un dessin. Je n'arrivais pas à me faire à ses cheveux courts. La coupe au carré lui allait bien, elle était très mignonne, mais à chaque fois, je repensais à ce que cela signifiait. J'avais perdu l'homme que j'aimais. Enfin, je pensais l'avoir perdu. Nous ne nous étions pas revus depuis ce fameux jour, donc nous n'avions pas officiellement rompu. Bien sûr, nous avions parlé au téléphone, il s'était excusé du comportement d'Elena, il était furieux mais... c'était sa fille.

Je me sentais honteuse d'en vouloir à une enfant et dans le fond, j'aimais Elena et j'étais encore folle amoureuse d'Edward mais... Amy avait pleuré pendant des heures cette nuit-là. Elle dormait toutes les nuits dans mon lit. Le pire moment avait été quand Emmett et moi l'avions accompagnée chez le coiffeur. Elle avait pleuré tout le long, contre moi, j'avais moi aussi pleuré à chaque coup de ciseaux.

Amy qui s'était tant ouverte depuis quelque mois, s'était de nouveau renfermée dans son monde. Elle ne voulait plus sortir, elle ne voulait plus voir personne d'autre qu'Emmett, Rose ou moi. Elle m'avait demandé d'arrêter le piano. Bien sûr, j'avais appelé Edward pour lui dire qu'il ne garderait plus Amy le soir ou le matin. J'avais aussi constaté qu'à l'école, ma fille s'isolait et qu'elle ne jouait avec personne dans la cour de l'école.

Je n'étais plus heureuse, chaque jour me paraissait triste et sombre, sans intérêt. Edward me manquait cruellement mais je n'étais pas prête et je devais penser à ma fille en premier. Emmett et Rose m'aidaient pas mal. Rosalie était en congé maternité donc elle s'était proposée pour s'occuper d'Amy le soir et quand j'étais du matins, c'est Emmett qui se chargeait d'elle. Bref, pour le moment, je m'arrangeais comme ça, mais je savais que c'était provisoire, il allait falloir que je trouve une nouvelle nounou. Ce qui voulait dire que la galère financière allait revenir pour moi.

- Maman ? Ça va ?

Amy me regarda en fronçant les sourcils. J'avais soupiré sans vraiment m'en rendre compte. Je lui souris.

- Oui, ça va, je ne suis pas motivée pour aller au travail. D'ailleurs... il faut qu'on se prépare, je t'accompagne chez Emmett.

- D'accord. Je peux finir mon dessin chez tonton ?

- Bien sûr.

- Demain, tu travailles ?

- Non. On reste ensemble. Allez poupette, on y va !

Dans un élan de motivation soudain, je me levai. J'embrassai Amy sur la tête et allai dans la cuisine afin de laver ma tasse. Pendant ce temps-là, ma fille alla mettre son manteau et ses chaussures. Je vérifiai son sac pour la nuit, vérifiai mes propres affaires pour ma nuit de garde et enfilai mes chaussures et mon manteau.

- Maman, tu crois que tonton et tante Rose auront quoi comme bébé ? Une fille ou un garçon ?

- Je ne sais pas. Tu voudrais quoi ? Un cousin ou une cousine ?

- Une cousine ! Comme ça, on pourra jouer toutes les deux.

- On verra bien, on devrait avoir la réponse très vite. Tu demanderas à Rose.

- Ok. Je peux prendre ma poupée ?

- Oui.

Je pris sa main et nous sortîmes de l'appartement pour aller jusqu'à la voiture. Le trajet jusqu'à la discothèque de mon frère se fit en silence. De la voiture à la porte de mon frère, je portai Amy dans mes bras et lui fis plein de bisous. C'est Rosalie qui nous ouvrit.

- Coucou les filles. Entrez. Ça va, Amy ?

- Oui. Dis, quand est-ce que je saurai si j'aurai un cousin ou une cousine ?

- J'ai rendez-vous dans deux jours. Tu veux venir avec Emmett et moi ?

- Oui ! Maman je peux ?

Je réfléchis en vitesse avant de répondre.

- On sera lundi dans deux jours, Rose.

- Je sais, mais je n'ai rendez-vous qu'à 18h. Tu peux venir aussi si tu veux.

- Ça te ferait plaisir, Amy ?

- Oui, maman, s'il te plaît !

- D'accord. Je serai en repos. On se rejoindra alors.

- Cool ! Merci maman !

- De rien. Bon les filles, je vous laisse, je vais faire naître des bébé. Bisous ma fille d'amour ! Je t'aime, bébé.

- Je t'aime maman. À demain.

Je la serrai contre moi en l'embrassant. À contre cœur, je me séparai de ma fille, embrassai Rose et filai à l'hôpital pour prendre mon service. Après la transmission habituelle des informations sur les patientes et leur bébé, je me retrouvai avec Alice dans le bureau des sages-femmes, nous n'étions que toutes les deux, nos deux autres collègues étaient déjà en train d'accoucher des patientes.

- Je meurs de faim !

- Mange, Alice, mange.

- Et toi ?

- Pas maintenant. Je n'ai pas faim. Mais ne te prive pas pour moi.

- Bella, ça fait 1 mois que tu ne manges rien.

- Je mange, ne dis pas de bêtise. Je ne me sens juste pas top top.

- Edward ?

- Pas que. Je suis barbouillée.

Alice se leva soudain et plaqua sa main sur mon front.

- Alice ! Je n'ai pas de fièvre, j'ai vérifié avant de venir. Je sais être prudente, j'aurais un masque. Allez, mange, Alice. Tu vas être chiante si tu n'as pas ta dose de glucose !

Alice me tira la langue et attaqua son sandwich.

- Cha spache comment vec D'ward ?

- Je passe ma vie à dire à ma fille, « Ne parle pas la bouche pleine » je ne pensais pas te le dire à toi. Mal polie !

- Roh, ce que tu es chiante ! Comment ça se passe avec Edward ?

Je haussai les épaules et regardai partout sauf ma meilleure amie.

- Je ne sais pas. Il m'a envoyé un message ce matin, mais je n'ai pas répondu.

- C'était quoi ?

- Hum... un truc du genre, « Comment tu vas ? Tu me manques »

- Et tu n'as pas répondu ?

- Non. Je suis perdue. Je l'aime terriblement, il me manque à en crever mais... Amy a besoin de temps. Moi aussi. Je suis une horrible personne.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que j'en veux à une gamine de 6 ans ! J'adore Elena mais... je revois son visage quand elle était penchée sur Amy... la natte coupée de ma fille par terre, Amy qui hurlait. Je me sens horrible de la détester. Et ce n'est pas la faute d'Edward. Lui se trouve au milieu de tout ça. Je suis un monstre.

- Mais non. Tu es une maman affectée par ce qui est arrivé à sa fille.

- Sauf que si Edward et moi étions mariés, je ne fuirais pas comme ça, je ne pourrais pas le faire.

- Ouais, mais vous n'êtes pas mariés. Donc tu peux le faire. Oh merde, la 4, c'est la mienne ! Je reviens.

Le voyant de la chambre 4 venait de s'allumer, ça voulait dire que la patiente avait besoin de quelque chose. Mes patientes étaient en début de travail pour le moment, je n'avais pas grand-chose à faire. Je terminais de remplir un dossier quand on frappa à la porte. Je me retournai pour voir Carlisle. La rencontre entre nous était inévitable mais je l'acceptais et la vivais plutôt bien. Nous ne parlions pas de ce qui se passait dans nos vies privées.

- Bella, je rentre. Qui est en charge de madame Clay ?

- C'est moi. Je ne l'ai pas encore vue, j'allais y aller. Un problème ?

- Cette dame est sourde, Jessica te l'a dit ?

- Non... Merci. Je ferai ce qu'il faut. Elle est angoissée ?

- Plutôt oui. Palmer prend ma relève, n'hésite pas à l'appeler si tu vois que c'est nécessaire. Ça la rassurera.

- D'accord. Son mari est-il sourd lui aussi ?

- Non.

- Ok. C'est noté.

Je voyais bien qu'il n'avait plus rien de professionnel à me dire mais c'était évident qu'il y avait autre chose.

- C'est tout ?

- Oui. Euh... non. En fait... comment va Amy ?

- Elle... se renferme sur elle.

- Je suis désolé. Vraiment. Nous sommes tous... choqués par ce qu'Elena a fait. Edward le premier. Et toi, comment ça va ?

- Je m'inquiète pour ma fille, je suis en colère, mais en même temps, je ne peux pas en vouloir à Elena, je ne la déteste pas, c'est une enfant qui a peur qu'on lui prenne son père. Edward... me manque. Mais Amy... elle est ma priorité.

- Oui... oui... Je... s'il y a besoin de quelque chose...

- Merci.

- Je te laisse. Bon courage pour cette nuit.

- Merci.

Il me laissa et je m'affalai sur ma chaise. Heureusement pour moi, la nuit s'agita. De nouvelles futures mamans arrivèrent et j'enchaînai presque les accouchements. Je n'avais donc pas le temps de penser à mes petits problèmes perso.

A 7h30, il était enfin l'heure pour moi de partir. Je briefai ma collègue pour qu'elle prenne ma relève et retrouvai Alice dans les vestiaires. Elle me sourit et prit la parole.

- Tu veux qu'on aille prendre le petit-déjeuner au Starbuck ?

- Non. Je suis obligée de redevenir la Bella économe d'avant.

- Je te l'offre. Allez viens, tu as besoin de temps pour toi.

- Alice, ça me gêne...

- Mais non. Allez viens, tu n'as pas le choix.

- Ok. Merci.

Je me changeai rapidement et nous allâmes toutes les deux passer commande au Starbuck. Une fois assises, je me laissai aller contre mon fauteuil.

- Encore merci, Alice.

- Je t'en prie.

- Bon, alors, comment ça va avec Jasper ?

- Bien, très bien même. Je rencontre ses parents la semaine prochaine. J'ai un peu peur.

- Reste juste toi-même. Enfin... contrôle ton côté excité de la vie !

- Pétasse !

- Je sais que tu m'aimes. Et lui, tes parents à toi, il les voit quand ?

- Quand mon richissime papa ramènera mon entretenue de maman de la Barbade !

- Alice... tu penses que c'est le bon ?

- Jasper ? Oui ! Mais je veux y aller doucement. Histoire de ne pas tout foutre en l'air. Si tout va toujours bien entre nous, on emménage ensemble cet été.

- Oh Alice, c'est génial ! Et l'année prochaine, mariage et bébé ?

- Oh molo pépito ! On y va pas à pas.

Je souris et bus une gorgée de café. J'étais vraiment contente pour Alice, elle le méritait. Elle enchaîna sur un autre sujet. À aucun moment, nous ne parlâmes d'Edward et d'Elena. Après l'avoir embrassée, je retournai à ma voiture. Il était 8h30. Je sortis mon téléphone, dans le but d'envoyer un message à Emmett afin de savoir si Amy était debout ou non. J'avais un message. Edward : « Appelle-moi. S'il te plaît » J'hésitai mais la tentation était grande. Un message aussi bref ne lui ressemblait pas, c'était peut-être important. J'étais faible. J'appelai. Il décrocha à la deuxième sonnerie.

- Bella ?

- Edward...

- Tu vas bien ?

- Oui. Qu'est-ce qui se passe ?

- Je voulais juste t'entendre...

Je fermai les yeux. J'étais à deux doigts de pleurer. J'avais l'impression que ça faisait des siècles que je ne l'avais pas entendu.

- Oh Edward... je suis désolée.

- Non, c'est moi. J'ai parlé à mon père. Il m'a dit que vous aviez discuté hier. Je te manque...

- Oui. C'est vrai.

- On peut se voir ?

- Non, non... je le voudrais mais c'est trop... ce n'est pas raisonnable.

- Je suis malheureux, Bella. Je me sens vide sans toi. J'ai besoin de toi.

- Edward, je sais que tu n'as pas une position facile, tu me manques atrocement aussi, je suis malheureuse. Mais Amy... elle ne va pas bien, elle ne communique qu'avec Rose, Emmett et moi, elle est encore plus réservée qu'avant. Elle ne veut plus dormir seule, elle... a peur.

- Tu ne pardonneras jamais à Elena...

- Je ne lui en veux pas tant que ça. Mon Dieu, je suis affreuse. Elle a juste eu peur, elle voulait te garder. Je sais que c'était impulsif.

- Elle ne voulait pas. Elle regrette beaucoup. Ce n'est pas facile pour elle non plus. Plus personne ne veut lui parler à l'école. Elle se retrouve aussi seule qu'Amy. Je t'en prie, voyons-nous pour en parler.

- Non. On coucherait ensemble.

- Et alors ?

- Je ne veux pas. La situation est trop bancale. Soit on est ensemble, soit on ne l'est pas.

- Et quand est-ce que tu sauras ce que tu veux ?

- Je ne sais pas. Et toi ?

- Je veux que tu reviennes. Je t'aime comme un dingue. J'aime Amy aussi. Vous me manquez toutes les deux. S'il te plaît... je sais que c'est grave ce qui s'est passé mais donne-nous une nouvelle chance. Je t'en supplie.

Je soupirai. Je voulais lui dire oui, juste par égoïsme, mais je devais penser à ma fille.

- Je ne peux pas te répondre. Il faut que je pense à Amy... je dois essayer de savoir ce qu'elle veut, lui parler.

- Laisse-moi te voir. Te prendre dans mes bras, quelques secondes. Rien d'autre. Promis.

- Non, je me connais. Je dois y aller. Il faut que je rentre, je suis crevée.

- Où es-tu ?

- Dans ma voiture, j'ai pris un petit-déjeuner avec Alice. Je voudrais rentrer et me coucher. Je ne suis pas très en forme.

- Ok. Sois prudente en rentrant.

- Oui. À bientôt.

- Oui. Je t'aime.

Des larmes silencieuse roulèrent sur mes joues. Je ne répondis pas, je l'écoutai juste respirer, le cœur broyé avant de raccrocher. D'un revers de la main, j'essuyai mes joues et démarrai ma voiture. Comme un automate, je conduisis jusqu'à chez mon frère. Emmett m'ouvrit et me prit dans ses bras.

- Salut sœurette. Ça va ?

- Je suis morte de fatigue, j'ai mal partout.

- Amy se lève tout juste. Va dormir un peu, elle va manger, je vais l'habiller et faut que j'aille faire des courses pour la boîte. Je vais partir en balade avec ma nièce.

- Merci Emmett.

- Tu as mangé ?

- Oui.

- Ok. Au lit petite sœur.

Je l'embrassai et allai trouver ma fille devant la télé avec son doudou contre elle.

- Bonjour mon trésor.

- Maman !

- Ça va ? Bien dormi ?

- Oui. Un câlin.

Je me laissai tomber sur le canapé pour la prendre contre moi.

- Je vais aller dormir, tu vas rester avec Emmett ce matin. Après on rentre.

- D'accord.

- On ira peut-être au cinéma ce soir si tu veux. Il y a Clochette !

- Oh oui ! S'il te plaît, s'il te plaît !

- On ira. Mais pour ça, faut que j'aille dormir.

- Au lit, maman ! Je t'aime.

- Je t'aime moi aussi. À tout à l'heure ma chérie d'amour que j'aime de tout mon cœur !

Je lui fis plein de bisous en lui arrachant un rire avant de me lever pour aller dormir. Aussitôt la tête sur l'oreiller, je m'endormis. Il était 12h quand je me réveillai. Je ne me sentais pas reposée du tout. J'avais mal absolument partout, comme des courbatures. Je me levai quand même et retrouvai ma petite famille dans la cuisine.

- Salut tout le monde !

- Coucou maman ! Regarde, j'ai fais un gâteau avec Rose.

- Il est beau ! Ça a l'air bon ! C'était bien ce matin ?

- Oui. Emmett et moi on a fait les courses. Et après, on a fait le gâteau avec Rosalie.

- C'est cool.

Je l'embrassai. Et me tournai vers Rosalie.

- Merci Rose. Ça a été ?

- Oui. Elle a été adorable, comme toujours. Tu déjeunes avec nous ? C'est pates bolo ce midi.

- D'accord.

- Et puis, il y a le gâteau.

- Oui. Besoin d'aide ?

- Non merci. Ça va, toi ? Tu n'as pas l'air bien.

- Je suis vraiment crevée. J'ai mal partout. La nuit a été dure. Elles ont décidé de toutes accoucher en même temps.

- Tu veux un advil ?

- Je veux bien oui.

Je m'assis et Amy vint se mettre sur mes genoux pour un câlin. Je discutai un peu avec Emmett, nous déjeunâmes ensemble. Le gâteau d'Amy était très bon et elle en était très fière. Après avoir remercié et dis au revoir à Emmett et Rosalie, je rentrai chez moi.

Dans l'après-midi, je jouai avec Amy à un jeu de société. J'avais envie de parler d'Edward avec elle, mais j'avais peur d'aborder le sujet. J'avais peur qu'elle me dise qu'elle ne voulait plus jamais le voir, ça voudrait dire que je devrais tirer un trait définitif sur mon histoire avec lui, alors j'évitais le sujet.

Comme promis, je l'emmenai au cinéma en fin de journée. Ça lui faisait plaisir et je dois avouer que j'aimais bien Clochette. En rentrant, nous allâmes nous coucher après une douche rapide chacune. J'avais grand besoin de dormir. Je ne me sentais toujours pas au top de ma forme. J'avais l'intention de dormir tout le temps qu'Amy serait à l'école demain.

Malheureusement pour moi, je passai une sale nuit. Je n'arrivais pas à dormir, j'avais chaud puis froid et de nouveau chaud. Je n'arrivais pas à trouver une position confortable pour dormir, je tournais et virais dans le lit. Je finis par me lever. J'allai boire un coup et pris ma température. J'avais de la fièvre. Merde ! J'espère que c'était passager. Je décidai de prendre une douche pour faire baisser ma température et me calmer un peu. Sans succès.

Je me sentais de plus en plus mal. J'avais la tête qui tournait, mes jambes tremblaient et je dus me soutenir contre les murs pour aller jusqu'au salon. Essoufflée par l'effort, je me concentrai sur ma respiration et à calmer mon cœur qui allait exploser. Ma vue se brouilla, je voyais plein de petits points de lumière comme si j'avais trop longtemps regardé le soleil. Mon ventre se tordait, je posai ma main dessus en grimaçant. Il fallait que j'atteigne d'urgence l'évier.

Le plus vite possible, j'arrivai à mon but et l'instant suivant, je vomissais. C'était douloureux, mon ventre se contactait sous de violents spasmes, encore et encore. Je pleurais, même mon ventre vide, je continuais à vomir, j'avais mal. Quand enfin cela se termina, je me rinçai la bouche, tremblante de partout, les joues striées de larmes, ma tête tournait et je ne voyais pas grand-chose d'autre que des points et des tâches blanches. Je me laissai glisser sur le sol, épuisée.

- Maman ?

Merde Amy. Je rassemblai les dernières forces que j'avais en moi pour me redresser et lui parler. Elle était à quelques pas de moi, serrant son doudou contre elle.

- Reste où tu es chérie. Je suis malade. Mais ça va mieux déjà. Retourne te coucher, trésor.

- Maman...

- Ne t'inquiète pas.

J'essayai de me relever. Non, en fait, j'étais mieux assise... voir couchée.

- Tu vas mourir maman ?

- Non ! Non Amy ! Je suis juste malade. Comme toi parfois. Ça va aller. Va dans ma chambre. Je vais venir. Je vais appeler Emmett et il va venir, ok ?

- J'ai peur maman.

- Non, chérie, non. Ne pleure pas princesse. C'est juste une gastro. Attends-moi dans la chambre. On va appeler tonton. D'accord ?

- Oui...

Elle me regarda avec de grands yeux humides qui me firent mal au coeur. Il fallait que ça tombe maintenant ! J'attrapai une bassine et misérablement, je me relevai et me dirigeai lentement vers ma chambre. J'avais l'impression de faire le parcours du combattant. Arrivée à l'encadrement de la porte, je vis Amy, assise sur mon lit, le téléphone à la main. Je sentais encore l'envie de vomir me gagner.

- Amy... appelle tonton. Tu sais le faire. Je dois aller aux toilettes. Ok ?

- Oui.

- Parfait. Je suis très fière de toi. Ça va aller.

D'un effort surhumain, je partis en direction des toilettes ou encore une fois, je souffris de la contraction abdominale. Je n'avais rien à régurgiter, je pleurais de nouveau, ce qui me causait encore plus de douleur.

- Maman, il ne répond pas tonton.

- Essaye encore, chérie !

Essoufflée et toujours en larmes, je me couchai sur le carrelage frais de salle de bain. C'est bête mais la fraîcheur m'apaisa. Occupée à reprendre mon souffle, je ne me rendis même pas compte que je fermais les yeux.


Et voilà...

Elle va mourir la Bella...

A la semaine prochaine pour l'enterrement ! =)

Bisous

Lexi