Hey !
Après un chapitre un peu plus calme pour remettre tout à niveau. Un plus comment dire ? Rempli de découvertes. Je vous avais promis dans le résumé de cette deuxième saison(juste au dessous) que les origines de Clem et ses vraies motivations allaient être révélées. Je n'en dis pas plus, je spoile déjà.
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews que j'attends avec impatience.
Rating : T.
Mots : Environ 4500
Beta : Pandadoudoucornu.
Review hors-ligne :
Scandal : Eh ben merci x). Ah non, j'aurai un peu dur de poster un chapitre par jour XDD. Mais bon tant qu'ils arrivent c'est le principal.
Merci pour ces reviews.
Petit Rappel du chapitre précédent :
Le retour au Sub Nautilu est enfin arrivé. Après que les Hearts aient pensé que le sous-marin était à la Marine et non volé, Law soigne Clem. Il lui demande des explications sur ses gestes de la journée et cette fugue. Elle lui en promet ce soir, mais elle doit aller aider Jude, inquiète, à sortir Sachi de l'autre sous-marin où il tente de récupérer des pièces pour réparer le Nautilus.
Clem fait un crochet par son ancienne cabine pour déposer ses deux clés dans la missive de son père. Elle se rend compte qu'elle a oublié son katana sur l'île.
Très vite, Jude vient la chercher et elles partent à la recherche du mécanicien. Finalement, Jude réussit à le convaincre de laisser Sub Nautilus s'en aller et ils s'embrassent. Clem rejoint le Sub.
Chapitre 21 ou Altis, un royaume Phénix.
P.D.V. Clem
J'entrai dans la cabine de bonne humeur. J'avais envie d'en mettre dans ce sous-marin. La salle commençait à peine à se remplir. Je me dirigeai vers l'espace réservé à Ban. Il cuisinait.
- Salut le vieux.
- La gamine, répondit-il par habitude en regardant sous le couvercle de la casserole si c'était cuit.
Deux secondes plus tard, les armoires où résidaient les assiettes furent ouvertes. Mes mains y furent plongées et j'attrapai quatre assiettes avec ma main droite. L'autre devait se faire oublier un instant. Ma concentration fut au maximum afin qu'elles ne se fracassent pas au sol. Si Law me voyais me faire du mal pour aider Ban, ç'allait chauffer.
Je me tournai face à la porte menant à l'autre partie de la pièce. Mais je n'eus pas le temps de faire un pas qu'on me prit mes assiettes. Je levai la tête et tombai sur la fumée de la cigarette du cuisinier. Finalement, ce ne sera pas Law qui me grondera.
- Tu crois que je n'ai pas vu l'état de ta main ? Me gronda-t-il. Retourne t'asseoir, je le ferrai bien comme un grand.
Mes dents grincèrent, mais je m'exécutai. Je m'assis à ma place en boudant.
J'arrêtai rapidement de bouder, quand Bepo s'assit à coté de moi. Directement, je lui fis un câlin.
- Tu m'as manqué nounours.
Il s'excusa.
- Tu nous a fais peur Clem, me confia l'ours.
Je le lâchai et vis d'autres Heart autour de moi. Penguin et Wakame s'installèrent en face de moi.
- Tu aurais dû voir l'état du capitaine, murmura le navigateur. Il faisait peur.
Je ricanai. Law n'était pas encore là, mais Penguin restait quand même prudent.
- Il parait, oui.
Le regard de Wakame sur mes mains bandées me gêna. Je cachai mes mains sous la table en les posant sur mes cuisses.
- C'est quoi ? Demanda le brun.
- Torture, soupirai-je.
- Quoi ?! S'exclamèrent le second et Wakame.
- C'est pas si grave.
Ils se regardèrent tous les trois comme si j'étais folle.
- T'es malade ! Finit par lâcher Penguin.
J'éclatai de rire et Lance nous rejoignit. Tient, il se mêlait aux autres lui maintenant ? Comme quoi, même l'âne le plus buté pouvait se mettre à boire quand il n'avait pas soif.
- Tu nous a tous manqué en tout cas, lâcha Wakame. Hein Lance ?
Celui-ci grogna, mais finit par avouer :
- Ça faisait vide.
J'eus un petit sourire.
- Merci les gars.
Ma placé était ici. J'en étais sûr maintenant. Ma famille, les Hearts, ne me lâcherait jamais. Ils étaient venus me rechercher alors que j'étais dans la merde jusqu'au cou. Je leur avait même manqué. Je n'avais jamais manqué à personne. Les gens se réjouissaient plus de me voir partir que de revenir. Mais les Heart démontraient cette généralité à laquelle j'avais était confrontée une grande partie de ma vie.
Je pouvais leur faire confiance. Surtout à Law. Les gars ne le savaient pas, mais ils venaient de m'aider à prendre ma décision. J'allais tout dévoilé à Law. Ce soir, après le repas.
Tous mes doutes s'étaient évaporés comme la rosée du matin en plein été. Law m'avait rassuré à sa façon sur l'éléphant en me mettant face à mon plus gros défaut. Celui de me croire victime. Je n'étais plus une victime, non. J'étais devenue celle qui persécutait. Celle qui donnait les règles et regardait les autres souffrir.
Tout ces changements grâce aux Heart et ils ne s'en doutaient même pas.
- A propos, reprit Penguin après toutes ces réflexions. Où est Sachi ? Il parait qu'il n'est pas bien par rapport au sous-marin.
J'ouvris la bouche pour lui répondre qu'il était en train de passer du bon temps avec Jude, mais la porte derrière moi s'ouvrit. Je regardai par dessus mon épaule avant d'afficher un grand sourire.
Sachi et Jude, mains dans la mains, entrèrent tous les deux rouges.
D'un seul coup, Penguin se leva et siffla.
- Un nouveau couple !
Son meilleur ami vira du rouge clair au tomate. Jude, lâcha sa main. Le roux s'apprêta de lui reprendre et d'avancer dans la pièce.
Wakame, tout content de cette nouvelle, se mit à applaudir. Je l'imitai en me disant qu'ils le méritaient tous les deux.
Ban arriva un plat dans les mains et les félicita à sa manière.
- Au moins, on ne se demandera pas la couleur des cheveux des petios.
Ce fut à Jude de virer au tomate. Les applaudissement augmentèrent quand Jean-Bart s'en mêla avec Bepo.
- Laissez-les tranquille, fit une voix autoritaire.
Law entra à leur suite, les mains dans les poches, mais avec un petit sourire. Lui aussi était content que tout soit rentré dans l'ordre. Il vint s'asseoir à mes côtés alors que je me remettais droite sur ma chaise.
- Ça ira tes doigts pour manger ? me glissa mon amant à l'oreille. Je veux bien t'aider.
Je lui tirai la langue comme réponse et attrapai ma fourchette qui ne tint qu'un dixième de seconde entre mes doigts. Je grognai sur le pauvre ustensile sous le ricanement de Law et les sourires amusés de la plupart de mes nakamas.
Le repas fut servit rapidement. Je ne débrouillai comme je le pouvais en refusant toute aide. Mais celle du Ban sortit du lot, comme toujours.
Alors que ma fourchette tomba dans mon assiette pour la Xième fois, il s'écria en riant :
- Tu veux que je te donne à manger comme les bébés, gamine ?
Un éclair de vengeance traversa mes yeux. J'étais d'attaque aujourd'hui.
- C'est plutôt un truc de petit vieux. Ceux qui bavent en mangeant et tremblent.
Des rires fusèrent dans la salle, même celui du concerné et de Law. On avait tous besoin de se détendre.
- Ton ironie nous avait manqué, lâcha subitement Jean-Bart.
Je souris et le remerciai d'un regard.
- C'était long la journée sans vos pics vous deux, ria Louis.
Law posa sa main sur ma cuisse et me chuchota :
- Et toi qui voulais te sacrifier pour nous.
- Oui, tu avais raison.
- Comme toujours, fit-il fièrement.
- Comme toujours, répétai-je en douceur.
Le repas se termina quand même et l'assiette devant moi fut vide. J'y étais arrivée finalement. Difficilement, mais quand même. C'était laborieux.
Law se leva le premier, chose habituelle.
- Nous avons une discussion à avoir miss.
- Et pour le sous-marin, lui chuchotai-je.
- Bepo est au courant, nous le dirons en temps et en heure.
Sur ce, il sortit et je me levai. Louis me lança un sourire compatissant.
- Courage.
Je le remerciai et sortis.
Law ne m'attendait pas dans la couloir comme je le pensais.
- Il doit être dans la cabine, constatai-je en me mettant en route.
Lorsque j'arrivai devant la porte, j'oubliai presque que c'était également ma cabine et je toquai avant d'entrer. Law était debout, les bras croisés devant son torse nu. Il n'avait gardé que son pantalon.
Je fermai la porte et m'assis sur sa chaise de bureau qui était face à lui.
- Bon, commenç èrement, je ne pense pas te punir pour ton imprudence. Tu as fais le choix de mener cette quête seule sans mêler un membre d'équipage, mais je n'oublie pas que tu ne m'as rien dit.
Je hochai simplement la tête comme remerciement. Je posai mes mains bandées sur mes cuisses et croisai mes jambes. J'enlevai mes chaussures en jouant des pieds pour être plus à l'aise. Mes chaussettes subirent le même sort. Law avait déjà retiré ses talonnettes et son Nodachi était belle et bien arrivé. Il était dans le coin de pièce qui lui était réservé.
Il s'assit au bord du lit, les mains pendant entre ses cuisses. Son dos était légèrement courbé. Il releva le regard sur moi.
- Pourquoi es-tu partie sans rien dire ?
C'était direct et ça pouvait se comprendre. Il s'était fait du soucis pour moi après tout.
- Tu mérites plus que de simples explications par rapport à mon expédition.
Il fronça les sourcils alors que je pris une grande inspiration comme pour m'encourager.
- Tu as sans doute remarqué que la visite de Sabo et Koala n'était pas une simple visite.
- Oh oui, commenta-t-il comme pour lui-même.
- Ainsi que les contacts que j'ai recréés avec mon père. Tout ça est lié à quelque chose que je tiens énormément à cœur. Ce pourquoi je me bats et m'accroche à la vie depuis toujours. Depuis la mort de ma mère.
- Je peux comprendre ce genre de motivations.
Pas besoin de lui demander pour savoir qu'il parlait de ce Corazon. Il m'en avait parlé une fois après son retour après nos deux ans de séparation.
- Tu te souviens de la vieille femme qui nous avait interpellée un soir en sortant du restaurant.
- Oui. Tu semblais perturbée ce soir-là.
J'étais lancée, je ne pouvais plus faire marche arrière. Il méritait toutes les réponses. Du moins une partie. Il m'avait prouvé sa confiance et son amour pour moi. Je me devais de lui avouer.
- Cette femme n'était pas folle, elle me connaissait. Même si moi je ne la connaissais pas. Elle provient du même endroit que ma mère et tous mes ancêtres. D'Altis.
- J'ai déjà entendu ce nom, m'avoua-t-il.
J'eus un petit sourire.
- Oui. Certaines personnes en on fait une légende, mais cette île a belle et bien existée et l'est peut-être encore. Altis est une île où juste notre peuple, les dieux, vivaient. Mais personne n'arrive à la trouver. Alors c'est vite devenu une légende racontée aux enfants.
- Je ne comprends pas toujours le rapport avec cette femme.
- Il est très simple, elle vient directement de cette île. Là-bas, on l'appelait « prêtresse ».
Il sembla plus captivé que jamais par mes révélations alors que j'essayai de tout les expliquer le plus simplement possible.
- Il y a quatre prêtresse. L'une à ce qu'on appelle une porte. Un des quatre points d'entré de l'île. Leur rôle est de protéger ces portes et valider les entrées. Seuls les dieux peuvent entrer. Mais leur rôle le plus important depuis ce qu'on appelle la mission zéro, je t'en ai parlé, est de retrouver les survivants terrestres. Ceux qui ont immigrés sur une autre île que la nôtre par peur d'être tués. Malheureusement, il y en a peu qui ont survécu à la vie ici.
- Tu es en train de me dire qu'il y aurait des survivants à cette mission ?
Je soupirai.
- Je n'en sais pas plus que toi. Je te répète simplement ce que j'ai découvert, lu ou entendu.
- Tu n'as jamais été sur Altis ?
- Non et j'ignore où elle se trouve.
Je secouai la tête comme désolation.
- Comment sais-tu tout ça ?
- Car ma mère y a vécu les seize premières années de sa vie. Je ne m'en suis jamais rendue compte, mais quand j'étais enfant, elle me racontait des histoires le soir en me dévoilant un peu de nos origines à chaque récit. J'étais trop jeune pour comprendre.
Law se leva et se mit à marcher dans la pièce. Comme pour avaler tout ça. Ça devait être flou dans sa tête, il m'avait fallu plusieurs années pour accepter tout ça. Me rendre compte que je ne suis pas la seule à avoir survécu à cette horrible « extermination » comme le disait la Marine.
Il s'arrêta et reprit :
- Pourquoi ta mère n'y a vécu que seize ans ? Cette mission s'est produit quand tu avais six ans.
- J'y viens, soufflai-je. Mais assieds-toi, le plus gros arrive.
Il s'exécuta afin que je me dépêche de déballer.
- Ma mère était l'héritière légitime d'Altis. Il y quatre grandes familles : Eau, Feu, Air et Terre.
- Les quatre éléments, murmura-t-il.
- Oui. C'est tout à fait ça. A la mort du souverain, l'enfant le plus âgé de l'une de ses quatre familles était choisi pour monter sur le trône après un vote démocratique ou un « tournoi » assez complexe . Ma mère avait de grande chance de le remporter, mais elle n'a jamais voulu. Alors elle s'est enfuie de l'île et est partie à la découverte des « humains » qui sont totalement inconnus aux dieux.
Je me mordis la lèvre.
- Je suis donc « princesse » même si ma mère n'est jamais montée sur le trône.
- Titre dérisoire.
- Pour le coup, oui. Je n'ai rien de spécial. Je suis juste née dans la famille de l'eau. Je ne connais pas ma famille côté maternel. Je ne sais même pas s'ils savent que j'existe. La suite tu l'as connais. Ma mère est entrée dans la Marine et est devenue scientifique. Pendant une mission d'infiltration chez les Révolutionnaires, elle est tombée amoureuse de mon père avant de mourir à Crystalia.
Malgré moi, mes dents grincèrent. Je ne voulais pas m'éterniser sur ce sujet qu'était ma mère. Surtout après une telle journée.
- Bon, fit Law en me sortant de mes pensées, je veux bien dire oui amen à tout ça car tu ne sais pas mentir.
Je rougis. Il me connaissait de trop.
- Mais je ne vois toujours pas le lien avec ta petite randonnée de toute à l'heure. C'est bien gentil de m'éclaircir sur cette veille femme et tes origines, mais ça en répond pas à ma question de départ.
- Je sais, mais tu mérites de tout savoir. Je te fais confiance.
Un petit sourire en coin étira ses lèvres.
- Revenons à cette mission zéro. Le Gouvernement mondial a décidé de détruire notre peuple alors que nous n'avions rien fait. Ce point est celui sur lequel je ne sais rien. J'ignore comment le Gouvernement Mondial savait pour Altis. Cette île-légende, mais lors de mes seize ans, ils ont déclenché cette tuerie en l'excusant par notre dangerosité. Ma mère n'a même pas été tuée durant cette mission. Je ne connais pas la raison de sa mort si ce n'est que sa trahison envers la Marine.
- Qui n'est pas une excuse à ce génocide, continua Law.
Je hochai de nouveau la tête.
- Je pense qu'Altis n'a pas été détruit. J'ai des indices concrets. Et cette prêtresse a confirmé mes doutes. J'ai contacté mon père, qui fait des recherches de son côtés, par rapport à cette rencontre et ça m'a mené à Crystalia.
- Attends, attends, me stoppa Law en levant sa main. Tu m'as dit que les prêtresse prévenaient les survivants, pourquoi tu n'as pas été contacté ?
- Sincèrement, je ne sais pas. Peut-être car ils ignoraient mon existence ou alors à cause de la « trahison » de ma mère qui voulait juste être libre et découvrir le monde. Mais cette prêtresse semble avoir enfreint la règle, car lorsqu'elle m'a nommé Princesse, j'ai compris. Elle était venue m'aider dans ma quête des clés.
- Des clés ?
Je me levai et sortis de la pièce sans cérémonie en laissant mon amant en plan. Je revins quelques secondes plus tard avec la missive de mon père. Je vidai son contenu sur le bureau et Law vint se poster derrière moi. Il regarda au-dessus de mon épaule.
- Des billes ? Tu te fous de moi ?
Il tendit la main pour en attraper une, mais je claqua sa main en grognant.
- Ne les touche pas. Elles peuvent prendre ton énergie. C'est comme ça que le Sultan Tino était hors d'état de nuire. Bref. Ceci sont ce qu'on appelle les clés. Il y en a quatre en tout et j'en ai deux. La clé Saphir qui appartenait à ma mère et la clé Emeraude que j'ai dérobé au Sultan.
Il retira sa main.
- A quoi ça sert ces billes ?
- Des clés,grognai-je.
- Oui, admettons, fit-il en roulant les yeux.
Je les remis dans la missive que je fermai soigneusement avant de la poser sur le bureau de Law. Dans le coin supérieur droit, collé au mur de derrière et l'armoire à droite. Je me tournai face à Law. Il était tellement proche que je sentis son souffle sur mon cou découvert. Il recula et je m'assis sur le bureau. Il tiqua à cette décision, mais ne fit rien.
- Quand le Gouvernement mondial a attaqué Altis même, les quatre familles, ayant chacun une clé, on décidé d'en cacher deux. Elles se sont retrouvées sur la Terre, façon de parlé évidement, et ils n'ont dit à personne où elles se trouvaient. Ma mère a réussi à un retrouver une. J'ignore comment. Et moi j'ai trouvé celle-ci grâce aux informations de mon père.
- C'est donc ça, Sabo et la brunette.
- Oui. Ils venaient m'apporter cette missive avec les coordonnées géographiques de Crystalia.
Il me stoppa dans mon récit et prit la parole :
- Laisse moi deviner. Tu as été demandé à Penguin si cette île correspondant aux coordonnées était sur le trajet et il t'a répondu négativement. Tu as décidé d'y aller seule pour récupérer cette fameuse chose.
- Co..Comment tu sais tout ça ?
Il afficha un petit sourire victorieux.
- Comment crois-tu que je suis venu à ton secours comme un bon prince.
- Un prince ne fouille pas les affaires d'une dame.
- Tu serais morte à si je n'étais pas venu te chercher.
- Tu marques un point, mais ne recommence plus.
Je boudais comme une enfant face à cette réalité. Je détestais laisser le dernier mot. Law était intelligent, j'avais tendance à l'oublier parfois. Moi qui croyais partir une journée pour revenir les mains dans les poches en sifflotant le soir même sans que personne n'ait rien remarqué.
- Pourquoi sont-elles si importantes pour toi ? Me questionna mon amant sérieusement.
Il s'approcha du bureau, donc de moi, et posa ses mains de part et autre de mes hanches. Il était penché à mon hauteur, mais comme il était plus grand tout comme ses bras, ses yeux étaient face aux miens. Je me mordis la lèvre inférieure.
Cette question était celle que je redoutais. Celle à cause de quoi j'étais partie à l'aventure après l'histoire de Doflamingo et mon court séjour chez les Révolutionnaires.
- Ma raison de vivre. Ce qui me donnait du courage pour me battre. Celle qui me rendait fière de ses origines dont j'ignorai tant de choses. Ce à quoi je vouais ma vie depuis le décès de ma mère.
Law attendit patiemment pendant plusieurs longues secondes. Son souffle chaud s'échappant de ses lèvres et atterrissant sur les miennes me permettait à garder les pieds sur terre.
- Elles permettent d'accéder à mon rêve en quelque sorte. Ses clés sont très importantes pour mon peuple et ses traditions. Sur Altis, ils croient au repos éternel. Lorsqu'un Dieu meurt, son âme part dans le nécropole.
- Tu n'en sembles pas convaincue.
- J'ignore où elle se trouve en réalité, mais chaque légende parlant d'Altis en parle. Comme je le disais, ses clés permettent d'entrer dans cette nécropole. Lorsque toutes les quatre sont réunies, on a l'autorisation de pénétrer ce lieu de repos.
Une mèche tomba sur mon visage et me le barra. Law la happa et la remit derrière mon oreille.
- J'imagine que c'est en lien avec la mort de ta mère.
Je hochai tristement la tête.
- Ce n'est pas parce que l'âme se trouve dans la nécropole qu'elle repose en paix. Une tradition veut que l'ont enterre un objet du défunt afin qu'il puisse vivre en paix jusqu'à la fin des temps. Je...Je...
Je ne parvins pas à terminer ma phrase que je pleurai en silence. Avouez tout ça était dur et dangereux. J'avais peur. Peur que Law se rende compte que mon rêve n'est pas concret et surtout prouvé et qu'il refuse de m'aider. Car je n'y arriverai pas seule.
- Prends ton temps, me souffla-t-il.
Je ne me fis pas prier et me calmai avec les temps et les légères caresses sur mes genoux que mon capitaine me prodiguait. J'avalai ma salive et terminai cette fameuse phrase.
- J'ai besoin de le faire pour ma mère. Que ce repos éternel soit une connerie ou non, elle le mérite. Elle s'est sacrifiée pour moi. J'ai besoin de ça pour faire mon deuil, Law. Seize ans après, cette journée me hante à chaque anniversaire. Le sang, son corps, les cris, mon démon. Tout ça d'un coup, c'était trop pour une enfant comme moi. Tu comprends ?
Je relevai mes yeux humides sur lui et je plongeai dans son regard un instant. Il avait les yeux doux et réconfortants. Un torse puissant me compressa chaleureusement et j'enfouis mon nez dans son cou. Je respirai son odeur épicée pour calmer quelques tremblements dont je me rendais seulement compte de leur existence.
- Je comprends parfaitement. J'en suis moi-même l'exemple. J'ai vécu treize ans de ma vie pour venger l'homme qui m'a sauvé la vie, pour faire son deuil.
- Tu as réussis à le faire ? arrivai-je à articuler contre son sa peau elle aussi humide.
- Oui. Je ne pensais pas en avoir besoin, mais en réalité si.
Il se décolla un petit peu pour coller son front au mien.
- Tu as un rêve comme nous tous ici. J'ai déjà réalisé le mien, mais ce n'est pas pour autant que j'ai dissous cet équipage.
- Tu ne veux pas le One Piece ?
Il me sourit.
- C'est toi mon One Piece maintenant.
Malgré cette situation, j'eus un petit rire.
- T'es con.
- C'est bien possible.
Il posa ses lèvres fines sur mon front sans pour autant l'embrasser.
- On va t'aider articula-t-il contre ma peau.
- C'est dangereux.
- Je sais.
Il décolla ses lèvres et me regarda dans les yeux. Ce gris métallique était envoûtant. S'il était un vampire entrain de m'attirer pour marquer mon cou de deux trous, je le laisserai faire. Il venait encore de me donner une raison de rester ici.
- Tu me crois ? Fis-je après un silence. Enfin, je veux dire, tu crois tout ce que je viens de te dire.
- Tu ne sais pas mentir.
Je grognai contre moi. Je détestais être mise devant mes défauts.
- Alors oui. Tu ne mentirais pas à ton capitaine quand même ?
Il recula alors que mon sourire perdu revint. Je descendis du bureau et remis la chaise.
- Je n'oserai pas.
Il retira son pantalon et se retrouva en boxer noir.
- Viens te coucher, on le mérite tous.
Je hochai la tête alors qu'il me prit dans ses bras.
- Regarde moi, ordonna-t-il.
Je relevai la tête et il prit mes lèvres en otage délicieux. Je fermai les yeux pour savourer ces sensations que je pensais ne plus jamais ressentir dans ma cellule. Nous partageâmes un baiser langoureux et amoureux. Les plus rares, mais aussi les plus exquis. Rapidement, sa langue taquina la mienne qui se laissa dompter.
Il recula sans rompre ce baiser. C'était à peine si je m'en rendais compte.
Lorsqu'il brisa le baiser pour cause d'oxygène, j'étais étendue sur le lir avec mon capitaine au dessus de moi, à quatre pattes. Je me redressai sur les coudes, mais il me plaqua avec douceur sur le matelas en posant ses deux mains sur mes épaules.
Je n'avais pas envie de lui résister.
Il s'attaqua à mon cou. Il avait envie de faire l'amour, je pouvais le comprendre. Ça faisait tellement longtemps. Je m'en rendis seulement compte maintenant que tout ce poids sur mes épaules s'était dissous. Law m'avait écouté sans m'interrompre alors que ce que j'avais à dire n'était pas simple du tout.
- Law, le coupai-je.
Il me grogna de me taire et reprit d'assaut mes épaules qu'il découvrit de mon t-shirt qui fit un vol plané dans la pièce avant de s'échouer sur le bureau. Je frissonnai quand il mordilla ma clavicule.
- Law, insistai-je.
Il marmonna et arrêta pour me regarder. Je lui souris venant lui voler un tendre baiser.
- Merci de m'avoir écoutée.
- C'est la moindre des choses.
- Oui.
Je me recouchai docilement alors qu'il s'activa de nouveau. Je me laissai aller en oubliant tout.
- Je t'aime, lâchai-je de tout en blanc.
Je reçus un baiser torride dans le cou comme réponse. Je lâchai totalement prise.
- Avec mes mains, tu n'auras pas droit à grand chose ce soir.
Sa bouche était sur mon ventre. Il avait délibérément évité ma poitrine toujours emprisonnée dans son tissus.
- Tu as le droit de faire l'étoile de mer ce soir, tu le mérites. Laisse moi diriger.
- Mais, protestai-je. Tu sais bien que je n'aime pas ça, rester inactive.
- Ordre du capitaine, sourit-il avant de me faire taire d'un baiser.
Je lâchai un gémissement et les choses sérieuses commencèrent.
Un chapitre tout en nouveautés rien que pour vous.
Je n'ai pas eu envie de faire un lemon, désolé pour les pervers qui assume. Mais je vous laisse imaginer la suite.
Bref, vous l'aurez compris, ce chapitre est le plus lourd en découvertes car il explique tout(pour le moment XD). J'ai fais au mieux pour que ce soit bien compréhensible, si vous pensez en pas avoir très bien compris, je vous conseille de relire les explications de Clem.
Bref, un chapitre comme ça mérite des reviews non ? Je les attends avec impatience.
N'oubliez pas de suivre cette fiction si ce n'est déjà fait.
A la prochaine, normalement.
