Bonjour à tous!
Déjà, je vous remercie de comprendre que je ne peux pas répondre à vos reviews cette fois ci, surtout qu'il n'y en avait pas mal... Du coup, je vous remercie tous pour vos reviews! Rassurez vous, je les ai toutes lues et c'était très intéressant par rapport à vous avis! J'espère que la suite plaira à ceux qui ont étés déçus par le chapitre précédent et à ceux qui au contraire l'ont aimé!
Bonne lecture!
Dans le chapitre précédent:
Jedusor esquissa un sourire puis leva les bras en l'air, se tournant vers les statues.
-Viens à moi, Ô créature vénérée de Salazar. Viens montrer ta suprématie en tuant ces traîtres à leur sang.
Soudainement, le sol sembla trembler. Des fissures apparurent sur le sol, tandis que le plafond faisait tomber de la poussière. Dante avait l'impression que la peur lui compressait le ventre. Il pouvait prendre la fuite... Mais non. Il allait se battre. Et peut être mourir...
-Garde les yeux clos pour l'instant, qu'ils puissent t'admirer avant de mourir.
C'est alors que le Basilic apparut. Il y avait quelque chose de sinistre dans sa façon de bouger, comme si il déchirait l'air devant lui. Le Roi des Serpents avait une taille impressionnante et une aura de menace. Il était immense. Les yeux clos, il toisa Dante, Ariane et Neville. Sur sa tête se trouvait Ginny qui les regardait de son regard rouge sang.
-C'est... C'est... murmura Ariane.
D'un simple coup de baguette, la jeune possédée fit violemment claquer la porte qui menait à la Chambre des Secrets. Personne ne pouvait y entrer ou en sortir. Ils étaient pris au piège désormais. Fumseck s'envola près d'eux, Dante dégaina sa baguette, Neville brandit son épée, Ariane se plaça en posture de combat. Même le choixpeau semblait vouloir se battre. Le cœur battant, Dante ne savait pas ce qu'il l'effrayait le plus... Le regard de Ginny ou bien le Basilic?
Car Ginny les fixait avec un regard dément, totalement dénué de joie. Seule une profonde haine transparait de ses iris rouges. Elle semblait totalement possédée et semblait à peine respirer, comme une statue de cire. La rousse analysait avec un regard assassin le visage d'Ariane, baguette en main. L'air lui même s'était figé, tandis que des volutes de magie noire et de pulsions meurtrières se dégageaient depuis le corps de Ginny. Comme des petits éclairs sombres. Le regard rouge sang de la jeune fille glaçait les veines de Dante. La poussière s'envolait littéralement en sillons entiers, tandis que le cœur du Serpentard tremblait comme jamais. Le Basilic ne bougeait pas plus. Il sentait leur odeur et semblait sourire. Mais ce n'était pas un sourire de joie. C'était un sourire de haine.
Et Dante comprit que le prochain combat avait de grandes chances d'être son dernier.
Chapitre Vingt: Basilic et Audhulma.
Lumière. Une intense lumière verte, reflétée par les miroirs et les vitraux de la Chambre des Secrets, inondant la chambre, mettant en évidence leur immense ennemi.
Bruit. Un silence troublé par la langue du Basilic qui cinglait l'air comme un fouet et par le rire dément de Ginny.
Odeur. Une odeur de renfermé mais également une odeur caractéristique aux reptiles embaumait l'air, faisant perdre à Dante ses repères.
Goût. Un goût de sang au bord des lèvres, témoin des coups qu'il avait reçu. À la fois métallique, insipide, amer et salé.
Frisson. Un frisson comme un choc électrique percuta de plein fouet l'échine de Dante qui se redressa en position de combat. Un frisson lui faisant ressentir une myriade d'émotions contraires: peur, dégoût, haine, excitation, combattivité et détermination. L'une après l'autre, dans cet ordre, chaque émotion déferla avec un intense flot d'adrénaline dans les veines du jeune homme. La baguette en main, il était prêt à lancer un sort. Le cœur battant, il s'apprêta à lancer un sortilège. N'importe lequel. Il savait que le sortilège de conjonctivite n'allait pas annuler le pouvoir destructeur des yeux du Roi des Serpents. Il savait qu'il n'avait que cette chance et qu'il ne devait en aucun cas manquer son coup.
Oui. Il le savait.
Il dégaina sa baguette, quand soudain quelque chose le paralysa. Quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis si longtemps... Quelque chose qu'il s'efforçait de refouler, car il savait que c'était une faiblesse, un mensonge, un handicap. La peur. La peur de perdre. La peur de mourir. La peur de ne plus jamais revoir ceux qui lui sont chers.
Oui. Il avait peur. Il refoula ces émotions tout au fond de lui. Il brandit sa baguette vers le serpent géant qui avait toujours les yeux clos.
-Potter! Neville! C'est notre seule chance! Visez ses yeux!
Il n'attendit pas que ses mots soient compris par Neville ou Ariane. Il sentit Fumseck lui caresser la joue de son aile en prenant son envol, comme pour fuir. Dante eut envie de dire "Ne me laisse pas seul face à eux!" mais de toutes façons, quelles chances un phénix non légendaire pouvait avoir face au Roi des serpents lui même?
Et c'est à ses parents, à ses amis, à Sirius, Remus, Severus, Anthony, Isadora, Duncan et Matt à qui il pensait lorsqu'il brandit sa baguette vers le serpent. Et à ce moment là, à l'instant où la formule du sortilège d'explosion sortit de sa bouche, à l'instant où il lança ce sort à pleine puissance qu'il se sentait pleinement vivant, prêt à faire face à ce monstre, à l'héritier, au monde entier.
-Confringo! s'écria Dante.
-Stupefix! hurla Ariane.
-Flipendo! ajouta Neville.
Les sortilèges d'explosion, de stupéfixion et de défense semblèrent se mélanger pendant un instant, l'espace de l'instant où ils fusèrent de la baguette de leurs possesseurs. Puis ils se concentrèrent en l'espace d'un instant, illuminant la chambre des secrets avant de foncer vers l'œil droit fermé du Basilic. Dante esquissa un sourire. Ce serait suffisant pour que le Basilic perde au moins un œil... Et à ce moment là, ce serait beaucoup plus simple.
-Contourne les tout de suite! siffla Jedusor au dernier moment.
Avec une vitesse incroyable pour un animal de cette taille, le Basilic esquiva le concentré de sortilèges qui menaçait son œil. Au dernier moment. Mais la fusion des sortilèges ne manqua pas son corps énorme. Les trois sorts percutèrent de plein fouet la queue du Basilic...
Et ricochèrent. Ils percutèrent le sol, créant un léger cratère, tandis que de la pierre, de la poussière et des débris furent soulevés quelques instants. Puis plus rien. Cela n'avait eu absolument aucun effet. Dante en eut le souffle coupé l'espace de quelques secondes. C'était impossible, incroyable, impensable. Il échangea un regard alarmé avec Ariane. C'était terminé. Ils avaient manqué leur coup. Ils allaient mourir...
-Tuez les tous sauf Potter! MAINTENANT! s'écria Jedusor à l'adresse de Ginny et du Basilic.
Aussitôt, un sortilège de découpe particulièrement vicieux jaillit de la baguette de Ginny et fonça vers Neville. Dante érigea un charme du bouclier qui bloqua le sortilège mais que partiellement et une entaille sanglante apparut au niveau du bras gauche de Neville. La jeune fille éclata de rire et en lança un autre, à nouveau paré mais d'extrême justesse, arrachant une mèche de cheveux d'Ariane au passage.
-Il faut fuir! Maintenant! s'écria Dante.
-Je... Je... murmura Ariane complètement confuse.
-Vite! hurla Neville.
Le gryffondor attrapa par le bras la survivante et ils se mirent à courir vers la porte de la chambre des secrets. Courant à l'aveuglette, Dante trébucha et s'effondra sur le sol, le cœur battant. Il entendit l'exclamation de peur d'Ariane. Le cri de terreur de Neville. Le rire de Ginny. Mais plus que tout, il entendit la voix sifflante de Jedusor murmurer à son Basilic: Tue le. Maintenant.
Le Basilic avançait vers eux. Dante sentait et entendait son corps pesant ramper sur le sol poussiéreux. Les paupières résolument closes, Dante se leva et commença à courir à l'aveuglette, en compagnie de Neville et d'Ariane, le plus vite possible. Mais c'était inutile. Un Endoloris jaillit de la baguette de Ginny et toucha de plein fouet Ariane qui poussa un véritable hurlement de douleur. La survivante s'effondra sur le sol, convulsant sous l'intensité du sortilège de la douleur.
C'était insupportable. Dante pivota sur lui même et entrouvrit les paupières, puis pointa sa baguette vers Ginny. Où plutôt, vers l'endroit où il pensait que Ginny était. Avec un mouvement de baguette, il s'écria:
-Sol Lumos!
À nouveau, une petite boule de lumière blanche, de la taille d'une balle de golf jaillit de la baguette de Dante et fonça vers le Basilic et Ginny. Puis au dernier moment, elle enfla à une vitesse folle, tandis que Dante ferma les yeux. Au moment où elle eut la taille d'un ballon de basket, elle sembla stagner puis explosa, illuminant la Chambre des Secret d'un intense flash lumineux. Tout sembla devenir blanc ou jaune, tandis que des couleurs jusque là inconnues s'imprimèrent dans la rétine de Dante. Avec satisfaction, il entendit la langue du Basilic cingler l'air, signe de son mécontentement.
Au même moment, dans la lumière intense, Dante crut voir une forme foncer en piqué vers le Basilic. C'était probablement une hallucination...
Mais le hurlement de douleur du Basilic n'était pas une hallucination. Le Serpentard entendit plusieurs sifflements furieux et violents, accompagnés de sifflements furieux et frénétiques. Un pilier s'effondra sous les assauts de la queue du Basilic, tandis que le sol tremblait. Il y eut un nouveau sifflement de douleur tandis que le Basilic hurla. De douleur ou bien de folie, il hurla.
Dante entrouvrit les yeux. Tout comme Ariane et Neville. Et il poussèrent un cri tous en même temps.
Le Basilic, énorme serpent d'un vert éclatant, se battait en duel singulier avec le phénix de Dumbledore. Fumseck voletait autour du Basilic, tandis que les terribles mâchoires du Roi des Serpents claquèrent dans le vide, comme une guillotine déchirante. La grosse tête en pointe du Basilic fonçait vers le phénix qui esquivait chacun de ses coups. Dante crut halluciner lorsqu'il vit du sang noir couler du coin du "visage" du monstrueux reptile. Tremblant de tout ses membres, Dante fut sur le point de retourner vers la porte d'entrée.
Quand un rayon de lumière rouge jaillit d'un côté et manqua de le toucher. Le sortilège impardonnable de la douleur continua sa course et percuta un mur avant de faire tomber des débris du plafond. Dante pivota sur lui même. Ginny le dévisageait avec un air dément, avant de lancer un sortilège de découpe. Dante plongea sur le sol tandis que le sortilège percuta le mur. Il se releva et pointa sa baguette vers Ginny.
-Repulso!
Le sortilège de répulsion ne sembla avoir aucun effet sur la cadette Weasley qui avec un nouveau mouvement de baguette, fit jaillir des cordes vers Dante. D'un mouvement de baguette, il utilisa un Diffindo qui réduisit les cordes à des petites bandelettes misérables qui s'effondrèrent sur le sol. Dante concentra sa force en un puissant Stupéfix qui ne manqua pas sa cible. Mais il ne fut pas seul: Ariane aussi avait hurlé la formule du sortilège de Stupéfixion qui toucha la rousse de plein fouet. Ginny sembla briller dans un halo jaunâtre pendant quelques instants, puis l'effet du sortilège la projeta plusieurs mètres plus loin, inconsciente.
-LE PHÉNIX! hurla Neville.
Dante pivota sur lui même. En même temps qu'Ariane. Devant eux, Fumseck commençait à avoir de plus en plus de mal face au Basilic. L'oiseau de Dumbledore fatiguait et le Roi des Serpents en profitait allègrement. Neville esquissa un rictus de pure colère.
-Tue l'oiseau puis tue les autres! s'écria Jedusor.
Ginny gisait quelques mètres plus loin. Inconsciente. Un halo violet corrompu brillait autour d'elle. Fumseck n'allait pas tenir longtemps à ce rythme là, puisque les attaques du Roi des serpents étaient de plus en plus violentes et furieuses. Ils étaient tous piégés, condamnés à mourir, à l'instant où ils avaient eu l'impudence et l'mpudence d'entrer ici et de croire qu'ils pourraient s'en sortir vivants. C'était terminé. Tout était terminé. Dante avait envie de pleurer.
Mais c'était bien pire pour l'héritier Londubat. Neville maudissait de tout son être sa propre impuissance. Il était un gryffondor, il était le meilleur ami de la survivante et il ne pouvait rien faire! Il serrait de toutes ses forces son épée, regardant le combat entre les deux animaux légendaires. Puis le Gryffondor lança un regard amer et apeuré à Dante Lancaster et à Ariane. Puis au corps de Ginny un peu plus loin.
C'était insupportable. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Qu'il ne soit pas un boulet.
-TUE L'OISEAU! TUE LE! siffla à nouveau Jedusor.
Aussitôt, le Basilic chargea vers Fumseck qui esquiva le coup d'extrême justesse. Les mâchoires du Basilic arrachèrent quelques plumes. C'en était trop pour Neville qui brandit son épée et fonça vers le Basilic.
-LAISSE LE TRANQUILLE! hurla le Gryffondor.
-NEVILLE, NON! hurla Ariane à son tour.
Mais Neville l'ignora. En quelques secondes, le jeune Gryffondor avait totalement franchi l'espace qui l'éloignait de l'énorme serpent. À peine arrivé, Neville leva les bras et tenta d'abattre son épée sur la queue du Basilic qui n'esquissa même pas un mouvement pour se défendre. L'épée s'enfonça profondément tandis que le serpent poussa un hurlement de pure douleur, de rage bestiale. Il donna alors un violent coup de queue à Neville qui fut projeté plusieurs mètres en arrière, percuta une étagère remplie de livres.
Qui s'effondra sur Neville sous le choc.
-NEVILLE! beugla Ariane qui fonça vers son ami.
Neville saignait et remuait faiblement. Les livres gisaient sur le sol, se tachaient de rouge, tandis qu'Ariane tenta d'aider son ami à se relever. L'épée vola en l'air après un second coup de queue puis s'enfonça sur le sol, comme un couteau dans du beurre, quelques mètres plus loin. Des piliers s'effondraient de plus en plus fortement et la poussière semblait omniprésente. Le Basilic se remit à attaquer le phénix avec une ardeur redoublée. Les crochets du Basilic scintillaient alors comme des sabres à la lumière verte.
Fumseck plongea alors, sans prévenir. Dante vit avec stupeur que son plumage saignait. Tremblant, le phénix tenta de crever le second œil du Basilic, mais le Roi des Serpents réussit à le contourner et à lui asséner un violent coup de queue. Fumseck fut projeté en arrière et s'effondra contre un pilier.
-ACHÈVE LE! siffla à nouveau Jedusor.
Le serpent borne vacilla, désorienté, mais toujours vivant. Fumseck gisait sous un pilier. Il semblait pleurer sur ses blessures. Le Basilic s'avança vers lui, son œil mort laissant couler des flots de sang sombre et écœurant. Sa gueule s'ouvrit, révélant d'énormes crochets effilés et tranchants.
-Aidez moi! paniqua Dante avec force. Quelqu'un, n'importe qui!
Mais il était seul. Seul face à Jedusor, le Basilic et Ginny. Ariane secouait le corps de Neville, qui était presque complètement inconscient. Elle pleurait en secouant le Gryffondor. Et il ne restait plus que Dante pour faire face à leurs ennemis. Il était seul. Seul contre tous.
Seul, seul, seul.
Seul et impuissant.
-Aidez moi! Aidez moi! murmura Dante avec force, quelqu'un, n'importe qui!
-TUE LE GARÇON! LAISSE L'OISEAU, IL NE PEUT PLUS RIEN CONTRE TOI! siffla Jedusor alors, avec une haine renouvelée. SENS LE GARÇON, IL N'EST QUE DERRIÈRE TOI! SENS LE! TUE LE!
Le serpent désormais borgne vacilla, désorienté et confus par l'effort insensé qu'il venait de s'infliger. Et par l'ordre encore moins vraisemblable qu'il venait de recevoir. Mais le Basilic pivota sur lui même, prêt à en découdre avec son pitoyable adversaire humain. La queue du Roi des Serpents fendit alors l'air comme un fouet épais, laissant une trace de sang noir, vestige du coup d'épée de Neville. Dante se jeta sur le sol pour éviter ce coup vicieux. Il se releva puis sentit alors quelque chose se plaquer contre son visage. Quelque chose de doux, de léger, d'agréable. Comme une étoffe.
Dans son mouvement, la queue du Basilic lui avait envoyé le Choixpeau magique au visage. Dante saisit le chapeau. Il n'avait rien d'autre et c'était son ultime chance. Il regarda alors le Choixpeau, les larmes aux yeux, avant d'esquiver un second coup de queue qui l'aurait fauché en plein vol.
-Dis moi quoi faire! supplia Dante presque, les larmes aux yeux. Dis moi ce que je dois faire pour gagner!
Il n'eut aucune réponse. Le choixpeau ne bougea même pas. Dante plongea sur le sol avec le vêtement, esquivant un nouveau coup qui l'aurait gravement blessé.
-Dis moi! répéta le Serpentard.
La queue du Basilic frappa le sol avec force, créant un petit cratère et faisant vibrer chacun des piliers. De la poussière et du béton chutèrent du plafond, tandis que Dante sentait son cœur vibrer dans sa poitrine. Ce n'était pas terminé.
Pas encore.
Dante roula sur le sol pour se soustraire à son terrible adversaire. Cela n'allait pas se terminer comme ça. Il allait survivre. Il reprit le Choixpeau. Et il le fixa.
-Dis moi!
C'est alors que le pli qui servait de bouche au vêtement sembla se plier. Dante écarquilla les yeux et pencha la tête pour écouter.
-...L'arc. Utilise l'arc, murmura le vêtement.
Un rictus de colère traversa le visage de Dante, comme si le Choixpeau venait de l'insulter.
-Jamais! Je me suis juré que je ne vais plus jamais utiliser d'arc! Et tu sais très bien pourquoi! répliqua Dante avec rage.
-Tu n'as pas le choix, rétorqua le Choixpeau en murmurant avec froideur. Si tu ne saisis pas ta chance, il te tuera, Harry Potter.
Dante écarquilla les yeux en lui faisant signe de se taire. Le basilic s'avançait dangereusement.
-Il te tuera toi et possèdera ta sœur avant de tuer le Phénix, Neville Londubat et d'achever Ginny Weasley. C'est ça que tu veux?
La bouche de Dante était désormais sèche. Il n'arrivait même plus à répliquer. Une première.
-C'est ça que tu veux? répéta le vêtement.
Dante posa le Choixpeau sur le sol avant de lever la baguette en l'air, se maudissant intérieurement de faire ça. De briser sa promesse.
-Fumseck, fais diversion pour m'aider!
Le Serpentard attendit quelque secondes et sourit en voyant le Phénix foncer en piqué vers le Basilic, comprenant le message. Tout allait se jouer à présent pour Dante. Absolument tout.
-ACCIO ARC!
Aussitôt, l'arc fonça vers lui, comme si un aimant invisible venait de l'attirer. Fumseck s'était lancé à nouveau dans la bataille, à corps perdu, prêt à tout pour gagner du temps. Dante sourit avant de saisir l'arc.
D'un coup, comme si tout était devenu clair, Dante banda l'arc, ferma les yeux avant de se rendre compte qu'il n'avait tout simplement pas de flèche. Mais comme par magie, à peine sa main se posa sur la corde de l'arc qu'une flèche couleur émeraude apparut, comme par magie. Ne cherchant tout simplement pas à comprendre, Dante visa le Basilic qui dont les mâchoires claquaient comme un piège à ours difforme et énorme.
-TUE LE GARÇON OU BIEN IL TE TUERA! MAINTENANT!
Le reptile difforme pivota sur lui même, tandis que Dante poussa un soupir et retenta de le viser. Mais c'était trop tard: le Basilic fit un mouvement si brutal avec sa queue qu'il percuta Dante de plein fouet. Tout devint rouge, salé, métallique et dans un cauchemar de couleurs, de pierre, de sable et de sueur, Dante frappa le sol. Lorsqu'il se releva, il passa la main sur son front et constata avec stupeur et horreur qu'il saignait.
Le Basilic avançait. Dante le voyait venir, avant d'immédiatement fermer les yeux pour ne pas voir ses yeux jaunâtres et meurtriers mais il eut le temps de voir sa tête meurtrie et sanglante à cause des violents assauts de Fumseck et sa gueule ouverte, immense et hérissée de longs crochets luisants, aussi effilés que l'épée de Neville, des crochets mortels, prêts à le transpercer...
Le Roi des Serpents plongea et Dante esquiva au dernier moment, à l'aveuglette, tandis que la tête du reptile s'écrasa contre le mur. Le serpent pivota sur lui même, sa langue fourchue claquant comme un fouet, cinglant le dos de Dante comme une chaîne de métal. Dante hurla de douleur, de peur et de rage, puis décocha sa flèche qui traversa la langue du monstre qui poussa un hurlement inhumain. Dante sentit l'haleine pestilentielle du monstre, il sentit du sang chaud couler sur les manches de ses vêtements. Le jeune serpentard fit quelques pas en arrière, prenant le risque d'ouvrir les yeux...
...Et constata avec soulagement que ceux du Basilic étaient clos, tandis que le serpent hurlait de douleur, se préparant à charger de nouveau. Dante banda l'arc, fermant un œil pour se concentrer, laissant la flèche apparaître comme par magie... Il n'avait plus qu'une chance, une dernière chance pour réduire à néant cet immonde serpent et il devait la saisir. À l'instant même où le reptile amorça le mouvement pour ouvrir son ultime paupière, Dante tira. Avec un temps infini, la flèche fonça vers la paupière close Basilic.
Et elle ne manqua pas sa cible.
Il y eut une cascade de sang noir qui gicla sur le sol. Le basilic poussa un hurlement de douleur, tandis qu'il ouvrait grand la gueule, exposant ses crochets destructeurs et meurtriers. Tremblant de peur et de rage Dante tira à nouveau, visant la gueule du monstre aveugle cette fois. Le Roi des Serpents hurla à nouveau tandis que son assassin tira, encore et encore, ne laissant aucun répit à son adversaire acculé. Le Basilic s'effondra sur le sol, crachant du sang noir, convulsant dans une mare de plus en plus rouge. Dante lança sur le sol l'arc avant de dégainer sa baguette.
-Neville! Ariane! Maintenant!
Le jeune homme pointa sa baguette sur le Basilic, sans même comprendre pourquoi est ce qu'il faisait ça. Après tout, il aurait pu continuer à tirer sur le reptile jusqu'à le vaincre, sans même solliciter l'aide de Neville ou Ariane. Mais à ce moment là, tout ce qu'il savait, c'est que malgré le fait qu'il ne les appréciait pas...
Ils avaient commencé cette stupide aventure ensemble. Et ils allaient la terminer ensemble.
"Voilà que je tourne poète... Qu'est ce qui m'arrive?"
Il pointa sa baguette sur le Basilic avant de concentrer ses dernières forces puis d'envoyer un sortilège d'explosion qui entra dans la gueule du Basilic. Au même moment un rayon jaune caractéristique du sortilège de stupéfixion arriva juste au dessus de son épaule, se mélangeant au sortilège d'explosion, qui sembla presque changer de couleur. Et au dernier moment, un rayon rouge caractéristique du sortilège de désarmement se mêla aux deux sortilèges surpuissants qui s'écrasèrent à l'intérieur de la gueule du Basilic. L'espace de quelques secondes, le rayon destructeur mêlé des trois meilleurs sortilèges jamais lancés par Dante, Ariane et Neville sembla briller intensément, comme si il traversait le temps, comme si le temps lui même s'arrêtait. Dans un énième sursaut d'intense douleur, le Basilic se releva, aveugle et désorienté, puis chargea sur Dante, gueule grand ouverte, comme pour faucher le jeune archer. Dans un élan de satisfaction presque absurde, Dante esquissa un sourire en voyant toutes les flèches qui avaient atteint leur cible et qui avaient intensément fait saigner le Roi des Serpents, presque aussi nombreuses que les crochets effilés du reptile monstrueux.
Et tout se passa très vite.
Le rayon destructeur entra dans la gueule du Basilic, se mêlant aux crochets et aux flèches présentes dans la "bouche" du Roi des Serpents qui la ferma au même moment, comme si il "avalait" les trois sortilèges. C'était saisissant, avec une pointe d'ironie et d'absurde presque irréelle. Puis il y eut une intense explosion tandis que chaque crochet sembla exploser, du sang coulant de la gueule du Basilic qui put à peine rouvrir la bouche, convulsant, hurlant de douleur. Dans un cauchemar de sueur, de sang et de sable, le Basilic s'effondra sur le sol, tandis que le sol se teinta de rouge.
Mais ce n'était pas encore terminé. Le monstrueux serpent n'était pas encore mort et Dante savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne se relève. Le jeune homme leva la baguette en l'air avant de crier:
-Accio Épée de Neville!
Aussitôt, l'épée que Neville avait manié quelques instants plus tôt tournoya en l'air avant d'être saisie au vol par l'héritier Lancaster qui la fit tournoyer d'une main avant de la lever vers le ciel, comme un trophée, comme si il cherchait à puiser un peu de force. Puis Dante s'élança vers le visage du Basilic avant de saisir l'épée à deux mains, prêt à assener un coup destructeur, prêt à achever cette monstruosité. Il leva les deux mains tenant l'épée, avant de l'abattre sur la gueule du Basilic, tandis que l'épée s'enfonça, le sang gicla, dans un cauchemar de couleurs. Dante retira l'épée en faisant quelques pas en arrière, comme si il tentait de rassembler ses dernières forces... Puis le jeune homme abattit à nouveau sa lame, la tenant à deux mains, les bras en feu. La pointe de l'épée s'enfonça si profondément dans la gueule du Basilic que le serpent cessa de convulser, tandis que Dante s'effondra à genoux devant son œuvre, complètement épuisé par son effort insensé, laissant le sang du serpent imprégner son jean, laissant l'épée s'enfoncer de plus en plus profondément, laissant les évènements le submerger.
-C'est la fin pour toi... Basilic.
Dante fit quelques pas en arrière puis s'effondra sur le sol, complètement épuisé, tandis que soutenu par Ariane, Neville s'approcha de lui avec un air béat. Seulement quelques minutes s'étaient écoulées depuis que Dante et ses alliés avaient repris le dessus face au Basilic et pourtant, le jeune Serpentard eut l'impression que plusieurs heures c'étaient écoulées tant il était totalement incapable de se mouvoir.
-Non! siffla Jedusor, de rage.
Oh non... Tout d'un coup, Dante tenta de se relever à deux mains, face au souvenir. Ceci fait, il fixa Jedusor de ses grands yeux verts. Puis tenta d'articuler.
-C'est terminé, Jedusor... Tout est terminé pour vous. Le Basilic est mort. Ginny va bientôt l'être. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'Hermione ne revienne en compagnie d'une armée de professeurs, tous bien plus puissants que moi.
Le jeune serpentard posa la main droite sur son épaule gauche qui ruisselait de sang. De son propre sang. Il cracha sur le sol et constata avec une indifférence qui semblait absurde que sa salive était imprégnée de sang elle aussi. Tout était rouge. Tout était sanglant.
-C'est terminé pour vous, Jedusor. C'est fini... Vous avez raté votre coup. Vous...
Soudainement, Dante se sentit perdre pied. Comme si il allait tomber sur le sol. Mais il continua à fixer l'immonde souvenir.
-Vous avez perdu.
Le souvenir esquissa un rictus de profonde rage. Soudainement, il n'était même plus séduisant, comme si il portait un masque de peau, nu et enragé. Dans un sens, il était devenu encore plus monstrueux que le Basilic.
-Toi...
Soudainement, l'énergie corrompue voletant autour du souvenir sembla presque se concrétiser, aussi poignante que du béton.
-TOI!
Dante sentit alors dans chaque pores de sa peau à quel point la haine du souvenir était puissante. Là où certains puisaient leur force dans l'amour, la peur ou le courage, Jedusor puisait sa puissance dans sa haine, dans sa rage, dans sa colère. Le sol sembla presque trembler, l'air sembla se distordre dans l'air. Dante poussa un soupir et tenta de fermer son esprit.
Quand soudain sa cicatrice s'embrasa. Une douleur indescriptible sur le front le fit hurler, avant de tomber sur le sol, les mains sur la tête, poussant un hurlement de douleur. Il s'effondra par terre, fixant le plafond de la Chambre des Secrets, la douleur sur le front ayant atteint un stade inimaginable. C'était si douloureux, si puissant qu'il avait l'impression absurde qu'il sentait sa force vitale commencer à disparaître.
-TOI, ESPÈCE DE RACLURE DE SANG MÊLÉ!
La rage du souvenir avait atteint un tout autre niveau, comme si tout brûlait autour d'eux. Neville et Ariane firent quelques pas en arrière, tandis que Dante tenta de se mettre à genoux, sentant ses forces l'abandonner tandis que sa cicatrice brûlait chaque centimètre carré de sa peau, de son visage, de son être.
-Je vais te tuer, toi et tes alliés! Je ne vais pas laisser un sang mêlé parmi tant d'autres comme toi me mettre en échec! Approches toi, je vais te faire regretter d'être né! Tu vas souffrir!
Dante sentait la rage du souvenir, comme si elle lui était familière. C'était saisissant. Comme si il avait déjà vécu cette colère, cette haine, comme si elle était ancrée en lui, en son être. Cet halo de puissance négative, de haine, de corruption lui rappelait un étrange souvenir...
-Tu vas mourir!
Soudainement, il eut à l'esprit un souvenir un jet de lumière verte intense. Et il comprit. C'était logique après tout. Il était le frère de la survivante et il avait certainement dû voir Voldemort tenter de l'assassiner. Et pourtant... Par cette même logique, c'était Ariane qui devait souffrir sur le sol! Pourquoi il était ainsi prostré sur le sol si il était censé ne même pas avoir encaissé le coup qui était censé tuer Ariane onze ans plus tôt? Pourquoi Ariane ne semblait même pas souffrir de la négativité de Jedusor?
Mais il n'eut pas le temps de se questionner plus. Aussitôt, Jedusor prit possession de Ginny qui se releva, de longs cernes sombres sous ses yeux. Un jet de lumière verte jaillit de la baguette de la rousse qui fonça vers Dante. Il se jeta sur le sol pour esquiver, sentant la haine émaner du jet émeraude, le voyant tracer des sillons sur la pierre. Il dégaina sa baguette, cette fois prêt à se jeter au combat une nouvelle fois.
"Il... Il va falloir faire un effort!" pensa Dante en lançant un sortilège de Désarmement aisément paré par Ginny-Jedusor qui ne sembla même pas s'en émouvoir. La seule chose qui le maintenait en vie était la profonde rage qui le traversait, l'envie d'en finir, la douleur dans sa cicatrice. Pourtant, Ginny-Jedusor était bien plus puissante que lui et il le savait. Même en état normal, il serait incapable de la vaincre en combat singulier, et à présent, il était complètement vidé de ses forces... Il avait tout donné face au Basilic et il voulait juste s'enfuir le plus loin possible.
Mais ce n'était pas possible. Un sortilège de découpe particulièrement vicieux fonça vers lui et traversa un sillon sanglant sur son bras gauche, tandis que la manche de son sweat shirt tombait au sol. Un autre lui frôla la joue et percuta de plein fouet Neville qui commença a saigner, sa chemise aux couleurs de gryffondor se teintant de rouge, hurlant de douleur. Ariane hurla, tandis que son ami s'effondra sur le sol, dans une mare de sang. Apeuré et enragé, Dante lança un sortilège de stupéfixion sur l'immonde souvenir qui le fit simplement ricocher avec un charme du bouclier. Au même moment, à nouveau, Dante fit quelques pas à reculons, tentant de se reposer quelques instants...
Mais Ginny-Jedusor ne lui laissait absolument aucun répit. Dante était bien trop faible pour générer un charme du Bouclier suffisamment puissant pour le protéger d'un assaut de la rousse et le serpentard se contentait d'esquiver, usant toute son expérience qu'il avait eu du haut de ses douze ans, sachant au fond de lui, qu'au final, il ne se fiait qu'à son instinct et à sa bonne étoile. Pendant trente interminables secondes, il esquiva quelques sorts en se basant uniquement sur ses sens et son instinct. Mais sa chance finit par s'essouffler lorsqu'un sortilège d'entrave le cloua au sol pendant quelques instants. Ginny-Jedusor éclata d'un rire dément lorsqu'elle pointa sa baguette vers lui. Cloué au sol, Dante vit la mort dans ses yeux rouges, barrés de cernes sombres.
-Avada...
-Stupéfix!
Le sortilège de stupéfixion lancé par Ariane percuta de plein fouet l'arrière de la tête de la rousse qui écarquilla des yeux avant de se tourner vers la survivante, une étincelle de rage meurtrière dans le regard. Elle pointa sa baguette sur Ariane qui amorça un mouvement pour ériger un charme du bouclier mais la rousse fut bien trop rapide pour elle. Elle n'eut a faire qu'un mouvement de baguette pour qu'Ariane s'effondre sur le sol, hurlant de douleur. Quelques instants plus tard, clouée au sol et convulsant, la survivante répliqua tant bien que mal par un autre sortilège de Stupéfixion, qui manqua Ginny-Jedusor d'un cheveu.
Toujours cloué au sol par le maléfice d'entrave, Dante réfléchissait, tentait de trouver une solution pour vaincre son adversaire. Ariane épuisait rapidement ses forces et elle ne faisait que gagner du temps. Bientôt, lorsqu'elle vit que la magie ne la mènerait à rien face à un tel adversaire, la survivante se jeta sur Ginny-Jedusor pour lui asséner un coup de poing d'une violence inouïe. Pour une fois, la possédée sembla endommagée, et elle répliqua par un Endoloris qui fit à nouveau hurler Ariane. Quand à Fumseck, il pleurait sur le torse ensanglanté de Neville. Tout était presque terminé... Il devait trouver le moyen de vaincre le souvenir, ici et maintenant. Au même moment, le maléfice d'Entrave cessa de faire effet et Dante put se relever avec difficulté, des crampes commençant à se faire sentir, conséquences de son combat insensé face au Basilic et à Ginny. Au même moment, Ariane fut projetée en arrière, percuta violemment un mur et ne se releva plus.
Soudainement, Dante comprit. Oui, c'était logique. Il n'arriverait jamais à vaincre Ginny-Jedusor par la magie car la possédée le surclassait largement au niveau de la magie. Mais si il voulait la vaincre, ce ne serait pas grâce à sa puissance magique mais grâce à sa puissance physique.
Avec un cri, davantage pour se motiver que pour autre chose, Dante se jeta vers Ginny qui pivota sur elle même, ses lèvres sur le point de formuler un sortilège de découpe. Dante ne lui laissa pas l'occasion et lui adressa un uppercut rageur. La tête de la rousse fut projetée en arrière, du sang coula. Dante abattit à nouveau son poing en plein dans l'estomac de la rousse qui tenta de parer ce coup, sans succès. Elle fut pliée en deux et se tint l'estomac quelques instants. Aussitôt, le brun saisit sa chance pour lui asséner un dernier coup de poing qui fut paré cette fois par la rousse. Elle leva sa baguette de sa main libre pour la pointer sur Dante. Sans un mot, ce dernier asséna un coup du tranchant de la main sur la main de la rousse qui poussa un cri de douleur et lâcha la baguette qui tomba sur le sol, avec un bruit mat. Dante esquissa un sourire ravi de cette petite victoire, sourire qui se changea en rictus douloureux quand Ginny profita de cette ouverture pour lui asséner un très violent coup de pied en plein estomac. Plié en deux, Dante ne put la voir saisir sa baguette et lui envoyer un maléfice de répulsion qui le projeta quelques mètres en arrière. Cloué au sol par la douleur et la fatigue, Dante sentit un goût amer lui monter à la bouche.
-C'est pitoyable de voir que des sorciers s'abaissent à ces mesures pour tenter de me vaincre, murmura Ginny-Jedusor. S'abaisser à utiliser des méthodes moldues pour me vaincre... Sales sangs mêlés.
Elle pointa sa baguette sur Dante qui comprit avec amertume que tout était terminé.
-Je dois graver cette leçon dans mon âme et faire en sorte qu'aucun impur, qu'il soit hybride, sang de bourbe ou sang mêlé ne s'avise de heurter à nouveau un sorcier. Adieu, Lancaster. Avada...
-GINNY!
Au même moment, épée en main, Neville fonça vers Ginny, sa chemise blanche encore rouge après la blessure infligée par le sortilège de découpe, soignée par les larmes de Fumseck. La lame de l'épée étincela tandis que le Gryffondor la brandissait pour l'abattre sur Ginny. L'épée fut sur le point de s'abattre sur la rousse quand soudain, elle lança un stupéfix qui faucha en plein vol le meilleur ami d'Ariane. Projeté en arrière, son épée tomba sur le sol dans un bruit cinglant, tandis que Neville roula sur le sol, inconscient. Ginny se tourna alors vers lui, un sourire dément au visage.
-IMMOBILIS! hurla la voix d'Ariane.
Au même moment, Ginny sembla totalement paralysée. Toujours debout, elle ne bougeait plus, totalement immobile, un rictus rageur au visage. Dante écarquilla les yeux face à cette occasion inespérée. Il se releva, chargeant toute sa puissance magique.
Ce sortilège... Il le connaissait depuis longtemps mais n'avait jamais osé le lancer, le jugeant beaucoup trop dangereux, pour lui comme pour les possibles victimes. Mais les circonstances étaient bien trop dramatiques pour qu'il ne décide pas de le lancer. Il n'avait plus le choix. Il ne l'avait jamais eu.
Chargeant toutes ses forces, toute sa puissance en écartant les bras, Dante ouvrit les yeux. Oui! La puissance magique revenait, plus forte que jamais, car jamais, au grand jamais il ne s'était senti aussi fort! Il était prêt à vaincre Ginny-Jedusor... Ariane s'épuisait rapidement avec ce sortilège d'immobilisation. Pourtant, plus qu'une poignée de secondes et Dante serait finalement prêt à envoyer son adversaire à l'autre monde!
Et il rouvrit les yeux, avant de déchaîner toute sa force, toute sa puissance, tout ce qu'il avait pu produire, générer, gagner dans toute sa vie. Ce flot ininterrompu de puissance lui arrachait ses muscles endoloris, son souffle vacillant. Il allait chavirer, s'effondrer... C'était beaucoup trop difficile...
Plaçant ses mains en corolle, sa main droite tenant sa baguette, Dante ferma les yeux, cherchant à se couper du monde qui l'entourait. Il savait qu'il brisait ses limites unes par unes et le fait de charger un sortilège prouvait sa folie. Pourtant... Dans la mort et la peur, jamais il ne s'était senti aussi vivant qu'aujourd'hui!
Désormais, Ginny semblait apeurée de cet étrange phénomène et elle réussit à se libérer du sortilège d'immobilisation. La lumière blanche du sortilège de Dante se refléta dans ses yeux marrons... Elle tenta de répliquer lorsqu'elle entendit le jeune homme lancer la formule fatidique...
-Avada Kedav...
-Audhulma!
Un rayon de lumière totalement blanc jaillit de la baguette de Dante, épais et surpuissant. Cela ne semblait être ni de la magie noire, ni de la magie blanche mais plutôt un mélange des deux qui fonçait vers Ginny à une vitesse incroyable. La jeune fille écarquilla les yeux et brilla d'une intense lumière quand le rayon la frappa de plein fouet. Toutes les lumières de l'arc-en-ciel semblèrent se concentrer dans un halode lumière tandis que la jeune fille s'effondra sur le sol de pierre, en même temps que Dante. Le souffle du sortilège projeta en arrière Neville, Ariane et Fumseck, créant une magnifique onde de choc qui semblait quasiment irréelle.
Et Dante s'effondra.
L'héritier Lancaster glissa sur le sol, se retenant à grand-peine. Ses mains s'entaillèrent sur le sol de pierre. Tout tanguait autour de lui, et le paysage lui apparut comme vide de substance, comme si l'onde de choc du sortilège insensé qu'il venait d'utiliser avait un peu plus érodé son rapport à la réalité. Il ne voyait pas le sol de pierre pourtant brillamment éclairé par la lumière émeraude du lac noir, ni l'énorme masse du cadavre du Basilic quelques mètres plus loin, ni même la silhouette d'Ariane qui fonça vers lui pour l'aider à se relever. Non, tout ce qu'il voyait, c'était des nœuds de matière ainsi que des silhouettes thermiques plus ou moins denses qui comblaient le vide autour de lui.
Il devait se ressaisir. Ne pas laisser les ténèbres l'envahir. Il se concentra sur ses sensations physiques, sur la matérialité du sol de pierre sous ses genoux, sur la chaleur de son propre corps, le bruit de son propre cœur, sur tout ce qui pouvait lui rappeler qu'il était réel – et vivant.
Dante s'efforça de se relever, se sentant curieusement prostré au sol. Il devait se concentrer pour se relever! Il pouvait le faire! Pourtant, chaque fibre de son être semblait vouloir le clouer au sol. Chacun de ses sens semblaient être curieusement bridé. Il n'y avait plus d'odeur à part celle de son sang. Plus de son à part les battements de son cœur. Plus de lumière à part celle dégagée par la chaleur des corps autour de lui. Plus de matière à part le sol rugueux de pierre sur lequel il prenait appui. Plus de goût à part le goût métallique du sang qu'il avait dans la bouche.
-...Vivante! fit une voix au loin. ...Réanime...?
-Emmener...Pomfresh...aide...mort? répondit une autre voix, plus féminine.
-Non...dirait...est...train...dormir...non? répondit la première voix.
-Po.. po... tenta de dire Dante.
-Il parle! Oui Lancaster? fit la seconde voix, manifestement soulagée.
-Potter...
Soudainement, il sentit deux mains le lever puis le soutenir. Lorsqu'il posa son regard vers la source de la voix d'Ariane, il ne vit rien d'autre qu'une silhouette de lumière chaude, là où sa sœur de sang devait normalement se tenir. Paniquant presque, il écarquilla les yeux, murmurant des paroles incohérentes.
-Besoin de soins...sort de soin...Ariane? reprit la première voix qui ressemblait à celle de Neville.
-Oui...crois...Revigor!
Aussitôt, une douce chaleur l'enveloppa, tandis que quelques unes de ses plaies se refermaient. Bien sûr, le sortilège n'était pas vraiment incroyablement efficace et pourtant, le jeune Serpentard se sentait presque revivre. Il referma les yeux quelques instants, se laissant imprégner de la douce chaleur des lieux. Lorsqu'il les rouvrit, il écarquilla les yeux.
Il parvenait parfaitement à distinguer les couleurs et les sons. Fumseck voletait, ses serres tenant le Choixpeau magique. Ariane se tenait devant lui, baguette en main, soutenant Ginny là où Neville le soutenait lui. Son visage s'éclaira d'un sourire.
-On a réussi? murmura le Serpentard.
-Ouais, fit Neville. C'est l'onde de choc du sort que t'as envoyé qui m'a réveillé. On est allés voir Ginny. Même si son cœur bat plutôt lentement, elle est toujours vivante.
-C'était... c'était quoi ce sort? demanda Ariane.
-Quelque chose qui dépasse de... très loin mes limites, répondit Dante. Je... je crois que je ne vais plus pouvoir utiliser de sortilèges complexes pendant une ou deux semaines.
Il y eut un silence, troublé uniquement par les bruissements d'aile du Phénix.
-En tout cas, on a gagné, dit Ariane. Même si ça m'ennuie de le dire, c'est surtout grâce à toi Dante.
-Ouais, bien joué! dit Neville avec un large sourire.
-Cool... Mais je suis vidé... complètement épuisé. Je crois pas que je vais réussir à marcher.
-C'pas grave, sourit Neville. On va partir chez Mrs Pomfresh, elle saura prendre soin de vous deux, crois moi. Elle pourra facilement vous remettre sur pied.
-Et nous aussi par la même occasion, ricana Ariane.
-Ça a été un combat véritablement incroyable et épuisant mais je me sens presque plus fort à vrai dire, dit Neville en regardant le cadavre du serpent.
-Oh mince! fit Dante en écarquillant les yeux.
-Quoi? dit Neville apeuré.
-Qu'est ce qui se passe? ajouta Ariane.
-Jedusor est revenu? demanda précipitamment Neville en haussant les sourcils.
-Le Basilic est toujours vivant? interrogea Ariane, apeurée.
-Non... dit Dante. Je pensais juste à la réaction d'Isadora ou d'Anthony quand il me verront dans cet état.
Il y eut un nouveau silence. Puis Neville éclata d'un rire nerveux, suivi d'Ariane puis de Dante et même de Fumseck.
-Espèce de crétin... marmonna Ariane. J'ai vraiment cru qu'il était revenu.
-Dans un sens, ma famille est tout simplement bien plus dangereuse que lui! rit Dante.
Ils se mirent à rire à nouveau, quand soudain, Neville tourna la tête vers l'endroit où l'épée était enfoncée sur le sol.
Et il écarquilla les yeux avant de pousser un hurlement apeuré.
Jedusor flottait en l'air. Le souvenir avait les yeux brillants de rage, de haine et de quelque chose de moins définissable, de plus obscur qui ressemblait à un mélange entre la peine, la peur et la douleur. Il les fixait tout les quatre, comme si il voulait les tuer. Au même moment, la cicatrice de Dante s'embrasa et il poussa un cri de douleur.
-Vous... commença Jedusor.
Le sol tanguait. Dante se maintenait debout uniquement grâce à Neville.
-Je n'aurais jamais imaginé qu'une tripotée d'impurs de seconde année suffirait à me tenir tête... murmura Jedusor. Comment avez vous fait? Je me suis senti mourir, réduit à néant, condamné à disparaître... Mais c'est terminé pour vous.
Au même moment, le souvenir sembla disparaître.
-C'est terminé... Je vais m'en tenir au plan initial, tout simplement.
À l'instant même où il formula cette dernière réplique, Ariane poussa un hurlement de douleur et lâcha Ginny qui s'effondra sur le sol de pierre. Elle se tint la tête à deux mains, hurlant de toutes ses forces, déchirant les tympans de Dante qui écarquilla les yeux. Neville fit quelques pas en arrière, tandis que Dante réussit à se tenir debout.
-Ariane! Ferme ton esprit! dit Dante avec ferveur. Il essaye de te posséder!
-Ferme la... J'ai mal!
-Ariane... murmura Neville.
Mais leurs efforts furent vains car Ariane releva la tête vers eux, le visage barré de profonds cernes, déformant ses traits. Ses yeux noisette avaient viré au rougeâtre tandis que sa baguette était désormais pointée sur le sol. Dante et Neville firent quelques pas en arrière.
-Vous avez échoué.
La voix d'Ariane, froide, aiguë et moqueuse claqua comme un fouet. Elle esquissa un sourire, les fixant eux deux. Et Dante comprit que désormais, tout, absolument tout était perdu.
-Vous m'avez poussé dans mes dernier retranchements.
Neville serra les dents, l'air complètement apeuré. Fumseck s'envola un peu plus haut. Ginny était toujours inconsciente sur le sol. Dante tremblait, presque incapable de bouger.
-Ce qui m'a fait grimper à un niveau complètement différent. Je n'aurais jamais su que le corps d'Ariane Potter dégagerait tant de puissance. Et à présent... Il ne me reste plus qu'à vous éliminer. Tous.
Ariane-Jedusor esquissa un sourire sadique et complètement dément. Le cœur de Dante battait fort contre sa poitrine, complètement apeuré. Sa "sœur" biologique serra les poings, son visage éclairé par un air victorieux, un halo violet de puissance corrompue l'éclairant presque.
-L'avez vous réalisé? Vous avez perdu tout espoir.
Encore une fois je vous remercie tous pour vos reviews et je m'excuse d'avoir été si inactif. Le prochain chapitre marquera la fin de la seconde année de Dante et s'appellera "Ariane-Jedusor". Ce sera à nouveau un chapitre très centré sur le combat et j'espère qu'il vous plaira beaucoup. En tout cas, je vous remercie tous pour vos reviews qui m'ont permis d'écrire et je remercie aussi les encouragements d'Ivyane. J'espère que la suite vous plaira autant!
