La garde douloureuse

Voici le chapitre corrigé par Lys, merci à elle.

Une Garde Douloureuse

Chapitre 21

Dan Robinson

Avec reconnaissance, Hedwige revint le deuxième jour où il était chez Snape juste après le petit déjeuner, et après qu'elle ait pincé Harry, il pu de nouveau avoir son affection en lui faisant frire du lard juste pour elle. Après avoir mangé dans la paume de sa main, elle consenti enfin à lui donner ses lettres.

Tout d'abord, il avait envoyé sa lettre à Hermione, et elle lui avait répondu immédiatement en lui envoyant sa réponse avec Hedwige.

Harry,

Je suis contente que tu sois heureux avec le professeur Snape. Je pense vraiment que je lui dois des excuses. Il semble vraiment bien prendre soin de toi et il s'inquiète pour toi. Je ne l'aurai jamais cru si je ne l'avais pas vu par moi-même. Et j'attends toujours les détails. Et tu n'arriveras pas à me faire oublier cela, Harry, tu le sais très bien.

J'espère que tu n'as pas eu beaucoup d'ennui pour cette stupide farce que tu as fais, mais si oui, tu sais que tu le méritais. Mais au moins maintenant, je suis sûre que tu es encore vivant et que le professeur Snape ne t'as pas fais quelques choses… de permanent.

J'aimerais bien te voir Harry. Tu sais que ce serait le premier été où on peut se voir. Mais malheureusement, ce ne sera pas possible pour les deux semaines suivantes. Je pars en Espagne avec mes parents, mon père a organisé cette surprise pour que nous fêtions leur 15ème anniversaire de mariage. Notre rendez-vous peut-il attendre jusque là ? Nous partons après demain et demain nous devons nous préparer et faire nos sacs. Je suis désolée.

Quand à l'idiot, hum désolé, Ronald, essais de lui dire la vérité. Il va sans doute penser que Snape tient le bout de sa baguette magique contre ta tête pendant que tu écris ta lettre, mais par la suite il reviendra à la raison.

Fais attention, et essayes de ne pas avoir trop d'ennuis. Il est vrai que le professeur Snape veille sur toi, mais je ne suis pas sûre qu'il ne te transforme pas en crapaud pour le reste de l'été !

Hermione

PS : Où est la maison de Snape ? Est-ce qu'elle est proche de Londres ?

...

Harry avait finalement décidé de comment il allait approcher Ron.

Hé Ron,

Comment vas-tu compagnon ? Je parie que tu joues tout le temps au Quidditch avec Gred, Forge et Ginny, hein ?

Je suis maintenant dans la maison de Snape, et je te le dis, c'est une pure torture ici ! Il n'y a pas de stade de Quidditch ! Tu imagines cela. Il insiste également sur le fait que je prenne trois bon repas par jour et un thé correct même si je n'ai pas faim. Oh et les promenades sont terribles, tu arrives à le croire, il exige que je revienne chaque jour avant la tombée de la nuit, pour ma sécurité, il dit.

Et vraiment, comme si ses propres bibliothèques n'étaient pas assez, il m'a inscris à la bibliothèque locale où il y a des activités pour les adolescents qui me garderont hors de l'ennui, comme il dit pour quelques heures par semaine.

Mais vraiment, je ne devrais pas être si ingrat. Au moins ici, il y a quelques bonnes choses. Tu sais il y a même un téléphone, un téléphone moldu, et je peux appeler Hermione quand je veux. Mais malheureusement, Hermione part pour les deux prochaines semaines en Espagne.

Harry

PS : J'ai demandé au professeur Snape si je pourrais vous voir tout les deux, Hermione et toi et il a dit que je peux vous voir quand je le souhaite !

...

Harry,

Remercie Merlin que tu es vivant compagnon. J'avais peur que Snape t'ait déjà tué. Comment vas-tu ? Nous te mettrons loin de se bâtard graisseux dès que nous le pourrons. Papa essai d'avoir des billets pour la coupe du monde de Quidditch et maman parlera avec Dumbledore pour t'amener loin d'ici le plus tôt possible.

Au moins Harry, il s'assure que tu manges assez et il ne te prive pas de nourriture comme les Dursley. Et au sujet de la bibliothèque, il pense que tu es qui, Hermione ou quelqu'un d'autre ? Oh ouai, Hermione m'a écris au sujet de son voyage en Espagne. Cela aurait été bien de se réunir. Mais je pense que nous devons attendre deux semaines…Hum…Tu vois, je suis en quelque sorte puni et maman ne changera pas d'avis, désolé. Elle n'a même pas déplacé un muscle quand je lui ai dit que Snape allait te tuer.

Je suis désolé compagnon, mais il semble que tu sois coincé avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à te faire sortir. Au moins tu peux sortir tous les jours.

Ron

PS : Est-ce qu'il te traite vraiment bien ?

...

Ron,

Je t'assure qu'il me traite bien. Je veux dire vraiment, Snape m'incite à faire mon travail - ce qui est naturellement mauvais - mais je peux à peu près faire ce que je veux, et je le cite 'Vous pouvez faire ce que vous souhaitez aussi longtemps que ce n'est pas quelque chose de dangereux'. Il s'assure que je mange assez, et si je veux, il me laisse sortir tous les jours. Il s'assure qu'il y a toujours de la crème glacé au chocolat dans la cuisine, car je l'adore. Il s'assure même que j'ai toujours assez d'argent sur moi et il me laisse lire ses livres. Alors, est-ce que tu penses qu'il me traite bien ?

Tu vois…heu, je sais que tu vas enrager, mais sincèrement…tu vois…je pense que je suis très heureux avec le professeur Snape !

Harry

Là, il l'avait dit et maintenant Ron allait se cogner n'importe quand ! Pour être honnête, Harry ne se sentait pas bien de ne pas dire à Ron au sujet de ce que Snape avait fait avec les Dursley, de comment il le tenait et le soulageait, et comment il venait chaque nuit dans sa chambre. Cela pourrait lui prendre beaucoup de temps pour arrivait à ce que Ron comprenne.

...

Hermione,

C'est OK. Amuse-toi en Espagne. Tu le mérites et s'il te plait souhaite à tes parents un joyeux anniversaire de ma part.

Ouais, notre rencontre peut attendre jusqu'à ce que tu reviennes et ne t'inquiètes pas, je vais essayer de ne pas forcer Snape à me transformer en crapaud ! Chauve souris mauvaise ! Tu ne vas pas le croire Hermione, il m'a fais couper trois kilogrammes d'oignons pour les Dursley en raison de ma farce.

Umm bien, il m'a quand même donné de la crème qui a réduit le gonflement de mes yeux, une fois que j'ai eu fini, mais…je n'arrive toujours pas à y croire…!

Je sais que je m'avance peut-être Hermione, mais je pense que ceci pourrait-être mon meilleur été, indépendammentde quelques menaces de membres déchirés, tout va bien.

Fais attention Mione, et quand tu reviendras, nous pourrons même nous appeler. Ouais, Snape a un téléphone, un téléphone moldu, et je peux m'en servir quand je veux. En fait, toute la maison de Snape est moldue, exceptés les bibliothèques et le laboratoire. Il a même une télévision. Ah, et oui, j'ai demandé à Snape. Nous sommes dans le Nord de Londres, dans un quartier tranquille, facile à visiter.

Voilà pour maintenant, apprécies ton voyage.

Harry

...

Cher Harry,

Comment est ce que tu vas ? Tu es probablement à la maison de Severus maintenant ? Comment cela se passe-t-il ? Je suis sûr que c'est bien mieux qu'avec tes tuteurs. Restes juste hors des ennuis et ne laisses pas sa façade te duper, c'est une bonne personne Harry. Il est bien mieux que tes tuteurs à toi, et il n'y a aucune rancune entre nous, crois-moi. Méchant, oui parfois, mais une bonne personne néanmoins. Simplement, ne le provoque pas où tu terminerais comme ingrédients pour potion.

Ecris moi quand tu auras le temps et restes hors des ennuis.

Ton ami, Remus

PS. Oh et Harry, ne dis rien à notre ami au sujet de cet arrangement avec Snape. En fait, je te recommande de ne pas entrer en contact avec le chien stupide jusqu'à ce qu'il règle certaines de ses affaires. Je ne crois pas qu'il est été vraiment en sécurité quand il t'a envoyé ses lettres et je lui ai donné mon avis la dessus.

...

Harry,

D'accord ! Donc par un certain type de miracle, Snape agi un peu comme un humain. De toute façon, tu seras bientôt hors de cette maison. Je veux te dire que je suis heureux que tu n'ais pas vraiment un été dur comme avec les Dursley, mais quand même, avec Snape ?

Hum, juste pour m'assurer que tu es réellement Harry et que c'est bien toi qui écris la lettre de ta propre volonté, peux-tu me dire comment j'ai cassé ma baguette magique en deuxième année. Seul Hermione et toi savent cela.

Bye Harry,

Ron

...

Ron,

Ha Ha ! Oui je suis bien Harry James Potter, je vivais avec les Dursleys, je n'ai jamais été au courant pour la magie jusqu'à ce qu'Hagrid vienne me chercher chez les Dursley. Je reste avec le professeur Snape chez lui de ma propre volonté, et tu as cassé ta baguette magique quand la Ford Angelina que nous avions pris pour voler jusqu'à Poudlard, est rentrée dans le saule cogneur. Et Ron, tu es un idiot !

Merci pour les cartes des Canons de Chudley d'ailleurs.

Harry

...

Et cela avait continué indéfiniment. Hedwige était ravi par cette soudaine correspondance qu'Harry entretenait pour la première fois d'après sa mémoire. Harry et Ron s'envoyaient quotidiennement des lettres. Remus et Harry échangaient également du courrier. Il en avait même envoyé à Fleury et Bott pour se renseigner au sujet de quelques livres.

...

Snape se reposait dans la bibliothèque locale totalement concentré dans la lecture de quelques livres sur la santé mentale. Il savait qu'il devait de nouveau commencer à faire des recherches dans des bibliothèques plus complètes, comme il le faisait chaque été. A chaque fois, après quelques mois d'école, il y avait toujours de nouveau documents, mais malgré cela, il ne trouvait jamais rien d'utile. Snape frotta ses tempes, il lui semblait qu'il n'y avait vraiment aucun espoir. Oui elle était morte, mais d'autres étaient encore en vie, et avec cette maudite marque sur son bras qui commençait à le démanger et à le brûler (quelques choses qui le dérangait considérablement), il savait qu'il devait trouver un traitement bientôt, ou tout au moins quelque chose qui rendrait les victimes en meilleure santé.

Snape fut sorti de ses pensées par une main posée sur son épaule, il baissa la tête et vit le visage concerné d'Harry, « Vous allez bien, Monsieur ? ». Snape voulu sourire, ahem, pas très bon pour ma réputation, mais il s'en empêcha. Le garçon semblait vraiment s'inquiéter pour lui et depuis l'incident dans le bureau, qui avait eu lieu il y a deux semaines, il agissait comme… Molly Weasley avec ses enfants. Voilà, il l'avait fais ! Severus Snape souri ! Le pauvre Harry s'étouffa presque en voyant cela.

"Asseyez-vous sur une chaise Potter avant d'avoir une crise cardiaque, d'accord ?" chuchota Snape.

Harry s'assit, regardant son professeur avec confusion. Il n'avait vraiment pas l'air bien quand il l'avait regardé tout à l'heure et maintenant, il souriait ? Harry secoua sa tête, "je suis content que vous alliez bien, monsieur."

"Oui, je vais très bien, Harry. Merci de t'être inquiété."

Snape regarda les livres et les journaux qu'il tenait et mit de côté ceux il devait emprunter ou photocopier.

"Puis je vous aider, monsieur ?"

Snape souleva un sourcil, "je commence à m'inquiéter de votre santé mentale Potter. Vous offrez souvent votre aide, vous faites tout votre travail, vous fabriquez des potions, et que Dieu nous aident, vous lisez même volontairement !"

Harry ricana. "Bien, alors désolé monsieur de vous avoir offert mon aide. C'est ma faute ", répliqua-t-il un soulevant un sourcil. Snape fixa quelques minutes le garçon avant de se lever et de rassembler les livres qu'il voulait, et en secouant la tête, il déclara, "vous passez beaucoup trop de temps avec moi Potter. Je suis sûr que Minerva ne sera pas heureuse à la fin l'été !"

Harry grimaça, "vous avez commencé. Je dirai au professeur McGonagall que ce n'est pas de ma faute !"

"Humph ! Viens gamin. Nous prendrons le thé quelque part avant de rentrer à la maison."

Harry était seulement trop heureux de précéder Snape devant le bibliothécaire. Ils n'étaient pas sortis ensemble depuis quelques jours. Harry avait pensé qu'il ferait juste une promenade, qu'il achèterait peut-être quelques petits trucs quand Snape lui avait dit qu'il venait avec lui, mais il avait été déçu quand Snape l'avait laissé au parc pour aller à la bibliothèque. Il avait donc décidé d'aller à la bibliothèque où Snape était inscrit et de regarder quelles activités elle proposait. Il avait découvert qu'il y avait un concours d'écriture et il avait inscrit son nom, bien qu'il ne sache pas vraiment pourquoi. Il n'avait jamais écris une seul histoire de sa vie. Harry gesticula et parti trouver Snape. Il n'arrivait pas à deviner pourquoi le maître des potions était intrigué par la santé mentale. Peut-être pourrait il l'interroger plus tard

"Oh ! C'est vous, bonjour Harry !"

Harry se retourna et vit un visage familier, avec des cheveux bruns et des yeux gris, portant l'insigne de la bibliothèque et qui lui souriait. Harry lui renvoya son sourire, "bonjour monsieur. Comment allez vous ?"

"Je vais très bien. Alors, que fais-tu ici ? Je pensais que tes activités étaient toujours lié au balançoire." La taquinerie de l'homme fit tourner le visage d'Harry au rouge et Snape, qui les observait silencieusement, souri d'un air affecté. On venait juste de lui remettre quelque chose pour railler le garçon pour au moins quelques heures.

Harry changea de sujet, "comment va la petite Maria ?"

"Elle va très bien. Toujours aussi corrompue ! Et elle aime toujours le rose et les lys aussi."

Ahah, C'était donc l'homme qu'Harry avait rencontré lors de sa première promenade. Snape ne savez pas que c'était le même bibliothécaire qui essayait de répondre à tous ses besoins à chaque fois qu'il venait à la bibliothèque. Snape fit un sourire, il semblerai qu'Harry avait vraiment laissé une bonne impression à tous les quartier. A chaque fois qu'ils marchaient ensemble, il y avait toujours des personnes qui leurs souriaient ou qui les saluaient. Il avait été inclus dans la salutation juste parce qu'il marchait avec le garçon. Snape nota que la célébrité semblait suivre le garçon même ici, dans son propre quartier.

Snape les laissa à leur conversation, entendant Dan, qui est le nom du bibliothécaire, se plaindre sur le fait qu'il ne trouvait pas une bonne garde d'enfant pour sa fille quand il était au travail. Snape se déplaça vers la salle des ordinateurs. Il était plutôt fasciné par eux, mais il n'avait jamais eu la chance d'apprendre à s'en servir, et pour sa défense, il n'en n'avait pas vraiment besoin, mais il réalisait qu'il devait y avoir beaucoup d'information sur internet. La plupart des nouveaux périodiques qu'il lisait parlaient de quelque chose appelé Web et Email. Quelque chose appelée Web Mondial devait forcément contenir beaucoup d'information, non ? Mais comment pourrait-il employer cette chose ? Il avait déjà utilisé plusieurs fois une machine à écrire, il y a très longtemps, ainsi il savait fondamentalement traiter le clavier mais rien d'autre. Peut-être qu'Harry savait l'utiliser ? Mais c'était vraiment peu probable. Où le garçon aurait-il appris ? Ce n'était pas encore courant quand le garçon avait été à l'école et les Dursley ne lui aurait pas enseigné.

"Professeur ?"

Snape fit un léger sourire, " Tu as fini de donner à l'homme des conseils sur comment élever des enfants ?"

Harry fronça les sourcils, "Hé j'essayais juste d'être utile !"

"Vraiment ? Alors peut-être peux-tu te rendre utile maintenant et me dire, si tu sais utiliser un ordinateur ?"

Harry fut étonné, mais il ne devrait pas l'être. Il avait vu Snape utiliser plusieurs équipements moldu pendant ses deux dernières semaines, comme la télévision ou le téléphone. "Non, Monsieur. Je ne peux pas."

Snape inclina la tête. Il s'était attendu à cette réponse. Il mit sa main autour des épaules d'Harry et il le poussa légèrement. "Bien viens, prenons ces livres."

Ils allèrent de nouveau vers Dan qui se tenait au comptoir, vérifiant quelques livres. Les yeux de Dan s'élargirent en les voyant ensemble, le poli et studieux Mr Snape, de la manière qu'il le connaissait, avait son bras autour des épaules du doux garçon, "OH ! M. Snape, Harry." Ri l'homme. "J'aurai du savoir que vous étiez le père d'Harry. Vous êtes tous les deux si gentil !"

Harry et Snape s'étranglèrent. Le Père d'Harry ? Malédiction !

Snape gentil ? Attends, mon... Père ?

Le coeur de Harry s'emballa rapidement, tellement rapidement que s'en était presque douloureux. Harry, calme toi, détends toi ! C'est juste une erreur. Cela ne devrait pas avoir cet effet sur toi.

Snape dégagea sa gorge, "en fait -"

Mais Dan ne le laissa pas finir, "vous avez un très bon fils Mr Snape, je suis sûr que vous êtes très fier de lui. Il est très aimable et très serviable et personnellement, je n'ai jamais vu un gosse de son âge se comporter aussi bien."

Harry rougi. Il ne savait pas quoi dire. Il ne savait pas ce que Snape allait faire. Il savait que Snape devait corriger l'homme, qu'il devait en rester au scénario qu'il avait préparé, mais Harry espérait qu'il ne le fasse pas. C'était complètement fou et il le savait, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le souhaiter.

Severus était perdu. Il avait eu l'intention de corriger l'erreur évidente de l'homme. Il devait en rester à l'histoire qu'ils avaient convenue. Mais pourquoi se sentait-il si peu disposé à faire ainsi ? Et fichu, pourquoi avait-il senti son cœur éclater de fierté en entendant les mots de Dan ? Il trouva la réponse.

"Je sais. Et je suis fier de lui."

C'était tout ce qu'Harry avait besoin. Il marcha rapidement loin, la salle de bains était juste devant lui, il y couru presque, il entendit Snape expliquer sa fuite au bibliothécaire, "C'est un garçon très timide et il devient embarrassé quand..."

Harry couru dans une cabine, ferma la porte, et se reposa sur le siège fermé des toilettes. Il devait réussir à calmer sa respiration, il devait vraiment. Les larmes coulaient librement sur ses joues, bien qu'Harry ne l'ait même pas remarqué.

J'aurai du savoir que vous étiez le père d'Harry. Le papa d'Harry, le papa d'Harry, le père d'Harry, le papa d'Harry, le papa d'Harry, le papa d'Harry.

Et Snape ne l'avais pas corrigé. Il ne l'avait pas fait et il avait dit ' je suis fier de lui '. Snape était fier de lui. Jamais, jamais, de toute sa vie quelqu'un avait dit cela en parlant de lui. Personne n'avait jamais dit qu'il était fier de lui. Même Dumbledore quand il s'était débarrassé de la pierre, ou quand il avait tué le basilic, il n'avait pas dit cela. Je suis fier de lui.' Harry sanglota. Dieu, le pensait-il vraiment ?

Quelqu'un frappa doucement à sa porte et il entendit la voix de Snape, "Harry ?" "Harry ? Sors. S'il te plait."

Harry ne pouvait pas répondre, il n'arrivait pas à retrouver sa voix. Il arriva finalement a ouvrir la porte et il fonça immédiatement dans les bras forts de Snape. Il enterra son visage dans la poitrine de l'homme, appréciant le bruit de chaque battement de cœur qu'il entendait. Snape lui parla doucement, "Chut Harry. Viens maintenant, laves-toi le visage et partons."

Harry inclina la tête et laissa à contre cœur partir Snape. Il alla jusqu'au lavabo et se lava le visage et les yeux. Reprenant enfin ses esprits, il regarda Snape et chuchota, "vous...êtes vraiment... fier de moi ?"

Snape posa sa main sur la joue d'Harry, l'incitant à fermer ses yeux comme il le faisait à chaque fois, "je le suis Harry. Vraiment."

"M-mais pourquoi ?"

"Pourquoi suis-je fier de toi ? Parce que tu as un grand cœur. Parce qu'avec tout ce qui t'es arrivé, tu es encore capable d'aimer et d'éprouver de la sympathie. Parce que tu n'es pas devenu envieux, fâché et amer. Parce que tu as su t'adapter à un nouveau monde que tu ne connaissais pas et que tu as survécu à des choses où même un sorcier adulte n'aurait pas pu. Et parce que… parce que tu m'as pardonné."

Les yeux d'Harry se remplirent de nouveau de larmes alors que Snape le reprenait dans ses bras. Après quelques minutes, Snape l'éloigna doucement. "Allons-y !"

"Monsieur, merci pour -"

Snape souleva un sourcil, "monsieur ? Qu'est-il arrivé à papa ? Maintenant nous sommes coincés avec ça tu sais !" Et James Potter doit sans doute être en train de se retourner dans sa tombe en ce moment même !

Snape fixa alors le garçon, "et je te jure, Harry, que si tu ne cesses pas de pleurer immédiatement, je te donnerai une très bonne et douloureuse raison de le faire !"

Harry renifla par ses larmes, "Parfait papa ! Menacer ton pauvre fils qui c'est bien comporté."

Snape a ri, "gamin ! Il n'y a aucun traitement pour cela." Il souleva alors le menton d'Harry et essuya ses larmes avec ses pouces, "je ne pense pas que nous devrions passer autant de temps dans les toilettes, Harry. Je suis d'ailleurs reconnaissant que personne n'aient dû y aller pendant la dernière demi-heure."

Harry souri et pris la main de Snape, non, la main de son père, et ils partirent. C'était peut-être une erreur, une coïncidence, et Harry savait qu'il était plus que probable que à la maison Snape redevienne professeur, mais aussi longtemps qu'ils étaient dehors, il était papa et Harry avait bien l'intention d'en profiter.

Quand ils partirent de la bibliothèque, Dan était occupé ailleurs et Harry en était reconnaissant. Il ne voulait vraiment pas le rencontrer de nouveau maintenant, pas avec ses yeux rouges. Dan ne savait pas tout ce qu'Harry lui devait pour ce qu'il avait fait.

...

Ils s'assirent dans un petit café très confortable dans le centre. Le temps était parfait comme si il reflétait leurs émotions. Ils étaient tout les deux dans leurs propres pensés, mais quelque soit leurs craintes et leurs soucis, rien ne pouvait gâcher leurs humeurs.

Harry pensa à son vrai père, James Potter, serait-il fâché contre lui ? Non. Harry était sûr qu'il ne le serait pas. Il voudrait qu'il soit heureux.

Snape pensait à Dumbledore et à ce qu'il dirait. C'était la troisième fois qu'il attirait l'attention sur lui pour les dernières semaines. Dumbledore ne serait pas heureux.

Snape observa Harry s'asseoir à califourchon sur une chaise, son menton posé sur ses bras, qui était eux-mêmes posé sur le dossier de la chaise, regardant les gens aller et venir, saluant ou souriant de temps en temps à quelqu'un. Il semblait heureux avec le monde entier. Snape ressenti d'inexplicable sentiments d'affection envers l'enfant. Si cela était les conséquences pour ce qu'il avait fait, alors cela en avait valu la peine. Il voulait que ce garçon fasse partie de sa vie et, assez étrangement l'enfant le voulait dans la sienne.

Harry se retourna et il vit Snape qui l'observait, il lui fit un grand sourire. Ses grands yeux verts dansants, son visage émerveillé, un grand sourire aux lèvres, Harry ressemblait à un gamin de 4 ans qui marchait dans une usine de chocolat. Rapidement Snape souri avec lui, puis il se mit à rire sous cape, avant de hurler de rire. Il continua pendant quelques minutes, en fait jusqu'à ce que les gens se retournent et qu'ils les fixent avec un sourire amusés. Quelques choses de bon c'était finalement passé dans la vie de Severus Snape. Snape ne pouvait même pas se rappeler la dernière fois qu'il avait ris de tout son cœur. Harry ri avec son nouveau papa. Il n'avait aucune idée de pourquoi il riait et cela ne l'inquiétait pas du tout.

Après finalement s'être assez calmé pour commander quelques sandwichs, un café pour lui et un chocolat chaud pour le garçon, il regarda sérieusement Harry.

"Harry, as-tu déjà pensé à garder des enfants ?"

Harry regarda fixement Snape. Huh ? Garder des enfants ? Lui ? Comme le faisait les autres enfants plus âgés à Privet Drive ?

"Mais... Umm… Je ne sais rien au sujet des enfants - "Harry s'arrêta rapidement au sourcil familier qui se leva et se mit à rougir. "Ce que je veux dire, et que je n'ai jamais fait cela avant, et… umm… que, je ne sais pas le faire."

Snape secoua sa tête "que tu ne sais pas le faire ? Humph ! Mon garçon, tu le sais naturellement. Tu ne te vois pas au parc avec les enfants. Je t'assure que TOUS les parents qui ton vu avec leurs enfants seraient prêt à te faire confiance pour que tu gardes leurs enfants. Tu aimes les enfants Harry et tu es très bien avec eux."

Harry médita ses paroles. Il aimait les enfants. Et il devait admettre qu'il appréciait vraiment le temps qu'il passait avec eux. C'était comme si il revivait l'enfance qu'on lui avait volée. Mais garder des enfants était une très grande responsabilité. Etait-il vraiment capable d'être responsable d'un enfant ? Tout seul ? C'était très effrayant ?

"Umm... mais comment puis-je faire cela ? Je veux dire comment je sais si quelqu'un a besoin d'une garde d'enfants ? Et comment tu sais qu'ils seraient d'accord ?"

Snape roula ses yeux. "Vraiment Harry, parfois, tu as l'intelligence d'un veracrasse !"

Harry se renfrogna, "bon je suis désolé que je ne l'aie pas fait avant, et de toute façon c'est ton idée et tu dois répondre à mes questions, papa. Pas besoin de devenir insultant !"

Même pendant que Harry le disait ironiquement, il lui sembléa que son cœur avait des ailes, et qu'il flottait gaiement dans sa poitrine. Les lèvres de Snape se contractèrent, "Tu viens justement d'être celui qui parlait avec Dan Robinson au sujet de ses problèmes pour trouver une bonne garde d'enfant, pas moi, Harry, et crois-moi de ce que j'ai entendu de la conversation, l'homme s'attendait à ce que tu proposes immédiatement ton aide. Je suis sûr qu'il a été déçu que ne l'ai pas fait."

Les yeux de Harry s'élargirent, "vraiment ?"

Snape répondit sérieusement,"vraiment !"

Il savait qu'Harry y penserait. Et c'était une très bonne opportunité pour qu'Harry recommence à agir comme tout les autres gosses de son âge . Et puis un peu de responsabilité lui ferait du bien. Harry aimait les enfants, cela était vraiment évident et il était gentil avec eux, et il jouerait avec eux, il aurait donc lui aussi de l'amusement et il pourrait revivre une partie de son enfance. De cette façon, Harry commencerait enfin à agir comme à un enfant normal tout en étant avec des enfants. Et Harry commencerait également à gagner son propre argent, argent gagné en travaillant dur, cela n'était pas négligeable non plus.

...

Environ deux heures plus tard, Severus Snape tenait ses tempes, gémissait, et luttait contre l'envie irrésistible de frapper plusieurs fois sa tête contre son bureau. Quand ils étaient revenus du café, Harry était soudainement devenu comme fou. Il couru à travers la maison, fonçant dans les portes et dans les murs, faisant tomber plusieurs choses, cassant plusieurs tasses, et faisant le plus de vacarme possible. A chaque fois Snape pensait que la maison s'effondrait ou qu'il y avait une attaque d'un troupeau d'éléphant, pour seulement découvrir que c'était juste Harry qui faisait une chose ou une autre. A chaque fois, Snape se préparait à réprimander le garçon incroyablement idiot mais il s'arrêtait toujours en voyant qu'Harry ne pouvait pas s'immobiliser, dansant d'un pied à l'autre, le visage rempli d'excitation, et à peine capable d'empêcher un large sourire de se former. Finalement, Snape se réfugia dans son bureau et il ferma solidement la porte derrière lui essayant de se murer hors de tous les bruits qu'Harry faisait... Oh DIEU ! Le garçon chantait-il ? Fort ? Et totalement faux maintenant ? Snape ne pu se retenir plus longtemps, il se pencha en avant et frappa sa tête contre son bureau avec un grand bruit mat !

...

Snape était inquiet, depuis quelque temps, il n'avait pas entendu un seul bruit. Quoi ? Dans son excitation, le garçon avait-il finalement réussi à se tuer ? Snape quitta son bureau en hésitant et il sorti pour rechercher l'enfant, son enfant. La pensée fit flotter le coeur de Snape. Pendant les dernières heures, il avait mit tout ça de côté, pas assez courageux pour se rappeler ce qui c'était produit. Il savait parfaitement que si il y pensé avec logique, il découvrirait seulement l'ampleur de sa stupidité. Et il refusait. Il se refusait de penser à cela.

En atteignant la cuisine, Snape regarda fixement. La cuisine était presque à l'envers, chaque casserole et plat étaient sortis et le fourneau fonctionnait à plein régime. Un grand assortiment de plat se trouvaient sur la table et le garçon, se tenait à l'évier lavant quelques plats. "Harry !"

Harry sursauta et se retourna, regardant timidement son papa. Il ne savait toujours pas si ceci s'appliquait aussi bien dehors que à la maison, mais il senti tout de même la nécessité de le dire. "Euh, salut papa !"

Le coeur d'Harry s'emballa. Il va me hurler dessus. Il rira de moi. Il va me dire de ne pas l'appeler papa. Il va me dire que je suis stupide. Harry attendit.

"Que fais tu exactement ?"

Il n'a rien dit ! Il n'a rien dit et Harry voulait l'embrasser alors qu'il souriait radieusement, "Juste le dîner, papa"

"Pour qui ?"

"Pour nous."

Snape regarda la cuisine une fois de plus et secoua sa tête, "Ce dîner serait assez pour dix personnes, Harry."

Harry, réalisant soudainement ce qu'il avait fais, regarda autour de lui et fut horrifié par la quantité de nourriture qu'il avait préparée. Il rougi furieusement et il murmura, "Umm... J'avais juste le sentiment d'être affamé !»

Snape regarda fixement Harry puis indiqua. "Viens ici, Harry."

Harry gémit, oh... ses pauvres oreilles, combien pouvaient-elles prendre ? Il marcha lentement jusqu'à Snape et il s'arrêta juste devant lui. Dès que Snape déplaça ses bras, Harry mit ses mains sur ses oreilles, essayant de les protéger, faisant rire Snape fort.

"Je n'allais pas tirer tes oreilles gamin." Snape enveloppa Harry de ses bras et le tint serré. Harry étendit sa tête sur la poitrine de Snape et ferma ses yeux. Il était si fatigué.

...

Les deux jours suivants, Harry passa chaque moment possible avec Snape. La préparation des repas n'était pas nécessaire, vue la quantité de nourriture qu'Harry avait préparé plus tôt. Harry passa son temps à parler avec Snape au sujet de n'importe quoi et de tout ce qu'il lui passait par la tête, insérant toujours un papa entre chaque papa et papa. Snape était tellement amusé qu'il supportait cette vibration incessante sans plainte. Bien qu'il ne l'admettrait jamais, il appréciait se faire appeler Papa presque que toutes les secondes.

Le deuxième jour, le téléphone sonna dans la maison de Snape, ce qui était un évènement très rare. Harry avait seulement vu le téléphone fonctionner plusieurs fois et habituellement, c'était Snape qui passait l'appel. Dan Robinson leur demanda si lui, et sa petite princesse comme il l'appelait, pouvaient venir pour parler avec eux.

Et évidemment, quelques heures plus tard ils étaient tous en train de prendre le thé et de parler agréablement dans la salle de séjour. Harry fut enchanté quand Dan lui demanda s'il était intéressé pour garder Maria Lily trois fois par semaine pendant quelques heures jusqu'à ce que sa maman revienne d'un voyage dans quinze jours. Au moment de l'offre, Maria, assise sur les genoux de Harry, mangeant un biscuit au chocolat. Cela n'a pas pris beaucoup de temps pour établir les détails. Snape ne dit rien et observa seulement. Harry semblait avoir un certain type d'obligation avec la petite fille. Il la tenait comme si elle était la chose la plus précieuse dont il avait hérité et Snape se demanda si Harry traiterait ses propres enfants comme cela... Quoi, qu'est que c'était que cela ?

Snape fut retiré de ses pensés par l'expression horrifiée sur le visage du garçon pendant qu'il écoutait ce que disait Dan. Quelques secondes plus tard, le rire de Snape résonnait dans la maison, à la mortification totale de Harry. Harry changeant des couches était quelques choses que Snape veillerait à observer.

Harry cassa, "Arrêtes ! Tu m'aideras pour cela, tu sais !"

Snape souleva un sourcil, "T'aider ? Tu ne comprends pas vraiment, garçon, non ? Personne ne va t'aider pour cela."

"Mais c'était ton idée !"

"Et cela sera ta responsabilité."

"Cesses de sourire d'un air affecté, d'accord. Et ne soulèves pas ce sourcil - "

Dan trouva approprié d'arrêter la plaisanterie à ce moment, "hé, bien, bien, je gagne le point. Tu n'as jamais changé de couche avant et ton père s'amuse fortement du fait que tu doives le faire."

Harry fixait toujours Snape quand Dan ajouta d'un air malfaisant, "mais M. Snape, je suis sûr qu'Harry arrivera à le faire avec vos conseils. Après tous, je suis sûrs que vous aviez l'habitude de changer ses couches avant."

Ce fut la deuxième fois qu'Harry et Snape furent totalement pris au dépourvu par quelque chose que Dan Robinson disait.

...

Le jour suivant, Dan vint déposer Maria Lily à Harry un peu après le déjeuner, il la pris immédiatement et il disparu avec elle dans le salon. Snape était dans son bureau depuis pas mal de temps quand Harry frappa à sa porte pour l'informer qu'il sortait avec Maria au parc afin de jouer sur les balançoires.

À la consternation de Snape, Harry déposa la petite fille sur une chaise et il parti, le laissant seul avec elle en le prévenant qu'il allait changer de chaussure. Snape grinça des dents et prit quelques respirations calmantes. Sa suggestion pour qu'Harry garde des enfants ne l'incluait certainement pas. Et cette petite... chose avec d'énormes yeux noisette avait l'audace de venir près de sa chaise et de commencer à lui parler.

Snape paniqua presque. Au nom de MERLIN, qu'était-il supposé faire maintenant ? Est-ce qu'une personne décente pouvait avoir de tels yeux énormes ?

Maria tira avec effort la manche de Snape. Il souleva un sourcil, "oui ?"

La petite fille regarda ses chaussures roses et, avec une tonalité très sérieuse, elle déclara, "nouveau !"

"Heu...!" Pour la première fois de sa vie, Snape ne trouva aucune chose à dire. De toute façon, qu'était-il supposé répondre à cela ?

Oh Non, non, NON, ceci ne lui arrivait pas !

La fille était réellement en train de s'asseoir sur ses genoux. Elle posa sa petite tête sur sa poitrine, mit son pouce dans sa bouche, soupira de contentement, comme tout allait bien dans le monde. Mr. Robbie, son nounours rose, se retrouva mystérieusement posé sur l'épaule de Snape.

Harry James Potter, je jure que dès l'instant où je met mes mains sur vous, je...

"Hawwwy !"

Harry cligna des yeux. Puis il les cligna de nouveau. Oh non. Il n'allait pas rire. Non, vraiment. Ce serait une chose très stupide à faire. Vraiment ! Il allait juste prendre une respiration profond,e ignorer le bruit des dents de Snape qui grinçait et il prendrait calmement Maria des genoux de son père, et M. Robbie de son épaule, et... OH diable ! "Bwwwaaahhhaaaaahhhhhaaaa !"

Les yeux de Snape scintillèrent dangereusement alors qu'il découvrait ses dents, mais en cet instant, Harry était au delà de toute pensée logique.

Quand Harry repris finalement son souffle, il prit tout d'abord M. Robbie avant de prendre Maria des genoux de Snape. La fille s'agita et mit ses petits bras autour du cou de Snape, l'étreignant fortement en disant "au revoir."

À l'humiliation totale de Snape, il se senti rougir, ce qui, dans un teint si pâle fut très apparent. Harry le regarda fixement complètement choqué quelques secondes, avant que se soit enregistré dans son esprit : Severus Snape, maître des potions de Poudlard, chef de la maison Serpentard venait juste de rougir.

En voyant cela Harry s'effondra sans ressource dans un autre excès de rire nerveux avec la fille les qui les observait silencieusement, en suçant son pouce.

Snape fixa Harry avec son meilleur regard de la mort avant de prononcer distinguement chaque mot, "A votre place mon garçon je n'oserai pas revenir ici bientôt !"

...

Snape s'amusa en découvrant qu'Harry riait sous cape dans son sommeil. Il était évident qu'il rêvait de quelque chose de drôle. Il détestait réveiller le garçon alors qu'il semblait s'amuser, mais il le secoua quand même tout en l'appelant doucement par son nom. Il était minuit moins cinq et il avait besoin qu'Harry se réveille.

Harry ouvrit ses yeux, et cligna des paupières plusieurs fois. Son papa était assis sur le lit à coté de lui et il l'observait attentivement. Harry se rappela soudainement son rêve et se mit à rire sous cape. Snape souleva un sourcil. Il n'avait toujours pas oublié son humiliation de plus tôt avec la petite fille. Il grogna brusquement, "qu'est ce qui a de si drôle, Potter ?"

Harry ferma sa bouche. Ouais l'image de Snape caressant des nounours roses dans son rêve était vraiment drôle, mais il ne dirait jamais cela au visage de Snape. Il voulait vivre jusqu'à sa majorité, merci beaucoup. A la place, il demanda rapidement, "quelque chose ne va pas, papa ? Pourquoi tu m'as réveillé ?"

Snape fixa le garçon qui le regardait d'un air innocent. Ce gosse savait déjà qu'en l'appelant papa, cela aller le calmer immédiatement, après seulement trois jours de son utilisation. Snape souffla, il devrait bientôt travailler à cela. Il jeta rapidement un coup d'oeil sur l'horloge, il restait maintenant quatre secondes avant minuit... trois... deux... un.

Alors que l'horloge première génération se mit à sonner, Harry vit un plateau flotter à l'intérieur de sa chambre et se déposer d'une manière ordonnée sur ses genoux. Harry cligna des yeux. C'était un petit gâteau au chocolat recouvert de glaçage et dessus il y avait écris, joyeux anniversaire Harry. Alors que le dernier carillon retentissait, la salle s'éteignit soudainement et 14 bougies allumées flottèrent à travers la salle et se disposèrent sur le gâteau.

Harry ne savait pas comment il devait se sentir. Il ne savait pas si il devait sourire ou pleurer. Il avait totalement oublié son anniversaire mais pas Snape. Son papa n'avait pas oublié. "Je ... je... non ... "

Snape roula ses yeux, "oui, bien. Je sais que c'est demander beaucoup, mais ton éloquence a besoin d'énormément de travail mon garçon."

Harry ria, mais se calma quand quelques larmes tombèrent le long de ses joues. Il baissa le regard et étudia ses mains pendant un moment avant de chuchoter, "Merci. Merci pour tout, papa."

Snape souleva doucement le menton d'Harry et chuchota en souriant, "joyeux anniversaire, Harry." Snape essuya les larmes d'Harry avec ses pouces et ajouta, "Que tu sois toujours en sécurité et en bonne santé, mon enfant."

La boule dans la gorge d'Harry l'empêcha de répondre mais il ne s'inquiéta. Il était sûr que Snape savait tout ce que cela voulait dire pour lui.

Au bout de quelques minutes, Snape se racla la gorge, "les bougies commencent à fondre, gamin. Et je n'aime pas manger de la cire sur mon glaçage. Fais un souhait Harry, puis souffles dessus."

Harry fit un sourire avant de fermer ses yeux. Il n'hésita pas une seconde avant de faire son souhait. Il savait vraiment ce qu'il voulait et il fit son souhait avec confiance, priant pour qu'il se réalise, puis il souffla toutes ses bougies en une seule fois.

"Je ne vais pas te demander ce qu'était ton souhait !"

"Et je ne vais pas vous dire ce qu'était mon souhait !"

"Gamin !"

"Ahem."

"Quoi ?"

"Rien !"

"Tu voulais dire quelque chose ?"

"Non, j'ai changé d'avis !"

"Garçon futé !"

"Merci."

"Gamin !"

Harry pinça ses lèvres. Il voulait vraiment vivre jusqu'à ce que son souhait se réalise, et répondre maintenant pourrait tuer son souhait avant même qu'il ne naisse, "Heu... allons-nous manger le gâteau ?"

...