Auteur : Crazyitachi-la-malade-de-Shaka

Bonjour ! Alors trois choses :

-Tout mon informatique semble être revenu à la normale! Merci de tout vos conseils et plus particulièrement au Lapin qui se reconnaîtra :)

-Si mon Ichigo vous paraît vraiment, mais alors vraiment OOC, n'hésitez pas à crier! Il est vrai que je le traite différemment, vu que je ne l'aime vraiment qu'avec sa facette Mugetsu, mais si vous voyez que c'est nawak, faut me le dire. Son comportement a l'air de vous avoir pas mal troublé lors des derniers chapitres! ^^' Et je ne prétends pas avoir la science infuse...

-J'utilise, depuis le début, des titres de musique pour les chapitres. Ils peuvent être complémentaires pour l'histoire, mais pour ce chapitre, j'évoque une musique angoissante. Cette musique s'appelle Illabye de Tipper, et est présente dans un épisode d'Esprits Criminels. Oui, c'est l'émission que regarde Aizen et Ichi xD Je vous conseille vivement d'écouter cette musique, elle met bien dans l'ambiance. (les 5 premières minutes suffisent.)

Voilà, encore un grand merci à tous ceux qui ont laissé des reviews! Et bonne lecture à tous!


CHAPITRE 20

Before Illabye

Le lendemain, Isshin et ses filles débarquaient à l'hôpital. Pour la première fois depuis sa naissance, Ichigo nota que son père ne l'avait pas accueilli d'une prise de catch ou quelque chose du genre.

« Fils !

-Ichi-nii ! »

Les trois Kurosaki se précipitèrent auprès du lit pour ausculter l'aîné. Ce dernier souriait gentiment, essayant de les rassurer. Aizen se tenait un peu à l'écart, observant tout silencieusement. Il repensait à ce que Gin lui avait dit.

« Je vais vous laisser ensemble un moment, à plus tard ! »

Ichigo hocha la tête, se demandant pourquoi son amant ne restait pas. Il n'eut pas le loisir de se poser plus de questions que son père commençait à le harceler de questions et ses sœurs de recommandations.

« Ne vous inquiétez plus, je vais bien maintenant… »

Ichigo avait une voix un peu faible par rapport à celles du reste mais il était aussi fatigué.

« J'ai été surpris par une bande de voyous. Ma tête ne leur revenait pas, mais Sôsuke est arrivé à temps. J'ai quelques côtes cassées et des bleus, mais ça va guérir, rassurez-vous ! »

Le grand frère caressa les cheveux de ses sœurs de sa main droite. Il aurait aimé les prendre contre lui mais il ne pouvait pas. Après de longues minutes de discussion, les sœurs voulurent quand même étreindre leur grand frère. Isshin les aida à grimper sur le lit, chacune d'un côté de leur frère.

Au grand étonnement d'Ichigo, elles s'endormirent contre lui.

« Que… ?

-Elles sont mortes d'inquiétude depuis deux jours et ne dorment plus. Expliqua Isshin.

-Je suis désolé…

-Tu n'y es pour rien. »

Ichigo soupira et passa une main dans les cheveux des fillettes. Son père remarqua quelque chose. Il approcha sa main et effleura l'anneau du bout des doigts. Ichigo blêmit mais, contre toutes attentes, son père se mit à rire.

« J'en étais sûr ! »

Le jeune homme hocha la tête.

« Vous êtes trop mignons.

-…

-Il faudra que j'ai une discussion avec ton professeur…

-Papa, je…

-Tu deviens grand, Ichigo, et surtout, tu es bien plus mature et adulte au vu de ce que tu as vécu. Je ne vais pas t'empêcher d'avoir une relation stable. Surtout qu'il est très sérieux ! Il te protégera, mon fils !

-Je suis pas une fille en détresse, Papa !

-Protégez-vous ! Je suis trop jeune pour être grand-père ! »

Ichigo grogna, ne désirant que se lever et en mettre une bonne à son imbécile de père. Mais au fond, il était heureux de savoir son père si compréhensif. Cela faisait moins lourd sur les épaules. Il ne remarqua pourtant pas le regard insistant de son père sur lui. Ichigo se contenta de sourire, soulagé, et soupira.

« Dis, tu peux les prendre… C'est lourd et j'ai du mal à… »

Isshin se redressa et prit délicatement les jumelles pour les asseoir sur un fauteuil. Il retourna auprès d'Ichigo et le regarda fixement.

« Sôsuke m'a dit ce qui t'étais vraiment arrivé. »

Ichigo détourna le regard. Il n'en voulait pas à Grimmjow, mais il se sentait toujours meurtri malgré tout. Et depuis qu'il ne s'inquiétait plus pour l'arrancar, il ressentait sa propre douleur.

« Tu surmontes ? »

Le jeune homme ferma les yeux et regarda son père timidement :

« Je crois que… je n'ai pas vraiment le choix…

-Tu as refusé un psychologue ?

-… Oui… Sôsuke m'aide déjà et… S'il te plaît, je ne veux pas en parler, Papa… »

Isshin soupira et afficha un air compréhensif.

« Oui, Ichigo, je ne te force pas. Si tu as besoin d'aide, je suis là rappelle-toi.

-Oui, merci beaucoup… Je vais m'en remettre vite et tout rentrera dans l'ordre ! »

L'homme ébouriffa affectueusement les cheveux de son fils et l'embrassa sur le front. Il allait faire une de ses blagues bien débiles quand la porte s'ouvrit.

« Je ne dérange pas ?

-Sôsuke ! »

Ichigo lui tendit la main pour qu'il s'approche près de lui.

« Où étais-tu ? Pourquoi tu es parti ? Je…

-Je n'allais pas vous déranger en famille, Ichigo. »

Isshin fixait l'homme du regard. Ichigo se sentait toujours mal quand son père et Aizen étaient face à face. Les illusions de Kyoka Suigetsu étaient réellement puissantes… Cela le troublait. Il sursauta quand il entendit son père l'interpeler.

« Hein ?

-Tu dormais ?

-Que…

-Sôsuke te propose de sortir un peu. Il a trouvé un fauteuil roulant. On réveille tes sœurs et on va prendre le soleil ! »

Ichigo acquiesça en souriant calmement.

Quelques heures plus tard, il ouvrit les yeux dans son lit. Il faisait nuit. Il essaya de se rappeler le fil des évènements et tiqua. Oui, il s'était endormi pendant la promenade… Décidément, il lui tardait de retrouver toute sa santé physique.

« Sôsuke ? »

Le jeune homme tourna la tête et se figea. Le futon de son amant était soigneusement rangé, comme s'il ne s'était pas couché. Et il n'était pas là. Ichigo sentit l'inquiétude monter rapidement. Pourquoi Sôsuke n'était-il pas là ? Ce n'était pas normal ! Il ne partirait pas sans le prévenir. Il ne le quitterait pas en pleine nuit, comme s'il était un voleur qui voulait cacher son méfait.

Ichigo était complètement réveillé maintenant. Réveillé et anxieux. Qu'est-ce qui passait dans la tête de son amant ? Il dégagea la couverture et essaya de sortir ses jambes du lit. Il avait beaucoup de mal à marcher mais la chose n'était pas impossible. Il descendit du lit lentement et, avec précaution, traversa la chambre vers le couloir de l'hôpital.

C'était assez éclairé pour s'y retrouver. Il se servit des murs comme appui et commença à marcher, guettant la moindre trace de son amant. Il évita les infirmières de garde, il ne voulait pas être ramené dans sa chambre. Il voulait trouver Sôsuke. Il n'avait pas pu partir sans le prévenir ! C'était impossible ! Impossible !

Ichigo arriva dans un couloir éteint, il chercha le bouton à tâtons mais ses jambes le lâchèrent soudainement. Il heurta le sol et eut un hoquet de douleur. Son torse était très douloureux. Il essaya d'inspirer et d'expirer lentement, par petite bouffée, mais son angoisse grandissante l'en empêchait. Où était Sôsuke ? Pourquoi l'avait-il laissé en pleine nuit ? Il ne pouvait pas l'avoir abandonné !

Le jeune homme essaya de se relever mais il n'avait pas assez de force dans ses bras et ses jambes. Sa tête commençait à tourner et la douleur dans sa poitrine ne diminuait pas. Pourquoi Sôsuke n'était-il pas là ? Il lui avait promis de veiller sur lui… Pourquoi ne tenait-il pas parole ?

Ichigo ne sentit même pas ses paupières qui se fermaient. Il glissa lentement, allongé sur le sol, et perdit connaissance.


« Il a fait aussi un peu d'hypothermie, mais tout devrait rentrer dans l'ordre. Il ne faut surtout plus que ça se reproduise, cela pourrait être dangereux pour lui. Il n'est pas rétabli et il faut veiller correctement. »

Ichigo grogna dans son demi-sommeil. Il entendait la voix du médecin qui réprimandait quelqu'un.

« Vous dormez ici, essayez au moins de faire attention à ça. »

Ichigo tiqua.

« Sôsuke ! Sôsuke ! »

L'homme s'approcha de suite de l'alité et lui prit la main.

« Ne me laisse plus jamais ! Ne pars plus comme ça ! Ne pars plus jamais ! Tu… Tu… J'ai eu si peur ! »

Ichigo tremblait, mais on ne pouvait savoir si c'était de colère ou de douleur. Il se calma lentement à mesure qu'Aizen caressait ses cheveux.

« Vous n'étiez pas là hier soir ? demanda le médecin.

-J'avais quelque chose d'important à régler.

-Je… Veuillez m'excuser, Monsieur… J'ai cru…

-C'est bon. Avez-vous d'autres examens à faire ? »

Le ton d'Aizen était glacial. Même Ichigo se sentit oppressé. Le médecin quitta la chambre mais la température ne monta pas pour autant.

« Tu es inconscient, Ichigo. Tu te rends compte que tu as failli mettre ta santé gravement en danger ? Et pour quoi ? Juste parce que tu t'inquiétais de ne pas me voir. C'est de l'inconscience. Ne recommence plus jamais. »

Ichigo écarquilla les yeux. C'était… Sôsuke qui le réprimandait alors qu'il était parti sans le prévenir, en pleine nuit ?

« Tu te fous de moi ? »

Sôsuke haussa un sourcil, étonné qu'Ichigo réplique.

« Tu… Tu t'enfuis au beau milieu de la nuit ! J'étais mort d'inquiétude ! Tu n'as même pas laissé un mot et… et je me suis réveillé, tu n'étais pas là et rien… Que devais-je faire ?

-M'attendre. Tu es grand Ichigo, tu as passé l'âge d'avoir besoin qu'on te tienne tout le temps la main. »

Le jeune homme eut un air blessé.

« … Connard… C'est toi qui as dit que j'avais le droit d'être faible ! C'est toi qui as dit que je pouvais être capricieux après ce que j'ai subi ! Ce n'est pas parce que je n'en veux pas à Grimmjow que ce qu'il m'a fait ne me fait pas mal ! Tu n'as pas le droit de me dire que je suis un gamin parce que j'ai besoin de te voir tout le temps ! T'as pas le droit !

-… Que…

-C'est de ta faute si je t'aime ! C'est toi le premier à être venu ! Tu as tout déclenché ! Alors prend tes responsabilités, crétin ! Tu n'as pas le droit de dire que je suis fautif ! J'ai le droit d'être… d'être meurtri ! J'ai besoin d'avoir quelqu'un qui est là pour moi parce que je suis blessé et parce que je souffre ! J'ai besoin de sentir que quelqu'un sera toujours là pour moi parce que j'ai été trahi de la pire manière qui soit ! »

Ichigo posa sa main sur sa poitrine et étouffa plusieurs gémissements de douleur. Il ne devait pas s'énerver autant mais il ne pouvait pas se retenir. Aizen osait lui dire de telles choses ? Il sursauta quand il sentit l'homme l'enlacer. Il essaya de le repousser pour la forme mais il n'y parvint pas.

« Pardonne-moi, Petit Prince. Les mots ont dépassé ma pensée. »

Le jeune homme ferma les yeux et enroula ses bras autour du cou, se rassurant. Cette chaleur lui était indispensable. Si Aizen s'en allait, il ne lui restait personne pour le soutenir. Nelliel était du côté de Grimmjow, et il ne pouvait demander à Grimmjow de l'aider à surmonter la disparition de son rival.

Si Aizen disparaissait, Ichigo serait totalement seul.

« Je me suis inquiété quand le médecin m'a dit que tu avais passé la nuit en observation. Ils t'ont trouvé par terre dans un couloir, tu souffrais d'hypothermie.

-… Je te cherchais… T'as pas le droit de me laisser…

-Shh… Je suis là maintenant.

-Si tu pars, préviens-moi au moins… Juste ça, je… Je sais que je ne peux pas t'obliger à rester tout le temps avec moi, mais… mais si tu dois me laisser un peu, préviens-moi et… j'essaierai de t'attendre.

-D'accord… Je te le promets, je ne partirai plus sans te le dire. Ce n'était pas très important, je voulais le faire pendant que tu dormais, comme ça je ne t'aurais pas laissé pendant la journée. »

Ichigo acquiesça et enfouit son visage dans le cou du plus âgé. Il soupira et referma les yeux, fatigué.

Quelques semaines plus tard, l'état d'Ichigo s'était grandement amélioré. Il avait quitté l'hôpital depuis une semaine et vivait chez Aizen. Son père avait été compréhensif. Sachant que son fils avait quelqu'un de proche avec qui parler et soulager son cœur, il avait accepté qu'ils vivent côte à côte. On avait expliqué aux sœurs que l'aîné devait commencer à voler de ses propres ailes, mais qu'il viendrait souvent à la maison.

Tous les soirs après les cours, il passait à la clinique voir ses sœurs. Il les aidait pour les devoir, pour l'entretien de la maison. Il restait aussi souvent dîner. Parfois avec Aizen, et parfois sans.

D'un point de vue physique, il était presque remis. Il devait encore éviter les trop gros efforts, mais il se débrouillait bien. Ses bleus étaient presque tous partis, l'accident avec Grimmjow était presque un mauvais rêve. Ichigo avait encore du mal pour une chose cependant. Supporter les caresses trop osées, faire l'amour… C'était des choses qu'il n'arrivait pas encore à faire, mais Aizen était très patient et le rassurait.

Ichigo n'avait pas eu de nouvelles de Grimmjow ni de Nell depuis l'hôpital. Mais si Nelliel ne venait pas en pleurs, il jugeait que c'était que tout allait bien. Parfois, Aizen parlait de rendez-vous et le laissait quelques heures, mais il avait pris l'habitude de le prévenir.

« Petit Prince, tu viens manger ? »

Ichigo leva la tête de son devoir d'anglais et sourit.

« J'arrive ! »

Il se leva et rangea tout avant de rejoindre la cuisine où tout était déjà prêt. Il s'assit à table et observa son amant qui lui servit à manger. Avant de prendre un autre plat, ce dernier embrassa délicatement la tempe de son jeune amant.

« Comment vas-tu aujourd'hui ? »

En même temps, Aizen prenait une boîte de médicaments.

« Beaucoup mieux. Répondit Ichigo. J'ai beaucoup moins mal à la poitrine maintenant. Aujourd'hui, j'ai pu courir un peu sans avoir mal, tu vois. »

L'homme sourit calmement.

« Alors tu ne prendras que la moitié de la dose, Petit Prince.

-Hm. Et sinon, tu as pu t'expliquer avec le lycée ? Tous les cours que t'as raté pour rester avec moi…

-Ne t'inquiète de rien. J'ai tout arrangé. C'est à toi qu'on demande ça. Tu as réussi à rattraper tout maintenant ? »

Ichigo soupira.

« Je ne comprends plus rien en physique et en chimie, c'est une cata… Tu voudras bien m'aider ?

-Bien entendu, Petit Prince. »

Ils finirent de manger en parlant de tout et de rien. A la fin du repas, ils allèrent directement se coucher mais ne s'endormirent pas de suite. Ils continuèrent de discuter. Aizen essayait de réconforter Ichigo après son traumatisme. Car, malgré son apparente joie, Ichigo avait toujours mal quand on évoquait ce que Grimmjow lui avait fait. Il comprenait le pourquoi des gestes de l'arrancar, il comprenait tout. Il n'en voulait pas à l'arrancar mais il avait toujours mal quand il se disait que celui qu'il aimait tant avait pu… lui faire autant de mal.

Sôsuke savait qu'il fallait, pour qu'Ichigo tourne définitivement la page, qu'il rencontre le concerné et qu'ils s'expliquent. Mais il refusait catégoriquement, à moins d'être présent. Et Grimmjow refuserait de parler à cœur ouvert en sa présence. La situation était donc au point mort pour un long moment.

« Petit Prince, tu devrais dormir maintenant. »

Ichigo étouffa un rire. Allongé contre son amant, il soupirait de contentement aux caresses de la grande main dans ses cheveux.

« Tu me maternes même en dehors de l'hôpital…

-Je fais attention à toi. Après le coup que tu m'as fait.

-Tss… Je ne souffrirai pas d'hypothermie ici, t'inquiète pas… »

Le lycéen déposa un baiser sur les lèvres de son amant. Le baiser s'enhardit un peu, jusqu'à s'approfondir. Quand Sôsuke fit mine de vouloir toucher un peu plus son amant, ce dernier se raidit légèrement.

« Désolé… Je sais que tu ne me feras pas mal, mais je…

-Shh… Je n'ai pas besoin de ça pour t'aimer.

-Merci. »

Ichigo reposa sa tête sur l'épaule en soupirant doucement.

« Au fait, dans deux jours, je vais devoir partir.

-Ah bon ?

-Un séminaire ou je ne sais quoi. Je serai absent une journée.

-D'accord… J'irai chez Papa alors. »

Ichigo n'aimait pas trop que Sôsuke le laisse. C'était dans ces moments qu'il comprenait à quel point il était seul. C'était aussi dans ces moments qu'il éprouvait de la rancune envers Sôsuke. Parce que si ses illusions leur garantissaient un petit paradis solitaire, elles isolaient le lycéen comme jamais. Mais Ichigo ne bronchait pas. Il n'était plus un enfant et c'était vrai, il pouvait et devait apprendre à vivre seul.

« Bonne nuit, Petit Prince. »

Le jeune homme sourit et se cala mieux contre le torse chaud.

« Bonne nuit à toi aussi. »


« A demain soir alors ! »

Ichigo souriait gentiment. Il avait son sac de cours sur l'épaule et se tenait sur le palier avec son amant. Sôsuke partait seulement dans deux heures et, depuis quelques jours, Ichigo insistait pour aller en cours avec ses amis, pas accompagné de son professeur.

« Oui, je t'appelle dès que je suis rentré, Petit Prince. »

Le lycéen embrassa les lèvres de Sôsuke et lui sourit malicieusement avant de quitter la maison pour rejoindre le lycée. Aizen demeura encore immobile devant la porte après que le plus jeune soit parti. Il semblait pensif mais son regard était concentré, sans douceur. Il déposa sa serviette de travail dans l'armoire et se dirigea vers le balcon.

Il observa longuement le panorama, comme s'il cherchait quelque chose de son regard perçant. Il s'avança encore et posa ses mains sur la balustrade. Le temps était encore très frais à cette heure. Il regardait plus bas, sur la route, et il aperçut Ichigo qui courait rejoindre ses amis. Un sourire passa sur son visage avant que le sérieux ne revienne.

Puis, sans un mot, il retourna dans l'appartement et s'en alla.


Grimmjow remua les paupières, fatigué. Il s'était remis de sa période de démence. Maintenant, il n'avait plus les mains en sang, il ne criait plus tout le temps, il n'était plus attaché à un mur comme une bête sauvage.

Il avait longuement réfléchi.

Les premiers jours de sa 'convalescence', il restait silencieux au fond de son lit à récupérer et à regarder par la fenêtre. Il avait commis un acte odieux. Il ne pouvait le nier. Ce qu'il avait fait était le pire des crimes, et cela dépassait l'entendement, surtout quand on savait qu'il avait ça à celui qu'il aimait. Il ne méritait plus d'espérer devenir un ami. A la rigueur, peut-être lui réserverait-on la place d'un ami. Il s'était fait à cette idée.

Il avait détruit sa chance d'avoir quelqu'un avec qui vivre.

Pendant un moment, Nelliel avait cru que Grimmjow faisait une sorte de dépression. Mais elle fut bien vite rassurée. Dès que l'arrancar retrouva un peu ses forces physiques, il reprit l'entraînement et la surveillance de la ville. Elle comprit que Grimmjow avait besoin de retrouver une routine, le temps de savoir ce qu'il allait bientôt faire.

« Tu veux venir manger ? »

Grimmjow leva la tête.

« … Ouais. »

Les deux arrancars vivaient tranquillement. Parfois, Urahara venait à l'improviste leur parler d'arrivées de shinigami en ville. Grimmjow n'aurait jamais imaginé qu'il puisse y avoir autant de fugitifs de Soul Society. On décrivait l'endroit comme un paradis. Quand on voyait toute les âmes qui fuyaient et réclamaient un gigai pour espérer une meilleure vie sur Terre, cela était inquiétant.

« Je l'ai senti hier. »

L'ancien sexta darda son regard perçant sur Nelliel.

« L'était où ?

-Je n'ai pas eu le temps de savoir. Mais il rôde. »

Grimmjow serra les dents, contenant sa rage. C'était Gin qui avait joué le rôle du mauvais génie. Il s'était joué de son désespoir pour détruire Ichigo et ainsi atteindre Aizen. Grimmjow ne rejetait pas toute la faute sur Ichimaru, c'était à lui de faire ses choix et d'éviter la manipulation, mais il ne pouvait s'empêcher de haïr cet espèce de sale serpent.

« J'le tuerai. »

Nelliel fixa Grimmjow. Elle semblait aussi en colère que lui.

« Laisse m'en un bout quand tu le verras.

-J'essaierai. »

Ils s'assirent à table et commencèrent à manger. Même si Nelliel était en bon terme avec Ichigo, elle évitait de le voir pour le moment, histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie pour Grimmjow. Il faisait bonne figure, ayant retrouvé son charme et son tact légendaires, mais elle savait que, au fond de lui, il souffrait encore de devoir admettre sa défaite.

Quand il souffrirait un peu moins, il se rendrait compte que la place d'ami était la meilleure. Ainsi, il pourrait rester aux côtés d'Ichigo bien plus longtemps. Pour le moment, elle se contentait de veiller sur lui sans l'oppresser. Grimmjow n'avait rien perdu de sa bonne humeur rayonnante.

Elle croyait que Grimmjow reprenait une routine le temps de s'habituer à reprendre sa vie. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que Grimmjow passait toutes ses journées à regarder un certain lycéen. Dès qu'il savait qu'Aizen ne voyait pas, Grimmjow se cachait et observait Ichigo. Il était soulagé de voir qu'il semblait s'en remettre. Au début, il s'en était voulu de le voir aussi faible. Il voyait ses difficultés à marcher sans avoir mal à la poitrine, il voyait son visage avec des pansements et des sutures…

Grimmjow n'en avait pas réchappé indemne. Aizen ne l'avait peut-être pas tué pour le punir, il sentait sûrement la rancœur de Nelliel cachée derrière son amitié débordante, mais… Il y avait une personne qui n'avait rien pardonné et qui avait fait enfin tomber cette épée de Damoclès.

Ç'avait été douloureux, fait dans le sang. Mais l'arrancar n'avait pas crié, ne s'était pas plaint. Tout le monde semblait vouloir le ménager parce qu'il avait été pris de folie, et tous disaient plus ou moins que le fou n'était pas responsable. Mais lui, il se fichait des circonstances atténuantes, il se fichait de sa folie, il était responsable. Et cet homme avait été le seul à lui offrir sa rédemption. Et qui plus est, la plus légitime des rédemptions.

Quand Grimmjow s'en rappelait, il n'éprouvait aucune douleur. Pourtant, il avait été frappé plus d'une fois. L'homme avait cherché à le mettre à terre, à le persuader qu'il ne méritait plus d'approcher Ichigo. Il avait tout fait pour le briser et lui faire croire qu'Ichigo le haïrait. Mais Grimmjow avait tenu bon. Il n'était pas arrivé jusque là pour abandonner.

Il avait juré qu'il protègerait Ichigo. Il avait fait une faute, mais il se rachèterait. Il lui offrirait sa vie, il lui obéirait de toute son âme. Parce qu'Ichigo était le seul pour qui il voulait bien courber l'échine, plier son orgueil, offrir sa dignité.

Grimmjow baissait les yeux. Cet homme… Il ne se serait pas attendu à ce que ce soit Isshin Kurosaki. Mais au final, savoir qu'un homme tel que lui avait pu lui offrir sa rédemption… cela le confortait un peu. Il avait commis un crime, il avait payé, maintenant, il devait gagner le pardon.

L'arrancar s'était fait à l'idée qu'il avait encore quelque chose du monstre qu'il était. Il n'était pas encore prêt à devenir humain. Et de toute manière, quel simili d'humain il ferait. Maintenant, il regardait Ichigo sans avoir honte, il savait qu'il lui était obligé. Un jour, il réussirait à lui parler et… il lui demanderait pardon. Il lui dirait qu'il ne voulait plus lui faire de mal.

Il lui dirait que tout ce qu'il souhaitait, c'était qu'il ne l'abandonne pas. Juste qu'il le garde encore un peu. Parce que dorénavant, il avait peur d'être seul.


Ichigo tenait son portable dans sa main, attendant furieusement un appel qui ne venait pas. Il était dans sa chambre, chez son père. Ses sœurs étaient parties chez une amie pour une fête d'anniversaire et dormaient là-bas et son père avait une urgence à la clinique, ce qui le retenait dans l'autre partie de la maison.

Cela faisait un jour tout juste. Il était 23 heures et Sôsuke n'avait toujours pas appelé. Ichigo comprenait que l'homme travaillait, ou du moins, faisait semblant pour entretenir son image. Mais pourquoi ne lui envoyait-il pas un sms ? Ichigo pouvait comprendre que Sôsuke ne le fasse pas pendant les réunions, mais à cette heure de la nuit, on n'est plus en réunion.

Pourquoi Sôsuke ne lui disait-il rien ?

Ichigo s'inquiétait. Au fond de lui, il craignait que Sôsuke ne l'abandonne. Mais il se persuadait que ce dernier l'aimait trop pour. Et c'était vrai. Sôsuke n'aurait jamais abandonné Ichigo, il l'aimait sincèrement. Alors pourquoi ne le prévenait-il pas d'un malheureux sms ? Ichigo n'aurait pas bronché si ce dernier lui annonçait qu'il partait un jour de plus. Il aurait été déçu, un peu triste aussi, mais il était trop inquiet pour se mettre en colère.

Le jeune homme essaya de se calmer. Peut-être que Sôsuke avait simplement oublié son chargeur de téléphone, ou il l'avait abîmé. Alors pourquoi n'empruntait-il pas un téléphone à quelqu'un juste pour le prévenir qu'il ne donnerait pas de nouvelles ?

Ichigo soupira et se passa une main sur le visage. Il avait besoin de se reposer. Depuis sa sortie de l'hôpital, il n'avait pas tellement pris un rythme de convalescence comme il devait et les effets s'en faisaient ressentir. Il était plus angoissé, moins calme. Il se leva et quitta sa chambre pour se faire chauffer quelque chose à manger et il rejoignit le canapé. Ce soir, il passait l'émission qu'il aimait bien regarder avec Sôsuke d'habitude. Celle sur des profileurs qui traquent les criminels les plus violents, les plus meurtriers.

« Ah zut, c'est une rediff'… »

Ichigo était déjà assis, il n'eut pas envie de changer de chaîne ou de mettre un dvd, alors il se contenterait de la rediffusion. Mais ça allait, il aimait bien cet épisode et la musique lui plaisait bien. C'était la musique angoissante et paradoxalement si douce.

Le jeune homme eut un instant de silence. Cette musique l'inquiétait un peu plus. Pourquoi Sôsuke partait-il si souvent ces derniers temps ? A chaque fois, il disait que c'était parce qu'il travaillait. Des stages, des séminaires… Mais un prof ne travaillait pas autant, non ? Ichigo finit par éteindre la télévision. Cette émission n'était pas ce qu'il devait regarder maintenant.

Il finit de manger silencieusement et retourna dans sa chambre. Il prit ses habits et alla à la salle de bain où il se doucha rapidement avant d'aller se coucher, l'esprit toujours préoccupé.

Le sommeil fut dur à conquérir. Mais quand il s'endormit enfin, l'angoisse de ne pas savoir ce que Sôsuke faisait l'empêcha de se reposer et peupla ses rêves de cauchemars.


« Quelque chose ne va pas, Ichigo ? »

Le jeune homme sursauta et feignit immédiatement de sourire.

« Hein ? Tout va bien, pourquoi ? J'étais dans mes pensées.

-Hum… Tu sembles un peu distant ces derniers temps… »

Ichigo déjeunait avec ses amis sur le toit du lycée. Il avait repris cette habitude depuis quelques temps. Depuis que Sôsuke commençait à lui faire faux bond en fait. Il regarda Inoue et lui répondit.

« C'est juste que les médicaments que je continue de prendre m'endorment un peu. Du coup, j'suis à l'ouest ! »

Le lycéen se gratta l'arrière du crâne. Et prit une bouchée de son bentô. Il lança un regard à Chad qui parlait toujours aussi peu tandis que Keigo et Mizuiro se faisaient la guerre. Avec l'excuse de ses côtes abîmées, Ichigo avait réussi à faire que Keigo ne lui saute plus dessus en gueulant. C'était reposant.

« Tu sais pourquoi Aizen n'est pas là aujourd'hui, Ichigo ? »

Le jeune homme eut un air sombre mais le cacha vite.

« Sais pas. Il m'a dit un truc comme un séminaire, je crois. Mais il va revenir. »

Il l'espérait.

« Nous sommes pas en retard sur le programme ! coupa Mizuiro. Alors ne t'inquiète pas Inoue.

-Je sais… Mais je l'aime bien, moi.

-C'est un bon prof ! lança Keigo.

-Oui ! Et il est trop gentil. »

Ichigo écouta Inoue et Keigo continuer de chanter les louanges d'Aizen. Il baissa les yeux. Il s'en voulait de devoir leur cacher la vérité. De toute manière, il ne pouvait rien dire. S'il l'avait fait dès le début, on l'aurait pris pour un fou. Qui aurait pu le croire ? Personne, tout simplement. Et maintenant qu'il se sentait plus fort, moins blessé après Mugetsu, il ne voulait pas qu'on le sépare de celui qu'il était venu à aimer.

Quand il y réfléchissait vraiment, Ichigo trouvait un peu qu'aimer Aizen était… faux. Cet homme l'avait obligé à sacrifier ses pouvoirs, non ? Il avait failli tuer ses amis, détruire sa ville, sa famille. Et maintenant, il l'aimait. Et s'il avait pu s'en souvenir, Ichigo aurait ajouté que c'était aussi à cause d'Aizen que sa vie n'était qu'une suite de sacrifices pour protéger ceux qu'il aimait.

Mais peut-être que tout le monde méritait une seconde chance.

« Tu ne te sens pas trop seul sans lui ? »

Chad s'était adressé à Ichigo discrètement, le tirant de ses pensées. Alors que les autres continuaient de discuter, Ichigo sourit à son ami. Chad était peut-être le plus lucide de son entourage, même s'il n'en savait pas plus sur Aizen que les autres.

« Je suppose… que je peux bien vivre sans lui quelques jours, non ? »

Le mexicain fixa Ichigo longuement. Ses yeux se posèrent sur la main gauche où il avisa une trace de bronzage d'un anneau. Le plus jeune le remarqua et rougit légèrement avant de détourner les yeux.

« Si tu as besoin de parler, ou de compagnie, je suis là. »

Ichigo aimait beaucoup Chad. Ce dernier n'utilisait jamais plus de mots que nécessaire. Il était stable, fort, avait bon cœur. Le lycéen sourit.

« Merci.

-Normal. »

Le groupe d'amis sursauta quand la cloche retentit. Ils ne pensaient pas que le temps était passé si vite. Ils retournèrent tous en cours tranquillement et finirent la journée sans encombre. A la sortie des cours, Ichigo décida de faire le détour par l'appartement de Sôsuke. Peut-être que ce dernier était rentré. Il avait une clé de toute manière, et s'il n'était pas là, il viderait juste le courrier.

Les espoirs d'Ichigo se fanèrent quand il découvrit que le courrier n'avait pas été pris. Deux jours. Sôsuke avait dit qu'il partait une journée seulement et il le quittait deux jours. Et que personne ne disent qu'il y avait eu un imprévu ! Aizen Sôsuke ne pouvait pas avoir raté un détail. Il calculait toujours tout parfaitement, il n'y avait pas d'imprévu.

« Tout va bien, jeune homme ? »

Ichigo sursauta, surpris par une grand-mère. Il remarqua tout à coup qu'il avait crispé ses doigts dans le papier au point de le froisser. Il secoua la tête.

« Euh oui, tout va bien, Madame… »

Il la quitta vite et alla vers l'appartement. Il était mort d'inquiétude. Qu'avait-il bien pu se passer ? Pourquoi Sôsuke ne lui disait-il rien ? Il ne l'avait pas abandonné, non… C'était impossible. Il ne pouvait pas le rendre amoureux et lui faire croire qu'il l'aimait profondément pour l'abandonner ensuite. Il ne pouvait lui faire croire au paradis si c'était pour le détruire.

Ichigo tiqua, la clé dans la serrure. Ce n'était pas ce qu'il avait fait à Grimmjow ? Il lui avait fait miroiter une sorte d'idylle et, après, il choisissait un autre. Juste retour des choses ? Ichigo poussa la porte et découvrit sans surprise mais avec tristesse que c'était vide.

Il se passa une main sur le visage, tremblant. Que se passait-il ? Bon sang ! Il était mort d'inquiétude ! Ichigo referma la porte et glissa jusqu'à tomber sur le sol. Il se prit la tête dans les mains et remonta ses genoux vers lui, recroquevillé. Que se passait-il ? Est-ce que ça avait un rapport avec Gin ? Depuis un moment, il n'apparaissait plus. Nelliel avait dit, par téléphone, que cet 'enfoiré' était parti.

« Sôsuke… Bordel… »

Le jeune homme secoua la tête et inspira longuement. Il se releva et alla manger un petit encas. Il ouvrit le frigo et sortit la bouteille de soda. Ensuite, il ouvrit le placard et prit un verre, mais il lui glissa des mains.

Ichigo resta de marbre en regardant les débris par terre. Pourquoi y voyait-il comme un miroir qui éclate en morceau ? Il sentit tout à coup un nœud dans sa gorge et il frappa de ses poings sur la table, la faisant trembler. Il frappa plusieurs fois pour se calmer et, quand il s'arrêta, il s'affala sur la chaise de la cuisine.

Il ne pouvait strictement rien faire à part attendre. Il secoua la tête et prit son téléphone. C'était égoïste de faire ça, mais il était trop inquiet.

« Allô ?

-Nell…

-… Qu'y a-t-il ? Tu as un problème ? »

Ichigo ferma les yeux et inspira lentement.

« Tu… Tu sais où est Sôsuke ?

-Hein ?

-Il… Il m'a dit qu'il devait partir un jour, mais ça fait deux jours qu'il n'est plus là ! Je… J'ai essayé de l'appeler, mais il ne me répond pas. Il ne m'envoie même de sms pour me dire… Je sais pas moi ! Je… Tu l'aurais pas vu ? Tu pourrais pas sentir son reiatsu ? Est-ce qu'il est en ville ?

-Ichigo, calme-toi. Explique lentement. Tu dis que Sôsuke n'est pas là depuis une journée, qu'il ne donne pas de nouvelles et que tu n'arrives pas à le joindre ?

-Oui… »

Ichigo se maudit d'avoir une voix si plaintive.

« Je suis mort d'inquiétude. Les shinigami ne sont pas tombés sur lui, hein ? Y'en a pas en ce moment, n'est-ce pas ? Ils peuvent pas l'avoir capturé ! Dis-moi qu'ils peuvent pas !

-Ichi… Reste calme, Aizen est bien plus fort que ça. Il peut éviter les shinigami même s'il a moins de pouvoir.

-Alors pourquoi il me dit rien ?

-Ichi, arrête de crier, je vais venir dès que je peux ! Je te promets, attend-moi. Tu es chez Aizen ?

-Oui…

-Je viens dès que je peux ! »

Le téléphone raccroché, Ichigo se prit la tête dans les mains. Aizen était en bonne santé, il ne pouvait pas s'être fait avoir, il devait… il devait avoir un imprévu ! Mais Aizen Sôsuke ne pouvait pas avoir d'imprévus, non ? Ichigo gémit tout doucement, mort d'angoisse. Où était donc passé son amant ?


Grimmjow fronça les sourcils en avisant le visage de Nelliel. Il avait compris ce qui se passait. Il se redressa et attrapa une serviette pour essuyer ses cheveux. Il était en train de faire de l'exercice, torse nu, et il suait sous l'effort. Il avait largement récupéré maintenant.

« Sôsuke a disparu et Ichi balise ?

-Oui. »

L'arrancar aux cheveux bleus sembla réfléchir longuement, son regard dur et sérieux dardé sur Nelliel. Après un moment il déclara :

« Je vais me doucher et j'y vais.

-Mais, Grimm, tu…

-J'suis plus taré, Nell. J'ai compris. J'vais m'occuper d'Ichi. »

Il n'ajouta pas qu'il voulait aussi s'excuser. Il dépassa Nelliel sans un mot et s'engouffra dans la salle de bain. Il se lava en très peu de temps et, de retour dans sa chambre, il s'habilla le plus vite possible. Avant de sortir, il s'arrêta devant son armoire et hésita un instant. Finalement, il sortit une veste bleu à l'imprimé de panthère qu'il ferma jusqu'au cou.

Quand il sortit, Nelliel affichait un sourire affectueux. Grimmjow avait mis la capuche, cachant son visage.


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