Salut à tous !
Voici ce chapitre... qui est le dernier du tome 1 !
Je suis toute n'émue, snif... c'est la derniére aventure de Scath et Harry avant le tome 2 !
Merci à tous ceux qui me lisent et laissent des reviews !
Enjoy ^^
PS : Tout est à JKR sauf les OC
Chapitre 20 :
La connerie se transmet de pére en fils chez les Potter
Ou
Pourquoi il ne faut jamais réveilla la Scathara qui dort (sous peine de se retrouver habillé d'une robe mauve à pois jaune)
...
Harry battit lentement des paupières. Finalement, il ouvrit les yeux, chassant les dernières brumes de sommeil, et leva la tête.
Il se trouvait à l'infirmerie, dans un des lits. Ah.
Bizarre… n'était-il pas sensé être étalé sur un parterre sombre dans une pièce glauque ? Après avoir…
Il blêmit alors que le souvenir de l'homme qu'il avait tué s'imposait à lui.
Il eu tout juste le temps d'attraper une bassine qui se trouvait au pied de son lit pour y vomir. Il nettoya d'un geste de baguette tremblant ce qu'il avait fait, et s'essuya la bouche en tachant de maîtriser ses mouvements.
Il avait tué quelqu'un.
C'était la première fois, et c'était beaucoup moins drôle que de déchiqueter les mannequins en bois que Gaby transfigurait pour que Scath et lui puissent s'entrainer.
Il soupira, et chassa les images de Quirrel de son esprit.
_Mmf… chaussure… Harrrrrry…
Le jeune garçon sursauta, et rencontra une tête blonde, qui s'appuyait contre ses jambes.
_Scath ?
Sa sœur ne répondit pas. Elle était assise sur une chaise, mais tout son torse était affalé sur le lit. Elle dormait.
Un filet de bave s'écoulait de sa bouche, et sa main reposait sur le ventre d'Harry, comme si elle voulait le protéger. Elle paraissait calme, presque sereine. Mais entre ses deux yeux, une petite ride signalait son inquiétude.
_Elle vous veille depuis trois jours, signala une voix inconnue.
Le Serpentard se retourna et rencontra le regard de l'infirmière, Mme Pomfresh.
_Pompon, salua-t-il en utilisant le ton le plus moqueur qu'il avait en réserve.
_Pas très convaincant, Monsieur Sovrano, rétorqua la vieille femme en haussant un sourcil. On m'avait pourtant dit que vous étiez plus… incisif que cela d'ordinaire.
Harry décida qu'il était trop fatigué pour partir dans une joute orale qu'il était sûr de perdre.
Attendrie, l'infirmière le regarda passer une main hésitante dans les cheveux de sa sœur, et ne put s'empêcher de sourire devant le geste maladroit du jeune garçon.
Ledit garçon qui la fusilla des yeux et demanda d'une voix sèche :
_Et si vous me disiez combien de temps je suis resté inconscient au lieu de nous mater ? Je sais que mon corps est superbe, mais tout de même…
Pomfresh laissa un échapper un petit rire avant de répondre :
_Vous avez peut-être de la verve, Monsieur Sovrano, mais j'en ai affronté de plus forts que vous, croyez-moi !
Elle laissa passer un moment avant de continuer, plongeant ses yeux gris dans ceux, impitoyablement bleus, d'Harry Sovrano.
_Quand à votre question, sachez que vous avez dormis durant trois jours » Elle indiqua Scath du menton « Et elle n'a pas cessé de vous veiller. Je n'ai jamais vu pareille obstination.
_C'est ma sœur, fit simplement le brun en haussant les épaules, et en tachant de cacher son sourire.
Ce qui ne marcha pas, au vu du regard de l'infirmière.
_Par contre, Hagrid est venu récupérer le chien il y a deux jours. Il va être placé dans une réserve magique –ce qui n'a pas vraiment plu à votre sœur-. Il semblerait que l'animal lui doive une paire de chaussures, même si je n'ai pas très bien compris le rapport.
Mu par un soudain pressentiment, Harry regarda les pieds de sa sœur.
Elle n'avait toujours qu'une chaussure.
Et le jeune garçon se souvint de ce que la blonde lui avait dit avant qu'il parte : Quand ce sera fait, j'irais te botter les fesses en règle, pigé ?
_...
De la sueur coula le long du dos du Serpentard.
Oh merde.
Il commença à s'écarter, et à défaire ses draps.
Douuuuuuucement… touuuut douuuuuuuucement… je peux le faire… je peux le faire… je peux…
Il alla vers la porte et tenta de l'ouvrir, mais un sortilège de Mme Pomfresh verrouilla la serrure. Il s'aperçut que sa baguette était restée à sur la table de chevet, à portée de main de Scath, encore endormie.
_Je peux savoir ce que vous faites, Monsieur Sovrano ? Interrogea l'infirmière.
_Déverrouillez la porte ! Glapit tout bas le brun en tentant de forcer la poignée. Viiiite !
Pomfresh ne comprit pas, et se contenta de hausser un sourcil.
A quelques pas de là, Scath papillonna des cils et s'étira en baillant, arrangeant ses cheveux d'une main distraite.
Ses yeux bleus se posèrent sur le lit défait, sur l'infirmière, puis sur la forme sombre qui s'échinait sur la porte. Ils se plissèrent.
Adieu, Neville, Cédric, Gaby… ça aurait été cool de vous connaître… je vais mouriiiiiiiir…
_Toi…
Scath se leva et fit craquer ses poings. Elle avança vers son frère.
Au secouuuuuuurs…
Severus Rogue faisait les cent pas dans son bureau, les sourcils froncés et les lèvres pincées.
Dans son esprit, tout travaillait à cent à l'heure. Les rouages de son cerveau tournaient et retournaient sans cesse, pour essayer de trouver quelque chose.
Quoi ? Il n'en savait rien.
Mais ce qu'il savait, c'était qu'il lui manquait quelque chose dans sa tête, comme s'il avait des souvenirs en moins.
Des souvenirs.
Voilà ce qu'il avait en moins ! Des souvenirs ! Quelqu'un lui avait lancé un Oubliette ! Oh le salaud ! On lui avait lancé un Oubliette ! Mais qui avait osé faire ça ?
Il se creusa la tête, à la recherche du moindre indice susceptible de l'aider. Il fallait qu'il retrouve la mémoire !
Et quand il saurait qui avait osé faire ça, il irait le voir, l'immobiliserait, lui enlèverait la peau centimètres par centimètres, lui arracherait les yeux pour en faire un élixir hallucinogène, et là, il…
Un lézard. Deux lézards.
L'image lui était venue d'un coup, et ses jambes se coupèrent. Il du s'assoir sur le fauteuil le plus proche et mit sa tête entre ses mains.
La suite lui parvint sous forme de flashs violents.
Harry Sovrano…
_Il était une fois, deux personnes qui s'aimaient beaucoup, d'un amour tendre et sincère…
Une bague frappant le bois. 'Nous sommes des Sovrano'…
_Ils eurent deux enfants…
Deux poings levés. 'Ne m'appelez pas par ce nom !'…
_Et un méchant monsieur arriva, et voulut tuer la jolie petite famille…
Un rictus furieux. 'Je ne suis pas un POTTER !'
_Très méchant monsieur, n'est-ce pas ?
Harry… Harry Potter…
_Faites de beaux rêves, professeur.
Severus sursauta violemment, et ressentit un immense mal de tête. Normal, puisqu'il venait de s'enlever un Oubliette du crâne.
Ce qui l'était moins, c'était ce qu'il venait d'apprendre. Enfin, plutôt de ré-apprendre.
Harry Sovrano était un Potter. Par la petite culotte de Merlin, ça, c'était de la nouvelle. Wow.
Une petite part de son esprit se demanda comment il faisait pour rester aussi calme. Une autre part lui rétorqua que c'était à cela que servait l'Occlumencie. La même petite part répondit que l'Occlumencie servait à cacher ses sentiments aux yeux des autres, pas à ne pas les ressentir. Et la seconde part cracha que…
Mais fermez-la ! Pesta intérieurement Severus.
On t'emmerde ! Rétorquèrent les deux parts de son esprit.
Ca y est. En plus d'être devenu aigri et à moitié cinglé par ses années d'enseignement, voilà qu'il virait schizophrène.
Il secoua la tête. Bon. Récapitulons.
Il venait de retrouver la mémoire.
Les souvenirs étaient particulièrement dérangeants.
C'était tout.
La conclusion s'imposait donc naturellement : Allez voir le principal (et même l'unique) responsable de la merde (ndla : je suis sûre que vous devinez de qui notre bon Sevy parle…).
Ledit responsable qui était à l'infirmerie, pour cause de sauvetage d'un certain Survivant-à-deux-noises.
Le maître des potions ne savait rien de plus sur la mystérieuse affaire qui avait fait trembler le château par ses rumeurs. Toutes racontaient les glorieux exploits de Potter & Co, mais rien sur les Sovrano, mis à part un ''ils ont un peu aidé l'Elu, mais juste un peu'' glissé du bout des lèvres par une McGonagall réticente à lui parler.
C'est donc de très bonne humeur (notez l'ironie) que Severus Rogue amena ses cheveux graisseux et lui-même jusqu'à l'infirmerie, où une scène… inhabituelle l'attendait.
Il y avait… Sovrano mâle… ou plutôt ce qui avait été Sovrano mâle dans une vie antérieure très (très) lointaine, une culotte (rose) sur la tête, les cheveux d'un vert fluo ravissant, et du rouge à lèvre sur le visage.
Ah oui, avait-il omis de préciser que Sovrano mâle était vêtu d'une robe mauve (à pois jaune) ?
Ravissantes couleurs.
Il porta son regard de l'autre côté de la salle (qui était un véritable capharnaüm), pour y trouver Sovrano femelle. Non, rectification. Pour y trouver… quelque chose qui ressemblait à Sovrano femelle, mais qui paraissait infiniment plus flippant que Sovrano femelle ne l'avait jamais été.
Scath avait les yeux fixés sur le futur cadavre (son bien-aimé frère), fit lentement craquer son cou en souriant dangereusement :
_J'espère que ceci t'as servi de leçon… murmura-t-elle en rengainant sa baguette. La prochaine fois que tu me refais un coup pareil, je te jure que ce que je t'ais fait ne sera rien comparé à ce que je te ferais, compris, Harry ?
Même le prénom de son frère sonnait comme une menace dans sa bouche.
_Je… commença Rogue en interrompant la scène d'amour fraternel (mais si, mais si).
Il n'aurait pas du faire ça. Il ne le comprit hélas que trop tard, lorsqu'il vit le regard d'avertissement que dardait sur lui Sovrano mâle.
_VOUS ! Hurla Scath en pointant sa baguette sur le professeur, VOUS LA FERMEZ OU JE VOUS JURE QUE JE VOUS DESCEND AVEC LUI ! Continua-t-elle en montrant son frère.
L'adulte voulut à nouveau parler, mais il se fit (une fois de plus) couper la parole :
_QU'EST-CE QUE VOUS VOULEZ ? SI C'EST POUR LUI GUEULER DESSUS POUR JE NE SAIS QUEL SUJET DEBILE SANS URGENCE REELLE, VOUS FERIEZ MIEUX DE VOUS TIRER ! MON FRERE EST BLESSE, BORDEL ! IL FAUT PRENDRE SOIN DE LUI ! IL DOIT SE REPOSER, ALORS DEGAGEZ !
…
Et c'était la fille qui venait de transformer la pièce en champ de bataille qui disait ça ?
C'est l'infirmerie qui se moque de Sainte-Mangouste !
_MON FRERE A DU SE BATTRE POUR SAUVER UN PETIT MERDEUX DE GRIFFONDOR MEME PAS FOUTU DE PROTEGER LA PEAU DE SES COUILLES ! ET MOSIEUR S'OBSTINE A ALLER AIDER LES AUTRES ALORS QUE LUI AUSSI EST INFOUTU DE SE PROTEGER ! ET IL EST ALLE JUSQU'A ME LAISSER EN ARRIERE POUR QUE JE NE ME BLESSE PAS ! VOUS ENTENDEZ ? QUEL PUTAIN DE PETIT DEBILE DE GRIFFONDOR MANQUE !
Elle se tourna vers son frère, qui l'observait avec des yeux ronds, pour continuer :
_EST-CE QUE TU SAIS LE SANG D'ENCRE QUE JE ME SUIS FAITE EN ESSAYANT DE TROUVER UN MOYEN DE PASSER CES STUPIDES FLAMMES ? ALORS QUE TOI, TU COMBATTAIS UN MEC SANS MOI ? TU SAIS A QUEL POINT JE ME SUIS INQUIETE ? ET DURANT LES TROIS JOURS QUE J'AI PASSE A TE VEILLE, TU SAIS A QUEL POINT J'AI EU PEUR ! PARFAITEMENT ! J'ETAIT MORTE DE TROUILLE A L'IDEE QUE TU TE SOIS FAIT MAL !
Elle regarda à nouveau Rogue tandis que, du bout de sa baguette, elle effaçait successivement tous ses sortilèges :
_ET VOUS ! VOUS CROYEZ QU'ON N'A PAS SUFFISAMMENT DE SOUCI COMME CA ? *Harry retrouva son apparence normale* NON SEULEMENT IL FAUT QUE VOUS METTIEZ VOTRE NEZ DANS NOS AFFAIRES, *il fut transporté jusqu'à son lit*, MAIS EN PLUS, IL FAUT QUE VOUS VOUS OBSTINIEZ ! *les draps le recouvrirent* ET PUIS C'EST QUOI CES PIEGES A LA CON ? EST-CE QUE VOUS SAVEZ COMBIEN DE TEMPS IL M'A FALLU POUR DESACTIVER CES FLAMMES ? MAIS NON ! VOUS VOUS EN FOUTEZ ! A CAUSE DE VOUS, MON FRERE A FAILLI MOURIR ! MOURIR, VOUS M'ENTENDEZ ?
Elle se tut, manifestement à bout de souffle, et s'assit à même le sol, les mains tremblantes.
_Scath, fit son frère d'une voix douce, t'as encore forcé.
_Ta gueule… crétin… dégénéré… du bulbe… je suis pas… fatiguée.
_Attend, je vais t'ai…
Le garçon se tut, et loucha sur le poing qui se tendait vers lui :
_Tu bouges, je te… défonce. Tu es blessé, alors… fais la sieste.
Harry retint son sourire.
Rogue se massa l'arête du nez.
_Bon. Il se trouve, Monsieur Sovrano, que…
_Mais qu'est-ce que vous… ne comprenez pas… dans la phrase « fermez-là » ? Grommela Scath.
Le professeur se tourna vers elle, une invective sur les lèvres, quand le regard de Sovrano mâle lui fit comprendre qu'il valait mieux ne pas insister.
Puis, Harry se mit sur le côté, rabattit la couverture sur son visage, et ferma les yeux.
Alors, Rogue contempla le gamin dans son lit, la gamine assise par terre, et l'infirmière qui les observaient depuis son bureau.
Il soupira et s'installa sur une chaise.
Dans un certain train (le Poudlard Express), un certain moment (le voyage du retour), dans un certain compartiment, avec certains Griffondors…
_On est les meilleurs !
_Ouais !
_On est les plus forts !
_Ouais !
_Vive les Griffondors !
_Ouais !
Hermione soupira. Très forts.
Mais quels abrutis.
Elle sortit un livre et se plongea dedans, ignorant ostensiblement ses camarades de classe.
Helmett et Ron ne lui prêtèrent pas la moindre attention et continuèrent de parler de leurs « exploits ». Si exploits il y avait eu, toutefois.
Et tout ça parce que Dumbledore n'avait pas jugé utile de mentionner que ce n'était pas le Survivant qui avait réglé son compte à Quirrel, mais bien Harry Sovrano. Résultat ? Cent cinquante points pour Griffondor et la coupe qui leur revenaient.
Sans qu'ils l'aient mérité.
Et ça, c'était quelque chose qui horripilait Hermione. Elle détestait le fait de devoir mentir pour avoir quoi que se soit. Ce qu'elle possédait, elle l'avait gagnée elle-même.
Mais ses deux 'amis' ne semblaient ni partager son point de vue, ni même comprendre la notion. En fait, ils étaient persuadé que c'était les Sovrano qui avaient tenté de leur enlever la gloire d'avoir triomphé du professeur de DCFM.
Peuh. Quels abrutis.
L'envie de sortir un sarcasme démangeait les lèvres de la Griffondor, mais elle se retint, craignant de perdre les seules personnes qui l'acceptaient.
_Mon père va être super-content quand il saura qu'on a gagné la coupe des Quatre Maisons ! S'exclama Helmett en gonflant la poitrine.
_Ouais ! Tout ça grâce à nous ! Rajouta Ron.
Et Hermione soupira à nouveau. Elle avait hâte d'arriver à la gare King's Cross.
Même certain endroit (le train), même certain moment, compartiment différent, avec quatre personnages différents…
_Bali Balo dans son berceauuuuuuu…
_Dans son berceauuuuuuu…
_Bandaiiiiiit déjààà comme un taureaaaaau…
_Comme un taureaaaaaau…
Neville soupira et regarda ses trois amis chanter en canon toutes les chansons de l'intégral des chansons paillardes, tome 1. En canon, en plus.
Et le pire, c'était qu'ils chantaient terriblement, atrocement, horriblement faux.
Fichu cadeau de Noël. Je suis sur qu'ils avaient prévu le coup !
Il ne le savait pas, bien sur, mais les Sovrano avaient effectivement prévu le coup, et ils se délectaient de leur géniale intelligence (dixit eux).
Et ce qu'ils n'avaient pas dit à Neville (ni même à Cédric), c'était qu'il existait sept tomes. De quoi être fournis en chanson tout au long de leur scolarité, en fait. Qui c'était les meilleurs ?
_Ben alors, Neville ? Qu'est-ce que t'as ? Questionna le Poufsouffle en interrompant provisoirement le concerto improvisé.
_... Vous avez déjà pensé à prendre des cours de chant ?
_On chante si bien que ça ? Oh merci, mon ami ! Nous savions que tu serais notre premier grand fan !
Silence de la part du Griffondor.
Cédric et les Sovrano se sourirent, avant de reprendre tous en cœur :
_Bali-Baloooooooooooo…
Et Harry sourit à nouveau avant d'échanger un regard avec sa sœur, qui lui fit un clin d'œil. Ils entamèrent le second complet de la chanson en joignant leurs mains.
Severus réfléchissait.
Il réfléchissait à tous ce qu'il avait apprit sur les Sovrano –et sur un en particulier-, sur les Potter, et sur leur connerie congénitale.
Abandonner un enfant parce qu'il n'est pas le Survivant. Quelle bêtise ! Comment cette famille de Griffondors purs et durs avaient-ils pu commettre un acte aussi… aussi… odieux ? Même les plus familles Serpentards ne faisaient pas ce genre de chose !
Comment LILY avait-elle pu faire ça ?
Plus que tout, cette question tourmentait le maître des potions. Comment la jeune fille qui avait longtemps été sa meilleure amie avait-elle pu procéder à une chose aussi indigne d'elle ? Son propre enfant !
Et Potter ? Même lui, aussi stupide et bête qu'il soit, n'aurait pas du faire ce genre de chose. Alors, pourquoi ?
Le train arriva en gare, et s'arrêta dans un léger crissement.
Du coin de l'œil, Severus put observer les élèves descendre et aller rejoindre leurs parents. Il vit Potter –Helmett, pas Harry- courir vers son père et l'enlacer, alors que son ami Weasley se jetait dans les bras de sa famille de rouquins.
Le professeur se jeta un charme de Désillusion (hors de question que des morveux le voient descendre du train, il avait une réputation à tenir !) et se glissa à l'extérieur.
Il esquiva adroitement les élèves et les parents, et vit du coin de l'œil deux têtes, l'une brune et l'autre blonde, aller en direction d'un des poteaux –comme par hasard celui où se trouvait Potter et fils- et commencer à discuter d'un certain Gaby, qui étai manifestement en retard.
Il se rapprocha, et observa avec un amusement mêlé d'agacement que Potter junior les indiquait à son crétin de père, qui se dirigea vers en fronçant les sourcils.
Severus regarda en direction des Sovrano, et vit qu'un dangereux sourire se formait sur leurs lèvres. Il connaissait ce sourire. La dernière fois qu'il l'avait vu, il s'était prit un Oubliette dans la gueule.
Potter père allait souffrir. Bien fait pour lui.
Le professeur s'appuya contre un poteau et regretta de ne pas avoir pris de pop-corn.
_C'est vous les Sovrano ? Demanda James Potter en grognant.
Les deux gosses en face de lui le regardèrent d'un air joyeux, qui donna à l'auror une soudaine envie de leur mettre des claques.
_Nous sommes…
_Honorés…
_Qu'un être aussi…
_Illustre que vous sache…
_Notre humble…
_Nom !
James reprit d'un ton menaçant :
_Ecoutez-moi, je sais ce que vous avez fait à mon fils. Vous avez essayé de lui prendre sa gloire, espèces de Serpentards !
_Depuis quand…
_Est-ce une…
_Insulte ?
Molly Weasley arriva derrière le père du Survivant :
_Bande de garnements ! S'écria-t-elle. Vous allez voir !
_Oh mon dieu Harry, j'ai peur… souffla Scath en se retenant de rire.
_Oui Scath, moi aussi… c'est tellement effrayant…
Ils pouffèrent, sous les regards courroucés des adultes.
_Scaaaaaaaaaaaathiiiiiiiie ! Harryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !
Un grand homme blond se jeta sur eux et les étreint fortement :
_Espèce de blond dégénéré ! Ne m'appelle pas Scathie ! Hurla la blondinette en donnant un coup de pied à l'homme.
_T'es en retard, Gab', constata simplement son frère en lui mettant un coup de poing sur le nez.
_Mais-euuuuuh, ma mère est morte…
_LA FERME !
Médusés, James Potter et Molly Weasley assistèrent à une scène de retrouvaille plutôt inhabituelle (pour eux) entre les sales gosses officiels de Poudlard et celui qui semblait leur tenir de père (ou alors de grand frère).
_Hem… Monsieur Sovrano ? Demanda la mère de Ron.
Le grand blond se tourna la tête vers elle et lui dédia un sourire resplendissant :
_Oui ?
_Etes-vous le père de ces enfants ?
_Non. Je suis leur amant.
Silence.
_Je blaaaaaaaaaaaaaague ! Je suis leur tuteur officiel !
Molly respira un peu mieux mais retint difficilement une grimace devant la blague de mauvais gout.
_Ils ont été insupportables durant l'année, déclara James. De plus, ils on tentés de…
Le blond jeta un coup d'œil faussement sévère sur ses enfants et se mit à les réprimander :
_Roooh ! C'est paaaaas bien ! Vous êtes méchants !
_Oui, continua l'auror, et…
Il s'apprêtait à énumérer toutes les bêtises des deux Serpentards, quand il s'aperçut qu'ils étaient partit.
_Tchao Potty ! Beugla Harry en agitant la main.
_On se voit à la rentrée ! Ajouta sa sœur.
Et dans un bel ensemble, ils se retournèrent et firent un splendide bras d'honneur aux Potter et aux Weasley, qui les regardaient d'un air ébahis.
Fred et George, dans leur coin, se marraient discrètement. Plus loin, Rogue tentait (difficilement) de ne pas faire la même chose.
Il serait mort sous la torture plutôt que de l'admettre, mais il adorait les Sovrano.
_Chéri ! Lança Pernelle Flamel. Un colis !
Nicolas Flamel, Alchimiste de son état, leva un sourcil, replia son journal, et s'approcha de l'objet.
Il s'agissait d'une petite boite carrée recouverte de papier cadeau. Sur le dessus, une petite phrase : Pour les Flamel.
Curieux, l'immortel déchira le papier et tomba sur une lettre, qu'il déplia sans un mot. Pernelle s'avança et lut par-dessus son épaule :
Chers Alchimistes en herbe,
Vous êtes probablement très inventifs, intelligents, géniaux et tout le blabla, mais franchement, on ne pensait pas que vous étiez aussi cons.
Confier la Pierre philosophale à Dumbledore. Franchement, vous aviez bu quoi ?
Il l'a mise à Poudlard. Poudlard quoi ! Au milieu de tout un tas d'élèves aussi stupides qu'inconscients, qui ne pensent qu'à la gloire qu'ils pourraient retirer de voler un truc aussi précieux
Et c'est ce qui c'est passé. Sauf qu'en plus des élèves (trois), il y avait un professeur.
Et si nous n'avions pas été là, vous seriez redevenus poussière d'ici quelques jours. S'aurait été dommage, n'est-ce pas ?
Rassurez-vous, nous ne sommes pas vénaux, et n'exigeront qu'une simple petite chose (exceptée votre reconnaissance éternelle) que vous trouverez en bas de cette lettre).
En espérant ne plus avoir affaire avec votre fichue Pierre et vous,
Arlequin et Colombine.
La Pierre Philosophale –entourée d'un joli ruban rouge- tomba du colis, rattrapée juste à temps par Pernelle.
Intrigué, Nicolas regarda en bas de la lettre… et failli s'étouffer.
C'était une facture. Pour le remboursement d'une paire de chaussures. Des Gucci, en cuir, taille 36. Et elles coutaient une fortune.
_Par le string léopard de Merlin, souffla l'Alchimiste en s'évanouissant.
Helmett Potter rentra chez lui avec ses parents.
Ron Weasley fit de même.
Severus Rogue trasnplana.
Neville sourit en pensant à l'invitation des Sovrano pour qu'il vienne les voir. Il demanda à sa grand-mère.
Cédric souffla. Son père avait refusé.
Neville ravala sa colère. Sa grand-mère aussi. Elle n'aimait pas les Serpentards.
Scath, Harry et Gaby allèrent prendre la poudre de Cheminette : Direction Las Vegas !
Et dans toutes ces têtes, une seule et même pensée :
Les vacances commençaient…
FIN (du premier tome)
.
Voilà... en espérant que ça vous aie plus...
La suite sera disponible dans une autre fic (eeet oui ! le vote a été serré, mais c'est finalement cette possiblité qui a gagnée !) qui paraitra la semaine prochaine (ou celle d'aprés).
...
Vous vous rappelez que je vous avait promis une surprise ? Eh bien elle dépend de vous, chers lecteurs ! Car cette surprise, c'est une interview spéciale (qui est en fait un pari entre moi et un pote).
Le principe ? Trés simple !
Vous avez des questions à poser aux personnages de la fic, ou même à l'auteure ?
Vous vous demandez comment Quirrel a fait pour vivre avec Dark Vador scotché au crâne ?
Comment Dark Vador a fait pour vivre avec un abruti pareil ?
Combien les chaussures de Scath ont coutées ?
Où est-ce que l'auteure a piqué une idée pareilles et des OC aussi tordus ?
N'hésitez pas ! Rita Skeeter vous attend avec sa Plume à Papote, pour passer tous les persos et l'auteure au peigne fin !
Et maintenant... les remarques pas constructives de l'auteure !
-Le passage où Harry pense à la mort de Quirrel a été horriblement difficile à écrire, parce que je n'arrêtais pas de tomber dans le mélodrame (et je hais le mélodrame... sauf quand il est vraiment trés trés mélodramatique, sombre, cliché et morbide...)
-Mais j'ai réussi, et je suis plutôt contente du résultat...
-Quand à Rogue... il s'est éclaté dans le passage avec Potter pére.
-J'avoue, je l'ai fait intervenir parce que je me sentais un peu coupable de lui balancer tous ces trucs à la figure. J'aime bien le torturer, mais bon...
-Dumby, par contre, je trouve qu'il n'en a pas eu assez. Il va souffrir dans les prochains tomes !
-Je vous détrompe tout de suite : Je l'adore, mais j'aime encore plus le torturer (c'est pareille pour Ron et Molly Weasley)
-J'ai adoré écrire le passage avec Nicolas Flamel et la lettre... ça m'a fait hurler de rire pendant cinq minutes.
-Je tient à faire remarquer que Rogue est vraiment long à la détente. Il lui a fallut pas loin de six mois pour trouver qu'on lui avait lancer un Oubliette !
-Je plaide coupable, aprés tout, c'est moi qui l'ai fait comme ça...
-Gaby est un trés mauvais pére. Même pas capable de réprimander ses gosses correctement !
-Mais c'est comme ça qu'on l'aime, pas vrai ?
-James Potter n'a pas fini de souffrir.
-Ca fait quelques chapitres que Lily n'apparait plus... elle se réserve pour le deuxiéme tome !
-Quand à Neville et Cédric... et bien disons simplement qu'ils vont adorer leur scolarité.
-Si on était dans un film, j'aurais fait la bande-annonce du deuxiéme tome.
-... Chiche ?
Bon et bien, on se revoit dans le chapitre d'aprés pour une bande-annonce spéciale tome 2 !
(ne me demandez pas comment j'en suis parvenu à faire ça, je n'en sais fichtre rien ! Quoi qu'il en soit, et bien, cette b-a se fera... tous aux abris !)
Reviews ? Alleeeeeeeeeeeez !
A la prochaine !
Signé : La folle
