Merci pour les reviews ! J'avais trop envie de poster ce chapitre ! Et puis, il était écrit !
Les guests, ça me fait toujours plaisir les j'aime beaucoup ou autre petit message.
MedusaLegend : Ah ! Je pense te surprendre, avec la personne qui aime le business. En même temps, j'ai choisi le personnage justement pour ça.
DjoDjoCute : Heureusement, Arthur était encore là pour sauver Francis. Y aura-t-il bientôt une confrontation entre les deux ? Il faudra bien à un moment donné qu'ils se racontent leurs petits secrets (et se rapprochent encore plus).
Hemere : Eh oui, Francis s'en sort sans médaillon, sans contraceptif et avec un secret. Dangereux cocktail. Donc, ils sont maintenant au port, avec l'intention de se venger et peut-être vont-ils croiser Kiku... Réponse dans le chapitre.
Comment se venger et faire en sorte que tout le monde le sache
Comme Francis se portait mieux, Arthur décida de l'emmener.
Il devait montrer à stupid frog d'autres aspects de la piraterie.
Comment négocier avec des marchands honnêtes ? Comment soudoyer un informateur ? Comment entretenir son réseau ? Comment vendre un navire ? Comment repérer les chasseurs de primes ? Comment éviter une tentative d'assassinat ? Comment profiter des plaisirs de la terre ferme ?
En résumé : « Comment rester en vie très longtemps dans le milieu, dans la joie et la bonne humeur ? »
Arthur profitait de sa situation problématique pour apprendre deux-trois plus complexes à stupid frog.
Comment refourguer une horloge en or massif ?
Et le plus important. Comment se venger et que tout le monde soit au courant !
« Roderich, mon ami ! »
Le marchand autrichien remit ses lunettes à sa place, en avisant l'homme encapuchonné à côté d'Arthur.
« Bonjour, Mister Kirkland. Bien que ce soit toujours un plaisir de discuter avec vous, j'aimerais éviter les ennuis. »
Arthur reconnaissait bien là Roderich. Ce bêta noble paraissait coincé au premier abord, mais savait comment profiter d'une situation ou se préserver du danger.
« J'ai une offre intéressante. Et j'aimerais un renseignement.
- Allons, dans mon bureau. »
Arthur fronça les sourcils. Il ne pensait pas que Francis était autant recherché par les autorités. Roderich ne l'invitait dans l'arrière-salle que lors de circonstances particulières.
« Votre protégé est très demandé, râla Roderich, dès qu'ils eurent mis un pied dans le bureau.
- J'en suis parfaitement conscient, minauda Arthur.
- Veuillez ne plus vous présenter chez moi, avec un tel individu dans les pattes. »
Arthur sentit Francis s'agiter à ses côtés. Il n'était pas assez discret quand il cherchait ses armes.
« Vous êtes un trouillard, se moqua de lui Arthur. Francis, il a juste peur des balles perdues. Ce n'est pas ta nature oméga qui le gêne. »
Roderich retroussa son joli petit nez, en n'appréciant pas la taquinerie.
« Que me voulez-vous ? Soyez direct.
- Alors, j'ai en ma possession une horloge de collection assez volumineuse. »
Roderich soupira fortement.
« L'horloge de la Majestueuse Horloge, je suppose.
- Votre réseau de renseignement est formidable, Monsieur Roderich, le félicita Arthur.
- Ils ont accosté un peu avant que vous partiez les piller. Je ne peux pas revendre une telle pièce. Comme elle est unique, on va savoir que je fais commerce avec vous.
- Et c'est fâcheux.
- Extrêmement fâcheux. De plus, il y a très peu d'acheteurs potentiels. Sans compter que son propriétaire initial n'apprécierait pas qu'on fonde son horloge pour en récupérer l'or ou qu'on la vende pièce par pièce.
- Que me suggérez-vous ?
- Vash Zimgli est riche. Faites une demande de rançon.
- Elle pèse son horloge, râla Arthur.
- Je vous propose de la stocker dans l'un de mes entrepôts en échange d'un pourcentage sur la rançon. Je vous donnerai bien sûr une garantie en échange. »
Arthur adorait l'esprit pratique de Roderich. Il pouvait se révéler plus téméraire que prévu. De toute façon, il acceptait un marché que s'il y trouvait son compte. Arthur était souvent surpris qu'il prenne les devants avec lui. On pouvait également lui faire confiance. Il avait bien trop peur de mécontenter quelqu'un de dangereux. Ils discutèrent des détails de leur arrangement jusqu'à tomber d'accord.
Comment écouler de la marchandise précieuse ? Leçon prodiguée.
Passons à l'entretien de son réseau d'informateurs.
« Marché conclu, sourit Arthur. J'aimerai également votre avis sur Sadiq, le tenancier de la maison close.
- Je n'aime pas le commerce des esclaves. Et encore moins qu'on marchande le sexe. Vous saviez qu'un tenancier se lie à tous les omégas de sa maison. Et si ce n'est pas le cas, ils sont plusieurs tenanciers. »
Tout comme lui, Francis s'agita nerveusement. Le lien alpha-oméga constituait un sacré engagement émotionnel entre deux personnes. Il était très rare qu'un alpha se lie à plusieurs omégas. Ce n'était pas une possibilité pour les omégas. Quand l'alpha ou l'oméga mourrait, l'absence de l'autre poussait généralement à des actes désespérés.
« C'est ignoble pour les omégas, statua Roderich. Je n'apprécie pas ce genre de personne à la base.
- Ce que je veux dire par là… Pensez-vous que ses informations sont fiables ?
- Il faut toujours les vérifier. Je ne dis pas qu'il fait exprès de donner des informations erronées. Il donne tout ce qu'il sait sans faire le tri.
- Les hommes de l'Horloge m'attendaient de pied ferme. »
Roderich se mit à réfléchir, analysant la situation actuelle.
« J'aimerai bien vous dire que Sadiq a trahi votre confiance. Seulement, n'importe qui aurait pu vous dire que la Majestueuse Horloge venait d'accoster et faisait étalage de richesses. Si vous étiez venu me demander mon avis, vous vous seriez évité une belle déconvenue. »
Sentant le début d'une nouvelle coopération, Arthur l'interrogea un peu plus :
« Et comment ?
- Je savais qu'il n'y avait qu'une horloge à bord. Le propriétaire me demande souvent des pièces ou des métaux rares pour la construction de ses horloges. Il n'est pas seulement réputé en tant que chasseur de primes. Il est également un excellent horloger.
- Il ne pourrait pas se contenter d'un métier, râla Arthur.
- Depuis quelque temps, Vash se concentrait sur ses horloges et se détournait des têtes mises à prix. Il a étonnamment repris du service, après que vous ayez délivré cet oméga. Votre protégé attire des ennuis à tout le monde.
- Je sens que je viendrai vous visiter plus souvent. Sadiq l'a échappé belle.
- Si vous pouviez le molester quelque peu, ça ne lui ferait pas de mal », plaisanta Roderich.
Roderich les raccompagna prudemment vers la sortie. Arthur se sentit plus léger. Il n'avait pas à se venger de Sadiq. Il pourrait profiter des services de son établissement en toute quiétude. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. En même temps, Sadiq lui avait indiqué les destinations de trois navires intéressants. Il ne l'avait pas poussé à attaquer la Majestueuse Horloge.
Qu'on s'en prenne à Francis l'énervait plus que de raison.
« Alors, cette virée à terre ?
- Instructive, répondit Francis. Je ne pensais pas que Monsieur Edelstein avait un côté obscur.
- Tout le monde possède un attrait pour l'illégalité.
- Mais non, le contredit Francis.
- Tu changeras vite d'avis.
- Ta colère est retombée d'un coup… »
Arthur ne voulait pas avouer qu'il s'était fait du souci pour Francis.
« Je peux pardonner à des personnes incompétentes ou idiotes. Je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même de leur avoir fait confiance.
- J'ai hâte de te voir t'autoflageller.
- Les coups de fouet, c'est pour les traîtres.
- Tu t'es trahi, toi-même.
- T'as des fantasmes beaucoup trop alpha pour un oméga. »
Arthur aurait dû se méfier à ce moment-là. Le sourire de Francis lui semblait bien trop éclatant et complice.
« Tu accordes peut-être ta confiance trop facilement. Tu as peur de te punir tout le temps ?
- N'essaie pas de m'emmener sur des raisonnements bizarres. Je ne me ferai jamais du mal pour avoir fait une erreur.
- Dommage. Même si j'avais trouvé la mort ?
- C'est Vash qui aurait trinqué. On ne contrarie pas le Captain Kirkland. D'ailleurs, il n'a pas intérêt à ce que je le retrouve.
- On devrait peut-être se pencher sur le fait qu'il abandonne ses horloges pour me tuer…
- Je m'en branle de ses motivations. Une fois mort et enterré, il n'en aura plus. Allez viens, on doit au moins faire une visite de courtoisie à Sadiq, histoire qu'il fasse dans son froc.
- Je croyais que tu lui avais pardonné.
- Mais j'ai quand même le droit de m'amuser. Et puis, on ne sait jamais, il pourrait prendre conscience du caractère professionnel de notre échange d'information. Tu es là pour apprendre…
- … comment tu terrorises la population locale.
- Exactement. Tu as compris la fonction principale d'un pirate mégalo. »
Arthur attrapa le bras de Francis pour l'emmener dans la maison close. Il n'aimerait pas que quelqu'un le prenne pour un prostitué. Dès qu'il repéra Sadiq, il se dirigea à pas précipités vers le tenancier. Affolé, son oméga préféré laissa tomber son plateau de fruit. Arthur sortit immédiatement son épée et croisa le fer avec l'Asiatique. Kiku était un oméga, versé dans l'art du maniement des armes. Il se déplaçait à la visite de l'éclair. S'il n'avait pas été récupéré par Sadiq, il aurait fait un excellent combattant. Au lieu de cela, il lui servait de garde du corps. Malheureusement, la magie l'emportait souvent sur la force. Kiku poussa un cri quand Arthur le fit voler dans les airs et le maintint hors de portée.
« Sadiq, je n'aimerais pas abimer ton jouet.
- Arthur, je suis sûr qu'on peut s'arranger. Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as avalé quelque chose de travers. Tu veux une remise ? Je sens que tu as besoin d'évacuer ta frustration. Il y a plein de beaux spécimens pour répondre à toutes tes envies. »
Arthur savait que Sadiq tenait particulièrement à sa beauté asiatique.
« Il se passe que je compte sur mes contacts pour vérifier leurs informations. Je suis tombé dans un piège, par ta faute.
- Je te jure que je n'en savais rien… Repose Kiku ! Tu peux avoir qui tu veux gratuitement ! »
C'est fou comme c'est beau et stupide l'amour.
Arthur espérait qu'il ne tomberait jamais amoureux.
« Heureusement pour toi, on m'a confirmé que tu n'y étais pour rien. »
Arthur reposa Kiku dans les bras de son chéri.
« Tu en as de la chance. C'est mon jour de bonté. À présent, tu as intérêt à me fournir des informations de qualité.
- Bien sûr, Captain Kirkland.
- Ou sinon, ce petit mignon se fera embrocher.
- Je ferai attention ! »
C'est beau et pratique l'amour des autres.
« Et tu peux commencer tout de suite ! Je sais que les Suisses sont venus chez toi.
- Je vais vérifier tout ce que je sais sur eux.
- Tu as intérêt ! Et ne me fais pas trop attendre !
- Par contre, j'ai une information absolument sûre qui vous intéressera beaucoup, Captain Kirkland.
- Ah ! Laquelle ?
- Votre protégé s'est barré ! »
Arthur passa par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, en s'apercevant de l'absence de Francis. Mais non ! En temps normal, Arthur aurait clamé que c'était plus amusant de laisser une longueur d'avance à ses proies. Seulement, il s'agissait de Francis, son rival, auquel il fallait quelques secondes pour monter une contre-attaque. Et là, s'il s'était barré, c'était qu'il avait un putain de plan pour foutre le camp le plus loin et le plus vite possible !
Francis venait de faire une très belle démonstration de comment se venger et faire en sorte que tout le monde le sache.
« J'espère que tu as compris mon avertissement, Sadiq. Je m'en vais ramener cet idiot par la peau des fesses sur mon navire et lui faire subir mille tortures. À très bientôt ! »
