Birth of a Pirate
By Scarlett Sparrow
DISCLAIMER :
Disney : "Il est strictement interdit de faire du profit avec PotC !"
Scarlett : "J'en savais rien, je vous demande pardon. Si je vois quelqu'un qui en fait, je vous en informerai immédiatement."
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Chapitre 21 - Le Black Pearl
Lorsque Jack Sparrow rejoignit enfin sa chambre cette nuit-là, l'aube commençait déjà à poindre à l'horizon. Il était épuisé, mais se savait bien trop excité pour pouvoir trouver le sommeil.
La fête avait duré toute la nuit.
Une heure après que le sloop fût revenu à Shipwreck Cove en traînant derrière lui un étrange navire dépourvu de mâts et d'un bois presque noir, la rumeur circulait déjà sur toute l'île que le jeune Jack Sparrow, fils du capitaine et Seigneur pirate Edward Teague Sparrow, avait scellé un pacte avec le maître des sept mers en personne et s'en était sorti sans la moindre égratignure.
D'abord, Teague avait exigé un récit détaillé de l'aventure de son fils, et pour une fois, il n'avait pas trouvé de commentaire désobligeant à ajouter. Bien qu'il s'efforce de n'en rien laisser paraître et d'afficher une expression désintéressée, il était visiblement impressionné.
Puis plusieurs flibustiers s'étaient pressés autour de Jack pour l'entendre raconter l'histoire, et la discussion s'était rapidement transférée des docks à la taverne la plus proche, où Teague avait commandé du rhum pour tous et où Jack avait passé la soirée à répondre aux questions diverses et variées d'un groupe de pirates de plus en plus éméchés.
Bill Turner était parti inviter l'équipage du Juggernaut aux réjouissances, et bientôt, le capitaine Bryan Donnelly, le docteur James Pidgley et une bonne vingtaine d'autres membres avaient rejoint la taverne. Donnelly avait levé sa chope en direction de Jack et lui avait adressé un sourire radieux. "Hé ben, Jack, ça aura valu le coup qu'on te sauve la vie, pas vrai ?"
Sans aucun doute, avait songé Jack. Les événements de la journée valaient définitivement la peine d'être vécus.
Aux regards admiratifs se mêlaient les expressions horrifiées lorsque Jack mentionnait les termes du contrat qui l'unissait à Davy Jones, mais il n'avait aucune envie de s'appesantir sur le revers négatif du marché et préféra se concentrer sur ce qu'il y avait gagné : son navire. Le fait qu'il ait récupéré un bateau coulé au fond de l'océan suscitait évidemment une admiration incrédule chez la totalité de l'auditoire.
Jack avait pensé au Wench toute la soirée. Dans sa tête, il élaborait des plans de rénovation, réfléchissait à l'ampleur des travaux de remise en état, à la couleur des voiles ou à la future décoration de sa cabine ; il voyait déjà son bateau naviguer à nouveau sur la mer, comme neuf. Et cette fois, songea-t-il avec une intense satisfaction, il est à moi. Plus aucun pavillon aux couleurs de la maudite East India Trading Company ne flotterait au sommet du grand mât. Le Wicked Wench lui appartenait désormais tout à fait.
Lorsqu'il eut raconté son histoire une bonne vingtaine de fois et bu une ration considérable de rhum, Jack avait adressé un salut général à l'assemblée - peu l'avaient remarqué, toutefois, la totalité des pirates étant tellement saouls qu'ils arrivaient tout juste à garder les yeux ouverts - et avait gravi la succession d'échelles et de ponts suspendus jusqu'à sa chambre située à une bonne quinzaine de mètres du niveau de la mer.
Il retira ses bottes et son pantalon et s'apprêtait à se glisser dans son lit lorsque le rideau qui masquait la pièce voisine s'écarta et laissa place à Miaro Rassolondraïbé, vêtue uniquement d'une longue chemise d'homme beaucoup trop grande pour elle. Elle traversa la chambre en trois grandes enjambées et sans préambule, serra chaleureusement Jack dans ses bras.
Un peu étonné, il lui rendit son étreinte, mais elle se dégagea rapidement et regarda Jack droit dans les yeux. "Jack Sparrow", dit-elle, "tu es à la fois l'homme le plus fou et plus chanceux que j'ai jamais rencontré."
Il hocha la tête. "Tu es au courant, donc."
"Qui ne l'est pas ?" Son regard clair devint presque sévère. "J'ai eu peur, tu sais. J'étais sûre que t'allais jamais revenir."
Jack lui adressa un grand sourire. "Bien sûr que j'allais revenir. Je suis le capitaine Jack Sparrow."
"Pour l'instant, t'es capitaine d'une demi-épave sans mâts ni voiles", rétorqua Miaro. "Mais je dois avouer", ajouta-t-elle avant que Jack ait pu ouvrir la bouche pour protester, "que t'as remarquablement bien réussi ton coup."
Elle alla s'asseoir sur le lit et garda un instant le silence, les yeux braqués sur le visage de Jack, semblant attendre une réaction de sa part. Jack finit par venir s'asseoir à côté d'elle, incertain quant à ce qu'elle attendait.
"Belle soirée, hein ? Tu t'es bien amusé ?"
Il la fixa avec des yeux ronds, mais encore une fois, elle ne lui laissa pas le temps de répliquer. "Il ne manque qu'une seule chose pour qu'elle soit vraiment parfaite, tu crois pas ?"
Jack eut un petit sourire. "Quoi ?", demanda-t-il, pour la forme, bien qu'il soit presque certain de connaître la réponse.
"Ne fais pas l'idiot, Jack Sparrow." Et elle le tira en arrière, le renversant sur le dos dans le lit, avant de passer sa chemise par-dessus sa tête.
Décidément, se dit Jack, la soirée était vraiment parfaite.
*
* *
Les travaux de remise en état du Wench commencèrent dès le lendemain.
Le navire fut tout d'abord mis en cale sèche dans un recoin spécialement aménagé au fond de la baie de Shipwreck Cove, à flanc de rochers. Puis Jack, arpentant le pont de long en large, énonça à haute voix la liste de tous les éléments qui devaient être remis partiellement ou entièrement à neuf.
Comme il le constata assez rapidement, cela représentait un travail considérable.
Hormis la coque qui, pour une raison inexplicable, était encore parfaitement étanche - Jack supposait qu'il pouvait remercier Davy Jones pour cela - tout était à refaire. Des mâts à la voilure, de l'intégralité des haubans et des cordages au gouvernail et à la figure de proue.
Fort heureusement, Shipwreck Cove était un repère de flibustiers qui accueillait fréquemment des navires nécessitant des réparations, et le capitaine Teague savait parfaitement où et comment se procurer quoi - et surtout, le plus vite et le moins cher possible. Tous les éléments dont le Wench avait besoin n'étaient pas disponibles dans la baie elle-même, mais Teague connaissait plusieurs ports où l'on pouvait acheter les pièces manquantes et qui n'étaient qu'à quelques heures de navigation.
Jack n'avait évidemment pas un shilling en poche pour payer la petite fortune que coûterait la remise en état du Wicked Wench, mais son père, qui avait amassé un butin considérable tout au long de sa vie de pirate, avait accepté d'en financer une partie. Jack avait d'abord été étonné par cet élan de générosité très peu teaguien, avant de se rendre compte que son père avait probablement dans l'idée que plus vite Jack récupérait son navire, plus vite il arrêterait d'emprunter les siens.
Pour le reste, Jack était fermement décidé à utiliser le talent qu'il s'était découvert pour le commerce et les marchés peu scrupuleux. Le pacte qu'il avait conclu avec Davy Jones avait encore renforcé sa conviction : il était simple de faire des promesses sans avoir la moindre intention de les tenir.
Jack se rendit donc d'échoppe en échoppe, d'ébéniste en forgeron, et sans aucun remords, s'attira la sympathie des artisans et promit monts et merveilles à un grand nombre de commerçants qui ne verraient jamais l'or qui leur était dû. La première fois, il s'était senti légèrement coupable - sa victime était si ridiculement tombée dans le panneau qu'il en avait eu presque pitié. Il s'était vite ressaisi en se disant que puisqu'il avait officiellement été désigné comme pirate par la société bien-pensante, autant en profiter pour se comporter comme tel.
Jour après jour, semaine après semaine, avec l'aide d'une cinquantaine d'habitants de la baie, le Wicked Wench retrouva donc une apparence proche de celle qu'il avait avant d'être coulé, mis à part la couleur noire du bois anciennement carbonisé que Jack avait décidé de laisser telle quelle. Le noir était la couleur de la flibuste, après tout. L'autre grande différence était qu'à la place du drapeau de la East India Trading Company, il pouvait maintenant hisser fièrement un pavillon noir orné d'un crâne sous lequel deux épées se croisaient.
La figure de proue avait également été refaite à neuf, et sa courbe élégante représentait une femme ailée, dont la main gauche était tendue en avant devant elle et tenait un oiseau, symbole de liberté.
Enfin, les voiles, auparavant d'un blanc éclatant, étaient désormais noires, elles aussi, pour concorder avec la couleur sombre du bois. Il avait fallu beaucoup de temps à Jack pour trouver un artisan qui accepte de les faire fabriquer, car une voilure noire était une requête pour le moins originale, même pour un vaisseau pirate.
Il arma enfin le Wench de nouveaux canons, fit amener une provision d'armes, de vivres et d'eau douce dans la cale, installa des hamacs pour son futur équipage et, en dernier, entreprit de meubler sa propre cabine. Il garda celle qu'il avait occupée à l'époque de la East India Company, la plus grande, à l'arrière du navire. Il fit fabriquer des meubles en ébène richement sculptés et décorer les montants de la porte de deux statues de bois noir soutenant les poutres du plafond.
Ainsi, un beau matin, alors que les premier rayons du soleil franchissaient tout juste la barre rocheuse qui protégeait la baie, Jack Sparrow monta à bord de son navire terminé et flambant neuf. Il s'était levé tôt et était sorti en silence, savourant le fait de se retrouver seul sur le pont du Wench.
Le Wench...
En passant une main le long du bastingage, Jack décida que puisque le bateau avait à présent une toute nouvelle identité, il lui fallait également un nouveau nom. Wicked Wench était après tout le nom que lui avait donné la Company, probablement même Cutler Beckett en personne, et il n'avait aucune envie de conserver intacte cette trace de son passé.
Le nom s'insinua dans son esprit une seconde plus tard et s'y imposa avec une telle évidence qu'il ne songea pas à y réfléchir à deux fois.
Black Pearl.
Un nom qui correspondait parfaitement à son vaisseau. Un nom de pirate. Un nom qui, Jack y comptait bien, deviendrait célèbre au même titre que celui de son capitaine...
Un peu plus tard, lorsque les occupants de l'île furent réveillés et prêts à assister à la cérémonie, Jack les rassembla sur le pont du bateau et déboucha une bouteille de verre qu'il avait apportée pour l'occasion. "Un navire qui n'a pas goûté au vin goûtera au sang", disait le proverbe... Faute de vin, il baptisa le Black Pearl avec un litre de rhum brun qu'il déversa fièrement sur le pont.
Cette coutume, disait-on, conjurait le mauvais sort. Jack n'était pas aussi superstitieux que la plupart des pirates, mais il tenait à officialiser la naissance du Pearl dans le plus pure tradition flibustière.
Une fois le baptême achevé, les spectateurs se dispersèrent lentement, retournant à leurs occupations quotidiennes. Jack avait l'intention de passer du temps à bord de son navire pour le simple plaisir d'en explorer le moindre recoin, mais s'aperçut que Bill Turner était resté à bord, assis sur le bastingage, les bras croisés, semblant attendre quelque chose.
"Ça va, Bill ?"
Bill se leva et s'approcha de Jack. Pour une raison inexplicable, il avait l'air embarrassé.
"Je voulais te parler, Jack. Mais ce n'est peut-être pas le moment."
"Bien sûr que si, c'est le moment. Qu'est-ce qu'il y a ?"
Bill se mordilla la lèvre inférieure, son attitude évoquant celle d'un enfant n'osant pas demander la permission à ses parents. Il s'éclaircit la gorge et se força à regarder Jack dans les yeux.
"Jack, je... Je sais que tu n'as pas encore composé ton équipage, mais..." Il fit une pause et regarda autour de lui d'un air gêné, comme s'il avait peur d'être espionné.
"...mais j'aimerais postuler. Si tu veux bien de moi, évidemment."
Jack ouvrit des yeux ronds. C'était la dernière chose à laquelle il s'était attendu.
"Mais... Et le Juggernaut, Bill ? Et le capitaine Donnelly ?"
Bill soupira. "Je t'ai déjà parlé de mes relations avec l'équipage du Juggernaut, Jack. La plupart me considèrent comme étant beaucoup trop sensible et scrupuleux pour faire un bon pirate. C'est des durs, les gars de Donnelly... Les sentiments comme la compassion ou la pitié, c'est pas vraiment leur genre, si tu vois ce que je veux dire."
Jack acquiesça en silence. Il savait parfaitement que sans l'intervention de Bill Turner, les pirates de Bryan Donnelly l'auraient laissé se vider de son sang sur le sol de l'auberge de Bracklesham.
Bill poursuivit, visiblement soulagé de cracher le morceau. "Je participe aux abordages et à la vie du navire parce que je fais partie de l'équipage, mais je ne te cache pas que j'ai déjà songé à partir. Au fond, je ne me suis jamais vraiment senti à l'aise parmi eux."
"Et Donnelly ?" demanda Jack. "Vous aviez l'air de bien vous entendre, tous les deux."
"Le capitaine est un homme bien. C'est devenu un bon ami au fil des ans, tout comme le docteur Pidgley. Si je décide de quitter le Juggernaut, ils comprendront."
Bill regardait Jack avec insistance, comme s'il essayait de lire ses sentiments sur son visage. Puis il leva les mains en signe d'excuse et secoua la tête. "Mais je ne veux pas t'imposer ma présence, Jack. Tu es seul maître à bord de ton navire, et c'est toi qui décides de qui tu as envie d'engager."
Jack lui adressa un grand sourire. "Bill, considérant que c'est grâce à toi que je suis encore en vie, j'aurais du mal à te refuser quoi que ce soit. En plus... Très honnêtement, si tu n'étais pas venu me voir, je crois bien que je t'aurais proposé."
Bill sembla soudain se détendre et son visage s'éclaira à son tour d'un sourire radieux. "Ravi de servir sous vos ordres, capitaine Sparrow."
Jack éclata de rire et secoua précipitamment la tête. "Ho non, Bill. Pas toi. Pour toi, c'est Jack et rien d'autre, savvy ?"
"Savvy", répondit-il, amusé.
Jack reprit brusquement son sérieux et fronça les sourcils. "Tu es sûr que tu ne vas pas regretter ?"
"Je te l'ai dit, Jack, j'ai déjà envisagé de partir. Le plus difficile va être de l'annoncer au capitaine, mais comme je te disais, il comprendra parfaitement."
"Dans ce cas..." Jack tendit sa main droite et Bill la serra chaleureusement. "Bienvenue à bord, William Turner !"
*
* *
Une fois Bill engagé comme tout premier membre d'équipage, Jack entreprit de recruter un petit nombre de pirates de Shipwreck Cove qui n'étaient pas rattachés à un navire en particulier. En une semaine, il réussit à rassembler une quinzaine d'hommes. Tous étaient des marins chevronnés que Teague estimait dignes de confiance, aussi n'y eut-il pas vraiment de sélection à faire.
Les hommes, pour leur part, considéraient que servir sous les ordres du fils de Teague Sparrow, et qui plus est à bord d'un navire miraculeusement ressurgi des océans, était une tâche tout à fait honorable. Jack fut satisfait de constater que personne ne faisait de commentaires par rapport à son jeune âge. Apparemment, sa petite aventure avec Davy Jones avait convaincu les pirates de naviguer avec le tout jeune capitaine Sparrow.
Quinze hommes était bien sûr un nombre beaucoup trop réduit pour former l'équipage d'un trois-mâts, mais Jack estimait qu'il aurait tout le loisir de renforcer ses effectifs dans les semaines suivantes, lorsqu'ils feraient escale dans les différents ports des Caraïbes.
"Tortuga", avait claironné Teague quand Jack lui en avait parlé. "Que ce soit des marins, des filles ou du rhum, tu trouveras tout là-bas, Jackie. Le paradis des pirates, fils", avait-il conclu en lui administrant une tape amicale dans le dos.
Enfin, un beau jour, le Black Pearl fut prêt à prendre la mer. Il était temps de quitter Shipwreck Cove et tous ceux que Jack y avait rencontrés.
En guise de cadeau d'adieu, Miaro Rassolondraïbé vint à nouveau se glisser sous ses draps, comme elle l'avait fait à intervalles irréguliers pendant les dernières semaines. "T'as intérêt à devenir riche et célèbre, Jack Sparrow", lui murmura-t-elle à l'oreille en jouant avec une de ses mèches de cheveux. "C'est par les rumeurs que j'entendrai parler de toi, alors débrouille-toi pour que je sache ce que tu deviens, d'accord ?"
Puis, le lendemain, Teague l'avait pris à part dans la grande pièce qui lui servait de salle à manger et lui avait fait un long discours plein de bons conseils dont certains étaient parfaitement exaspérants.
"Ne vas pas croire que parce que tout s'est bien passé jusqu'ici, la vie sera facile, Jackie. Les pirates ne font pas de vieux os, tu le sais."
Jack faillit rétorquer qu'il n'avait pas vraiment l'impression que "tout s'était très bien passé" pour lui au cours des derniers mois, mais se tut et laissa son père lui lister, l'index levé, tous les dangers qu'il s'apprêtait à encourir.
Les corsaires. Les pirates ennemis. La East India Trading Company. Les ouragans. La fièvre tropicale. Les insolations... Jack hocha la tête d'un air absent, plutôt amusé, au fond, de la peine que prenait Teague à le mettre en garde contre tout et n'importe quoi.
Jack alla ensuite, accompagné de Bill, faire ses adieux aux marins du Juggernaut, toujours amarré au dock et dont le départ était prévu la semaine suivante. Bryan Donnelly ouvrit une bouteille de rhum et lui, James Pidgley, Bill et Jack trinquèrent. "A ta santé, Jack Sparrow", sourit Pidgley en levant son gobelet. "Et fais attention à toi, parce que je ne serai pas là pour te sauver, la prochaine fois !" Jack lui rendit son sourire et assura qu'il serait aussi prudent que possible - ce qui arracha un ricanement à Bryan Donnelly. "Prudent et pirate, je pense que ça ne se marie pas très bien, Jack."
Ils vidèrent leurs verres, Jack remercia chaleureusement les deux hommes, annonça qu'ils se recroiseraient certainement un jour ou l'autre, et quitta le Juggernaut en compagnie de Bill. Il fut heureux de constater qu'apparemment, le capitaine Donnelly avait accepté sans rancune la démission de ce dernier - Jack se serait senti coupable d'avoir arraché Bill à son équipage.
Deux heures plus tard, les quinze marins montèrent à bord du Black Pearl et entreprirent de de tendre les voiles. Jack s'installa à la barre et jeta un dernier regard au dock, sur lequel de nombreux pirates étaient venus assister au départ. Il adressa un signe de la main à Teague qui répondit par un demi-sourire, Miaro qui lui répondit en levant les deux mains en l'air, et d'autres visages connus qui lui rendirent son adieu.
Jack s'efforça d'ignorer les différentes émotions fortes qui tournoyaient dans son esprit et se concentra sur la manoeuvre délicate qu'il devait effectuer pour faire sortir le Pearl de la baie. Il eut rapidement le dos tourné à la structure d'épaves et ses occupants, et ne vit plus que l'océan et la ligne d'horizon au-dessus de laquelle un soleil éclatant semblait lui souhaiter la bienvenue.
Lorsque le navire eut quitté les hauts-fonds de Shipwreck Cove et prit de la vitesse, le vent dans les voiles, Jack prit le temps de réfléchir un long moment et en arriva à la conclusion que, de sa vie, il ne se rappelait pas d'avoir jamais été aussi heureux.
FIN
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Voilà, chers lecteurs, l'aventure Birth of a Pirate prend fin... 21 chapitres, 3 mois de travail, 55 000 mots, plus de 100 reviews et beaucoup de plaisir... que, j'espère, vous avez partagé.
Cela sonne comme un adieu... Mais rassurez-vous, lecteurs : Jack Sparrow n'a pas dit son dernier mot. J'ai beaucoup trop adoré écrire à son sujet pour l'abandonner comme ça, et, comme on le sait, ses aventures ne font que commencer.
Je vous annonce donc d'ores et déjà que Birth of a Pirate continue sous la forme d'une suite, écrite sur le même modèle et d'une longueur semblable...
Venez découvrir, camarades, A Pirate's Life for Jack, nouvelle fiction longue sur votre pirate préféré !
J'espère continuer à vous intéresser et à poster aussi régulièrement que je l'ai fait pour celle-ci. Ma motivation, mon plaisir et ma passion sont intacts, l'inspiration est là, alors tout devrait couler tout seul !
Le chapitre 1 sera posté, en principe, dans moins d'une semaine. Je ne m'accorde pas de pause, je veux écrire, écrire tant que les idées viennent !
Je vous remercie tous pour votre fidélité, vos compliments et votre énorme enthousiasme, et espère vous voir tout au rendez-vous pour ce nouvel opus.
D'ici là... Drink up, me hearties !
Scarlett
