Chapitre 20 : Je veux t'aimer …

Coucou !

Alors comment allez-vous tout le monde ? Et oui je suis enfin de retour avec un nouveau chapitre !

Je suis impardonnable surtout que ce chapitre est fini depuis un moment !

J'espère que je me rattrape quand même en vous répétant mille mercis pour vos reviews et pour vos compliments qui me touche beaucoup ! ^^

Je suis contente que malgré tout ce temps, certaines d'entre vous sont toujours là depuis le début et que l'histoire semble toujours vous plaire.

Bon, je vais vous laisser avec le chapitre 20 qui est … une grande avancée dans l'histoire mais je n'en dit pas plus puisque la suite est dessous.


Chapitre 20 : Je veux t'aimer …

PDV Bella

Après notre petite conversation, je n'avais pas l'impression d'être plus avancée. Je n'arrivais pas à prendre une seule décision. Je ne pouvais pas m'empêcher de peser le pour et le contre tout en me répétant que de toute façon, la décision que j'avais à prendre n'en était pas vraiment une.

Les quelques jours loin d'Edward m'avaient aidée à voir plus clair, à comprendre qu'il avait repris sa place dans mon cœur et que, à nouveau, il me manquait quelque chose quand j'étais loin de lui. Je savais que j'étais arrivée à une décision même si j'avais du mal à l'accepter.

Irina et moi étions dans sa voiture et elle nous conduisait chez les Cullen.

Quand la maison fut en vue, les éclairages dans les arbres et les ballons ne me surprirent même pas. Alice avait visiblement oublié un énorme détail. L'âge de son frère !

Je ne pensais pas qu'à 30 ans il avait réellement besoin de ballons et de guirlandes comme un enfant de 5 ans. Mais bon, je savais également que raisonner Alice tenait de l'impossible et Edward n'avait surement pas obtenu gain de cause.

Irina se gara devant la maison, à côté de la voiture de shérif de mon père. Visiblement, il n'avait pas attendu que je réapparaisse pour venir ici.

Quand on pénétra dans la maison, je vis tout de suite que mon père était avec Carlisle et qu'ils en étaient tous les deux à la bière. Esmée était près de son mari et elle veillait sur les deux hommes en les couvrant d'un regard indulgent.

- Bonjour tout le monde, m'exclamai-je en faisant le tour et en les embrassant.

Mais pas d'Alice ni d'Edward à l'horizon. Ce qui était étonnant quand on connaissait ma meilleure amie qui n'était pas du genre à rester sur le côté.

Mon frère était installé près de mon père et visiblement il se posait la même question que moi au sujet de sa petite amie. Discrètement, pour ne pas me faire repérer, je montais les escaliers et me dirigeais vers la chambre de ce dernier.

Je poussai délicatement la porte et tombai sur Edward, qui était assis sur son lit, ses coudes sur ses genoux et les yeux dans le vide.

J'esquissai un petit sourire quand il se rendit compte de ma présence. Son visage se fendit lui, d'un grand sourire et, hésitante, je voulus m'installer à côté de lui.

Apparemment, il en décida autrement, car il ne me laissa pas m'asseoir sur le lit et me tira par la taille pour que je sois sur ses genoux.

Je ne pus m'empêcher de rougir. Je relevais les yeux vers lui et dans ses yeux, je vis vraiment ce que je voulais ou, tout du moins, que j'acceptais la fatalité enfin sans me voiler la face.

Pour la première fois, c'est moi qui approchai mon visage du sien et qui l'embrassai pour de vrai, comme jamais je ne l'avais fait auparavant.

Il ne lui fallut pas longtemps pour me répondre et pour se mettre à son tour dans le baiser, puisque c'est sa langue qui demanda accès à ma bouche. Sa main se posa sur ma joue et son autre bras s'enroula autour de ma taille pour me serrer étroitement contre lui. Il ne me fallut guère de temps pour me rendre compte que son corps commençait à s'échauffer et encore moins pour m'écarter.

Mes yeux plongèrent dans les siens pour y lire tout un tas d'émotion que j'avais du mal à reconnaître, mais j'étais certaine d'y voir de l'amour.

Je voulais y croire. Irina y était parvenue et Zack l'avait quasiment détruite, alors pourquoi moi je n'en serais pas capable alors que c'était ce que je voulais ?

- Je t'aime Edward, chuchotai-je tout bas peu à l'aise avec ces mots face à lui.

Tout son visage s'illumina quand il prit conscience de ce que je disais. Un enfant le jour de Noël alors qu'il venait de découvrir ses cadeaux au pied du sapin.

- Je t'aime aussi Bella. Merci.

Je n'eus pas le temps de lui demander pourquoi il me remerciait qu'il m'embrassait de nouveau.

Sauf qu'il me fut impossible de savourer quoi que ce soit parce que la voix d'Alice nous fit sursauter et nous redresser d'un seul coup à plus d'un mètre l'un de l'autre.

La porte s'ouvrit sur elle et son regard me fit presque peur quand elle nous regarda. Cette fille devait avoir des radars à la place des yeux, ce n'était pas possible autrement. J'avais l'impression qu'elle avait tout comprit.

- Vous devriez peut-être descendre ! Nous lança-t-elle le regard suspicieux en croisant les bras sur sa poitrine.

- Oui, s'empressa de dire Edward en attrapant quelque chose – son téléphone il me semble. C'est ce que nous allions faire !

Et sans attendre de réponse, il nous entraina sa sœur et moi dans le salon.

J'aurais voulu lui parler, mais apparemment ce n'était pas pour aujourd'hui.

PDV Edward

J'avais du mal à croire que ce qui venait de se passer était vraiment réel. Quand je regardais Bella assise sur une des chaises du salon de jardin avec son assiette en plastique sur ses genoux remplie de la viande que mon père et son père étaient en train de faire cuir, cela ne me semblait pas vraiment possible.

Mais en même temps, je réalisais que ce que je voulais se réalisait enfin.

Je la regardais sans cesse et je me doutais que j'allais devoir arrêter au risque de me faire démasquer par notre famille autour de nous. Je n'arrivais tout simplement pas à y croire.

Ils étaient tous en joie de fêter mon anniversaire. Pour ma part, je n'étais absolument pas dans le truc et j'aurais plutôt aimé parler à Bella pour savoir ce qu'elle avait décidé pour nous. Mais, faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, je restai tout de même dans la conversation.

- Il n'y a plus de bière, s'exclama soudain mon père en retournant sa bouteille en verre.

Ma mère allait pour se lever, mais je la devançais. J'avais besoin de m'éloigner quelques instants pour retrouver mes esprits.

- Laisse maman, j'y vais.

- Merci mon chéri.

J'attrapai les plats sales dans un même temps et pris la direction de la cuisine.

Je mis toutes les assiettes dans l'évier et cherchai du regard le nouveau pack de bière qui n'avait pas l'air de se trouver dans la cuisine. Un regard dans le garage, et je le sortis pour le poser sur la table. Quand je portais mon regard sur la porte, je tombais sur Bella qui me souriait gentiment avec un verre dans les mains.

- Ça ne va pas Edward ?

- Comment ça pourrait ne pas aller ? Lui demandai-je en l'attirant dans mes bras tout en fermant la porte derrière moi pour ne pas être vu.

- Je ne sais pas, tu sembles ailleurs.

Il fallait que je sois honnête avec elle. Il ne devait plus y avoir de secrets entre nous.

- Je me pose un tas de questions, c'est tout.

- Ah…

Un long silence puis elle soupira un petit « moi aussi ».

- On est ensemble maintenant n'est-ce pas ? Finit-elle par demander en relevant le visage vers moi, un petit sourire aux lèvres.

Je crois que je n'avais pas vraiment besoin de répondre à ce genre de question, mais je me doutais de son côté qu'elle ne devait pas avoir les mêmes pensées que moi.

- Bien sûr.

Je la serrais contre moi tout en m'efforçant de repousser ces peurs insensées que je ressentais. Bella était là, elle m'avait dit oui à moi.

- J'ai peur Edward. Ça va vite, je ne m'attendais pas à … ressentir ça de nouveau pour toi … Pourtant c'est arrivé … mais je n'ai pas tout à fait confiance en toi.

Ça, je m'en serais douté sans qu'elle ait besoin de le préciser ! Je ne pouvais pas gagner sa confiance en un seul jour sachant que seulement deux semaines plus tôt elle me vouait aux gémonies.

Les choses n'avaient pas été faciles pour en arriver là, mais je savais aussi que maintenant, elle ne serait pas plus simple. Et quelque part, ça me plaisait.

Je ne devais pas considérer tout ce que j'avais comme acquis, mais au contraire, je devais me battre pour le garder.

- Je sais Bella et je te promets que nous allons travailler sur ça.

Il fallait que j'ajoute quelque chose pour elle et moi pour que nous puissions être sur la même longueur d'onde. C'était un sujet que nous devions aborder.

- Bella, tu sais qu'à partir de maintenant nous allons devoir être très prudent et qu'aucun faux pas ne devra être permis autant pour moi que pour toi. Je me moque de ce qui peut m'arriver, mais je refuse que toi tu subisses quoi que ce soit.

- Comment allons-nous faire pour nous voir ?

Qu'elle se soucie de ça me fit vraiment très plaisir !

Nous avancions et j'étais vraiment prêt à aller de l'avant avec elle. C'est ce que je voulais depuis longtemps. Trouver quelqu'un que j'aimais réellement pour enfin mener une vie heureuse et stable. Certes, ça n'allait pas être de tout repos, mais j'étais prêt à tout subir pour elle. Je le voulais !

- Nous trouverons au jour le jour et au fur et à mesure Bella. Mais je te promets, non, je te jure que je ferais tout ce qu'il faut.

Elle hocha la tête et, timidement, me tendit ses lèvres dans l'intention que je l'embrasse. Je ne me fis pas prier pour m'exécuter avec une joie manifeste.

- Comment envisages-tu les choses entre nous ?

Je n'avais pas vraiment prévu de poser cette question, mais bien entendu j'avais mis les pieds dans le plat. Pourtant je voulais vraiment savoir si elle envisageait l'avenir de la même façon que moi ou si pour elle tout était passager et éphémère et ne durerait pas plus qu'un fétu de paille, du moins le temps qu'elle rencontre quelqu'un d'autre.

Traiter moi de mauviette ou de fille, mais même si j'étais un homme, je n'en restais pas moins humain et amoureux !

- Tu veux dire sur le long terme ?

- Oui.

Elle fronça les sourcils et me jeta un drôle de regard.

- Honnêtement, je ne sais pas si cette histoire durera entre nous, mais la seule chose que je sais c'est que je veux un avenir.

Elle n'avait pas totalement tort. Nous ne pouvions pas être sûrs à cent pour cent que les choses marcheraient même si nous y mettions tout notre cœur. Mais ses mots me rassurèrent, elle nous voit ensemble dans le futur.

- Nous devrions apporter les bières avant que quelqu'un s'aperçoive que nous avons disparu, finit-elle par dire en nous ramenant tous les deux sur terre.

Je serais bien resté là moi, mais je me doutais que ce n'était vraiment pas raisonnable.

C'est donc avec peu d'entrain que j'attrapais le carton de bière et qu'on se dirigeait vers le patio où personne ne remarqua notre longue absence. Tout le monde était absorbé dans sa petite conversation et personne ne fit vraiment attention à nous.

PDV Bella

Notre petite conversation m'avait un peu rassurée. Le fait que lui aussi se posait des questions malgré son expérience beaucoup plus développée que la mienne, apaisait quelque peu mes craintes. J'étais consciente qu'une très grande différence d'âge nous séparait et que les choses n'allaient pas être simples, mais nous le voulions tous les deux.

Sans que je ne m'y attende, Alice sauta sur ses pieds et c'est avec un gros gâteau d'anniversaire qu'elle revint.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE, JOYEUX ANNIVERSAIRE EDWARD ! JOYEUX ANNIVERSAIRE, JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Nous chantâmes tous en cœur, enthousiastes, et je ne pus m'empêcher de sauter sur mes pieds pour applaudir aussi fort que je le pus, un grand sourire étirant mes lèvres.

Emmett, à mes côtés, n'était pas le dernier et bien entendu il fallut qui nous sorte une bêtise. Le gâteau n'était pas posé depuis deux secondes sur la table qu'il plongea avec enthousiasme son doigt dans la crème pour la goûter, ce qui lui valut une claque de la part de Rosalie qui n'avait pas l'air des plus heureuse.

- Non, mais tu t'arrêtes ! Espèce de gamin, non, mais tu as quel âge ?

Il la regarda d'un œil penaud avant de m'attraper par les épaules et de se servir de moi comme bouclier contre la plus âgée des Cullen. Face à l'expression de Rosalie, j'aurais vraiment aimé être ailleurs. Derrière moi, Emmett était visiblement mort de rire et tentait de cacher son grand corps musclé sans grand succès.

- EMMETT ! JE VAIS TE SCALPER ! Hurla Alice quand elle s'aperçut le sort qu'il avait infligé à son gâteau.

Ne voulant absolument pas me retrouver au milieu. Je jetai un regard à Edward qui riait et attrapai aussitôt la main qu'il me tendait.

Franchement, voir la tête d'Emmett quand il se rendit compte que j'avais disparu et qu'il se releva pour affronter sa petite amie valait vraiment le coup.

- Tu me le payeras Ed' ! Je peux te l'assurer !

- On verra ça !

Quand tout le monde fut calmé, on put enfin se concentrer sur les cadeaux. Au moment où Edward se rendit compte du nombre de présents qu'il y avait sur la table, il se tourna vers nous, effaré.

- Mais vous êtes fou ?!

- Tais-toi et ouvre ! Le gronda doucement sa mère avec un regard complice en embrassant la joue de son fils exactement comme elle l'aurait fait avec un enfant.

J'aimais voir ces deux-là évoluer. Ils étaient si proches que j'avais presque envie de pleurer. J'aurais aimé être ainsi avec ma propre mère et recevoir d'elle-même un quart de l'amour qu'Esmée Cullen réservait à ces trois enfants, qu'elle aimait plus que tout.

Edward ne prit pas la peine de répliquer et attrapa un premier cadeau rectangulaire emballé d'un beau papier bleu.

- C'est le mien ! S'exclama Emmett tout sourire en levant la main.

Rosalie le regardait avec un regard mauvais et le silence tomba sur tout le monde.

Vu son sourire, il avait préparé quelque chose celui-là, Edward était apparemment arrivé à la même conclusion que moi.

C'est en grimaçant légèrement qu'il commença à déballer le paquet. Quand il tomba sur le livre, il s'empressa de remettre plus vite que l'éclair le papier sur son cadeau et de le poser sur la table aussi loin de lui que possible.

Quand il releva les yeux sur Emmett, il lui lança un regard meurtrier alors que cet idiot riait aux éclats. Rosalie le frappa, consciente que son petit ami avait encore sorti une bêtise dont lui seul avait le secret.

- Très drôle Emmett ! Vraiment !

- Tu trouves ? J'étais sûr que ce livre était fait pour toi ! Tu sais pour montrer tes exploits à la femme de ta vie ! L'année prochaine je t'offrirai des accessoires !

Je poussai un gros soupir en me sentant devenir toute rouge sans vraie raison apparente.

Emmett qui, visiblement, n'en avait pas assez cru bon de montrer à tout le monde ce qu'il avait acheté. Il le brandit au-dessus de sa tête avec un sourire goguenard.

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Je crus qu'Edward allait mourir de honte surtout quand sa mère attrapa le livre en question et étudia la couverture. À sa place, je crois que je ne me sentirai pas plus à l'aise.

- C'est un livre intéressant, s'enthousiasma Carlisle en attrapant sa femme par l'épaule et en la serrant contre lui.

Je crois que j'aurais préféré encore voir un film d'horreur plutôt que d'assister au sourire que lança Carlisle à sa femme à ce moment-là.

- PAPA ! Hurlèrent en cœur leurs trois enfants.

Edward alla même jusqu'à se cacher les yeux pour s'empêcher de voir ça.

De leur côté, Esmée et Carlisle semblaient plutôt fières d'eux visiblement.

Leur fils prit vivement le livre des mains de sa mère et le posa sur la table avec le papier cadeau par-dessus pour cacher le titre une nouvelle fois.

Irina qui n'était pas loin de moi, mais qui restait en retrait pour ne pas déranger, me regardait avec un drôle de regard que je préférais mieux ne pas interpréter.

- Merci beaucoup Emmett, je me servirais de ce livre, c'est très gentil.

Il n'en passait pas un mot, mais s'empressa de passer à un autre paquet qui venait de mon père. Je ne savais pas ce qu'il lui avait acheté, mais il me paraissait un peu trop fier quand son ami ouvrit la boîte. Je ne suis pas sûre que le soulagement d'Edward soit de longue durée.

- Mais ce n'est pas possible, vous vous êtes donné le mot ou quoi ? S'écria-t-il en sortant une paire de menottes en fourrure rouge de la boîte.

Rien que de penser que mon père avait été acheter ça, me donnaient des suées froides ! C'était mon père !

- Emmett a acheté le livre, j'ai pensé que tu aurais besoin des accessoires et que tu ne pourrais pas attendre l'année prochaine pour t'en servir. Par contre, tu devras me dire avec qui tu en auras l'utilité n'est-ce pas, Ed' ?

En pensant que je pouvais peut-être être celle qui allait s'en servir avec Edward et que mon père était en train de cautionner la vie sexuelle de l'homme qui était devenu mon petit ami me donna la nausée.

Je crois qu'il ne voulait vraiment pas savoir !

Edward avait visiblement les mêmes pensées que moi vu que son regard dévia sur moi et qu'il s'empressa de détourner le regard aussi vite qu'il le put pour ne pas se faire surprendre. Ce n'était vraiment pas le moment. Irina de son côté avait l'air plutôt heureuse, étant donné qu'elle ne pouvait s'empêcher de rire.

Au moins une qui ne trouvait pas la situation totalement embarrassante !

Edward attrapa un autre cadeau et j'étais presque certaine qu'il priait pour que cette fois ce soit un présent pour lequel il ne serait pas gêné.

Il était d'Alice et je me doutais que de sa part, ça ne pouvait être que des vêtements. J'avais visé juste quand il découvrit plusieurs jeans de différentes couleurs et tout un tas de tee-shirts.

- Merci Alice !

Le soulagement était visible et il déposa un baiser sur la joue de sa sœur.

Il prit ensuite le paquet de Rosalie qui, elle, lui avait offert de nouvelles jantes pour sa voiture. Quand il les découvrit, il parut heureux comme un gamin et sa sœur eut le droit à une chaleureuse étreinte.

- Pile celles que je voulais !

- C'est pour ça que je les ai prises !

Ils se sourirent puis on passa au cadeau de Jasper qui lui avait acheté une paire de chaussures. Cette idée ne venait certainement pas de lui.

- Je les ai trouvés super pour aller avec ce que je t'ai acheté ! S'enthousiasma Alice en tapant dans ces mains.

Qu'est-ce que je disais !

Il ouvrit ensuite le paquet d'Irina qui précisa que bien que Zack ne soit pas là, il avait également participé à cet achat.

- Il voulait te dire merci, lui lança-t-elle en s'approchant d'Edward.

- Il n'a pas à me remercier, tu sais.

Elle haussa les épaules et désigna le paquet en lui faisant signe de l'ouvrir. Il ne se fit pas prier bien longtemps et découvrit à l'intérieur, une nouvelle mallette pour y transporter ses cours, sauf que celle-ci était toute en cuir.

- Merci à tous les deux, elle est magnifique.

Il enlaça tendrement Irina, puis l'embrassa sur le front.

Je savais que depuis leur rupture, ces deux-là avaient été très proches, et que maintenant Edward la considérait comme sa meilleure amie.

Le fait qu'il ait enfin une amie me plaisait vraiment surtout que j'aimais bien Irina. Si Edward et moi en étions là aujourd'hui, c'était bien grâce à elle. Je crois que nous lui devions beaucoup lui et moi.

Il ne restait sur la table que trois paquets, mon cadeau et ceux de Carlisle et d'Esmée. Comme de fait exprès, il attrapa le plus gros présent qui venait de ses parents.

- Je ne le crois pas, l'édition originale des livres de Jane Austen ! S'extasia-t-il en brandissant avec une joie non dissimulée les livres.

Je m'approchais de lui et regardais à mon tour le cadeau de ses parents. Je crois que j'étais vraiment jalouse. J'avais toujours rêvé d'avoir l'édition originale de cet auteur qui était sans contexte celle que je préférais.

- Je crois que je suis jalouse, soupirai-je sans cesser de regarder ses livres qui devaient valoir une petite fortune.

Edward m'adressa un sourire éblouissant en me confiant son bien.

- Regarde les moi tous les deux, on dirait qu'ils vont faire un culte rien que pour ces livres ! Se moqua Emmett en nous regardant l'un après l'autre.

Edward et moi le fusillâmes du regard. Il ne pouvait pas comprendre à quel point c'était un cadeau inestimable.

- Merci maman, merci papa. Je crois que c'est l'un de mes plus beaux cadeaux.

Il avait l'air d'un gamin en contemplant ses livres et je ne devais pas être mieux que lui, mais … l'édition originale de Jane Austen !

- Ne t'inquiète pas, je te les prêterais quand tu veux ! Me lança leur propriétaire avec un grand sourire conscient que j'allais lui piquer sans plus tarder.

Quand je relevais les yeux vers lui, je fus prise d'une envie folle de l'embrasser, mais comme c'était une très mauvaise idée, je m'empressai de me détourner pour que personne ne s'en aperçoive.

Quand je reposai les livres sur la table – après avoir vérifié que rien ne pouvait les tacher ou les abîmer – Edward se saisit du plus petit paquet qui devait être une enveloppe.

Il était apparemment décidé à ouvrir mon présent en dernier !

- Deux places pour le séminaire sur les plus grands auteurs internationaux des 200 dernières années à New York, pour le mois d'août !

Mayde, mayde, je crois que nous venons de perdre Edward !

- Je n'ai pas osé m'acheter un billet parce que c'était trop cher !

- Et bien nous, on a pensé que ce serait un beau cadeau, renchérit Carlisle en serrant sa femme contre lui. En plus, tu as deux billets, tu peux donc emmener qui tu veux avec toi.

- Je crois qu'on sait tous qui notre cher Edward va emmener n'est-ce pas Bella ?

L'espace d'un instant, une sueur froide me parcourut et je vis qu'Edward avait blêmi aussi. Irina de son côté, qui était près d'Emmett, ne paraissait pas plus à l'aise. Mais en regardant bien Emmett je me rendis compte qu'il parlait seulement de notre passion pour les livres et non de notre récent couple.

Un soulagement si intense me parcourut que j'aurais pu m'écrouler d'un seul coup.

- Tu penses que je peux emmener qui, mise à part Bella ? Elle est la seule à aimer lire autant que moi.

Je plongeais dans ses yeux verts et me rendit compte qu'il était tout à fait sérieux.

- Tu veux dire que … je vais à New York aussi ?

- SI tu veux bien, le deuxième billet est pour toi, acquiesça-t-il en me couvant presque du regard.

- C'est ce que nous avions pensé aussi quand nous les avons achetés, ajouta Esmée en me souriant chaleureusement. Je me doutais que toi aussi tu voudrais y aller. On a juste un peu anticipé sur ton anniversaire en septembre.

Je poussais un cri strident en me jetant à son cou avant de passer à Carlisle puis pour finir à Edward que j'embrassais sur la joue sans vergogne.

- Tu as vu papa ? Je pars à New York pour le séminaire le plus passionnant de toute ma vie !

Mon père ne pouvait s'empêcher de me regarder d'un œil bizarre comme si je venais de sortir de l'asile. Je n'en avais rien à faire, je partais une semaine à New York avec Edward. Il n'y aurait personne avec nous !

- J'ai participé pour tous les deux, nous signala mon père en croisant les bras.

Une profonde tendresse m'envahit quand je me rendis compte qu'il avait participé à la réalisation d'un de mes rêves. Je le serrais contre moi et l'embrassais sur la joue aussi fort que je le pus en oubliant l'espace d'un instant, ma réserve et ma propension à garder mes sentiments pour moi avec mon père.

Il venait de m'offrir l'un de mes plus beaux cadeaux, je crois que je pouvais faire un effort. Surtout qu'à ses dépens, il m'offrait également une semaine seule avec Edward sans personne pour nous surveiller. Une semaine à pouvoir agir en tant que couple et non à se cacher.

Mon nouveau petit ami – j'avais du mal à l'envisager ainsi - avait l'air de partager les mêmes pensées que moi surtout quand il m'adressa un sourire éblouissant tout en serrant les deux billets dans ses mains. Il adressa à Irina un clin d'œil et celle-ci ne put s'empêcher de lui mettre un coup de coude dans les côtes pour le forcer à garder son sérieux.

- Tu ouvres le dernier paquet ? Lui murmurai-je en désignant du doigt le cadeau que je lui avais fait.

Il hocha la tête et après avoir posé les billets sur les livres de Jane Austen, il attrapa la boite enrubannée de papier vert que j'avais emballée moi-même.

PDV Edward

Je jetai un rapide coup d'œil à Bella qui me regardait dans l'attente avant de défaire délicatement le papier cadeau. J'avais gardé son paquet exprès pour la fin. Le premier cadeau de Bella en tant que ma petite amie et non en tant qu'amie. Pour moi, il y avait une grande différence.

Les présents que j'avais eu de la part de ma famille notamment les deux billets pour le séminaire me faisaient énormément plaisir. Mais le cadeau que Bella m'avait offert avait une autre dimension. Il n'aurait pas la même valeur à mes yeux.

Une fois le papier enlevé avec soin, je tombais sur une petite boîte rectangulaire dont je soulevai le couvercle. Il s'agissait d'une ravissante gourmette en argent ou mon nom avait été gravé. Elle n'était ni trop grosse ni trop petite.

Je regardais Bella un instant en lui adressant un grand sourire avant de sortir la gourmette de son écrin.

- Attend, je vais t'aider à la mettre, me souffla Bella en s'approchant de moi.

J'aurais voulu rendre ce moment plus intime entre elle et moi, mais comme je savais que c'était impossible, car nous étions entourés, alors je m'abstins une nouvelle fois.

Les cadeaux étant enfin tous ouverts, nous pouvions maintenant nous mettre tous à la dégustation du gâteau.

C'est ainsi que la soirée se termina dans une ambiance bon enfant. Tout le monde partait les uns après les autres et quand Irina prit congé à son tour, je lançais à la cantonade que je la raccompagnais jusqu'à sa voiture.

- Alors, c'est bon ? Toi et Bella ? Me demanda-t-elle en sortant dans l'air plus frais du soir.

- Eh oui. J'espère que cette histoire va marcher.

- Et pourquoi ne marcherait-elle pas ?

- Pour tellement de raison.

Je contemplais le ciel rempli d'étoiles alors qu'elle déverrouillait la portière de sa voiture. Elle posa son sac sur le siège passager avant de se tourner vers moi.

- Tu crois que j'ai des garanties pour Zack et moi, Edward ?

Elle avait raison. Personne ne pouvait être certain que son couple marcherait, mais tellement de choses pouvaient nous séparer Bella et moi, que je n'étais pas certain que j'allais réussir à tout surmonter.

- Tu l'aimes Edward et, crois-moi, elle t'aime aussi, même si elle a peur. Ça ne va pas être facile, mais je crois que depuis le début tu le sais non ?

J'eus un rire sans joie. Non, tomber amoureux de Bella Swan, la fille d'un de mes meilleurs amis n'était pas une promenade de santé.

- De toute façon, je suis là, tu sais.

- Comme moi je suis là pour toi.

Nous ne pûmes nous empêcher de rire tous les deux avant que je ne la serre dans mes bras dans une étreinte amicale.

- On est vraiment meilleur en tant qu'ami, murmura-t-elle en s'écartant.

- Je crois que tu as raison.

Sur ces mots, elle monta dans sa voiture et démarra avant de baisser la vitre pour me dire une dernière chose.

- Je t'appellerais bientôt pour que vous veniez manger à la maison toi et Bella, j'inviterais Zack et Kate aussi.

- Avec joie.

Quand sa voiture disparut vers l'horizon, je me décidai à rentrer à l'intérieur où il ne restait plus que Charlie et ses enfants.

Ma Bella était assise à même le sol, elle jouait aux cartes avec son frère, et mes deux soeurs.

Emmett était parti il y a plusieurs heures pour une urgence avec un client du boulot.

Ce n'est qu'au moment où Charlie se leva, en tanguant légèrement, pour s'en aller que je me rendis compte que ma mère lui avait proposé de rester ici. Visiblement, le chef Swan avait trop forcé sur la boisson et il était hors de question qu'il prenne le volant.

Comme Bella n'avait pas le permis et que Jasper n'avait pas le droit de conduire la voiture de patrouille, alors la question fut vite réglée.

Mes parents attrapèrent Charlie chacun par un bras pour l'installer dans l'une des chambres où sans aucun doute, il s'écroulerait tout habillé. Alice et Jasper, qui se lançaient de drôle de regard qui me firent grimacer, nous saluèrent et montèrent dans la chambre de ma sœur.

- Je vais y aller aussi moi, soupira Rosalie qui semblait un peu épuisée. Viens, Bella, je vais te monter dans la chambre.

Bien entendu, je me retrouvais seul dans le salon alors que Bella m'adressait un timide sourire et suivit ma sœur.

La chambre d'ami que Bella utilisait d'ordinaire quand elle était ici et ne dormait pas avec ma sœur, se trouvait au deuxième étage avec celle de Rosalie et d'Alice, juste en dessous de ma chambre qui était, elle, au dernier étage. Mes parents se trouvaient au premier et avaient surement dû installer Charlie dans celle qui se trouvait juste en face de leur suite.

J'étais le seul tout en haut, mais je savais que personne ne venait jamais à mon étage justement parce que j'étais le seul à me trouver là.

Je montais lentement jusqu'à ma chambre tout en me demandant si j'avais assez de cran pour rejoindre Bella dans la maison même de mes parents. Je me doutais qu'il ne se passerait absolument rien, mais j'aurais aimé pouvoir discuter quelques instants avec elle sans être épié par quelqu'un qui déambulait près de nous.

Il ne me fallut guère de temps pour prendre ma décision.

Ce matin, j'avais emporté un petit sac où j'avais pris quelques affaires étant donné que je devais rester dormir chez mes parents ce soir. J'attrapai un bas de pyjama que j'avais rangé à l'intérieur.

D'ordinaire, je dormais en boxer, voir nu, mais je n'allais quand même pas me pointer dans la chambre de Bella en tenu d'Adam ! Je ne suis pas certain qu'elle serait très à l'aise avec l'idée.

J'enfilais également un tee-shirt – on ne sait jamais - et verrouillais ma chambre derrière moi pour éviter toute intrusion intempestive, de la part de ma sœur surtout. Je la connaissais assez pour savoir que c'était tout à fait son genre.

Au fond de mon placard, je trouvais la corde que j'utilisais pour faire le mur quand j'étais adolescent. Elle n'avait visiblement pas bougé de place depuis la dernière fois où je l'avais utilisé, ce qui devait remonter à une dizaine d'années.

Quand je l'accrochais au balcon de ma chambre et la laissais tomber dans le vide, je me fis vraiment l'effet d'un gamin de 15 ans. J'étais en train de régresser en ayant les mêmes attitudes qu'il y a 15 ans en arrière. Mais, en même temps, ça faisait un bien énorme de se dire qu'à 30 ans, je pouvais être le même que lors de mes années adolescentes. Je n'étais pas si vieux, ce qui était réconfortant.

J'étais conscient de jouer avec le feu en adoptant une attitude pareille, mais après tout, la vie était un risque à elle toute seule alors, après tout, pourquoi pas.

En me penchant un peu par-dessus la balustrade du balcon, je constatais que la lumière filtrait au deuxième étage, ce qui prouvait que Bella ne dormait toujours pas.

Deux minutes plus tard après avoir assuré mes appuis, j'atterrissais souplement sur le balcon du deuxième étage juste devant la porte-fenêtre de la chambre de mon amour. Je frappais doucement à la porte-fenêtre dans l'espoir que Bella m'ouvre rapidement et qu'elle ne me prenne pas pour un prédateur sexuel qui courait après elle pour une raison ou pour une autre.

PDV Bella

Ce sont des coups discrets qui me firent sursauter. J'étais en train de lire l'une des éditions originales qu'Edward m'avait passées.

Délicatement, je posai le livre sur la table de chevet, et tirai les couvertures au fond du lit. C'est le cœur battant que je me dirigeai vers la porte-fenêtre. J'avais comme un pressentiment quant à la personne qui pouvait bien se trouver derrière la fenêtre.

Visiblement, mon intuition était la bonne puisque la voix d'Edward se fit entendre quand je posai la main sur la poignée de la porte.

- Bella ? Souffla-t-il tout bas ce qui me fit rire. Bella, c'est moi ? Bella ?

C'est en riant que je déverrouillais la fenêtre pour laisser entrer mon visiteur clandestin.

- Je peux savoir ce que tu fais en pyjama sur le balcon de ma chambre ?

Il m'adressa un sourire goguenard avant de m'attirer dans ses bras pour me serrer contre lui.

- Je me suis dit que nous serions tranquilles pour pouvoir discuter et passer un moment ensemble sans être interrompu.

Je hochai la tête. Il avait raison. Il était plus de minuit, tout le monde devait dormir et personne n'allait s'intéresser à nous avant un bon moment.

Pourtant l'idée qu'un homme était dans ma chambre et qu'il était aussi tard, me donnait quelques frissons.

Edward m'entraina jusqu'au lit et s'allongea sous les couvertures tout en m'attirant contre lui. Je posai ma tête sur son torse et ses bras s'enroulèrent autour de moi pour me serrer contre lui.

Je savais que nous allions avoir une discussion assez sérieuse sur la manière dont maintenant les choses allaient se dérouler.

Nous en avions parlé cette après-midi, mais je me doutais qu'il voulait de nouveau aborder le sujet. De plus, j'avais moi aussi envie de lui demander certaines choses.

Autant mettre les choses à plat une bonne fois pour toutes, pour permettre à notre histoire de démarrer sur des bases solides.

Je levais le visage vers lui et, avant que j'aie pu ouvrir la bouche, ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes. Avec une délicatesse exquise, il les taquina du bout de la langue, jusqu'à ce que j'entrouvre les miennes. Il approfondit ensuite notre baiser avec une passion qui me fit tourner la tête. Ses mains passèrent de mon cou à ma taille et il roula sur le dos pour m'attirer sur lui.

J'étais consciente que je me retrouvais pour la première fois dans les bras d'un homme que j'aimais vraiment et que je découvrais enfin ce qu'était l'excitation. Jamais auparavant je n'avais connu ces délicieux frissons qui m'envahissaient toute entière et qui me secouaient de la tête au pied.

C'était lui, ça avait toujours été lui, je m'en rendais compte maintenant.

Jamais je n'avais ressenti avec Jacob un dixième de ce qu'Edward me faisait ressentir d'une simple caresse.

Fascinés l'un par l'autre, nous échangions des baisers sans trêve sous la couverture qui était étendue sur nos deux corps. Pourtant, peu à peu, nos bouches se firent moins impétueuses et la tendresse prit la place de la passion qui était en train de nous consumer. Edward savait parfaitement que nous n'allions rien faire ce soir, que c'était beaucoup trop rapide, et il nous arrêtait avant que nous accédions à notre point de non-retour.

- Je t'aime Bella, murmura-t-il en posant son front contre le mien tout en laissant ses mains voyager dans mon dos.

- Je t'aime aussi Edward.

J'avais du mal à me dévoiler ainsi, mettre mes sentiments à nu devant lui était aussi dur que s'il me demandait de me dévêtir physiquement. Visiblement, il en avait conscience puisqu'il s'écarta légèrement de moi pour me regarder dans le fond des yeux.

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis, Bella ? Je veux dire … il y a encore une semaine …

Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Surtout que j'étais consciente qu'il n'y a pas si longtemps que ça, je voulais à tout prix le faire sortir de ma vie.

Je me redressai pour éviter qu'il ne me touche. Je n'arrivais pas à réfléchir quand il me touchait.

- Honnêtement, je ne sais pas Edward. C'est allé vite, tu sais et je ne saurais pas vraiment te dire quand j'ai commencé à me calmer vis-à-vis de toi et de cette colère que je ressentais. La seule chose que je peux te dire, c'est qu'à un moment j'ai cessé de t'en vouloir et je suis passée à autre chose.

Pour être franche, je savais que cette histoire avec Jacob ne durerait pas. Il voulait des choses que j'étais incapable de lui donner. J'avais honte de me l'avouer même à moi-même, mais il n'avait été qu'une passade. Quelqu'un dont je m'étais servie pour faire souffrir Edward autant qu'il m'avait fait souffrir. Je n'avais tout simplement pas pris conscience que c'est à moi que je faisais du mal. Et que Jacob, malgré ce qu'il était, pouvait lui aussi payer les conséquences de mes actes.

- Les choses n'ont pas été simples entre nous depuis le jour où tu m'as embrassé dans cette salle de classe. Pourtant, si j'avais réfléchis à ce que je ressentais dès le départ …

- Beaucoup de choses ne se seraient pas passées, terminai-je sa phrase alors qu'il s'interrompait en me regardant d'un œil étrange. Mais Edward, je m'y suis peut-être prise comme un manche, mais aujourd'hui mon frère et mon père ont ouvert les yeux et toi aussi … je n'ai plus l'impression que je suis une gamine de 5 ans quand vous vous adressez à moi. Je suis enfin devenue une presque adulte à vos yeux.

Et cela comptait beaucoup pour moi d'être traité presque en égal par des personnes qui comptaient vraiment pour moi.

- De toute façon, Edward, ajoutai-je après un moment, je ne pense pas qu'à ce moment-là tu aurais pu réagir autrement. Tu n'as jamais pensé que je pouvais être amoureuse de toi.

Il parut réfléchir à mon affirmation les yeux dans le vague.

- C'est vrai. Tu étais seulement ma petite Bella … je ne t'ai jamais vu autrement avant ça. Jamais je n'aurais pensé tomber amoureux de toi. Je ne me le serais pas permis de toute façon.

- Et je le comprends aujourd'hui. Je vois bien que les choses ne vont pas être simples. Et j'ai peur de ce qu'il peut se passer …

À son regard, je savais qu'il n'allait pas tenter de me rassurer en me lançant des phrases vides de sens. Nous savions tous les deux que le couple que nous formions n'était pas conventionnel et que les choses pouvaient rapidement devenir compliquées.

Surtout si notre famille se rendait compte de quelque chose, ce qui serait forcément le cas si nous n'étions pas prudents.

- Je mentirais si je disais que je n'ai pas peur moi non plus. Je n'ai pas vraiment envie de finir en prison, mais si je ne prends pas de risques pour toi, alors à quoi bon ?

Il me lança un sourire charmeur et je lus une pointe de malice dans ses yeux. Il cherchait à détendre l'atmosphère, qui était devenue trop lourde d'un coup, en évoquant ce sujet de conversation.

- J'ai accepté ton âge, je l'ai même admis, mais … j'ai toujours un peu de mal avec tes 16 ans et surtout à me rendre compte que tu m'aimes …

- Ne t'inquiète pas, j'ai toujours du mal aussi de mon côté …

Serrés l'un contre l'autre sous les couvertures, nous ne pûmes nous empêcher de rire à nouveau.

- C'était dur pour toi n'est-ce pas de ressentir ces sentiments pour moi alors que de mon côté je sortais beaucoup ?

Il devait penser à Jacob et à ce qu'il ressentait lui-même quand il me voyait dans les bras de mon ex-copain.

- Oui, c'était dur, mais je me rends compte que quand j'avais 14 ans tu ne pouvais décemment pas t'intéresser à moi.

Un silence s'installa alors que je me rendais compte que ce que je disais était la stricte vérité. J'étais encore jeune pour que nous soyons ensemble, mais j'aimais dire que j'avais la maturité. À 14 ans, j'étais déjà mature pour mon âge, mais surement pas assez pour qu'Edward, du haut de ces 27 ans, entretienne une relation quelle qu'elle soit avec la gamine que j'étais à ce moment-là, aussi mature, soit-elle.

- Il y a quelque chose que je n'ai pas encore évoqué et qui pourtant a dû te faire souffrir.

Je tendais l'oreille pour savoir de quoi il parlait. Son ton sérieux me disait qu'il s'agissait de quelque chose d'assez important et que, par conséquent, il redoutait ma réaction.

Le silence autour de nous nous entourait comme s'il était une personne et qu'il nous enfermait dans un cocon. Tout le monde était en train de dormir profondément et nous étions seuls. C'était l'un des moments les plus sûrs pour nous, personne ne pouvait se rendre compte de ce que nous fabriquions puisque personne ne s'intéressait à nous.

- Je m'excuse pour le comportement que j'ai eu vis-à-vis de Jacob Black. Jamais je n'aurais dû le frapper et je n'aurais pas dû non plus m'empresser de te balancer qu'il te trompait surtout que je n'ai pas été très délicat à ce moment-là.

Je savais que quelques semaines auparavant, ses excuses n'auraient rien voulu dire pour moi. Mais aujourd'hui, tout était différent. J'étais tout à fait consciente qu'il regrettait profondément ce qu'il avait fait.

- Pourquoi as-tu frappé Jacob ?

- Honnêtement, par jalousie. Dans ma tête, il n'avait pas le droit de te toucher … Je ne suis pas fière de ce que j'ai fait, vraiment pas … mais sur le moment j'ai juste vu ses mains sur toi …

PDV Edward

Je me souviens de ce que j'avais ressenti au moment où j'avais pris conscience que Bella était serrée contre ce mec. Comment n'avais-je pas pris conscience à ce moment-là que j'étais profondément amoureux de cette fille ?

- Je suis conscient que … vous étiez ensemble et que … tu as … enfin … tu as couché avec lui, mais …

Elle partit d'un grand éclat de rire qu'elle eut du mal, apparemment, à réprimer. Elle posa sa main sur sa bouche pour éviter d'être entendue. Je la regardais d'un œil noir, je ne voyais vraiment pas ce qu'il y avait de drôle dans ce que je venais de dire.

Quand Bella se rendit compte que je l'avais lâchée et que je m'étais redressé pour lui tourner le dos, elle parut se calmer. Alors que je posai mes pieds sur le sol et que j'allais sortir du lit, ses bras s'enroulèrent autour de mon cou et tout son corps se plaqua contre mon dos. Je sentis très bien ses seins contre le haut de mon dos et il me fallut un grand self-control pour ne pas me serrer plus contre elle.

Les sentiments que je lui portais étaient en train d'être entachés par le besoin d'être avec elle dans tous les sens du temps. Je l'aimais, donc j'aimais aussi son corps, je la voulais et je savais que ni elle ni même moi d'ailleurs nous n'étions prêts, même si nous avions tous les deux une certaine expérience.

Je ne devais pas penser à ça, je n'avais pas le droit d'être jaloux. J'aimais cette fille, c'était la seule chose qui comptait.

- Je n'ai pas couché avec Jacob, Edward. Je suis vierge comme le jour de ma naissance, déclara-t-elle en dénouant ses mains de mon cou et en s'écartant de moi.

Je me retournais d'un coup vers elle avec un certain espoir sur les traits. Ma Bella était aussi pure que le jour de sa naissance ?

- Que je sois vierge ou non ne devrait pas compter.

Elle avait baissé les yeux sur ses mains qu'elle triturait.

- C'est vrai … mais je ne suis qu'un homme Bella … et tu es la femme que j'aime …

Elle parut comprendre où je voulais en venir et me sourit chaleureusement tout en s'approchant de moi. Je la serrais aussi fort que je le pus contre moi.

- Tellement de choses nous ont séparés …

- Mais nous sommes ensemble aujourd'hui, c'est ce qui compte.

Bella était devenue philosophe apparemment. Nous nous recouchions tous les deux sous les couvertures comme nous étions au départ.

- Alors ça te plaît que je n'aie aucune expérience ?

Je passais mes mains sous son tee-shirt pour qu'elle soit en contact avec la peau de son dos brûlante.

Je sentis Bella frissonner et cela me fit frissonner à mon tour.

- As ton avis ? Est-ce vraiment une question à poser ?

- Pas vraiment.

Ses lèvres allèrent de nouveau à la rencontre des miennes dans un long ballet passionné. J'étais complètement pris dans toutes ses sensations que je n'avais jamais ressenti. Même à 30 ans et avec ma soi-disant expérience, c'était nouveau pour moi d'être dans les bras de quelqu'un qui comptait vraiment.

Quand nous nous écartâmes l'un de l'autre, c'est pour nous sourire une nouvelle fois. Il n'y avait pas de gêne, ni aucun sentiment déplacé en cet instant.

- Je t'ai détesté, tu sais, quand tu es venu me dire que Jacob me trompait. Je m'en doutais, mais, quelque part, je refusais que ce soit la vérité. Et toi, tu arrives et tu me balances ça comme si j'allais te tomber dans les bras …

- Je n'ai jamais pensé que tu me tomberais dans les bras, la détrompai-je en secouant la tête.

- Non, mais tu m'en as voulus de ne pas réagir de suite face à Jacob.

Elle n'avait pas tort, je le savais parfaitement, c'est sans doute pour ça que je ne répliquais rien.

- Et je t'en ai voulu encore plus quand Jacob m'a fait comprendre qu'il me trompait parce qu'il savait que je finirais avec toi.

- Attend, attend, m'exclamai-je en me redressant d'un coup. Jacob Black sait ce que je ressens pour toi ?

Je crois que j'allais m'évanouir !

Bella parut le comprendre puisqu'elle posa une main sur ma joue dans l'intention de me calmer, ce qui ne marcha que très brièvement.

- C'est sans doute pour ça qu'il a voulu conclure ce marché stupide pour se taire face au proviseur quand tu l'as frappé. Tu n'es d'ailleurs pas passé loin à ce moment-là.

- Oui je sais, mais grâce à toi je n'ai rien eu, tu as promis d'ailleurs de me rayer de ta vie !

- J'étais peut-être en colère contre toi, je te détestais, du moins j'ai essayé de me le persuader, mais je ne suis pas certaine que j'aurais vraiment tenu ma part du contrat et je crois que Jacob le savait. Mais ne t'inquiète pas je le connais assez pour savoir qu'il est dans la provocation, mais qu'il ne cherche pas vraiment à faire du mal. Il ne te dénoncera pas.

J'espérais de tout cœur qu'elle avait raison sinon j'irai en prison plus vite que ce que je supposais. Et très honnêtement, je n'avais aucune envie de passer le reste de ma vie entre trois murs et derrière une rangée de barreaux.

Après tout, nous nous battions pour la même femme.

- Et si nous arrêtions de nous poser des tas de questions et qu'on profitait un peu de notre solitude ? Murmurai-je tout bas en approchant mes lèvres des siennes.

Il ne fallut guère de persuasion pour que Bella acquiesce à ma demande et, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, on se retrouvait de nouveau sur le lit en train de s'embrasser à en perdre haleine.

Pour l'instant, je n'avais aucune envie de penser aux conséquences que pourrait avoir notre relation. J'avais seulement besoin de profiter de Bella comme j'en avais envie depuis longtemps, sans oser me l'avouer vraiment.

Je m'étais battu pour récupérer cette femme qui était maintenant à moi. Je pouvais bien continuer de me battre pour la garder. De toute façon, je ne la laisserais pas à quelqu'un d'autre.


Alors que pensez-vous de ce chapitre ?

C'était LE grand moment ! Nos deux tourtereaux sont enfin ensemble !

J'espère que vous êtes contentes que les choses soient plus sérieuses et que la tournure de l'histoire ne vous a pas déçue !

Enfin pour ce qui est du prochain chapitre les choses continuent entre les deux bien que tout ne soit pas réglé intégralement !

Mais je n'en dit pas plus.

A bientôt !