Chapitre 20 : Après la Coupe du Monde & Nécromanciens

Aussitôt qu'ils sortirent de la tente, ils furent presque emportés par les mouvements de foule. Près d'eux, Orion pouvait voir un groupe de Deatheaters pointant leurs baguettes au dessus d'eux, où la famille muggle du manager du camp flottait dans les airs. Les deatheaters avaient été rejoints par une foule de sorciers qui semblaient s'amuser du spectacle. Il y avait beaucoup de tentes qui avaient été arrachées et détruites, et d'autres brûlées. De forts cris apeurés et perçants pouvaient se faire entendre les enfants pleuraient des voix anxieuses et paniquées faisaient échos dans la nuit froide. C'était le chaos.

Narcissa agrippa fortement leurs bras et commença à courir avec eux vers les bois, mais les mouvements d'hystérie qui avaient pris les sorciers de la lumière étaient réellement violents et désordonnés. Orion fut frappé par quelqu'un et il entendit son nom être crié. Il fut remis sur pied par Draco qui avait un visage très pâle et un air inquiet.

Draco cria par-dessus le bruit, « Nous avons perdu ma mère ! Je n'arrive plus à la voir ! »

Orion regarda autour de lui mais il était impossible de trouver Narcissa dans la foule immense. Il attrapa le bras de Draco plus fortement et hurla, « Nous devons atteindre les bois. Elle nous recherchera là-bas ! Allons-y ! »

Il sortit sa baguette et lança des sorts électriques devant lui, à l'aveuglette, pour leur créer un chemin. Orion et Draco atteignirent les bois après plusieurs minutes. Il faisait déjà très sombre et Orion vit malgré la distance comment les officiers du ministère tentaient de parvenir jusqu'aux deatheaters à travers la foule qui les encourageait. Il regarda autour et vit Draco reprendre son souffle contre un arbre. Il entendit quelqu'un s'approcher et il se retrouva face à Ron Weasley et deux autres garçons qui devaient être Dean Thomas et Seamus Finnegan selon la description de Draco concernant les laqués de Weasley.

Draco se mit à ses côtés et dit d'un ton moqueur au Weasley, « Je suppose que ton papa t'a dit d'aller te cacher ? Qu'est-ce qu'il va faire… essayer de sauver ces muggles ? »

« Où sont tes parents ? » dit Ron furieusement, « Dehors en train de porter des masques, non ? »

Orion s'avança et dit furieusement, « Fais attention à ce que tu dis, Weasley. Il n'est pas intelligent de faire de fausses accusations. »

Ron se tourna vers lui et cracha, « Tout le monde sait que son père est un sale deatheater, peu importe quels mensonges il raconte pour éviter Azkaban. »

Orion arqua un sourcil absolument pas impressionné et dit calmement, « Mr Malfoy a été innocenté et il est un sorcier respectable et influençable. » Puis il ricana, « Pas comme d'autres. J'ai entendu dire que ton père travaille dans le bureau des Artefacts muggles. Pas très impressionnant ni même un travail important, non ? Plutôt pathétique si tu veux mon avis. »

Ron devint rouge et cingla furieusement, « C'est mieux que d'avoir un père deatheater qui n'a eu que ce qu'il méritait en étant Embrassé ! »

Orion sortit sa baguette, fit un pas en avant menaçant et siffla, « N'ose plus jamais dire quelque chose comme ça sur mon père en ma présence, ou je te le ferai regretter pour le reste de ta vie ! »

Un son comme une bombe qui explose vint du campement, et une lumière verte traversa momentanément les arbres.

Draco plaça une main réconfortante sur l'épaule d'Orion et fit un geste de la tête à Dean Thomas en disant froidement à Ron, « Ne feriez-vous mieux pas de vous dépêcher maintenant ? Vous ne voudriez pas qu'il soit touché, n'est-ce pas ? »

« Qu'est-ce que c'est supposé dire ? » demanda Dean Thomas confus.

Draco ricana, « Thomas, ils en ont après les muggles et les sangs-de-bourbe. Tu voudrais être suspendu dans les airs ? Parce que si oui, restez-là… ils arrivent par ici, et ça nous ferait tous rire. »

Le visage de Ron devint violet de rage et il balbutia avec incohérence,mais Finnegan le prit avec Dean et ils partirent dans la forêt.

Orion se tourna vers Draco et dit avec curiosité, « Tu les as prévenus. Tu ne voulais pas que les Deatheaters trouvent Thomas. Pourquoi ? »

Draco haussa les épaules et répondit calmement, « Je m'en fiche. Je voulais juste qu'ils s'en aillent. »

Orion hocha la tête, « Allons plus loin. Ce n'est pas sûr ici. »

Ils marchèrent pendant plusieurs minutes quand soudainement ils entendirent quelqu'un proche d'eux crier, « MORSMORDRE ! »

Les yeux d'Orion s'écarquillèrent quand il vit un crâne colossal, inclus dans ce qu'il semblait être des étoiles émeraudes, avec un serpent sortant de sa bouche en guise de langue. Alors qu'ils le regardaient, il semblait s'élever de plus en plus haut dans une fumée verdâtre, s'imprimant dans le ciel noir comme une nouvelle constellation. Orion jura sous cape. Personne n'était supposé invoquer la Marque Noire ! Il fronça les sourcils, les deatheaters ne l'auraient pas fait, alors qui… ?

Soudainement, des cris se firent entendre dans les bois. Et Orion se tourna et vit Weasley et ses deux amis semblant confus et effrayés. Des bruits de transplanage annoncèrent l'arrivée de vingt sorciers, entourant Weasley et ses amis. Ils lancèrent tous d'une voix, « STUPEFY ! »

Orion entraîna Draco au sol quand plusieurs sorts de stupéfaction survolèrent leurs têtes. Ils pouvaient très bien voir de leurs positions et heureusement les arbres cachaient leurs présences.

Orion vit Mr Weasley s'avancer vers les trois garçons et hurla, « Stop ! STOP ! C'est mon fils ! »

« Hors de mon chemin, Arthur, » dit froidement un sorcier avec une petite moustache carrée. C'était Crouch Sr., Orion le reconnut grâce aux journaux.

« Qui de vous l'a fait ? » Claqua Crouch, « Qui a conjuré la Marque Noire ? »

« Nous n'avons rien fait ! » dit Ron, qui massait son épaule en regardant son père avec indignation. « Pourquoi vous nous attaquez ? »

« Ne mentez pas, monsieur ! » cria Crouch. Sa baguette pointait toujours directement Ron, et ses yeux clignaient furieusement, il semblait légèrement fou. « Vous avez été découverts sur les lieux du crime ! »

« Barty, » dit une sorcière avec une longue robe de laine « Ce sont des enfants, Barty, ils n'auraient jamais été capables de… »

« D'où venait la marque, vous trois ? » dit Mr Weasley rapidement.

« Par là, » dit Finnegan en tremblant, en montrant un endroit proche d'Orion et Draco, « Il y avait quelqu'un derrière les arbres… il disait des mots, une incantation… »

Orion ne s'embêta pas à écouter la suite. Il réalisa que Barty crouch Jr, devait être celui qui avait lancé la Marque Noire, aucun autre ne l'aurait fait puisque le Lord Noir l'avait spécifiquement défendu. Et il ne pouvait pas permettre que Barty Jr soit de nouveau capturé, ils l'enverraient probablement se faire Embrasser. Personne d'autre ne subirait ce sort s'il y avait quelqu'un chose qu'il pouvait faire pour l'en empêcher. Il se tourna vers Draco et chuchota, « Tu restes ici. Je vais te mettre un sort d'illusion. Je reviens. »

Draco secoua sa tête et répondit en chuchotant aussi, « Orion, non… »

Mais Orion lança rapidement le sort et vit Draco disparaître de sa vue. Il courut rapidement vers l'endroit que Finnegan avait pointé. Orion ne pouvait pas voir grand-chose dans la forêt noire donc il lança vite un sort pour se donner une vision nocturne, un petit sort bien utile que Maître Golmirn lui avait appris en Transformation Humaine. Il atteignit la place et vit l'elfe de Crouch stupéfixé à terre. Il regarda frénétiquement autour et hoqueta en sentant le corps d'un sorcier qui était invisible à partir de la taille. Ca devait être Barty Crouch Jr. avec une cape d'invisibilité ! Les sorciers de la lumière devaient l'avoir touché.

Il entendit une voix proche dire, « Je ne pense pas, nos sorts sont allés directement à travers ces arbres… il y a de bonnes chances que nous l'ayons touché… »

« Amos, soit prudent ! » dit une autre voix.

Orion se tendit. Ils venaient par là ! Il devait sortir Barty de là. Mais il n'avait pas encore appris comment transplaner et il ne pouvait pas porter le corps de Barty, il serait trop lourd pour lui. Et il avait besoin d'incriminer quelqu'un d'autre sinon ils continueraient de chercher dans les bois. Orion arracha la baguette que Barty avait dans sa main et la plaça rapidement dans celle de l'elfe. Personne ne serait assez stupide pour croire que l'elfe l'avait fait mais ça pourrait lui donner du temps en plus. Il tira le corps de Barty jusqu'à un coin entouré d'ombres. Il remit la cape d'invisibilité sur le corps du sorcier et se lança un sort d'illusion quand il vit un sorcier approcher.

Le sorcier tomba sur l'elfe de maison et cria, « Oui ! Nous les avons eus ! Il y a quelqu'un ici ! Inconscient ! C'est… mais… oh mon dieu… » dit-il et il s'accroupit pour voir que c'était un elfe de maison qui tenait une baguette.

« Tu as quelque chose ? » cria Crouch de l'endroit où il était, « Qui ? Qui c'est ? »

Orion vit le sorcier porter l'elfe de maison et attraper la baguette et revenir vers la clairière.

Orion soupira de soulagement. Il entendit les sorciers se disputer entre eux. Certains étaient assez sceptiques quant au fait que ce soit l'elfe qui l'ait fait et Crouch semblait furieux. La baguette était celle de Ron Weasley et l'idiot criait son innocence.

Orion attrapa Barty et l'entraîna plus loin, vers l'endroit où Draco l'attendait. Il releva vivement la tête quand il entendit quelqu'un s'approcher de l'endroit où l'elfe avait été trouvé. Orion resta silencieux et regarda à travers les ombres que Crouch Sr semblait chercher quelqu'un désespérément. Orion fronça les sourcils. Crouch devait chercher son fils. Il devait savoir que c'était lui qui avait conjuré la Marque Noire. Le sorcier semblait à moitié fou en fouillant les bois et en utilisant ses pieds pour trouver quelqu'un caché par une cape d'invisibilité. Le sorcier abandonna finalement et partit furieusement.

Orion tira Barty avec fatigue et atteignit l'endroit où il avait laissé Draco.

Orion sortit sa baguette et annula le sort d'Illusion et chuchota, « Draco ? »

Orion sentit une main agripper son bras et il entendit la voix de Draco chuchoter, « Oui, je suis là. »

Orion hocha la tête et chuchota en retour, « J'ai quelqu'un avec moi. Nous devons attendre que les sorciers s'en aillent avant de bouger. »

« Okay, » répondit Draco dans un bas chuchotement.

Orion se coucha au sol et regarda vers la clairière.

« Peut-être qu'Amos suggère, » dit Crouch en détachant chaque syllabe avec une colère froide, « que j'enseigne quotidiennement à mes servants à conjurer la Marque Noire ? »

Le sorcier qui avait trouvé l'elfe répondit horrifié, « Mr Crouch… non… ce n'est pas ça du tout. »

« Je vous fait confiance pour vous souvenir des nombreuses preuves que j'ai donné tout au long de ma longue carrière qui montrent que je méprise et déteste les Arts Noirs et ceux qui les pratiquent ? » cria Crouch ses yeux brillants de fureur.

« Mr Crouch, je… je n'ai jamais suggéré que vous ayez quelque chose à voir avec ça ! » Amos murmura de nouveau, maintenant rouge derrière sa barbe châtain en broussaille.

« Si vous accusez mon elfe, vous m'accusez moi, Diggory ! » cria Crouch. « Où aurait-elle appris à conjurer la marque sinon ? »

Après plusieurs autres arguments, Crouch congédia son elfe de maison et Mr Weasley emmena Ron et ses amis. Les autres sorciers commencèrent à transplaner et Orion soupira de soulagement.

Il sortit sa baguette pour annuler le sort sur Draco et Draco réapparut devant ses yeux.

Draco demanda avec inquiétude, « Que s'est-il passé ? Qui a lancé la Marque Noire et qui as-tu ramené ? »

Orion s'agenouilla là où il avait mit Barty et enleva la cape d'invisibilité du corps. Draco hoqueta et Orion se tourna vers lui, « Tu sais qui c'est ? »

Draco secoua sa tête et Orion dit, « C'est Barty Crouch Jr., c'est lui qui a lancé la Marque Noire. Il s'est échappé d'Azkaban, je ne sais toujours pas comment ou quand. Mais il était sous l'Imperius de son père. Il semble qu'aujourd'hui il ait été capable de lutter contre et de tenter de s'enfuir. Les sorts qu'ont lancés les gens du ministère l'ont touché. Donc je suis allé le chercher. Nous devons l'emmener au Lord Noir. »

Draco pâlit et dit, « Ne peut-on pas l'emmener à mon père ? Ou lançons les étincelles vertes et attendons que ma mère nous trouve. »

Orion secoua sa tête, « Non. Nous ne savons pas où est Lucius. Il doit être parti en transplanant. Et nous ne pouvons pas ramener Barty à la tente, même si la tente est toujours debout, ce dont je doute. Quelqu'un pourrait nous voir. Et si nous lançons les étincelles vertes, nous attirerons certainement l'attention de quelqu'un d'autre et s'ils nous voient avec un deatheater nous sommes faits. »

Draco dit avec inquiétude, « Mais comment on l'emmène au Lord Noir ? Et ma mère doit être en train de nous chercher, si nous partons juste, elle en sera malade d'inquiétude. »

« Nous pouvons demander au Lord Noir d'invoquer Lucius, ton père nous ramènera à la maison et ta mère ira bien, » répondit Orion, « Et la seule façon d'emmener Barty au Lord Noir est de le réveiller et de lui demander d'utiliser sa Marque Noire pour nous transporter aux côtés du Lord. »

Draco soupira et répondit, « Très bien, faisons ça. »

Orion hocha la tête et dit, « Sors ta baguette, soit prêt à le stupéfier s'il devient violent. »

Draco hocha la tête et fit ce qu'Orion avait demandé. Ce dernier annula sa vision nocturne, il enjamba le sorcier à la taille, plaça une main sur la bouche de Barty et il pointa sa baguette vers lui de l'autre main et dit, « Ennervate ! »

Le sorcier se réveilla avec un hoquet tut par la main d'Orion et ses yeux noisettes regardèrent autour de lui avec frénésie.

Orion mit plus de pression sur la bouche de Barty et pointa sa baguette contre le cou du sorcier. Orion dit calmement, « Ne bougez pas. Nous sommes ici pour vous aider. »

Barty commença à lutter et Orion enfonça douloureusement le bout de sa baguette dans son cou et utilisa ses genoux pour piéger ses bras, et siffla furieusement, « J'ai dit de ne pas bouger ! Vous avez été stupéfixé et j'ai empêché votre père de vous trouver ! Restez calme ou je vous stupéfixe et vous livre ! »

Les yeux de Barty s'écarquillèrent et il dit quelque chose sous la main d'Orion.

Orion le regarda suspicieusement et demanda doucement, « Si j'enlève ma main, vous parlerez calmement ? Il y a toujours des sorciers aux alentours qui pourront toujours nous trouver si vous criez. »

Barty hocha la tête et Orion enleva sa main de sa bouche mais l'utilisa pour agripper Barty à la gorge.

Barty dit d'une voix rauque, « Qui es-tu ? Que s'est-il passé ? »

« Je suis Orion Black et c'est Draco Malfoy, » dit Orion en faisant un signe de la tête vers Draco.

Les yeux de Barty s'écarquillèrent en passant son regard de l'un à l'autre et dit, « Où est ma baguette ? Qu'allez-vous faire de moi ? »

Orion répondit calmement, « Comme je l'ai dit avant, vous avez été stupéfixé. Je vous ai trouvé et recouvert de votre cape d'invisibilité et j'ai placé la baguette que vous aviez dans la main de l'elfe. Votre père est venu vous chercher mais je vous ai tiré loin de l'endroit où vous étiez. Les autres sorciers croient que c'est l'elfe qui a conjuré la Marque Noire. Je vous ai sauvé et maintenant vous allez faire ce que je demande sinon je vous livre. Compris ? »

Barty fit claquer sa langue et répondit, « Que veux-tu ? »

Orion fronça les sourcils face au tic nerveux de Barty mais répondit, « Nous sommes tous les deux des partisans du Lord Noir. C'était très stupide de votre part de lancer la Marque Noire. Mais nous voudrions que vous utilisiez votre Marque pour nous faire transplaner auprès du Lord Noir. Vous n'avez nulle part autre où aller et Draco et moi devons quitter cet endroit. »

Barty répondit avec zèle, « J'ai lancé la Marque Noire pour montrer aux traitres de deatheaters qui s'amusaient ce qu'est un vrai serviteur loyal du Lord Noir ! Je suis allé à Azkaban pour Mon Lord pendant que les autres disaient avoir été sous le sort de l'Imperius ! Ils l'ont renié ! Je suis son plus loyal… »

Orion dit froidement, « Assez ! Ce n'est plus important maintenant, le Lord Noir est revenu et il a accepté leur retour. Maintenant vous allez nous amener… »

Les yeux de Barty s'écarquillèrent une fois encore et il l'interrompit avec excitation, « Il est de retour ? Mon maître est de retour ? »

Orion fronça les sourcils et répondit, « Vous avez sûrement dû voir votre Marque devenir plus sombre. Vous avez dû ressentir votre marque brûler quand il a appelé à lui ses deatheaters. »

Barty secoua sa tête et dit franchement, « Non ! J'étais capable de contrer le sort de l'Imperius que pendant quelques petites périodes de temps et seulement ce dernier mois. Je ne savais pas qu'il était de retour ! »

Orion s'impatienta, « Et bien il l'est. Est-ce que vous allez nous emmener à lui ? »

Barty semblait incertain et Orion ajouta, « La seule façon que nous vous relâchions est que vous nous emmeniez à lui. Vous n'avez pas de baguette et vous aurez besoin d'utiliser l'une des nôtres pour aller jusqu'à lui. C'est votre seule chance de revenir auprès de votre Maître. »

Barty fit sortir sa langue une nouvelle fois, juste de la même manière que le ferait un serpent, et répondit, « Très bien. Prête-moi ta baguette alors. »

Orion envoya un regard suspicieux à Barty et s'adressa à Draco, « Passe-lui ta baguette, Draco. »

« Quoi ? Non y'a pas moyen… » s'indigna Draco.

Orion rétorqua avec frustration, « Draco, je suis meilleur que toi en duel. Si l'un de nous doit passer sa baguette c'est toi ! Je pourrai mieux nous protéger que toi ! »

Draco renifla d'indignation et murmura, « Ce n'est pas vrai. Je suis aussi bon que toi en sorts noirs… » Mais il tendit tout de même sa baguette à Barty.

Orion appuya sa baguette contre le cou de Barty et dit glacialement, « Pas de bêtises. J'ai sauvé votre vie. Vous avez une dette. »

Barty hocha la tête et Orion se leva et l'aida à se remettre sur ses pieds. Orion pointa sa baguette contre la poitrine de Barty en l'agrippant à la taille et dit à Draco, « Attrape le par la taille aussi pour qu'il puisse nous faire transplaner. »

Draco s'y plia et attrapa Barty de l'autre côté. Barty baissa le regard sur eux et releva sa manche gauche en appuyant la baguette de Draco contre sa Marque.

Orion sentit le sentiment familier et ils apparurent dans un bureau composé en majorité d'acajou. Orion avait stupéfixé rapidement Barty, qui tomba au sol dans un bruit sourd, et juste au moment où Orion était sur le point de se retourner il entendit un « Crucio ! » Sans y réfléchir deux fois, il plongea vers Draco et ils tombèrent au sol douloureusement.

Orion roula par-dessus Draco et hurla, « STOP ! C'est Orion Black et Draco Malfoy ! STOP ! »

Un autre sort les manqua de peu puis ils arrêtèrent de fuser.

Orion renifla dédaigneusement et se leva. Voldemort était debout derrière un large bureau et sa baguette était tournée vers eux. Ses yeux carmin étaient plissés et il semblait furieux.

Voldemort lança à Orion un regard perçant et siffla, « Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment es-tu entré ? »

Draco se leva près d'Orion après avoir arraché sa baguette des mains de Barty et regarda Voldemort prudemment.

Orion épousseta ses robes qui étaient souillées et couvertes de boue, et il répondit hautainement, « La signification de cela est que Barty Jr est ici, » dit-il en faisant un signe de la tête vers le corps au sol, « Il a décidé d'échapper à l'emprise de son père après la Coupe du Monde de Quidditch et a aussi décidé de montrer son indéfectible loyauté vers vous en lançant stupidement la Marque Noire ! Il a presque été découvert et je l'ai sauvé des griffes de son père ! »

Voldemort haussa un sourcil et lança un coup d'œil sur Barty avant de regarder Orion de nouveau. Il dit calmement, « Tu racontes des bêtises, garçon. Tu ferais mieux de t'expliquer mieux avant que je ne te lance le Crucio. »

Orion renifla mais dit platement, « Barty était à la Coupe du Monde de Quidditch, portant une cape d'invisibilité sous la supervision de l'elfe de maison de Crouch. Il a réussi à contrer le sort de l'Imperius et a volé une baguette. Après le match, quand vos deatheaters se sont amusés à faire voler quelques muggles en l'air, » Orion lui lança un regard noir et il continua, « Barty a invoqué la Marque Noire. Des officiers du Ministère ont transplané et ont commencé à envoyer pleins de Stupefix partout. Draco et moi nous nous cachions dans les bois et j'ai soupçonné la présence de Barty puisque j'ai vu sa main voler la baguette. Donc je l'ai cherché. Lui et son elfe étaient touchés par les sorts. J'ai placé la baguette dans la main de l'elfe et j'ai recouvert le corps de Barty avec sa cape d'invisibilité et je l'ai tiré. » Il marqua une pause pour respirer et ajouta, « Un officier a trouvé l'elfe et la baguette. Ils ont cru qu'elle avait conjuré la Marque Noire. Crouch Sr. sait la vérité, bien sûr, et est allé chercher Barty. Puisque je l'avais tiré il ne l'a pas trouvé. Je suis retourné près de Draco avec le corps de Barty et nous l'avons réveillé, nous lui avons demandé de nous emmener auprès de vous puisque nous ne savions pas où étaient Lucius ou Narcissa et nous avions besoin de partir. »

Voldemort lui lança un sourire narquois, « Quelle aventure dis-moi. »

Orion croisa ses bras sur sa poitrine et répondit avec humeur, « Oui, rien de plus excitant que de secourir un deatheater fanatique de sa propre stupidité. »

Voldemort arqua un sourcil et fit remarquer froidement, « Tu aurais pu le laisser là-bas. »

Orion fronça les sourcils et rétorqua, « Il aurait été Embrassé s'il avait été découvert. Je ne souhaite cela à personne. Et de toute façon, maintenant votre loyal serviteur est de retour. »

« En effet, » répondit Voldemort en s'approchant du corps de Barty. Il lança un rapide Ennervate et Barty se réveilla. Aussitôt qu'il vit Voldemort il s'agenouilla à ses pieds.

« Mon Seigneur… Mon Maître, » dit Barty avec ferveur, « Vous êtes de retour ! Je savais que vous étiez trop puissant pour mourir ! Je savais que vous reviendriez à nous ! »

Voldemort lui sourit doucement et caressa froidement sa tête.

Orion détourna le regard avec dégoût alors que Barty déblatérait d'autres bêtises. Draco était agité à ses côtés et Orion lui lança un regard inquisiteur.

Draco lui chuchota, « Je me demande si mère va bien… »

Orion hocha la tête et se tourna vers Voldemort et son obéissant toutou. Orion dit glacialement, « Excusez-moi d'interrompre cette réunion à briser le cœur mais je me demandais si Lucius pouvait être appelé pour que Draco et moi puissions partir. »

Barty lui envoya un regard noir et dit furieusement, « Gamin impertinent ! Comment oses-tu t'adresser à mon maître de la… »

Voldemort l'interrompit en verrouillant ses yeux carmin dans ceux d'Orion, « Oui, il est assez insolent. Peut-être qu'on devrait lui apprendre quelques manières. »

Draco bougea avec gêne à ses côtés et Orion agrippa férocement sa baguette. Qu'il essaye, pensa Orion furieusement, j'en ai eu assez pour ce soir.

Voldemort sourit narquoisement à Orion et siffla en fourchelangue, « Mais peut-être que je pourrais reporter ce plaisssssir immenssssse pour une autre fois. Après tout, tu m'as rendu un sssservice aujourd'hui. Comme je m'asssssurerai que tu continueras de me servir dans le futur. »

Orion frissonna au ton de voix de Voldemort. Il n'était pas sûr de ce que Voldemort sous entendait mais la façon dont Voldemort avait sorti ses mots quand il parlait en fourchelang de cette manière… on aurait presque dit une caresse. Et il y avait quelque chose dans la façon dont Voldemort le regardait intensément, presque comme un prédateur et avec possession.

Orion frissonna une fois encore involontairement et Voldemort lui sourit narquoisement en comprenant ses pensées. Son sourire se fit séducteur et Orion détourna son regard en rougissant. Réellement, que pensait-il, le sourire de Voldemort était séducteur ? Il devait être épuisé pour avoir des pensées si ridicules.

Voldemort s'approcha d'Orion et avec une gentillesse qu'Orion n'aurait jamais devinée, Voldemort releva son menton. Voldemort verrouilla leurs regards et Orion eut l'impression que ces yeux carmin essayaient de voir dans son âme. Sa cicatrice commença à lui faire mal quand le pouce de Voldemort caressa sa mâchoire. Orion ferma ses yeux en essayant d'annihiler la douleur alors qu'il renforçait ses barrières mentales.

Voldemort siffla doucement, « Ouvre tes yeux. Laisssse-moi les voir. »

Orion ouvrit ses yeux et un petit tressautement le prit quand il vit les yeux carmin de Voldemort le regarder de façon possessive. Voldemort siffla suavement, « Pourquoi as-tu détourné ton regard ? Qu'essayes-tu de cacher ? »

Orion répondit dans un sifflement nerveux, « R…rien »

Voldemort continua de faire courir son pouce sur sa mâchoire et laissa un autre doigt traîner dans son cou. Orion frissonna encore quand il sentit le toucher plaisant et il commença réellement à se sentir confus. Il fit un mouvement pour se dégager mais Voldemort attrapa légèrement sa gorge et lui fit un sourire narquois amusé. Voldemort siffla en le perçant de son regard rouge, « C'était quelque chosssse. Dis-moi, pourquoi frissssssonnes-tu quand je te parle en fourchelang ? Pourquoi frisssssonnes-tu quand je te caressssse ? »

Orion se demandait exactement la même chose. Il regarda dans les yeux de Voldemort et réalisa avec hébètement qu'ils étaient magnifiques ils étaient d'une couleur unique, un rouge profond. Alors que Voldemort fit jouer son pouce contre la gorge d'Orion, la douleur de sa cicatrice revint et son front le lançait douloureusement et Orion fut incapable d'empêcher un petit gémissement de douleur. Orion siffla d'un ton suppliant « Je ne ssssais pas… s'il vous plaît, laissssez-moi partir. »

Voldemort fronça les sourcils mais le relâcha. Orion fit un pas hésitant en arrière et détourna rapidement son visage.

Voldemort arrêta de le regarder un moment puis se tourna et s'approcha de Barty, qui était debout et qui le regardait d'un air renfrogné. Voldemort leva la manche de Barty et appuya le bout de sa baguette contre la Marque Noire et appela le nom de « Lucius. »

Après quelques courtes minutes, Lucius apparut dans la pièce et contempla la scène avec un sourcil arqué. Il vit son fils regardant Orion avec un air très coléreux Orion essayait de cacher son visage de tout le monde son Seigneur regardait intensément le garçon et un autre jeune sorcier regardait Orion d'un air renfrogné. Puis il réalisa avec surprise que le jeune sorcier était Barty Jr. Par Morgane comment tout cela était-il arrivé ?

Voldemort se tourna vers Lucius et dit calmement, « Lucius, tu peux prendre tes garçons avec toi. Je suis sûr que Narcissa doit s'inquiéter. »

Lucius s'inclina profondément et répondit, « Oui, mon Seigneur. Merci. »

Lucius sortit un portoloin et fit signe aux garçons de le prendre. Orion lança un dernier coup d'œil à Voldemort et la dernière chose qu'il vit avant d'être emporté fut Voldemort le regardant avec un sourire satisfait sur le visage.

Aussitôt qu'ils arrivèrent dans parloir principal du Manoir Malfoy, Draco et Orion furent confrontés par une Narcissa raide. Seuls les traits tirés de son magnifique visage et la façon dont ses doigts agrippaient ses épaules donnait à Orion l'indication du fait qu'elle avait dû réellement s'inquiéter.

« Où étiez-vous ? » dit-elle d'une voix calme et très légèrement tremblante. « Je vous ai cherché partout. »

L'ignorant, Draco fit face à Orion et demanda furieusement, « Putain mais c'était quoi tout ça ? »

Orion était profondément confus. A quels jeux jouaient Voldemort avec lui ? Que voulait-il ? Pourquoi Voldemort avait-il caressé sa joue ? Pourquoi lui parlait-il avec ce ton de voix ? Ca devait être un piège pour qu'il soit confus, pour se jouer de lui, pensa Orion furieusement. Il était en train de planifier quelque chose et ce n'était certainement pas bon pour lui.

« Je ne sais pas, » répondit-il calmement en jetant un coup d'œil à son ami.

« Qu'est-ce que tu veux dire par tu ne sais pas ? » cingla Draco furieux. « Il te parlait en fourchelang. Il te… touchait ! »

Lucius eut une micro expression sur son visage pendant que Narcissa faisait tout pour garder son masque, puis sa voix s'éleva légèrement et elle demanda, « Est-ce que ça vous dérangerait de me dire de quoi vous parler ? Où étiez-vous ? »

« Nous avons trouvé Barty Crouch Jr. » dit Draco d'une voix dure en se tournant vers elle, « Et il nous a emmené au Lord Noir pour que nous puissions vous retrouver Père et toi. Et le Lord Noir a menacé de punir Orion pour lui apprendre quelques manières puis il a commencé à parler en fourchelang avec lui. Et Orion se tenait juste là debout pendant que le Lord Noir le caressait ! C'était dégoûtant ! »

Les yeux de Narcissa s'écarquillèrent et elle regarda Orion avec inquiétude, sa voix n'était plus qu'un chuchotement, « Il t'a caressé ? »

« Oui ! Non, non ! Non, il ne l'a pas fait ! » dit Orion avec frustration et en secouant sa tête de confusion. « Il a juste… Il m'a juste demandé des choses. Il ne me caressait pas ! »

« Si ! » S'écria Draco furieusement en se tournant vers lui. « Et tu le laissais faire ! Tu recherchais pratiquement sa caresse ! »

Les yeux d'Orion s'écarquillèrent et il répondit avec frénésie, « Je ne recherchais pas sa caresse ! Et il ne me caressait pas ! Il jouait avec moi ! »

« Est-ce que tu as apprécié ? » gronda Draco en agrippant les épaules d'Orion, « Est-ce que tu as apprécié qu'il te touche ? »

Orion secoua sa tête de désespoir, « Il ne me touchait pas de cette façon ! »

« Assez Draco ! » fit Narcissa durement, « Laisse-le. »

Draco le relâcha mais croisa ses bras sur sa poitrine et se renfrogna et Orion bougeait avec gêne d'un pied à l'autre.

« Que t'a fait le Lord Noir, Orion ? » Demanda doucement Narcissa, en levant son visage d'un doigt long et délicat.

Orion regarda dans ses yeux bleus et inquiets et répondit doucement, « Rien. Il n'a rien fait. Il m'a posé des questions et a touché ma mâchoire, mais c'était seulement pour me déstabiliser et me faire répondre. Il n'a rien fait d'autre. »

Draco ricana mais ne commenta pas.

« Très bien, » dit Narcissa en soupirant doucement, « Allez aux lits, tous les deux. »

Quand les garçons quittèrent la pièce, Narcissa se tourna pour faire face à son époux, elle demanda calmement, « Que s'est-il passé, Lucius ? Est-ce que le Lord Noir s'intéresse à Orion ? »

Lucius la regarda en silence, et répondit avec prudence, « Il a montré de l'intérêt dans les pouvoirs d'Orion et dans ses capacités de fourchelang. Il veut aussi décider de la personne qu'il épousera. »

« Mais est-il intéressé en Orion lui-même ? » le pressa Narcissa, un léger froncement de sourcil était visible sur son doux visage.

Lucius arqua un sourcil. « Comme un amant ? »

Elle hocha la tête et il répondit calmement, « Je ne sais pas. Je n'ai vu aucune indication claire qui le suggérait. Mais il a pris des amants avant et il apprécie la beauté et le pouvoir et Orion a les deux. »

« Orion est trop jeune, » dit-elle avec une pointe d'appréhension dans sa voix, « Et le Lord Noir ne devrait pas être intéressé par lui de cette façon, Lucius. Nous ne pouvons le permettre. Nous devons le protéger. »

« Si le Lord Noir le veut pour un moment, » dit Lucius froidement, « Il n'y a rien que nous puissions faire. »

Les yeux de Narcissa se plissèrent légèrement, avant qu'elle ne lisse calmement ses robes d'une main, ses yeux perçaient son mari et elle répondit platement, « Il y a quelque chose que nous pouvons faire. Ne lui as-tu pas dit que tu voulais unir Orion et Draco ? Il doit savoir qu'il ne peut pas interférer avec ça simplement pour satisfaire un intérêt passager. »

« Il le sait, » dit Lucius froidement, « mais il ne l'a pas commenté. Je ne pense pas que le Lord s'intéresse sérieusement au garçon. »

« Oui mais s'il s'y intéresse ? » dit-elle de sa voix calme et cachant son inquiétude. « Peut-être qu'il veut garder Orion pour lui. Peut-être qu'il ne va pas approuver l'union d'Orion et Draco. »

Lucius fit un geste nonchalant de la main. « Le Lord Noir a pris énormément d'amants par le passé et n'a jamais pensé à une relation sérieuse ou à un mariage avec personne, Cissy. Il les utilise et les jette. Il a toujours pensé qu'il n'avait pas d'égal, et il ne prendrait pas quelqu'un qu'il considère comme étant inférieur comme époux. Et il sait qu'une union entre Orion et Draco produirait un héritier puissant. Je suis sûr qu'il ne planifie pas d'interférer dans ça. »

« Tu dois insister et avoir son approbation pour l'union de Draco et Orion. » dit Narcissa impassible, semblant incertaine de son affirmation, alors que sa voix était déterminée. « C'est la seule façon d'être sûrs. Et s'il approuve, tu dois t'assurer qu'Orion ne pourra pas avoir d'amants en même temps. Je ne veux pas que le Lord Noir utilise Orion pour satisfaire son envie. Le Lord Noir n'est pas gentil avec ses amants, Lucius. »

Lucius arqua un sourcil, et répondit froidement, « Le Lord Noir a vu Orion avec son vampire, Cissy. Il sait qu'Orion peut être avec d'autres avant son mariage. »

« Orion et Lezander sont ensembles, » dit Narcissa, avec une expression sévère sur ses traits magnifiques, « Mais ils ne sont pas encore amants, je peux te l'affirmer. Tu lui diras ça, Lucius. Tu dois lui dire qu'Orion n'est pas autorisé à avoir d'amants. » Elle le regarda intensément et dit froidement, « Ou veux-tu que ton neveu soit utilisé de cette façon ? Ne l'aimes-tu pas, toi mon époux ? Pour sa réputation et par extension la nôtre ? »

Il répondit impassiblement, « Si, Cissy, et je le protègerai si je le peux, mais il y a peu de choses que je puisse faire contre le Lord Noir s'il veut prendre Orion comme amant avant qu'il ne soit marié. Je le dissuaderai autant que je le peux, si je vois qu'il planifie cela. Je lui dirai ce que tu m'as demandé. »

Narcissa hocha la tête avec satisfaction, et après un petit baiser sur la joue de Lucius, elle le laissa pour aller dans leur chambre.

Orion se laissa tomber dans son lit. Il ne comprenait pas pourquoi Draco était si furieux après lui ; ce n'était pas comme s'il encourageait Voldemort de le traiter de cette façon. Et Voldemort ne l'avait pas exactement caressé non plus. Il l'avait fait pour obtenir une réponse de lui, comme une sorte de manipulation. Mais pourquoi Voldemort avait-il insisté pour connaître les raisons de ses frissons ? C'était vraiment confus tout cela. Voldemort ne faisait rien sans une bonne raison et ses actions étaient inattendues. Il ne se comprenait pas lui-même, pourquoi les sifflements le faisaient réagir. Ca n'était pas arrivé avant, bien que Voldemort n'ait pas parlé en fourchelang avec ce ton avant. Orion soupira avec fatigue et se frotta les yeux.

Il décida de consulter son confident et lança rapidement des sorts de silence et de protection autour de sa chambre. Il sortit le médaillon de sa valise et se recoucha sur son lit.

Aussitôt qu'il ouvrit le médaillon, Tom le regarda et demanda, « Comment était le match ? »

Orion lui sourit largement, « C'était super. L'Irlande a gagné mais Krum a attrapé le vif d'Or. C'était réellement inattendu. »

Tom hocha la tête et Orion dit, « Nous avons trouvé Barty Jr après la partie. Il semble que les deatheaters ne l'avaient pas sauvé. »

Tom lui lança un regard perçant de ses yeux bleus sombre et comprit que quelque chose s'était passé, « Quelque chose s'est passé avec le Lord Noir et tu veux m'en parler. Allez dis-le moi. »

Orion gloussa, « Tu me connais si bien. Je me demande comment tu fais ça. »

Tom lui sourit narquoisement, « Je te connais depuis tes onze ans, Orion. »

Orion haussa ses sourcils et répondit, « C'est vrai. Le temps est passé si vite. » Il fit un sourire très chaleureux à Tom et ajouta, « Tu réalises que tu es mon ami le plus ancien ? »

Tom rétorqua d'un faux ton emprunt de désespoir, « Oui, ce n'est pas comme si j'aurais pu éviter de faire ta connaissance. Je suis pratiquement ton prisonnier et j'ai dû endurer tes blablas pendant plusieurs années. Hélas, nous, portraits, souffrons d'injustices. »

Orion rit et répondit, « Tu te serais extrêmement ennuyé sans moi, Tom. Qu'aurais-tu fait sans moi dans ta vie ? »

Tom lui sourit narquoisement, « Probablement dormir et avoir une existence paisible. »

Orion leva les yeux au ciel et Tom lui demanda rapidement, « Que s'est-il passé ? »

Orion n'était pas sûr de savoir quoi dire. « Heu… je ne sais pas vraiment. » Orion fronça les sourcils et continua, « Il a menacé de m'apprendre quelques manières et puis il m'a parlé en fourchelang, mais avec un ton bizarre, très suave. Il a dit quelque chose comme le fait que je continuerai de lui rendre des services, parce que j'étais celui qui a sauvé Barty Jr. »

Tom cligna des yeux confus, « C'est tout ? »

Orion attendit avec prudence et répondit doucement, « Non… heu… il m'a demandé pourquoi je frissonnais. »

Tom haussa un sourcil et sourit victorieusement, « Tu as frissonné ? A cause de lui ? »

Orion rougit et répondit nerveusement, « Pas à cause de lui ! Et bien, pas exactement. C'était la façon dont il me parlait et la façon dont il me touchait. »

Les sourcils de Tom s'élevèrent encore plus et il demanda suavement, « Il t'a touché et t'a fait frissonner ? As-tu aimé ? »

Orion commençait à être vraiment très rouge et il répondit avec confusion, « Il ne m'a pas touché de la façon dont tu le penses. Il a comme qui dirait caressé ma mâchoire et mon cou mais seulement pour me soutirer une réponse. » Il fronça les sourcils et ajouta, « Je pense qu'il a fait ça pour me manipuler. » Il regarda Tom et demanda, « Fait-il ce genre de choses souvent ? »

Tom sourit narquoisement et répondit, « Seulement avec ceux qu'il apprécie. »

Orion se moqua, « C'est des conneries. Il a aussi touché Bellatrix et Barty Jr. et ce n'était pas parce qu'il les aime. Il les a traités comme ses animaux de compagnie. Et si c'est ce qu'il a en tête pour moi, il peut l'oublier. Je ne deviendrai pas un partisan asservi et adorant comme eux. »

Tom braqua son regard sur lui et lui demanda de façon complaisante, « Mais tu n'as pas répondu à la question la plus importante. Est-ce que tu as aimé ses caresses ? Si elles t'ont fait frissonner ça indique clairement que tu as apprécié ces attentions. »

Orion lui lança un regard noir et répondit durement, « Pas nécessairement. C'était seulement inattendu voilà tout. Une minute je m'attendais à recevoir un crucio de lui et l'autre il commence à siffler de cette façon et me caresser. Bien sûr que je frissonne ! Cet homme est complètement cinglé ! »

Tom grogna, « Il ne l'est pas. Il sait parfaitement ce qu'il fait en toute circonstance. »

Orion répondit avec prudence, « Oui, c'est ce qui m'inquiète. Il a quelque chose à l'esprit et je n'aime pas ça du tout. »

Tom lui sourit narquoisement et dit joueur, « Pour moi il me semble que c'est le contraire. Et tu as encore détourné ma question. Est-ce que ça t'a plu ou non ? »

Orion répondit avec frustration, « Oui, ok ! J'ai aimé la façon dont il m'a parlé en fourchelang et j'ai aimé la façon dont il a fait courir son doigt sur mon cou. Mais je ne me laisserai pas manipuler de cette façon ! S'il s'attend à ce que je me transforme en fou adorateur seulement parce qu'il a montré de la gentillesse à mon égard, et qui est évidemment fausse, il ne me connait pas du tout ! »

Tom haussa un sourcil et rétorqua, « Pourquoi penses-tu que ses caresses et ses attentions sont fausses ? »

Orion grogna, « Allons, le Lord Noir ne fait rien sans arrière pensée et il est vicieux et cruel. Un acte de gentillesse venant de lui est suspect et à éviter dans le futur. »

Tom se renfrogna et répondit, « Il peut être vicieux et cruel mais ca ne veut pas dire que ses attentions vers toi ne sont pas sincères. »

Orion fronça les sourcils et demanda désespérément, « Mais alors que veut-il de moi ? Pourquoi agit-il d'une telle façon ? »

Tom haussa un sourcil et répondit calmement, « Je pensais que c'était évident. » Il marqua une pause et dit, « Il te veut. »

Les yeux d'Orion se haussèrent et il demanda nerveusement, « Il me veut pour quoi ? »

Tom lui fit un grand sourire narquois, « Ca, c'est à toi de le découvrir… et d'apprécier. »

Orion se frustra et il insista, « Il me veut pour quoi, Tom ? »

Mais Tom refusa de dire quoi que ce soit d'autre et l'observa juste avec un sourire moqueur sur son magnifique visage.

Orion ferma le médaillon et le plaça dans sa valise en plaçant de puissantes barrières de protection autour. Il s'endormit en rêvant d'intenses yeux rouges et de sifflements suaves.

C'était la fin d'Août et Orion avait convaincu Lucius de l'emmener à Diagon Alley pour acheter une nouvelle baguette. Orion avait lu que pendant le tournoi des trois sorciers les baguettes des concurrents seraient inspectées et il ne voulait pas que quelqu'un regarde sa baguette. Gregorovitch avait sous entendu qu'elle était spéciale et Ragnarok lui avait dit de ne jamais parler des deux composants internes de sa baguette, donc il avait besoin d'en avoir une nouvelle. De plus, avoir deux baguettes pourrait se révéler être très utile. Il pourrait utiliser une des deux en remplacement et peut-être pourrait-il apprendre à lancer des sorts de sa main gauche aussi. Ce qui pourrait être très avantageux en duel. Bien qu'il savait qu'une nouvelle baguette ne serait jamais aussi puissante ou accoutumée à sa magie que celle qu'il avait déjà. Les sorciers se liaient généralement avec une baguette et une autre ne fonctionnait jamais aussi bien que la première. Il avait dit à Lucius que sa baguette avait commencé à faire des ratés et que peut-être elle avait été endommagée pendant le raid d'Azkaban.

Ils entrèrent dans la boutique de baguettes d'Ollivander et une petite cloche retentit. Orion s'avança tandis que Lucius restait derrière. Il vit des milliers de boites empilées les unes sur les autres allant même jusqu'au plafond.

« Bonjour, » dit une douce voix. Et un vieil homme sortit des ténèbres, avec des yeux pâles et larges brillants comme des lunes.

Ollivander le regarda curieusement et demanda, « Qui êtes-vous donc ? »

Orion répondit calmement, « Orion Black. »

Ollivander scruta son visage et ses yeux s'écarquillèrent marginalement avant de retrouver une expression calme. Il dit doucement, « J'ai été désolé d'entendre que votre père a été Embrassé. Je me souviens de la première fois qu'il est entré dans mon magasin. Il avait préféré une baguette en bois d'hêtre, trente trois centimètres, très souple et excellente pour la Métamorphose et les Enchantements. Dommage qu'elle ait été brisée en deux après qu'il ait été envoyé à Azkaban. Enfin, j'ai dit que votre père avait préféré… c'est réellement la baguette qui choisit son sorcier, bien sûr. »

Orion hocha la tête. Il savait déjà ces choses là.

« Hmmm, » dit Mr. Ollivander en perçant Orion de son regard. « Bien, maintenant Mr Black, laissez-moi voir. » Il sortit un mètre-ruban avec des mesures argentées de sa poche. « Droitier ou gaucher ? »

« Ma main gauche, » dit Orion d'une voix plate.

« Très bien, levez votre bras. C'est ça. » Il mesura le bras d'Orion de l'épaule au doigt. Puis du poignet au coude, des épaules au sol, de l'aisselle au genou et le tour de sa tête.

Quand il eut terminé, il emmena plusieurs boites et après qu'Orion ait essayé plusieurs baguettes sans succès, Ollivander alla dans l'arrière boutique et revint en disant, « Je me demande si ça marchera avec vous. Une combinaison inhabituelle, faite en bois de houx et une plume de phoenix, vingt-huit centimètres, souple et facile à manier. »

Orion prit la baguette et sentit soudainement une grande chaleur partir de ses doigts et courir à travers son corps. Des petites étincelles vertes et noires en sortirent comme un feu d'artifice.

Ollivander le perça de son regard et jeta un rapide coup d'œil au front d'Orion. Orion se tendit et se demanda pourquoi le sorcier avait regardé son front. Etait-il possible que l'homme ait du sang de créature en lui ? Ca expliquerait ses yeux bizarres. Mais pouvait-il voir à travers ses charmes ? Orion agrippa subrepticement sa réelle baguette de sa main droite.

Ollivander dit calmement, « Je savais que mes suspicions étaient correctes. Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendues, Mr. Black. Et il se trouve que la plume de queue de phoenix qui se trouve dans votre baguette a donné une autre et unique plume. Il est vraiment curieux en effet que vous soyez destiné à cette baguette quand sa sœur vous a donné cette cicatrice… »

Avant qu'Ollivander ne puisse finir sa phrase, Orion assomma d'un sort sans baguette Lucius et pointa sa baguette de Vie et Mort, comme il l'avait appelée, sur Ollivander. Il rentra sa nouvelle baguette de sa main gauche.

Ollivander le regarda en haussant les sourcils et Orion dit sévèrement, « Vous savez qui je suis. »

« En effet, » répondit Ollivander. « Bien que ça me surprenne que vous soyez un Black, même si la ressemblance est là. Mais votre mère était-elle réellement Lily Potter ? »

Orion hocha la tête et dit sèchement, « Je suis désolé mais je ne peux pas vous laisser parler de cela à quiconque. »

« Je ne dirais… »

« Vous le diriez à Dumbledore, » rétorqua Orion durement.

Ollivander resta silencieux et dit, « Il pourrait vous aider. Dumbledore a besoin de savoir. Il vous a recherché… »

Orion n'eut pas besoin d'en entendre plus. Ca venait juste de sceller le destin d'Ollivander. Il l'assomma rapidement et s'agenouilla à côté d'Ollivander derrière le comptoir. Il regarda dans ses yeux irréels, qui étaient restés ouverts, et pointa sa baguette sur le visage d'Ollivander. Orion se concentra sur les souvenirs qu'il voulait effacer. Orion l'avait regardé bizarrement dès son entrée dans le magasin. Il devait avoir vu sa cicatrice dès le début. Il devait effacer tous les souvenirs de sa visite et Ollivander ne se souviendrait jamais l'avoir rencontré. Orion se concentra davantage et dit, « Obliviate ! » Orion vit dans son esprit tous les souvenirs qu'il était en train de détruire et leva le sort dès que le dernier fut supprimé.

Il soupira et se leva avant de faire en sorte que toutes les baguettes se rangent dans leurs boites, incluant la boite vide de sa nouvelle baguette. Si Ollivander l'ouvrait, il se demanderait ce qu'il serait arrivé à la baguette mais il ne connaitrait heureusement jamais la vérité. Mais le problème était toujours là puisqu'il supposait que pendant le tournoi des Trois sorciers, ce serait Ollivander qui vérifierait les baguettes. Enfin, il penserait à une solution s'il devait un jour le faire taire.

Il se tourna et s'agenouilla à côté de Lucius et lança un rapide Obliviate pour éliminer les derniers souvenirs de quand Ollivander lui parlait de sa nouvelle baguette et de sa cicatrice. Quand il eut fini, il se leva et lança un Enervate.

Lucius se réveilla et Orion l'aida à se lever. Lucius fronça les sourcils, et demanda froidement, « Que s'est-il passé ? Pourquoi j'étais au sol ? »

Orion le regarda innocemment, et répondit d'une voix inquiète, « Je suis désolé. Il semblait que l'une des baguettes ne m'aimait pas. Il y a eu une explosion bizarre et vous êtes tombé. Je pense que votre tête a pris un choc. Je suis désolé. Est-ce que ça va ? »

Lucius plissa les yeux mais dit froidement, « Ne t'inquiète pas. Je vais bien. » Il regarda autour de lui avec un sourcil arqué, « Où est Ollivander ? »

Ollivander était toujours assommé derrière le comptoir et il ne pouvait pas le voir. Orion répondit calmement, « Il est allé dans l'arrière boutique. Il a dit qu'il avait quelque chose à faire. Je l'ai déjà payé. J'ai une baguette qui marche pour moi. »

« Très bien, allons nous en, » ordonna Lucius.

Orion hocha la tête et avant de fermer la porte du magasin, il lança un Enervate sans baguette vers Ollivander.

Il marcha dans Diagon Alley en se questionnant sur sa nouvelle baguette. Ca avait été totalement inattendu. En cours, Ollivander avait dit que sa baguette avait pour jumelle la baguette de Voldemort, celle qu'il avait utilisée pour lancer l'Avada Kedavra et qui avait forgé leur lien. Etait-ce à cause du lien que la baguette l'avait choisi ? Mais ça allait au-delà de ça. Pour deux sorciers, porter des baguettes jumelles signifiait que les sorciers étaient similaires sur certains points et que leurs magies étaient compatibles. Les baguettes reconnaissaient ces similarités entre les sorciers quand elles les choisissaient. Orion fronça les sourcils, à quel niveau ressemblait-il à Voldemort ? Pourquoi avaient-ils des magies compatibles.

Orion était assis avec ses amis au banquet de bienvenue de Durmstrang. Ils partiraient à Hogwarts à la fin d'octobre mais ils avaient encore deux mois complets de cours à Durmstrang.

Ils parlaient tous de leurs aventures d'été et Evander dit amusé en regardant Orion, « Et notre ami ici présent a pris sa première cuite pendant son quatorzième anniversaire ! C'était hilarant ! »

Calypso gloussa et dit, « Il a agi comme un idiot ! Réellement, Orion, tu ne devrais plus boire. » dit-elle amusée. « Tu as même fait un grand sourire au Lord Noir et tu as fait signe à Mr. Malfoy ! J'étais sûre qu'il allait te réprimander pour ça. »

Les autres rirent et Lezander envoya à Orion un regard coléreux. Orion demanda horrifié, « J'ai fait un grand sourire au Lord Noir ? »

Calypso haussa un sourcil et répondit calmement, « Tu ne t'en souviens pas ? Tu étais tellement étourdi et tu avais ce sourire tellement niais. »

Orion fronça les sourcils et répondit un peu frustré, « Je ne m'en souviens pas… je m'en souviens à peine. C'est tout flou. »

Calypso dit succinctement, « Et bien tu l'as fait. »

Orion la regarda les yeux écarquillés et demanda, « Et le Lord Noir ne m'a pas envoyé de Crucio ? »

Calypso gloussa, « Il pouvait difficilement te lancer un crucio au milieu du bal. »

Orion secoua sa tête et grogna, « Je ne peux pas croire que je lui ai souri ! Qu'est-ce qui m'a pris de faire ça ? Je ne peux imaginer personne sourire au Lord Noir et survivre pour le raconter. »

Calypso leva les yeux au ciel, « Ne sois pas si mélodramatique. Sûrement qu'il ne prend pas cela comme une offense que les gens lui sourient largement ou rigolent avec lui. »

Orion grimaça, « Il serait capable de le considérer comme de l'irrespect, j'en suis sûr. »

Calypso bafoua, « N'importe quoi. Je parie que beaucoup de sorciers et sorcières lui sourient pour avoir son attention et qu'il s'en fiche. Il est vraiment intéressant et extrêmement attirant, il doit avoir une foule de gens tentant de le séduire… »

Orion cingla, « Je suis certain que je ne lui ai pas souri pour attirer son attention ! »

Calypso haussa un sourcil à son éclat de voix, « Je le sais. Tu étais seulement réellement bourré et que c'était seulement à cause de ton état d'ébriété avancé que tu as fais ça. »

Les autres ricanèrent alors que Lezander restait stoïquement silencieux.

Orion hocha la tête et il s'empêcha de se frapper la tête contre la table. Il avait souri à Voldemort ? Il lui avait SOURI ! Il ne toucherait définitivement plus un verre de scotch.

Après la fête, Vagnarov demanda aux élèves sélectionnés pour la délégation de rester un peu.

Les étudiants se regroupèrent autour de Vagnarov et il leur dit, « Comme vous le savez, je vous emmènerai à Hogwarts le 30 octobre. Je resterai avec vous tout au long du tournoi. Bien malheureusement, l'éducation d'Hogwarts n'est pas comme la nôtre et c'est pourquoi vous reviendrez par portoloin assister aux cours qui ne sont pas enseignés à Hogwarts. » Il regarda Orion, Calypso et Lezander, « Vous, qui êtes des Hydres de quatrième année, vous reviendrez assister aux cours des arts noirs, de la transformation humaine, de la création des sorts noirs, Occlumencie et Légilimencie. »

Vagnarov se tourna vers les autres étudiants et leur apprit les cours qu'ils auraient à Durmstrang également. Quand il termina, il regarda le groupe et dit, « Vous assisterez au reste de vos cours avec les Slytherins de vos années correspondantes et vous partagerez des chambres d'invités qui sont situés dans les donjons près de leurs dortoirs. » Puis il ajouta avec un sourire narquois, « Être avec d'autres maisons serait trop déplacé. »

Il les dévisagea et continua, « Les Champions d'Hogwarts et Beauxbatons seront exempts de leurs examens finaux, mais ce ne sera pas le cas de notre Champion. Il est hors de question que vos notes s'effondrent parce que vous êtes partie intégrante du tournoi. Donc je m'attends à des notes excellentes et aucune excuse ne sera tolérée. Vous allez représenter cette école et je veux que vous vous comportiez avec manières et exemples. Toute personne qui agirait à l'encontre de ce que je viens de dire et qui souillerait la réputation de Durmstrang serait renvoyé immédiatement. Vous porterez fièrement les uniformes de Durmstrang et vous vous comporterez selon nos règles. Vous ne pouvez pas vous entraîner aux sorts noirs sur les terres d'Hogwarts mais dans notre bateau qui est sous la régence du territoire Danois. Après plusieurs négociations, une exception a été faite, et vous serez autorisés à utiliser des sorts noirs pendant le tournoi, sauf les Impardonnables. » Il leur envoya un regard perçant et dit, « Avez-vous des questions ? »

Calypso leva rapidement sa main et demanda, « Oui, Monsieur le directeur. J'aimerais savoir s'il y aura une restriction de l'âge qui sera imposée ? »

Vagnarov sourit narquoisement et répondit, « Puisque trois de nos dix candidats ont quatorze ans, nous avons réussi à convaincre le ministère anglais que l'âge de restriction nécessaire était de quatorze ans. Donc, Ms Rosier, je peux vous assurer que vous pourrez déposer votre candidature. »

Calypso lui fit un très large sourire ainsi qu'Orion. C'était énorme ! Il ne savait toujours pas s'il voulait concourir, il y avait bien d'autres choses qui l'intéressaient, mais au moins maintenant il avait une option. Et Draco serait extatique en le découvrant !

Personne d'autre n'avait de questions et les étudiants filèrent rapidement. Orion mentionna à Lezander et à Calypso qu'il avait besoin de parler à Vagnarov et de le laisser.

Orion s'approcha du sorcier et dit, « Excusez-moi, Monsieur le directeur. Je me demandais si je pouvais vous parler. »

Vagnarov haussa un sourcil et répondit, « Bien sûr, monsieur Black. »

Ils s'assirent à la table la plus proche et Orion le regarda, « Je suis conscient que je ne peux pas apprendre la Nécromancie jusqu'à ce que passe le test lors de ma sixième année mais j'apprécierais si vous pouviez répondre à quelques questions. »

« Je ferai de mon mieux pour répondre à vos questions si elles ne requièrent pas la divulgation de secret que seuls des nécromanciens peuvent connaître, Monsieur Black, » répondit Vagnarov sévèrement.

Orion hocha la tête, « Je comprends, » Il s'impatienta puis verrouilla ses yeux dans ceux de Vagnarov et dit avec détermination, « Je voudrais savoir s'il est possible de récupérer une âme qui a été embrassée par un Dementor. »

Les sourcils de Vagnarov s'élevèrent et il répondit doucement, « J'ai été désolé d'entendre que votre père a été Embrassé, Monsieur Black. C'est une grande tragédie en effet. Mais une telle chose n'a jamais été faite auparavant. Le Baiser d'un Dementor est irréversible. »

Orion fronça les sourcils et il insista, « Mais si je comprends bien, une âme qui a été Embrassée reste dans le Dementor, elle ne quitte pas le plan mortel. Donc il pourrait y avoir une façon de capturer un Dementor et d'en sortir l'âme. »

Vagnarov fronça les sourcils, « Théoriquement c'est vrai. Une âme nourrit lentement un Dementor et ne quitte pas le plan mortel avant qu'elle n'ait été complètement consommée par un Dementor et ça peut prendre plusieurs décennies. Mais les Dementors ne sont pas de simples créatures noires. Il faudrait un nécromancien extrêmement puissant pour en capturer un et même, je doute que l'on puisse défaire un Dementor et en extraire l'âme. »

Orion arqua un sourcil, « Que voulez-vous dire qu'ils ne sont pas de créatures noires. Que sont-ils ? »

Vagnarov le perça de son regard et répondit calmement, « L'origine des Dementors n'est pas claire. Mais la théorie la plus soutenue est que les Dementors ont autrefois été des nécromanciens très puissants qui ont évolué vers leurs nouvelles formes quand ils se sont trop profondément enfoncés dans les Arts noirs. Vous voyez, interagir avec les plans spirituels vous change irrémédiablement. Peu ont la force magique et la puissance pour y survivre. C'est pourquoi c'est seulement appris à ceux qui en ont le pouvoir. C'est pourquoi les arts néocromantiques sont si secrets. Ce serait catastrophique que les connaissances d'un nécromancien soient publiques. » Il marqua une petite pause et continua, « L'on croit, et je suis d'accord, qu'un Dementor était un nécromancien qui a été consumé par les arts. Ils ont commencé à vivre plus dans les plans spirituels qu'un être mortel et après, c'est devenu un besoin afin d'exister. Ils ont été biologiquement altérés par leurs interactions fréquentes avec la Mort et le prix qu'ils ont payé a été de perdre leur humanité et de se nourrir d'âmes pour toujours. Ca fait des siècles qu'un Dementor n'a pas été crée. Ils sont supposés immortels piégés dans leur existence maudite mais ils fournissent également un service utile. Ce sont les gardiens de la porte entre ce monde et le prochain. »

Orion était ébahi. Il n'avait lu ça nulle part ! C'était fascinant. Il demanda rapidement, « Je vois qu'ils sont extrêmement puissants mais certainement qu'un Nécromancien très puissant et doué pourrait défaire un Dementor. »

Vagnarov répondit sévèrement, « Ceux qui par le passé ont osé l'essayer ont perdu la vie. Un Dementor a un niveau bien plus supérieur que les pouvoirs nécromantiques d'un nécromancien pour la simple raison qu'ils interagissent constamment avec le plan spirituel et que ça renforce leurs pouvoirs. Les nécromanciens actuels sont bien trop prudents dans leurs invocations et doivent exercer une certaine retenue afin d'éviter la tentation de rester trop longtemps dans les plans spirituels. Un vrai nécromancien est altéré à chaque interaction, c'est inévitable. Mais il n'interagira jamais avec les plans spirituels aussi longtemps et aussi fréquemment que nécessaire qu'un Dementor. Et devenir un nécromancien puissant se fait à un grand prix. Un sorcier noir qui souhaite devenir un nécromancien a besoin de rejeter l'interaction et le toucher humain, afin d'atteindre un niveau de concentration et un état d'esprit profond pour créer une porte vers le plan spirituel. Un sorcier noir qui veut réellement devenir un nécromancien commence à se comporter de cette façon aussi tôt que possible. Certains ont même commencé à votre âge. Et c'est en effet un grand prix. »

Orion était choqué. Il était confus et en colère et incertain et il voulait exprimer sa rage contre le monde. S'il voulait aider son père il devrait renoncer à son humanité, il aurait besoin de s'isoler de tout le monde et de se plonger dans les Arts jusqu'à ce qu'il devienne assez puissant pour défaire un Dementor. Et il serait physiquement affecté. C'était horrible ! Voulait-il tout abandonner pour faire revenir son père ? Et quand il serait de retour, il ne pourrait pas être à ses côtés ! Il devrait sacrifier Sirius, Remus, Draco, Calypso, Narcissa, Tom, Lezander, Vol… C'était un choix cruel à faire, mais c'était sa seule option. Non, cria Orion dans son esprit, il doit y avoir une autre solution !

La voix d'Orion était secoué quand il demanda de façon plaidante, « N'y a-t-il pas un autre moyen ? N'est-il pas possible qu'un sorcier noir devienne un Nécromancien puissant sans renoncer au contact humain ? Sans abandonner ses amis et ceux qu'il aime ? »

Vagnarov le regarda et dit doucement, « Non. Comme vous le voyez j'ai étudié les Arts mais je ne voulais pas payer le prix pour devenir un véritable nécromancien. Ce que j'enseigne à Durmstrang sont juste les bases, pour donner à ceux qui en ont le pouvoir l'opportunité de suivre le chemin qu'ils désirent réellement. C'est un choix personnel à faire. Mais l'on doit y réfléchir fortement. Il n'y a pas de chemin de retour une fois que l'on a franchi une certaine ligne. »

Le cœur d'Orion se serra. Puis il se souvint. Il regarda dans les yeux de Vagnarov avec un nouvel espoir et chuchota, « Mais et s'il y avait un outil ? Un objet qui permettrait à un sorcier noir d'avoir des pouvoirs de nécromancien plus élevés que la normale sans avoir besoin de perdre son humanité ? »

Vagnarov fronça les sourcils, « Les nécromanciens utilisent plusieurs outils pour leurs invocations et pour ouvrir les portes vers les prochains plans mais ces objets sont seulement concentrés sur leurs pouvoirs, ils ne les créent pas. »

Orion secoua sa tête et dit avec ferveur, « Je parle de quelque chose d'unique. » Il regarda Vagnarov avec incertitude mais il fit son choix, il avait besoin de savoir. Orion chuchota, « Je parle de la Pierre de Résurrection. »

Les yeux de Vagnarov s'écarquillèrent et il demanda avec urgence, « Où avez-vous entendu parler de ça ? »

Orion le regarda et répondit vaguement, « Il y a plusieurs indices dans plusieurs livres. Si l'on prend le temps, on peut le déduire qu'elle doit effectivement exister et qu'elle semble être l'objet parfait pour un nécromancien. »

Vagnarov le regarda prudemment et répondit rapidement, « Son existence n'a jamais été prouvée. Même si elle existe effectivement, personne ne connait ses réels pouvoirs ou comment elle pourrait être utilisée. Ca pourrait être extrêmement dangereux de l'utiliser sans connaissance et sans prudence. »

Orion dit avec excitation, « Mais et s'il y avait un sorcier noir qui étudiait les Arts et devenait un nécromancien, sans se perdre, sans s'enfoncer trop profondément dans les connaissances. Si un tel nécromancien utilisait la Pierre, ça ne serait pas dangereux pour lui, il aurait le pouvoir et la connaissance pour la contrôler. »

Vagnarov le perça de son regard, « Si elle existe et si un sorcier noir voulait l'utiliser pour défaire un Dementor et récupérer une âme, alors il aurait besoin de devenir un nécromancien puissant. Il aurait besoin de s'enfoncer profondément dans les Arts. Il n'y a pas d'autres façons. Les Dementors sont trop puissants pour être défaits par un nécromancien médiocre, même s'il a la Pierre, parce qu'il n'aurait pas la puissance en lui pour l'utiliser proprement. »

Orion n'était pas convaincu, mais il répondit, « Je comprends. Je vous remercie de votre patience. »

Vagnarov hocha courtement la tête et quand Orion fut sur le point de se lever il attrapa son bras fermement et dit calmement, « Orion, soyez prudent. Je comprends le pourquoi de votre désir de devenir un nécromancien puissant, mais ne prenez pas les choses à la légère. Le prix est trop élevé. »

Orion était surpris que Vagnarov utilise son prénom et par l'inquiétude qu'il percevait dans les yeux de l'autre sorcier, mais il sourit chaudement à son directeur et répondit, « Merci, Monsieur. Je prends bien en compte vos avertissements. »

Il laissa derrière lui un sorcier hautement perturbé et alla à la bibliothèque pour en lire plus sur les Dementors et ce qu'il pourrait trouver sur les Nécromanciens. Il devrait y penser.

A suivre…