Pardonne-moi.
Hello everybody ! Alors comment allez-vous dans ce froid ? Gelés ? Moi aussi !
J'espère que ce chapitre vous réchauffera ne serait-ce qu'un minimum.
Je vous remercie encore toutes et tous pour vos reviews, vous savez combien elles sont importantes.
Je m'empresse d'écrire le prochain chapitre.
Je remercie encore et toujours ma Caro adorée ! ! !
Je fais un clin d'œil à Demoisel, je crains ce que tu pourrais penser de ce chapitre...
Et surtout, j'embrasse tous les lémoniaques: Savine, Emy, Eli, Nad et Ali ! Entre autres ;) ;) Merci pour votre soutien^^
Maintenant, à vos lectures.
20-
BELLA POV
Le réveil est dur ce matin. J'ai du mal à ouvrir les paupières, et pourtant, je sais que je dois me lever. J'essaie de tendre mes jambes, et de me mettre sur le dos, mais je suis arrêtée dans mon geste.
_ J'aurais dû réfléchir avant de te faire marcher autant. S'excuse Edward en serrant son bras autour de ma taille.
Je grimace, et ouvre les yeux pour lire l'inquiétude dans son regard.
_ Ça va aller, il faut juste que je remette mes jambes à l'endroit. Tenté-je de plaisanter.
Mais les inquiétudes et la culpabilité s'installent avec force dans ses yeux dorés. (N/Caro : C'est étonnant quand on connaît Edward ! lol)
_ Je vais bien, ne t'inquiète pas. Je savais que ça serait le cas.
Il ouvre la bouche pour argumenter mais je pose un doigt sur ses lèvres pour l'interrompre. Il plonge son regard dans le mien, puis hoche la tête.
Alors, je fais l'état de mon corps. Malgré la douleur dans ma jambe gauche, les courbatures dans le bas de mon dos, je n'arrive pas à me dire que c'était une mauvaise idée. Pas après ce que cette journée dans la forêt, à crapahuter a signifié pour nous. Je prends mon temps pour faire quelques mouvements avec ma jambe gauche, puis je me redresse doucement.
Edward a une main dans mon dos, je sens son regard qui scrute une faiblesse.
Mes pieds à terre, je retiens un gémissement de douleur. Mes hanches hurlent à la mort. (N/Caro : C'est qu'on a plus 20ans ma pau'v dame !)(N/Spuffy: euh...Pour Bella c'est pas si loin que ça, quand-même)
_ Je vais te chercher un comprimé.
Le lit bouge à peine quand il descend que la porte de la chambre se rouvre sur Edward. Je lui souris, les cheveux emmêlés, le corps douloureux.
_ C'est Chloé qui va me passer un savon, en tout cas.
_ Bella...
_ Pour ne pas avoir pris un médicament hier soir en prévoyance. Continué-je comme s'il n'avait rien dit.
Il passe une main dans mes cheveux, et s'agenouille devant moi. Il approche lentement son visage du mien. Mes lèvres s'ouvrent d'elles-mêmes pour accueillir son baiser. (N/Caro : Rho...mignon)
_ Je t'aime. Souffle-t-il avant de m'embrasser doucement.
La tendresse transparait dans le mouvement de ses lèvres contre ma bouche, mes doigts se prennent dans ses cheveux en bataille. Ses mains glissent le long de mes cuisses, s'enroulant à mes hanches. Je frissonne, sans savoir si c'est du désir, ou du froid de sa peau contre la mienne. (N/Caro : Désir Bella, pas froid dans les bras d'Edward !) Avant qu'Edward ne choisisse pour moi et s'éloigne, je moule mon corps au sien. Je gémis en sentant sa langue jouer avec mon lobe d'oreille.
Je tente de contrôler ma respiration erratique, mon bas-ventre me tiraille encore. J'ai envie de lui. J'ai envie d'Edward en moi.
Mais j'ai trop de choses à faire ce matin pour ne serait-ce qu'imaginer de m'allonger. (N/Caro : C'est pô juste !)
J'embrasse une dernière fois sa bouche, et nos fronts se posent l'un contre l'autre.
Mes lèvres sont entrouvertes, je reprends une respiration normale.
_ Tu veux que je reste ?
Je pique un autre baiser à la commissure de ses lèvres.
_ Non, ça ira. Alice m'a laissée un message hier soir. Elle vient me chercher pour une sortie shopping. (N/Caro Arf la pauvre !)
_ D'accord.
Je trace du bout du doigt les traits de son visage, les cernes sous ses yeux.
_ Tu devrais en profiter pour chasser.
Il me lance son sourire en coin, et acquiesce.
_ Je te retrouve donc ce soir.
_ Une fois que tu m'as lâchée avec Chloé, oui.
Ses bras m'emprisonnent contre lui. Sa voix douce effleure mon oreille.
_ Je ne te lâche plus Bella.
Et je sais qu'il ne parle pas de cette journée sans l'autre, mais de tout ce qui nous a séparés depuis notre rencontre.
_ Je sais, Edward.
Il plonge son regard assombri dans le mien. Puis nous nous séparons. Il se lève, et j'en fais de même. Alors qu'il part dans la cuisine, je rassemble mes affaires pour m'habiller.
Après une toilette, et un petit-déjeuner rapide, je suis Edward dans sa Volvo. Il allume la radio, et Clair de Lune emplit l'habitacle. Je souris et pose ma tête contre l'appui. Edward prend ma main dans la sienne, pendant que les rues défilent autour de nous. Je me laisse bercer par la musique et l'air frais qui filtre par la fenêtre conducteur ouverte.
_ On y est. Murmure-t-il contre mon oreille à peine a-t-il éteint le moteur.
Je rouvre les yeux.
_ Merci.
Il sourit, et vient tenir ma portière. Main dans la main, nous traversons la rue, et entrons dans la clinique où Chloé m'attend pour ma rééducation. Dernière séance, devrais-je ajouter.
_ Bella, tu as l'air en forme. Me salut Tom, à l'entrée.
_ On ne peut mieux. Assuré-je en le saluant à mon tour. (N/Caro : Edward est meilleur qu'une batterie de Medoc, et je parle même pas de son goût *Ok je sors*)
Edward serre mes doigts dans les siens, tout en hochant la tête vers l'agent de sécurité. Du coin de l'œil, je vois ses pupilles se dilater. Sûrement a-t-il entendu quelque chose qui le rend jaloux. Je souris, nous arrête, et enroule mes mains autour de sa nuque pour lui donner un baiser langoureux. Il me tient tout contre lui, approfondissant notre baiser.
Un raclement de gorge nous fait nous détacher. Je sens mes joues rosir en croisant les yeux moqueurs de Chloé.
_ Pas la peine de te demander comment tu vas. Me sourit-elle en tendant la main pour que je la serre.
_ Très bien, en effet.
Elle rit, et secoue la tête pour reprendre ses esprits.
_ Je vais vous laisser. A ce soir. Dit-il en frôlant mon oreille.
Un délicieux frisson me parcourt et se loge au creux de mon être. Un sourire comblé illumine mon visage. Je suis perdue.
Edward laisse sa main caresser mon dos, sous ma veste, puis s'éloigne. Je sais à la manière qu'il a de quitter le bâtiment, qu'il est très fier de l'état dans lequel il me laisse. Comme si j'avais besoin de ça pour être fébrile !
_ Alors, Bella, comment tu vas ? Me demande Chloé, en me guidant dans les couloirs jusqu'à la salle.
_ Tu vas pas être contente. Avoué-je, et en ouvrant les portes, elle arque un sourcil intrigué. J'ai mal partout. Confessé-je.
_ Bella ! Fait-elle avec emphase. Raconte-moi tout. Exige-t-elle en m'indiquant un fauteuil face au bureau.
Je soupire, mais je n'arrive pas pour autant à m'en vouloir. Je place mes mains sur mes genoux, et croise son regard.
_ Nous nous sommes beaucoup baladés ces derniers temps avec Edward. Et hier...On a été en forêt.
Elle grimace, mais me laisse poursuivre. Je commence à chercher mes mots.
_ Et ...bah, ensuite...
_ Ca a été bestial ? Propose-t-elle. (N/Caro : entre autre ! lol)
_ On peut dire ça. J'ai rien ressenti au début...Enfin ! Si, j'ai ressenti, mais...
_ Quand sont apparues les douleurs ? M'épargne-t-elle.
_ Ce matin, quand je me suis réveillée.
Je reprends un peu confiance en moi. Elle me pose d'autres questions, faisant un bilan depuis ma dernière séance de rééducation d'il y a plus de trois semaines.
_ Bon, et bien, on va faire quelques exercices. Annonce-t-elle en se dirigeant vers la table d'auscultation.
_ D'accord.
Je retire mon gilet, me retrouvant en t-shirt, mes chaussures suivent le même chemin.
Je m'installe, et après un premier bilan physique, Chloé me guide dans les mouvements. D'abord lentement, pour m'habituer, puis avec plus d'intensité.
_ Respire profondément. Me rappelle-t-elle à intervalles réguliers.
Je me laisse guider, sentant mon bassin faire des siennes, je grimace, mordant ma lèvre inférieure.
_ Ok, on va arrêter là, Bella.
_ Non, encore, Chloé, j'en ai marre de tout ça. Je veux que ça finisse.
_ Ce n'est pas parce que tu vas faire des séances comme celle-ci en grand nombre que tout va revenir tout seul. De toute façon, tu es trop stressée. Tu devrais penser à te relaxer.
Elle se détourne, me laissant m'assoir.
_ Tu dors bien quand même ?
_ Oui.
_ Pas d'inquiétudes particulières ?
_ Renéesmée qui entre à la fac, ça compte ? Je relève la tête. (N/Caro : nan tu crois ? ^^ *ironique*)
Elle hoche la tête en souriant.
_ Je comprends mieux d'où vient la nature stressée de Carlie. Avoue-t-elle.
_ Peut-être, mais je vais bien, à part ces douleurs. On reprend rendez-vous rapidement ? Combien de temps il reste encore d'après toi ?
Elle me scrute, réfléchissant.
_ Tu te débrouilles bien, Bells, bien sûr, l'idéal serait que cela dure encore, mais ça serait inutile dans ton cas. Tu devrais être tranquille d'ici Halloween. Conclut-elle.
_ Pff ! Encore deux mois !
_ A raison d'une tous les mois, ça te convient ? Sauf si tu as encore des douleurs.
Elle me désigne, du bout de son crayon.
J'acquiesce et attends sagement son papier bilan de la séance que je devrais remettre demain au docteur O'Neil qui me suit toujours.
_ Et, tu ne vas pas aimer, mais, garde le fauteuil ce soir et demain. (N/Caro : Ô non ! cruelle !)
_ Chloé ! Je frémis à la simple idée de me retrouver sur ce fauteuil roulant.
_ Bella, juste le temps que tes muscles se détendent ! Insiste-t-elle.
_ On verra.
_ J'appellerai ce soir pour vérifier. Promet-elle, et je sais qu'elle le fera.
J'ai une folle envie de lui tirer la langue, mais ça ferait puéril. (N/Caro : On s'en fou !)
_ Je te revois demain, alors. Le docteur O'Neil a hâte de te voir.
_ Je ne sais pas si c'est réciproque. Souris-je en la laissant ouvrir la porte.
Elle me raccompagne dans le hall, où Alice est assise, un magazine dans les mains.
_ Bella, ça serait bien aussi que...Edward et toi...C'est bien, ça te donne la pêche, mais vas-y mollo, quand même. (N/Caro : Merde ! Y a du tps à rattraper ! lol)
Je me sens rougir malgré moi. Je n'ai rien à lui répondre. Je hoche la tête, me détournant.
_ Salut, Bella. M'embrasse Alice en posant son magazine sur la table basse.
_ Salut.
Elle me prend la main, et m'entraîne vers sa Porsche nouvellement acquise.
_ Ne t'inquiète pas, ça va bientôt finir tout ça. Assure-t-elle en mettant le moteur en route.
Je souris et pose ma tête en arrière.
_ J'espère ! Alors, qu'as-tu prévu de me faire souffrir aujourd'hui ?
Je tourne la tête vers elle.
_ Rien de spécial, en fait. J'ai entendu ce que Chloé disait, tu as besoin de te reposer. On peut peut-être faire un tour pour les robes de mariée.
_ Quoi ? Je me redresse rapidement.
_ Oui, ça serait utile, tu ne crois pas ?
_ Je pensais que tu savais pertinemment ce qu'il me fallait, tu me déçois. La taquiné-je.
_ J'ai ma petite idée. Mais cette fois je veux... Elle me lance un regard hésitant.
_ Oui ?
Voir Alice ainsi n'est pas commun. J'attends, le regard posé sur elle. Elle fixe son attention sur la route avant de finalement soupirer pour répondre.
_ Je veux que cette fois tu participes pleinement. La dernière fois tu n'étais pas à fond dedans. Et j'ai la confirmation par Jasper que tu y es cette fois. On va faire ça à nous deux. Assure-t-elle.
_ Oh ! Euh...Si tu veux, oui. Mais tu sais comment je suis...
_ Je te rassure, je te donnerai les grandes directives, et tu feras les choix qui te conviennent. (N/Caro : J'ai un doute ? Négative ? Qui a dit que j'étais négative ?)
_ Tenu !
Je tends la main pour qu'elle la serre. En souriant, elle le fait, puis tourne le volant direction les grands magasins de Chicago.
_ Alors, tu dois voir ça en premier !
Dans ses yeux, je vois la lueur d'excitation. Je secoue la tête, elle adore faire son commandant.
Finalement, elle arrête sa voiture devant l'entrée de la plus chic boutique de mariage que je connaisse: Monique's L.
Sans un mot, je suis Alice. Une musique de fond nous accueille, en même temps qu'une femme en tailleur pantalon déambule vers nous.
_ Mesdemoiselles, bonjour, je m'appelle Amanda, en quoi puis-je vous aider ?
Elle nous guide jusqu'à un petit salon où les canapés de cuir bordeaux sont tous installés autour d'une table basse. Les rideaux sont tirés sur la grande fenêtre, créant un jeu de lumières apaisant. Je regarde autour de moi. Des paravents sont placés le long de la petite estrade face aux miroirs.
Je pose mon sac et ma veste sur le porte-manteau.
Au contraire, Alice commence à fouiner parmi les robes sur les premiers mannequins présents.
En souriant, je la regarde passer de l'un à l'autre et évaluer la forme, le tissu... Il me semble même qu'elle cherche des visions de moi dans les tenues qu'elle a devant elle.
_ Vous cherchez quelque chose en particulier ? Me demande Amanda.
Je me tourne vers elle, je sais que mes yeux brillent. Me trouver ici, entourée de tant de beauté, m'excite. J'ai l'impression d'être une enfant devant un cadeau de Noël.
_ Quelque chose de classique. Répond Alice.
_ Oui, voilà. Approuvé-je, en suivant Alice entre les mannequins.
Je passe les mains sur les différents modèles. Certains sont de couleurs peu communes, alors que d'autres sont d'un blanc immaculé absolument magnifique.
_ Vous n'auriez pas quelque chose de plus...Commence Alice en faisant voler quelques robes derrière elle.
Amanda se penche pour relever un tissu défait, les yeux inquiets de voir une telle tornade par ici. (N/Caro : La pauvre va faire une attaque ! xD) Je me laisse guider jusqu'à la porte à gauche, et me retrouve dans la grande salle où tous les modèles sont exposés.
_ Madame ! S'insurge Amanda et je retiens un fou rire.
La pauvre, Alice est lâchée.
_ Non, ça ne va pas. Il faut quelque chose de plus classique encore.
Je jette un œil à la robe bustier avec son cerceau gigantesque. Je frémis rien qu'à l'idée de la porter. Si je veux rester coincer les fesses à l'air devant l'autel, c'est exactement ce qu'il me faut. Je me détourne en entendant les exclamations d'horreur d'Amanda.
_ Madame ! C'est une collection très rare ! Vous ne pouvez pas les repousser d'un geste !
_ Si, ce n'est pas ce qu'il faut à mon amie. (N/Caro : Têtue la Alice ! Mdr )
Amanda se tourne vers moi, les sourcils arqués.
_ Je m'en remets à elle. Souris-je en lui tendant un voile qui était tombé.
_ Bella ! Viens voir ça ! S'écrie Alice à l'autre bout de la salle.
_ Mais voyons ! C'est fragile !
_ Bien sûr que c'est fragile, je ne suis pas débile ! Réplique Alice en se tournant, les mains sur les hanches. (N/Caro : cette fille est morte ! ptdr)
Elle me présente une robe à motifs en dentelles et perles brodées sans bretelles. Je regarde l'objet de loin. Je ne suis pas sûr que cela soit ce qu'il me faut.
_ Non, tu as raison. Approuve-t-elle en redonnant la robe à Amanda.
Celle-ci l'attrape presque au vol, et Alice danse littéralement vers le mannequin d'à côté.
Cette fois, c'est une robe plus osée, dirai-je.
Je m'approche lentement, détaillant la coupe légère, le bustier divisé en trois parties par des fines bretelles dans le dos. Brodée sur le devant, elle se relève sur le coup de pied, ce qui n'est pas négligeable pour moi, et la légère traîne n'est pas de mauvais goût.
_ Il s'agit d'une coupe d'inspiration africaine. Explique Amanda, jetant des coups d'œils inquiets à Alice.
Je souris, mais ne suis pas convaincue.
Je reste encore un instant immobile parmi toutes les robes, puis Alice vient me prendre par les poignets.
_ Tu vas obligatoirement trouver ton bonheur ! Promet-elle.
Effectivement, il y a différentes coupes, différents tissus. De la longue robe ajustée tout le long du corps, à celle de type 'empire'.
_ Je ne sais pas décider. Avoué-je.
_ Bella ! Tu es ici pour essayer ! Assène Alice en pointant du doigt une première robe. Celle-ci.
Amanda se précipite presque sur la toute juste désignée, et me conduit jusqu'aux paravents.
Je la remercie, et tout en me déshabillant rapidement, j'entends les remarques d'Alice sur telles ou telles robes, ou modes. Amanda essaie bien de suivre le rythme, mais Alice saute d'un sujet à un autre. Une fois en sous-vêtements, j'observe la robe avec scepticisme.
Par la tête ou par les jambes ? (N/Caro : La question qui tue ! DD)
_ Bella ? M'interpelle Alice, juste au même moment.
_ Euh ...C'est-à-dire que...
Alice ricane et passe derrière le paravent avec moi.
_ Comme ça. Dit-elle avec assurance en me faisant passer les jambes par-dessus la jupe, pour remonter le bustier le long de mon corps.
Elle le referme en un tour de main, et nous nous rendons compte qu'il n'est pas des plus adéquats. Certes, les dentelles habillent le satin, mais l'effet une épaule dénudée et le bustier qui monte haut sur le torse défait le charme de la robe.
Nous secouons la tête en même temps et la robe tombe au sol.
Alice me fait alors passer tout un tas d'autres robes. Tout en les enfilant, je lutte pour certaines à les attacher. Je retiens ma respiration, me contorsionne et manque de m'évanouir à chaque instant. (N/Caro : Tortuuuuurrrrreeeee!)
_ Mais ce n'est pas normal, Bella. Elles sont toutes à ta taille. Râle Alice, même si je sens qu'elle n'est pas si étonnée que ça.
Je fronce les sourcils et revêts celle qu'elle me tend. En satin, drapée et doucement évasée aux pieds, je sors enfin de derrière le paravent. En montant sur la petite estrade de deux marches, je me tourne et me retourne face aux miroirs.
_ Bella, c'est très joli. Assure Alice en positionnant la petite traîne correctement.
Je passe mes mains sur le tissu, sur mes côtes et mes hanches. Le tissu est agréable, on dirait de la soie. Et ma taille est bien soulignée.
Peut-être même trop soulignée.
Je passe encore une main sur mon estomac et mon ventre. Je fronce les sourcils. (N/Caro : Oh ! Oh !)
Ce matin, je n'avais pas fait attention à ce petit renflement...
_ Cela vous va à ravir. Assure Amanda, me ramenant à la réalité.
Je souris, mais redescends.
_ Non, ce n'est pas encore ce qu'il faut.
_ Mais je n'ai rien d'autres à vous proposer !
Elle penche la tête sur le côté, ses yeux pleins de questions.
_ Attendez, il y a peut-être …
Elle sort avant de finir. J'arque un sourcil interrogateur vers Alice. Elle a les yeux dans le vague. Je prends sa main, et son regard se pose sur moi avec un sourire.
_ Je crois que cette fois c'est parfait.
Elle claque un bisou sur ma joue et me guide vers les paravents.
_ Déshabille-toi, elle revient.
Je hoche la tête et défais la fermeture sur le côté. Tout en la retirant, je pose mon regard sur mon ventre. Depuis quand ai-je un petit ventre ? (N/Caro : IA !)
Je cherche dans ma mémoire, un reflet que j'aurais pu capter ces derniers temps et qui m'aurait montré ça. Au lieu de ça, des impressions fugaces me reviennent, un malaise, un surplus d'appétit.
_ Et voilà ! S'exclame Amanda en me tendant une robe.
Je rouvre les yeux rapidement, et sursaute, manquant de perdre mon équilibre.
_ Merci.
En satin souple, la robe tombe en corolle autour de mes pieds. L'ensemble est relevé par une ceinture et quelques broderies sur le bas. J'ajuste les petites manches sur mes épaules. Je ne peux ne pas penser que la ceinture cache le léger renflement de mon ventre sous le tissu. Je sors, et croise le regard joyeux d'Alice. Elle est plus qu'enthousiaste.
_ C'est ...Amanda reste sans voix.
Je me sens rougir, et montre l'estrade.
Alors je vois mon reflet. J'ai les cheveux fous à cause de ma journée, et mes joues un peu trop roses, mais la robe tombe parfaitement sur moi, comme si elle avait été cousue exprès.
Sans un mot, Alice pose le voile sur ma tête.
_ Le voile aussi est brodé. Légèrement. Commente-t-elle.
Dans sa voix, je sens bien qu'elle craque pour cette robe début du siècle.
Je reste à m'observer encore une seconde. Mais je sais que c'est celle-ci que je veux. Qu'Edward voudrait.
Je croise le regard d'Alice dans le miroir.
_ Je la prends. Affirmé-je.
_ Vous avez tout à fait raison. Triomphe Amanda en serrant ses mains contre elle, les yeux brillants.
_ Tu es vraiment très belle. Approuve Alice.
_ Merci.
Elle m'aide à redescendre et je vais remettre mon jean slim et mon t-shirt.
En revenant dans le salon, Alice est déjà en train de régler les détails.
_ Je viendrai la chercher bientôt.
_ D'accord, elle est à vous de toute façon. Et, toutes mes félicitations.
_ Merci.
Amanda nous tient la porte ouverte et nous sortons dans l'air moite de ce milieu d'après-midi.
Sans un mot, Alice et moi prenons d'un commun accord la rue piétonne, comme si c'était un moyen de nous remettre de ces heures chez Monique's L.
Nous nous prenons bras dessus, bras dessous et restons silencieuses. J'observe les gens autour de nous. Surtout des femmes qui viennent faire les boutiques même si elles ont passé leurs vacances à faire les magasins. Quelques enfants courent par-ci, par-là en riant.
_ A quoi tu penses ?
_ C'est la question d'Edward, ça ! Remarqué-je.
Elle sourit mais me fait comprendre qu'elle attend une réponse.
_ J'ai hâte. Expliqué-je alors.
_ De quoi ?
_ De montrer la robe à Edward, bien sûr !
_ Ne t'avise pas de lui dire comment elle est ! Ça porte malheur ! Me prévint-elle. (N/Caro : Basta aux malheurs !)
Je lève les yeux au ciel et m'assois sur un des bancs. Je grimace en sentant que les douleurs dans le bas du dos reviennent.
_ Tu as été silencieuse, pour une fois.
_ Tu aurais préféré quoi ? Que je râle ? Comme tu l'as dit, je veux me marier cette fois. Je veux participer à tous ces préparatifs.
_ J'imaginais que tu serais plus enthousiaste quand même.
_ Alice Cullen ! Tu n'es jamais contente ! Ris-je.
_ Bien sûr que je suis toujours contente ! Je mène la vie que je veux, j'ai un amant extraordinaire et ma meilleure amie va se marier avec l'homme de sa vie ! Fait-elle avec emphase.
_ Tu as raison.
_ Et une autre chose sur laquelle j'ai raison, c'est que tu es pensive. Presque inquiète.
Je ne la regarde pas directement, mais du coin de l'œil. Qu'a-t-elle vu des pensées que j'ai ? De mes questions.
_ Je m'inquiète pour Renéesmée. Dis-je.
_ Bah ! Tu la connais, elle ne risque rien.
_ Oui, mais avec le combat d'hier, j'ai quand même peur.
_ Ne t'en fais pas, je te dis. Ta fille va très bien, je la surveille. (N/Caro : pauvre Ness!)
Je ricane.
_ J'espère qu'elle ne s'en rendra pas compte. Elle pourrait bien faire de toi de la chair à pâté.
_ Qu'elle essaie donc ! Je suis sa tante, elle ne peut rien me faire !
Nous rions, tout en nous relevant pour rejoindre sa voiture. En passant devant un stand de Hot-Dog, mon estomac se réveille. Je me rappelle ne pas avoir mangé depuis ce matin, et m'arrête pour en acheter.
_ Deux ? S'étonne Alice en arquant un sourcil. (N/Caro : Quel appetit ! Elle mange pour deux...voire trois...*sifflot*)
_ Et bien ….Oui.
Je me sens un peu coupable, mais en un rien de temps, les deux sont engloutis. Je sens le regard d'Alice sur moi, comme si elle évaluait quelque chose. Je n'ai pas le temps de l'interroger plus qu'elle pose une de ses questions.
_ Alors, tu veux emménager où avec Edward ?
_ Quoi ?
_ Tu crois que je n'ai pas vu ce que tu avais en tête l'autre soir ? Concernant cette envie de n'être que tous les deux. Tu vas quand même pas nous abandonner, hein ? !
_ Alice ! C'est une idée que j'ai lancé, mais nous n'allons pas la mettre en application tout de suite ! Et puis, de toute façon, maintenant j'ai la maison pour moi seule.
Elle reporte son regard sur la route avant de hocher la tête, satisfaite.
_ Ça me va ! Alors, pas d'université non plus ?
_ Il va bien falloir que je fasse quelque chose ! Je vais m'ennuyer sinon. Lui rappelé-je.
Elle semble étudier ma remarque, puis finit par accepter ce que je dis. Qu'est-ce qu'elle a à tout vérifier comme ça à travers des visions ? !
_ Nous on va au lycée encore cette année. Dit-elle.
_ Ah bon ? Je pensais que tu en avais marre.
_ Bah ! Une année en plus ou en moins. Et puis, sinon, ta fille va croire qu'on l'espionne.
_ Ce que tu ne fais pas déjà. Lui rappelé-je.
_ Seulement pour sa sécurité. Se défend-elle en quittant sa voiture, devant chez moi.
De mon côté, je descends plus doucement de la voiture. J'ai vraiment très mal. Je crois que Chloé a raison, ce soir, c'est fauteuil.
Je soupire en ouvrant la porte de la maison, et guide Alice vers le salon. En me tournant vers elle, je vois son regard sur la porte de ma chambre.
_ Tu devrais le prendre un peu, Bella.
_ Je vais m'assoir dans le canapé pour parler avec toi, puis ce soir, quand j'aurai besoin de bouger, je le prendrai. Promis-je.
_ D'accord ! Donc, tu veux quoi comme cours ?
_ Euh … Je n'ai pas réfléchi encore.
_ Je crois qu'Edward se plairait en Littérature anglaise.
_ Alice, laisse-moi choisir, tu veux ?
_ Oups ! Bien sûr !
Je secoue la tête, et décide de me prendre une tasse de thé. Alice me suit jusque dans la cuisine, soupçonneuse.
_ Alors, si on parlait organisation, maintenant ? Demande-t-elle une fois que nous sommes assises autour du comptoir dans la cuisine.
Je la regarde par-dessus ma tasse,
_ Organiser quoi ?
_ Bah ton mariage ! Certes, nous avons ta robe, et les invités...
_ Quels invités ?
_ Dois-je te rappeler que j'ai des visions ? Et ces visions me disent quand tu décides de laisser les Denali venir, ou ton père. (N/Caro : ça c'est Alice ! lol)
Elle me parle comme si j'étais une demeurée. Je soupire et repose ma tasse sur le comptoir.
_ Pourquoi es-tu en train de tout précipiter ?
_ Je ne précipite rien ! Seulement, pourquoi attendre pour vous marier ? Non seulement c'est une occasion de faire la fête. Je lève les yeux au ciel, je la reconnais bien. Et puis tu en as tellement envie, j'ai pris mes sources chez Jasper, que ça serait ridicule d'attendre plus.
Donc 2+2=4. Cqfd.
Je la regarde dans les yeux, j'ai appris à "lire" Alice, du moins autant que possible chez un vampire lutin. Il ne me semble pas lire autre chose que la vérité dans son regard.
Et puis, de toute façon, ses arguments ne sont pas mauvais.
Au moment où je pense cela, je vois son sourire triomphateur.
_ Alors, à quoi penses-tu ? Cédé-je.
_ Tu as ta robe, mais moi non ! Et puis, qui sera ta demoiselle d'honneur ?
Je secoue la tête.
_ Comme si tu ne le savais pas !
_ Tu n'as pas encore pris ta décision. Contre-t-elle.
_ Vous trois, voyons ! Qui d'autre ?
_ Ça aurait pu être Chloé aussi !
_ Alice Cullen ! Dis-je avec emphase.
_ D'accord, alors voilà à quoi je pense comme robe.
En un clignement d'œil, elle a disparu, puis réapparu avec un bloc note. Je ne m'étonne même pas de la voir si outillée.
Elle l'ouvre consciencieusement à la première page, place le bout de son stylo entre ses dents et me fixe avec attention.
_ Commençons par ta fille, elle est ta première demoiselle d'honneur ?
_ Euh ...Pourquoi pas, oui...Parce qu'il y a un ordre ?
_ Disons que c'est le cas.
Alors elle se penche sur sa feuille, et je ne vois presque plus sa main, tellement elle va vite. Ses lèvres bougent aussi, mais je n'entends rien. Je me contente alors de ne penser à rien. Je m'appuie au dossier de mon tabouret, le regard sur la première ligne d'arbres au loin. Je me détends, bercée par les coups de crayons d'Alice.
_ Oh ! Bella, tu es avec moi ou pas ?
La main glacée d'Alice me secoue doucement l'épaule, je me redresse, et croise son regard rieur.
_ Je ne sais pas où tu étais, mais tu avais l'air bien.
_ Je suis restée comme ça longtemps ?
_ Depuis que je me suis mise à dessiner la robe de Ness, oui.
_ C'est-à-dire ?
_ Cinq minutes, Bella, pas de panique. Mais tu es sûr que ça va ?
_ Oui. J'étais ailleurs, c'est tout. Alors, cette robe ?
Je gigote sur ma chaise pour reprendre mes esprits. Et mes yeux se posent sur la feuille devant Alice.
_ Euh, Alice, je ne suis pas tout à fait sûr que ça soit ce qu'il faut... Hésité-je en contemplant, ahurie, la longue robe bouffante du dessin.
_ Elle sera pourtant ravissante là-dedans !
J'arque un sourcil. Certes, Renéesmée pourrait être jolie dans cette robe, surtout sous la conduite d'Alice, mais ma fille refusera de jamais porter ça. (N/Caro : Ouais c'est pas le style^^)
_ Alice, sois réaliste. Autant lui choisir une robe dans laquelle elle se sentira à l'aise.
Alice pose le regard sur la feuille, et se laisse à nouveau emportée par son imagination. Je me force à suivre l'évolution. Les manches bouffantes disparaissent, et deviennent une étole presque transparente cousue à même le drapé de la robe.
Je me penche un peu plus par-dessus le comptoir,
_ Attends, ce n'est pas fini ! Râle-t-elle en cachant d'une main son œuvre.
Je soupire, et me réinstalle. Sans y penser, mes doigts tapent sur le comptoir, marquant le temps qui passe.
_ Tadam ! Fait-elle en tournant la page vers moi.
La robe tombe au sol, en ce que j'appellerai des plis, faute d'autres mots. Il y a même une indication de couleurs. Parme.
_ Pourquoi n'as-tu pas fait ça tout de suite ?
_ Peut-être parce que je voulais voir en vrai la tête que tu ferais ! (N/Caro : mdr)
_ Méchante ! Je lui tape le dos de la main, alors qu'elle se remet de son fou rire. En tout cas, le parme est très joli.
_ Merci.
Les minutes qui suivent, nous les passons à imaginer la robe que Rosalie pourrait mettre. La pauvre se voit affubler de chapeaux plus pittoresques les uns des autres, quoiqu'ils pourraient ressembler à des chapeaux de son temps humain...
_ Et pourquoi pas une robe des années folles ? Avec des froufrous ? Propose-t-elle en dessinant ce à quoi elle pense.
Je retiens un fou rire en voyant le chapeau. Enfin, le truc qu'Alice pose sur la tête de ma future belle-sœur.
_ Alice, on croirait que c'est moi qui ai dessiné ! Rose va m'en vouloir à mort, si elle voit ça. Me plaignis-je.
_ Pff, petite joueuse ! Bon alors comme ça, ça te va ?
La robe à paillettes courte devient une robe longue, type empire, à fines bretelles et une ceinture sous la poitrine pour évaser quelques peu le reste du corps.
_ Quelle couleur tu veux lui mettre ?
Alice relève la tête vers moi, semblant réfléchir.
_ Un violet ?
_ Soit. Et toi ?
_ Moi je me vois bien en un...Fuschia ! Annonce-t-elle avec enthousiasme.
_ Il n'y a que toi pour porter de telles couleurs ! Cédé-je.
_ Tttt ! Tu t'y habitueras. Assure-t-elle et un sentiment d'effroi me parcourt. (N/Caro : pas sûr...)
OoOoOoOoOoO
Je sors de la douche quand le téléphone sonne dans le salon. Je m'enroule d'un drap de bain et vais répondre en courant.
Juste avant que la troisième sonnerie ne s'arrête, je décroche.
_ Allô ?
_ Coucou maman.
_ Renéesmée !
Je m'assois, sentant un certain soulagement à l'entendre.
_ Comment vas-tu ? Tu es bien arrivée ? Et ta première journée ?
_ Wow ! Attends, si tu parles autant, je ne pourrais rien dire ! Rit-elle à l'autre bout du fil.
_ Oui, tu as raison. Je suis contente de t'entendre.
_ Et je ne suis partie qu'une journée !
_ Dis donc ! Fous-toi de moi ! Je te signale que ça ne fait que quelques semaines que nous nous sommes retrouvées.
_ Je sais.
L'allégresse dans sa voix diminue à mes paroles. Je me frappe le front d'une main et retourne dans la salle de bain, enfiler un peignoir.
_ Alors, comment s'est passée ta première journée ? Demandai-je en allant à présent dans ma chambre.
Je m'installe dans le rocking-chair, les cheveux mouillés.
_ Parfaite ! Edward avait raison, pour les cours, l'université c'est génial ! Tu verrais ça, on est des milliers, et personne ne connait personne. J'ai pas vu une seule même personne dans tous mes cours. Oh ! Et le parc n'est pas loin, et plutôt vaste, c'est trop adorable.
Je souris, écoutant le bonheur dans la voix de ma fille. Depuis le temps qu'elle rêvait de se consacrer à ses passions. Dorénavant elle en a l'occasion, et la fierté pointe dans mon cœur.
_ Le prof de littérature allemande est nul à chier, mais il paraît qu'il y en a un autre, je vais sûrement aller voir à quoi il ressemble, et je m'inscrirai dans le meilleur cours. (N/Caro / c'est bien Ness ça !)
_ Excellente idée. Mais alors, tous tes cours ne sont pas déjà fixes ?
_ Non, j'ai un emploi du temps aléatoire, et je peux choisir mes profs.
_ Et bah ! Il n'y a plus qu'à se mettre à travailler.
_ Oui, c'est pour ça que je vais à la soirée de rentrée des confréries ça pourrait être drôle.
Pourquoi je n'aime pas l'idée ?
_ Renéesmée …
_ Maman ! Zen ! Ce n'est qu'une soirée de rentrée. Et puis, je ne suis des plus influençables.
Je grimace. Elle a raison. (N/Caro : Et ouais maman !lol)
_ Et Ian, il vient...
_ Demain soir. J'ai trop hâte ! Tu verrais l'appartement est deux fois trop grand pour deux, alors à moi seule !
_ Tu as pris l'habitude d'habiter seule, fais attention à ne pas trop te disputer avec lui.
_ Oui maman ! Soupire-t-elle et je l'imagine à lever les yeux au ciel. Même si je me suis un peu étalée, c'est vrai.
_ Je n'en doute pas, ma chérie. Et tes hanches ?
_ J'ai eu un peu mal, c'est la fatigue je pense. J'ai pas beaucoup dormi ces derniers temps. Et toi ?
Je pose mon regard sur le fauteuil plié dans le dressing.
_ Très bien ! Chloé m'a prescrite encore deux séances de rééducation, demain je vois le docteur. Et ensuite à moi la liberté ! Scandé-je.
_ Super ! Oups ! J'ai pas vu l'heure. Maman, je te rappelle ce week-end, d'accord ?
_ Oui, amuse-toi bien.
_ Merci. Je t'aime, maman.
_ Je t'aime aussi...
Nous raccrochons, et il me semble avoir entendu du bruit derrière ma fille. Je souris, frissonnant sous mon peignoir. Elle a enfin le droit de vivre ce à quoi elle a droit.
Je bâille, me sens courbaturée.
Je me lève avec effort. Décidément, j'ai mal partout. Et vais chercher mon fauteuil à regret.
En voyant qu'il n'est par encore l'heure de dîner, je décide de faire une sieste. De toute façon, je m'endors debout.
Je m'allonge alors dans mon lit, et me recroqueville sous la couverture.
_ Bella.
_ Hum...
La voix tendre d'Edward me parvient à travers les dernières limbes de sommeil. Je me retourne contre lui, posant, les yeux fermés, ma tête sur son torse. Edward me serre contre lui, inspirant l'odeur de mon shampoing.
_ Tu m'as manqué. Murmuré-je en me réveillant doucement.
_ Toi aussi. Il embrasse mon front.
_ Bonne chasse ?
_ Excellente.
Je hoche la tête, satisfaite.
Un moment de silence s'installe, rompu par la question inquiète d'Edward.
_ Ça n'a pas été aujourd'hui ?
_ Si, pourquoi ?
Je redresse la tête vers lui, cette fois. Il n'y a pas que dans sa voix que l'inquiétude s'est installée. Il replace derrière mon oreille une de mes mèches de cheveux.
_ Ton fauteuil est sorti. Et tu es au lit avant même d'avoir diné. Constate-t-il.
_ J'ai eu besoin de me reposer quelques minutes.
_ Minutes ? Bella, tu sais l'heure qu'il est ?
_ Quelque chose comme dix-neuf heures, non ?
_ Plutôt vingt heures passées.
_ Quoi ?
Je me redresse tout à fait, mon peignoir tombe sur mes épaules, mes cheveux sont emmêlés sur mes épaules.
_ Déjà ? Mais …
_ Je suis rentré tard, pardon. Josh nous a trouvés et nous l'avons suivi pour une chasse aux nomades.
_ Ce n'est pas grave. Tu as le droit... Je ne pensais simplement pas dormir autant.
_ Tu as mal dormi hier soir, c'est peut-être ça.
_ Oui...
Mais j'en doute. D'habitude je peux tenir, même en ayant du sommeil en retard. Et puis je ne dors pas à si peu d'heures avant l'heure normale. (N/Caro : des symptômes que je connais...)
_ Bella, ce n'est rien. J'ai cru que tu étais malade, c'est tout.
Edward pose ses lèvres sur les miennes. Il se veut rassurant. Il prend mes mains dans les siennes, et soude son regard au mien. Je souris et le rassure.
_ Non, je vais bien. La journée a peut-être été plus dure que prévu.
_ Demain, tu pourras te reposer. Ce week-end, tu veux qu'on fasse un voyage ?
_ Un voyage ?
Cette fois mon sourire est réel.
_ Oui. Enfin, si tu te sens suffisamment apte.
_ Quelle idée ! Bien sûr ! Ça ne pourra que me faire du bien. Alors, on irait où ?
Il se penche sa bouche frôle la mienne, et remonte le long de ma mâchoire, vers mon oreille.
_ Qui sait ? Là où l'avion atterrira.
Mon cœur s'emballe dans ma poitrine. Mon souffle se coupe dans ma gorge.
_ J'adore l'idée. Affirmé-je. (N/Caro : Moi aussi ! lol)
_ Tant mieux.
NOTE: simplement pour vous conseiller un écrit. Vous connaissez déjà l'auteur et ses fictions, maintenant découvrez ce qu'on pourrait qualifier de roman. Et oui ! Vous avez deviné, Anghjulina vous attend sur son blog (à trouver sur mon profil). Laissez-lui un petit message.
Et puis, je vous dis à dans quinze jours ;)
Bisous
