Fin des examens à la fac ! Enfin du temps libre, et enfin les vacances ! Je vous devais bien un chapitre. J'ai récemment découvert comment consulter les stats de mon profil et de mes histoires, et je me suis rendue compte du nombre de personnes qui lisent en fait cette histoire... No pressure ! None at all ! En fait si. Les yeux me sont sortis de la tête, et je me suis mise à écrire dans l'heure qui a suivit. Enfin... Voici donc la suite.

Je ne possède ni Le Seigneur des Anneaux, ni Rurouni Kenshin.

Ceux-ci appartiennent respectivement à J.R.R. Tolkien et Nobuhiro Watsuki.

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Kenshin pouvait entendre un son très rare juste à ses côtés, une légère discontinuité dans la respiration de sa femme qui ressemblait presque à un rire.

« Tu devrais fermer la bouche Kenshin, ou ce n'est pas que de la poussière que tu risques d'avaler. »

La voix profondément amusée de Boromir le fit reprendre ses esprits légèrement. Si légèrement en fait que cela ne fit que lui faire fermer la bouche, mais ne le fit pas décrocher son regard ébahit de l'immense et olympienne cité blanche devant lui.

« … C'est grand...

- Ah... Il m'avait semblé que Aragorn m'avait parlé de ta... Crainte dirais-je, des bâtiments majestueux, dit Gandalf de manière assez distraite. »

Kenshin hocha la tête sans vraiment avoir entendu son nouveau professeur. Ils se tenaient devant les portes de la cité, et le jeune Istar n'avait cessé de fixer la merveille architecturale depuis qu'elle était arrivée en vue. Pour se rendre compte du choc qu'une telle ville blanche sculptée dans la montagne ait put lui faire, il faudrait préciser que, de part sa taille, elle était devenue visible il y a déjà un moment de cela, et n'avait cessé de s'agrandir au fur et à mesure qu'ils s'étaient rapprochés. Autant dire que le choc et les yeux du jeune homme avaient grandis avec la ville.

La porte immense leur fut ouverte, et Kenshin s'efforça de reprendre ses esprits, car Gandalf partit immédiatement au galop à travers les rues de la ville, suivit par Boromir, allant juste assez lentement pour ne pas bousculer ou piétiner les passants. Bien qu'il ait grandement amélioré ses capacités à cheval durant les quelques jours qu'ils avaient passé sur la route, il ne pouvait se permettre de n'être qu'à moitié concentré sur où il allait dans une situation aussi difficile pour Sil'ivren. Ils ne ralentirent pas le rythme de toute la montée, et le jeune Istar écoutait le souffle de sa jument, cherchant le moindre signe d'une respiration anormalement forcée.

Il ne pouvait avoir qu'une brève impression des habitants qu'ils croisaient. La plupart étaient habillés de couleurs sombres, et il pouvait voir que la plupart des femmes portaient des voiles ou des capes leur couvrant la tête. Seules les plus jeunes n'en portaient pas, préférant une coiffure sévère, tel des chignons dont aucun cheveux ne dépassait. Ce qu'il pouvait voir de la ville était noir, blanc et crème, grouillant d'activité. Il n'avait pas encore vu une population d'une telle importance dans ce monde, et il était certainement moins peuplé que le sien, mais Minas Tirith était une ville vivante, citadine, et non pas composée d'un rassemblement de paysans et de quelques artisans. Il put voir de nombreux magasins d'artisanat durant leur monté, vendant armes, papier et encre, herbes, et bien d'autres nécessitées encore. Tous les gens qu'ils passaient à toute vitesse faisait des grands signes de joie à la vue de Boromir, leur capitaine, et pour la première fois, Kenshin put voir à quel point son ami était apprécié du peuple qu'il souhaitait tant protéger.

Ils arrivèrent au sommet de la ville où se trouvait une gigantesque esplanade avec la forme d'un cercle, puis d'une pointe qui faisait face à un paysage sombre et menaçant. Le cercle était séparé en quatre parties de gazon de surfaces égales, et au centre se trouvait un arbre blanc qui semblait tout à fait mort. La ville blanche habitée d'une population aux vêtements sombres rejoignait le ciel à un endroit tout aussi divisé. À l'Est, le ciel était couvert de nuages noirs traversés parfois par des éclairs, à l'Ouest le ciel était bleu, mais parsemé de nuages, et si lumineux qu'il en paraissait presque blanc. Kenshin, dans un moment de poésie soudaine, ne put s'empêcher de voir dans cette ville et ce ciel ce qui faisait la nature humaine dans toute sa monstruosité et pourtant toute sa beauté, et souvent sa bonté. Il semblait si adapté que ce fut une ville humaine qui se trouva sous ce ciel noir et blanc.

« Au Mont Yudono
partout l'on marche sur l'argent
et coulent les larmes. »

Gandalf et Boromir se tournèrent vers Kenshin, l'un en levant un sourcil, l'autre le regardant avec curiosité devant l'utilisation soudaine de son propre langage, alors que le jeune homme lui-même semblait surprit de s'entendre dire cela. Tomoe sourit et répliqua en japonais également.

« Neige lui sied
mais brume pourprée tout autant
au Mont Tsukuba. »

Kenshin fit un sourire presque invisible. S'étant prit au jeu, et étant pourtant surprit de se souvenir de tant de poèmes venant de ses rares lectures, il répondit.

« Il n'y a plus ni ciel ni terre
rien que la neige
qui tombe sans fin.

- Et pourtant les ombres humaines parsèment le blanc pur de la ville, n'est ce pas ? »

Kenshin sourit un peu plus largement, peu surprit que sa femme ait remarqué la même chose que lui. Pippin, qui était descendu de cheval, les regarda avec curiosité alors qu'ils faisaient de même.

« Voilà bien une belle langue. Pensez-vous que je pourrais l'apprendre ? Et peut-être la voir écrite ? S'agissait-il de poésie que vous disiez là ? »

Tomoe sourit légèrement devant l'enthousiasme du Hobbit, et prit sur elle pour lui répondre et ne pas rester silencieuse comme elle en avait l'habitude.

« Il s'agit bien de poésie Pippin-san. Peut-être pourront nous vous apprendre à parler et à écrire notre langue quand nous en trouverons le temps. Si vous voulez bien de moi comme professeur bien sûr...

- Bien sûr ! Je suis certain que vous êtes un excellent professeur Dame Tomoe ! »

La jeune elfe n'en était pas aussi certaine. Par bien des côtés, les Hobbits lui rappelaient des enfants, or, Kenshin avait toujours été plus doué avec les enfants qu'elle. Elle-même parvenait à peine à sourire, et ne savait pas comment les occuper. Kenshin, lui, savait les amuser, et sa patience envers eux était infinie. Pippin n'était pas un enfant toutefois, et elle espérait que cela ferait une différence et lui rendrait les choses plus faciles.

Ils étaient arrivés devant une grande porte sombre et arrondie. Gandalf s'arrêta brusquement devant l'entrée et posa son regard bleu sur Pippin.

« Écoutez attentivement. Le seigneur Denethor est un homme désespéré de sauver son pays. Il ne serait guère sage de faire mention de Frodon. Ni de l'anneau... Et ne dites rien sur Aragorn. »

Il s'apprêta à entrer, avant de s'arrêter et de se tourner une fois encore vers le Hobbit.

« En fait il serait mieux que vous ne parliez pas du tout, Peregrin Touque. »

Le Hobbit hocha la tête d'un air nerveux, et fut immédiatement rassuré par la main solide de Boromir sur son épaule, et celle légère de Kenshin sur sa tête. Il leva les yeux vers les deux hommes et Boromir sourit.

« Ne t'inquiète pas, laisse nous parler et tout se passera bien. »

Pippin leur lança un regard reconnaissant.

La porte fut poussée, et les deux Istari, le capitaine humain, le Hobbit et la jeune femme elfe entrèrent dans la salle du trône. L'endroit possédait une architecture surprenante, toute faite de colonnades noire, d'arches noire et blanche, et entre chaque colonne se trouvait des statues blanches éclairées par des fenêtres. Le sol était en dalles lisses et brillantes couleur crème, parfois décorées de motifs. L'ambiance était immobile, figée. Comme si le temps lui même s'était arrêté, et les rayons de lumière entrant des fenêtres faisaient comme des colonne supplémentaires, donnant à l'air même un aspect solide. La salle se terminait en un demi-cercle d'où partait un escalier noir et un couloir blanc. Derrière le trône noir, se trouvait le motif immaculé de l'arbre de Minas Tirith, gravé dans le marbre même du mur. Comme le reste de la cité, cette salle était construite sur un contraste de noir et de blanc.

Gandalf marchait à l'avant, Kenshin juste derrière lui à sa droite, avec sa femme à ses côtés, et Boromir au même niveau que lui à sa gauche, avec Pippin juste derrière eux, à peine visible et semblant vouloir le rester. Il arrivèrent au niveau du trône, pour y découvrir un regard bleu sombre observant leurs mouvements. L'homme devant eux était grand, du moins du point de vue de Kenshin, Tomoe et Pippin. Ses longs cheveux gris, encore parsemés de mèches noires, étaient ondulés et tirés en arrière avec soin. Son visage était rasé, et sa peau ridée par l'âge et la fatigue. Il portait un vêtement noir avec une fourrure argentée, et avait un air sombre et sévère. Ses yeux semblèrent s'éclaircir cependant lorsqu'ils se posèrent sur Boromir, et un sourire étira sa bouche.

« Boromir, mon fils ! Quelles nouvelles as-tu à m'apporter après une si longue absence ?

- Mon père. Je suis heureux de vous revoir et de vous trouver en si bonne forme. Vous connaissez Gandalf, mais laissez moi vous présenter son élève, Kenshin Himura, avec son épouse Tomoe Himura, ainsi que Peregrin Touque. »

Boromir poussa Pippin un peu plus en avant, pour que Denethor puisse le voir. Les yeux de l'intendant, cependant, ne firent que glisser sur eux tous avant de se poser sur son fils aîné à nouveau. Boromir y reconnu l'éclat avide qu'il y avait vu des mois plus tôt, quand son père lui avait parlé du message qu'il avait reçu de Rivendell et de ses soupçons à propos de la réapparition de l'anneau. Le capitaine du Gondor ne put s'empêcher de se demander avec dégoût si son regard avait ressemblé à cela lorsqu'il avait été sous l'emprise de cet objet à l'allure innocente, et pourtant si maléfique.

« Pour ce qui est de l'anneau, mon père, je crains ne pas avoir eut l'occasion de m'en approcher. Son porteur était déjà partit, prêt à le détruire, et accompagné d'une troupe d'elfes, bien avant mon arrivée chez le seigneur Elrond. »

Kenshin dut se retenir se jeter un regard incrédule à Boromir. Pippin, lui, ne put s'en empêcher. Sa petite taille, et le peu d'intérêt que l'intendant leur portait, cependant, fit que son erreur passa inaperçue. Tomoe et Gandalf restèrent impassibles.

« Cet homme a osé ! Veut-il garder loin de nous la seule arme capable de nous défendre de l'ennemi à nos portes ?

- Ce n'est pas le cas. Il m'a semblé comprendre que l'ennemi avait tenté de frapper la cité elfe, et les cavaliers noirs ont tentés de s'en prendre à la dame Arwen, fille unique du seigneur des lieux. Elrond a refusé qu'un objet d'une telle noirceur (l'intendant fit entendre un reniflement dédaigneux) ne reste dans sa cité plus longtemps. J'ignore quels chemins le porteur de l'anneau va prendre, et même de qui il s'agit. Si je viens aujourd'hui, c'est pour vous apporter d'autres nouvelles plus graves encore. »

Le regard de l'intendant était sceptique alors que Boromir faisait signe à Gandalf de prendre la parole.

« Denethor, fils d'Ecthelion, je suis venu vous prévenir. La guerre est imminente, et l'ennemi est déjà à votre porte... L'Isengard est tombé, et les représailles du Mordor vont vous atteindre en premier. En tant qu'intendant vous avez la charge de défendre cette cité. Où sont les armées du Gondor ? Vous avez encore des amis, vous n'êtes pas seul dans cette bataille. Envoyez un message à Théoden du Rohan, allumez les feux d'alarmes ! »

Le regard sombre de l'intendant transperça Gandalf de part en part tant il était haineux, et Boromir fit presque un pas en arrière tant il ne reconnaissait pas son père dans cette expression. Son père était fier, et ne supportait pas qu'on lui dise ce qu'il devait faire, mais cette haine n'était point normale. De la colère eut été normale... Pas ce regard presque empoisonné.

« Vous vous croyez sage, Mithrandir ? Malgré toutes vos subtilités, vous n'avez pas de sagesse. Croyez-vous que les yeux de la tour blanche soient aveugles ? J'en ai vu plus que vous ne savez. J'ai vu votre entrée dans le Rohan. Avec votre main gauche, vous voulez m'utiliser comme bouclier contre le Mordor, et avec votre main droite, vous cherchez à m'évincer ! Je sais qui chevauche aux côtés de Théoden du Rohan ! Oh oui... Mes oreilles ont eut vent de cet Aragorn, et Denethor cracha le nom comme on cracherait une glaire, fils d'Arathorn, et je vous le dis sans détour... Je ne m'inclinerais pas devant ce rôdeur du Nord, dernier d'une lignée en haillon et depuis longtemps privé de sa seigneurie ! »

Il n'avait pas crié. Non. Il avait forcé sa voix à rester au même niveau sonore tout le long, tout en ayant le ton le plus insultant que Kenshin ait jamais entendu. Tomoe, qui avait vu son mari se tendre en entendant la façon dont l'intendant avait prononcé le nom de son ami, mit une main dans celle du jeune homme, et la serra légèrement pour lui rappeler de garder son calme. Sans doute que Denethor n'aurait pas osé continuer sa tirade s'il avait remarqué les yeux dorés posés sur lui avec une colère froide. Gandalf resta calme.

« Vous n'avez en aucun cas le pouvoir de refuser le retour du roi, Intendant. »

Denethor se leva, son visage déformé par la rage.

« Les rênes du Gondor sont à moi ! Et à personne d'autre ! »

Pippin regardait cet homme, rendu presque inhumain par des sentiments laids et dégradants tels que l'avarice et la jalousie, avec choc et un peu de peur. Boromir le regardait comme s'il s'agissait d'un inconnu. Tomoe avait détourné les yeux, et Kenshin regardait par dessus l'épaule de l'intendant, ses yeux dorés brillants de colère. Les traits de Gandalf se durcirent, et il fit demi-tour, dans une danse circulaire de robes blanches.

« Venez. »

Kenshin le suivit immédiatement, et Tomoe fit de même. Pippin hésita un instant, mais les suivit enfin. Boromir resta en arrière. Il jeta un regard dégoûté à son père.

« Mon respect pour vous était déjà mis à mal par votre façon de traiter mon frère de manière indigne, mais j'ai toujours pensé que vous faisiez ce que vous pensiez être le mieux pour le Gondor, et mon amour pour vous m'empêchait de vous faire des reproches ouvertement. Mais mon estime pour vous vient de chuter comme jamais. Aragorn est un homme bon, un homme d'honneur et de courage. Ainsi qu'un ami de confiance. Il fera un roi excellent. Et vous ressemblez actuellement à un vieil homme avide, et pas au père qui m'a élevé. »

Sur ce, Boromir fit demi-tour, laissant derrière lui un père abasourdi et figé dans le silence.

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« Je te demande de réduire la quantité d'énergie nécessaire dans un bouclier de cette dimension Kenshin. Pas d'en réduire la dimension en utilisant la même puissance.

- Mais je ne comprend pas... Je cherche à réduire la quantité d'énergie dans ce bouclier, mais je le vois réduire et je fatigue toujours aussi rapidement !

- Tu ne dois pas te dire que tu veux réduire l'énergie du bouclier, tu dois te concentrer sur le fil d'énergie qui s'échappe de toi. Le but de cet exercice est que tu parviennes à sentir d'où vient ta magie, par où elle part, et de contrôler les passages par lesquels elle passe. Il s'agit aussi d'améliorer ton endurance. »

Kenshin relâcha un puissant soupir, alors que la boule lumineuse flottant devant lui semblait clignoter, puis disparut dans des flammes oranges. Le jeune homme posa son front brûlant et en sueur sur la table en bois se trouvant entre Gandalf et lui. D'un œil, il regarda par la fenêtre de la pièce où ils se trouvaient. Dehors, la nuit était tombée. La tempête venant du Mordor n'avait cessé d'avancer tout le long de l'après midi, et avait à présent complètement recouvert les étoiles. Les combats commenceraient bientôt. Il jeta un regard suppliant vers Gandalf, mais le vieil Istar ne fit que lui répondre par un regard sévère.

Kenshin soupira, se redressa, et recréa la boule ronde de lumière en face de lui. Il fit de son mieux pour ignorer les ricanements de Boromir de l'autre côté de la pièce, et la voix douce de Tomoe expliquant les rudiments du japonais à Pippin. Il poussa l'énergie, non plus brûlante à présent, mais chaleureuse et réconfortante, en avant. Il imagina une forme ronde devant lui, et la lumière rouge aux éclats oranges prit la forme souhaitée. Il s'agissait à présent de rendre les parois du bouclier plus fines, et pour cela réduire la quantité d'énergie utilisée, tout en conservant sa taille.

Jusqu'à présent, il n'était parvenu qu'à réduire la taille de la sphère, mais sans réduire la quantité de magie épuisée, ne faisant que la concentrer dans un espace plus réduit. Son premier essai s'était fini par une explosion, et la couleur noire de la table, ainsi que le bout brûlé de la barbe de Gandalf, en étaient les preuves. Autant dire que Boromir et Pippin avaient éclatés de rire.

Il chercha d'où partait sa magie, et après un moment, il réalisa qu'il sentait sa magie circuler, suivant des courants organisés. Il ferma les yeux pour mieux se concentrer. Il pouvait sentir sa propre aura autour de lui, et remarqua qu'elle semblait être constituée de plusieurs couches successives. Sa magie et son chi, qu'il parvenait à présent à différencier, circulaient dans son corps, mais également dans l'aura l'entourant. Il fronça les sourcils tant la sensation était étrange. Il lui semblait pouvoir sentir les choses autour de lui comme s'il les touchait physiquement, alors même que la seule chose directement en contact avec lui depuis qu'il s'était redressé était sa chaise. Son aura était presque autant une partie de son corps que ses bras et ses jambes, et il ressentait une fuite de magie un peu en avant de son corps physique.

Trois zones physiques semblaient plus chaudes et actives... Un emplacement au niveau de son nombril, ou plutôt de son estomac, un au niveau de son cœur, et un emplacement au niveau de son front. Sa gorge semblait également plus tiède, mais ce n'était pas aussi intense. Un autre endroit semblait brûlant, cependant celui-ci n'était pas physique, mais juste au-dessus de sa tête. Tous ces endroits semblaient agité de courants forts, assez contre-productifs, et envoyaient une quantité incontrôlée d'énergie vers l'avant de son aura, rassemblant les divers fils en une pelote magique mouvante et instable. De celle-ci, il sentait partir une énorme quantité d'énergie, toute envoyée vers le bouclier de lumière devant lui. La magie semblait ensuite retourner à l'air environnant, nécessitant d'être remplacée au niveau du bouclier.

Il fronça les sourcils un peu plus. Tout ceci était extrêmement désorganisé... Il se contentait d'envoyer sa magie en avant, sans chercher à ce que tous ses centres énergétiques en envoient une quantité égale et régulière. Il commença par calmer sa respiration, et par réduire le flot magique de chacun au même niveau, s'attardant quelques secondes à chaque fois, pour rendre le nœud d'énergie sur lequel il travaillait plus stable. Gandalf vit la boule de lumière devant le jeune homme rétrécir, sa puissance lumineuse baissant également. Kenshin, une fois satisfait de son travaille interne, concentra toute sa volonté sur le globe de magie devant lui, cherchant à agrandir sa taille sans que ses flots de magie ne connaissent la moindre fluctuation ou que leur puissance n'augmente. Il rouvrit les yeux, et vit la sphère s'agrandir lentement, jusqu'à ce qu'elle atteigne trente centimètres d'envergure.

Il manqua relâcher sa concentration quand il réalisa qu'il pouvait voir chacun des fils d'énergie autour de lui, comme il les avait ressentit lorsqu'il avait les yeux fermés. Son aura était rouge et orange, parsemée d'éclat dorés, comme du feu, et la boule de lumière devant lui semblait faite de même élément. Gandalf, devant lui, n'avait d'yeux que pour la sphère cependant, et ne semblait pas remarquer que le jeune homme était presque entièrement entouré de flammes rouge. Kenshin cligna une fois des yeux, et il comprit pourquoi lorsqu'il ne vit plus son aura lui-même. Il tenta de retrouver l'état dans lequel il se trouvait précédemment, et échoua. Il sentit que la sphère était sur le point de devenir hors de son contrôle, et il se concentra à nouveau sur son maintient et les flots d'énergie qu'il sentait encore en lui.

« Vous ne comprenez pas, Pippin-san... Cet alphabet là est le plus facile des trois, je ne peux pas le rendre plus simple. Il s'agit simplement de sons. Je vous apprendrais des mots bien sûr, mais je souhaite que vous sachiez déjà prononcer les sons.

- Mais comment voulez-vous que je prononce ceci ! Ce n'est ni clairement un « r », ni clairement un « l »... On dirait un « l », mais c'est légèrement différent...

- Roulez le « l » juste légèrement. Il y a le roulement du « r » avec la douceur du « l ». »

Kenshin sourit, sans relâcher sa concentration. Gandalf hocha la tête d'un air satisfait.

« Voilà qui est mieux. Ton bouclier détruit les objets le touchant, donc il ne devrait pas être dérangeant qu'il soit plus fin. Cela te permettra sans aucun doute de conserver ton énergie plus longtemps en combat. Nous nous concentrerons ensuite sur comment placer le bouclier sur des objets et des personnes, bien qu'il semblerait que tu l'aies déjà fait. Ta technique peut sans doute être encore perfectionnée. Une fois que tu auras maîtrisé cette capacité, je t'apprendrais d'autres façons d'utiliser la magie. Tu découvriras que certaines peuvent être particulièrement amusantes, ou utiles pour un bon spectacle. Maintiens ton bouclier aussi longtemps que tu pourras. Je te dirais quand t'arrêter si cela prend trop de temps. Il te faudra manger et dormir avant la bataille à venir. »

Kenshin hocha la tête et se prépara à de longues minutes de concentration inactive. Il ne garda pas sa concentration plus d'une minute cependant, car le bruit d'une lointaine explosion, ressemblant à un cri, le fit se relever brutalement de sa chaise, et la sphère disparut dans des flammes oranges. Boromir et Gandalf s'étaient levés également, tandis que Tomoe et Pippin cessaient leur leçon. Au pied du Mordor, une grande colonne de lumière verte et inquiétante s'était levé vers le ciel, transperçant les nuages et leur donnant une teinte verte maladive. Pippin regarda le spectacle d'un air terrifié, tandis que Boromir était devenu pâle.

« Ça a commencé...

- Oui. Nous y sommes enfin... La grande bataille de notre temps.

- Mon frère... Il est à Osgiliath en ce moment même. Si la ville tombe, il sera soit mort, soit déshonoré aux yeux de notre père.

- Tant qu'il ne perdra pas l'honneur qu'il a à vos yeux, Boromir, alors il ne perdra rien. Votre père n'a rien fait pour Faramir depuis bien des années. Pour ce qui est de sa survie, on ne peut qu'espérer. Mais il a eut pour adversaire lors de son entraînement un des meilleurs combattant du Gondor. Vous. »

Les yeux bleus glaces de Gandalf se posèrent sur Boromir avec compassion.

« Je dirais que ses chances de survie son bonnes. Votre frère n'est point un imbécile, Boromir. Si la bataille tourne en sa défaveur, il ne risquera pas la vie de ses hommes inutilement et ordonnera la retraite. »

Boromir hocha la tête, son regard semblant un peu plus assuré. La voix de Tomoe les fit se tourner vers le visage de l'elfe blanc comme la pierre de Minas Tirith.

« Et dire que la grande bataille de ce temps n'est pas ce qui décidera du sort de ce monde...

- Oui. Même si nous gagnons nous ne ferons que retarder l'échéance. »

Les yeux violets de Kenshin se posèrent sur le Mordor avec une expression indéfinissable.

« Au final, tout repose encore sur Frodon et Sam. Tout repose toujours sur Frodon et Sam. La situation n'a toujours pas changé. »

Gandalf sourit.

« Tu te trompes, Kenshin. Nous avons fait beaucoup. Nous avons réveillé le désir de se battre dans le cœur des hommes du Rohan. Il ne nous reste plus qu'à faire de même pour les hommes du Gondor. »

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