Titre : Harry Potter et la Fille de Sirius Black
Auteur : Orlane Sayan
Disclaimer : Rien est à moi (ou presque): JKR a juste une générosité à l'aulne de son imagination!
Disclaimer : Je ne possède ni les univers de Charmed ni celui de Buffy contre les Vampires (je les ai revendus il y a quelques années et... Quoi? Comment ça vous ne me croyez pas?)
Résumé:
Nouvelle année à l'Ecole de Sorcellerie de Poudlard. Harry Potter la souhaitait pieusement tranquille mais il n'arrête pas de penser que ce ne sera pas encore pour cette fois-ci...
Entre le dangereux meurtrier qui s'est échappé d'Azkaban et la nouvelle arrivante parmi les troisièmes années, elle avait commencé de façon bien trop originale.
RAR :
MAHA1959 :
Aloâ !
Merci beaucoup pour ta review !
Je suis contente que mon match t'ais plu ! C'était pas facile à écrire en plus... Je transmettrais à Wen pour l'envol du Singe;)
J'espère que la suite te plaira ! Enjoy;)
Cicou :
Hey !
Comment vas-tu, Miss ?
Merci beaucoup pour ta review ^^ Contente de te voir par ici:D
Oui, pauvre Sirius. Je n'ose même pas imaginé comment ça doit se bousculer dans sa tête (et j'en suis un peu responsable. Par Merlin, je suis un monstre;))
Pour le point de vue d'Hermione, j'avoue que ça été l'occasion. La pauvre, elle a du passer une troisième année horrible de chez horrible. C'est bien du coup qu'il y ait Mélindra. Elle n'est pas toute seule comme dans la version de Jo (oui, parfois, il faut critiquer Jo. Personne n'est parfait:p)
Ce n'est pas de moi, l'histoire des devoirs. C'est même dixit la Créatrice (mais oui, moi, en quatrième, j'expédiais aussi pas mal. Ciel, où est ma quatrième?)
Merci pour le match ! On a pas idée à quel point c'est pas facile à écrire ce truc. (Et j'adore l'envol du singe personnellement:D)
Pas grave que ton commentaire soit court ! Tu penses à laisser un petit mot, et c'est déjà beaucoup.
En espérant que la suite te plaise...
Et bonne chance pour ton ADS (je compatis, je sors des partiels)
Note:
Coucou tout le monde !
Comment va la vie de votre existence ?
Alors déjà, bonne année à tous et à toute ! Que votre route soit belle, pleine de jolies courbes. Que les étoiles veillent à votre bonheur et à votre équilibre. Et puis plein de lecture pour cette année (dépêchez-vous de lire Pierre Bottero cette année, il paraît que c'est la fin du monde au mois de décembre, ce serait bête de mourir sans l'avoir lu, Pierre...)
Ensuite, Papa Noël a été gentil avec vous ? Avec moi oui : j'ai eu Monsieur Tolkien et j'ai pas mal hâte de le commencer (je sais, un gouffre d'inculture que de ne pas l'avoir lu...)
Enfin, oui, je poste en retard.
Je sais, et je l'assume, non d'un petit bonhomme !
Plus sérieusement : j'ai une excuse en béton armée (et cette fois-ci c'est vrai). Ca s'appelle des examens, ça arrive à la fin des semestres en fac et c'est relativement parlant important. Bon, ils se sont mieux passés que la dernière fois donc je suis contente. Mais ça m'a empêché de poster hier (révisions de dernières minutes, au cas où)
M'enfin bon, je poste avec seulement une journée de retard et en plus, je vais avoir un peu de temps pour écrire cette semaine (si si si... héhé)
Bref...
Nouveau chapitre ! Au programme ? Des examens (quelle coïncidence. C'est pas fait exprès, promis. Cela dit, j'aurais préféré passer ceux de Poudlard... Où est ma lettre!)
Et les résultats de l'appel pour Hagrid.
J'espère que ça vous plaira...
Enjoy;)
Chapitre 20
L'état d'euphorie dans lequel la victoire de la coupe de Quidditch avait plongé Gryffondor dura une bonne semaine. Même le temps semblait participer à la fête: à l'approche des premiers jours de juin, le ciel se dégageait de ses nuages, la température augmentait, et les élèves n'avaient plus d'autre envie que de s'allonger dans l'herbe avec quelques pintes de jus de citrouille bien frais à portée de main, ou de faire une partie de Bavboules ou encore de regarder le calmar géant émerger paresseusement à la surface du lac.
Chaque coup d'oeil jeté à travers une fenêtre tentatrice donnait des envies de vacances, même aux plus sérieux, mais chacun savait que l'heure de la détente n'avait pas encore sonné.
Mélindra, comme tous ses camarades, allait bientôt passer ses premiers examens à Poudlard et plus que le stress, c'était bel et bien l'ennui qui l'emportait. Elle avait toujours était curieuse d'apprendre mais les trois années qu'elle avait passé auprès des sœurs Halliwell avaient eu des conséquences catastrophiques sur ses capacités à rentrer dans un moule scolaire.
Il fallait se l'avouer, apprendre la magie avec un tuteur personnel avait cet avantage de vous dispenser de toute sorte de contrôles, ce que le corps enseignant se plaisait à mijoter pour cette fin d'année scolaire.
Et il semblait n'y avoir aucun échappatoire possible à cette terrible fatalité...
Même Fred et George Weasley avaient été surpris à travailler. Ils devaient passer leur BUSE (Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire). Percy, lui, préparait son ASPIC (Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante), le plus haut diplôme délivré à Poudlard. Comme il avait l'intention d'entrer au ministère de la Magie, il lui fallait figurer en tête du classement. Il devenait donc de plus en plus irritable et distribuait de sévères punitions à quiconque troublait la tranquillité de la salle commune.
La seule personne qui semblait encore plus anxieuse que Percy, c'était Hermione. Mélindra, Harry et Ron avaient renoncé à lui demander comment elle s'y prenait pour assister à plusieurs cours en même temps, mais ils ne purent s'empêcher de reposer une dernière fois la question lorsqu'ils virent le programme de ses épreuves d'examen. Dans la première colonne, on lisait:
LUNDI
9h Arithmancie
9h Métamorphose
Déjeuner
13h Sortilèges
13h Étude des Runes
- Hermione, dit prudemment Ron, sachant qu'elle était sujette aux explosions de colère quand on la dérangeait. Heu... Tu es sûre que tu ne t'es pas trompée en copiant tes horaires ?
- Quoi ? répondit sèchement Hermione en examinant son emploi du temps. Non, bien sûr que je ne me suis pas trompée.
- Est-ce qu'on peut te demander comment tu comptes passer deux examens en même temps ? demanda Harry.
— Non, répondit Hermione, agacée. Est-ce que quelqu'un a vu mon exemplaire de Numérologie et grammaire ?
- Oui, bien sûr, je l'ai emprunté pour lire un peu au lit, répondit Ron, à voix très basse.
Mélindra saisit son commentaire au vol et lui fit une grimace de mise en garde : Hermione ne trouverait pas ça drôle. Du reste, pas à une semaine des examens. Ron leva les yeux au ciel, et comme pour se faire pardonner, aida sa meilleure-amie dans sa recherche dudit livre.
Au même moment, il y eut un bruissement et Hedwige s'engouffra par la fenêtre, une lettre dans le bec.
- C'est Hagrid, dit Harry en ouvrant l'enveloppe. L'audience en appel a été fixée au 6.
- Ce sera le dernier jour des examens, dit Hermione qui cherchait toujours son livre
d'Arithmancie.
— Et c'est ici que l'audience aura lieu, dit Harry qui continuait de lire la lettre. Il y aura un délégué du ministère de la Magie et... et un bourreau !
Hermione releva brusquement la tête alors que Mélindra étouffait une exclamation outrée.
— Ils font venir le bourreau en appel ! Ça veut dire qu'ils ont déjà pris leur décision ! S'écria Hermione, s'attirant au passage le regard noir de Percy.
— En effet, dit lentement Harry.
- Impossible ! s'exclama Ron. J'ai passé un temps fou à lire des trucs pour lui, ils ne vont quand même pas refuser d'écouter tout ça !
Mélindra échangea un regard lourd de sens avec Harry : il n'y avait pas besoin d'être un devin pour comprendre que Sieur Malefoy avait usé et abusé de son influence pour ranger les membres de la Commission de son côté. Draco, qui s'était montré étonnamment réservé depuis le triomphe de Gryffondor lors de la finale de Quidditch, avait repris ses airs bravaches depuis quelques jours. D'après les commentaires narquois que les quatre amis avaient surpris, il avait la certitude que Buck serait mis à mort et paraissait enchanté d'en être la cause. Mélindra rongeait son frein à ces moments-là, tout comme Harry et Ron. Seule la promesse de passer le reste du mois en retenue si jamais ils cédaient à une pulsion associant Draco Malefoy et coup de poing les retenaient d'agir. Aucun des trois Gryffondors n'était suffisamment stupide pour offrir à Severus Rogue une excuse de venger la défaite de son équipe de Quidditch...
Finalement, les examens se passèrent plutôt bien. Du reste, ils passèrent, et c'était le plus important à retenir. Mélindra eut le sentiment de vivre une longue semaine, digne de figurer parmi les moins intéressantes de sa courte vie, alors qu'une épreuve chassait l'autre sans qu'elle ne puisse rien y changer. Heureusement, les tests de pratique mettaient un peu de piquant dans leurs journées. Harry avait lancé un tel sortilège d'allégresse à Ron qu'il avait fallu attendre plus d'une heure avant que le jeune Weasley soit à peu près calmé, Crabbe avait manqué de détruire la salle de Potion à lui seul, on avait vu une dizaine de souris s'échapper de la salle de Métamorphose alors que Nevile se confondait en excuses auprès du professeur McGonagall. Le jeune homme avait apparemment fait tomber les cages des pauvres petits mammifères en quittant la pièce...
A bien repenser à tout cela, le meilleur examen qu'ils avaient passé était celui de Défense Contre les Forces du Mal durant lequel le professeur Lupin leur avait organisé une sorte de parcours du combattant diablement amusant. Mélindra en avait même profité pour régler ses problèmes avec son Epouvantard de père, gagnant une petite vengeance personnelle sur l'ancien pensionnaire d'Azkaban.
Le dernier jour des examens fût accueilli avec un soupir de soulagement pour tout le monde et Mélindra résuma le programme qui l'attendait avec un sourire.
- Soin aux Créatures Magiques avec Hagrid. Que Merlin en soit témoin, les vacances n'ont jamais été aussi proches !
- Tu parles, Ron et moi avons encore Divination cette après-midi.
- Qui a eu une matinée de plus pour réviser la potion mercredi quand Hermione et moi nous cassions les neurones sur de l'Arithmancie ? Et puis, ce n'est pas comme si la Divination était une véritable matière en soi.
- Au contraire, Black, c'est quelque chose de très sérieux ! S'écria Parvati qui, assise à la droite Mélindra, n'avait pas perdu une miette de son commentaire dédaigneux.
- Bien sûr. Lire dans des feuilles de thé apporte des connaissances hors du commun. Il paraît même qu'Einstein y a vu le secret de la relativité.
Sa réponse ironique arracha un éclat de rire à Hermione et Harry quand Ron et Parvati haussaient le même sourcil.
- Je vous la refait en version sorcière : lire dans des feuilles de thé apporte des connaissances hors du commun. Il paraît même que Nicolas Flamel y a vu le secret de la Pierre Philosophale.
- Tu ne sais même pas de quoi tu parles, Black.
- A l'occasion, je te présenterais une vraie voyante, Parvati. Et crois moi, le pouvoir de lire l'avenir ne se mesure ni au nombre de châles que l'on porte sur les épaules, ni à l'épaisseur des verres que l'on se met sur son nez.
Parvati voulu répondre pour défendre Trelawney mais n'en eut pas le temps. Hermione interpella Mélindra, Ron et Harry avant même qu'elle n'ouvre la bouche.
- Regardez, qu'est-ce que Fudge fait ici ?
Ils tournèrent la tête d'un même ensemble vers les portes de la Grande Salle et aperçurent la petite silhouette du premier Ministre, remontée de son éternel chapeau melon. A ses côtés, se tenaient également un homme grand et robuste. Mélindra sentit une vague de colère monter en elle alors qu'elle avisait la hache que le bourreau promenait déjà à sa ceinture.
D'un geste sec, elle se leva et son regard ne laissait aucun doute sur les noms des prochaines victimes de sa colère.
Hermione manqua d'avaler de travers et se lança à sa poursuite, rattrapant la jeune Black à quelques mètres de Fudge.
- Lâche-moi, Granger ! Grogna Mélindra.
- Non, tu ne dois pas faire... qu'importe ce que tu comptes faire d'ailleurs ! Ça ne jouera pas en faveur d'Hagrid.
- Un bourreau sans doigts a en général du mal à manier son instrument.
- Bien sûr. Et après cela, le ministère effacera et le casier de Buck, et le tien par la même occasion ?
- Par pitié Hermione, ce n'est pas parce qu'ils ont un placard entier consacré au dossier de mon père que, nécessairement, ils ont réservé celui d'à côté pour moi.
- Ce n'est pas drôle.
Mélindra tenta de profiter de la situation pour reprendre le fil de son attaque préventive mais Hermione sortit sa baguette magique.
- Un pas de plus, Black, et je me fâche.
- Même pas peur.
- Pas encore, mais ça peut s'arranger.
- A ta place, je l'écouterais Merry, remarqua Harry alors qu'il s'arrêtait près d'Hermione. La dernière fois, Neville s'est retrouvé raide comme une planche.
Mélindra soupira et leva les bras en signe de d'abandon. Derrière elle, elle savait que Fudge et sa clique venait de quitter le grand hall de toute façon.
- Parfait, conclu Hermione. On y va ?
- Oui, mon colonel...
…
Après le repas, Mélindra décida de fêter ses vacances... en narguant les garçons de la plus belle des façons. Elle les accompagna donc jusqu'à la tour Nord, laissant Hermione se rendre en Étude des Moldus. Là-haut, elle fût reçue par les regards noirs de Parvati Patil et Lavande Brown, qui n'avaient visiblement toujours pas digérer leur petite discussion du matin.
- Fais pas cette tête ! On dirait que tu vas jouer ta vie en haut de cette échelle ! Se sentit obligée de rajouter Mélindra quand Lavande attrapa les premiers barreaux qui menaient à la salle de divination.
- La ferme, Black !
Pour toute réponse, Mélindra éclata de rire, entraînant Harry et Ron.
- Si jamais vous avez besoin d'un coup de pouce pour inventer une histoire rocambolesque les gars, n'hésitez pas... Je connais au moins une centaine de moyens différents pour mourir...
- Exemple ? Sourit Ron.
- Un bon classique : ce soir, je vais me faire attaquer par un loup-garou. En plus ça colle plutôt bien, c'est la pleine lune cette nuit.
- Tout le monde va y avoir penser... Remarqua Neville.
- Très bien... Ce soir, je serais la victime d'une malédiction qui me poussera à me jeter du haut de la tour d'Astronomie.
- Elle est vraie celle-là ? S'étonna Harry.
- Bien sûr ! Vivre parmi les Halliwell a quand même des avantages... Je savais que j'aurais dû prendre Divination. J'aurais eu un O à l'examen.
Les éclats de rire s'éteignirent quelques minutes plus tard quand Lavande redescendit, l'air satisfait de celle qui a réussi.
- C'est à ton tour Weasley, grogna-t-elle à l'intention de Ron alors que Parvati se levaient pour partir.
- On ne vous souhaite pas bonne chance. Vous n'en avez aucune.
- Ciel ! Mon hypothèse de la malédiction se confirme Ron... Tente le coup ! Cria Mélindra à l'adresse du jeune homme alors qu'il refermait la trappe derrière lui.
Il revint moins d'un quart d'heure plus tard, une grimace sceptique sur le visage.
— - Comment ça s'est passé ? demanda Harry en se relevant.
— - Très mal, répondit Ron. Je ne voyais rien du tout, alors, j'ai inventé quelque chose, mais je
crois qu'elle n'était pas convaincue... C'est à toi au fait.
Harry épousseta sa robe de sorcier et Mélindra se rendit invisible pour le suivre.
- Qu'est-ce que tu fiches, Merry ? Murmura Harry.
- En un an ici, je n'ai pas encore aperçu l'ombre de sa silhouette. Phoebe ne va jamais me le pardonner ! Grimpe !
Le jeune Potter cracha une série de jurons mais ne pu rien faire de plus.
La petite pièce confinée était étouffante et les parfums qui flottaient dans l'air prirent Mélindra à la gorge, lui donnait presque la nausée.
Une nausée qui se confirma quand elle vit Trelawney, assise devant une grosse boule de cristal.
Par tous les feux de l'Enfer, songea-t-elle alors que ses yeux s'attardaient sur le visage du professeur, particulièrement sur ses épaisses lunettes qui la faisaient ressembler à un insecte.
— Bonjour, mon cher, dit Trelawney à voix basse à l'intention d'Harry.. Si vous voulez bien plonger votre regard dans cette Sphère... Prenez votre temps... Vous me direz ensuite ce que vous aurez vu...
Mélindra eut l'impression qu'Harry la chercha des yeux avant de s'atteler à sa basse besogne et la jeune Black s'approcha de son ami, prête à lui souffler une série de bêtises.
— Alors ? demanda le professeur Trelawney d'une voix douce.
- Heu... je vois une forme sombre... prétendit-il.
Mélindra haussa un sourcil : de là où elle était, elle voyait juste le visage grotesquement déformé du survivant.
— - A quoi ressemble-t-elle ? murmura le professeur Trelawney. Réfléchissez bien...
Harry sauta sur la première pensée qui lui vint à l'esprit.
— - A un hippogriffe, dit-il d'un ton assuré.
— - Vraiment ? chuchota le professeur Trelawney en griffonnant rapidement quelque chose sur le parchemin posé sur ses genoux. Mon garçon, vous êtes sans doute en train de voir comment vont se terminer les ennuis de ce pauvre Hagrid avec le ministère de la Magie ! Regarde bien... Est-ce que l'hippogriffe a toujours... sa tête ?
- Oui, affirma Harry.
A la réponse du jeune homme, Mélindra su qu'il était en train d'inventer une histoire... qui aurait pu être presque crédible.
— Vous êtes sûr ? Vraiment sûr, mon garçon ? Vous ne le voyez pas en train de se tordre sur le sol avec une silhouette sombre qui brandit une hache derrière lui ?
— Non, répondit Harry.
— Pas de sang ? Vous ne voyez pas Hagrid en train de pleurer ?
— Non ! répéta Harry.
— Au contraire, il a l'air en pleine forme... Il s'envole... Le professeur Trelawney soupira.
— Eh bien, mon garçon, je crois que nous allons en rester là... C'est un peu décevant, je ne vous le cache pas... Mais je suis sûre que vous avez fait de votre mieux.
Harry étouffa un soupir de soulagement et commença à ramasser ses affaires. Mélindra se dirigea vers la trappe, pas mécontente pour deux Mornilles de quitter l'atmosphère étouffante. C'est à ce moment-là qu'une voix dure et sonore retentit derrière lui.
— Ça se passera ce soir !
Mélindra se retourna vivement, à l'image d'Harry. Le professeur Trelawney s'était figée dans son fauteuil, le regard vague, la mâchoire pendante.
— P... pardon ? dit Harry.
Mais le professeur ne semblait pas l'entendre. Ses yeux se mirent à rouler dans leurs orbites. Mélindra fronça les sourcils tout en s'approchant. Trelawney semblait faire une sorte de malaise à première vue mais quelque chose clochait...
— Le Seigneur des Ténèbres est là,reprit-elle de sa voix rauque, solitaire, abandonné de ses amis. Pendant douze ans, son serviteur a été enchaîné. Ce soir, avant minuit, le serviteur brisera ses chaînes et ira rejoindre son maître. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais. Ce soir... avant minuit... le serviteur... ira... rejoindre... son maître...
La tête du professeur Trelawney tomba sur sa poitrine. Elle laissa échapper une sorte de grognement, puis, brusquement, elle se redressa.
— Je suis désolée, mon garçon, dit-elle, comme perdue dans un rêve. La chaleur, sans doute... Je me suis assoupie pendant un instant...
Harry et Mélindra, immobiles, continuaient de la regarder.
— Qu'y a-t-il, mon garçon ?
— Vous... vous venez de me dire que le Seigneur des Ténèbres va surgir à nouveau... que son serviteur s'apprête à le rejoindre...
Le professeur Trelawney eut l'air surprise.
— Le Seigneur des Ténèbres ? Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Mon garçon, ce n'est pas un sujet de plaisanterie... Surgir à nouveau, voyez-vous ça !
— C'est ce que vous venez de dire ! Vous avez dit que le Seigneur...
- Vous aussi, vous avez dû vous assoupir, coupa le professeur Trelawney. Jamais je ne m'aventurerais à prédire quelque chose d'aussi invraisemblable !
Mélindra posa une main légère sur l'épaule d'Harry pour lui signifier de partir. Trelawney ne semblait pas encline à revenir sur son étrange comportement. Et une petite voix lui soufflait que, peut-être, elle n'avait pas eu conscience de ses actes. Elle suivit Harry jusqu'à la trappe et la referma derrière elle.
- Tu crois que c'était une véritable prédilection ? Souffla le jeune Potter alors qu'ils prenaient la direction de la salle commune des Gryffondors.
Mélindra prit le temps de réfléchir avant de répondre : elle avait été témoin des prémonitions de Phoebe plus souvent qu'elle ne pouvait s'en souvenir et à chaque fois, sa grande sœur avait semblé surprise par ses visions. La jeune Black avait appris à reconnaître ces instants où Phoebe entrevoyait l'avenir avec une précision diabolique.
Et aujourd'hui, dans la tour Nord, le regard de Trelawney lui avait rappelé celui de Pheobe.
- Oui... Je crois que oui.
Harry eut une expression de plus en plus inquiète.
- Elle se trompe peut-être...
Mélindra passa une main dans sa crinière brune, pensive, alors que les paroles de Trelawney se rejouaient dans son esprit : Le Seigneur des Ténèbres est là, solitaire, abandonné de ses amis. Pendant douze ans, son serviteur a été enchaîné. Ce soir, avant minuit, le serviteur brisera ses chaînes et ira rejoindre son maître. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais. Ce soir... avant minuit... le serviteur... ira... rejoindre... son maître...
Malgré elle, elle retrouva ses vieux réflexes, ceux qu'elle avait forgé auprès des sœurs. Elle imagina en une paire de minutes plusieurs scénarios qui pourraient correspondre à la trame d'avenir esquissée par la professeur de divination.
N'en garda qu'une seule: la plus plausible...
Ou peut-être celle qui lui donnait l'impression que la chance lui souriait enfin.
- J'espère qu'elle se trompe, en tout cas, reprit Harry au moment où ils débouchaient dans le couloir de la Grosse Dame.
Mélindra haussa les épaules, préférant garder pour elle qu'elle espérait au contraire croiser la route de Sirius Black à la faveur des étoiles.
La salle commune était déserte : seuls Ron et Hermione étaient là, assis dans un coin.
— Le professeur Trelawney, commença Harry, vient de me raconter que...
Mais il s'interrompit et Mélindra comprit pourquoi quand elle avisa les visages sombres de ses deux amis.
— Hagrid a perdu, dit Ron d'une voix faible. Il vient de nous envoyer ça.
Cette fois, le mot de Hagrid ne portait pas de traces de larmes mais ses mains avaient tellement tremblé que son écriture était à peine lisible.
Avons perdu en appel. Ils vont le mettre à mort au coucher du soleil. Vous ne pouvez plus rien
faire. Ne venez pas. Je ne veux pas que vous regardiez ça.
Hagrid
— Il faut y aller, dit aussitôt Harry. On ne peut pas le laisser tout seul à attendre le bourreau.
— Au coucher du soleil, dit Ron qui regardait par la fenêtre d'un oeil éteint. On n'aura jamais
le droit de sortir... Surtout toi, Harry...
— Si seulement on avait la cape d'invisibilité, dit Harry, l'air songeur.
— Où est-elle ? demanda Hermione.
Harry lui raconta qu'il l'avait laissée dans le passage secret, sous la statue de la sorcière borgne.
— Si jamais Rogue me voit encore dans ce coin-là, j'aurai de sérieux ennuis, ajouta-t-il.
— C'est vrai, dit Hermione en se levant. Si c'est toi qu'il voit... Comment on fait pour ouvrir la
bosse de la sorcière ?
- Il faut lui donner un coup de baguette magique en disant « Dissendium », mais...
Hermione n'attendit pas qu'il ait terminé sa phrase. Elle traversa la salle à grands pas, poussa le portrait de la grosse dame et disparut.
— Elle ne va quand même pas aller la chercher elle-même ? dit Ron, les yeux ronds.
Un quart d'heure plus tard, cependant, Hermione était de retour avec la cape d'invisibilité soigneusement pliée sous sa robe.
— Hermione, qu'est-ce qui t'arrive, ces temps-ci ? s'exclama Ron. D'abord, tu donnes une gifle à Malefoy, ensuite tu quittes le cours du professeur Trelawney...
L'air admiratif de Ron sembla flatter Hermione mais la jeune fille ne perdit pas le fil de la situation. Elle croisa le regard de ses trois amis et désigna la porte d'un geste du menton.
- On y va ?
…
Traverser le parc du château leur prit un temps fou et Mélindra se demanda plusieurs fois s'ils arriveraient à temps. Harry, Ron et Hermione marchaient sous la cape d'Invisibilité à une allure d'autant plus réduite qu'ils mettaient à point d'or à rester... invisibles.
Mélindra fût la première à gagner la porte du garde chasse et donna plusieurs coups secs. Hagrid mit quelques minutes avant d'ouvrir et une expression de surprise se peignit sur son visage atrocement pâle quand il ne découvrit personne sur le pas de sa porte.
— C'est nous, chuchota Harry. On a mis la cape d'invisibilité. Laissez-nous entrer, qu'on puisse l'enlever.
— Vous n'auriez pas dû venir, murmura Hagrid en s'écartant pour les laisser passer.
Il referma rapidement la porte et Harry enleva la cape.
Hagrid ne pleurait pas, il ne leur tomba pas dans les bras. Il avait l'air de ne plus savoir où il en était et son désarroi était bien plus déchirant que des larmes.
— Vous voulez du thé ? demanda-t-il.
Ses mains tremblaient lorsqu'il prit la bouilloire.
— Où est Buck ? demanda Hermione d'une voix hésitante.
- Je... Je l'ai sorti, répondit Hagrid en renversant du lait sur la table. Il est attaché dans le potager. J'ai pensé qu'il aimerait bien voir les arbres et respirer un peu d'air frais avant...
Ses mains tremblaient si violemment que le pot au lait lui échappa et se brisa sur le sol.
Mélindra voulu se baisser pour rattraper les dégâts, mais Hermione fût plus rapide qu'elle.
— Je vais arranger ça, Hagrid, dit-elle.
— Il y a un autre pot dans le buffet, dit Hagrid en s'asseyant et en s'essuyant le front d'un revers de manche.
Mélindra échangea un regard désolé avec Ron et Harry, alors que son cerveau cherchait désespérément un moyen de changer la situation. Elle ne pouvait pas laisser Buck se faire exécuter ! Il était innocent... Il ne pouvait pas mourir ! Elle ne pouvait pas rester les bras croisé comme ça, elle devait trouver un moyen... Il y avait forcément un moyen. Il y avait toujours un moyen.
Toujours.
Mais en cette soirée de juin, rien ne lui venait. Ni un plan efficace, ni une formule magique et encore moins une incantation Acathlante. Il lui sembla même que ses capacités de réflexion l'abandonnaient au pire moment.
- Je vais aller casser la figure du bourreau Hagrid, souffla-t-elle finalement, serrant les poings. Je lui fait avaler sa hache, vous libérez Buck et pendant ce temps, Ron, Harry et Hermione s'occupent de Fudge...
Hagrid eut un sourire triste mais secoua la tête.
- Malheureusement Mélindra, cela ne changerait rien. Dumbledore lui-même... Il a essayé. Mais il n'a pas le pouvoir d'annuler une décision de la Commission. Il leur a dit que Buck n'était pas dangereux, mais ils ont peur... Vous connaissez Lucius Malefoy... J'imagine qu'il les a menacés. Et Macnair, le bourreau, est un vieil ami de Malefoy... Mais au moins, ça ira vite... Et je serai à côté de lui...
A la mention et de Malefoy, et de Macnair, Mélindra serra la mâchoire : les deux hommes étaient deux Mangemorts reconnus. Par delà tout ce qu'ils lui inspiraient, la jeune fille devinait sans mal qu'ils prendraient du plaisir à tuer l'hippogriffe. Et cette pensée termina de la révolter tout à fait.
- Ron ! C'est... C'est incroyable ! Croûtard !
Le cri d'Hermione les firent sursauté et Ron la regarda, bouche bée.
— Qu'est-ce que tu racontes ?
Hermione se précipita vers la table et retourna le pot au lait. Criant et se débattant frénétiquement, Croûtard glissa alors du pot et tomba sur la table.
— Croûtard ! dit Ron d'une voix blanche. Croûtard, qu'est-ce que tu fabriques ici ? Il attrapa le rat qui continuait de se débattre et le regarda à la lumière. Croûtard était dans un état épouvantable. Plus maigre que jamais, il avait complètement pelé par endroits, et se tortillait dans les mains de Ron comme s'il cherchait à tout prix à s'enfuir.
— Du calme, Croûtard ! dit Ron. Il n'y a pas de chat, ici ! Personne ne cherche à te faire du mal !
Hagrid se leva soudain, les yeux fixés sur la fenêtre. Son teint d'habitude coloré avait pris la teinte jaunâtre d'un vieux parchemin.
— Ils arrivent... dit-il.
Mélindra se retourna en même temps que Ron, Harry et Hermione, et vit au loin un groupe d'hommes qui descendaient les marches du château. A leur tête, elle reconnu Albus Dumbledore, sa barbe d'argent scintillant dans la lumière du crépuscule. Cornélius Fudge trottinait à côté de lui. Un vieillard, sans doute le responsable de la Commission, et le bourreau les suivaient.
— Il faut que vous partiez, dit Hagrid en tremblant des pieds à la tête. Il ne faut pas qu'ils vous trouvent ici... Filez vite...
Ron enfonça de force Croûtard dans sa poche et Hermione prit la cape.
— Je vais vous faire sortir par-derrière, dit Hagrid.
Ils le suivirent jusqu'à la porte qui donnait sur le potager. Mélindra ouvrit la marche, sa baguette brandit devant elle. Elle laissa toutefois son regard s'attarder sur le majestueux hyppogriffe, consciente que c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Elle se souvint à la volée de l'aversion qu'elle avait pour l'animal en début d'année... Voilà qu'elle était prête à risquer sa vie pour la sienne !
— - Filez ! dit Hagrid d'un ton féroce. C'est déjà suffisamment difficile, inutile de chercher les ennuis !
Harry, Ron et Hermione tentèrent de discuter une dernière fois mais quand Hagrid tenta de leur mettre la cape lui-même, ils se décidèrent à sortirent. Déjà, des voix résonnaient à l'entrée de la cabane.
— Dépêchez-vous, leur dit Hagrid. N'écoutez pas...
Il referma la porte derrière lui et Mélindra s'obligea à suivre Harry, Ron et Hermione.
S'obligea à abandonner Buck derrière elle, même si tout son être lui criait de lancer un sortilège, rien qu'un seul, et d'offrir la liberté à la créature.
— Dépêchez-vous, s'il vous plaît, chuchota Hermione sur sa droite. Je n'en peux plus, je n'en peux plus...
Ils remontèrent la pente douce qui menait au château. Le soleil plongeait à l'horizon. Le ciel avait pris une teinte grise mêlée de lueurs pourpres, tandis qu'à l'ouest scintillait un halo rouge couleur de rubis.
Ron s'immobilisa soudain.
— Ron, je t'en prie... murmura Hermione.
— C'est Croûtard, dit Ron. Il ne veut pas rester en place.
Mélindra s'arrêta à son tour, cherchant à voir à travers la cape ce qu'il pouvait bien se passer alors que le rat de Ron semblait crier de toutes ses forces.
— Croûtard, c'est moi, espèce d'idiot, souffla Ron.
Ils entendirent une porte s'ouvrir derrière eux, puis des voix d'hommes.
— Avancez, souffla Mélindra. Avancez. Il ne faut pas rester là.
— D'accord... Croûtard, tiens-toi tranquille.
Mélindra entendait la rumeur des voix derrière elle et dans un dernier acte de lâcheté, elle s'obligea à ne pas se retourner. Elle ne voulait pas apercevoir Macnair accomplir sa sombre tâche.
— Je n'arrive pas à le tenir, dit Ron. Croûtard, arrête, tout le monde va nous entendre...
Le rat poussait de petits cris de plus en plus féroces, mais pas assez puissants pour couvrir les bruits qui provenaient du jardin de Hagrid. Il y eut un mélange de voix indistinctes, un moment de silence, puis, brusquement, le sifflement caractéristique d'une hache qui s'abattait dans un choc sourd.
Ils l'ont fait ! Murmura Hermione. Je n'arrive pas à y croire... Ils l'ont fait !
Alors ? Ce verdict ? Bon, je sais, il y avait pas mal du livre...
Laissez-moi une petite review : à votre bon cœur messieurs dames, c'est les étrennes en ce début d'année, on pense à son auteur préféré;)
Merci de m'avoir lue.
A dans trois semaines ?
Orlane, Scribouilleuse.
Mis en ligne le 09/01/2011
