Genre : science fiction, surnaturel

Raiting : K

Disclaimer : MGM proprio de Stargate.

Note : (1) dans le sens d'emprisonnement.

J'ai tendance à penser que les « méchants » ont une raison d'être ainsi, peut-être ai-je tort, mais bon…

Désolée du retard, je suis en stage, assez loin de chez moi, j'ai pas beaucoup de temps.

Là où est ma place

Atlantis, salle de réunion

« Colonel Sheppard, comment se passe l'internement (1) de nos prisonniers ? »

Le colonel, tout à ses habitudes, prend juste la peine de se redresser pour croiser ses doigts sur la table.

« Eh bien, pour commencer, ils sont installés. Certains sont plus coopératifs que d'autres, on sait qu'ils répondaient bien aux ordres des Goa'uld. Ils ont créé une porte avec les éléments qu'ils avaient sous la main…

_Comme cet Ancien l'a fait dans la cave du colonel Carter ? Le coupe McKay.

_Apparemment, répond Sheppard. Il n'en savent pas plus ou ne veulent pas en dire plus. »

Le responsable soupire ;

« Eh bien, espérons que le SGC parvienne à obtenir des informations plus complètes, il ne faudrait pas qu'un autre incident dans ce genre advienne.

_Surtout qu'il n'y aura bientôt plus de « devin » pour nous aider, ajoute Sheppard en lançant un coup d'œil à Solène.

_Dans quelques heures, dit l'un agent du CIS, ce ne sera plus votre problème, non ?

_Vous avez raison, confirme Woolsey. »

Tous se regardent, le bureaucrate et le colonel portent une main à leur radio dans un même mouvement, ce qui provoque une vague d'étonnement dans le reste de l'assemblée.

« Bien, dit Woolsey, je propose que nous fassions une pause. Il nous reste encore un point à aborder, on se retrouve dans une heure. »

Il se lève, tout le monde fait de même, et il sort de la salle.

Atlantis, devant la salle de réunion

Todd à demandé à parler en privé au colonel Sheppard et à Tania, ils sont actuellement dans la salle de réunion. Teyla est partie rejoindre son fils dans ses appartements, les deux agent du CIS ont accompagné le responsable de la cité pour écrire un rapport complet, Ronnon surveille Seely de loin, prêt à dégainer à tout instant et Seely et Solène se retrouvent donc tous les deux devant la salle de réunion. La jeune femme est accoudée à la rambarde, regardant en bas, le wraith l'observe toujours perdu dans ses émotions. Même si ce lieu est très fréquenté, personne ne fait vraiment attention à eux, il y a déjà Ronnon pour ça. D'un certain point de vue, ils sont seuls. La première à rompre le silence est Solène, regardant toujours l'étage d'en dessous ;

« Je ne resterais pas ici, que ce soit pour vous ou pour quelqu'un d'autre, ma place est sur Terre. »

L'officier wraith finit par fixer le même point qu'elle.

« Je sais, répond-il. »

Elle sourit de plus belle.

« L'affection que je vous porte n'est pas celui que l'on pourrait croire.

_Oui c'est vrai, j'ai failli me tromper moi aussi, en fait, j'y ai cru, mais ce n'est pas ça.

_Non. »

Un ange passe, et Seely finit par poser la question qui le taraude depuis un moment ;

« Mais alors, de quoi s'agit-il ? »

Elle lui lance un regard tendre et lui demande ;

« Qu'en pensez-vous ? »

Il prend le temps de réfléchir avant de répondre ;

« C'est étrange, plus j'y pense et plus je réalise que ça ressemble à ce que Tania ressent pour vous.

_Etrange en effet, dit elle en se redressant pour appuyer ses mains sur la rambarde, surtout quand on pense à quel point je suis plus jeune que vous. Cependant, vous l'avez dit vous-même il y a deux jours. »

Il le savait, mais maintenant qu'elle l'a dit, tout devient plus réel, il se sent soulagé.

« C'est pour cette raison que nous avons pu nous quitter la dernière fois et que nous pourrons à nouveau nous séparer dans quelques heures. Maintenant, à titre de comparaison, si je vous demande qui vous voulez ne plus jamais quitter, à qui penserez-vous ? Imaginez-vous dans quelques heures, nous voyant partir par la porte pour ne plus jamais revenir, pour qui vous battrez-vous ? »

Il se sent perdu mais aussi très mal, comme si, rien qu'en imaginant la scène, on lui perçait le cœur. Il ne veut pas que cela advienne, jamais !

Soudain, la porte de la salle de réunion s'ouvre, laissant le colonel sortir le premier il s'avance vers Ronnon, lui glisse quelque mots et part on ne sait où. Tania lance un sourire à son amie, qui lui renvoie. Sans un mot la française s'en va, mais grâce à leurs capacités, tous savent quelle est sa destination. Todd va vers la salle de contrôle pour informer son vaisseau de ses nouvelles instructions.

« Elle vous a dit qu'elle s'en allait ? Demande la jamaïcaine.

_Oui.

_Ca vous déçoit?

_Pas vraiment, elle m'a guidé jusque là, son rôle s'arrête ici.

_Non, disons que son rôle se poursuit ailleurs, c'est plus correct.

_C'est à peu près ce qu'elle a dit. »

Plus il la regarde et plus il a du mal à se retenir de poser la question qui le taraude, seulement, il est interrompu par une sensation, une sensation qui lui donne une drôle impression de déjà vu. Tania l'a ressenti aussi et tout deux, d'un accord implicite, s'en vont vers la direction qu'avaient prise auparavant les bureaucrates, le colonel et Solène.

Atlantis, cellule

Dans le couloir devant une des cellule d'Atlantis, Tania et Seely retrouvent Solène. Cette dernière est visiblement inquiète, une main sur le cœur, elle fixe l'entrée mais ne semble pas vouloir y entrer. Elle réalise enfin l'arrivée des deux compères ;

« Tania ! S'il te plait ne t'énerve pas…

_Ouais, compte là-dessus, dit-elle d'un ton ironique, tu crois que je vais le laisser sans rien faire alors qu'il a essayé de te tuer, et nous avec !

_Tania, ce n'est pas ça, tu te vengerais de sa vengeance.

_Quoi ?

_Ca remonte à sept ans, lui et sa famille, c'est-à-dire, ses parents, son frère, sa belle sœur et ses neveux, son partis en vacances, je n'ai toujours pas réussi à savoir où mais ce qui compte c'est que ce pays était en guerre. Il y a eu une attaque à la bombe, toute sa famille s'est retrouvée ensevelie.

_Et alors ? Réplique sèchement la jamaïcaine.

_Attends, j'ai pas fini. L'armée américaine est venue s'occuper du déblayage et du sauvetage des survivants, mais il y a eu une autre attaque, à coup de MP5 et P90, ils ont dû stopper le sauvetage. Seuls deux étaient sortis, lui et son frère, ils ont été assurés que les autres seraient plus en sécurité en dessous que dehors durant le temps de l'attaque. Ils n'avaient pas prévu que les tirs fragiliseraient suffisamment l'ensemble pour qu'il s'effondre. »

Tania reste figée, elle a entendu l'histoire mais elle l'a aussi sentie dans l'esprit de Solène.

« Son frère et lui ont voulu se venger du gouvernement, ils sont entrés dans une cellule terroriste, celle que nous connaissons bien. Son frère a effectué la prise d'otage d'une banque de Philadelphie.

_Ne me dis pas que… »

Solène hoche la tête gravement.

« Alors il pense que tu as tué son frère.

_Exact. C'est pour ça que je n'entre pas, il ne me croira jamais, il ne me laisserai même pas parler. »

Tania acquiesce et fait un pas vers la porte.

« Attend ! Ne te venge pas OK ? Il victime d'un manque de chance, c'est tout, et il n'est pas responsable de ce qu'il t'es arrivé.

_Entendu freedom, répond-elle en souriant. »

Les deux compères passent la porte et retrouvent le colonel Sheppard et Teyla qui pointent des P90 sur l'homme dans la cellule qui est étrangement ouverte et Woolsey qui regarde effaré la situation depuis la porte. Tania profite du fait que le colonel poursuive son interrogatoire pour marmonner au bureaucrate ;

« Qu'est-ce qui se passe ?

_Depuis qu'on a branché les nouveaux générateurs, il y a des mises à jour qui causent quelques soucis. Le docteur McKay a coupé sa radio donc c'est Zelenka qui s'en occupe.

_Traduction : Zelenka est une buse cette cellule ne sera pas fonctionnelle avant le retour de mister pancakes ! Au fait, enchaine-t-elle toujours en marmonnant, où sont passé vos deux sangsues ? Ils vous ont pas lâché d'une semelle depuis deux jours et quand il y a de l'action, ils disparaissent?

_Ils ont dit qu'ils en avaient assez pour un rapport à mon sujet alors ils sont parti en faire un sur le docteur McKay.

_Je vois, courage fuyons c'est ça ?

_J'aurais fait pareil à leur place. »

Soudain le colonel se retourne et leur lance ;

« Si je vous gêne, dites-le ! «

Les deux fautifs détournent le regard. Le colonel soupire, il va pouvoir continuer son interrogatoire en paix.