Hello
Merci à toutes, wahou Promise vient de dépasser les 200 mises en favorites !
Voici le réveil tant attendu, j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire
Bonne lecture
Chapitre 20 : Première journée d'un comte
Je me réveillais avec un corps chaud contre moi, l'odeur était exquise, j'étais bien. J'avais juste envie de soupirer de bien-être.
Je commençais à bouger un peu et les bras autour de moi se resserraient, jamais je ne m'étais sentie aussi en sécurité et à ma place qu'à cet instant. Je gémis. Bizarrement, je sentis le corps sous moi se raidir. Ce n'était pas normal.
Je tentais alors de me remémorer les événements de la vieille, le mariage, les vœux troublants d'Edward, la réception, mon plan qui se déroule comme sur des roulettes et qui me permet de retrouver facilement Jacob.
Les retrouvailles avec Jacob, ses caresses et ce sentiment d'infidélité qui grandissait en moi. A chaque fois que je me concentrais sur les sensations que me procurait Jacob et que je fermais les yeux, je voyais le visage d'Edward.
Et là sans que je m'y attende, j'avais craqué. Je m'étais mise à pleurer comme une madeleine. Je pleurais de faire souffrir autant Jacob, de ne pas partager ses sentiments et de jouer avec lui. Je pleurais, je n'avais pas réussi à me protéger d'Edward c'était trop tard, il fallait que je l'admette j'avais des sentiments pour lui. Son corps m'appelait, sa voix m'appelait, son charisme m'appelait, toutes mes tentatives pour me protéger de lui avaient échoué et maintenant je devais faire face aux prochains événements et tenter de ne pas souffrir encore plus quand Tanya refera partie de sa vie.
Je fus tirée de mes pensées quand une main douce vint caresser mes cheveux, j'ouvris les yeux, et je me rendis compte que quelque chose clochait. Je levais les yeux vers ce corps si agréable. J'écarquillais les yeux constatant que ce n'était pas Jacob mais Edward qui était allongé avec moi dans ce lit. De ce que je pouvais en voir, il était torse nu, j'avais la moitié de mon corps allongé sur sa poitrine. Il me tenait dans ses bras.
Il me sourit faiblement et instinctivement je tentais de me reculer.
Il resserra ses bras autour de moi et murmura :
-Jacob m'a demandé de prendre soin de toi.
Je le regardais surprise.
-Il y a eu de nombreux malentendus Bella et je te promets que tu auras toutes les explications aujourd'hui et que tu n'auras plus de raisons de douter de ma sincérité, mais s'il te plait croit moi et apprécions ce premier matin où nous pouvons nous réveiller ensemble.
Je le regardais essayant d'emmagasiner les informations qu'il me donnait, il soupira.
-Quand je t'ai retrouvée hier soir, tu venais de t'endormir, Jacob m'a brièvement raconté votre soirée et je suis venu veiller sur toi. Je t'ai recouverte d'un drap, je me suis mis ensuite à l'aise et je nous ai recouvert d'une couverture, sauf que visiblement nous avons pas mal bougé cette nuit, pas que ça me déplaise, j'espère pouvoir me réveiller tous les matins avec ma merveilleuse épouse dans les bras.
Je ne savais que dire, il me promettait des explications, qui pourraient me prouver qu'il était sincère. Tout mon être me criait de le croire, alors je reposais ma tête sur son torse. Il soupira face à mon geste.
Nous restâmes un long moment dans les bras l'un de l'autre. Je pouvais entendre son cœur battre régulièrement, c'était si agréable, et sans que je m'en rende compte, je traçais des arabesques du bout des doigts sur son torse.
Dans un soupir de bien-être je me resserrais contre lui en pliant un peu plus ma jambe sur lui, la faisant remonter sur ses cuisses.
Je sentis tout le corps d'Edward réagir. Il me serra plus fort dans ses bras. Je le regardais inquiète :
-Est-ce que ça va ? Le questionnais-je.
-Un peu mieux que bien mais je crois que j'ai définitivement besoin d'une douche froide et tout de suite, répondit-il.
Pour appuyer ses dires, il se dégagea de moi et partit directement dans la salle de bain. Instinctivement, je rougis, je ne pensais pas pouvoir avoir un tel effet sur Edward. Je me relevais assise dans le lit et me figeais d'horreur en voyant mon reflet dans le miroir, mes joues étaient striées de maquillage dû à mes larmes, j'étais affreuse.
J'entendis la douche couler, je me décidais à aller discrètement me débarbouiller. La salle de bain était équipée d'une douche à l'italienne, Edward ne me verrait pas séparé par le mur, il fallait juste que je ne fasse pas de bruit.
Je me levais, j'étais en sous-vêtements, j'ouvris tout doucement la porte de la salle de bain et je vis le boxer d'Edward par terre, ça me fit instantanément rougir. Bon focus, se concentrer sur un décrassage de la figure. Je me penchais sur le lavabo, fit couler l'eau et aspergeais mon visage. Je frottais avec mes mains et je relevais la tête pour chercher le savon et là je vis dans le miroir, des prunelles noires me fixer intensément.
Je déglutis et finit par murmurer :
-Je suis désolée, je voulais juste…
Je n'avais pas fini ma phrase qu'Edward disparut derrière la cloison, j'entendis le jet de la douche d'intensité différente. J'allais me repencher pour finir de me nettoyer quand je fus happée pour me retrouver plaquée contre une paroi de la douche, la vapeur d'eau nous entourant.
Edward me regardait fixement. Ses magnifiques iris vertes avaient laissé place à des pupilles complétement dilatées. Je retenais ma respiration quand je réalisais qu'Edward était nu devant moi. Des gouttes d'eau tombaient de ses cheveux, il était encore plus beau si c'était possible. Je me retenais de justesse de baisser les yeux pour le regarder et m'obligeais à me concentrer sur ses yeux.
-C'est en grande partie de ma faute ces traces sur tes joues, c'est à moi de réparer.
Il se saisit alors du savon qu'il fit mousser dans ses mains avant de poser le bout de ses doigts sur mes joues. Il caressa celles-ci, positionna ses doigts sur ma mâchoire et fit passer ses pouces sous mes yeux. Il descendit ensuite jusqu'à mon menton pour remonter sur mes joues et passer de chaque côté de mon nez, il me dit à ce moment-là :
- Ferme tes yeux.
Je m'exécutais et ses doigts passèrent sur mes yeux, suivis de ses paumes. Il entreprit pendant de longues secondes des arabesques sur mon visage pour me nettoyer. Quelques fois, il reprenait le savon dans ses mains, je me sentais encore plus vulnérable quand il n'avait pas ses mains sur mon visage. Il finit enfin et m'avertit.
-Attention, je vais rincer ton visage.
Je l'entendis prendre le pommeau de douche, régler l'eau que je sentis couler sur moi, il caressait de son autre main mon visage pour me débarrasser du savon.
Je me concentrais sur ma respiration, j'essayais de prendre de grandes inspirations par le nez, et me retenais de gémir face à ses caresses, c'était si troublant d'avoir les yeux et la bouche fermés.
Je sentis l'eau quitter mon visage ainsi que la main d'Edward. Je rouvris doucement les yeux. Edward était toujours à quelques centimètres de moi et me fixait intensément.
Je déglutis difficilement, il leva tout doucement sa main vers moi, nos prunelles toujours fixées à celles de l'autre. Il n'y avait plus de lieu, plus de temps, juste des sensations et une tension sexuelle immense.
J'avais l'impression qu'il cherchait dans mes yeux une réponse, j'étais incapable de faire quoique ce soit, bien adossée au mur, je ne pouvais détacher mes yeux de lui.
D'un coup, il fit un bond en arrière se plaquant à la paroi opposée à la mienne, me dévisageant toujours.
Je ressentis instantanément un manque, même si nos corps ne se touchaient pas, les 50 centimètres qui nous séparaient, étaient trop grands.
Sa respiration était difficile, il prit une grande inspiration pour murmurer :
-J'ai tellement envie de toi que ça en est douloureux.
Je sentis le feu se propager dans tout mon corps, il ne pouvait pas avoir dit ce que je crois avoir entendu. Ma respiration était hachée, c'était surréaliste.
Edward ferma doucement les yeux et pencha sa tête en arrière contre la paroi dans un soupir.
Le contact visuel coupé, la première chose que je fis c'est de détailler Edward. Jamais je n'avais vu un homme nu devant moi, les vapeurs de la douche créaient un aspect irréel. Je regardais ses épaules, juste musclées comme il le fallait, l'eau ruisselant sur lui était juste formidable.
Mes yeux glissèrent doucement sur ses abdominaux, délicatement dessinés. J'allais descendre mes mirettes plus bas, je les relevais rapidement, ne pas être prise en flagrant délit. Edward avait toujours la tête en arrière, les yeux fermés, qu'il était beau à ce moment-là.
Mes yeux le mangèrent du regard, je balayais rapidement son torse pour arriver ensuite à sa ceinture abdominale avec un V si envoutant que j'en mordis ma lèvre inférieure. Mon regard alors se posa sur sa verge fièrement tendue.
J'avais déjà pu sentir à travers ses vêtements celle de Jacob mais je n'aurais jamais imaginé que cette vision d'un pénis en érection ai autant d'effet sur moi, je ne pus m'empêcher d'émettre un gémissement heureusement à peine audible. Mon cerveau était en pause devant ce spectacle, je ne pouvais plus me détacher de cette vue.
Je sursautais malgré moi quand j'entendis la voix d'Edward, rauque murmurer :
-J'ai tellement envie de pouvoir te serrer fort dans mes bras, sentir chaque parcelle de ta peau contre la mienne, pouvoir prendre toute ta chaleur. Je voudrais te goûter de toutes les manières qui existent. Je commencerais par tes lèvres, ensuite ton cou si délicat, je m'attarderais sur ta clavicule avant de descendre vers ta poitrine. Je voudrais pouvoir enfouir ma tête entre tes seins, les prendre en coupe, respirer profondément.
J'écarquillais les yeux face à ce discours, ma respiration était erratique, les sensations qui m'assaillaient m'étaient inconnues, merveilleuses. Je pouvais détailler tout à loisir le corps d'Edward tout en l'entendant énumérer une douce torture.
-Je voudrais les goûter, aspirer tes pointes, preuve de ton désir, entre mes lèvres, je voudrais pouvoir les lécher tour à tour tout en profitant de leur douceur. Après m'être délecté de tes merveilleux monts, je voudrais descendre sur ton ventre si plat, preuve de toute ta féminité. Je voudrais pouvoir serrer fort, ta taille si fine, et tes hanches, puis balader mes mains sur tout ton corps, pouvoir caresser tes fesses, remonter à ta taille passant par les hanches pour revenir sur ton ventre. Je voudrais te sentir frissonner dans mes bras pour ensuite aller à la rencontre de ta féminité. Je voudrais pouvoir mettre ma tête entre tes cuisses afin de pouvoir me délecter de ton désir, insinuer ma langue entre tes plis et te goûter. Je voudrais t'entendre jouir sous ma langue et mes caresses.
Je n'en pouvais plus, le mur me soutenait, je haletais, des gémissements sortaient de ma bouche sans que je puisse y faire quoique ce soit, jamais je n'avais été dans un tel état d'excitation. Je voulais qu'il me fasse toutes ces choses, il n'y avait plus de comtesse, d'île et encore moins de Jacob à ce moment-là, juste des gouttes d'eau qui coulaient sur le corps parfait d'Edward et sa voix qui me faisait frissonner d'envie. Je me reconcentrais sur ses paroles.
-… Je t'allongerais doucement sur le lit, me faisant une place entre tes jambes. Nos prunelles ne se lâcheraient pas, jamais nous ne pourrions partager un moment aussi intense, et alors tout doucement, je m'insinuerais en toi.
Je gémissais à ces dernières phrases, quand je vis sa main paresseusement se poser sur son sexe. Il commença à faire de légers va et vient sur sa verge.
Je déglutis, si la situation était difficilement supportable, là elle devenait ingérable voir Edward se caresser me fit un effet incroyable. Je gémis encore.
-J'attendrais que tu ondules du bassin, signe que tu es habituée à ma grosseur, pour ressortir de tes entrailles pour mieux y rentrer à nouveau, nous procurant à chacun un râle de plaisir.
Sa main allait plus vite sur sa verge et j'étais complètement subjuguée par le spectacle qu'il m'offrait. Tout en continuant à expliquer les poussées qu'il voulait en moi, sa main s'activait, son souffle était erratique à présent il avait de plus en plus de mal à parler.
-Sentir tes doigts … dans mon dos …me resserrant contre toi … à chaque poussée … t'entendre gémir … je voudrais… voir ton corps s'arquer contre moi … Je voudrais t'entendre… prononcer mon prénom…
Je gémissais, le spectacle était intenable, je n'étais que pur désir, mon bas ventre me tiraillait mais j'étais incapable de faire le moindre geste, trop captivée par les paroles d'Edward et la vision de lui se masturbant.
Il était de plus en plus incohérent dans ce qu'il disait, son discours laissait place à des gémissements.
-Je voudrais…mmm… Bella… je voudrais… t'entendre… Je… Bellaaaaa.
Et là le spectacle le plus érotique qu'il m'ait été donné de voir, Edward jouissant dans sa main. Il n'avait jamais été si beau transporté dans son désir, voir son sperme gicler m'avait fait frissonner comme pas permis.
Edward avait toujours les yeux clos, la tête contre le mur, il haletait quand il reprit sa respiration, il ouvrit tout doucement les yeux et il fut comme surpris de me voir là. Moi je n'étais plus qu'une flaque, il me dévisagea, baissa les yeux sur lui et rougit.
-Pardon, je… je suis désolé, bégaya-t-il en se mettant sous le jet de la douche.
Je tentais de reprendre doucement mes esprits adossée à cette paroi quand je réussis à murmurer difficilement :
-Ne le sois pas.
Il tourna la tête vers moi instantanément, me dévisageant curieusement, avait-il remarqué lui aussi que ma voix était étrangement rauque ?
Il s'approcha alors doucement, j'étais toujours aussi immobile, si ça continuait je n'allais faire plus qu'un avec ce satané mur. Il se pencha vers moi et me serra fort dans ses bras, mon corps se moulant au sien, immédiatement des décharges électriques traversèrent ma colonne vertébrale.
Il enfouit sa tête dans mon cou, je le sentis respirer profondément. Ses mains se baladaient dans mon dos, sur mon corps. Il commença à déposer des baisers dans mon cou et bien vite, vint sur mon buste. Je fus surprise de constater qu'il avait déjà enlevé mon sous-vêtement, je n'avais rien vu. Il prit alors un de mes tétons en bouche ce qui me fit haleter tellement la sensation était merveilleuse, il cajola ma poitrine un moment, avant de se mettre à genoux devant moi, ses lèvres glissant sur mon ventre.
Mon dos était de nouveau contre la paroi. Arrivée au niveau de ma féminité, il caressa mes jambes, il prit la droite qu'il fit passer sur son épaule, je tremblais de toute part d'anticipation. Je sentis alors ses lèvres se poser délicatement sur mon pubis puis sa langue s'insinuer le plus lentement du monde entre mes plis. Je respirais de plus en plus difficilement l'air me manquait.
Il vint rapidement trouver mon clitoris et la sensation de sa langue dessus, le léchant tournant autour était incroyable, rien à voir avec la description qu'il avait pu en faire, les sensations étaient exquises, je n'en pouvais plus.
Mes mains étaient toujours le long de mon corps, j'avais à mon tour posé la tête contre la paroi et je tentais de respirer. Je sentais une boule se construire au bas de mon ventre au fil des caresses d'Edward. Je gémissais sans aucune pudeur face à tout ce plaisir.
Quand je sentis alors que sa main qui malaxait mes fesses se déplaça et que sa langue pénétra mon vagin, mon corps se tendit une première fois, sa langue fut alors remplacée par un doigt et cette dernière reprit place sur mon bout de nerf.
-Oh Edward, ne puis-je laisser échapper de ma bouche tant la sensation était merveilleuse.
Il ajouta alors un doigt. Alors qu'il pompait en moi avec ses doigts qui se recourbèrent, ses lèvres vinrent aspirer mon clitoris et là une déferlante de plaisir s'abattit sur moi me faisant crier.
Je perdis pied, j'étais déconnectée de la réalité. Quand enfin je repris un semblant d'esprit, j'étais dans les bras d'Edward qui me tenait tant bien que mal et me murmurait :
-Je te tiens, je ne te laisserai jamais tomber.
Je savais que ses mots avaient un double sens, c'est ce qui gonfla mon cœur. Je croisais les prunelles d'Edward alors qu'il me tenait, lui, encore à genoux dans la douche moi dans ses bras telle une jeune mariée, je compris à ce moment que j'étais amoureuse de cet homme et qu'il fallait que j'arrête de me battre avec moi-même. Je devais avoir confiance en ce qu'il m'avait dit ce matin, j'avais peut-être moi aussi droit au bonheur.
-Merci me chuchota-t-il avant de me positionner devant lui. Nous étions tous les deux à genoux et il fondit sur ma bouche. Nous échangeâmes un baiser passionné, mes muscles reprirent vie et je pus enrouler mes bras autour de lui, mes mains vinrent s'agripper à sa tignasse pour le rapprocher encore plus de moi.
Nous partagions à cet instant toute notre passion l'un pour l'autre. Si voir la verge d'Edward tendue était pour moi un doux supplice, ce n'était rien en comparaison de la sentir si dure contre mon bas ventre. Nos corps se frottaient impudemment, je gémissais dans sa bouche, jamais je n'avais rencontré une telle félicitée.
Edward mit fin au baiser, et me regarda intensément.
-Je crois que nous devrions être sages, je voudrais que nous éclaircissions quelques petites choses pour que nous puissions partir tous les deux sur de nouvelles bases. De plus, nous sommes attendus au conseil.
J'acquiesçai tout en me mordant la lèvre.
Il m'aida à me remettre sur mes pieds, puis reprit le savon et me lava plutôt énergiquement, quelques fois ses mains ralentissaient et je le voyais secouer la tête et recommencer à me laver consciencieusement. Je n'avais qu'une envie à ce moment-là c'était de moi aussi le toucher mais il ne me laissa pas faire.
Son érection était toujours impressionnante j'étais mal pour lui et comme s'il répondait à la question, il me dit :
-Bella, tu pourrais sortir de la douche, je te retrouve dans quelques minutes.
J'acquiesçais et m'enroulais dans une grande serviette quand j'entendis Edward manipuler le débit de la douche :
-Putain, c'est froid, jura-t-il.
Je me retins de glousser, ce n'était pas fair-play et je me dirigeais vers la chambre pour m'habiller, jamais je ne m'étais sentie aussi détendue qu'à ce moment-là, j'avais l'impression de flotter.
Je m'habillais tranquillement et décidais d'attendre Edward au salon, je fus surprise de voir que de la nourriture y avait été déposée ainsi qu'un sac. Je me ruais directement vers les croissants, mais me retint à la dernière minute me disant que je devrais attendre Edward. J'installais alors les affaires pour que nous soyons confortablement installés, il nous restait un peu moins d'une heure avant le conseil, il était déjà 13heures passé.
J'attendis profondément installée au fond du canapé quand Edward arriva juste une serviette nouée autour de sa taille. Je déglutis tout en le dévisageant, ce qui le fit sourire le traître.
Enfin, il passa sa main dans ses cheveux, d'un coup, gêné :
-Je n'ai pas de rechange dit-il.
Je souris.
-Pas grave, plaisantais-je, quelqu'un nous a déposé le petit déjeuner et un sac.
Je lui désignais le sac, il alla donc regarder à l'intérieur et sourit, il sortit un petit mot.
-C'est quoi ? Le questionnais-je.
-Emmett, me répondit-il, il a pensé que des vêtements me seraient utiles.
Nous nous sourîmes, il prit le sac et alla dans la chambre.
J'étais presque frustrée qu'il ne se change pas là. Je ne pus m'empêcher de tourner la tête vers la chambre afin de vérifier si je pouvais le voir. Mais non, je rougis rien qu'à l'idée de tenter de reluquer Edward. Il revint quelques minutes plus tard et je me surpris à l'observer de nouveau. J'inspectais sa tenue, sa chemise qui laissait supposer un torse musclé, son pantalon qui moulait ses fesses elles aussi musclées. Je dus virer comme une tomate car Edward me regardait en souriant en coin. Qu'avait-il fait de moi pour que je devienne une adolescente prisonnière de ses hormones à la libido largement surexcitée.
Nous grignotâmes gentiment, parlant peu, nous contentant de nous regarder de longues minutes.
Le temps qu'il nous restait passa vite et nous dûmes nous rendre à la salle du conseil. Nous sortîmes et Edward se tenait à côté de moi, je ne savais pas la bonne attitude à adopter alors tout doucement, je pris sa main dans la mienne et face à mon geste, il me renvoya un sourire rayonnant que je ne pus que lui rendre.
Arrivée devant la salle, les conversations allaient bon train, certains se demandaient si Edward allait prendre la place en face de Renée étant le seul comte à présent. Cette réflexion me perturba mais je n'en parlerais pas, j'espérais que mon père pourrait un jour reprendre sa place. Edward s'excusa et alla parler à Emmett qui partit aussi sec. Nous rentrâmes tous dans la salle du conseil, chacun allant à sa place, Edward alla à l'opposé de moi et attendit au bout de la table debout que tout le monde fut installé et une fois fait, il prit directement la parole, ce qui surprit un peu tout le monde. Tous les yeux se dirigèrent vers lui.
-Euh bonjour à tous, commença-t-il à bredouiller. Si je ne me trompe pas une tradition de Syllavie accorde une faveur au nouveau comte ou comtesse, est-ce bien exacte ? Demanda-t-il à Jasper.
Ce dernier hocha la tête et précisa :
-Effectivement c'est possible, du moment que c'est dans l'intérêt de l'île.
Edward sourit en réponse et sortit alors de la pièce.
Tout le monde le regarda incrédule. Il revint alors quelques secondes plus tard poussant mon père devant lui.
-Je souhaite que le père de la comtesse reprenne sa place en tant que comte, s'il est parti il y a des années c'est uniquement dans le but de préserver sa fille, et aujourd'hui son choix est loin d'être critiquable, pour cette raison je souhaite qu'il réintègre le conseil et sa place au sein de Syllavie.
Des murmures se firent entendre tout autour de la table, ma mère et moi étions figées ne nous attendant vraiment pas à cela.
-Bon, vu qu'il n'y a pas d'objections, Comte, si vous voulez bien prendre place, dit Edward à mon père.
Mon père hocha la tête et posa une main sur l'épaule d'Edward qu'il serra, tous les deux allèrent s'asseoir à leur place.
Je découvrais tous les jours de nouvelles facettes d'Edward, je ne le connaissais pas altruiste et son acte me remplit le cœur.
Les premières décisions à prendre aujourd'hui étaient les mesures pour la sécurité d'Edward mais aussi du coup de mon père.
Ma mère demanda qu'Alfred soit aussi en charge de mon père, vu qu'ils étaient souvent ensemble pas la peine de mobiliser deux personnes à temps plein. Il fut décidé que ce serait Emmett qui serait en charge d'Edward.
Ce dernier souriait, je suis sûr qu'il n'en espérait pas moins. Enfin nous dûmes choisir un dossier chacun pour lequel nous serions en charge. Je n'avais pas fait de choix fixes, j'essayais de faire le bon choix qui m'en apprendrait le plus, mais c'était difficile car c'était bien loin de mes centres d'intérêts.
Edward surprit tout le monde en reprenant la parole :
-Comtesse Isabella, personnellement, je pense que le conseil n'aura aucun inconvénient face à cette suggestion mais je me disais que peut-être vous pourriez être en charge de la bibliothèque, de cette façon vous pourriez autant envisager les aspects de restauration récurrents sur l'île que le fonctionnement d'une institution, tout en vous permettant de vous y investir pleinement.
Je sentis les larmes affluer au bord de mes yeux, c'était parfait.
Ma mère ajouta :
-C'est une très bonne idée Edward, je n'y vois aucun inconvénient, qu'en penses-tu ? m'interrogea-t-elle.
-Ce serait parfait, répondis-je timidement.
-Bien c'est réglé et toi Edward quel dossier aimerais-tu avoir en charge ?
-Eh bien, je ne veux pas empiéter sur les dossiers de prédilection du comte mais j'aimerais la justice, pas du côté sécurité, précisa-t-il à l'intention de mon père, mais plus en termes de respect de l'idéologie de l'île.
Ma mère acquiesça.
-Je n'ai pas d'objection.
-Merci, répondit-il, d'ailleurs à ce sujet j'ai une requête à faire au conseil.
Tout le monde regarda étrangement Edward en 30 minutes qu'il siégeait au conseil, il n'arrêtait pas de surprendre tout le monde.
Sa voix se fit posée et froide.
-J'ai appris de source sûre qu'une personne a tenté de nuire à notre union Isabella et moi, cette personne a délibérément menti à la comtesse. J'ai suffisamment de preuve pour l'inculper de trahison envers Syllavie, cependant cette personne est reliée avec un membre du conseil.
Il fit une pause, certains s'agitèrent sur leur siège, tiens tiens se pourrait-il que plusieurs se sentent visés.
Edward prit sa respiration et regarda fixement Mme Denali
-Je suis désolée Carmen, il s'agit de Tanya.
Cette dernière soupira, blasée, elle hocha la tête pas plus surprise que ça.
-Je propose en accord avec le conseil qu'elle soit expulsée pour une durée indéterminée, je signerais moi-même cet ordre mais pour le bien du conseil et de l'île je pense que nous pourrions énoncer une autre raison officielle tel qu'un voyage.
Le silence se fit, Mme Denali fixa alors Edward :
-Je suis désolée pour le mal causé par ma fille et merci Edward de proposer cette alternative qui évitera le déshonneur sur notre famille.
Edward acquiesça, ma mère également.
-Bien, si nous avons fait le tour, je crois qu'il est temps de passer à la conférence de presse pour annoncer les charges de notre nouveau couple et ensuite nous pourrons passer aux réjouissances conclut ma mère.
Tout le monde acquiesça, la conférence se passa sans anicroche, toute la presse fut surprise de voir mon père réintégrer ses fonctions et du coup nos dossiers furent un peu oubliés, j'étais bien contente que l'attention soit un peu moins sur nous.
Nous nous rendîmes ensuite à la réception prévue pour les proches ainsi que les membres du conseil.
Carlisle en profita pour venir serrer la main de son fils, il avait des étoiles dans les yeux en lui disant :
-Je suis très fier de toi mon fils.
Pour une fois, je pouvais lui donner raison, Edward avait été merveilleux, juste parfait.
Bien évidemment Tanya était de la partie, quand Edward la vit, il se dirigea vers elle et lui murmura quelque chose à l'oreille. Elle fit un grand sourire alors qu'Edward se dirigeait vers Emmett. Ils parlèrent un moment et revint vers moi.
Il me tendit la main et me dit de le suivre.
Nous sortîmes de la pièce suivis de peu par Emmett, Mike et Démitri. Je remarquais tout de suite Tanya près d'une fenêtre qui attendait.
Elle regardait le paysage. Quand elle entendit nos pas, elle se retourna puis son sourire se fana et son visage se crispa dès qu'elle me vit au côté d'Edward.
-J'espère que tu as fait ce que je t'ai demandé hier, Tanya? Questionna Edward d'une voix plutôt froide.
-Euh …balbutia-t-elle faisant mine de ne pas comprendre.
-Tes bagages, précisa Edward.
Elle écarquilla les yeux.
Edward se retourna vers Emmett qui lui tendit un stylo et un document. Il parcourut celui-ci avant d'apposer sa signature.
-Tiens, dit-il à Tanya en lui tendant le document.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle perdue.
-Ton assignation à quitter l'île sur le champ, ces hommes vont te reconduire chez toi pour que tu prennes tes affaires et ils s'assureront que tu quittes bien l'île.
-Tu … tu ne peux pas me faire ça, bégaya-t-elle.
-Si et je viens de le faire, tu ne voulais pas comprendre ce que je te disais, à toi seule d'en assumer les conséquences. Adieu Tanya.
Edward reprit alors ma main et fit demi-tour, sans un regard vers elle. Si mon cœur avait pu exploser de joie dans ma poitrine à cet instant il l'aurait fait et je ne pus m'empêcher de sourire comme une bécasse. Edward me jeta un petit regard en coin et sourit à son tour. Il me déposa innocemment un baiser sur la tempe. J'aimais cette simple complicité entre nous. Il n'y avait plus besoin de discours, les choses avaient été rétablies, le temps du pardon était révolue, nous étions déjà à penser à l'avenir.
Alors que nous nous rapprochions de la salle de réception, je vis Jacob, les mains dans les poches s'approcher.
Je retins mon souffle, je l'avais tant fait souffrir.
-Salut, nous dit-il.
-Bonjour, répondit Edward crispé.
-Bella, je pourrais te parler juste une minute ? Me questionna-t-il.
J'acquiesçais, je vis Edward tendu mais prendre sur lui en déposant un baiser sur ma tempe tout en me disant :
-Je t'attends à l'intérieur.
Une fois Edward parti, je fis face à Jacob qui avait un air renfrogné.
-Jacob, commençais-je tout en baissant la tête cherchant mes mots, je…
-Non laisse-moi parler s'il te plait Bella, me coupa-t-il.
Je relevais alors mes yeux vers lui et je sentis mon cœur se serrer face à ses yeux remplis de douleur.
.
.
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Alors ?
Avez-vous eu autant de plaisir à le lire que j'ai eu de l'écrire ?
