Merci à CptJackHarkness, AmbreOnyx et Rhyn pour leurs commentaires qui m'encouragent à continuer à publier.


CHAPITRE 20

Dans Los Angeles

- Monsieur Alcost, pouvez-vous me dire si vous avez une idée de qui pourrait vous en vouloir ?

Don était arrivé sur les lieux du drame vingt minutes plus tôt. Les pompiers finissaient d'éteindre l'incendie provoqué par l'explosion. David et Mickaël étaient venus à sa rencontre et lui avaient fait un topo du déroulement des événements. Vers 16 h 30, le bureau d'architecture de Benjamin Alcost avait explosé, tuant net l'une de ses employée, une jeune secrétaire de vingt-cinq ans, Nancy Spreer.

C'était le patron, prévenu de l'explosion, qui avait averti les secours de la probable présence de la jeune femme dans les locaux. Ce jour-là, l'agence était fermée théoriquement, mais elle avait tenu à revenir pour boucler un dossier qu'ils devaient présenter le lendemain à un gros client potentiel.

Don avait alors entrepris d'interroger Benjamin Alcost. Il devait en effet s'assurer que l'explosion était bien le fait de leur bomber et non une affaire parallèle. Tout en parlant, il examinait soigneusement l'homme : Benjamin Alcost semblait âgé d'environ quarante-cinq ans, il était grand, blond et présentait bien. Son attitude trahissait une extrême nervosité. On pouvait comprendre qu'il soit horrifié par ce qui était arrivé à sa collaboratrice, mais Don avait l'impression qu'il y avait autre chose derrière cette attitude. Il ressentait la peur qui habitait l'homme, comme s'il savait quelque chose qu'il ne voulait pas que le F.B.I. découvre.

Cette impression se renforça tout au long de l'entretien dont pourtant il ne sortit rien de probant. D'après ses dires, Benjamin Alcost n'avait pas d'ennemi, en tout cas il ne s'en connaissait pas. Ses affaires marchaient fort bien et ses revenus allaient de pair avec sa florissante activité. Rien ne lui permettait de fournir le moindre indice aux autorités quant à l'auteur de cet attentat.

Don finit par remercier l'homme de son obligeance tout en lui présentant ses condoléances pour la disparition de sa secrétaire. Puis il remonta dans sa voiture et regagna le bureau. Quelque chose le chiffonnait : cet homme leur avait caché des éléments, il en aurait mis sa tête à couper !

- David, tu me lances une recherche sur ce Benjamin Alcost, ordonna-t-il à son subordonné lorsqu'ils arrivèrent au bureau. Toi Colby, vois ce que tu trouve sur Nancy Spreer. Je pense qu'elle n'est qu'une innocente victime de plus, mais mieux vaut s'en assurer. Mike, tu t'occupes de la liaison avec les scientifiques pour déterminer si c'est bien notre poseur de bombe qui est à l'origine de ce meurtre.

- Tu en doutes ? interrogea son ami tandis que David et Colby obtempéraient aux instructions reçues sans plus tarder.

- Pas vraiment, mais il vaut mieux s'en assurer tout de même. Inutile de suivre une piste qui ne nous mènerait nulle part.

- Tu as raison. En tout cas, ravi de te voir en meilleure forme.

- Ouais…justement, maugréa Don. Comment avez-vous pu permettre à mon père de me laisser dormir aussi longtemps ?

- Tu étais au bout du rouleau Don, et tu le sais. Le mieux que tu avais à faire c'était de te reposer et pas seulement deux ou trois heures. Et d'ailleurs, rien d'important n'a eu lieu durant ton sommeil. Et dès que nous avons été alertés de l'explosion, nous t'avons prévenu. Donc…

- On reparlera de ça plus tard…, conclut Don avec une certaine mauvaise foi. Je vais faire le point de ce qui s'est passé pendant que vous me teniez à l'écart et toi, occupe-toi de savoir si la bombe est bien l'œuvre de notre maniaque.

- En tout cas, sourit Mike, il y a une chose dont je suis sûr : si j'avais su que tu reviendrais d'aussi mauvais poil je ne t'aurais pas permis de dormir si longtemps. Au moins quand tu es crevé, tu n'as même plus l'énergie de protester et de râler. Il faudra que j'y pense la prochaine fois.

Il s'éclipsa rapidement sous le regard faussement scandalisé que son ami dardait sur lui.

(à suivre)


Comme ce chapitre est un peu court, je vais poster immédiatement le suivant