Titre : Un si long sommeil.

Source : Gundam Wing AC

Auteur(e) : Lysanea

Genre : yaoi, romance, POV de Quatre.

Disclamer : aucun des personnages ne m'appartient sauf Snickers, le chien de Duo et Gretchen, la fille de Hilde et de Wufei.

Pairing : 2+3, 1+4, 5+H

Personnages : Heero Yuy, Duo Maxwell, Trowa Barton. Quatre Raberba Winner, Wufei Chang, Catherine Bloom, Hilde S. , Réléna, Sally, Gretchen et Snickers.

Résumé : Tout le monde se retrouve à J-1 avant Noël, chez Duo et Trowa, à leur retour de vacances.

Notes de l'auteure : oyaho mina ! Merci d'être encore là, merci pour vos reviews et vos mails ! Voici donc le dernier chapitre de cette fic qui aura été une véritable aventure d'écriture pour moi. Je vais pouvoir reprendre ma fic que j'avais abandonnée pour me consacrer à celle-ci… Ne cherchez pas, je n'avais pas encore posté de chapitre ! Ca ne saurait tarder. Mais avant, je vous laisse à la conclusion d'Un si long sommeil et je vous confirme qu'il y a un épilogue, que je posterai d'ici quelques jours, pour ceux qui en veulent encore !

C'est dans la note de cet épilogue que je mettrai mes remerciements et que j'expliquerai aussi sûrement deux trois petites choses...

Sur ce, bonne lecture, et faites attention, y a encore du chamalow qui résiste !

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Chapitre vingt-et-un : et si on se mariait ?

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23 décembre AC 202
Appartement de Duo Maxwell et Trowa Barton...

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- Cette semaine de vacances vous a fait beaucoup de bien, visiblement… non ?

Duo et Trowa se sourient avec complicité et tendresse à la remarque de Wufei.

- Beaucoup, oui, répondent-ils en même temps, ce qui accentue leurs sourires.

Trowa, qui est assis sur le bras du fauteuil où s'est installé Duo, se penche et l'embrasse sur le front.

- On était un peu dans une bulle, c'est pour ça qu'on a pas trop appelé...

- Ni répondu, j'ajoute d'un ton faussement réprobateur.

- Sorry, mon Quatquat.

- Je plaisante, tu sais bien. Vous aviez besoin d'être un peu tranquille, c'est très bien si vous avez réussi à vous couper de tout.

- Ce n'était pas difficile, assure Trowa.

- Vraiment pas, reconnaît Duo en levant le visage vers lui.

Trowa se penche pour déposer un doux et chaste baiser sur ses lèvres.

Ils se regardent - excusez-moi, ils se dévorent du regard - toujours avec ce sourire qui dit tout de leur bonheur, qui est communicatif : Wufei, Heero et moi, on est soulagé et heureux, leur bonheur fait plaisir à voir - et à ressentir.

Trowa est métamorphosé, même s'il garde encore quelque chose de sa réserve naturelle.
Leurs cœurs sont débordant d'amour, c'est tellement beau et intense que j'en ai des frissons.

Trowa se sent libre, enfin, libre d'exprimer son amour, de le vivre et de le partager.
Duo, lui, se sent plus fort, il se sent exister à nouveau, il se sent les épaules pour reprendre une nouvelle vie dans ce monde encore un peu étranger pour lui.

C'est beau de voir leurs échanges de regards, leur complicité, la manière dont leurs corps se parlent, leurs mains se joignant systématiquement, presque inconsciemment, même.
Je le ressens parfaitement, ce besoin qu'ils ont de se toucher lorsqu'ils sont à proximité, de se regarder, de voir l'autre.

Wufei me taquine à chaque fois, il me dit que je ressemblerai presque à une ado devant un film d'amour…
C'est normal aussi, qui peut rester indifférent ?

En plus, le fait d'éprouver aussi un amour très fort fait qu'on comprend ce qu'ils vivent, même si chaque histoire est unique.

Et puis surtout, nous avons assisté à la naissance et à l'évolution de leur amour, de leur relation.
On les a vus se rapprocher au fil des mois, avoir des gestes l'un envers l'autre de plus en plus éloquents, penser « deux » alors qu'ils n'étaient pas en couple, encore.

On attendait tous avec espoir le "happy end", en somme !

La sonnerie de l'entrée retentit, m'arrachant à mes pensées.
Duo se lève le premier.

- Ce doit être les filles ! affirme Duo en se levant pour aller ouvrir.

- Je vais chercher du thé chaud, décide Trowa, debout à son tour.

Alors que Duo file pour ouvrir, Trowa gagne la cuisine.
Je profite de l'occasion et l'y rejoins.

- J'ai pensé que t'avais peut-être besoin d'aide.

- Merci, Quatre.

Je prépare un nouveau service avec lui, d'abord en silence.

Même si c'est Trowa et qu'entre nous, on a jamais eu besoin de passer par quatre chemins pour se dire les choses, je ne sais pas trop comment amener ce que j'ai à lui dire.
Je veux pas avoir le rôle de la personne qui casse tout alors qu'il est si heureux, enfin...

- Tu veux me dire quelque chose.

Ce n'était pas une question.
Bien sûr, c'est Trowa, forcément, il sait lire en moi comme dans un livre ouvert...

Je souris en sortant les tasses supplémentaires.

- Je suis très heureux pour vous deux, Trowa, à un point que tu n'imagines même pas. Et je prie que ce bonheur dure et se développe encore...

- Arrête, s'il te plaît, me coupe-t-il en me faisant face. Arrête de tant t'inquiéter pour nous. Je ne perds pas de vue que Duo est encore fragile, quelque part, tout comme notre relation. Je sais qu'un long travail nous attend encore.

- C'est si facile de l'oublier, quand on est sur un nuage ! Tu vois, même si on ne se l'autorisait pas, Heero et moi avons souvent été déconnectés de la réalité et ce, malgré l'état de Duo. Ca a été souvent difficile de garder les pieds sur terre, durant ces deux ans avant son réveil.

- Je le sais bien, Quatre. On plane peut-être, je te l'accorde, mais on en reste pas moins très lucides, l'un comme l'autre. Je connais Duo, ses doutes, ses angoisses. Et je les chasserai, je détruirai entièrement ses zones d'ombres. Je ne laisserai rien ni personne menacer ce bonheur durement acquis. Et je parle autant pour lui que pour moi.

Sa détermination est assez impressionnante, je l'avoue, mais quelque part, ça ne m'étonne pas, vu l'enjeu.

- Je ne doute pas que tu sois équipé pour. Mais je pense aussi à toi, Trowa. Je ne doute pas de l'amour que te porte Duo, je sens sa force et sa sincérité. C'est juste…

- Je sais où tu veux en venir et ne t'inquiète pas de cela non plus. Nous nous aimons de deux manières différentes, c'est vrai et pour l'instant, ça ne se voit pas trop, parce qu'on est complètement ailleurs. On vit à fond cet amour et cette nouvelle relation.

- C'est très souvent comme ça, au début d'une nouvelle histoire. Parfois, ça dure alors que les mois passent, puis les années. C'est ce que je vous souhaite, Trowa, vraiment.

- Tu veux que je te dise ? J'en ai marre de souhaiter et d'espérer, il est temps que je vive. Lorsque cette différence posera problème, si ça arrive un jour, et bien… nous aviserons à ce moment-là. Je ne veux pas le perdre, Quatre. Parce que maintenant que j'ai goûté un tel bonheur avec lui, je sais que je ne supporterai pas d'en être privé. Alors je compte bien amener Duo à m'aimer chaque jour davantage, à partager mon amour avec la même force et intensité.

Je souris, soulagé, alors qu'on reprend notre préparation.

- Je te sais parfaitement capable d'y arriver et je crois que tu n'auras pas trop à en faire. Duo avait tellement peur de se tromper sur ses sentiments, qu'il les a beaucoup sous-estimé. J'avais moi-même du mal à les définir jusqu'à ces dernières semaines. A présent, il n'y a plus de doutes sur leur nature et c'est une excellente base pour faire évoluer cet amour qui vous lie.

Il me sourit à son tour, de manière si naturelle et spontanée qu'une vive émotion m'étreint le cœur.

- Le bonheur te va vraiment bien, Trowa. Tu es radieux.

- Merci, Quatre. J'en profite aussi pour te remercier pour ton soutien sans faille tout ce temps, toutes ces années.

- Ton sourire est le plus beau des mercis.

Il me retire le sucrier des mains, que je viens juste de remplir, avant de me serrer dans ses bras.

Je lui rends son étreinte, laissant mon empathie nous faire pleinement profiter de nos sentiments respectifs : une grande joie, bien sûr, l'amitié si intense et particulière qui nous lie, tous les deux, beaucoup de tendresse, une forme de gratitude et de reconnaissance, et enfin aussi le soulagement de voir enfin l'un de nos vœux exaucé.

Je crois l'avoir déjà dit, j'ai toujours apprécié ces moments-là, avec Trowa.
Chaque étreinte avec lui est précieuse, parce que c'est là que s'exprime tout ce qu'on ressent et qu'on ne se dit pas autrement.
Tout simplement parce qu'on y arrive pas, ou parce que les mots ne suffisent pas toujours et que mettre en mots certaines choses serait comme les trahir, parce qu'on ne leur accorderait pas leur vraie valeur.

Nous profitons donc tous les deux de cet échange et je suis heureux de sentir que Trowa l'apprécie autant que moi.

J'entends alors la porte de la cuisine s'ouvrir.

- Hey ! proteste vivement Duo en entrant, les bras chargés. I can't believe it ! T'exagères pas un peu, mon Quatquat ? Je veux bien être partageur, mais pas à ce point ! Ok, tu l'as vu le premier, mais t'as laissé passer ta chance et tu t'es bien rattrapé avec 'ro depuis, alors bah les pattes !

Il n'y a vraiment que des amis très proches qui peuvent se permettre ce genre de blagues, après avoir vécu la situation qu'est la nôtre et rire d'un sujet qui est très sensible, en règle générale…

Je m'écarte complètement de Trowa et rejoint Duo pour l'aider à se délester de ses plats, tout en lui faisant une énorme bise au passage.

- C'était juste un test ! je le taquine en lui faisant un clin d'œil. T'as rien à craindre, mon Dodo !

- C'est ça, ouais…

Je pose les plats sur la table de la cuisine et prend le plateau des mains de Trowa, qui a terminé de le préparer, presque imperturbable, si ce n'est ce sourire qu'il n'a pas réussi à retenir.

- Je laisse Trowa se faire pardonner, j'amène le thé. Tardez pas trop, quand même.

- On ne va pas tarder du tout, juste le temps de couper les tartes. Quant à toi, je m'occuperai de te faire mes excuses ce soir, promet Trowa en enlaçant tendrement Duo.

- Tu m'as l'air bien sûr de toi, honey… remarque Duo d'un ton boudeur, sans le repousser pour autant.

Je n'existe déjà plus...

Je les abandonne en plein câlin et retrouve les autres dans le salon.

Après avoir posé le plateau, je salue les nouvelles arrivées : Catherine, Sally, Réléna, dont la présence me surprend et je termine volontairement par Hilde, auprès de qui je m'attarde un peu, admirant sa petite fille qu'elle tient dans ses bras.

Gretchen va avoir deux mois, elle est tellement jolie !

Bien sûr, ses cheveux sont d'un noir de jais, mais pour ses yeux, on ne peut pas encore se prononcer.
Ils sont très sombres, mais pas véritablement noirs, pas seulement ; légèrement étirés, ils sont en même temps très grands.

Pour le reste, elle semble avoir les traits fins de son père, mais les bébés changent si vite…
Dans quelques temps, on s'émerveillera peut-être de ses joues rondes, héritage direct de sa mère…

Duo et Trowa nous apportent déjà les tartes, alors que je reprends juste ma place à côté d'Heero, souriant encore.

Trowa embrasse nos amies, s'arrêtant lui aussi pour admirer Gretchen, à présent dans les bras de Wufei, puis se réinstalle sur l'accoudoir du fauteuil où Duo s'est aussi rassis.
Il pose sa main sur sa cuisse, rejoint presque immédiatement par la sienne, ce qui leur vaut les commentaires enjoués des filles.

Wufei lève les yeux au plafond, puis me sourit.
Je lui rends son sourire avant de pousser un long soupir, à peine audible…

Enfin, pas pour tout le monde…
Heero se tourne vers moi, inquiet.

- Ca va, tenshi ? murmure-t-il pour ne pas interrompre les autres discussions.

- Oui, mon amour... je le rassure sur le même ton, en portant sa main à mes lèvres pour y déposer un doux baiser. Je suis juste tellement heureux... Ca fait cinq ans qu'on attend ce jour où nous serions de nouveau réunis et presque trois ans qu'on espère cette situation possible : nous deux ensemble sans que ça ne blesse Duo et Duo et Trowa heureux également, ainsi que Wufei, même si c'est celui pour qui on avait le moins à s'inquiéter.

- Hn. On dirait qu'on va pouvoir enfin construire cette vie dont nous rêvions tous depuis un moment. En ce qui nous concerne, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, une fois que j'aurais fais ma demande en bonne et due forme et espérant que tu l'acceptes, c'est de nous marier.

- Quoi ?

Les conversations s'interrompent d'un coup et tous les regards se tournent vers nous.

- Qu'est-ce qui t'arrive, mon Quatquat, Heero t'a demandé en mariage, ou quoi ?

Je me sens violemment rougir à la question de Duo et tout le monde éclate de rire.

- Nan, j'y crois pas, j'ai visé juste, pour une fois !

- Je ne l'ai pas demandé en mariage. Pas officiellement, en tout cas, réplique Heero, dont le rouge qui colore ses joues n'a sûrement rien à envier au mien !

- Tu n'y as peut-être pas mis les formes, mais ça revient au même, mon chéri...

- Ah non ! proteste Duo en croisant les bras sur son torse. Respect de la tradition oblige : un genou à terre, Monsieur Yuy.

- Je n'ai pas de bague, Duo.

- Ca peut s'arranger, intervient Wufei en retirant sa propre chevalière. Ca ne se fait pas, ordinairement, mais entre nous y a aucun souci. Je te la prête et tu sais comme j'y tiens.

Heero me jette un regard auquel je réponds par un sourire, alors il la prend.

- Merci, Wufei.

Comme dans un rêve, je vois Heero mettre un genou par terre devant moi - et devant tout le monde -.

- Quatre Raberba Winner, veux-tu…

- Stop ! hurle presque Duo. Geez, c'est quoi, ça ? Heero, t'as quand même plus de vocabulaire que cette phrase type ! Non seulement il s'agit de Quatre, mais c'est aussi et surtout l'homme de ta vie, fais un effort ! Même si tu sais qu'il va dire oui, donne-lui raison, joue le jeu ! Fais comme si on était pas là ! Tu referas ta demande en privé comme tu l'imaginais, avec la bague que tu auras choisi - quoi que tel que je te connais, elle doit déjà être quelque part chez vous - les bougies, tout ce que tu veux, quoi ! C'est un moment important, même si t'as déjà vendu la mèche… En même temps on s'y attendait tous un peu…

Tous, sauf moi…

- Bravo, Duo ! applaudit Hilde. T'es trop fort !

Heero grimace et soupire avant de reporter son attention vers moi.

- Excuse-moi, Katoru.

Je caresse sa joue avec tendresse.

- C'est rien. Tu t'es fait prendre à ton propre piège, on dirait.

- A qui le dis-tu… Mais Duo a raison, tu mérites mieux qu'une phrase type. Je ne vais pas prétendre que je ne sais pas quoi dire, que je n'ai rien préparé alors que je me répète cette scène inlassablement depuis un moment. C'est juste que je ne me souviens pas vraiment de ce que j'avais retenu, parmi toutes ces choses que je voulais te dire, pour ce moment particulier, parmi tout ce que tu m'inspires. Alors je vais faire ce que Duo et toi m'avez appris et laisser parler mon cœur.

Il se tait un moment et j'avoue que mon cœur est déjà dans un drôle d'état, mes yeux humides et ma main dans la sienne tremble légèrement.

Je ressens aussi la joie de nos amis qui nous regardent : Trowa qui entoure le cou de Duo de ses deux bras, le menton posé sur le sommet de sa tête ; celle de Hilde posée sur l'épaule de Wufei, qui tient toujours leur fille endormie ; Sally, Catherine et Réléna, souriantes et émues.

Mais mon attention est surtout fixée sur Heero et je me perds dans son regard bleu nuit, le cœur battant si fort que c'en est presque douloureux.

- C'est vrai que nous vivons déjà comme un couple marié, mais je veux porter ton nom et te donner le mien. Je veux te jurer un amour éternel devant ceux qui nous sont chers et qu'ils soient témoins de l'amour qui nous lie, même si c'est aussi déjà le cas chaque jour. C'est si difficile pour moi d'être séparé de toi une seule journée, les heures me paraissent si longues. Ca fait déjà presque trois ans, bientôt, que c'est le cas et je sais que le temps n'y changera rien. Alors je ne peux que souhaiter que tu acceptes de rester à mes côtés et de partager ma vie entière, qui n'a de sens que quand tu es près de moi. Alors je te le demande, Quatre Raberba Winner, acceptes-tu de m'épouser et de confirmer ainsi que tu me rends le plus heureux des hommes ?

- Euh… (les mecs)

- Chuuuuuuuuuuut ! (les nanas).

- Bon, ok, reprend Heero sans détacher son regard du mien, l'un des hommes les plus heureux avec Duo, Trowa et Wufei ?

- Et moi-même ? je demande en souriant.

- Je l'espère.

- Je le confirme. Et oui, j'accepte de t'épouser. C'est si joliment et gentiment demandé… j'ajoute alors qu'il glisse la bague à mon doigt. Oh ! Elle rentre parfaitement !

- Peut-être, mais elle s'appelle reviens, remarque Wufei, plus taquin que sérieux. Non, mais finissez, embrassez-vous et tout le reste…

Je me relève en même temps qu'Heero et on s'embrasse longuement, se perdant complètement dans ce baiser.

- Si vous y tenez vraiment, vous pouvez utiliser une des chambres d'amis… finit par nous proposer Duo en riant.

On se sépare et il nous fait un clin d'œil.
J'ôte la bague et la rends à Wufei en le remerciant encore, puis tout le monde se lève pour nous féliciter.

- Ca tient toujours, nous rappelle Duo avec une lueur dans le regard qui rappellerait presque l'époque où il était 02. Si l'un de vous blesse l'autre, je le bousille.

- Avec notre aide, ajoute Trowa.

Wufei hoche la tête, menaçant.

- Oh là ! C'est la ligue des justiciers ! je proteste.

- En même temps, on s'inquiète pas vraiment, on aura pas à intervenir. N'est-ce pas ?

- On ne vous en donnera pas l'occasion, ça, c'est sûr, répond Heero en m'entourant de son bras.

- Fais pas le malin, Duo, c'est pareil pour toi, intervient Catherine, les poings sur les hanches. Si jamais tu blesses mon frère, je te tue !

- On te torturera un peu avant, quand même, je précise.

Duo se blottit contre Trowa, qui referme ses bras autour de lui, comme pour le rassurer.

- Même pas peur ! Je l'aime trop pour le faire souffrir ! En plus, il a déjà assez donné, je trouve, même si c'était pas directement à cause de moi.

- Cette semaine avec toi a déjà tout effacé, caro.

Cette remarque de Trowa amène quelques sifflements et quelques regards surpris, mais ravis : le voir si à l'aise prouve combien il est heureux, comme il se sent bien.

- Vous êtes vraiment tous trop mignons, fait remarquer Sally.

- Je suis bien d'accord, assure Réléna.

- C'est vrai, Réléna, tu gères réellement ? veut savoir Duo, la taquinant gentiment.

- Oui, Duo, ça fait un moment, maintenant ! Et puis regarde Heero, il est tellement beau... Jamais je n'aurais pu lui apporter un tel bonheur. Il faut savoir accepter de perdre aussi et je m'incline devant un tel amour. J'espère un jour partager un tel lien avec quelqu'un moi aussi, le plus vite possible !

- Il faut qu'il te mérite, Léna, laisse le temps à la vie de préparer cette personne à être digne de toi.

On regarde tous Duo, très surpris.

- Bah quoi ?

- Je ne pensais pas que tu me dirais une chose aussi gentille, un jour. Je me serai plus attendu à « laisse le temps à la vie de le préparer à te supporter ! », ou quelque chose s'en approchant.

- Je t'admire et te respecte beaucoup, au cas où tu ne l'aurais pas encore compris. Tout ce que t'as accompli, même aidée, ça m'a bluffé. L'ado me faisait chier parce que tu voulais me séparer d'Heero et que ton obsession du rose me donnait des envies de meurtres. Mais la femme que tu es devenue, que j'ai appris à connaître ces derniers mois… je l'aime beaucoup !

- Ce qu'il reste de l'adolescent que tu étais s'efface devant une maturité impressionnante, pour quelqu'un qui a l'impression d'avoir eu 17 ans la veille. Bien sûr, tu as vécu tant de choses que ça ne m'étonne pas plus que ça. Je suis heureuse que nous nous entendions si bien. Et je t'aime beaucoup aussi, Duo Maxwell.

Duo se détache de Trowa et s'avance pour la serrer dans ses bras.

- On aura tout vu… murmure Heero.

Je lève les yeux vers lui, encore très ému et sensible à toutes les émotions qui vibrent en nous tous.

- Je t'aime, mon Heero.

- Je t'aime aussi, Katoru, me répond-il en déposant un baiser mon front.

Ceux qui sont encore debout se rassoient pour enfin déguster les tartes amenées par nos amies.

- Le thé n'est pas idéal pour porter un toast, mais je tiens quand même à souhaiter que nos bonheurs respectifs durent toute notre vie ! nous dit Sally en souriant. Et que ceux qui ne le connaissent pas encore totalement le rencontrent très prochainement !

Nous la remercions et reprenons ce vœu.

Après tout, demain c'est Noël et même s'il n'a pas neigé malgré mes prières et l'état du temps, les miracles ont encore cours…
Mais est-ce demander un miracle que de souhaiter être heureux et de le rester ?

Je trouve ça un peu triste...

- Mon "voyage thérapie" va nous éloigner de vous un long moment, reprend Duo, mais nous reviendrons pour chaque occasion, mariages ou autres.

- Vous avez plutôt intérêt ! répond Hilde. Et n'essayez même pas de vous évanouir dans la nature…

- Pourquoi on ferait ça, ma belle ? On veut partager notre bonheur avec vous. C'est ici, chez nous, alors on reviendra. Après, le « quand » est une autre histoire… Hey, Snickers, vient là mon grand...

Duo attrape son petit chiot qui a quitté son panier et le prend sur ses genoux, où il s'installe confortablement, tout en mordillant le doigt de Trowa qui le taquine affectueusement.

Quand je pense que ce pauvre chien a failli s'appeler Opium, tout ça parce que sa mère s'appelle Cocaïne...
Je n'évoque même pas les noms de ses frères et soeurs, d'ailleurs j'ai interrompu Trowa avant qu'il ne termine la liste !

Carline a baptisé tous les petits de sa chienne avant de les donner et j'espère pour ces pauvres bêtes que leurs nouveaux maîtres, comme Duo et Trowa, leur auront trouvé des noms plus décents que Canabis, Pavot, Opium, ou encore Hashish, Heroïne et j'en passe...

- Vous savez déjà quand vous partez et par où vous commencez ? est en train de demander Heero alors que je me concentre sur la conversation.

- Oui, 'ro. On a décidé de partir fin janvier et dans un premier temps, on reste sur Terre. Ça devrait être assez rapide. Le plus gros du voyage se passera dans l'espace, sur chaque colonie. Toutes les destinations ne sont pas programmées, nous verrons au fur et à mesure.

- On doit aussi s'assurer que Duo puisse être reçu pour son suivi, au moins les quatre premiers mois.

- Je suis sûr que tu nous reviendras complètement guéri, je lui dis en souriant.

- C'est sûr la bonne voie, en tout cas, assure Sally. Je te connais, je connais tes capacités, mais sincèrement, je reste encore impressionnée par la vitesse avec laquelle tu as récupéré l'ensemble de tes facultés.

- Comme nous tous, même sans beaucoup s'y connaître sur la question médicale, remarque Catherine. L'amour y est aussi pour beaucoup, j'en reste persuadée et mon Triton a de la réserve. Tu as retrouvé toutes tes capacités physiques, on ne croirait même pas que tu as eu un accident qui t'as laissé inactif durant cinq ans.

- C'est vrai, mais je le sens quand même un peu, personnellement. Je ne sais pas si je serais capable de piloter Deathscythe, aujourd'hui, par exemple.

- Il n'y aura jamais plus besoin de piloter des gundams ni aucun robot mobile, de toute façon, remarque Wufei.

- Et puis si tu peux te piloter toi-même, c'est bien suffisant, mon chaton.

Duo grimace.

- Par pitié, Hilde…

La jeune maman lui dédie un énorme sourire, auquel il répond en lui tirant la langue.

- Ne fais pas ce genre de choses devant ma fille, Maxwell.

- Ta fille, elle est au royaume des songes, bercée par les anges. Ca fait un moment que ses yeux se sont fermés. On va peut-être d'ailleurs l'emmener dans une chambre, non ?

- Oui, ce serait mieux.

Hilde se lève, prend sa fille des bras de son père et suit Duo, qui, lui, a confié Snickers à Trowa.
Ils reviennent peu après et reprennent leurs places respectives.

Je ne laisse personne amener un nouveau sujet de conversation, étant donné qu'il y a une chose que je dois absolument vérifier et que j'ai enfin trouvé l'occasion.

Duo risque d'apprécier...

- Dis, mon Duo, tu as toujours ta croix ?

Il me lance un regard surpris.

- Bah oui, pourquoi ? Ah ! oui, elle est sous mon pull…

Il glisse sa main dans son col roulé et sort sa chaîne en argent, mettant la peau de son cou à nue quelques instants... et c'est bien assez pour moi !

- Je vous l'avais dit ! je m'écris, tout content.

- Quelqu'un croyait que je m'en étais débarrassé ? demande Duo, toujours aussi surpris.

Wufei soupire.

- C'est pas ta croix qui les intéresse, c'était juste un prétexte pour dégager ton cou et voir les jolies marques que t'a laissé Trowa.

Duo devient tout rouge et porte la main à son cou.

- C'est quoi cette histoire, encore ? Quatre !

- Duo ? je réponds en lui souriant avec toute l'innocence que je suis capable de feindre à cet instant.

- Arrête de faire ta gueule d'ange, je veux une explication, right now !

Je regarde nos amis un par un, guettant un signe, un soutien, peut-être...

Tu parles, oui !

Hilde retient difficilement un rire contre l'épaule de Wufei, qui, lui, joue l'indifférence ; mais la tension de sa mâchoire prouve à quel point il se concentre pour ne rien montrer.
Sally et Réléna affichent la même curiosité qui se dispute à l'amusement sur leurs visages.
Heero a les bras croisés et ce sourire en coin qui me fait craquer, d'habitude, mais qui ne m'est d'aucune utilité, à cet instant.

J'ai commencé, j'assume, en gros...

Je reporte mon attention sur Duo qui attend, la moue boudeuse absolument irrésistible ; je capitule.

- En fait, un soir, pendant que vous étiez en Italie, on en est tous venu à parler de vous. On a évoqué les longs mois d'abstinence forcée, votre amour, un désir très fort, certainement, puis le fait qu'il te fallait sûrement de la tendresse, Duo, de la douceur. On était pas tous d'accord, alors la grande question, c'était de savoir si votre première fois avait plutôt été tendre ou fougueuse, sauvage ou tout en douceur. Le marquage sur la peau est un très bon indicateur, mais tu sembles ne pas vouloir quitter ce joli pull... Trowa non plus, d'ailleurs.

- Mais mais mais... ca va vraiment pas, chez vous ! proteste Duo, presque scandalisé.

- Si, Duo, ça va très bien ! C'est de votre faute, aussi, ajoute Hilde. Vous nous avez pas vraiment raconté le moment où tu as dépassé ton blocage, alors on se demandait aussi si vous vous étiez jetés l'un sur l'autre sauvagement dès la déclaration faite, laissant la tendresse pour plus tard, ou si vous aviez pris le temps de vous découvrir dès le début...

- Holly Mary Mother of God... soupire Duo, faisant aller son regard des uns aux autres. Quelle bande de pervers ! Vous êtes vraiment pas bien ! Vous aviez rien d'autre à faire, franchement ? Ce sont pas le sujets qui manquent, pourtant !

- C'est vrai, mais pas aussi intéressant… réplique Hilde. Votre histoire nous a trop fait fantasmer et rêver ! C'était trop mignon de vous voir vous tourner autour ces derniers temps... Alors, alors, c'est quoi, la réponse ? C'était comment, la toute première fois ?

- Hilde !

Je n'ai jamais vu Duo aussi rouge, c'est d'un comique !

- Ca va, Duo, fais pas ton puceau ! T'as toujours été super à l'aise avec ce sujet ! Les autres s'inquiétaient même parfois pour mes pauvres et chastes oreilles, je lui rappelle gentiment.

- You must be jocking ! T'avais parfois plus de vocabulaire que moi, Quatquat !

- Si peu, mon Dodo. Ce n'était que de la théorie, en plus. Mais en tout cas, je me souviens très bien que t'as jamais paru aussi gêné quand il s'agissait des autres...

- Tu l'as dit, Quatquat, c'est quand il s'agissait des autres ! réplique-t-il en croisant les bras son torse. En ce qui concerne l'intimité de notre couple, c'est entre Trowa et moi, et on ne satisfera pas votre curiosité de pervers en vous répondant !

- T'es pas drôle, Duo ! se désole Hilde.

- Vu ce qu'on a pu apercevoir de l'état de ton cou, ce dût être assez passionné… je continue sans me départir de mon sourire. Et je suis sûr qu'il n'y a pas que ton cou qui en garde le souvenir, d'ailleurs… Après, les autres fois, on en sait rien, mais on peut deviner...

- Stop it ! me coupe-t-il avant de m'envoyer un coussin dans la figure, sans faire de dégâts, heureusement. Faux-frère... Et toi, continue-t-il en levant la tête vers Trowa, le fusillant du regard, tu ne dis rien ? Tu ne te sens pas concerné, peut-être ? Et c'est quoi, ce sourire ?

- Tu t'en sors très bien, mon cœur. Moi, j'aurais déjà tout raconté dans les moindres détails, le taquine-t-il.

On sait tous qu'il ne l'aurait jamais fait... enfin, il aurait répondu à nos questions, simplement.

- Eh ben bravo ! Merci de ton soutien, Tro-bear !

- Dis donc, Trowa, tu vas en avoir des choses à te faire pardonner, ce soir ! je fais innocemment remarquer à Trowa.

- C'est fait exprès, me répond-il en me faisant un clin d'œil.

Une lueur étrange passe dans le regard de Duo et il lui adresse un sourire que je qualifierai de bien carnassier.

- Héhé... Faudra pas te plaindre si t'arrives pas à marcher, demain, honey. Je dirais même pendant quelques jours...

- Tu oses nous faire un gros cake nerveux en rougissant comme une vierge pour nous sortir un truc pareil cinq minutes plus tard ! proteste Hilde. T'es irrécupérable, Duo.

- Bon, ça va, je suis pas rentré dans les détails, non plus. Vous avez pas eu la réponse concernant notre première fois, mais maintenant, vous pouvez deviner à quel point la température peut grimper sous la couette, assure-t-il avec un grand sourire, apparemment décomplexé sur le sujet. Pour le reste, vous avez assez d'imagination.

- Et de matière, ajoute Heero, souriant aussi très largement.

- Et d'expérience aussi, probablement, précise Catherine. Sacré Duo, va ! Bien, j'aurais aimé rester encore mais je dois rentrer terminer de tout préparer pour demain. Heureusement que Rashid s'occupe des enfants...

- Cathy, tu sais que…

- Non, mon Triton, je te l'ai déjà dit, je ne veux pas d'aide. Les filles me donnent déjà un sérieux coup de main et vous êtes mes invités. Sans parler de Rashid, Auda et tous les autres. Ca ira.

Sally et Réléna se lèvent aussi.

- Nous t'accompagnons.

- Vous pouvez rester et me rejoindre après.

- Non, il est déjà tard.

- Tu peux y aller aussi, ma chérie, je m'occupe de Gretchen.

Hilde embrasse Wufei, qui grogne un peu parce qu'il a toujours un peu de mal avec les démonstrations publiques.

- Merci, mon dragon.

Nous les embrassons et une fois parties, nous nous retrouvons tous les cinq.

Wufei va s'assurer que sa fille va bien et dort toujours profondément, puis nous rejoint.

- Katoru… murmure soudain Heero en serrant nos deux mains entrelacées.

Je me tourne vers lui.

Il me sourit en me désignant la fenêtre d'un signe de tête.
Nous suivons tous son mouvement et mon cœur bondit de joie : il neige.

Enfin !

Après un échange de regards entendus avec Duo, on se précipite tous les deux sur la terrasse, déjà recouverte d'une première couche.
Nous n'avions vraiment rien remarqué !

Je me retrouve à courir comme un gamin, Duo sur les talons dès l'instant où, ayant formé une première boule, je lui ai envoyé sans le rater.

Lui non plus ne me rate pas…
C'est vrai qu'il l'a retrouvé, sa force !

Debout côte à côte à l'entrée, dans l'appartement, Heero et Trowa nous couvent de leurs regards amoureux en souriant et Wufei, d'un air faussement blasé.

Mais il ne faut guère longtemps à Duo et moi pour que nous ne nous tournions vers eux, les prenant pour cible.

Si leur premier mouvement est de se réfugier dans le salon, ils nous rejoignent très vite, pour notre plus grand plaisir, après une première seconde de surprise ; ils sont toujours si sérieux, ces trois-là, que d'habitude, il faut vraiment les pousser pour qu'ils se lâchent un peu.

Mais je crois bien qu'aujourd'hui, on est tous dans le même état d'esprit : heureux, on veut profiter de notre bonheur à cent pour cent et vivre chaque moment pleinement avec ceux qu'on aime.
On sait tous combien la vie peut être cruelle et même si notre patience et notre foi ont été récompensées au final, on en oublie pas pour autant la souffrance engendrée par cette épreuve de cinq longues années...

Il n'y a pas de couples dans cette bataille de boules de neige que nous livrons avec acharnement, mais cinq amis qui s'affrontent sans pitié, chacun pour soi !
Nous finissons par nous retrouver tous les cinq allongés à même la terrasse, essoufflés, formant une drôle d'étoile à cinq branches, regardant la neige nous tomber dessus.

On va sûrement être malade, à ce rythme-là, mais tant pis.
Je nous entoure d'une douce chaleur grâce à mon empathie, que je maîtrise assez pour l'étendre à quatre autres personnes en dehors de moi.

On est heureux, c'est affolant.

Je suis heureux, heureux d'être là, heureux de vivre la vie que j'ai, grâce à ceux qui m'entourent, heureux de faire partie de cette espèce d'entité que nous formons, tous les cinq, ce qui reste de l'Opé Météore, de la guerre...

Heero Yuy, Duo Maxwell, Trowa Barton, Wufei Chang...
... et moi !

Moi, Quatre Raberba Winner.
Moi qui, bientôt, vais donner ces deux noms à l'homme que j'aime et recevoir le sien.

J'ai quasiment 23 ans et tout ce dont peut rêver un homme et qu'il n'obtient généralement pas si tôt dans la vie.

C'est vrai, j'ai un nom et la fortune associée, et ça aide.

Mais le nom qui m'importe vraiment, c'est celui que va me donner Heero lors de notre mariage.
Un mariage qui scellera l'amour qui nous lie, tous les deux.

Oui, j'ai l'amour d'un homme exceptionnel.
J'ai aussi l'amitié de personnes formidables, surtout celle de trois hommes :

Duo : j'ai retrouvé celui que j'ai toujours considéré comme un frère dès les premiers instants de notre rencontre et il va bien, notamment grâce à Trowa.
Trowa, avec qui je partage un lien unique, mon premier amour, qui a trouvé le bonheur, lui aussi.
Wufei, enfin père et bientôt marié, et si notre lien est également unique, ça n'en reste pas moins une amitié singulière mais très forte.

Nous sommes le 23 décembre AC 202 et il neige enfin.

Il y a six ans quasiment jour pour jour, nous nous battions dans l'espace et sur Terre aussi pour cette paix, pour avoir une chance de se construire une vie heureuse.
Aujourd'hui, nous pouvons enfin la vivre, cette vie, continuer de la construire et nous parlons d'avenir.

Un avenir heureux.

Nous sommes en décembre, oui, mais un printemps fleurit dans mon cœur et je suis sûr qu'il s'épanouit aussi dans les quatre autres cœurs qui battent en ce moment même autour de moi.

La vie et le bonheur peuvent-ils dépendre d'un seul être ?
La réponse est oui.
Oui, dans notre cas.

Pas parce que cet être est Duo Maxwell spécialement, même si c'est un homme extraordinaire.
Non, c'est parce qu'il est l'un de nous cinq et que nous sommes unis comme les cinq doigts de la main.

Si l'un va mal, l'ensemble est déficient et déséquilibré.

Oui, parce que d'une certaine façon, nous ne faisons qu'un.

.

A suivre... ou pas ! c'est vous qui décidez pour l'épilogue...

.


Notes : MERCI d'avoir lu ce dernier chapitre, j'espère qu'il est à la hauteur de vos espérances !

Je voulais préciser que quand Trowa appelle Duo "caro", c'est l'équivalent de "chéri" en italien.

J'ai souvent lu "corazon" dans des dialogues de Trowa, mais c'est de l'espagnol et d'après tout ce que j'ai lu, Trowa est ou francais, ou italien, donc voilà...

C'est toujours mon obsession du réalisme, sorry !

Sur ce, je posterai l'épilogue d'ici très peu...

Kisu ! Lysa.