Titre : « Docteur lapin et le désodorisant au pins ! » Nan je déconne ! Hum… Je sais pas quel titre lui donner moi… Ah je sais ! « Le Uke Grincheux et le Seme collant » Nan ca aussi c'est pourrit… Bah… Heu… j'attend vos propositions lol ! Sinon je met n'importe quoi !
Couple : AyameXKyo enfin ! J'ai réussit.
Genre : Le grand classique du je t'aime moi non plus !
Rating : Hum…T ?
Ayame contemplait béatement le visage endormit de son amant. Il avait vraiment de la chance d'entretenir une relation avec cet homme. Enfin homme était un bien grand mot ! Relation aussi d'ailleurs ! Disons aventure. « Ou plutôt passade torride… » Se dit-il tristement. Bien qu'Ayame soit fou amoureux cela ne semblait pas être réciproque. Il soupira et jeta un rapide coup d'œil au réveil. Dans quelques minutes celui-ci se déclencherait et le démon qui lui avait volé son cœur quitterait son lit sans un regard pour lui. Ayame se demandait souvent pourquoi il acceptait de coucher avec lui s'il ne l'aimait pas ? Pour lui s'était une conception bougrement tordue. Il avait songé à un moment être, peut-être, un substitut de son petit frère Yuki… mais l'hypothèse avait été effacée rapidement. Elle était trop improbable. Mais alors… Que faisait-IL dans son lit ?
La sonnerie bruyante s'actionna. Il soupira à nouveau, de déception. Un grognement féroce s'éleva des couvertures, avant que celles-ci ne jaillissent dans les airs sous la violence d'un coup de pieds. Le jeune homme qui se trouvait dessous se dressa d'un seul coup. Dos à son partenaire, il exposait sa nudité aux étoiles brillant par la fenêtre. Il ramassa ses affaires et les enfila à la va vite.
« Tu ne voudrais pas que je te les lave ? » Demanda timidement le serpent comme une soucieuse maîtresse de maison. Le garçon ne prit pas la peine de répondre, et n'esquissa pas ne serait-ce que l'ombre d'un geste qui aurait indiqué qu'il avait entendu. Il ouvrit la porte et quitta la pièce. Ayame l'entendit descendre les escaliers puis claquer la porte. Il se leva enfila son kimono et les ferma négligemment sur son corps fin. Il se pencha à la fenêtre et observa son adoré s'éloigner. Il faisait encore nuit. Il faudrait bien deux heures avant que l'aube ne se lève. De ses yeux de reptiles il distinguait assez nettement la silhouette. Brusquement le jeune homme s'arrêta. Il tourna la tête vers la fenêtre dont Ayame s'effaça aussitôt. Pourquoi se cachait-il bon sang ? Il avait passé l'âge!
Dehors les yeux rouges fixaient intensément le reflet argenté de la lune sur la vitre.
« Marre ! » Cracha Kyo avant de disparaître dans les ombres mouvantes.
Ayame, pour l'énième fois, soupira. Pourquoi fallait-il toujours que le jeune chat parte si tôt ? Ne savait-il pas que cela lui brisait le cœur ? « Peut être bien qu'au fond, il s'en fiche de mon cœur… » Murmura-t-il à l'adresse de son plafond. Il rejeta ses cheveux en arrières et se décida enfin à allumer son plafonnier. La lumière fusa, il leva la main pour s'en protéger. Il était trop tôt pour quoi que se soit. Mais son cousin prétextait vouloir être dans sa chambre chez Shiguré pour quand Torhu l'appelait. Le couturier était persuadé que s'il retrouvait les autres au lycée en prétextant avoir passer la nuit à flâner dehors, personne ne poserait de questions. Une fois ou deux au moins. Et puis, même pour regagner la demeure du chien, il n'était pas nécessaire que le rouquin s'éclipse si vite… Il secoua la tête, désabusé. Il aurait déjà du mettre un terme à se semblant d'histoire qui lui détruisait l'esprit. S'était peine perdue ! Manifestement Kyo n'éprouverait jamais pour lui d'amour véritable et sincère… C'est dans ses moments là que le serpent aurait aimé être une belle princesse adaptée pour Walt Disney ! Elles avaient beau être niaises, leur beau prince arrivait toujours a temps sur son cheval blanc. Peut être devrait-il être niais ? Ses idées saugrenues le firent sourire, et pourquoi pas se teindre en blond vénitien et devenir l'esclave d'une belle-mère ? Hum… A défaut de belle-mère, Akito ferait l'affaire ! Et Kyo arriverai… en moto s'était plus moderne ! Lui serait entrain de récurer le sol dans une tenue de soubrette de sa confection. Le chat prendrait alors sa troisième forme pour déchiqueter le chef de la famille. Puis enfin, il pourrait se jeter dans les bras de Kyo pour un sulfureux baiser. Il éclata de rire en se voyant tenter d'embrasser la grosse bête aux dents pointues que devenait son cousin les jours de pluie. Puis il réprima un sanglot en s'apercevant que probablement jamais ca ne viendrais à l'idée de Kyo de volé à son secours. Et c'est avec un sourire emplit de tristesse qu'il pénétra sa salle de bain.
Quelques heures plus tard, dans la cinquième classe du troisième étage, à droite en partant de l'escalier B à l'extrême gauche du lycée, Takuchi-san, un professeur de sciences survolté, s'évertuait à faire rentrer dans la tête des aubergines lobotomisées qui lui servait d'élèves, les principes de la désactivation des particules nucléaires. Il gesticulait dans tout les sens projetant sur les premiers rangs sueurs et crachats alors qu'il vociférait : «Temps T ! A quoi correspond le temps T ? Je vous l'aie expliquer et réexpliquer ! Voulez vous me rendre fou ? »
A milles lieux de ses basses préoccupation terrestre, Kyo assis au fond, près du radiateur, tapotait son crayon sur son cahier le rythme d'une vieille chanson de Enka. (1)
« Sôma ! » Eructa le vieux professeur aux cheveux en pétard, les yeux exorbité de rage. « Si vous vous permettez de ne pas écouter, c'est probablement que vous avez la réponse ! »
Le jeune homme roula des yeux vers son professeur, la tête nonchalamment appuyer dans sa paume : « Non… » Lâcha-t-il mornement.
« C'est le temps qu'il faut pour que la moitié des charges nucléaires soit désactivée ! Temps T ! » Aboya-t-il en entourant furieusement la lettre T au tableau, au point d'en casser sa craie. « Sôma votre attitude est de pire en pire ! Je vais finir par contacter vos parents ! »
Kyo eut un sourire désabusé. Qui chez les Sôma pourrait bien se préoccuper de ses résultats scolaires ?
Une dizaine de minutes plus tard, la cloche sonna, libérant les pauvres élèves d'une torture sans nom. Les malheureux assis au premier rang, filèrent aux toilettes dans le but de se laver et éventuellement de vomir leur dégoût.
« Kyo-kun ! » Le chat sourit à sa jeune amie. La seule personne en ce bas monde qui arrivait à lui arracher un vrai sourire. Pour les autres s'était de l'hypocrisie.
« Pourrais-tu me prêter tes notes ? Je n'ai pas tout suivit. » Implora Torhu, l'air un brin désemparé. Kyo leva les yeux aux ciels puis lui ébouriffa les cheveux.
« Tête de linotte ! » Enfin, il lui tendit son cours avec bienveillance.
« Oh ! Tu à dessiner des anguilles, Kyo-kun ? C'est mignon ! »
Le chat avala de travers. Des anguilles ? Il était si peu doué en dessin ? C'était pourtant simple de voir que c'était des serpents. Des jolis petits serpents amoureusement lovés dans des cousins de soie. Il savait qu'il ne devait pas se laisser aller à ce genre de réflexion de roman à l'eau de rose mais il n'y pouvait rien. Ayame… Encore une personne qui lui arrachait des sourires sincères. Même si Kyo les cachait soigneusement à l'élément déclencheur. Il grogna. Depuis que cet imbécile s'était glissé dans son futon lors de sa visite ! Kyo était devenu fou du corps alangui du serpent. Ainsi lorsque lors d'un voyage en famille aux sources, l'occasion s'était présenté, Kyo ne s'était pas gêné pour conquérir cette peau. Et depuis, presque chaque soir, il étreignait le serpent jusqu'à une heure avancée de la nuit. Avant de filé comme un voleur ! Ou dans le cas présent… un violeur.
« Kyo-kun ? »
Le rouquin revint à la réalité. Cela faisait bien deux minutes qu'il fixait bêtement sa compagne. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux.
« Bon… Allons-y ! »
L'après-midi fut aussi morne et sans intérêt que la matinée. Au goût du chat, le lycée avait pour seul but d'avoir une excuse socialement acceptable pour échapper à son collant partenaire. Quand la sortie des cours sonna, il se retrouva seul. Torhu partie à son travail en compagnie de Momiji, Haru disparu avant même que qui conque ne s'en soit aperçue et Yuki… Sans commentaire. Kyo se moquait profondément de son cousin. D'autant plus qu'il en entendait assez souvent parler s'est temps derniers : si la communication n'était pas vraiment de mise dans la relation qu'il entretenait avec Ayame, ce dernier ne pouvait néanmoins pas s'empêcher de s'épancher sur son frangin. Cela provoquait chez le roux une exaspération sans nom ! Bien sur, il n'avait jamais apprécié qu'on lui parle du rat, mais quand s'était le couturier cela devenait intolérable. Une jalousie furieuse étreignait le cœur du chat. Il voulait qu'Ayame ne regarde que lui ! Ne parle que de lui. N'aime que lui. Kyo voulait connaître tout de la vie du serpent. Les gens à qui il parlait. Les détails de la moindre de ses conversations. Les lieux qu'il fréquentait. Tout ! C'était maladif ! Pourtant il s'efforçait de contenir cette possessivité derrière un masque de froideur. Il ne manquerait plus qu'Ayame se rendent compte de cette faiblesse et prennent le contrôle de leur histoire. Mais malgré qu'il ne cesse de se répéter cela il ne pouvait se retenir de penser sans arrêt à son aîné. Celui-ci pleurait d'une manière si aguichante quand il lui faisait l'amour. Ca le rendait dingue. Comment résister à ses gémissements ? A ses cambrements ? Ces reins qui appelaient ses caresses. Un soupir d'extase franchit alors les lèvres du chat étiré en un sourire concupiscent. Une vieille femme qui croisait le chemin du garçon eut un mouvement de recul et brandit son parapluie, défensivement. Alors qu'une quadragénaire retenait sa fille par la main « Fait attention Hikaru, ce type n'a pas l'air net ! » Kyo réalisa alors qu'il était au beau milieu de la rue et qu'on devait le prendre pour un satyre. Il rentra la tête dans les épaules, honteux et pressa le pas en direction du dôjo de Kazuma.
« Kyo ! Bonne journée ? »
Comme il s'en doutait son prof n'avait pas mis ses menaces à exécution, son maître n'avait l'air au courant de rien. Il eut un sourire en coin. « Quel vieux débile ! » Songea-t-il à l'égard de Takuchi.
« Hum… Une bonne nouvelle ? » Interrogea l'homme en contemplant l'air enjoué de son fils.
« Non, rien de spécial. » Reprit le chat en haussant les épaules.
« Kyo mon petit… Depuis quelques temps tu es dans la lune. Ne serais-tu pas amoureux ? »
« Hein ? Quoi ? » Le jeune homme se mit à hurler que c'était « n'importe quoi » , des « calomnies inqualifiable », des « insinuations ridicules » tout cela en repartant aussitôt sans s'entraîner.
Son père regarda le garçon s'éloigner en trépignant de fureur : « Voilà une réponse qui en dit long… » Il esquissa un sourire.
La colère de Kyo ne retomba que le lendemain matin, mais l'accalmie fut de courte durée. Juste à la sortie des cours il fut convoqué par son professeur de science. Se dirigeant mollement vers le bureau de ce dernier, il se demandait à quel sermon il aurait encore droit. Celui sur la passivité en classe ? Celui sur la nécessité de consulter un psychiatre ? Celui qui commençait par « Kyo mon petit… » et finissait par « Vous avez comprit mon garçon ? » Des discours interminables et profondément ennuyeux. Seulement sa léthargie disparue aussitôt qu'il eut ouvert la porte. Là ! Assis sur l'une des deux chaises faisant face au bureau du maître. Trônant dans toute sa superbe. Ce tenait Ayame, qui lui adressa un sourire lumineux. Kyo faillit fondre sous l'effet d'un tel éclat. Mais il se ressaisit un se renfrognant s'assit sur la chaise restante.
« Sôma ! J'ai comme prévu contacté hier votre famille. »
« Je vois ça. » Grogna l'adolescent.
« Silence ! Insolent ! »
« Allons. Pas la peine de s'énerver. » Intervint la douce voix du serpent.
« Hum. Au fait Sôma-san, qui êtes-vous exactement par rapport à Kyo ? »
« Son cousin. »
« Ah. J'aurai préféré voir ses parents. »
« Mais c'est impossible voyons : Ils sont morts depuis longtemps ! Quelle manque de tact ! » Et l'homme s'effondra en larmes de crocodiles sur le bureau ciré. Le vieux professeur n'avait jamais vu de telle réaction en 25 ans de carrière.
« Hum… Sôma-san ? »
« Comment pouvez vous rappeler à ce pauvre enfants ce tragique destin ? N'avez vous donc pas de cœur ? » Explosa le couturier en enlacent vivement son jeune cousin. A partir de cet instant Kyo décrocha de la conversation. Un vague sourire de félicité se dessina sur ses traits alors qu'il humait le léger parfum qui exhalait des cheveux de son aîné. Il voyait presque les fleurs de cerisier s'ouvrirent et les petits oiseaux voler. Mais au moment ou une douce mélodie au violon allait s'élever, le vieux Takuchi entama son prêchi-prêcha :
« Voyez-vous Sôma-san ! Kyo est un élève perturbateur. Cela me dérange, dérange les autres élèves et le désert lui-même… »
Kyo roula des yeux. Ayame le lâcha et écouta l'homme avec un grand intérêt. Le pire, il ne semblait pas faire semblant. Il écoutait avec sérieux et posait des questions réfléchit. Kyo en était bouche-bée. Tout comme son professeur d'ailleurs. Le scientifique semblait fasciné par la prestance et la beauté du serpent. Une jalousie sans bornes. Comment ce vieux libidineux osait-il regarder Ayame de cette manière ? Kyo était persuadé que ce pervers était intéressé. Et le couturier qui souriait comme si de rien était ! Au bous de trois quarts d'heures. Le professeur les congédia en adressant un dernier « Je compte sur vous ! » Au serpent, alors que son jeune cousin était sur le point de défiguré l'enseignent.
Les deux maudits prirent le chemin du retour dans le silence le plus complet. Brusquement Kyo ne put se retenir :
« Comment as-tu sut ? »
« Ton professeur s'est trompé ; il a appelé à la résidence au lieu du dôjo. »
« Hum… Et pourquoi es-tu venu ? »
« Pour t'empêcher des ennuis. » Ayame adressa un sourire fragile à son amant.
Il y une eut minute de silence.
« C'est aussi pour m'éviter des ennuis que tu à draguer mon prof ! » S'exclama le chat en s'arrêta net au beau milieu d'une ruelle.
Son compagnon se retourna lentement vers lui. Ses yeux étaient écarquillés par l'incompréhension.
« Qu'est ce que tu dis ? »
« Tu le sais très bien ! Tu as vu comment il te regardait ! » Kyo hurlait à présent sans aucune retenu. Il se jeta sur son cousin et l'enlaça rageusement.
« Tu es trop beau Ayame ! Je voudrais t'enfermer dans un lieu secret pour que personne ne puisse poser les yeux sur toi ! »
Une larme douloureuse glissa le long de la joue pâle de l'adulte.
« Tu es à moi ! »
« Oui… »
« Je t'aime ! »
« Moi aus… QUOI ? »
Le serpent s'éjecta hors des bras forts qui l'enserrait.
« C… Comment ça tu m'aime ? »
« Comme ça ! » Le rouquin prit d'assaut les lèvres fines mais il fut repoussé par des mains maladroites.
« Pourquoi tu ne l'as pas dit auparavant ? Je croyais… Je pensais… Que tu te servais de moi… Que je n'étais qu'un amusement… »
« Oh mais tu m'amuse beaucoup aussi ! » Répliqua Kyo, tentateur, puis il ajouta plus sérieusement :
« Mais tu n'es pas un jouet ! Ayame je déteste notre famille et notre nom. Mais je t'aime toi ! Je déteste cette ville, mais je ne doute pas qu'il y a quelque part des endroits ou tu pourrais être heureux… »
« Partout ou tu es, je suis heureux ! »
« Laisse moi finir! Ayame… »
« Oui ? »
« Voudrais tu partir avec moi ? »
« Ou ? »
« N'importe ou ! Je veux faire le tour du monde avec toi ! Te faire l'amour sous tous les paysages possibles ! »
Ayame rougit alors comme une pucelle. Pendant des mois il avait espéré entendre ses mots. Il était sur le point de fondre en larmes. Mais il ravala son émotion et reprît son rôle d'excentrique exacerbé :
« D'accoooord ! » Il sauta au cou du chat pour l'embrasser à pleine bouche. Puis pendu à sa nuque, il entama un discours dont il avait le secret :
« J'adooore l'avion ! Mais j'ai horreur du bateau sa me rend toujours malade, en même temps c'est tellement romantique, comme dans Titanique ! Tu crois qu'il y a encore beaucoup de pirates de l'air ? Oh ca me rappel « Porco Rosso » ! Et si on allait en adriatique ? Oh non ! Plutôt à Paris ! Comme ça tu pourras voir l'éclat de ma chevelure sous la tour Eiffel ! »
« Mouais… Ca ressemble à la Tokyo Tower ! »
« Il paraît que les huîtres sont aphrodisiaques ! Je crois qu'on en mange beaucoup en France, surtout en période de Noël et… »
Le chat épuisé s'arracha de l'étreinte de son petit ami.
«Finalement… laisse tomber… »
« Ah ! Kyo… My Love ! Revient ! »
FIN
(1) Ceux qui lisent « Ah ! My Goddess ! » Doivent savoir ce que c'est, pour les autres : C'est la variété japonaise apprécier par les plus de cinquante ans : Ca parle en général, de femmes abandonnées qui noient leur chagrin dans le saké sous une pluie de pétales de rose.
