Note de l'auteure : Tout d'abord, je voudrais m'excuser pour ce très long retard. En espérant que cela ne se reproduise pas.
Réponses aux reviews :
Diri-chan : Salut ! Désolé de ne répondre que maintenant... Oui je comprend ta réaction et je te félicite de l'avoir lu jusque là malgré tes appréhensions. Je partage ton point de vue sur Pétunia (j'aime bien son rôle). Mais pas de Pétunia dans ce chapitre et très peu sans doute dans le prochain... à plus.
Annaele Tiam : Merci merci pour les compliments ;) je n'est pas vraiment réussit à tout reprendre pour ce chapitre mais j'espère que ce ne sera que pour le temps de me remettre dans le bain.
Soln96 : J'ai adoré tes petits commentaires à chaque chapitre, j'ai pu voir l'évolution de tes sentiments pour l'histoire et j'ai souri pour beaucoup. Je comprend tes sentiments vis-à-vis de Vernon car je pense que tout les lecteurs ont les mêmes... (en même temps...) J'ai surtout bien ris quand tu en es venu à prier pour que Voldemort tue Vernon.
Xena : Cette idée m'est venue l'été dernier. Ça n'allait pas très fort à l'époque et je pense que j'ai chercher à tout rejeter sur Harry (un bouc émissaire...). J'ai toujours trouvé que les côtés gros enfoirés de Vernon et Pétunia étaient hyper soft dans les livres tout en cachant de sacrés abus. Je veux montrer justement ce qu'ils auraient pu être alors que personnes ne voient rien, tout comme personne ne réagit aux abus (quand même assez graves) qu'à réellement vécu Harry. Pour la suite je te laisse la découvrir par toi-même. Bye.
Potterheadunicorn : Salut, tes reviews sont un peu le reflet de ce que j'ai pensé moi aussi. Le récit est en effet adapté pour laisser penser que cela aurait pu réellement se passer. Mais je te laisse découvrir la suite.
L'ombre des larmes : Merci de continuer à me suivre et désolé pour ce retard. J'espère que ce chapitre te plaira et ne te laissera pas trop sur ta faim ;)
YuuKyun : Salut ! C'est l'effet recherché de mettre mal à l'aise et de choquer. J'espère que tu aura quand même le courage de lire jusque là pour voir ma réponse à ta review. Je ne pense pas faire de couple pour le moment mais je n'en dis pas plus. Et d'une seule voix crions tous : « à bas Vernon ! » ;)
Chapitre 8 : Terror of rejection
Après deux semaines de supplice, Harry craqua. Son mental de plus en plus faible céda lorsque Sirius lui murmura à l'oreille à quel point il aimait ça, se faire battre, se faire prendre comme une chienne, alors qu'à côté son cousin dormait tranquillement. Il lui avait dit tout le plaisir que ça lui procurait de le voir ainsi. Et Harry avait supplier, il avait supplier son parrain de se taire, les larmes dévalant sur son visage alors que ses muscles crispés le faisaient souffrir le martyre.
On ne s'habitue jamais à ça. À la douleur des coups et du reste. On s'habitue à se sentir comme une merde, on s'habitue à la peur, mais comment s'habituer aux coups vicieux, aux mains hideuses qui passent et repassent là où elles n'auraient jamais dû aller.
Petit, il pensait s'être accoutumé à ressentir cette douleur, et peut être, alors, était-ce le cas. Mais plus aujourd'hui, plus quand maintenant, chaque été il avait l'impression que tout recommencer. Plus quand après avoir une nouvelle fois ressenti l'espoir, tout s'était effondré.
La migraine qui lui rendait toutes ces paroles tellement insupportables reflua doucement. Une douce torpeur prit place, et il perdit connaissance.
En se réveillant, Harry avait l'impression d'être différent. Deux semaines qu'il était chez les Dursley et il se sentait plus libre que jamais. Son oncle exigeait de lui qu'il soit rentré avant minuit mais le laissait faire ce qu'il voulait de ses journées. Même Pétunia ne l'incommodait plus avec toutes ces tâches ménagères qu'elle l'obligeait avant à effectuer tout les étés, comme s'il devait rattraper dix mois de retard. Ce qui devait sans doute être le cas.
Alors, la journée il quittait cet enfer. Sans savoir où aller, où traîner. Malgré sa liberté, il n'allait pourtant jamais bien loin. Parce qu'il ne savait pas quoi faire. Aussi parce que Sirius ne le suivait jamais dehors et qu'il avait peur chaque jour qu'il revienne pour trouver la maison vide de la présence de son parrain. Il savait cela idiot d'avoir peur de perdre cet espèce d'enfoiré, mais lui ne l'avait jamais frappé. Il ne lui avait jamais fait toutes ces choses qu'il n'osait pas encore nommer à voix haute.
Enfin, lorsque Harry parlait de changement, ce n'était jamais rien. Il fallait juste voir à quoi ressemblait sa vie pour imaginer que ce qu'il appelait un changement, ne pouvait pas être anodin. Non, en fait, il avait peur. Encore, oui, mais cette fois c'était de lui-même dont il était effrayé.
Vous allez voir, que ce n'était en effet pas rien. Son corps d'adolescent commençait à le trahir. C'était déjà un miracle qu'il ne l'ait pas fait plus tôt, mais il ne se préoccupait pas vraiment de ce genre de détails, tout de suite. Là, son problème était qu'il se sentait excité par les parties de jambes en l'air que lui ''offrait'' son abominable oncle. Et c'était cela qui le terrifiait. Les coups, les abus, les visages, les cauchemars, la folie..., son parrain et maintenant ça. Il se doutait en avoir oublié dans sa liste mentale, mais présentement, il ne se sentait pas la force de réfléchir à toutes les merdes qui envahissaient sa vie.
C'était tout ce qu'il lui fallait pour se convaincre de quitter cette maison chaque jour à l'aube pour n'y revenir que tard dans la nuit. Ses pensées. Celles qui le faisaient se sentir si minable, si insignifiant. Il ne pouvait réfléchir quand autour, il y avait cet homme qu'il ne reconnaissait plus qui lui murmurait insidieusement tout ce qu'il avait refuser de voir en face, tout ce qu'il ne souhaitait pas voir resurgir en ce moment.
Une semaine avant son seizième anniversaire, Sirius était là, comme depuis deux semaines, à lui murmurer à quel point il était immonde et dégouttant de vouloir toutes ces choses que lui faisaient son oncle. Il lui disait comme il devrait se jeter aux pieds de ce gros porc pour le supplier de lui donner ce plaisir qui semblait tant lui tenir à cœur. Mais cette fois, Harry ne le laissa pas parler sans régir et lui hurla de se taire, mettant dans sa voix le plus d'autorité possible. Sirius s'était figé. Un horrible sourire s'était alors étalé sur son visage. L'un de ceux qui ne sont pas humainement possible. Les ombres avaient commencées à danser autour de lui, faisant vaciller la faible lumière de sa chambre. Son corps s'était ensuite désarticulé alors que Harry hurlait de peur. Sirius flottait au dessus du matelas sur lequel Harry s'était évertué à l'ignorer tout à l'heure. L'homme s'était moqué de sa crédulité. Comment Harry avait-il pu croire que son parrain était revenu à la vie, était ce que l'homme ne cessait de lui répéter alors que son sourire immonde ne cessait de grandir et que sa peau blanchissait encore.
Le visage de Harry se déforma par la peur quand qu'il comprit que ce visage qui lui faisait face n'était que l'un des nombreux visages de sous son lit. Par déni, il avait dû inconsciemment vouloir sortir Sirius de là. Il en avait alors fait une créature horrible qui n'était que le reflet des pensées les plus noires, enfouies de son esprit, dans la cage dorée qu'il avait presque réussi à oublier.
