Les personnages appartiennent à SM.
L'histoire appartient à forthelongestday, elle est parue sous le titre : '' Aftermath '' lien sur mon profil.
Lyylla est ma ßêta pour ce chapitre. Merci pour ton travail remarquable.
Chapitre vingt et un
Outtake quatre
Cela commence avec les dents.
Cette fois, cela a commencé avec mes dents et je ne peux honnêtement pas comprendre pourquoi je n'avais jamais pensé que cela pourrait conduire à autre chose qu'à de la douleur, cela n'était jamais arrivé auparavant.
Cela s'est terminé par un baiser.
Une simple pression de mes lèvres sur sa peau et sa bouche et elle était partie avant même de commencer à courir et, avant même de savoir que je l'avais fait, je l'avais laissée partir et je me retrouvais à regarder fixement la porte alors qu'elle se balançait sur ses gonds, aux prises avec cette nouvelle et brusque apparition de colère et de frustration sur tout ce qui bougeait parce que, encore une fois, ce n'était tout simplement pas suffisant.
Cela faisait des mois.
Des mois d'incertitudes et de doutes repoussés impitoyablement sur le côté à son profit pour qu'elle en arrive à ce point, à cet instant, mais à l'heure actuelle, je ne peux toujours pas y arriver, ce qui n'a pas réellement d'importance parce qu'elle ne recherche pas cela. Une petite partie de moi souhaiterait pouvoir la détester pour tout cela, mais c'est rapidement suivi par de la culpabilité. Elle n'est probablement pas prête à voir ce qui se passe entre nous et j'avais su que cela n'allait pas être facile.
Pourtant, à presque six mois de frustrations refoulées en ébullition en moi, la pression est montée trop haut pour que j'arrive à la maintenir beaucoup plus longtemps.
Je déteste l'atmosphère que dégage cette maudite maison, ce stupide canapé et ce beaucoup trop chaste beige éclaboussé sur les murs, tout est entaché, tout cela est pour elle et peu importe ce qui arrivera, cela le sera toujours. Je sais que si cela fini mal, je ne serais jamais capable de revenir ici à nouveau et putain, ce sera mon purgatoire. C'est mon lieu de chagrin et d'expiation, et je me suis bêtement permis de croire que peut-être Bella pourrait le transformer en quelque chose de mieux que cela et c'est tout simplement un peu trop difficile pour moi de me rappeler qu'elle peut peut-être encore le faire.
Je suis furieux après Peter, parce qu'il a essayé à maintes reprises de me dire d'accélérer et de faire quelque chose, mais il a toujours simplement insisté un peu trop dur.
Charlotte aurait dû être le moyen le plus facile, parce que vraiment, était-ce trop lui demander de simplement donner une poussée dans la bonne direction ?
Mais la plupart du temps, j'étais furieux contre moi-même, par ce que j'étais devenu, car avant son arrivée dans ma vie, je ne me serais jamais laissé prendre ou retourné aussi profondément par quoi que ce soit ou par quiconque.
Jamais dans le passé je n'aurais laissé une telle victoire mineure m'inspirer confiance au point d'oublier les scénarios soigneusement construits que j'avais concoctés, ni balancer quelque part entre le mépris absolu de tout cela et essayer de comprendre ce que diable il s'était passé ce soir. J'ai finalement décidé que Peter aurait toutes les réponses, il en avait toujours, mais pas celles que je voulais.
'' - Oui, Jasper, il y a quelque chose qui ne va pas chez toi, tu as complètement perdu tes couilles. As-tu essayé de les chercher dans le dernier endroit où tu les avais encore ? ''
Au moins, il avait promis d'envoyer Char à sa recherche.
Il n'en faudrait pas beaucoup plus pour me convaincre que ce n'étaient pas à cause de ses paroles que j'étais étalé sur le dessus du lit de Bella à regarder les poutres du plafond, ce qui était le deuxième pas de ma gigantesque connerie.
En réalité, j'aimerais réellement savoir comment diable elle réussissait à faire cela, comment d'un simple battement de paupières, elle s'assurait qu'absolument rien ne se passait comme prévu à chaque fois.
Tout ce qu'elle a eu à faire a été de tourner la foutue page d'un livre et tout mon bon sens a volé par la fenêtre, me servant de cette pitoyable excuse pour lui voler un baiser.
Cela aurait pu être plus difficile, j'aurais pu me pousser et ouvrir ses lèvres de force pour m'y noyer. Cela aurait pu être tous ces premiers baisers que j'avais imaginé pendant tous ces mois, réunis en un seul et au lieu de cela, je l'ai laissé être une légère félicitation, un merci, alors qu'il aurait dû être un putain de « je t'aime » qui aurait dû sortir.
Le regret est presque suffisant pour me donner envie de tout arrêter, de tout stopper pour revenir sur mes pas et retourner à cet endroit où nous étions quand nous étions à Forks, mais il est impossible d'arrêter quelque chose comme cela. Peu importe ce que je me dis alors que je suis allongé ici, quand je vais me lever, elle aura toujours de longs et doux cheveux bruns, des yeux écarquillés à force d'essayer d'être courageuse quand elle ne comprend pas le monde qui l'entoure et qu'elle dira toujours de petits mensonges simplement parce qu'elle aime la sensation de mes bras autour d'elle.
Elle sera toujours la première personne qui aura cru en moi sans réserve, indépendamment de toutes les preuves qui lui disaient qu'elle ne devrait pas. Elle sera toujours le pardon, les petits sourires, elle essayera toujours de me faire me sentir mieux alors qu'elle est tellement mal qu'elle ne sait même pas à quel point elle est blessée.
Elle sera toujours cette petite fille qui a mis des chaussures de deux tailles trop grandes et qui se fout en rogne parce qu'elle ne peut même pas marcher avec et encore moins courir. Elle va toujours faire pression sur moi pour obtenir des réponses que je ne veux pas donner et elle va toujours demander pourquoi au lieu de faire ce que je demande.
Elle sera toujours cette chose qui chasse la fureur et la haine, c'est une chose qui ne peut pas être ignorée, pas quand il me suffit seulement de penser à elle pour me calmer et supprimer les flots de colère qui couraient dans mes veines il y a moins d'une heure.
Et je vais toujours être amoureux d'elle.
Tout ce que je voulais, c'était de tout faire correctement pour elle, être capable de regarder en arrière et dire que j'avais fait de mon mieux et que cette fois, cela avait été effectivement suffisant, mais c'était un mensonge et cela n'avait jamais été aussi simple que cela de toute façon. Je voulais seulement l'avoir et je ne pouvais pas l'avoir si je n'étais pas assez bon.
Mon mieux avait été abattu, mon mieux avait été détruit et quand j'ai fermé les yeux et que j'ai respiré son odeur sur les draps, je me suis demandé si je n'en serais jamais capable maintenant qu'elle était la meilleure partie de moi-même au lieu de cette bête arpentant sa cage et attendant patiemment que je la laisse sortir à nouveau. Je voulais qu'elle devienne quelque chose que je n'ai pas bousillé, qu'elle soit pour une fois quelque chose que j'aurais fait correctement, mais maintenant, cela pourrait ne jamais arriver, son envol est la preuve que je me suis trompé encore une fois.
Ses petites enjambées ont résonné dans le couloir, faisant s'ouvrir brusquement mes yeux avec un clic audible, et pendant une seconde, j'ai pu voir ce qu'elle avait vu la première fois qu'elle a reposé sur le lit et a regardé la poussière tourbillonnante autour des poutres, c'était réellement ravissant.
Le bruit de ses pas ont résonné, plus proche, et s'est arrêté devant la porte avant que je ne l'entende prendre une profonde respiration et entrer dans la pièce. C'est sans réfléchir que j'ai roulé sur le côté pour lui faire de la place, ne pouvant rien faire d'autre qu'être simplement heureux quand elle a accepté l'invitation, a grimpé dans le lit et s'est allongée à côté de moi.
Pendant une seconde, je me suis laissé croire que cela n'allait peut-être pas être si mal, mais cela a duré jusqu'au moment où elle a pris une autre respiration et a prononcé les mots qui pouvaient signifier la mort de toute relation potentielle, quel qu'en soit le genre.
'' - J'ai besoin de te parler. '' C'était seulement une autre version de « nous devons parler. »
J'ai obtenu un bon aperçu d'elle et je me suis rendu compte à quel point elle essayait de rester en colère. Quand j'ai senti Peter sur elle, ma première pensée a été qu'il était un putain de menteur, mais qui a rapidement été suivie par la réalisation que je pourrais être complètement foutu.
'' - Bien sûr. '' Ce n'est pas comme si je pourrais arrêter cela maintenant, même si j'essayais.
Elle a respiré plusieurs fois, cherchant à renforcer son courage, elle a tripoté les boutons de ma chemise et ce petit geste insignifiant m'a fait me sentir un peu mieux. Si elle avait été réellement aussi énervée qu'elle le disait, elle n'aurait pas fait quelque chose comme cela et c'est tout ce qu'il a fallu pour que je me décide.
D'une façon ou d'une autre, tout allait sortir ouvertement ce soir. Soit elle allait poser la question, soit j'allais le lui dire... j'en avais trop marre et j'étais fatigué de tous ces jeux.
Elle s'est approchée et tout... absolument tout est sorti en jaillissant de ma bouche.
Cela faisait tellement de bien de tout lui dire simplement, de finalement dire ses mots devant elle et de laisser sortir tout ce que j'avais refoulé pendant des mois, même si je n'étais pas vraiment certain de savoir comment j'allais lui dire tout cela et si même si j'allais réussir à le faire. Ce poids qui se soulevait de mes épaules... cela n'avait presque pas d'importance ce qu'elle pouvait penser de tout cela aussi longtemps que ce fardeau m'avait quitté.
Presque.
Même le regard sur son visage qui me disait qu'elle en avait assez entendu et qu'elle pourrait bien être en mesure de voir le revers de la médaille n'a pas pu me faire taire. D'une certaine façon, c'était tellement semblable à cette toute première fois, à ce jour maussade à Philadelphie, quand Alice m'avait dit que le sentiment étrange et confus qui tourbillonnait autour de nous était appelé espoir.
Pour une raison ou pour une autre, elle me pardonnait et je pense que si je ne l'avais pas déjà aimée, je l'aurais fait à cet instant-là. Cela n'avait pas réellement d'importance si je n'arrivais pas à comprendre que tout lui cacher avait été une autre chose à ajouter au tas de conneries que je devais rattraper, je n'y faisais même plus attention, parce que c'était terminé. C'était fait et je pouvais voir d'après le regard dans ses yeux qu'elle le pensait également.
Une centaine de mots chuchotés qui signifiaient un peu plus que les « je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé » qui sortaient de ma bouche à chaque instant et je ne crois pas n'avoir jamais présenté autant d'excuses à quelqu'un comme je l'avais fait pour elle dans toute ma vie, mais là encore, je n'avais jamais été autant pardonné par quelqu'un avant qu'elle n'arrive non plus.
'' - Je te le promets. '' ai-je murmuré quand elle a délivré son ultimatum mal déguisé et je le pensais.
Le manque d'assurance dans sa requête a été presque suffisant pour me faire rire d'elle, mais cette merde était importante pour elle, alors j'ai essayé de lui donner la meilleure réponse que je pouvais, de toute façon, cela suffisait pour l'instant.
Elle ne sait pas et ne pourra pas savoir tout ce qu'englobe le mot compagnon jusqu'à ce qu'elle le ressente elle-même et cela me convient très bien. Je préfère qu'elle y pense en termes d'amour éternel et qu'elle n'ait jamais à connaître ce que c'est que de penser que tu vas perdre la seule chose qui importe le plus pour toi.
Elle s'est trémoussée et a laissé échapper de petits soupirs, je n'ai donc pas pu m'empêcher d'espérer avoir un baiser, ce qui serait une petite chance de corriger ce baiser trop amical que j'avais piqueté sur sa joue et cela a été presque inquiétant à quelle vitesse elle m'en a donné un.
Et Seigneur, cette fille avait beaucoup de foutus problèmes, mais elle en a toujours valu la peine et la sensation de son corps finalement pressé contre le mien ne faisait pas exception à la règle.
C'est un de ces moments où je déteste avoir la capacité de penser à une multitude de choses à la fois, parce que la seule chose que je voulais, c'était d'être complètement perdu dans le goût, l'odeur et la sensation de son corps sous mes mains et ma bouche, mais quelque part au fond de mon esprit restait la pensée persistante que je n'avais jamais rien fait dans ma vie pour mériter quelque chose d'aussi stupéfiant.
Je ne m'en souciais pas, je n'allais pas laisser tomber, parce que ce n'était pas grave. Qui en avait quelque chose à foutre si leur récompense vient de l'enfer ou du ciel quand elle est couchée sous toi, la respiration haletante et éloignant tous les mauvais souvenirs.
'' - Putain, tu ne croirais pas combien de temps j'ai attendu pour cela. ''
'' - Combien de temps ? '' a-t-elle demandé et il m'a fallu une seconde pour répondre, parce que je n'avais pas réellement remarqué que je l'avais dit à haute voix.
'' - Hummm... c'est une question délicate. '' ai-je répondu alors que je tentais de comprendre comment j'allais lui dire que j'avais attendu une éternité pour elle. Toute ma vie elle avait été la seule chose qui avait été toujours absente et une fois qu'elle était arrivée, j'avais toujours voulu quelque chose d'elle, même si au début, c'était seulement son sang. '' - Depuis toujours ? C'est comme si je t'avais toujours connue d'une manière ou d'une autre. ''
Et pour une fois, j'ai pensé que peut-être j'avais parfaitement raison.
Bonne semaine à tous.
