Yo les gens, c'est Lin, parce que je suis encore en vie ouais, oh puis je vais pas parler de "retard" à chaque fois hein, mois j'ai pas de dattes limite, je suis une petite crapule pas régulière les gars, les meufs et peu importe votre sexe, genre ou sexualité, peace.

Bref, je réponds aux reviews anonymes que vous lisez ou non, vous faites ce que vous voulez c'est votre choix ! Bref :

Emmanuelle : MAAJ. Le prochain chapitre est là, vite ? Ouais non déconne pas hein, ça fait 4 mois quand même. Le chap commence avec un lemon, si c'est ce qui te fait bander, si tu bande sur des cacapot t'es au mauvais endroit par contre ^^ Alors un gros merci pour tous tes compliments même si la perfection n'est pas trop ce qui décrit mes conneries, mais merci quand même x) Je sais pas du tout le temps que je mets, j'écris de manière totalement irrégulière, parfois j'écris la moitié en une soirée puis j'y touche pas pendant 2mois, puis j'écris trois phrase, puis j'ai un rythme régulier pendant deux jour, puis plus rien nada. Calculer le temps que ça me prends est donc assez peu faisable ^^ Puis, souvent j'écris pleins de bouts sur des formats différents, c'est genre un gros bordel x) Merci en tout cas pour ta lecture, et j'espère que tu vas aimer les menotte ~

NikiCookies : Et bien je vous ai laissé sans lemon tout simplement, parce que j'aime vous frustré... nan en vrai, c'est parce que ce lemon est super long du coup j'ai préféré couper ^^ Je suis une mauvaise influence, j'empêche les gens d'étudier -_-" Contente de voir que l'histoire te plait, mais t'inquiète pas, ça va bien se compliquer ^^ Ouais, c'est une bonne idée que tu me propose x) Mais théorise la suite si tu aime bien, je serais ravi d'entendre ce que les gens théorise sur mes conneries ^^ Désolé, tu vois bien que c'était un faux espoir, la suite est là après 4mois XD RAvi de savoir que t'aime l'humour bof de cette fanfic', j'espère que ça te plaira, bite !

Guest 2 je croi : ppptttdddr non, t'étais en 3 lol. Je ne suis pas ton dieu, car je suis incapable de me poser sur un nuage. Houlà, 6 fois ? Je comprends vraiment pas un tel engouement mais c'est flatteur c'est cool ^^ Tout va toujours bien pour moi hein, je suis juste une flemmarde ^^ Je suis pas de retour, dis-toi juste que je suis jamais parti, je prends simplement mon temps ;)

Bon les gars, le lemon fait 8k mots, donc branlez-vous bien, moi je repars aussi vite que je suis arrivé... ah juste deux trucs à vous dire :

-Je sors un nouveau ereri avec des chap un peu cours qui est ma fois assez sympa : c'est l'histoire de Levi, 18ans, frustré et refoulé qui vit dans un hameau paumé avec son oncle sympa mais alcoolique dans un état de gros légume, et Levi bah il fait des tours la nuit et il a un petit squatte perso et un soir, comme tombé du ciel, un magnifique châtain aux yeux émeraudes est là. Et si je devais résumé cette fic en une seule phrase, ça serait : "Je suis hétéro Eren, je te baise juste parce que t'as un cul de meuf."

-ET deuxième trucs à vous dire, ce chapitre contient des passage sensible qui évoque le viol, si vous êtes mal à l'aise, sachez que c'est normal, tout le monde devrait l'être à ce sujet, mais je tenais à vous prévenir quand même.

Bonne lecture ;)

Chapitre 21 (POV Eren) : Passer outre.

J'observais minutieusement la paire de menotte qu'il venait de jeter à mes côtés et sourit doucement. Une douce fourrure noir entourait une partie du métal, surement dans le but d'adoucir le contact avec les poignets pour être libre de tirer dessus sans s'arracher la peau, ne laissant visible que les deux petites serrures ainsi que la courte chaîne qui les reliait. Un frisson me parcourut, imaginant mes poignets bloqués à l'intérieur, si proche l'un de l'autre, restreignant ainsi mes mouvements. Mais alors que je jetai un coup d'œil à Levi, je fus pris d'une vague de curiosité nouvelle.

-T'as quoi d'autres là dedans ? Lâchais-je, ne pouvant clairement pas contenir mon envie de savoir.

J'étais vraiment un gamin. Il m'offrit, de manière fabuleusement sexy, un léger sourire pervers avant de répondre :

-Des tonnes de trucs gamin, dont pas mal qui pourraient finir dans ton cul.

Il termina sa phrase par un petit clin d'œil, qui était clairement là pour me gêner. Mais pourtant, à nouveau, une vague d'envie et de désir curieux me réchauffa le bas du ventre en imaginant Levi au dessus de moi, bloquant le moindre de mes mouvements, et alors que mes poignets seraient attaché au dessus de ma tête, il glisserait doucement un... Oh, ouais, on allait peut-être passer un réel bon moment. Puis de toute façon, j'avais déjà réussit à me lâcher avec lui alors pourquoi ne pas pousser le truc un peu plus loin ? J'avais des envies tellement inavouables en croisant ses yeux perçant et foudroyant, fallait bien que je me l'admette un jour ou l'autre. J'avais carrément envie qu'il me fasse découvrir tout ce qui était possible. Son air passa de taquineur à légèrement surpris.

-Ça te tente Eren ?

Je me mordis la lèvre par réflexe, sentant tout mon être se remplir de malice et de luxure, malgré une légère gêne qui persistait. "Aller Eren, autant découvrir de nouvelles choses nan ?" me dis-je, une petit sourire mi-pervers mi-gêné cloué à la gueule.

-Bah... j'ai jamais essayé puis... je me dis qu'il ya des chercheurs qui se sont cassé le cul pour inventer des machin calculés spécialement pour le plaisir des culs, alors... ouais, ça me tente bien. Répondis-je d'une voix légèrement incertaine, malgré toute mon envie qui devait très clairement être visible.

Et sans attendre une autre parole je vis Levi se retourner vers sa boîte pour jeter à nouveau quelque chose sur le lit, juste à côté de moi. Mon regard se figea sur le petite objet d'un violet légèrement pourpre. C'était... genre... pas du tout ce à quoi je m'attendais. Enfin Levi avait très certainement minutieusement choisi un petit modèle car je n'étais pas habitué à ce genre de pratique mais quand même ! C'était quoi ce truc ? A vue de nez ça ne devait pas dépasser les 8 centimètres de longueur, et ça n'avait même pas l'air de faire 3 centimètres de large. Puis parlons même pas de son aspect, ce petit machin violet était le croisement entre un pistolet en silicone et une bite qui commence vaguement une demi-molle, ce qui, entre nous, ne donnait pas un résultat particulièrement sexy. Je ne vous dis pas que je m'attendais à une grosse bite en plastique, mais sachez que je voyais très mal en quoi une si petite chose d'apparence assez peu attrayante pourrait me procurer un quelconque plaisir. Sérieusement, c'était quoi cette merde ? Je vis Levi se relever pour revenir sur le lit où il déposa le petite pot de lubrifiant et une capote emballé, me volant un petit sourire, je savais bien que ce maniaque préférait avec. Il leva doucement un sourcil avant de se remettre sur mon bassin sur lequel il fit une légère pression, me volant un soupir d'aise.

-Tu fais une drôle de tête gamin me murmura-t-il en m'obligeant à m'allonger de nouveau, pour retrouver notre position précédente.

-Je... pensais pas que ça avait cette forme là, déclarais-je alors pour toute réponse.

Il leva les yeux au ciel en souriant légèrement amusé, certes, mais surtout moqueur, comme si j'étais un petit gosse innocent qui ignorait tout du vaste monde. Mais alors que je commençais à afficher une petite moue vexé, il se pencha sur moi pour m'embarquer dans un doux baiser, baiser qui s'intensifia rapidement, retrouvant notre précédent rythme lorsque nos bassins reprirent leur activité et que nos langues se retrouvèrent de nouveau, nous guidant dans une valse sensuelle et rapide. Enfin "nous", c'était surtout moi qui était guidé et clairement lui qui dominait l'échange, mais ce n'était pas vraiment pour me déplaire. Sa bouche se sépara de la mienne au bout de quelques minutes alors que je pouvais sentir son souffle rapide et excité contre mes lèvres, me procurant un frisson de désir. Il vint alors me murmurer tendrement à quelques millimètres de mon oreille :

-Tu t'attendais à quoi gamin ? Un gros gode ? C'est le meilleur moyen de se retrouver avec une teub en plastique coincé dans l'intestin, donc non merci.

Sa phrase me vola une grimace de dégoût.

-T'es dégueu Levi,

Il sourit tendrement amusé avant de venir mordiller la peau de mon cou puis glisser subtilement ses mains sous mon t-shirt, me volant un frisson de surprise et de plaisir. Il remonta doucement le tissus tout le long de mon torse pour venir caresser mon ventre, ma taille, mes côtes alors qu'il descendit lentement pour venir passer sa langue sur l'un de mes tétons... trop lentement. Je fronçai subitement les sourcils, c'était une blague ou il se foutait clairement de ma gueule ? Mécontent et frustré de sa soudaine lenteur et douceur alors qu'il m'avait promis bien autre chose, j'attrapai soudainement ses cheveux que je tirai sans aucune tendresse pour le forcer à me regarder dans les yeux. Mais au lieu de voir une surprise ou une colère traverser ses yeux bleutés de désir, ce fut une grande malice vicieuse qui s'y trouvait alors qu'un beau sourire déformé de perversion fendait son expression. Oh le con, il l'avait fait exprès...

-Bordel Levi, arrête de te moquer de moi, tu sais très bien ce que je veux... dis-je en lâchant ses cheveux.

Il laissa passer un nouveau petit sourire avant de se redresser et de venir bloquer mes poignets au dessus de ma tête en les tenant fermement d'une main, tout cela en un geste rapide qui me donna étrangement l'agréable sensation d'être remis à ma place. Comme si de son geste simple, il venait de me faire comprendre qu'il voulait être le seul à avoir le droit de décider de ce que je pouvais faire, et sans vraiment comprendre pourquoi, cette idée me vola un frisson de plaisir.

-Ok Eren, commença-t-il d'un ton suave mais sérieux en rapprochant à nouveau son visage du mien, tout ce que je vais te dire à partir de maintenant vont sonner comme des ordres, tu devras avoir la sensation de n'avoir aucunement le droit de t'y opposer.

Ma respiration se coupa, oh putain, c'est qu'il avait l'air sérieusement sérieux ce con. Je sentis alors à nouveau un intense frisson parcourir mon corps à l'idée qu'il puisse entièrement me contrôler seulement avec le timbre de sa voix. Il reprit avec le même ton après avoir subtilement soufflé sur mes lèvres :

-Tu vas devoir entièrement lâcher prise et me laisser faire puis répondre à chacune de mes demandes,

La manière dont il me susurrait ça, ses yeux rempli d'un désir dominant et imposant me faisait chauffer le bas du ventre alors que je sentis mon entre jambes s'exciter encore davantage. Les questions sur mes très probable fantasmes de soumissions se poseront après, la seule chose qui avait de l'importance immédiatement était l'aura dominante et possessive de Levi qui me faisait tourner la tête. Mais alors que je me disais qu'il ne pouvait clairement pas être plus sexy, il vint de nouveau enlacer mon cou de sa main libre, me donnant l'impression qu'il avait encore plus de pouvoir sur moi, alors qu'il ne vienne murmurer doucement juste au creu de mon oreille en changeant discrètement de ton, comme s'il avait peur de casser l'ambiance qui s'installait :

-Évidemment Eren, si quelque chose te déplaît, tu le dis, je te forcerais jamais à rien.

Je fermai lentement les yeux à l'entente de sa voix, c'était un mélange entre une attitude et une position tellement sexy et excitante et une confiance rassurante et apaisante. "Ce mec est parfait" pensais-je alors, un petit rictus aux lèvres, avant que je ne murmure d'un ton suppliant mais parfaitement confiant :

-Fais ce que tu veux de moi Levi, j'obéirais si c'est ce que t'attends.

Je sentis son bassin faire un brusque mouvement contre le mien, comme si ce que je venais de lui dire lui avait procuré un spasme de désir et d'impatience. Il vint mordre mon lobe avant de s'écarter de mon oreille pour revenir prendre ma bouche d'assaut pendant quelques secondes, m'excitant encore davantage. Il se redressa et m'incita à faire de même pour qu'il puisse retirer mon t-shirt d'un geste pressé avant de le balancer dans la pièce, me volant un sourire amusé, Levi se montrait impatient ~

-Oh, tu te presse enf- han !

Il me coupa en plantant d'un geste brusque, mais dépourvu d'une quelconque douleur, ses canines dans mon épaules dénudée, me volant un assez bruyant gémissement qui traduit ma surprise plus qu'autre chose. Il passa une main derrière mon dos pour rapidement rapprocher davantage mon corps du sien.

-Oi gamin, tu pourras gémir autant que tu le voudras, mais si tu veux vraiment jouer au petit soumis débutant, va falloir abandonner ton répondant de sale gosse le temps qu'on s'amuse un peu. Me susurra-t-il d'une voix rauque et tellement sensuelle que mon corps entier y réagi avant qu'il ne passe doucement sa langue le long de mon épaule jusqu'au commencement de mon cou.

Oh merde, il était doué pour convaincre ce petit vicieu. J'avais tellement envie de lui confier tout mon corps pour le laisser faire ce qu'il en voulait, sachant pertinemment qu'il veillerait consciencieusement à mon plaisir. Mais lâcher ma répartie puérile alors qu'il comptait jouer le dominant ? Ça, je n'étais pas sûr d'en être capable. Oui, bien sur que Levi était le mec le plus excitant de la planète lorsqu'il prenait les choses en mains, mais de là à promettre de ne pas me foutre de sa gueule, il ne fallait tout de même pas trop m'en demander, j'avais ma fierté moi ! Et alors que je commençais sérieusement à me dire que jamais je ne pourrait avoir le doux plaisir de goûter à un véritable Levi dominant pour cause de personnalité de merde, je sentis le bouton de mon jean sauter alors qu'une main se glissa rapidement à l'intérieur, venant caresser subtilement mon érection par-dessus le tissu de mon boxer. Les doigts vinrent parcourir l'étendu de mon sexe jusqu'à ce que son pouce ne vienne presser le bout de mon gland et qu-

-Ou-oui d'accord Levi, lâchais-je d'une voix gémissante décrédibilisant tout ce que j'aurais pu dire.

Oh, puis merde, oubliez ce que je venais de dire, ma fierté se faisait la mâle de toute façon, autant le laisser faire. Il avait clairement l'air de savoir ce qu'il faisait. Et puis, au vu de ce qu'un simple contact avec lui pouvait me provoquer, je savais bien que j'avais tout à gagner à lui faire confiance. Alors je ravalais le peu de fierté qu'il me restait, je vous rassure c'était pas grand chose, et laissai mon corps se détendre entièrement. Mes muscles se décrispèrent doucement alors que mes jambes s'écartèrent légèrement d'elles-même, réclamant plus de contact et plus de caresse. Un sublime et discret sourire pervers et satisfait apparut sur son visage alors qu'il retira sa main, me volant un ridicule gémissement plaintif.

-Recule, souffla-t-il d'une voix suave et excitante mais qui me donna en effet l'impression de donner un ordre.

Mais il n'avait strictement rien d'effrayant. Je frissonnais de désir sans aucune impression de malaise. Détendu. Je me sentais même encore plus confiant qu'avant, d'un seul mot il me prouvait qu'il savait parfaitement avoir tout l'aura d'un véritable dominant tout en restant aussi rassurant qu'à son habitude. Je m'exécutai alors, reculant jusqu'à sentir la tête de lit derrière moi. Cette dernière était assez petite, elle m'arrivait seulement vers le milieux du dos, me bloquant ainsi entre celle-ci et Levi, tout en me laissant la liberté de me cambrer si le désir m'en prenais. J'aimais la sensation d'être plaqué, bloqué, par Levi, mais l'idée d'avoir la liberté de quelques mouvement ne me sembla pas plus mal. J'avais vraiment l'étrange impression qu'il avait calculé tout ce qui se trouvait autour de nous dans le but que je puisse m'envoyer en l'air de la manière la plus plaisante possible. Ses douces mains expertes vinrent me caresser rapidement en parcourant mon corps de mes hanches jusqu'à mes épaules avant qu'une main ne vienne à nouveau encercler mon cou, me faisant finalement abandonner tout mon corps à son expertise. Il était doué, quelques gestes de sa part te faisais comprendre qu'il serait largement capable de te faire ramper à ses pieds pour réclamer plus de caresses. Et je devais bien avouer que plus je ressentait son corps contre le mien et plus j'avais la sensation que j'allais réellement finir par ramper à ses pieds pour réclamer plus de caresses. Il se remit correctement sur moi sans s'asseoir sur mon bassin, restant sur ses genoux pour me dépasser d'une tête, lui volant un air satisfait. Je me serais bien foutu de sa gueule sur le fait que cette position n'allait pas lui donner dix centimètre supplémentaires. Mais je ne pouvais pas. Son aura était tellement imposante que la seule chose que je pouvais faire dans l'immédiat était de fermer ma gueule, le laisser faire, et bander. Ce qui, honnêtement, ne me gênait pas le moins du monde. Je me perdis quelques secondes dans l'intensité sublime de son regard avant de sursauter à l'entente d'un petit "clic" métallique qui me vola un frisson en comprenant de quoi il s'agissait. Le doux contact de la fourrure autour de mon poignet gauche attira mon regard sur cette paire de menotte seulement à moitié mise. Sa bouche vint se loger dans mon cou qu'il se mit directement à suçoter fermement, surement dans le but de ne pas me faire ressentir la moindre gêne ou angoisse lorsqu'il saisit mes deux mains pour les placer dans mon dos. Un nouveau "clic' se fit entendre. Je tirai alors faiblement sur mes poignets, ne comprenant pas à quoi m'avait-il attaché. Je n'eus clairement pas le courage de regarder alors que Levi maltraitait agréablement ma fine peau. Tout ce que je savais c'est qu'en plus d'avoir les poignets liés, il avait réussi à m'attacher au niveau de la tête du lit sans que je ne sache comment, me bloquant dans mes mouvements. N'empêche, il l'avait fait sans même regarder, ça ne devait certainement pas être la première fois qu'il faisait cela. Cette déduction me vola un frisson d'impatience, il devait être putain d'expérimenté du coup. Mais pourtant, une pointe de jalousie me piqua doucement le coeur en pensant à tous ces hommes surement bien plus intéressant, beau et expérimenté que moi qui étaient passés par là. Mais mes pensées n'eurent pas le temps d'aller plus loin lorsque sa main passa derrière ma nuque pour jeter ma tête en arrière alors qu'il prit mes lèvres d'assaut, puis ma langue, puis ma bouche entière. Mon corps allait cramer sur place et ma bite allait exploser mon calbute s'il continuait. Je sentis ses lèvres s'éloigner doucement des miennes alors que je me redressai un peu pour les rattraper, mais à nouveau, elles s'éloignèrent quelques peu de moi et je revins les prendre avec plus de difficulté. Il continua jusqu'à ce que je sois dans l'incapacité d'atteindre ses douces lèvres. Il était là, le regard brûlant, son visage sublime et surtout ses lèvres à un ou deux centimètres à peine des miennes, mais je ne pouvais pas. J'étais redressé au maximum, tellement que c'en était presque douloureux, mais les menottes m'empêchaient un quelconque espoir d'aller jusqu'à lui. Un gémissement plaintif passa la barrière de mes lèvres, quémandant son contact. C'était particulièrement frustrant, on était si près, nos bouches étant reliées par un très léger filet de salive, je voulais tellement qu'il me prenne sans attendre. Mais pourtant, le voir ainsi, un doux sourire sadique et sexy cloué à la gueule me fit comprendre à quel point j'aimais le situation et à quel point je trouvais ça putain de bandant. C'était lui qui décidait, c'était lui qui menait, c'était lui qui dominait. Et je me surpris à aimer l'idée que, le temps d'un moment, je pouvais lui appartenir.

-Alors Eren, murmura-t-il doucement, t'accepte de te soumettre ou non ?

Un immense frissons me parcouru, putain, oui. J'aurais surement envie de penser à ma fierté ensuite. Mais là, tout de suite, putain de couilles que oui, j'acceptais. Je plongeai mes yeux dans les siens et hochai la tête avant d'ajouter subitement, les joues cramoisies :

-Hum oui... mais je suis pas sensé t'appeler autrement pendant ce genre de chose ?

Ses sourcils se haussèrent de surprises et d'amusement. Putain je venais surement de dire une connerie, hein ? Je pouvais pas les garder pour moi mes questions de merdes ? En voyant son air gravement obscène remplit de luxure, j'ajoutai rapidement, pour éviter d'entendre ce qui pouvait sortir de sa bouche à ce moment :

-Enfin, tout ce qui est genre "maître" c'est pas envisageable hein ! Enfin, je me vois vraiment pas dire ça quoi, mais je sais pas moi, en générale, dans ce genre de truc ya pas genre... je sais pas moi "monsieur" ou d'autres conneries du style ?

Ses yeux brillèrent brusquement d'un fort éclat de désir. Je le crut sérieusement capable de me bouffer sur le coup.

-Bordel Eren, si tu commence à m'appeler monsieur pendant qu'on baise, je vais juste pas pouvoir te regarder en classe sans bander gamin, déjà que c'est dur de me retenir devant tous ces autres morveux, là ça serait pas possible du tout, et pourtant putain que ce mot est bandant quand il sort de ta bouche.

Je rougis fortement en voulant détourner les yeux mais il m'attrapa la machoir d'une main, empêchant mon geste. Ses yeux me dévoraient entièrement, comme si j'étais la chose la plus appétissante et désirable du monde. Il me fixa quelques instants avant de glisser doucement un doigts dans ma bouche encore entrouverte. Je sursautai à son geste avant de me détendre et de relâcher à nouveau mon corps, me mettant à caresser doucement cet intrus de ma langue puis de le suçoter doucement, faisant aller et venir ma bouche sur lui.

-En même temps, tout est bandant quand ça sort de ta bouche, ajouta-t-il d'un ton rauque absolu sexy malgré la pointe moqueuse qu'y s'y trouvait.

Je souris doucement à sa remarque sans arrêter mes vas et vient sur son doigt alors que je faisais jouer ma langue avec plus d'assurance autours de celui-ci. Il glissa un second doigt subtilement sur ma langue, s'enfonçant un peu plus dans ma cavité, ce qui me força à ouvrir davantage la bouche. Il se mit alors à les bouger à l'intérieur de cette dernière, rendant mes vas et vients plus complexe, mais putain qu'est-ce que c'était agréable de sentir l'expertise de ses doigts qui risquaient de se retrouver ailleurs. Et sans prévenir, il tourna soudainement ses doigts pour venir caresser subtilement mon palais, me volant un sursaut et un gémissement imprévisible. Mes yeux s'écarquillèrent à cette sensation nouvelle, c'était quoi ça ? Il afficha un air satisfait avant de faire glisser à nouveau ses doigts contre mon palais de manière bien plus intensive. Ses gestes doux mais rapides me firent lâcher quelques autres gémissements obscènes alors que j'abandonnai totalement mes vas et vient, le laissant faire ce qu'il lui plaisait de ma bouche. Ses caresses à cet endroit si particulier semblait être le mélange entre de légère chatouilles et d'étrange stimulation. Je laissai ma bouche ouverte pour l'aider dans ses mouvements alors que je sentis un léger filet de salive couler au coin de mes lèvres, me donnant surement une image bien peu crédible. Mais rien à foutre, ce qu'il faisait était trop bon. Toutes ces sensations subtiles rendaient mon corps tremblant et frissonnant, impatient de subir le reste avec plaisir. Il retira finalement ses doigts sous une petite plainte de ma part, cherchant à avancer légèrement pour reprendre le contact mais il me repoussa. Ses dernières caresses avaient laissés quelques traînées presque brûlante le long de mon palais, comme si ce dernier ne supportait pas de se sentir ainsi abandonné. Je me sentis vide. J'avais envie de sentir à nouveau quelque chose aller et venir à l'intérieur de ma bouche qui me... attendez... oh le vicieux. Grâce à l'adresse assez exceptionnel de ses doigts, avait-il réussit à me donner l'envie de le sucer ? C'est méga vicieux, super malin, mais méga vicieux. Sa bouche vint se fondre dans mon cou, coupant mes pensées, avant de descendre sur mon torse qu'il mordit et lécha doucement jusqu'à enfin atteindre mes tétons. Sur l'un d'eux, il posa tendrement ses lèvres avant de le faire rouler rapidement entre ses dents pour finalement le mordre bien plus fermement que les fois précédentes. Par réflexe, je me mordis violemment la lèvre inférieure pour retenir mes gémissements. Il stoppa alors net ses mouvements et fit claquer sa langue en me jetant un regard sévère mais tellement bandant. Je retirai doucement mes dents de ma lèvre, quémandant silencieusement qu'il continu. Ses magnifique perles sombres, doucement bleuté, m'interdisaient clairement de me retenir. J'entrouvris légèrement la bouche pour lui prouver que je n'avais pas l'intention de cacher le moindre gémissement de plus. Et comme pour vérifier, il vint pincer et faire rouler mon second téton sans me lâcher du regard. Un soupir d'aise s'échappa directement de mes lèvres, rapidement suivit par un gémissement plus bruyant. À l'entente de ce dernier, Levi reprit ses mouvements précédents, ses lèvres, sa langue et ses dents contres moi, alors que ses doux cheveux noir me chatouillaient doucement. Il était tellement beau, tellement bandant à s'acharner sur mon corps, à fermer doucement les yeux, comme s'il savourait l'une des choses les plus agréables qu'il connaissait. Le voir me dominer, et aimer ça, était l'un des trucs les plus flatteur que j'avais vu de ma vie. Sa bouche descendit alors le long de mon corps alors que sa main se mit à me caresser les côtes de manière possessive, laissant mes tétons seuls et dressés. Pauvre tétons... abandonnés. Mais ma peine fut de courte durée puisqu'il se mit à entreprendre de suçoter et mordres la quasi totalité de mon ventre, me vola un grand nombre de frissons et bruits de plaisirs. Tout était bon. Mais tout était frustrant. La sensation de vide à l'intérieur de ma bouche me donnait l'envie de faire une chose, l'impatience de mon entre-jambes de lui en faire faire une, et le mouvements incontrôlable de mon bassin d'en faire une autre. J'avais envie de tout, de lui, de son corps, de son expertise, de sa bouche, et putain, de sa bite. Il continua alors de me bien-maltraiter jusqu'à enfin arriver à la barrière de mon jean. Et sans attendre plus, il fit glisser d'un geste assez rapide mon pantalon déjà déboutonné le long de mes jambes avant de le balancer lui aussi dans la pièce, rejoignant mon haut qui traînait quelques part. Il remonta quelque peu sur mon corps pour venir passer ses doigts sous l'élastique de mon boxer au niveau de mes hanches, n'effleurant même pas mon entre jambe si ce n'est par le tissu qui glissa jusqu'à mes genoux pour laisser mon érection apparente. Un soupir d'aise m'échappa en me sentant enfin libre. Mon sous-vêtement finit par rejoindre le reste de mes fringues au sol. J'étais nu, tremblant, sans défense et je bandais comme un porc sous son regard intense et sa respiration retenu, comme s'il risquait de me dévorer sans attendre s'il ne faisait pas gaffe. Mais j'étais bien, j'avais assez confiance pour ne même pas penser à ressentir la moindre peur et en plus de cela, je ne sentais même pas une pointe d'embarras. Je voulais juste qu'il fasse, sa retenue commençait sérieusement à me frustrer et mon excitation se faisait insupportable et presque douloureuse. De ses mains il parcourut le long de mes jambes, s'attardant sur mes cuisses qu'il caressait en remontant vers mon entre jambe. Mais juste avant d'y parvenir, ce sadique retira ses mains pour les passer à nouveau sur mes hanches. J'émis un grognement frustré alors qu'une déception étrangement forte me remonta à la gorge. J'en pouvais plus. Il me narguait depuis trop longtemps, ça devenait juste intenable, tellement que j'avais presque la sensation que j'allais me mettre à chialer.

-Bordel Levi... lâchais-je avec un regard suppliant.

Ses yeux se fixèrent au miens avec un doux vice avant de demander de manière clairement rhétorique :

-Tu te plains Eren ?

Je fermai les yeux pour ne pas les lever au ciel en comprenant ce qu'il voulait. Vaincu, je déclarai :

-Je t'en supplie Levi, si tu fais rien je vais exploser, alors je t'en supplie, baise moi.

Et son regard s'enfllama de nouveau, mais cette fois-ci, lui aussi était à bout. Du moins assez pour perdre patience et qu'il arrête de gentiment me torturer et qu'il passe enfin sa main directement sur mon entre-jambe. Un gémissement bien peu viril m'échappa lorsqu'il commença des vas et vients régulier le temps de quelques courtes minutes. Je laissais ma voix sortir et mon corps trembler, sachant très bien l'effet que ça avait sur lui. Et alors que je me laissais aller, je sentis mon corps glisser légèrement de lui-même jusqu'à sentir la tête du lit au niveau de mes omoplates. Et il s'arrêta d'un coup, sans prévenir. Son regard était celui qui transmettait une lumineuse et soudaine idée qu'on pourrait avoir lorsqu'on est assez torché pour tenter d'ouvrir un canette avec les dents. A quoi ce con pensait-il encore ? Sans arriver à calmer ma respiration anarchique, je lui jetai un regard interrogateur. Il l'ignora tout bonnement et remonta vers moi en enlevant subitement son t-shirt trop large pour le balancer lui aussi à une place aléatoire dans sa chambre. Son torse bougeait au rythme de ses respirations prononcées. Il était tellement beau, je voulais fondre sur son torse, sentir sa peau sous mes doigts et ma langue, l'avoir pour moi tout entier et me perdre dans la chaleur sauvage de son corps. Mais la position m'empêchait de tout. Et c'était bon, putain d'étrangement bon, je me sentais si limité, obligé d'attendre qu'il prenne, lui, les choses en mains pour assouvir mes envies. Il se rapprocha de moi et ce mis à genoux au dessus de mon torse, plaçant ainsi son entre jambe pile au niveau de ma tête, mais surtout de ma bouche. Le regard qui était posé sur moi était tellement brûlant que je crus cramer sous son intensité. Je lui jetai un air interrogateur, ne comprenant pas ce qu'il attendait de moi. Enfin, j'étais pas si con que ça, dans l'absolu il comptait sûrement, à l'aide de toute la grâce et beauté du monde, me foutre sa queue au fond de la gorge. Et j'étais vraiment pas contre, mon palais réclamant encore sa présence, mais... il était au courant que j'étais menotté et qu'il avait toujours son jean et boxer ? Légèrement hésitant, je déclarai alors la première chose qui me sembla logique :

-Levi... j'ai pas de main.

Un lueure de surprise amusé traversa ses yeux alors que j'eus l'envie de me "facepalmer" la gueule. Faudrait vraiment que je pense à revoir mon sens de la logique. Je rougis de ma bêtise et réctifiai, quelque peu honteux :

-Nan mais... je suis attaché quoi, j-je peux pas faire grand chose là... je suis pas contre hein, mai-

Je me coupai soudainement en comprenant. Mes joues chauffèrent instantanément. Il déboutonna simplement son jean et passa une main de mes cheveux avant de caresser mes lèvres de son pouce. J'étais putain de gêné à l'idée de faire ce qu'il me demandait silencieusement, mais je m'approchai tout de même un peu plus de sa braguette. À l'aide de ma langue, j'attrapai le petit bout métallique que je coinçai ensuite entre mes dents pour le faire doucement descendre, défaisant sa braguette. Un peu plus confiant, je vins attraper un côté du jean avec les dents pour tirer dessus, tentant de l'enlever. Mais là, c'est le fail. Je me retrouvai à tirer comme un con sur le tissu qui refusait totalement de descendre. Eh bah, s'il voulait s'offrir une vision sexy, c'était foiré. Il gagnait juste une preuve absurde de ma maladresse et probablement un début de double menton au vue de ma position. Je l'entendis glousser doucement, comme s'il ne pouvait réellement plus se retenir. Je lâchai son jean et releva les yeux. Oh, ce petit bâtard se foutait vraiment de ma gueule. Nan mais merde, c'était impossible son truc là ! Il attrapa ma tête qu'il releva pour me poser un baiser étrangement tendre sur les lèvres, me permettant de sentir la douceur de son sourire contre elles.

-T'es adorable gamin,

Oh putain, il était encore défoncé ou quoi ? Je chassai cette pensée, effrayé par l'idée qu'il pouvait ne pas vraiment vouloir ce qu'il faisait. Mais je le laissai faire lorsqu'il se redressa, que ses mains vinrent doucement descendre ses vêtements, qu'un magnifique soupir d'aise passa la barrière de ses lèvres quand son entre-jambes se dévoila enfin et quand, d'un doux geste dans mes cheveux, il m'indiqua ce que je devais faire. Son membre n'était qu'à quelques millimètres de moi, je m'approchai alors jusqu'à ce qu'il effleure subtilement mes lèvres. J'embrassai tendrement le bout de son gland avant de le faire glisser dans ma bouche pour le suçoter doucement. Je le ressortit pour venir lécher son sexe sur toute la longueur pour l'humidifier. L'intérieur de ma bouche me picotait doucement, comme si cette dernière ne désirait rien d'autre que la présence de Levi au fond d'elle. Je vins alors rapidement le prendre en bouche, lui volant un grognement suave et excité alors que sa poigne se resserra dans de mes cheveux. Je fis d'abord glisser sa verge doucement dans ma bouche, le ressortant après avoir soigneusement caresser mon palais et ma langue de son gland. Je continuai doucement mon jeu avant que, frustré du rythme doux et irrégulier que je lui imposais, il ne vienne faire pression derrière ma tête pour m'obliger à augmenter la vitesse et le prendre plus profond, s'enfonçant quelque peu dans le commencement de ma gorge. Excité par son contrôle, je le laissai faire et accédai à ses demandes silencieuses.

Et on avait continué cela pendant plusieurs minutes, diversifiant mes mouvements sur lui. Un coup j'imposais son plaisir avec telle ou telle chose, un autre il m'imposait ma vitesse et mes mouvements en tenant fermement ma tête. Et dans les deux cas, mon érection ne s'arrangeait clairement pas. Vous pensez qu'une bite peut exploser de frustration ? Parce que là, ça commençait sérieusement à être gênant. Il fit un dernier mouvement profond dans ma gorge, m'étouffant légèrement sous la surprise avant de se retirer brusquement, s'empêchant certainement de jouir maintenant. De toute façon, s'il le faisait maintenant, il en foutrait dans mes cheveux, et ça, putain il n'avait pas intérêt. Il me regarda, essoufflé et de manière parfaitement obscène, en me jetant un petit regard désolé, surement pour s'être enfoncé trop loin en moi. Je souris tendrement et vint à nouveau déposer chastement mes lèvres sur le bout de son gland, pour lui faire comprendre que ce n'était rien. Un nouveau soupir d'aise passa ses lèvres avant qu'il ne fasse un doux vas et vient sur son sexe, comme si son corps ne pouvait supporter l'arrêt de mes mouvements. Mais alors qu'il commença un autre geste sur son membre, je déclarai subitement :

-Levi, si tu te lâche maintenant et que t'en fous dans mes cheveux, je te jure de me branler une dizaine de fois dans un pot pour t'obliger à te laver la tête avec mon sperme avant de t'en servir comme gel.

Ses yeux s'écarquillèrent soudainement suite à mes paroles avant qu'un léger rire n'entrave son visage de dominant trop confiant. Il descendis le long de mon corps en déclarant d'un ton suave mais amusé :

-Putain, même attaché, tu te débarrassera jamais de ton répondant de gamin hein ?

Je souris discrètement alors que sa tête arriva enfin à mon entre-jambes sur lequel il passa doucement sa langue, faisant cambrer l'intégralité de mon corps qui me criait de se faire prendre violemment dans l'immédiat. Fallait bien que je m'avoue une chose importante : mon répondant de gamin ne pouvait pas cacher l'envie qu'il joue avec mon corps, qu'il me baise, j'aimais bien trop ça. Je vis ses mains venir attraper le petit pot de lubrifiant qu'il ouvrit avant d'y enduire deux de ses doigts pour les diriger vers mon anus. Je frémis sous l'impatience tout en me préparant à sentir ses caresses. Mais au lieu de ça, je sentis ces deux intrus rentrer brusquement en moi. Ma voix se coupa sous la surprise et la douleur alors que je jetai par réflexe la tête en arrière tout en fermant les yeux. Mais je me repris quasi instantanément en bougeant mes hanches de manière très suggestive pour lui demander de continuer, après tout, j'attendais ça depuis un bon moment. Il ne se fit pas prier pour commencer de rapide mouvements en moi. Ses doigts alternaient entre des vas et vient, des caresses et des mouvements en ciseaux, faisant encore augmenter la température de mon corps alors que je sentais mon anus se contracter à chacun de ses gestes, comme si ce dernier était ravi qu'on lui offre enfin un peu d'attention, mais pourtant, j'eus l'impression que Levi prenait le plus grands des soin sadique pour éviter de ne serait-ce qu'effleurer ma prostate. Mon dos continuait à se cambrer, encore et encore, alors que mon bassin bougeait rapidement, tout cela sans que je n'ai l'impression de gérer quoi que ce soit, mais surtout, sans qu'il ne touche cette si plaisante boule de nerfs. Ses doigts s'activèrent en moi, poussant mon corps à en faire autant pour se caler à l'intense vitesse de ses gestes pour chercher à enfin commencer à satisfaire mon désir, mais non, toujours pas. J'étais tellement frustré par ce plaisir si restreint et par ma volonté vaine que j'en devenais sur-attentif à tout ce que pouvait ressentir mon corps, comme si me concentrer sur les frissons provoqués par la simple présence de sa main sur ma hanche m'aidait à supporter mon insatisfaction. Mais au bout de quelques minutes, torturé par son jeu vicieux, je baissai subitement mon bassin à un moment parfaitement calculé, (sans doute par mon inconscient), obligeant ses doigts à taper contre ma prostate, me volant un grand crie de plaisir, faisant vibrer l'intégralité de mon corps alors que je crus presque éjaculer sur le coup, mais non. Mon érection impatiente et douloureuse était toujours là. Il me lança un petit regard pervers en retira doucement ses doigts.

-N-nan Levi... arrête pas, s'il te plait... dis-je dans un couinement plaintif, persuadé qu'il avait mal prit le fait que je prenne l'initiative.

Mais pour toute réponse, il vint écraser doucement ses lèvres sur les miens en effleurant subtilement mon entre jambe d'une main, me volant un gémissement étouffé dans sa bouche. Mon corps était tellement tremblant, impatient et désireux d'attention, que je n'avais même plus la force de chercher à retenir quoi que ce soit. Son baiser se fit plus dense, me rassurant sur le fait qu'il n'allait pas partir, avant qu'il ne le stop d'un coup pour venir me présenter autre chose devant les lèvres. C'était ce petit objet violet pas plus large que ses doigts et d'apparence bien peu sexy. J'aurais bien ricaner devant ce truc, tant la possibilité qu'il soit éfficace me semblait basse, mais le regard si intense de Levi m'obligea alors à ouvrir la bouche pour venir suçoter l'objet, sans quitter le noiraud des yeux, avant de le ressortir pour venir le lécher sensuellement, jusqu'à ce qu'il soit entièrement lubrifié.

-Bien, lâcha-t-il doucement.

Il retira alors l'objet de mon contact d'un geste lent avant de le diriger doucement vers mon entrée, déjà lubrifié au passage. Cette dernière accueilla facilement ce nouvel intrus jusqu'à ce qu'il se place parfaitement contre ma petite boule de nerfs et mon périné, me faisant frissonner, certes, mais sans grand interêt. Enfin, sans intérêt, c'était jusqu'à ce que ce petit objet pas très bandant se mette à vibrer, me volant un sursaut et un gémissement en une fraction de seconde de surprise. Je sentis alors d'étranges et nouvelles ondulations de plaisir dans tout mon corps, mes abdos se crispèrent alors que mes jambes se mirent à trembler sans que je ne puisse réellement les contrôler. Mon rythme cardiaque s'emballa de plus belle alors que mes yeux se fermaient de mis-clos. Ma respiration se coupa quelques fois avant qu'elle ne s'adapte à une rapidité intense, me laissant haletant et gémissant sur ces nouvelles sensations. J'irais m'excuser à ce petit objet que j'avais méprisé plus tard, là j'étais trop occupé à essayer de survivre sous ce plaisir différent de mes habitudes. Levi m'offrit un sublime sourire pervers que j'aurais voulu observer des heures mais mon corps s'emballait trop dans tous ses tremblements et spasmes de plaisirs que j'étais incapable de contrôler. Je sentis une main venir doucement caresser mon entre-jambe, me perdant encore plus dans ce que je pouvais ressentir à l'instant, avant qu'une voix suave et clairement excité ne vienne résonner dans la pièce :

-Eren, si t'en peux plus tu le dis, mais je t'interdis de jouir pour un objet, déclara-t-il d'un ton ferme mais tellement excitant.

Je pris sur moi pour calmer ma respiration et mes gémissements et répondre le plus correctement possible :

-O-oui Levi,

Il effectua un doux vas et vient sur mon sexe, qui me donna l'impression d'être aussi puissant qu'un orgasme à lui seul. J'étais entrain de me perdre totalement, m'oublier dans les vagues de plaisirs, devant ce mec si beau et si doué. Ce mec qui se pencha vers mon oreille pour ajouter :

-T'aura le droit de jouir que quand je te ferais jouir Eren, et pas avant.

Et à la fin de ses dires, les vibrations en moi augmentèrent soudainement, me volant le peu de lucidité qu'il me restait, mais c'était clairement pas pour me déplaire. Je poussai un cri bien trop aigu pour paraître crédible, mais je m'en battais les couilles, ma bouche s'entrouvrit davantage, comme si ça permettrait à l'oxygène de mieux venir à mes poumons, je sentis ma langue sortir légèrement de ma bouche, presque pendante, et un léger filet de salive couler au coin de mes lèvres. Je ne savais pas à quoi je pouvais bien ressembler, surement à une boule d'excitation ridicule, mais rien à foutre. Voir même ça me plaisait d'avoir peut être l'air d'une chienne en chaleur face à lui, de le supplier du regard qu'il me baise, qu'il me prenne, qu'il fasse ce qu'il voulait de moi. Mon corps tremblait tellement que j'avais du mal à encore sentir mes muscles, à encore savoir où se trouvait quelle partie de mon corps. Les vibrations se firent à nouveau plus intense. Et alors que je fus pris d'un violent spasmes, me faisant tirer brusquement sur les menottes, maintenant derrière mon dos, j'en oubliai presque où je me trouvais. Mon corps devint simplement incontrôlable, je voyais flou et ma respiration ne se basait plus sur aucun rythme, s'emportant dans une anarchie totale. Tout était tellement puissant et bon, c'en était presque effrayant. J'hésitais à ne pas lui demander d'arrêter, tant la seule chose que j'avais à l'esprit était : "Ne jouis pas", en oubliant presque mon prénom. Il s'amusa quelques petites minutes de plus à me torturer encore plus en me touchant avec expertise l'intégralité de mon corps alors que je perdais la tête avant que je finisse par geindre d'une petite voix aigu entre deux gémissements :

-A-arr- s-stop.. je v- gnh ~

Et soudainement, alors que je sentais pourtant un orgasme pointer dangereusement le bout de son nez, que mon corps était bousculé par le plaisir trop intense qu'il ressentait, et alors que j'étais entrain de me défoncer les poignets à force de tirer encore et encore sur ces menottes, cherchant quelques chose à attraper, à mordre, les vibrations s'arrêtèrent net. Me laissant haletant, impatient, insatisfait, frustré, et absolument désireux. Je sentis ce fabuleux petit objet se retirer doucement de moi, comme s'il s'appliquait à me torturer gentiment, sans prendre le risque de me faire jouir. La tête jeté vers l'arrière, le corps beaucoup trop sensible et la bouche entrouverte, je laissais mes yeux se perdre sur le plafond. Ce plaisir ressenti avait été beaucoup trop intense, et l'idée que j'étais, dans l'immédiat, incapable de penser à autre chose que la futur présence à l'intérieur de moi me fit presque peur. J'entendis le bruit de vêtements que l'on balance au sol sans la moindre pensée pour le rangement de la pièce. Est-ce que je plaisais réellement assez à Levi pour qu'il me fasse passer avant sa maniaquerie aigüe ou était-il constamment comme cela lorsqu'il s'agissait de sexe ? Mes yeux se décrochèrent du plafond pour retrouver des perles d'orages intenses qui semblaient affâmé. Il vint capturer mes lèvres avec impatience alors qu'il enfilait adroitement une capote sans y prêter attention. Après avoir tendrement ravagé mes lèvres, il déclara d'une voix encore plus ordonnante et excitante qu'avant :

-Dis-moi ce que tu veux Eren.

Je souris grandement en me mordant la lèvre interieur. Peu importait bien la manière dont on baisait, il me demanderait surement toujours mon consentement d'une manière ou d'une autre. Et au fond, c'était la meilleure chose qu'il pouvait faire, parce qu'après un truc comme ça, même si je n'en avais pas envie, je serais incapable de lui dire non de moi même sans qu'il ne me pose la question. Mais là, la question ne se posait même pas.

-Que tu me prenne, commençais-je alors d'un ton suppliant, que tu me baise violemment, je t'en supplie Levi, je te veux en moi, j'ai besoin de toi pour jouir.

Et sans attendre une seconde de plus, il souleva mon bassin et vint mettre l'une de mes jambes sur son épaule avant de s'enfoncer brutalement en moi. Sous la surprise, la douleur, le plaisir, et la manque d'accroche que je possédais, je poussai un puissant cri.

-Bordel... lâchais-je doucement juste après.

Il ne bougea pas, se contentant de me fixer d'un regard emplie de luxure. Et puis merde, c'était beaucoup trop excitant de le voir ainsi, guidant le moindre de mes gestes et prendre le contrôle de tout. Je jetai alors à nouveau la tête en arrière, fermai les yeux et donnai un premier coup de bassin. Je sentis mon bassin se surélever un peu plus, me bloquant complètement dans mes gestes, avant qu'il ne commence des vas et vient violent et rapide, pilonnant directement ma prostate, me rendant encore plus perdu, haletant et tremblant qu'il y a quelques minutes.

-L-Levi~

Au bout de seulement quelques secondes, ma voix n'avait plus rien de contrôlable, elle résonnait dans toute la pièces, surement tout l'appartement voir peut-être même dans tout l'immeuble ou tout le pays. Mais je m'en branlais sévère, les sensations étaient beaucoup trop fortes, c'était pas humain de ressentir ça, merde. Putain de merde, j'allais mourir d'orgasme. Mourir de sexe.

-Oh O-oui ~!

Il allait et venait en moi avec une rapidité sauvage quasiment insoutenable, tout mon corps était entrain de crever sous ses coups de butoirs et sous ce plaisir beaucoup trop intense qu'il semblait partager avec moi au vue des quelques gouttes de sueurs qui parlaient sur son front, de sa respiration aussi démentielle que la mienne et des nombreuse fois où il lâcha mon prénom entre deux râles suave. Tout était trop bon, bien trop pour que cela reste supportable. Et comme pour le prouver, j'eus la sensation de cette fois-ci, réellement perdre ma conscience. Je ne pouvais plus penser, plus rien dire, seulement crier son nom ou des syllabes incompréhensible, je n'étais plus qu'une boule de plaisir incontrôlable et puissante. Mon corps ne s'arrêtait pas de trembler alors qu'il était parcourut de violent spasmes, comme s'ils étaient nécessaire pour refaire partir mon cœur qui aurait finit par me lâcher plusieurs fois tant il s'emballait dans un rythme qu'on ne pouvait suivre. Tout ce qui se trouvait autours de nous n'avait putain d'aucune importance, ce plaisir violent et destructeur était la seule chose pour laquelle on était en vie dans l'immédiat, et c'était parfait. Malgré les menottes, je tentai désespérément de m'accrocher au draps lorsque le plaisir devint beaucoup trop fort. Putain mais comment pouvait-il continuer à bouger aussi bien alors que moi, j'étais incapable de savoir où se trouvait ma jambe ou mon bras. J'étais paumé, complètement paumé dans une valse excessivement rapide et bien trop intense. Je tentai de rester à peu près conscient jusqu'à ce qu'une sensation électrique ne se déverse soudainement en trompe dans tout mon corps, me volant un violent spasme qui me fit cambrer brusquement.

-Anh ! ~

La sensation retomba doucement avant de reprendre de plus belle alors que je remarquai juste qu'aucune goutte de sperme ne s'était échappé de mon entre-jambe malgré la réelle impression d'avoir subit un orgasme. Et sans comprendre ce qu'il m'arrivait, ce choc électrique revint se propager dans mon corps à plusieurs reprises, me procurant des sensations semblables à plusieurs orgasmes foudroyants à répétition. Je gémissais et lâchai de grand cris aigus à chacun d'eux, assimilant petit à petit l'idée de ce qu'était réellement des orgasmes prostatiques. Je n'étais que du plaisir de la tête au pied, c'était comme si chaque partie de mon corps avait un orgasme en même temps, et les vas et viens toujours aussi rapide et brutaux de Levi n'arrangeait rien, surtout que ces derniers pillonnaient sauvagement ma prostate sans ménagement, me faisant perdre tout contact avec la réalité pour me bercer entièrement jusqu'au 7ème ciel. Finalement, une main vint attraper mon entre-jambe pour exercer des rapides vas et viens pendant seulement quelques secondes avant que je ne me déverse enfin contre mon torse dans un paroxysme de plaisir alors que je redescendais doucement réellement sur terre, me réconciliant avec la réalité. Et avant même que je n'eu le temps de reprendre entièrement conscience avec ce qui m'entourait, Levi jouis soudainement en s'enfonçant encore plus profondément en moi, lâchant un dernier grognement rauque et sexy alors que ses yeux mis-clos et sa bouche entrouverte m'indiquèrent qu'il atteignait lui aussi le maximum de son bien-être. Le voir comme ça me fit me demander s'il était habitué à éprouver autant de sensations lors d'une baise.

Comment pouvait-on ressentir ce genre de plaisir régulièrement et rester sain d'esprit ?

Mais je n'eus pas le temps d'y réfléchir que mes paupières s'alourdirent doucement avant de se fermer, m'emportant dans un lourd sommeil.

Oh. La lumière ça réveil, c'est vrai. J'avais oublié. Pourtant cette lumière était légèrement plus basse que ce à quoi je pourrai m'attendre. Quelle heure était-il ? Je jetai un coup d'œil à mes côtés lorsque mes yeux furent suffisamment ouverts. Vide, il y avait seulement le drap à peine froissé malgré son absence. La lumière ça réveil. Pourquoi Levi s'obstinait-il alors à garder ses volets ouvert ? Ce mec ne dormait pas, c'était certain, mais entre l'alcool, la lumières et les douches bouillantes qu'il prenait à 2h du mat', il ne s'aidait pas vraiment. Et il n'était certainement pas assez con pour ne pas le savoir. Peut-être que c'était une sorte de pessimisme fataliste... ou autre connerie du genre. Peut-être que quitte à ne pas dormir, il avait alors choisi d'empirer la chose, comme si de tout façon, il acceptait l'insomnie comme incontournable. Je soupirai, j'avais tellement envie de le connaître un peu plus que j'en venais à supposer ses pensées. Pathétique comme recherche de lien social. D'un geste nonchalant, j'attrapai mon téléphone posé sur la petite table de nuit à mes côté pour y jeter un coup d'oeil. 18H37 et 6 appels manqués. Ah... on était en début de soirée et non le matin, cela expliquait le lumière fade qui me parvenait de la fenêtre. C'est alors que je me souvins, en sentant la douleur significative niveau de mon dos et de mon cul, de la raison de ma petite sieste. Je soupirai alors en constatant l'état de mon torse et surtout les trace de menottes autours de mes poignet. Putain, et voilà qu'il fallait que je sorte de là pour revoir ce petit vicieu qui allait probablement se foutre de ma gueule, mais bon, si je devais me taper des pics pour me taper ce genre de baise, ça m'allait au final. Je retirai donc doucement le doux draps fin qui me recouvrait avant de m'asseoir lentement sur le bord du lit. Mon t-shirt, trop grand, dépassait sur le début de mes cuisses, ne laissant que quelques petits centimètres de mon boxer visible. Je re-jetai un coup d'oeil à mon tel pour m'en servir comme miroir en ignorant à nouveau les notification d'appel. J'avais les cheveux en pétard et l'épaule droite presque dénudée. Putain, je ressemblais vraiment au cliché qu'on peut avoir du gay qui se réveille après s'être fait bien péter le cul. Mais... je ne voulais pas finir en stéréotype moi, déjà que je prenais soin de mes ongles et de ma peau, fallait pas pousser sur les clichés. Faudrait peut-être éviter de prendre l'habitude de sortir de son lit avec cette apparence. Mais bon, là, je vous avoue que j'avais la flemme de trouver un truc à enfiler, alors je mis juste une paire de chaussette et sortit de sa chambre, les jambes dénudé, avec mon style de "gay efféminé" qui se réveil le matin. Même si du coup, on n'était pas le matin. Putain, mon reflet se foutait de ma gueule, obligé. Après avoir passé le couloir, je vis Levi assis sur le canapé, une tasse à la main, son téléphone dans l'autre, qui me lança un petit regard entre l'amicale et la douce perversion. Il se tenait droit, de façon raffiné, tenant gracieusement sa tasse du haut alors que ses jambes, enfermés dans un jean noir plutôt moulant, étaient croisés, l'une sur l'autre, maintenant ses cuisses serrés.

-Whaouu... tu fais tellement... gay, lâchais-je alors, oubliant les conventionnels code de politesse tel "re-salut dieux de la baise, mon cul te remercie pour cette douce séance d'après-midi".

Son beau regard se tourna en incompréhension alors que l'un de ses sourcils vint s'élever avec grâce.

-Quoi ?

-Bah, continuais-je sans même comprendre pourquoi, comment t'es assis, ta posture, tout ça, ça fait grave gay quoi...

Son sourcil se rabaissa alors qu'il plissa légèrement les yeux, comme pour mieux m'observer d'un air quelque peu perdu, mais étrangement amusé.

-Bah quoi ? Lâchais-je.

Un doux sourire amusé vint briser son incompréhension avant qu'il ne déclare :

-Tu te rends compte que tu sors à moitié à poil de mon lit, dans lequel je t'ai menotté, en marchant de travers avec des chaussettes roses ?

Je voulut rétorquer par réflexe mais fermai ma gueule avant même de l'ouvrir. Je baissai le regard vers mes chaussettes, sans vraiment m'étonnai, qu'en effet, j'avais bien enfiler par inattention ces chaussettes là. Les hautes chaussettes roses fluo parsemé de petites licornes qu'Armin, complètement déchiré, m'avait offert pour mon anniversaire. Je fixai ses deux bouts de tissus trop voyant me sentant presque blasé. Il avait raison, même si j'avais la capacité de m'asseoir sur un canapé à peu près normalement, lui ne portait pas de chaussettes roses fluo avec des licornes, je devais donc avoir l'air encore plus gay que lui. C'était même pire. Son attitude était celle du parfait cliché du gay raffiné, moi, je devais passer pour le cliché de la folle pédale qui met des tutus. Oh merde, toutes les idées stéréotypés envahissaient mon cerveau, fallait que j'arrête d'être réducteur, j'allais finir homophobe sinon. Ah mais merde, non, je sortais un peu de son lit à moitié à poil après m'être fait péter le cul, ça serait assez paradoxale d'énoncer des propos homophobe dans ce contexte précis. Même si les propos homophobes sont généralement bien paradoxale aussi. Finalement, mes yeux se reposèrent sur lui.

-T'as raison Levi, je crois que je commence à devenir cliché...

Sa tête sembla se pencher presque microscopiquement sur le côté alors que ce doux et sublimement trop fin sourire persistait, afin de traduire l'amusement que mes conneries avaient l'air de lui apporter.

-T'as peur de devenir un gay cliché ? Demanda-t-il alors, après une nouvelle gorgé de sa boisson, mais sans ravalé son léger sourire.

J'étais pas le mec le plus intelligent de la terre, c'était sur, et sans avancer l'idée que j'étais complètement con, je dirais que j'avais tendance à parfois réagir ou me comporter comme un gosse, c'est vrai. Mais même un gosse remarquerait l'air moqueur de Levi.

-Arrête de te foutre de ma gueule grincheux, je suis entrain de me rendre compte que je vais finir en stéréotype, c'est un putain de drame existentielle de découvrir qu'on est cliché.

Il se pinça discrètement les lèvres, comme pour se retenir de sourire avec plus d'insistance. Il était surement entrain de se dire que j'étais drôlement con.

-T'es con gamin.

Ah bah voilà. Je lui répondis par une fausse mine boudeuse avant de me diriger vers la cuisine dans le but de me faire un café correct. Et en employant le mot "correct", cela veut dire qu'il allait être préparé par mes soins et non par l'incompétence de Levi en matière de caféine. Vu que j'avais déjà dormis en pleine fin d'aprem, j'allais pas me coucher bientôt ce soir, alors s'il fallait que je résiste aux fines moquerie de ce pervers d'un mètre soixante, il me fallait bien un café correct. Avec un sucre, parce que j'étais quand même un gros gamin. Et alors que je commençai la préparation de ce doux sevrage, la voix si bandante de ce grincheux résonna à nouveau :

-C'est vrai qu'au vu de ta démarche tu as de forte chance de finir en cliché, donc pour un gay comme toi, j'imagine que dans quelques années, tu seras un petit uke stéréotypé.

J'arrêtai brusquement mes gestes et lui lança un regard très surpris, ahuri d'entendre de tel propos à mon égard.

-Mon dieu de l'intolérance, mais d'où sors-tu une telle stigmatisation ? Rétorquais-je d'un ton choquer et, certes, légèrement théâtrale.

-Qu'y a-t-il ? Tu es choqué que je te considère comme un uke ? Tu m'excusera de ne pas avoir interprété tant de signe d'envie dominante dans tes tendres auras sexuelles. Répondit-il un léger sourire en coin absolument trop séduisant.

Il était vraiment beau ce con, en plus d'avoir un charisme de malade.

-Mais non voyons cher nain sauvage, je ne parle point de cela ! Même si en effet, c'est réducteur de considérer la sexualité de quelqu'un sous prétexte qu'il s'en prend une dans le cul.

Un micro-spasme sourcilien vint contracter ses traits à l'entente du surnom.

-En effet, tu dois plus être un bon gros maso refoulé pour sortir des conneries suicidaires pareil, lâcha-t-il légèrement vexé, et tu parle de quoi du coup, sale gosse ?

Un immense sourire parcouru mon expression en voyant sa réaction de susceptible.

-N'évoquons point mes fantasmes je te pris, déclarais-je accompagné d'un clin d'oeil, et je te parle du fait que tu te base sur des clichés pour déclarer que je suis gay, alors que je ne le suis point du tout.

Là, il me jeta un simple regard dénué de toute compréhension, avant de poser doucement sa tasse, de se lever avec soin et de venir dans la cuisine.

-T'es pas gay ? Demanda-t-il alors, semblant légèrement étonné de mes paroles.

-Non, je suis pas gay. Affirmais-je alors.

Il fronça légèrement les sourcils.

-T'es pas gay, mais on baise presque tous les jours depuis une semaine ?

-Ouais, c'est ça.

Il plissa les yeux d'un geste à peine perceptible.

-T'essaye de me dire que t'es bi ?

J'haussai les épaules avec nonchalance.

-J'sais pas, j'm'en branle, moi je veux juste dire que je suis pas "gay", je suis... ouais j'en sais rien en fait, mais bon, je m'en bat un peu royalement les couilles quoi.

Ses traits si finement crispé m'annoncèrent un mauvais signe. Il n'avait pas l'air d'aimer ma soudaine déclaration. Je lui tapotai amicalement l'épaule avant de demander d'un ton purement chiant :

-Bah c'est quoi cette gueule que tu tire ? T'es hétérophobe ?

Il leva les yeux au ciel d'un air exaspéré après avoir gentiment dégager ma main de son être. Mais c'est qu'il avait vraiment l'air de bouder le petit.

-T'es con Eren, lâcha-t-il sans aucune méchanceté.

N'empêche, il avait vraiment, vraiment, l'air de bouder comme un gosse. Je fronçai les sourcils en le fixant quelques secondes avant que son impatience et son agacement ne parle pour lui.

-Quoi ?

-Rien, rien, déclarais-je d'un ton faussement innocent, je viens juste de comprendre que t'as peur de perdre le meilleur coup de ta vie le jour où je préférerais partir me taper une jolie paire de sein.

Son regard se posa sur moi avec bien plus de lourdeur alors qu'il se noircit doucement. Houlà merde, je devais avoir mis le doigt sur quelque chose là.

-Donc t'essaye de me dire que tu préfère les meufs en gros ? Demanda-t-il d'un air presque... vexé ?

Je fronçai les sourcils face à sa tête bien trop sérieuse par rapport à ma connerie, avant que pris par son expression presque dur ne me vole un gloussement qui se suivit vite d'un rire purement moqueur.

-Putain Levi, c'est quoi cette question ? Tu me fais ta petite crise de jalousie ?

Il leva les yeux en l'air en soupirant légèrement.

-Si t'as envie de te casser pour aller baiser une gonzesse je te retiens pas hein, t'es obligé de rien je te rappelle... juste, ça me ferait un peu chier quoi.

Mon coeur loupa un putain de battement. C'était un putain de compliment de sa part. Je lui souris fortement alors que je m'approchais de lui pour venir doucement le bloquer contre le plan de travail de sa petite cuisine modeste qui m'évoquait ce que je lui avais déjà fait sur cette table juste à mes côtés. Son regard fixé au mien semblait presque méfiant alors qu'il ne cherchait pas à prononcer la moindre chose. Il était plutôt mignon comme ça, hésitant et levant les yeux pour qu'ils ne quittent pas les miens.

-Levi, commençais-je alors en me rapprochant de son oreille, je me retiens de te supplier à quattre pattes à chaque fois que tu me regarde, mon cul a pas l'endurance pour ça,

Une lueur de surprise traversa le léger bleu de ses yeux.

-Alors me sors pas de connerie, je suis pas gay, du moins pas à 100%, mais t'es la personne la plus bandante que je connaisse, alors je vais pas te lâcher parce que j'ai envie d'une branlette espagnole, la seule chose dont j'ai envie en ce moment c'est savoir à quel point tu peux m'envoyer au 7ème ciel.

Il mordait fortement sa lèvre inférieure alors que ses yeux devenu métallique aurait pu me dévorer sur le moment.

-Bordel Eren, tu sors à peine de mon pieu à moitié à poil, commence pas à essayer de me chauffer maintenant.

Mes joues chauffèrent légèrement en me rendant compte que mon corps était vraiment très proche du sien. Je me reculai alors rapidement avant de finir par me servir une tasse de café comme si de rien n'était.

Levi me rendait dingue putain.

Je le fixai, mon regard collé à son corps. Mais ça n'avait rien d'un regard de gêne, ni même un regard intimidé ou incontrôlé. J'étais confiant. À chaque fois que je voyais Levi, je ne pouvais m'empêcher de me dire que je voulais observer cette beauté. Et à chaque fois que je voyais Levi avec des vêtements en moins, je ne pouvais m'empêcher de me dire que je voulais toucher cette beauté. Mes dents vinrent mordiller doucement ma lèvre inferieur, comme pour lui montrer l'effet qu'il pouvait avoir sur moi, pour lui dire silencieusement "dès que je te vois j'ai envie de te sauter dessus putain".

-Tu sors de la douche ? Demandais-je bêtement, peu habitué à laisser parler le silence.

Un léger rictus sur ses lèvres cassa une fois de plus la neutralité si particulière de son visage.

-Nan, je me suis juste mouiller un peu avant de foutre une serviette autour de ma taille, répondit-il alors, me prouvant à nouveau son talent pour manier de si douce phrase ironique.

Levi, c'était "Jean Michel Sarcasme" dans toute sa subtilité. Tout ce qui relevait de l'humour, il le maniait avec discrétion et soin. Si bien que je me demandait ce que ça pourrait faire de l'entendre raconter une blague beauf et lourde. Ça serait surement l'une des situation les plus drôle et décalé que je pourrais voir, mais ça n'arriverait surement jamais. Je lui répondis alors par un sourire amusé, surement bien moins discret que ses doux mouvements de lèvres.

-Si c'est la cas, je me sens flatté que tu te mette en petite tenue pour moi mon cher, déclarais-je, cherchant à gérer la bétise de la situation tout en lui glissant que j'avais fortement envie de lui de la manière la plus subtile que j'avais trouvé.

-T'aime ? Je t'avoue que j'hésitai entre la serviette blanche ou la feuille de vigne, mais bon, j'ai jamais été très chrétien alors j'ai vite choisis.

Mes yeux s'écarquillèrent légèrement sous sa réponse avant que quelques doux sursauts de rire ne s'emparent de moi en imaginant Levi vêtu d'une simple feuille de vigne.

-Je suis un peu déçu de ton choix Levi, dis-je en m'approchant doucement de lui, obsédé par l'idée incontrôlable, mais douce, de le toucher.

Son rictus discret s'agrandit subtilement alors qu'il fut obligé de relever doucement la tête pour ne pas briser le lien entre nos regard lorsque j'arrivai à quelques centimètres de lui. Il me répondis alors dans un murmure gentiment moqueur :

-C'est que j'ai fait le bon alors, je ne me fis pas trop aux préférences d'un ado à peine pubère.

Je continuai de sourire bêtement alors que ma lèvre inférieur se fit à nouveau mordiller par la malice de mes canines. Je passai doucement ma main derrière sa nuque et me penchai légèrement avant de déclarer, dans un murmure encore plus bas, mais tout aussi gentiment moqueur :

-Connard de pédophile assumé.

Et nos lèvres se rencontrèrent lentement dans la seconde qui suivit mes paroles, sans que je ne sache réellement qui de nous deux avait brisé la distance. Mais bon, ça n'avait pas vraiment d'importance. Mes mains se rejoignirent derrière sa nuque alors que les siennes vinrent se poser au niveau de ma taille, par dessus le tissu qui couvrait le haut de mon corps. Et comme à son habitude, sa langue vint frôler tendrement mes lèvres, me demandant l'accès pour finalement prendre le contrôle de toute ma bouche et la direction de mon corps. Je me laissai alors embarquer par la douceur de sa langue, par le poids de son corps et surtout par le désir qu'un simple contact avec lui pouvait me provoquer. C'était étrange de se dire que c'était à force de me perdre dans le plaisir avec lui que j'étais devenu confiant. Confiant face à mes propres envies, confiant face à ce que je pouvais ressentir lorsque son corps était prêt du mien, confiant face au sexe. C'était comme si le sexe avait fait office de thérapie intense, je me sentais si libéré, comme si grâce à la présence sexuelle et étrangement amicale de Levi, j'avais pu passer outre ce que Jean avait fait subir à mon corps et mon esprit. Levi vint subitement faufiler une main sous mon t-shirt, me volant un frisson assez désagréable, probablement dû à la surprise. Je rapprochai alors mon corps au sien pour éviter qu'il s'attarde sur un bête mauvais frisson. Levi était quelqu'un de si attentif, si doux malgré la sauvagerie régulière de nos ébats, et s'il avait la sensation que je n'aimais pas ce qu'il me faisait, il stopperait net pour s'assurer que tout va bien. Mais j'allais bien et je ne voulais en aucun cas qu'il s'arrête, après tout, c'était grâce au sexe que j'avais pu passer outre le viol, alors le sexe ne devait pas s'arrêter. Levi était le sexe, alors il ne fallait pas qu'il s'arrête. Je vins frotter mon bassin contre lui et reculai mes lèvres des siennes, reprenant mon souffle, pour mieux les rejoindre par la suite. Mais pourtant, lorsque sa main continua ses caresses pour venir se loger dans le creux de mon dos, mon corps se crispa, comme si ma peau devenait craintive au contact de ses doigts. Peut-être que penser à du viol maintenant n'était pas vraiment la chose à faire, mais même, Levi n'était pas Jean, alors la crainte n'avait pas lieu d'être. J'ondulai mon bassin contre le sien, priant pour qu'il ne remarque pas l'hésitation de mon corps, priant pour qu'il ne s'arrête pas. Parce que la crainte n'avait rien à foutre là. Un agréable et beau petit râle de plaisir s'échappa de ses lèvres, ce qui me vola une satisfaction rassurante. Levi était Levi, et Levi était excitant, alors pour rien au monde une quelquonc hésitation ne devait naître lorsque ses mains venaient se perdre sur mon corps. Ma bouche descendit doucement pour venir mordiller la peau blanche de son cou, cette peau si douce et tendre qui marquait si facilement, qui semblait si agréable lorsque je venais la suçoter doucement. Levi soupirait un peu plus fortement lorsque je m'appliquai à déposer un suçon soigneux dans le creux de son cou. Et comme pour me prouver l'effet que ça lui faisait, l'une de ses mains vint frôler doucement ma nuque pour se perdre dans mes cheveux. Je sursautai légèrement d'une stupeur inexpliqué, alors que j'eus l'envie brutale qu'il me lâche, qu'il ne me touche pas. Je fermai les yeux quelques fractions de secondes, essayant en vain de chasser cette désagréable et stupide peur avant de reprendre mes mouvements de bassins et de lèvres. Parce que la crainte n'avait rien à foutre dans ma vie sexuelle. Ses doigts dansèrent dans mes cheveux dans un geste qui se voulait doux mais qui me procura ces absurdes frissons de... dégoûts. Putain de merde, mais c'était quoi ce bordel ? Levi, c'est Levi merde. Levi n'avait aucune raison de me faire ressentir du dégoût, tout le contraire même, alors pourquoi je me sentais soudainement si mal ? Ma jambe se glissa entre les sienne, cherchant à continuer ce que j'avais commencé, peu importe ce que je pouvais ressentir sur le moment, parce que merde, la crainte n'avait vraiment rien à foutre dans ma vie sexuelle. Et si j'arrêtais ce qu'on était entrain de faire, c'est que j'acceptais sa présence, c'est que je n'étais pas passer outre tout ce que l'autre connard avait osé faire. Et c'était hors de question. Mon genoux frotta doucement son entre-jambe déjà assez gonflé, seulement protégé par la fine serviette toujours en place alors que je vins mordiller ses clavicules, appréciant la finesse de sa peau. Un léger grognement plaisant s'évanouit dans la pièce quand je pressai ma jambe avec plus d'insistance entre les sienne, et comme pris par un besoin primitif de me toucher, sa main gênante dans le creux de mon dos se glissa sans prévenir dans mon pantalon, venant attraper fermement ma fesse droite. Je me figeai soudainement, totalement pris au dépourvue par son geste. Le contact était brûlant, mais d'une chaleure des plus pénible et étrange, d'une chaleur angoissante comme si mon corps tentait de me dire de virer cette main baladeuse au plus vite. J'avais peur. J'étais pris dans un cocon brutale et soudain d'angoisse qui m'éttoufait. Levi... c'était la main de Levi. Que la crainte aille se faire foutre, j'avais réussit à la dépasser pour coucher avec lui, pourquoi pas cette fois ?

-Eren ?

Je sentis cette présence sur ma fesse devenir hésitante, cherchant à se retirer doucement, ce qui permit à mon corps de commencer à se decrisper, comme si j'étais rassuré de la perte de contact avec Levi. Je serrai les dents. Laisser gagner la peur c'était la laisser s'installer à nouveau dans ma vie. Et avec malaise et une troublante pointe de dégoût, l'une de mes mains quitta sa nuque pour venir l'obliger à remettre sa main en place, la pressant à nouveau contre la rondeur de mes fesses.

-Eren ?

Sa voix aussi était hésitante. C'était pas grave, moi je l'étais entièrement. J'étais pris dans un océan angoissant d'hésitation, mais quitte à me noyer, je ne laisserais par la crainte s'installer avec Levi, je le refusais catégoriquement. Il était mon réconfort, je n'avais pas le droit de le laisser devenir autre chose. Je le lâchai alors entièrement pour venir retirer soudainement mon t-shirt avant de réattaquer ses douce lèvres tout en glissant doucement une main sous sa serviette. Je gardai les yeux fermé, peureux de laisser mon regard exprimer quelque chose qui n'avait pas sa place ici-même. J'attrapai donc son érection déjà bien formé pour venir la caresser le plus sensuellement possible. Mais j'avais étrangement envie de vomir, ou pleurer... je sais plus trop. Mes doux vas-et-vient s'accélèrent doucement, ce qui eut l'air de lui plaire puisque un petit gémissement se perdit dans sa bouche alors que sa main s'agrippa à nouveau, quelque peu timidement, à ma fesse. Je frissonnai de nouveau d'un écoeurement encore moins supportable qu'avant, mais je continuai mes mouvements, perdu dans le peur de tout foutre en l'air. "Arrête" fut le seul mot qui me vint à l'esprit sur le moment. Mais si je lui demandais d'arrêter, peut-être que je ne pourrais plus jamais coucher avec lui, peut-être que je ne pourrais plus jamais ressentir ce plaisir si intense, si agréable, si rassurant. Peut-être que si je lui demandais d'arrêter, la crainte, elle, elle ne s'arrêterait jamais. Ou bien peut-être que lui ne voudrait tout simplement plus de moi. Je rapprochai mes lèvres de son oreil et murmurai le plus sensuellement possible :

-Continu, je t'en supplie,

Supplier Levi lorsqu'il était excité c'était obtenir la garanti d'une baise. Et j'avais besoin de cette garanti, car je n'avais pas le droit de laisser mes angoisses déborder sur Levi. Levi était rassurant, l'inverse était insensé. Mais je regrettai mes paroles au moment même où je sentis le poids de mon corps partir en arrière, tourner, avant que je ne me retrouve plaqué contre le petit lavabo, les jambes fléchi, le corps offert à ses douces lèvres qui vinrent frôler mon cou. Le contact assez brusque du lavabo dur et froid contre mon dos dénudé me fit hérisser les poils d'un fort dégoût intense qui parut presque me donner la gerbe sur le coup. Il me mordillait et suçotait doucement avec envie. J'avais envie de disparaître. Ses mains carressaient tendrement mon corps, laissant sur leur passage des traînés de frissons. Je frissonnais de crainte, d'angoisse, de malaise et de dégoûts. Je ne voulais pas qu'on me touche, je ne voulais pas qu'il me touche. Il descendait tendrement vers mon torse en me mordillant comme s'il savourer respectueusement chaque parcelle de ma peau. Un relent d'amertume me remonta doucement le long de ma gorge alors qu'un son discret mais troublant me parvint jusqu'aux oreilles. Une goutte d'eau venait de s'échapper du robinet derrière moi. L'une de ses main glissait sur ma peau pour venir se loger dans le creu de mon dos. L'horreur de la vérité aussi dégueulasse que frustrante m'éclata alors à la gueule : on était dans une putain de salle de bain, et c'était pour cette raison que je me sentais si mal, si craintif, si écoeuré.

Parce qu'en réalité, j'étais incapable de passer outre.

Et ce fut à cet instant précis, alors que Levi dévorait avec respect et envie mon torse qu'il parsemait de légers suçons, que ce souvenir si douloureux et terrifiant me revint en mémoire, accompagné par l'image de son visage abominable. Une nouvelle goutte d'eau résonna dans ma tête dans un effroie ravageur, me faisant perdre mes repères à la réalité pour me rappeler sadiquement les perturbation de l'eau du bain ce jour-là. Ma vue se fit trouble et floue, comme si me faire envahir par un souvenir aussi immonde et éprouvant m'empêchait de rester connecté à ce qui m'entourait. Je me rappelai, avec une sensation nauséeuse, ce qu'il c'était passé ce jour là dans cette salle de bain. Je me rappelai de la fraicheur du carrelage que j'avais senti, je me rappelai de la chaleur de l'eau du bain, et de mon corps, nu, qui avait frissonné à ce changement brusque, mais agréable, de température. Mais je me rappelai surtout de la peur, l'incompréhension, le dégoût, l'horreur de ce qu'il avait osé faire ce jour là. Je me rappelai que ce fut à partir de ce jour que j'avais commencé à me sentir si sale, si humilié, mais surtout si stupide. Ce jour où pour la première fois de ma vie, j'avais compris ce que c'était vraiment qu'être impuissant face à quelqu'un. Des mains continuaient à me frôler de manière répugnante, sans que je n'ai la bonté d'esprit de comprendre à qui elles appartenaient vraiment, tant je me perdais dans ces bouts de souvenir méprisable. Ce jour là, je me rappelais parfaitement avoir dit "non", avoir crier "Non !" et avoir supplier "non..." avant que la panique ressentie lorsque je commençais à m'étouffer avec l'eau par manque d'air ne me rende aussi docile qu'un agneau sous kétamine. Je ne voulais pas qu'on me touche. Depuis ce jour là, je n'avais pas eut la force de remettre ma tête sous l'eau, je me contentai de douches et surtout, je n'avais plus jamais osé le contredire réellement, jusqu'à il n'y avait pas longtemps. Mais finalement, même s'il n'était plus là, Jean avait probablement réussit à obtenir ce qu'il voulait, il m'avait marqué, gravé, et avait certainement gâché une partie de ma vie. Parce que ce jour là, ce jour où j'avais cru mourir de noyade ou d'asphyxie plus d'une douzaine de fois en moins de deux heure, j'avais perdu une part de moi-même que je ne retrouverais probablement jamais. Je sentis ces quelques larmes me montaient aux yeux alors même qu'une boule se formait dans ma gorge. Je ne voulais pas m'en rappeler. Je ne voulais pas me rappeler de l'ignoble peur de mourir que j'avais ressenti, je ne voulais pas me souvenir du dégoût indescriptible de ce qu'il m'avait forcé à avaler pour avoir le droit de gagner quelques bouffé d'oxygène, alors que mes poumons sifflaient sous le manque d'air. C'était comme si je n'avais pas réellement respiré pendant près de deux heures, alors que lui s'était amusé à faire des choses ignobles à mon corps, des choses qui me répugnait tellement que dès lors où je m'étais retrouvé seul, j'avais vomis tout le contenue de mon estomac, à la limite de recracher mes organes par la même occasion. Deux heure. Ce jour là, il lui avait fallu seulement deux heures et une baignoire remplie d'eau pour faire de moi un vague objet qui se laisse faire, apeuré par l'idée de manquer d'air une nouvelle fois. Parce que oui, après ce jour là, je m'étais bloqué dans l'acceptation stupide de servir de pute à ce connard fini, parce que perdu dans une tempête d'effroi, je n'avais pas osé le contredire, persuadé que, de toute manière, personne ne viendrait jamais me sauver, que j'étais seul. J'avais été perdu dans un constant sentiment de dégoût, que ça soit envers lui ou moi, la frontière n'avait jamais été clair. En deux heures, il m'avait privé de ma respiration, de ma liberté, de ma raison et m'avait couvert d'une grasse imaginaire qui ne disparaissait pas. Parce que même maintenant je me sentais sale, et plus je pensais à la manière dont j'avais servi de futile chienne, plus un sentiment immonde me remontait dans une boule de dégoût coincé dans la gorge, prêt à être vomis sur mon reflet. Mais peut-être pire que l'étrange impression de manquer d'air quand je repensais à ce jour là, ou la sensation de posséder un corps immonde; je me sentais si coupable et si con. J'avais été tellement stupide, cette histoire avait commencé à cause de mon évidente connerie et elle avait continué bien trop longtemps à cause de ce même facteur. Tout avait été de ma faute. Si j'avais eu un minimum de raison, tout ça ne serait jamais arrivé. Le rythme de mon coeur s'accélérait étrangement alors que j'avais la sensation que l'oxygène se faisait quelque peu moins dense autour de moi. Je me rappelai, et me reppellerais surement toujours, de la seconde où Jean était entré dans cette salle de bain ce jour là, la manière dont, sans dire quoi que ce soit, il s'était approché doucement de moi et que quelques minutes après, une main avait entouré mon cou alors qu'une autre maintenait déjà fermement ma tête sous l'eau, m'éttoufant. Et perdu sous le fluide oppressant et dans l'effroie de ne plus jamais en sortir, ma vision s'était faite assez flou pour que je ne puisse pas voir le visage de ce monstre qui m'avait abusé. Et perdu dans ce souvenir traumatisant, me déconnectant de la réalité, ma vision se faisait assez flou pour que je ne puisse pas voir le visage paniqué qui cherchait à me parler devant moi. Sous l'eau, on ne distingue que de vagues formes sur lesquelles on n'a pas le temps de s'attarder, trop occupé à chercher désespérément une manière de reprendre son souffle. Moi, ce jour là, j'avais été tellement occupé à chercher désespérément une manière de reprendre mon souffle que j'avais finis par ne m'attarder sur rien d'autre, laissant des mains me parcourir avec horreur, laissant quelque chose d'indigeste aller et venir à l'intérieur de ma bouche, à l'intérieur de moi, m'écartelant les boyaux, et beaucoup trop d'autre chose écœurantes, répugnantes, qui, en y repensant, me filait d'abominable hauts-le-coeur. Je me rappelais avec horreur de mon incompréhension naïve et de la lourdeur insupportable du silence de Jean ce jour là. Ma respiration se faisait difficile, j'avais la sensation que mes poumons se contractaient, s'atrophiaient, faisant légèrement siffler le peu d'air que j'arrivais à absorber alors même que je sentais de l'eau couler sur mon visage, me volant un immense sentiment de panique, étais-je encore dans cette putain baignoire ? Est-ce que mon sentiment de trouble était causé par mon esprit qui se barrait lâchement de mon corps, ne supportant pas l'horreur de ce qu'il se passait ? Est-ce que Jean se trouvait devant moi ? Je cherchai alors à retrouver vaguement la vue, pour savoir ce qui était entrain de se passer autour de moi, mais à la place je sentis la froideur lourde et impitoyable sur laquelle je me trouvai qui me glaça immédiatement. Mon visage était mouillé, ma respiration était paniqué et limité, mes poumons semblaient se rétrécir et en plus j'étais assis contre quelque chose qui ressemblait étrangement à l'intérieur lisse et froid d'une baignoire. Nan... bordel je voulais pas, je refusais de me retrouver une nouvelle fois comme un simple jouet pour ce connard sadique, je refusais qu'il me touche, Jean méritait de crever, c'était un enfoiré, un bâtard sans race et sans nom. Je ravalai difficilement mon dégoût et cherchai à retrouver un minimum la possession de mes sens pour me lever, lui foutre un poing dans la gueule et le saigner. J'allais le crever, pour de bon cette fois, j'allais arrêter d'agir comme une poupée vide, j'allais me lever, attraper sa sale gueule et l'exploser dans le miroir assez de fois pour qu'il finisse sans vie avec ses sales yeux de taré psychopathe crevés et en sang. J'allais faire de sa saleté de gueule de cheval une putain de bouilli, lui ouvrir le crâne pour enfin réduire ses pensés en cendre, l'ouvrir en deux pour vérifier si entre ses boyaux ne se trouveraient pas cette part de moi qui me manquait tant depuis ce putain de jour là de merde. Et sans trop comprendre comment, je réussi à serrer fortement le poing et à me jeter en avant pour tenter de lui péter la machoir. Mais mon geste fut stopper net avant que mon corps ne se fasse soulever pour être brutalement re-plaquée contre cette chose froide et dérangeante.

-Bordel Eren qu'est-ce que t'es entrain de foutre ?!

La voix agressive, forte, mais surtout emplie d'une panique qui me sembla presque palpable me fit revenir doucement à la raison. La connection perturbé entre mes yeux et mon cerveau se remit quelque peu en place alors que je comprenais que la froideur dans mon dos n'était que celle du mur recouvert de carrelage sombre contre lequel je me trouvais. Ma main se desserra lentement pour venir effleurer mes joues. Mon impression de couler sous plusieurs litres d'eau n'était en fait que le contact de mes larmes sur mon visage. Et en relevant les yeux, je pus voir un visage distinctif, un visage confus mais paniqué qui me fixait avec incompréhension et inquiétude.

"Putain de merde, je viens de tout foutre en l'air, hein ?" Pensais-je.

Je cherchai à dire quelque chose sur le coup, horrifié par l'idée de l'avoir probablement rejeté comme un putain de violeur, mais le seul son que je pus produire fut un sifflement ridicule provoqué par un manque d'air flagrant. Comprenant soudainement que la peur d'asphyxie n'était pas du à une quelconque noyade mais à une crise d'asthme, je cherchai à prendre une immense bouffé d'air, implorant intérieurement pour que mes bronches s'ouvrent et laisse passer tout l'oxygène dont j'avais besoin. Mais bien sur, je ne pus en tirer que quelques faibles filets d'air à peine suffisant pour me maintenir conscient. La prise de Levi se desserra doucement de moi alors qu'il me fit glisser doucement le long du mur. À nouveau, j'haletai stupidement en priant pour retrouver une respiration correcte le plus rapidement possible, mais lorsque mes yeux, maintenant capable de capter ce qu'il se passer réellement devant moi se posèrent avec plus d'insistance sur le visage transperçant d'émotions de Levi, ma respiration faiblit encore alors que mes yeux se mirent à lâcher des larmes silencieuse plus densément. Si même lui en était aussi affecté, c'est que j'avais bien tout foiré. J'étais faible et lâche, assez pour laisser la peur s'installer dans ma vie sexuelle. Il vint tendrement caresser ma joue, et mes larmes en passant, avant de déclarai d'une voix tendre qui se voulait le plus calme possible :

-C'est moi Eren, c'est moi, tout va bien... respire putain...

Je fermai douloureusement les yeux, faisant s'échapper quelques larmes en plus, honteux d'avoir à le regarder dans les yeux après la crise de panique absurde et inapproprié que j'avais osé faire devant lui.

"C'est justement parce que c'est toi que ça va pas putain, j'ai pas le droit d'avoir peur quand tu me touche, j'ai pas le droit d'être si faible."

L'air que je recevais se limitait maintenant à quelques bribes d'infimes atomes d'oxygènes à peine respirables alors que mon corps tremblait comme une feuille morte. Mourir dans une salle de bain à cause d'une crise d'asthme déclenché par une crise de panique causé par la salle de bain, ça me ferait une belle mort de merde quand même.

"Crise de panique causé par ma connerie de faiblard ouais."

-Bordel, arrête tes connerie et respire merde, tu me fous quoi là ? Dit-il d'une voix se voulant calme mais dévoré par une inquiétude inhabituelle.

"J'abandonne l'air puisque je suis pas capable d'abandonner la crainte."

J'étais passé outre que dalle, et vu comment le simple contact avec un lavabo avait pu me rendre hystérique et paniqué, je ne passerais surement jamais outre quoi que ce soit. Et c'était une constatation tellement déprimante qu'il me vint alors l'envie ultime de stopper toute tentative d'améliorer la densité d'air qui rentrait dans mon organisme pour simplement me laisser sombrer.

"Peut-être que je vais mourir de manière si pitoyable et stupide, ou peut-être que je vais me réveiller après ça, m'en branle, mais j'ai pas la force de vivre là."

Mais mon tendre et agréable projet de juste sombre dans l'inconscience fut coupé lorsque la main de Levi releva brusquement ma tête pour que ma vision flouté et pleine de de larmes puisse discerner ses yeux si... expressif. Et ce fut tellement étrange, tellement indescriptible et tellement... beau putain -comme si avec quelques simples lueurs il m'engueulait d'oser me laisser partir dans sa salle de bain tout en en m'avouant timidement qu'il n'avait pas envie de me perdre- que je tentai brusquement de me relever en volant une immense bouffé d'air qui fit siffler fortement mes bronches beaucoup trop resserré.

"Ses yeux sont beaucoup trop curieux, je peux pas crever avant d'avoir vu toutes ses émotions au travers."

Mais trop faible pour exécuter un mouvement aussi brusque, je me sentis partir en avant avant qu'un corps rassurant ne me rattrape.

-Doucement Eren, calme toi...

Appuyer contre ce petit corps fort, je me sentis bien faible, moi, le gamin stupide et angoissé qui foutait en l'air tout ce qu'il touchait. Levi me dirait peut-être qu'on ne peut pas continuer à coucher ensemble après ça, ou peut-être pas, mais le plus important dans l'immédiat était l'inquiétude évidente qu'il me portait à ce moment précis. Au fond, cette inquiétude était probablement plus porté sur le fait qu'il doive appeler de l'aide que sur ma santé. Parce que expliquer à des ambulanciers qu'un de vos élèves a eut une grosse crise d'asthme alors que vous tentiez de le baiser contre votre lavabo, dans votre domicile, avec connaissance de cause, c'était se foutre dans une jolie merde, surtout en prenant en compte que l'élève en question squatte votre lit depuis un petit moment déjà. Mais foutre Levi dans la merde, c'était bien la dernière chose dont j'avais envie. Et puis je détestais tout ce qui s'approchait d'un hôpital. Alors je réussit à voler un filet d'air assez important pour calmer légèrement la panique de mon corps et pour prononcer le plus audiblement possible entre quelques sifflements :

-v-ventoline, t-ta chambre

Et tout ce qui se trouvait autours de moi se mit à bouger, à changer, jusqu'à ce que quelques secondes d'impression d'asphyxie pulmonaire plus tard, je me retrouve sur quelque chose de confortable et rassurant. L'odeur citronné qui m'enveloppait et la douceur du draps propre m'apaisa doucement, mais ce fut lorsque la petite main pâle de Levi me tendit ce dont je rêvais que je sentis un aura de soulagement faire diminuer mon rythme cardiaque. J'attrapai précipitamment la ventoline avant de me redresser du mieux que je pouvais, cherchant à inspirer le plus d'air possible entre mes poumons sifflant, avant de placer le petit embout entre mes lèvres en tremblotant. J'appuyai alors une première fois sur la ventoline en inspirant fortement pour faire rentrer au maximum le produit dans mon organisme pour forcer mes connasses de bronches à s'ouvrir. Cette première bouffé me vola une puissante douleur dans le thorax, comme si mes poumons, collé l'un à l'autre, refusaient de laisser passer la ventoline. Je respirai légèrement avant de reprendre deux nouvelles bouffé à la suite pour obliger tout mon corps à me laisser respirer puis repris une dernière bouffé que je laissai imprégner mon organisme un peu plus longtemps avant de chercher à récupérer une respiration stable et régulière. L'air qui rentrait dans mes poumons était beaucoup trop douloureux à gérer, comme si déboucher ma respiration obligeait mes poumons à s'occuper d'une trop grande quantité d'aire et d'oxygène. Mais malgré ça, je réussi finalement à retrouver un souffle plus ou moins correct. Je reposai alors doucement les yeux sur Levi qui, lui, ne semblait pas m'avoir quitté du regard.

-Ça va ? Demanda-t-il d'un doux ton parsemé d'inquiétude.

-Ouais, lachais-je par réflexe, au bout de quelques secondes, d'une voix faiblarde.

Je le regardai alors plus longuement, piégé dans la douleur honteuse de ce que je venais de lui faire, avant que l'image que je captais ne me vole un léger sourire à la limite d'être ironique, presque amer malgré moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Sa voix reprenait doucement sa neutralité sans que l'inquiétude ne semble vouloir se barrer de là.

-T'es à poil, déclarais-je alors, toujours aussi faiblement, je trouve ça drôle.

Ma remarque aussi mature que la blague du "tire sur mon doigt" lui vola un tendre micro-sourire alors qu'il leva les yeux au ciel avant de se lever pour se diriger vers son armoire. Je profitai de la fin de ce contact visuel pour fixer mes yeux au plafond. Ma respiration avait beau avoir retrouvé un semblant de correct, ce n'était pas vraiment le cas de mes pensées qui me semblaient encore si douloureuse et si fragile. Je gardai encore ce vieux goûts amer, maintenant amplifié par celui de la ventoline, au fond de la gorge. J'avais peur, oui, peur de n'être qu'un gamin apeuré. J'avais peur de ne jamais réussir à mener un semblant de vie normale, mais surtout peur que Levi finisse par me demander gentiment de dégager, d'aller voir ailleurs, que si j'étais pas capable de baiser correctement, que si j'avais oser le rejeter comme un violeur, alors je devrais juste quitter cet appart si apaisant et ne plus jamais y refoutre les pieds. J'avais tellement peur de perdre la chose la plus réconfortante que je pouvais encore avoir. Bien sûr, je n'étais pas seul au monde pour autant, Armin était une perle rare d'amitié, et Mikasa était ma famille, mais ni l'un ni l'autre ne savait ce qu'il s'était passé avec Jean, et surtout, le réconfort qu'ils pouvaient m'apporter n'avait rien à voir avec le plaisir spontané, doux mais bestiale, immédiat et soulageant que Levi m'offrait à chaque fois que nos corps s'amusaient ensemble. Perdre ce plaisir m'était inconcevable, j'en avais besoin, sans lui, je ne serait peut-être plus qu'un légume vide, une pâle coquille désintéressé prêt à se vider un chargeur dans le crâne. J'avais la déstabilisante impression que perdre ce plaisir reviendrait à me tuer. C'était la seule chose que j'avais dans l'immédiat, la seule chose qui pouvait maintenir mon esprit plus ou moins sain.

-T'es sûr que ça va ?

Je lâchai le plafond des yeux. Son regard envoûtant se fixa au miens. Il semblait hésitant, comme si aucun mot ne pouvait sortir de ses lèvres après un banale "ça va ?" que même lui avait l'air de trouver stupide. Et non, je n'allait pas bien, ça me crever de penser ça, de comprendre que j'étais passer outre que dalle et que je n'en serais peut-être jamais capable. Et la seule chose qui me dévorer en voyant ses prunelles était de tout déballer, de lui expliquer en détail tout ce que j'avais subi, tout ce qu'il s'était passé depuis le début de tout. J'avais envie de faire mon putain de monologue déprimant et cliché de toute bonne petite victime de fanfiction, ça me brûlait la gorge de raconter subitement ma vie, comme si ça m'aiderait à y faire de l'ordre. La beauté tendre mais perdu du bleu de ses yeux hésitant mais dénué de pitié me faisait fondre, tout en me donnant l'espoir que peut-être tout n'allait pas s'arrêter maintenant entre nous. Le réconfort qu'il dégageait était tellement apaisant et particulier que j'avais l'envie de m'y réfugier. Mais avant ça, j'avais besoin que mon corps se calme, que mes nerfs se détendent et que mes poumons arrêtent de me crier l'amertume de l'air.

-Je peux avoir une clope steuplé ?

Ses yeux furent bleutés de surprise.

-tu-

-T'es pas du genre à faire la morale, je pense pas que tu vas commencer aujourd'hui, le coupais-je d'un ton presque ferme. Mais putain non, je vais pas bien, et si c'est ce qui t'inquiète, non, une clope ne m'a jamais filer de crise d'asthme, j'ai juste arrêter avec cette excuse alors que j'aimais fumer parce que je suis un putain de gosse apeuré qui s'impose des conneries à longueurs de temps. Mais bordel, en vrai j'en ai rien à foutre de savoir quand et pourquoi je vais mourir, alors steuplé, file moi une putain de clope.

Sa bouche très légèrement entrouverte se referma avant qu'il ne hoche simplement la tête. Il prit sur son bureau un filtre, une feuille et du tabac pour rouler rapidement une cigarette et me la tendre. Je glissai cette dernière entre mes lèvre alors qu'il vint approcher un briquet au bout de la clope pour l'allumer. Je tirai doucement une taffe, remplissant mes poumons de cette douce, tendre, agréable et apaisante, quoiqu'un peu forte, fumé. C'était bon, c'était putain de bon. Cette sensation, ce goût m'avait manqué. Fumer, c'est pas bien, mais je m'en branle parce que je n'avais jamais considéré ça comme mal non plus. Je retirai la cigarette de mes lèvre pour expulser la fumé avant d'entendre d'une voix semé d'une infime once de vice :

-Qui allume encule.

Faire des blagues de culs à quelqu'un qui vient de démontrer qu'il a été traumatisé par des viols ? Oui. Levi était un marginale des plus appréciable. Et croyez le ou non, mais cette phrase fut l'une des plus rassurante que j'avais entendu de toute ma vie. Il venait de me glisser, comme s'il comprenait mes peurs, que oui, on pouvait quand même continuer, qu'il voulait quand même de moi. Je raportai alors cette petite addiction qui m'avait tant manquer à mes lèvres souriantes. Il s'assit à mes côtés, tout en roulant une clope pour lui aussi.

Et on fuma. Nous deux dans le silence de la pièce la plus vivante de tout cet appart, sans même penser à se rapprocher de la fenêtre ou de l'ouvrir, parce que finalement, on était bien et on en avait rien à foutre du reste. Et au bout de plusieurs minutes comme ça, dans un doux silence agréable seulement cassé par le subtil crépitement de clopes qui se consument, après avoir fini d'intoxiquer et apaiser nos poumons, après qu'il m'ait tendu un petit cendrier pour que j'y écrase mon mégot et qu'il fasse de même, je déclarai subitement d'une voix étrangement neutre :

-De base, Jean c'était mon ami.

Et voilà, ce fut après un magnifique regard bien trop bleu à mon égard, et un très léger hochement de tête, que je débutai ce si cliché monologue existentielle de grosse victime que j'étais :

-On était ami, plutôt bon ami en plus.

Je respirai doucement, cherchant à rester le plus calme et le plus logique possible avant de continuer :

-Lui, c'était le gentil fils du directeur chouchouté, et même s'il jouait à l'élève modèle et parfait, à l'extérieur c'était un bon fouteur de merde, du coup on s'entendait bien.

Un sourire amer étira les commissures de mes lèvres.

-J'ai séché quasiment toute mon année de 3ème, alors il me laissait squatter dans sa baraque derrière la bahut pendant qu'il se forçait à aller en cours, c'est comme ça qu'on était devenu vraiment pote. Et dès qu'il terminait on zonnait ensemble comme deux cons sans but dans la ville, à cracher sur tout et n'importe quoi et à faire des blagues de merde.

Je déglutit lentement, me préparant pour prononcer à haute voix ce que j'allais forcément finir par dire.

-On refaisait le monde comme deux paumés, je lui apportait un peu de divertissement dans sa vie de gosse parfait et moi j'avais quelqu'un avec qui parlé au collège, quelqu'un de.. cool. Mon meilleur pote c'est un putain de géni alors depuis la fin du primaire il se tape que des établissements pour gros géni, donc j'étais un peu seul la semaine. Finalement, avec... Jean,

Prononcer son nom à ce moment résonnait comme un crachat dans mon crâne.

-on a finit par se rapprocher, assez pour qu'il en vienne à ce qu'il voulait vraiment... o-on était calé sur le vieux skatepark du centre et il m'a simplement demandé si j'étais gay. Je lui faisais confiance à l'époque, alors j'ai répondu honnêtement que j'en savais rien.

J'avais envie d'exploser mon poing contre un mur.

-Et c'est partie en couille.

Je déglutit difficilement.

-J'étais con, vraiment con, et quand ce mec en qui j'avais confiance m'a demandé d'un air à peine sérieux de sortir avec lui, pour m'aider, pour que je sache si j'étais gay ou pas, j'ai accepté. Parce que ça résonnait comme une blague, et que même si ça n'en été pas une, au fond, l'idée de sortir avec lui ne me dérangeait pas vraiment.

Je serrai légèrement le poing alors que je vis la machoir de Levi faire de même.

-Alors on s'est mit ensemble, comme si c'était logique, je sais pas vraiment pourquoi j'ai accepté d'ailleurs, surement par curiosité.

Je vis Levi fermer doucement les yeux quelques secondes comme pour montrer avec pudeur qu'il ne voulait pas vraiment entendre la suite, mais j'étais lancé.

-Au début, c'était étrange, presque drôle,

Un nouveau sourire amer cassa mon expression, je me rappelais bien de ce début, j'avais été assez insouciant pour me soucier seulement de ce que je devais faire pour qu'on ressemble à un "couple". La gerbe que ce souvenir me filait maintenant était incroyablement ironique.

-Je savais pas trop quoi faire et quoi penser, mais on s'entendait tellement bien qu-

Je me mordis soudainement la lèvre, cherchant à éviter de vomir une boule de frustration. Oui, "on s'entendait tellement bien"que m'en rappeler maintenant me faisait réaliser à quel point ce type était la plus grosse sous-race jamais pondu.

-que le côté tactile s'est fait automatiquement...

En serrant le poing, je sentis mes ongles s'enfoncer dans la paume de mes mains. Et dire que c'était moi qui avait laissé faire ça.

-Je... j'aimais bien ça... quand on s'effleurait un peu ou quand on s'embrassait...

J'eus l'envie de chialer pour avoir dit un truc aussi dégueulassement honnête.

-Mais bien sûr, il voulait bien plus que de simple câlin, ajoutais-je avec soudaine haine dans la voix qui n'était pas vraiment volontaire. Alors il m'a promis un truc bizarre que j'ai encore accepté sans rien dire...

Le timbre de ma voix se cassait petit à petit, comme si elle même ne voulait pas admettre ce que je disais.

-Je... je lui donnais m-ma première fois et en échange il-

Je déglutit de dégoût à l'entente de ma propre phrase. Ouais, je lui avais bien "donné" mon cul, parce que j'avais accepté cette connerie. Tout le début de cette histoire, c'était en partie ma faute, sans ma connerie, je serais pas là à me lamenter sur ma vie de merde parce que je suis incapable de baiser dans une putain de salle de bain de merde.

-en échange il me pistonnait pour que je puisse passer en seconde générale...

Je baissais la tête après avoir vu une lueure de stupéfaite dans ses yeux d'un gris bleuté. Bordel que j'avais honte, dit à haute voix, ça semblait encore plus absurde que ce que je pouvais imaginer. Comme sidéré par la connerie que je venais de dire, il bégaya un début vague de phrase :

-Tu...

-Je sais, le coupais-je brusquement, pas besoin de le dire, je sais bien que c'est le truc le plus con que j'ai accepté de faire de toute ma putain de vie, quoique la suite est encore pire, mais putain, on restait tout le temps ensemble, j'avais assez confiance en lui pour ne même pas penser à la stupidité de son chantage de merde...

Il referma sa bouche entrouverte, ne cherchant pas à ajouter un quelconque commentaire.

-Et puis bon, c'est pas une raison mais j'avais beau maintenir une moyenne correcte, un absentéiste comme moi n'aurait jamais pu passer sans un coup de piston.

En relevant les yeux subtilement je pus voir le regard presque mal à l'aise de Levi. Ouais, c'est fou les conneries qu'on ferait pour suivre un exemple de bon parcours.

-J'ai conscience d'être un gros con pour avoir dit oui, sérieux, qui à part moi est assez stupide pour sucer des queues pour aller dans un endroits de merde ?

Sourire amer, presque colérique. Je me dégoûtais au fond, je me dégoûtais parce que si j'avais pris juste trois putain de secondes de réflexions, j'en serais pas là. Je savais bien qu'on pouvait pas dire qu'on était fautif de se faire violer mais... mais alors j'étais quoi ?

-Mais tu sais, c'est bizarre à dire mais ma soeur s'était déjà barré dans un lycée de sport réputé à l'autre bout du pays et mon meilleur pote allait passer de son collège pour gros géni à un lycée pour putain de gros géni à quelques heures d'ici, alors je crois que j'avais juste peur de gâcher ma vie seul. Enfin tu sais, gâcher sa vie entre potes c'est se permettre de se raccrocher à quelque chose mais-

Je sentis une main se poser doucement sur mon épaule, me faisant légèrement sursauter avant que la voix grave de Levi ne rajoute :

-Mais quand on est seul, on n'a même plus de raison pour gâcher sa vie parce que ça devient chiant.

Je le fixai quelques secondes sans rien dire avant de simplement hocher la tête. Ça semblait stupide, mais il avait l'air de comprendre ce sentiment.

-Du coup, repris-je, on a baisé.

Sa mâchoire se serra plus fortement, craignant sûrement la suite.

-Je... il s'est montré...

Il ferma doucement les paupières, haineux.

-Doux et... bienveillant je crois,

Il ouvrit les yeux, surpris, s'attendant certainement à une horreur. Je lui fis un doux sourire pas très convaincant.

-C'est sur, ça m'avait fait mal, vraiment, mais c'était pas volontaire... ce- c'était pas encore ce qu'il voulait à l'époque, dis-je avec un voix cassé et haineuse.

Je serrai le poing en pensant à la suite, à ce moment où il avait commencé à péter des câbles, à me terrifier.

-Le truc, c'est que j'avais pas aimé, et ça l'avait énervé, vraiment énervé. Au fond, je pense qu'il était juste amoureux de moi...

Levi me foudroya du regard comme si je lui donnait l'impression de l'excuser, de lui chercher des raisons pour ce qu'il avait fait. Je souris tendrement face à sa réaction avant d'ajouter d'une voix toujours aussi cassante :

-Juste amoureux de moi et complètement instable et psychotique.

Je pris une respiration qui commençait à se faire difficile, non pas parce que l'asthme revenait mais bien parce que j'allais pas tarder à chialer comme une merde.

-Alors au fil du temps, il a fini par me baiser juste quand il en avait envie, sans vraiment se soucier de moi ou de ce que je pouvais ressentir.

Je sentis la main de Levi se contracter en un spasme.

-Je me laissait plus ou moins faire, en me disant que tant qu'il n'était pas spécialement violent, je pouvais supporter ça sans trop de problème.

J'avais envie de gerber et de pleurer comme si ça évacuait ce qu'il m'avait laissé.

-j'étais vraiment un sale p'tit con de merde. Parce que bien sur qu'il a finit par devenir violent et agressif, et bien sur qu'il a finit par aimer me voir gémir de douleur.

Je sentis mes lèvres trembloter. Putain, j'allais vraiment finir par chialer comme un gamin hein ?

-Mais tu sais Levi, repris-je en tentant tant bien que mal de retenir mes larmes et ma rage, je suis un sale gosse rancunier avec un caractère de merde, j'aurais du lui couper la bite au premier geste déplacé... et-

J'avais envie de crier, de pleurer, ou de disparaître.

-Et j'ai bien failli le faire, je lui est craché à la gueule à ce sale fils de pute, et j'étais sur le point de lui défoncer la gueule mais il a commencé à s'excuser...

De ses tendres doigts, il me caressa doucement l'épaule. Je ne voulais pas de pitié, j'avais bien conscience que mon discours ressemblait à celui d'une femme battu qui reste accroché à son mari violent.

-Il a répété encore et encore à quel point il était désolé, à quel point il tenait à moi et il m'a promit de plus jamais m'ignorer lorsque je lui disais d'arrêter.

Mais en vrai, c'était le discours d'un gamin stupide qui avait joué avec le feux.

-Ce jour là, j'ai compris que ce connard était un psychopathe frustré et amoureux. J'en avais rien à foutre de ses excuses ou de sa sale gueule, mais je me suis dit que si je faisais semblant de tenir à lui, il me mangerait dans la main, et je pourrais simplement lui exploser la machoir à la fin de l'année. Mais ça... c'est la seconde grosse idées de merde que j'ai eu.

J'allais exploser. Je me mordis la lèvre pour éviter de suffoquer dans des sanglots, mais je sentis quand même une larme déborder de mes paupières.

-Il s'est montré correct pendant moins d'une semaine, mais bon, cet enculé est pas con, il a bien vu que j'étais hypocrite, et c'était évident qu'il allait fini par péter les plombs. Et...

Ma respiration se fit plus difficile, j'allais craqué, j'allais finir par exploser tout ce qui se trouvait autour de moi, j'allais vraiment chialer comme un gosse. Quelques larmes supplémentaires coulèrent le long de mes joues.

-Et... un jour... s-son père était parti pour un weekend, d-du coup on squattait chez lui et-

Je déglutit fortement en essayant de rester la plus calme et compréhensible possible. Respirer.

-Et j'étais tranquillement entrain de prendre un bain quand... j-

Il me coupa pour me prendre entièrement dans ses bras, me donnant la sensation qu'il avait déjà compris. Mais je me foutais bien qu'il comprenne, dans l'immédiat, j'avais juste besoin de parler, de balancer tout ça comme une bombe nucléaire, pour ne plus avoir la sensation de me noyer, encore et encore. Et j'étais bien mieux dans ses bras, peu importe d'avoir l'air faible. La faiblesse est la sincérité de l'Homme. Je repris alors, en me laissant pleurer, sangloter, grimacer. J'en m'en battait les couilles de tout tant que j'arrivais encore à parler.

-J'ai vu Jean rentré dans la pièce en serviette, je l'ai vu rentrer dans le bain sans comprendre et... bordel j'ai rien pu faire, je suis juste resté... paralysé. J'ai figé, j'ai arrêté de penser, j'ai arrêter d'agir si ce n'est pour le supplier au début, mais ça servait à que dalle, et quand il m'a attraper par les cheveux pour maintenir ma tête sous l'eau alors qu'il m'approchait de sa...je-j'ai juste arrêté de vivre. Il a passé deux heures à s'amuser avec ma respiration, à me laisser quelques bouffés d'air avant de me noyer à nouveau, j'ai eut l'impression de rester au bord de la mort, sous l'eau, pendant des jours. J'étais tellement effrayé que je l'ai laissé faire ce qu'il voulait, je l'ai laissé aller et venir en moi sans même chercher à le dégager, j'étais vide...vide avec une teub dans le cul putain. J'ai avalé ce qu'il a lâché dans ma bouche mélangé à l'eau tiède et ma putain de dignité flingué, mais je pouvais rien faire, j'étais incapable de faire le moindre mouvement, j'étais terrorisé, j'avais peur de mourir, peur de suffoquer jusqu'à crever, je pouvais pas penser à autre chose qu'à l'asphyxie de mes poumons et, et... Et quand, enfin, il m'a laissé à moitié mort sur le carrelage froid, j'ai... j'ai juste pleuré... Tu sais Levi, quand ce genre de truc t'arrive, j'crois que ta conscience se barre juste, c'est tellement immonde, tellement... dégradant, je pense pas qu'on puisse garder une conscience saine si elle doit assister à ça. Ce jour là, comme beaucoup d'autres, j'étais juste une poupée vide, ma conscience se cassait à chaque fois que ses mains commençait à effleurer mon corps, j'étais plus rien, plus une personne, même pas une chienne obéissante, j'étais juste un putain de bout de viande pour cet sale race de merde. Là, j'ai juste envie de lui défoncer sa sale gueule, de lui couper les couilles, de la voir crever. Mais ce jour là, dans cette putain de salle de bain, j'étais juste terrifié, j'en avais rien à foutre du lycée au fond, mais... mais je me suis laissé faire pendant des mois parce que j'avais trop peur de ce qu'il pouvait faire si je le repoussais...

J'étais prisonniers dans les bras de Levi qui me serrait tellement fort que je cru éclater sous sa prise, ses doigts agrippaient mon t-shirt et tremblotaient comme s'il cherchait à calmer l'aura meurtrière qui émanait de lui? Je plongeai alors encore plus ma tête contre son torse, le laissant me serrer aussi fort qu'il le voulait, avant de continuer :

-Levi, je-je veux surtout pas qu'on arrête, baiser avec toi, c'est le truc le plus agréable que j'ai pu avoir depuis longtemps. Mais, je suis désolé, même si un gros maniaque comme toi doit surement bander sur la baise sous la douche, d-dans une salle de bain, je peux juste pas.

Il me serrait toujours dans ses bras, mais il avait relâché doucement cette pression aussi forte avant de caresser tendrement mon dos d'un geste incertain alors que je dégueulassais son t-shirt en laissant des averses s'écouler de mes yeux. Je devais avoir l'air si pathétique.

-ça va aller Eren, t'inquiètes pas pour ça, je comptais pas te jeter dehors,

Je souris doucement en le serrant plus fort.

-Enfin non, je suppose que ca va pas aller tout de suite, parce que si moi j'ai envie de lui éclater le crâne contre le mur, toit, tu dois être mort de rage envers ce sale fils de pute.

Ma mâchoire se sert, j'en pouvais plus. J'avais envie de tellement plus que lui éclater le crâne, je voulais le voir souffrir, le voir crever lentement, le démembrer, le-

-Tu veux aller exploser de la vaisselle contre un mur ?

Hein ?

-hein ?

Il continuait son geste tendre et apaisant sur mon dos.

-Quand je suis vraiment pas bien, je prends de la vaisselle dégueulasse ou je vais en piquer à Hanji et je l'exploser contre les vieilles cheminée sur le toit.

Je relevai la tête pour le fixer d'un air un peu perdu. Mais quel genre de prof' c'était ?

-Et... c'est satisfaisant ? Demandais-je alors, un peu ahuri, essayant de calmer mes larmes.

Il me lâcha un magnifique petit sourire en guise de réponse.

-putain de satisfaisant.

Alors on y passa la soirée. À chaque fois que j'explosais une assiette sur ce petit muret de cheminée, je laissais sortir un cri ou une phrase de haine jusqu'à n'en plus pouvoir. Je me suis même mis à chialer en criant, mais Levi ne s'en plaignait pas. "Je vais l'enculer avec du verre pilé cet enculé de mes couilles !". Il me laissait crier alors que lui aussi balançait ces assiettes de toutes sa force, et putain ce qu'il en avait de la force pour ces conneries. On était passé chez Hanji avant, qui nous avait simplement regardé en souriant légèrement, mi-amusé, mi-triste, alors que Levi avait pris une énorme pile d'assiettes placé dans un placard apparemment prévu pour ça. Ces deux là étaient barge, mais ça m'allait, c'était ce qu'il me fallait. Levi était ce qu'il me fallait. Et finalement, vers deux heure de ma', après m'être pété la voix, vidé les poumons, le cœur et ma réserve de larmes, on entendit le mec qui habitait au dernier étage crier par la fenêtre : "C'est bon t'as fini tes conneries l'insomniaque ?!", comme si c'était une habitude. On s'assit tranquillement sur le toit pour se fumer une nouvelle clope. Et en voyant la satisfaction profonde que je pouvais ressentir après tout ça, juste en tirant sur un fort tabac brun, je me dis que je devais vraiment faire attention à levi. Ce mec m'apportait beaucoup trop de bien, je serais capable de bien trop m'attacher à lui. Je serais capable d'une connerie.


J'espère que t'as aimé et que tu m'en veux pas d'autant m'acharner sur le pauvre Eren, moi même je me sens mal ^^

Bon bah bonne journée, lecteur ou lectrice ou autre, laisse une review si l'envie t'en prends et bisou sur ton sexe, je te baise sur internet.

Bref à la prochaine, je donne pas de datte et je promet rien, bye je t'aime...enfin ça dépend, je te connais pas vraiment, donc peut-être que je t'aime pas du tout, mais on va dire que je t'aime, allez petite personne ;)