note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
Je suis enfin de retour après un bon mois de vacances et je peux vous assurer que j'en ai profité un maximum !
J'ai voulu poster hier mais je ne sais pas si j'étais la seule à voir ça, mais il y a eu un bug monstrueux sur . Les mies à jour dataient de début février et on ne pouvait même pas accéder à son compte avant qu'on interdise tout bonnement l'accès au site ! Je ne vous dis pas la galère !
Enfin bref, c'est terminé et j'espère définitivement !
Je vous livre donc le nouveau chapitre et en espérant qu'il vous plaise.
Gros bizoux
Crystal of Shadow

A l'assaut de la deuxième année

Le banquet de début d'année venait de se terminer et les élèves se rendaient dans leurs salles communes respectives.

-Vous avez vu ? fit Draco. Weasley n'était pas là.

-Bon débarras, grommela Neville. La dernière fois qu'on l'a vu, j'avais envie de le frapper.

-Et sa sœur ne te quittait pas des yeux, Harry, taquina Hermione.

-Je m'en passerai bien, souffla Harry.

Lui aussi se souvenait de ce qui s'était passé la dernière fois qu'ils avaient vu les Weasley, à son anniversaire.

Flash-Back

Neville venait juste de revenir avec la grande nouvelle. Le quatuor décida de ne pas s'en préoccuper et retourna au tir à la carabine version Sorcier. Fred et Georges vinrent vers eux.

-Bonjour petits aiglons ! sourit Georges

-Vous allez bien ? demanda Fred

-Oui, merci, sourit le quatuor.

-Au fait, commença Georges …

-JOYEUX ANNIVERSAIRE HARRY ! hurlèrent les jumeaux en lui sautant dessus

-Vous m'étouffez ! souffla Harry

-Oh, pardon, fit Georges en se relevant.

Les deux roux lui tendirent un paquet soigneusement emballé.

-Ce n'est pas une de vos blagues ? demanda Harry, soupçonneux

-On s'est dit que ce ne serait pas chouette, avoua Fred.

-Mais on s'est dit que ça te plairait, sourit Georges.

Convaincu qu'il n'y avait rien de dangereux, Harry ouvrit le paquet. Un tissu chatoyant en sortit et Harry l'examina avec soin.

-Mince, une cape d'invisibilité ! s'exclama Draco. Elle a dû vous coûter une fortune ! Surtout de cette qualité !

-On ne l'a pas vraiment acheté, avoua Fred.

-On l'a trouvé dans le bureau de Dumbledore, continua Georges.

-On pense qu'elle appartient à ta famille, fit Fred.

-Parce qu'il y avait une broche avec tes armoiries qui dépassait, termina Georges.

-Donc on l'a prise pour te la rendre ! dirent en chœur les jumeaux

-Merci, fit Harry, ému.

-Tu devrais la ranger, prévint Georges. C'est un objet très précieux.

-Tu as raison, sourit Harry.

Il remballa la cape et siffla sa chouette. Hedwige arriva et prit le chargement que lui confiait son maître pour le déposer dans sa chambre. Alors que les jumeaux ouvraient la bouche pour partir dans l'un de leurs délires, ils furent brusquement interrompus.

-Harry ! Tu es là !

Ron apparut suivi d'une petite rouquine.

-Il parait qu'il y a beaucoup de friandises là-bas, sourit Ron. Tu viens ?

Et sans attendre de réponse, il tira Harry hors du groupe. Mais le brun ne se laissa pas faire et se dégagea rapidement.

-On peut savoir ce que tu fais ? gronda Harry

-Euh … balbutia Ron. Tu ne veux pas de bonbons ?

-Non merci, fit Harry. Réponds d'abord à ma question. Et puis en plus, qu'est-ce que tu fais ici ? Et qui est-ce ?

Si Ron ne prenait même pas la peine d'utiliser les bonnes manières, Harry ne voyait pas pourquoi il devait être correct avec lui.

-C'est ma sœur Ginny, sourit Ron. Elle entre en première année. Tu sais, je t'en ai parlé.

-Jamais, assura Harry.

Du coin de l'œil, le brun vit la fillette pâlir.

-Qu'est-ce que vous faites là, tous les deux ? répéta Harry. Je n'avais invité que les jumeaux, il me semble.

-Ils ont dit que ça ne gênerait pas, sourit Ron.

-Tu sais que c'est faux, intervint Fred.

-Tu as juste tapé du pied pour que maman t'amène ici, ajouta Georges.

-C'est une fête d'anniversaire en l'honneur d'Harry, précisa Neville.

-Où tout le monde a eu une invitation personnelle, fit remarquer Draco.

-Et pas vous, asséna Hermione.

-Donc vous n'êtes pas les bienvenus ici, conclut Harry.

-Mais nous sommes amis ! protesta Ron

-Si tu étais vraiment mon ami, tu n'insulterais pas tout le temps Hermione, Draco et Neville, grinça Harry. Et tu serais invité officiellement. Mais ce n'est pas le cas.

-Harry Potter … souffla Ginny. On ne peut pas rester ? C'est tellement beau ici ! Tu es tellement beau …

La dernière phrase avait été murmurée mais elle n'échappa pas à Harry qui fronça des sourcils.

-Vous n'avez pas été invité, répéta Harry.

-C'est pas juste ! hurla Ron. C'est pas ces crétins de Fred et de Georges qui auraient dû être tes amis, ni ce Death Eater de Malfoy, encore moins ce Cracmol de Longbottom ou cette Mudblood de Granger ! Le Survivant doit être ami avec des Gryffindor ! Tu dois être ami avec moi !

Kreattur apparut à ce moment-là.

-Ginny et Ron Weasley doivent venir avec Kreattur, fit Kreattur.

Et sans attendre leur réponse, l'Elfe de maison prit leurs mains et transplana avec eux.

-Si j'ai mon mot à dire, tu ne seras jamais mon ami, Weasley, gronda Harry.

Flin Flash-Back

-Ne parlons pas de cet abruti, grogna Neville. Il me file des boutons.

-Vous avez noté qui est notre nouveau prof de Défense ? fit Hermione. Il est tellement beau !

-C'est toi qui le dit, renifla Draco.

-Personnellement, j'attends de voir ses cours, fit Harry. Mais avec les livres qu'on a, je crains le pire.

Les trois autres acquiescèrent. Ils avaient tous lu les livres obligatoires et après quelques recherches, ils s'étaient aperçus qu'il ne s'agissait que d'un tissu de mensonges.

Ils gagnèrent leurs chambres respectives pour aller dormir.

ooooo

Les premiers jours furent tranquilles. Bien souvent, les premières années se figeaient devant Harry, impressionnés par le Survivant mais leurs aînés les rappelaient à l'ordre et ils le laissaient tranquille. Mais le plus gros problème du brun était deux Gryffindor, Ginny Weasley et Colin Creevey. Les deux élèves de première année poursuivaient sans cesse Harry, malgré les remontrances des élèves plus âgés. Le garçon toujours armé de son appareil photo, tous les deux suivaient le garçon pour obtenir des photos exclusives ainsi que des informations privilégiées. Ça avait bien fait rire Draco et Neville mais Hermione avait noté l'angoisse d'Harry et avait décidé de prévenir Severus. Celui-ci, inquiet, avait examiné la situation avant de comprendre qu'Harry la vivait très mal. Sur son ordre, Hermione prévint Filius Flitwick qui prit comme décision de mettre au courant à son tour Minerva McGonagall. Les deux directeurs de maison interdirent formellement aux deux élèves d'harceler Harry sous peine de lourdes sanctions.

Mais alors que le jeune Creevey ne prenait plus que des photos de loin, la jeune Weasley ne se préoccupait guère des avertissements. Dès qu'elle voyait Harry, elle se collait à lui et lui posait mille questions à la minute. Après une journée de ce traitement, Harry lui-même avait tiré la sonnette d'alarme et avait directement prévenu le professeur McGonagall. Celle-ci avait infligé trois heures de retenues et retiré soixante-quinze points. Mais une surprise attendait Minerva quelques heures plus tard. Ne voulant pas exploser, elle descendit directement dans les cachots et frappa sans douceur à la porte du bureau de Severus.

-Minerva ? s'étonna Severus en ouvrant la porte. Je peux t'aider ?

-Puis-je entrer ? demanda Minerva, les lèvres pincées

-Bien sûr, fit Severus en s'effaçant. Du thé ?

-Franchement ? soupira Minerva. Je préférerai quelque chose de plus fort.

-Whisky alors, décida Severus.

L'homme avait noté la raideur de sa collègue et ce n'était même plus de la colère qu'il sentait bouillir sous sa peau mais une rage froide. Minerva McGonagall était folle de rage et elle était à ça de tout envoyer valdinguer. D'ailleurs, pour preuve, elle but d'une traite le verre d'alcool avant d'en redemander un autre.

-Ça va mieux ? demanda Severus

-Un peu, avoua Minerva.

-Il est rare de te voir dans cet état, commenta Severus.

-Je ne pensais pas être comme ça dans cette école, ironisa Minerva.

-Puis-je savoir ce qui s'est passé ? demanda Severus

-Tu es au courant des deux élèves de ma maison qui poursuivaient le jeune Potter ? fit Minerva

-Mes serpents m'en ont parlé, sourit Severus. Et puis, il faut dire qu'ils n'étaient pas très discrets. Mais je croyais cette histoire terminée ?

-Je le croyais aussi, soupira Minerva. Le jeune Creevey a parfaitement compris la leçon et est maintenant tellement terrifié par les jeunes Granger, Malfoy et Longbottom qui sont passés derrière Filius et moi qu'il demande la permission à chaque photo qu'il veut prendre. C'est la Weasley qui a posé problème.

-« La Weasley » ?! sursauta Severus. Je ne t'avais jamais entendu parler comme ça de l'une de tes protégés.

-Parce qu'elle m'agace profondément ! siffla Minerva

-Que s'est-il passé ? s'étonna Severus

-Elle a continué à harceler Harry Potter, annonça Minerva. Il m'a immédiatement prévenue, ne comprenant visiblement pas pourquoi elle se permettait de transgresser aussi ouvertement les ordres de deux professeurs. Je lui ai parlé mais il était clairement visible que ça lui passait au-dessus de la tête et qu'elle se moquait de moi donc au lieu de lui donner une retenue et vingt points en moins, je lui en ai donné trois et soixante-quinze points en moins.

-Elle doit être la première lionne à avoir été puni de la sorte, nota Severus.

-En effet, confirma Minerva. Mais en retournant dans mon bureau, j'ai découvert que mes punitions avaient toutes été annulées.

-Annulées ? sursauta Severus. Toutes ? Dumbledore ?

-C'est le seul qui puisse le faire, acquiesça Minerva. Quand j'ai découvert ça, j'ai hésité entre exploser la porte du bureau d'Albus ou me calmer un peu avant de le gifler. Parce que ce n'est pas la première fois qu'il me fait ce coup.

-Tu veux dire annuler des punitions ? s'étonna Severus

-Oui, soupira Minerva. Et avec un membre de la même famille en plus.

-Laissez-moi deviner, ricana Severus. Ronald Weasley ?

-Exact, fit Minerva. Je n'ai jamais réussi à lui enlever plus de vingt points à la fois. Sauf quand il t'a insulté à la fin de l'année. Il a perdu deux cents points et ça, même Albus n'a rien pu faire.

-Tiens donc, sourit Severus. Tu connais le sens du mot vengeance ? Tu relèves le niveau.

-Pas de sarcasme, prévint Minerva. Rends-moi service.

-Je t'écoute, fit Severus.

-Retire le maximum de points à cette petite chipie, demanda Minerva. Et le maximum de retenues aussi.

-Tu veux que je fasse d'elle mon souffre-douleur ? leva un sourcil Severus. Pourquoi ?

-Je veux voir si Albus aura le culot d'annuler tes punitions, sourit machiavéliquement Minerva. Si c'est le cas, c'est que ces deux sales gosses sont importants pour lui et que ça ne le dérangeait pas que tu sois injuste avec la majorité de l'école, y compris ses Gryffindor préférés.

-Et si c'est le cas ? demanda Severus

-Je prendrais les mesures en conséquence, fit Minerva. Et Albus va s'en mordre les doigts. Surtout si cette Weasley est comme son frère.

-Aurais-tu des traits Slytherin cachés ? demanda Severus

-Je suis la directrice des Gryffindor, sourit Minerva. Quand nous nous donnons la peine de réfléchir sérieusement à un plan, je peux t'assurer que même le grand Salazar se poserait des questions.

La femme posa son verre encore plein.

-Merci de m'avoir écouté, soupira Minerva. Je sens que cette année va être aussi étrange que l'an dernier. Déjà qu'elle commence mal avec cet incapable de Lockhart !

-Je ne te le fais pas dire, fit Severus. Bonne soirée Minerva.

-A toi aussi, Severus, fit Minerva en quitta les appartements.

ooooo

Le quatuor était totalement dégoûté.

-Un incapable, gronda Draco. C'est un incapable. On apprenait plus avec Quirell et son bégaiement !

-Mais on doit le supporter jusqu'à la fin de l'année, soupira Harry.

-Si seulement on pouvait le faire renvoyer … envisagea Neville.

-Pour une fois, je suis d'accord avec vous, avoua Hermione.

Les enfants filèrent à leur prochain cours. Ils ne voulaient pas revenir sur l'heure qu'ils venaient de passer. Ils avaient passé leur premier cours à répondre un questionnaire centré sur Lockhart. Alors que les garçons s'étaient amusés à répondre tout et n'importe quoi, Hermione avait tergiversé dix longues minutes avant de soupirer lourdement et d'afficher un sourire machiavélique tout en commençant à écrire. Bien évidemment, tous les quatre avaient fait une copie de leurs œuvres avant de filer.

Vint l'heure du déjeuner. Harry jeta un coup d'œil autour de lui et nota une présence étrangère à la table des Ravenclaw.

-Qu'est-ce qu'elle fait ici ? grogna Harry à voix basse

-Qui ? demanda Hermione qui l'avait entendu

-La Weasley, bougonna Harry. A côté de Lovegood.

Hermione plissa les yeux.

-Je vais parler à Luna, déclara Hermione. Il faut que je vérifie quelque chose. Mais rassure-toi, cette peste ne t'approchera pas.

Suite à cette conversation qu'ils avaient entendue en silence, Draco et Neville escortèrent Harry vers leur salle commune. Hermione se faufila vers les premières années et s'aperçut que la rousse suivait pas à pas la petite blonde. Connaissant ses habitudes, elle savait que Lovegood allait elle aussi récupérer ses affaires dans sa chambre pour pouvoir travailler. Vu l'attitude de Weasley fille, ce dernière avait l'intention de la suivre.

-Lovegood ! appela Hermione

La blonde se retourna et sourit.

-Salut Granger ! fit Luna. Tu vas bien ?

-Très bien et toi ? fit Hermione

-Bien, merci, sourit Luna.

-Est-ce que je peux te parler ? demanda Hermione

-Mais nous devions aller dans ta chambre ! s'exclama Ginny

-Tu n'es pas obligée de m'accompagner pour aller chercher mes affaires, fit remarquer Luna. Va chercher tes affaires et on se retrouve à la bibliothèque. D'accord ?

-D'accord, bougonna Ginny en s'éloignant.

Hermione attendit que la rousse soit assez loin et qu'il n'y avait personne autour d'eux pour lancer une bulle d'Intimité.

-C'est un sort de quatrième année, fit Luna. Au moins.

-J'en avais besoin, se justifia Hermione. Dis, tu es amie avec Ginny Weasley ?

-Pas vraiment, soupira Luna. J'ai l'impression que je lui inspire plus de la pitié, vu que je suis toujours toute seule quand elle me voit.

-Rassure-moi, tu as des amies à Ravenclaw ? s'inquiéta Hermione

-Bien sûr, sourit Luna.

-Tu ne me mens pas ? soupçonna Hermione

-Mais non, fit Luna.

-Je vais revenir à la Weasley, soupira Hermione. Tu sais ce qu'elle te veut ?

-Je pense qu'elle cherche à entrer dans notre salle commune, répondit Luna. J'imagine qu'elle cherche à se rapprocher de Potter.

-Elle a insisté pour t'accompagner ? demanda Hermione

-Vraiment beaucoup, avoua Luna.

-Tu peux me rendre un service ? demanda Hermione

-Je vais voir ce que je peux faire, déclara Luna.

-Empêche Ginny et son frère d'entrer dans notre salle commune, fit Hermione.

-Tu ne veux pas qu'ils approchent de Potter ? comprit Luna

-Exactement, fit Hermione.

-Je vais essayer, promit Luna.

-Merci, sourit Hermione. Si tu as un souci, tu peux venir nous voir.

-J'y penserai, fit Luna. A plus tard.

Les deux filles se séparèrent. Hermione se plongea dans ses pensées. Elle était tentée d'aller voir Severus pour le prévenir de la nouvelle tentative de la Weasley mais la première fois qu'elle avait fait cela, Neville lui avait déclaré à part que même si ça partait d'une bonne intention, elle aurait dû demander l'avis d'Harry sur la situation. Elle tourna des talons et se précipita dans sa salle commune. Elle récupéra en vitesse ses affaires avant de foncer dans la chambre des garçons. Elle les trouva chez Neville.

-On a cru que tu t'étais perdue, rit Draco.

-Comme si c'était possible, renifla Hermione. J'ai parlé à Luna Lovegood.

-Et alors ? demanda Harry

-La Weasley veut entrer ici, annonça Hermione.

-J'espère qu'elle ne compte pas me casser les pieds jusqu'à dans ma chambre ! s'exclama Harry

-Il y a des chances, soupira Hermione. J'ai déjà obtenu de Luna qu'elle ne l'emmène pas ici. Mais elle va trouver une autre solution, j'en suis sûre.

-Je vais retourner voir le professeur Flitwick, décida Harry.

-On l'a en fin de journée, nota Neville.

-Parfait, sourit Harry.

Hermione, Draco et Neville devinrent les gardes du corps d'Harry, surtout quand ils voyaient des premières années arriver. La fin des cours venue, au lieu de partir déposer leurs affaires, le quatuor se dirigea vers le bureau de leur directeur de maison.

-Que puis-je pour quatre de mes aiglons ? sourit Filius

-Je crois que j'ai un problème, avoua Harry.

Les trois autres s'étaient mis en retrait. Le brun devait s'affirmer.

-Je vous écoute, Mr Potter, fit Filius, intrigué.

-Vous vous souvenez de ces deux Gryffindor qui me suivaient partout ? fit Harry

-Colin Creevey et Ginny Weasley, fit Filius. Continuez.

-Creevey a arrêté et j'imagine que c'est plus aux trois qui sont derrière moi qu'à vous et au professeur McGonagall, sourit Harry alors qu'Hermione, Neville et Draco levaient les yeux au ciel.

-J'ai également entendu cette rumeur, rit Filius.

-Par contre, Weasley a continué, révéla Harry. Je sais que le professeur McGonagall lui a parlé mais je ne crois pas que ça a eu de l'effet.

-C'est étrange, fronça des sourcils Filius.

-Hermione s'est aperçu qu'elle s'était rapprochée de Luna Lovegood, poursuivit Harry. Elle lui a dit que Weasley insistait pour venir dans la salle commune de Ravenclaw. Je pense qu'elle veut continuer à me harceler même là-bas.

-C'est inquiétant, déclara Filius. Officiellement parlant, je ne peux interdire l'accès à la salle commune à un autre élève.

-Et officieusement ? ne peut s'empêcher Harry

-Je peux vous autoriser à ajouter des protections sur votre chambre, dit Filius. Je vais également en parler au professeur McGonagall.

-Professeur ? fit Hermione

-Oui, miss Granger ? fit Filius

-Pourquoi ne peut-on pas interdire l'accès de notre salle commune ? demanda Hermione

-Parce que pour entrer dans votre salle commune, il faut répondre à une énigme, répondit Filius. S'il s'agissait d'un mot de passe comme pour les autres salles communes, j'aurais pu faire quelque chose. Mais là, non.

-Oh, fit Hermione.

-Allez, jeunes aiglons, je vais aller régler cette histoire, sourit Filius. Je vous autorise à protéger la porte de votre chambre. Par contre, Mr Malfoy, je connais l'affection que porte votre famille pour certaines magies déclarées illégales par le Ministère. Donc aussitôt que vous aurez tous les quatre finis, je passerai avec le professeur Snape pour vérifier ce que vous avez fait. Je ne suis pas assez ignorant pour ne pas savoir que ce que l'un fait, les trois autres font.

-Oui professeur ! firent les quatre enfants

Ils filèrent rapidement dans leur salle commune.

ooooo

Sirius Black fut surpris de recevoir une lettre d'Hogwarts ce matin-là. Pourtant, Severus ne lui avait pas annoncé qu'à cause de sa désastreuse influence, son filleul Harry avait fait les pires bêtises inimaginables, et ce n'était pas faute d'avoir essayé !

Il fait les vérifications de rigueur - qui disait lettre d'Hogwarts disait peut-être lettre de Dumbledore et il n'était pas prêt à se livrer pieds et poings liés à ce vieux fou - puis lut la lettre.

Cher Sirius,

Je viens vers vous pour vous demander si vous étiez d'accord pour me rencontrer le week-end prochain sur Diagon Alley ? Cela concerne votre pupille Harry Potter mais je ne souhaite pas vous en parler à l'école.

Minerva McGonagall

Sirius était choqué. La grande maîtresse de Métamorphoses, supportrice inconditionnelle d'Albus Dumbledore, Minerva McGonagall voulait le rencontrer sans que qui que ce soit ne le sache ? Cela ne présageait rien de bon, surtout si ça concernait Harry. D'un bond, il se leva et se dirigea vers la bibliothèque. Malgré ce que martelait Severus, il était loin d'être irresponsable et il ne comptait pas y aller sans prendre quelques précautions. Il n'avait pas tant de suspicions envers Minerva McGonagall qu'envers Dumbledore mais il n'allait pas prendre de risques. Se faire manipuler, plus maintenant ! Il chercha soigneusement quelques rituels pour se protéger d'éventuelles potions ou sortilèges avant de répondre favorablement à la proposition.